Créer un serveur DNS pour votre réseau local
Qu'est-ce que c'est ?
Un Domain Name System (ou DNS, système de noms de domaine) est un service permettant
d'établir une correspondance entre une adresse IP et un nom de domaine et, plus généralement, de
trouver une information à partir d'un nom de domaine.
Tous les ordinateurs pour communiquer entre eux doivent posséder une adresse IP. Ces adresses
sont numériques, elles sont sous cette forme pour les adresses IPV4 : [Link]; et de cette
forme pour les adresses IPV6 : aaaa:bbbb:cccc:dddd:eeee:ffff:gggg:hhhh.
Ces adresses sont associées à des noms, plus simples à retenir pour les humains, appelés noms de
domaines. Résoudre un nom de domaine consiste à trouver l'adresse IP qui lui est associée.
Vous préférez taper [Link] ou [Link] dans votre navigateur ?
Pourquoi faire ?
• Simple curiosité, pour comprendre son fonctionnement;
• Être autonome des DNS de son FAI (Fournisseur d'accès Internet) en cas d'arrêt de ceux-ci
ou par souci de confidentialité;
• Résoudre les adresses de son réseau interne (Intranet) simplement, sans être obligé de
remplir le fichier hosts de toutes vos machines;
• Résoudre les "adresses inverses": obtenir un nom de domaine ou de machine avec une IP.
Cela fait suffisamment de raisons ? Alors continuons!
Avertissement
Nous n'aborderons pas ici les problèmes de sécurité, qui peuvent être nombreux sur un serveur
DNS. Le DNS que nous allons construire est destiné UNIQUEMENT à notre réseau local, il n'est
pas accessible depuis Internet.
Mais ça ne l'empêchera pas d'être pleinement opérationnel et de faire la résolution de nom dont
vous avez besoin, y compris pour les domaines extérieurs.
Je préciserais aussi ici qu'il vaut mieux ne pas utiliser un domaine (un TLD) existant sur Internet.
Vous pouvez le faire, mais vous ne pourrez jamais joindre le domaine "réel" qui se trouve sur
Internet (sauf à connaître son adresse IP), vous seriez automatiquement re-dirigé vers votre serveur
local.
Installation
# apt-get install bind9 bind9-host bind9utils host
Vérifions que bind écoute bien sur toutes nos adresses :
# netstat -ntulp | grep named
tcp 0 0 [Link]:53 [Link]:* LISTEN
2832/named
tcp 0 0 [Link]:53 [Link]:* LISTEN
2832/named
tcp 0 0 [Link]:953 [Link]:* LISTEN
1
2832/named
tcp6 0 0 :::53 :::* LISTEN
2832/named
tcp6 0 0 ::1:953 :::* LISTEN
2832/named
udp 0 0 [Link]:53 [Link]:*
2832/named
udp 0 0 [Link]:53 [Link]:*
2832/named
udp6 0 0 :::53 :::*
2832/named
Premiers contact
Ça y est, notre DNS est déjà fonctionnel... Il remplit son rôle de DNS récursif et répond à nos
demandes de résolution! Vous ne me croyez pas ?
$ host [Link] [Link]
Using domain server:
Name: localhost
Address: [Link]#53
Aliases:
[Link] is an alias for [Link].
[Link] has address [Link]
Cette commande simple nous donne déjà des renseignements :
• [Link] est un alias pour [Link].
• Son IP (IPV4 est [Link])
Plus d'information ? Passons la même commande avec l'option -v (verbose)
$ host -v [Link] localhost
Trying "[Link]"
Using domain server:
Name: localhost
Address: [Link]#53
Aliases:
;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 11492
;; flags: qr rd ra; QUERY: 1, ANSWER: 2, AUTHORITY: 3, ADDITIONAL: 1
;; QUESTION SECTION:
;[Link]. IN A
;; ANSWER SECTION:
[Link]. 37939 IN CNAME [Link].
[Link]. 37941 IN A [Link]
;; AUTHORITY SECTION:
[Link]. 37941 IN NS [Link].
[Link]. 37941 IN NS [Link].
[Link]. 37941 IN NS [Link].
;; ADDITIONAL SECTION:
[Link]. 85955 IN A [Link]
Received 161 bytes from [Link]#53 in 1 ms
2
Trying "[Link]"
;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 62379
;; flags: qr rd ra; QUERY: 1, ANSWER: 0, AUTHORITY: 1, ADDITIONAL: 0
;; QUESTION SECTION:
;[Link]. IN AAAA
;; AUTHORITY SECTION:
[Link]. 10355 IN SOA [Link]. [Link].
2010072702 21600 3600 2592000 86400
Received 75 bytes from [Link]#53 in 0 ms
Trying "[Link]"
;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 7678
;; flags: qr rd ra; QUERY: 1, ANSWER: 0, AUTHORITY: 1, ADDITIONAL: 0
;; QUESTION SECTION:
;[Link]. IN MX
;; AUTHORITY SECTION:
[Link]. 10377 IN SOA [Link]. [Link].
2010072702 21600 3600 2592000 86400
Received 75 bytes from [Link]#53 in 0 ms
Avec l'option -v (verbose) c'est tout de suite plus compliqué...
Quelques remarques sur ce résultat :
• [Link] est un alias pour [Link];
• Son IP est [Link];
• Ce domaine est géré par les serveurs DNS [Link], [Link] et
[Link];
• Il ne dispose pas d'IPV6 (pas de réponse à la question IN AAAA);
• Le SOA pour ce domaine est [Link]
• Le mail de l'administrateur est ed@[Link] ([Link] - ici le point vaut un
arobase)
La même chose, sur un domaine plus important
$ host [Link] [Link]
Using domain server:
Name: [Link]
Address: [Link]#53
Aliases:
[Link] is an alias for [Link].
[Link] is an alias for [Link].
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
• [Link] est un alias pour [Link]
• [Link] possède plusieurs adresses IP
Plusieurs IP pour un même domaine ? C'est possible, et cela s'appelle le "round-robin"... Tourniquet
en Français, cet algorithme d'ordonnancement permet d'attribuer des temps aux processus, ici, il
3
s'agit de faire tourner les IP, afin que tous les serveurs reçoivent leur part de charge...
La Configuration
A noter que dans la dernière version sous squeeze la configuration est légèrement différente de celle
présentée ici. Le fichier principal ([Link]) ne contient plus que des liens vers les trois fichiers
secondaires dans lesquels vous mettrez vos directives ([Link], [Link] et
[Link]-zones).
L'installation de Bind9 à générée les fichiers suivants :
# cd /etc/bind
lol:/etc/bind# vdir
total 52
-rw-r--r-- 1 root root 237 jun 10 22:58 db.0
-rw-r--r-- 1 root root 271 jun 10 22:58 db.127
-rw-r--r-- 1 root root 237 jun 10 22:58 db.255
-rw-r--r-- 1 root root 353 jun 10 22:58 [Link]
-rw-r--r-- 1 root root 270 jun 10 22:58 [Link]
-rw-r--r-- 1 root root 2994 aoû 3 21:30 [Link]
-rw-r--r-- 1 root bind 1125 jui 21 22:19 [Link]
-rw-r--r-- 1 root bind 278 aoû 3 10:37 [Link]
-rw-r--r-- 1 root bind 572 jun 10 22:58 [Link]
-rw-r----- 1 bind bind 77 jui 20 17:25 [Link]
-rw-r--r-- 1 root root 1317 jun 10 22:58 zones.rfc1918
Le fichier principal (épuré des commentaires) :
# cat /etc/bind/[Link]
include "/etc/bind/[Link]";
zone "." {
type hint;
file "/etc/bind/[Link]";
};
zone "localhost" {
type master;
file "/etc/bind/[Link]";
};
zone "[Link]" {
type master;
file "/etc/bind/db.127";
};
zone "[Link]" {
type master;
file "/etc/bind/db.0";
};
zone "[Link]" {
type master;
file "/etc/bind/db.255";
};
include "/etc/bind/[Link]";
4
server [Link] { };
Ce fichier renvoie vers deux fichiers de configurations : [Link] et [Link]
C'est dans ces deux fichiers qu'il faudra mettre vos configurations personnelles, le fichier
[Link] ne devant en principe pas être modifié.
Le fichier [Link] déclare plusieurs zones, presque toutes destinées à la résolution inverse
A la fin du fichier, nous avons ajouté le NDS de notre FAI, au cas ou... Il est indispensable de
pouvoir, quoi qu'il arrive, faire de la résolution de nom... Ce sera donc notre DNS de secours.
La zone "."
La zone root est primordiale. Ce fichier contient toutes les informations sur les root-servers sans
lesquels notre DNS ne peut fonctionner. Ce fichier évolue peu.
lol:/etc/bind# cat [Link]
; This file holds the information on root name servers needed to
; initialize cache of Internet domain name servers
; (e.g. reference this file in the "cache . <file>"
; configuration file of BIND domain name servers).
;
; This file is made available by InterNIC
; under anonymous FTP as
; file /domain/[Link]
; on server [Link]
; -OR- [Link]
;
; last update: Feb 04, 2008
; related version of root zone: 2008020400
;
; formerly [Link]
;
. 3600000 IN NS [Link].
[Link]. 3600000 A [Link]
[Link]. 3600000 AAAA 2001:503:BA3E::2:30
;
; formerly [Link]
;
. 3600000 NS [Link].
[Link]. 3600000 A [Link]
;
; formerly [Link]
;
. 3600000 NS [Link].
[Link]. 3600000 A [Link]
;
; formerly [Link]
;
. 3600000 NS [Link].
[Link]. 3600000 A [Link]
;
; formerly [Link]
;
. 3600000 NS [Link].
[Link]. 3600000 A [Link]
;
; formerly [Link]
5
;
. 3600000 NS [Link].
[Link]. 3600000 A [Link]
[Link]. 3600000 AAAA 2001:500:2f::f
;
; formerly [Link]
;
. 3600000 NS [Link].
[Link]. 3600000 A [Link]
;
; formerly [Link]
;
. 3600000 NS [Link].
[Link]. 3600000 A [Link]
[Link]. 3600000 AAAA 2001:500:1::803f:235
;
; formerly [Link]
;
. 3600000 NS [Link].
[Link]. 3600000 A [Link]
;
; operated by VeriSign, Inc.
;
. 3600000 NS [Link].
[Link]. 3600000 A [Link]
[Link]. 3600000 AAAA 2001:503:C27::2:30
;
; operated by RIPE NCC
;
. 3600000 NS [Link].
[Link]. 3600000 A [Link]
[Link]. 3600000 AAAA 2001:7fd::1
;
; operated by ICANN
;
. 3600000 NS [Link].
[Link]. 3600000 A [Link]
;
; operated by WIDEaimer
;
. 3600000 NS [Link].
[Link]. 3600000 A [Link]
[Link]. 3600000 AAAA 2001:dc3::35
; End of File
La zone "localhost"
# cat [Link]
;
; BIND data file for local loopback interface
;
$TTL 604800
@ IN SOA localhost. [Link]. (
2 ; Serial
604800 ; Refresh
86400 ; Retry
2419200 ; Expire
604800 ) ; Negative Cache TTL
;
6
@ IN NS localhost.
@ IN A [Link]
@ IN AAAA ::1
Peu utilisée en général, elle permet de résoudre localhost :
La structure de ce dernier fichier est un peu déroutante au début, emplie de @ . A AAAA SOA et
autres IN que nous détaillerons plus loin. Nous remarquons que localhost possède deux IP :
[Link] (IPV4) et ::1 (IPV6) vous le saviez probablement déjà!
Les zones [Link]
Nous venons de voir les fichiers qui permettent de résoudre l'adresse d'une machine à partir de son
nom. Or, il arrive que certains mécanismes réclament l'inverse, c'est à dire trouver le (les) noms
associés à des IP.
Les zones [Link] servent à ça.
Voici la zone inverse pour localhost :
# cat db.127
;
; BIND reverse data file for local loopback interface
;
$TTL 604800
@ IN SOA localhost. [Link]. (
1 ; Serial
604800 ; Refresh
86400 ; Retry
2419200 ; Expire
604800 ) ; Negative Cache TTL
;
@ IN NS localhost.
1.0.0 IN PTR localhost.
La notation est ici inversée. Si nous cherchons dans la zone 127 l'adresse 0.0.1 nous tomberons sur
localhost => 1.0.0 IN PTR localhost.
Par exemple, Pour l'adresse [Link], nous obtenons le nom de domaine [Link].[Link].
Contenu d'une Zone
Une zone contient deux enregistrements obligatoires :
• SOA
• NS
SOA
SOA (Start Of Authority). Le champ SOA indique quel est le serveur « maitre ». Ce serveur peut-
avoir plusieurs serveurs esclaves
$ host -t soa [Link]
[Link] has SOA record [Link]. [Link]. 1423257 21600
3600 1209600 300
Nous savons donc que le serveur [Link] est le serveur maître du domaine [Link]. Et
7
nous avons l'adresse email du responsable : dns-admin@[Link] (l'arobase est remplacé par un
point dans le fichier de zone)
L'enregistrement SOA contient un certain nombre d'enregistrements et de paramètres:
Le nom du primaire
@ IN SOA [Link]. [Link].
C'est le nom du serveur primaire pour la zone. L'adresse de courrier électronique du responsable
technique de la zone (zone-contact). Il faut l'écrire en replaçant le @ par un point. On a alors par
exemple: root@[Link] qui devient [Link]
A, AAAA, MX, CNAME, etc.
Les types d'enregistrements sont: A, AAAA, MX, CNAME, NS, SOA, PTR, TXT, HINFO, WKS,
RP, MA, MB.
A (Address)
C'est l'enregistrement le plus courant. Le DNS a été créé en grande partie pour ça... Le champ A
(Address) fait correspondre un nom à une adresse IPv4.
nom IN A [Link]
Dans le cas d'une machine qui dispose de plus d'une adresse IP (un routeur ou une machine avec
plusieurs cartes), il faut indiquer un enregistrement A par adresse, mais il faut alors que tous les
enregistrements PTR pointent vers ce nom là.
AAAA (Address IPV6)
Idem au champ A, mais correspond à une adresse de type IPV6
NS (Name Server)
Le champ NS (Name Server) indique le nom d'un serveur de noms. Il peut y avoir plusieurs champs
NS s'il y a plusieurs serveurs de noms...
CNAME (Common Name)
Le champ CNAME (Common Name) est utilisé pour créer des alias. Un "vrai" nom doit être
préalablement déclaré avec la variable A, un alias peut ensuite être créé qui pointera vers celui-ci.
MX (Mail eXchanger)
Le champ MX (Mail eXchanger), est utile pour le protocole SMTP ou TXT.
Il indique pour un nom de domaine quelle est la machine à laquelle il faut envoyer le courrier pour
ce domaine.
Si plusieurs enregistrements MX sont présents, il faut leur attribuer un poids... Le MTA (Mail
transfert agent) tentera d'envoyer le courrier en premier à la machine ayant le poids associé le plus
faible, puis ensuite dans l'ordre croissant des poids.
Si la machine qui relaie le courrier est dans la liste des MX pour le domaine, elle envoie le courrier
aux machines de poids inférieur au sien.
8
nom IN MX 10 [Link].
IN MX 20 [Link].
Le numéro de série de la zone
Il permet aux serveurs secondaires qui interrogent régulièrement le serveur primaire de chaque zone
de déterminer quand la zone a été mise à jour.
L'intervalle entre les rafraichissements (refresh)
Temps, en seconde, au bout duquel les serveurs « esclaves » devront demander à rafraichir leur
données pour cette zone. 3600 secondes dans l'exemple ci-dessous, soit une heure.
3600 ; Refresh
La valeur conseillée est 24 heures, soit 86400 secondes.
L'intervalle entre les rafraichissements (retry)
Durée, en secondes, à partir de laquelle un serveur esclave doit ré-essayer de se synchroniser en cas
d'échec du rafraichissement. Ici toutes les 300 secondes, soit toutes les 5 minutes.
300 ; Retry
La valeur conseillée est 6 heures, soit 21600 secondes.
La durée d'expiration des enregistrements d'un secondaire
En cas d'échec des tentatives de synchronisation, indique le temps (en secondes) au bout duquel les
serveurs secondaires devront considérer qu'ils ne savent plus répondre aux requêtes concernant cette
zone.
2419200 ; Expire
La valeur conseillée est de 41 jours, soit 3600000 secondes.
La durée de vie par défaut des enregistrements (default TTL)
Durée de vie de l'information fournie. Les serveurs DNS récursifs conserveront en cache les
informations récoltées pendant la durée indiquée dans ce paramètre. 0 indique que les valeurs ne
doivent pas être conservées en cache.
1600 ) ; Negative Cache TTL
La valeur conseillée est de 24 heures, soit 86400 secondes.
Le symbole « @ »
Dans un fichier de configuration de zone, ce symbole représente exactement le nom de domaine de
la zone. Par exemple, lorsque nous allons créer notre zone [Link], écrire :
[Link]. IN SOA ...
9
Nous pourrons écrire :
@ IN SOA ...
NS (Name Server)
Cet enregistrement indique une délégation pour la gestion du nom donné. C'est à dire que le nom
donné devient une zone, dont la gestion est déléguée au serveur indiqué en partie droite.
L'enregistrement donne le nom d'un des serveurs de noms autoritaire pour la zone, comme il y a
toujours plus d'un serveur de noms pour une zone, on répète l'enregistrement NS autant de fois qu'il
y a de serveurs pour la zone.
Quand pour un nom, on a des enregistrements NS, il est interdit de faire figurer dans la zone parente
(celle là) d'autres enregistrements. S'il y a à faire figurer des enregistrements, il faut les mettre dans
la zone fille.
zone IN NS [Link].
IN NS [Link].
IN NS [Link].
Créons notre première zone
Maintenant que les explications indigestes sont faites... La meilleure façon de comprendre, est
d'appliquer à son réseau local sa propre zone!
La zone [Link]
Pour cet exemple j'ai pris un nom de domaine bidon, c'est tout a fait possible, vous pouvez donner
n'importe quel nom à votre Intranet!
Notre serveur s'appelle tebilepas il dispose de l'IP [Link]
Le domaine est [Link]
Nous disposons d'assez d'informations pour créer la zone [Link]
Créons d'abord dans /etc/bind/ un fichier nommé : [Link] qui contiendrai ceci :
$TTL 1600
@ IN SOA [Link]. [Link]. (
2009012907 ; Serial
604800 ; Refresh
86400 ; Retry
2419200 ; Expire
1600 ) ; Negative Cache TTL
[Link]. IN NS [Link].
[Link]. IN A [Link]
tebilepas IN A [Link]
coucou IN A [Link]
pourquoi IN CNAME coucou
tespascheztoi IN CNAME [Link].
Nous aurions pu écrire :
10
@ IN NS [Link].
à la place de (cela revient au même)
[Link]. IN NS [Link].
Nous aurions aussi pu éviter les commentaires (par exemple : ;Serial) mais pour les explications ce
sera plus facile.
Ce sera suffisant pour commencer!
Pour que cette zone soit prise en compte, nous devons maintenant l'inclure dans le fichier
/etc/bind/[Link]
Ceci devrait permettre de répondre aux requêtes de type NS pour le domaine [Link], de
répondre aussi aux requêtes de type A pour [Link] et pour [Link], constater
aussi que les alias fonctionnent dans et hors du domaine.
Il nous faut maintenant indiquer à bind que cette zone existe. Nous allons le faire dans le fichier
/etc/bind/[Link] :
zone "[Link]" {
type master;
file "/etc/bind/[Link]";
};
Nous redémarrons notre serveur bind
# service bind9 restart
Stopping domain name service...: bind9 waiting for pid 1353 to die.
Starting domain name service...: bind9.
Tests
Maintenant que notre serveur de nom est configuré, il faut le tester...
Avec la commande host
$ host -a [Link] localhost
Trying "[Link]"
Using domain server:
Name: localhost
Address: ::1#53
Aliases:
;; ->>HEADER<<- opcode: QUERY, status: NOERROR, id: 46986
;; flags: qr aa rd ra; QUERY: 1, ANSWER: 3, AUTHORITY: 0, ADDITIONAL: 1
;; QUESTION SECTION:
;[Link]. IN ANY
;; ANSWER SECTION:
[Link]. 1600 IN SOA [Link].
[Link]. 2009012907 604800 86400 2419200 1600
[Link]. 1600 IN NS [Link].
[Link]. 1600 IN A [Link]
;; ADDITIONAL SECTION:
11
[Link]. 1600 IN A [Link]
Received 126 bytes from ::1#53 in 5 ms
$ host [Link] localhost
Using domain server:
Name: localhost
Address: ::1#53
Aliases:
[Link] has address [Link]
$ host [Link] localhost
Using domain server:
Name: localhost
Address: ::1#53
Aliases:
[Link] is an alias for [Link].
[Link] has address [Link]
$ host [Link] localhost
Using domain server:
Name: localhost
Address: [Link]#53
Aliases:
[Link] is an alias for [Link].
[Link] is an alias for [Link].
[Link] has address [Link]
Comme vous avez pu le constater, votre DNS fonctionne parfaitement, il renseigne nos machines
sur le réseau local, et il pourvoit à nos demandes d'IP Internet !
Avec la commande nslookup
$ nslookup
> server
Default server: [Link]
Address: [Link]#53
Default server: [Link]
Address: [Link]#53
> localhost
Server: [Link]
Address: [Link]#53
Name: localhost
Address: [Link]
> [Link]
Server: [Link]
Address: [Link]#53
12
[Link] canonical name = [Link].
Name: [Link]
Address: [Link]
> tebilepas
Server: [Link]
Address: [Link]#53
Name: [Link]
Address: [Link]
> [Link]
Server: [Link]
Address: [Link]#53
Non-authoritative answer:
[Link] canonical name = [Link].
Name: [Link]
Address: [Link]
Name: [Link]
Address: [Link]
Name: [Link]
Address: [Link]
Name: [Link]
Address: [Link]
Name: [Link]
Address: [Link]
Name: [Link]
Address: [Link]
> exit
Explication. Lorsque nous tapons la commande nslookup, apparait l'invite suivante :
$ nslookup
>
Il suffit de connaître très peu de commandes
server > donne la liste des serveurs DNS qui seront interrogés, dans l'ordre;
nslookup précise à chaque demande quel serveur à répondu :
Server: [Link]
Address: [Link]#53
[Link], c'est nous! :)
Nom de machine ou de domaine > donne la résolution du nom demandé;
exit > sortir de nslookup.
13
Le fichier [Link]
Je n'en ai pas parlé jusqu'ici, mais il faut vérifier que votre fichier /etc/[Link] reflète bien votre
configuration. Dans l'exemple pris dans cette page, celui-ci doit contenir :
$ cat /etc/[Link]
domain [Link]
search [Link]
nameserver [Link]
nameserver [Link]
C'est bon, le domaine est bien [Link], et les DNS, sont dans l'ordre, le votre, puis celui de votre
FAI.
Deux cas se présentent :
vous avez resolvconf installé
apt-cache policy resolvconf
resolvconf:
Installé : 1.46
Candidat : 1.46
Table de version :
1.46 0
500 [Link] squeeze/main amd64
Packages
500 [Link] squeeze/main
amd64 Packages
Soit vous obtenez votre ip par dhcp auquel cas, rien à faire Soit vous fixez votre ip par le fichier
/etc/network/interfaces auquel cas il faut ajouter les lignes suivantes dans celui-ci :
dns-nameservers [Link] [Link]
dns-search [Link]
vous n'avez pas resolvconf installé
Il faut modifier vous même le fichier /etc/[Link] pour qu'il reflète votre configuration :
$ cat /etc/[Link]
domain [Link]
search [Link]
nameserver [Link]
nameserver [Link]
Le Round-robin
Le Round-robin est une répartition de charge (load balancing) équitable entre serveurs d'une ferme
informatique (cluster). Chaque serveur doit traiter le même nombre de requêtes. Cela nécessite une
ferme de serveurs homogènes en capacité de traitement. Cette répartition de charge peut être
effectuée par le serveur DNS (Domain Name System) qui associe plusieurs adresses IP à un nom de
domaine.
14
Exemple d'un round-robin fonctionnel :
jeu. août 05 02:46:56 /home/laurent> host [Link]
[Link] is an alias for [Link].
[Link] is an alias for [Link].
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
jeu. août 05 02:46:57 /home/laurent> host [Link]
[Link] is an alias for [Link].
[Link] is an alias for [Link].
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
jeu. août 05 02:46:59 /home/laurent> host [Link]
[Link] is an alias for [Link].
[Link] is an alias for [Link].
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
jeu. août 05 02:47:01 /home/laurent> host [Link]
[Link] is an alias for [Link].
[Link] is an alias for [Link].
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
[Link] has address [Link]
Le premier serveur de la liste n'est jamais le même, il y a une rotation...
15