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Applications Linéaires

Le document contient une série d'exercices et de corrections sur les applications linéaires et les espaces vectoriels, abordant des concepts tels que la linéarité, les noyaux, les images, et les endomorphismes. Chaque exercice est numéroté et présente des problèmes à résoudre, souvent accompagnés de questions sur les propriétés des applications et des sous-espaces. Les exercices incluent des démonstrations et des conditions nécessaires pour certaines propriétés des applications linéaires.

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Applications Linéaires

Le document contient une série d'exercices et de corrections sur les applications linéaires et les espaces vectoriels, abordant des concepts tels que la linéarité, les noyaux, les images, et les endomorphismes. Chaque exercice est numéroté et présente des problèmes à résoudre, souvent accompagnés de questions sur les propriétés des applications et des sous-espaces. Les exercices incluent des démonstrations et des conditions nécessaires pour certaines propriétés des applications linéaires.

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fr] édité le 9 mai 2017 Enoncés 1

Applications linéaires Linéarité et sous-espaces vectoriels


Exercice 7 [ 01711 ] [Correction]
Étude de linéarité Soient E, F deux K-espaces vectoriels, f ∈ L(E, F ) et A, B deux sous-espaces
vectoriels de E . Montrer
Exercice 1 [ 01703 ] [Correction]
Les applications entre R-espaces vectoriels suivantes sont-elles linéaires : f (A) ⊂ f (B) ⇐⇒ A + Ker f ⊂ B + Ker f
(a) f : R3 → R dénie par f (x, y, z) = x + y + 2z
(b) f : R2 → R dénie par f (x, y) = x + y + 1 Exercice 8 [ 03247 ] [Correction]
(c) f : R2 → R dénie par f (x, y) = xy Soient u un endomorphisme d'un K-espace vectoriel E et F un sous-espace
(d) f : R3 → R dénie par f (x, y, z) = x − z ? vectoriel de E .
(a) Exprimer u−1 u(F ) en fonction de F et de Ker u.


(b) Exprimer u u−1 (F ) en fonction de F et de Im u.



Exercice 2 [ 01704 ] [Correction]
(c) À quelle condition a-t-on u u−1 (F ) = u−1 u(F ) ?
 
Soit f : R2 → R2 dénie par f (x, y) = (x + y, x − y).
Montrer que f est un automorphisme de R2 et déterminer son automorphisme
réciproque.
Exercice 9 [ 02680 ] [Correction]
Soit E et F des K-espaces vectoriels. On se donne f ∈ L(E, F ), une famille
(Ei )1≤i≤n de sous-espaces vectoriels de E et une famille (Fj )1≤j≤p de sous-espaces
Exercice 3 [ 01705 ] [Correction]
vectoriels de F .
Soit J : C([0 ; 1], R) → R dénie par J(f ) = 0 f (t) dt.
R1

Montrer que J est une forme linéaire. (a) Montrer


Xn n
X
f( Ei ) = f (Ei )
i=1 i=1
Exercice 4 [ 01706 ] [Correction]
Soit ϕ : C ∞ (R, R) → C ∞ (R, R) dénie par ϕ(f ) = f 00 − 3f 0 + 2f . (b) Montrer que si f est injective et si la somme des Ei est directe alors la
Montrer que ϕ est un endomorphisme et préciser son noyau. somme des f (Ei ) est directe.
(c) Montrer
Xp p
X
f −1 ( Fj ) ⊃ f −1 (Fj )
Exercice 5 [ 01707 ] [Correction] j=1 j=1
Soient a un élément d'un ensemble X non vide et E un K-espace vectoriel.
Montrer que cette inclusion peut être stricte. Donner une condition susante
(a) Montrer que Ea : F(X, E) → E dénie par Ea (f ) = f (a) est une application
pour qu'il y ait égalité.
linéaire.
(b) Déterminer l'image et le noyau de l'application Ea .
Linéarité et colinéarité
Exercice 6 [ 02012 ] [Correction] Exercice 10 [ 00159 ] [Correction]
Montrer que l'application partie entière Ent : K(X) → K[X] est linéaire et Soit f ∈ L(E) tel que pour tout x ∈ E , x et f (x) soient colinéaires.
déterminer son noyau. Montrer que f est une homothétie vectorielle.

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[[Link] édité le 9 mai 2017 Enoncés 2

Exercice 11 [ 03418 ] [Correction] Exercice 15 [ 03360 ] [Correction]


Soient f, g ∈ L(E, F ). On suppose Soient f et g deux endomorphismes d'un espace vectoriel E sur R ou C vériant
f ◦ g = Id.
∀x ∈ E, ∃λx ∈ K, g(x) = λx f (x)
(a) Montrer que Ker(g ◦ f ) = Ker f et Im(g ◦ f ) = Img .
Montrer qu'il existe λ ∈ K tel que (b) Montrer
E = Ker f ⊕ Img
g = λf
(c) Dans quel cas peut-on conclure g = f −1 ?
(d) Calculer (g ◦ f ) ◦ (g ◦ f ) et caractériser g ◦ f
Exercice 12 [ 04162 ] [Correction]
Soit E un R-espace vectoriel de dimension n ≥ 2. Pour a ∈ E , on note Fa
l'ensembledes endomorphismes f de E tels que, pour tout x ∈ E , la famille
x, f (x), a est liée. Exercice 16 [ 01717 ] [Correction]
(a) Déterminer Fa lorsque a = 0 puis lorsque n = 2. Soient f, g ∈ L(E) tels que
(b) Montrer que Fa est un espace vectoriel pour tout a ∈ E . g ◦ f ◦ g = g et f ◦ g ◦ f = f
(c) Soit H un espace vectoriel de dimension nie. Caractériser les
endomorphismes v de H tels que pour tout h ∈ H , la famille h, v(h) soit (a) Montrer que Im f et Ker g sont supplémentaires dans E .


liée. (b) Justier que f (Im g) = Im f .


(d) Déterminer la dimension de Fa .

L'anneau des endomorphismes


Images et noyaux
Exercice 17 [ 01710 ] [Correction]
Exercice 13 [ 01715 ] [Correction] Soient E un K-espace vectoriel et f un endomorphisme de E nilpotent i.e. tel qu'il
Soient E un K-espace vectoriel et f ∈ L(E) tel que existe n ∈ N∗ pour lequel f n = 0. Montrer que Id − f est inversible et exprimer
son inverse en fonction de f .
f 2 − 3f + 2Id = 0

(a) Montrer que f est inversible et exprimer son inverse en fonction de f .


(b) Établir que Ker(f − Id) et Ker(f − 2Id) sont des sous-espaces vectoriels Exercice 18 [ 01726 ] [Correction]
supplémentaires de E . À quelle condition une translation et un endomorphisme d'un K-espace vectoriel
E commutent-ils ?

Exercice 14 [ 01754 ] [Correction]


Soient f et g deux endomorphismes d'un K-espace vectoriel E vériant f ◦ g = Id ; Exercice 19 [ 03242 ] [Correction]
montrer que Ker f = Ker(g ◦ f ), Im g = Im(g ◦ f ) puis que Ker f et Im g sont Soit E un K-espace vectoriel de dimension nie et F un sous-espace vectoriel de
supplémentaires. L(E) stable par composition et contenant l'endomorphisme IdE .
Montrer que F ∩ GL(E) est un sous-groupe de (GL(E), ◦)

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Projections et symétries vectorielles Exercice 25 [ 01725 ] [Correction]


Soient E un K-espace vectoriel et p un projecteur de E . On pose q = Id − p et on
Exercice 20 [ 01718 ] [Correction] considère
Soient E un K-espace vectoriel et p ∈ L(E). L = {f ∈ L(E) | ∃u ∈ L(E), f = u ◦ p} et M = {g ∈ L(E) | ∃v ∈ L(E), g = v ◦ q}.
Montrer que L et M sont des sous-espaces vectoriels supplémentaires de L(E).
(a) Montrer que p est un projecteur si, et seulement si, Id − p l'est.
(b) Exprimer alors Im(Id − p) et Ker(Id − p) en fonction de Im p et Ker p.
Exercice 26 [ 02468 ] [Correction]
Soient p et q deux projecteurs d'un K-espace vectoriel E vériant p ◦ q = 0.
Exercice 21 [ 01719 ] [Correction]
Soient p, q ∈ L(E). Montrer l'équivalence entre les assertions : (a) Montrer que r = p + q − q ◦ p est un projecteur.
(i) p ◦ q = p et q ◦ p = q ; (b) Déterminer image et noyau de celui-ci.
(ii) p et q sont des projecteurs de même noyau.

Exercice 27 [ 00166 ] [Correction]


Exercice 22 [ 01720 ] [Correction] Soit E un C-espace vectoriel de dimension nie et u ∈ L(E).
Soient E un K-espace vectoriel et p, q deux projecteurs de E qui commutent. On suppose qu'il existe un projecteur p de E tel que u = p ◦ u − u ◦ p.
Montrer que p ◦ q est un projecteur de E . En déterminer noyau et image.
(a) Montrer que u(Ker p) ⊂ Im p et Im p ⊂ Ker u.
(b) En déduire u2 = 0.
Exercice 23 [ 01723 ] [Correction] (c) Réciproque ?
Soit E un K-espace vectoriel.
Soit s un endomorphisme de E involutif, i.e. tel que s2 = Id.
On pose F = Ker(s − Id) et G = Ker(s + Id). Exercice 28 [ 02242 ] [Correction]
(a) Montrer que F et G sont des sous-espaces vectoriels supplémentaires de E . Soient E et F deux K-espaces vectoriels de dimensions nies respectives n et p
(b) Montrer que s est la symétrie vectorielle par rapport à F et parallèlement à avec n > p.
G. On considère u ∈ L(E, F ) et v ∈ L(F, E) vériant
Plus généralement, soient α ∈ K \ {1} et f un endomorphisme de E tel que
u ◦ v = IdF
f 2 − (α + 1)f + αId = 0.
On pose F = Ker(f − Id) et G = Ker(f − αId). (a) Montrer que v ◦ u est un projecteur.
(c) Montrer que F et G sont supplémentaires dans E .
(b) Déterminer son rang, son image et son noyau.
(d) Montrer que f est l'anité par rapport à F , parallèlement à G et de rapport
α.
Exercice 29 [ 03759 ] [Correction]
Soient p et q deux projecteurs d'un R-espace vectoriel E vériant
Exercice 24 [ 01724 ] [Correction]
Soit f ∈ L(E) tel que f 2 − 4f + 3Id = 0̃. Montrer Im p ⊂ Ker q
Ker(f − Id) ⊕ Ker(f − 3Id) = E. Montrer que p + q − p ◦ q est un projecteur et préciser son image et son noyau.
Quelle transformation vectorielle réalise f ?

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Exercice 30 [ 03359 ] [Correction] Applications linéaires en dimension nie


Soit f et g deux endomorphismes d'un espace vectoriel E sur R ou C vériant
f ◦ g = Id. Exercice 36 [ 01654 ] [Correction]
(a) Montrer que Ker(g ◦ f ) = Ker f et Im(g ◦ f ) = Img . Soit E un K-espace vectoriel de dimension nie, V un sous-espace vectoriel de E
(b) Montrer et f ∈ L(E). Montrer
E = Ker f ⊕ Img V ⊂ f (V ) =⇒ f (V ) = V
(c) Dans quel cas peut-on conclure g = f −1 ?
(d) Calculer (g ◦ f ) ◦ (g ◦ f ) et caractériser g ◦ f Exercice 37 [ 01655 ] [Correction]
Soit f ∈ L(E, F ) injective. Montrer que pour tout famille (x1 , . . . , xp ) de vecteurs
Formes linéaires et hyperplans de E , on a
rg(f (x1 ), . . . , f (xp )) = rg(x1 , . . . , xp )
Exercice 31 [ 03314 ] [Correction]
Soit H un hyperplan d'un K-espace vectoriel de E de dimension quelconque.
Exercice 38 [ 01662 ] [Correction]
Soit a un vecteur de E qui n'appartient pas à H . Montrer
Déterminer une base du noyau et de l'image des applications linéaires suivantes :
H ⊕ Vect(a) = E (a) f : R3 → R3 dénie par f (x, y, z) = (y − z, z − x, x − y)
(b) f : R4 → R3 dénie par f (x, y, z, t) = (2x + y + z, x + y + t, x + z − t)
Exercice 32 [ 00174 ] [Correction] (c) f : C → C dénie par f (z) = z + iz̄ (C est ici vu comme un R-espace vectoriel).
Soient H un hyperplan d'un K-espace vectoriel E de dimension quelconque et D
une droite vectorielle non incluse dans H .
Montrer que D et H sont supplémentaires dans E . Exercice 39 [ 00172 ] [Correction]
Soient E un K-espace vectoriel de dimension n ≥ 1, f un endomorphisme
Exercice 33 [ 03315 ] [Correction] nilpotent non nul de E et p le plus petit entier tel que f p = 0̃.
Soit H un hyperplan d'un K-espace vectoriel de E de dimension quelconque. (a) Montrer qu'il existe x ∈ E tel que la famille
On suppose que F est un sous-espace vectoriel de E contenant H . Montrer
x, f (x), f 2 (x), . . . , f p−1 (x)

F = H ou F = E
soit libre.
Exercice 34 [ 00208 ] [Correction] (b) En déduire f n = 0̃.
Soient f, g ∈ E ∗ telles que Ker f = Ker g . Montrer qu'il existe α ∈ K tel que
f = αg .
Exercice 40 [ 00178 ] [Correction]
Soit f un endomorphisme d'un espace vectoriel de dimension n. Montrer que
Exercice 35 [ 00205 ] [Correction] (I, f, f 2 , . . . , f n ) est liée et en déduire qu'il existe un polynôme non
2

Soit e = (e1 , . . . , en ) une famille de vecteurs d'un K-espace vectoriel E de identiquement nul qui annule f .
dimension n ∈ N∗ . On suppose que
∀f ∈ E ∗ , f (e1 ) = . . . = f (en ) = 0 =⇒ f = 0
Exercice 41 [ 02495 ] [Correction]
Montrer que e est une base de E . Soit E un plan vectoriel.

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(a) Montrer que f endomorphisme non nul est nilpotent si, et seulement si, Exercice 47 [ 02504 ] [Correction]
Ker f = Im f . Soient u et v deux endomorphismes d'un espace vectoriel de dimension nie E .
(b) En déduire qu'un tel endomorphisme ne peut s'écrire sous la forme f = u ◦ v (a) Montrer
avec u et v nilpotents. |rg(u) − rg(v)| ≤ rg(u + v) ≤ rg(u) + rg(v)
(b) Trouver u et v dans L(R2 ) tels que
Exercice 42 [ 02161 ] [Correction]
rg(u + v) < rg(u) + rg(v)
Soient a0 , a1 , . . . , an des éléments deux à deux distincts de K.
Montrer que l'application ϕ : Kn [X] → Kn+1 dénie par
(c) Trouver deux endomorphismes u et v de R2 tels que
ϕ(P ) = (P (a0 ), P (a1 ), . . . , P (an ))
rg(u + v) = rg(u) + rg(v)
est un isomorphisme de K-espace vectoriel.

Exercice 48 [ 00201 ] [Correction]


Exercice 43 [ 02162 ] [Correction] Soient E, F deux K-espaces vectoriels de dimensions nies et f, g ∈ L(E, F ).
Soient a0 , . . . , an des réels distincts et ϕ : R2n+1 [X] → R2n+2 dénie par Montrer
ϕ(P ) = (P (a0 ), P 0 (a0 ), . . . , P (an ), P 0 (an ))

Im(f ) ∩ Im(g) = {0}
rg(f + g) = rg(f ) + rg(g) ⇐⇒
Ker(f ) + Ker(g) = E
Montrer que ϕ est bijective.

Rang d'une application linéaire Exercice 49 [ 00191 ] [Correction]


Soient f et g deux endomorphismes de E . Montrer que :
Exercice 44 [ 01660 ] [Correction] (a) rg(f ◦ g) ≤ min(rg f, rg g).
Soient E un K-espace vectoriel de dimension nie et f, g ∈ L(E). (b) rg(f ◦ g) ≥ rg f + rg g − dim E .
Montrer que
Formule du rang
rg(f + g) ≤ rg(f ) + rg(g)
puis que
|rg(f ) − rg(g)| ≤ rg(f − g)
Exercice 50 [ 01666 ] [Correction]
Soit E un K-espace vectoriel de dimension nie et f, g ∈ L(E) tels que f + g
Exercice 45 [ 01661 ] [Correction] bijectif et g ◦ f = 0̃. Montrer que
Soient E et F deux K-espaces vectoriels de dimension nies et
rg f + rg g = dim E
f ∈ L(E, F ), g ∈ L(F, E) telles que f ◦ g ◦ f = f et g ◦ f ◦ g = g .
Montrer que f, g, f ◦ g et g ◦ f ont même rang.
Exercice 51 [ 03127 ] [Correction]
Exercice 46 [ 02682 ] [Correction] Soient E un K-espace vectoriel de dimension n ∈ N∗ et u un endomorphisme de E
Soient f, g ∈ L(E) où E est un espace vectoriel sur K de dimension nie. Montrer vériant u3 = 0̃.
Établir
|rg(f ) − rg(g)| ≤ rg(f + g) ≤ rg(f ) + rg(g) rg u + rg u2 ≤ n

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Exercice 52 [ 01668 ] [Correction] Exercice 56 [ 03421 ] [Correction]


Soient f, g ∈ L(E) tels que Soient E, F, G, H des K-espaces vectoriels de dimensions nies et f ∈ L(E, F ),
g ∈ L(F, G), h ∈ L(G, H) des applications linéaires. Montrer
f + g = IdE et rg f + rg g = dim E
rg(g ◦ f ) + rg(h ◦ g) ≤ rg g + rg(h ◦ g ◦ f )
Montrer que f et g sont des projecteurs complémentaires.

Exercice 57 [ 03639 ] [Correction]


Exercice 53 [ 00189 ] [Correction] Soient v ∈ L(E, F ) et u ∈ L(F, G). Établir
Soient u, v ∈ L(Kn ) tels que
rg u + rg v − dim F ≤ rg(u ◦ v) ≤ min(rg u, rg v)
u + v = id et rg(u) + rg(v) ≤ n

Montrer que u et v sont des projecteurs. Exercice 58 [ 00195 ] [Correction]


Soient E un K-espace vectoriel de dimension nie et f, g ∈ L(E).
Établir que
Exercice 54 [ 01672 ] [Correction] dim (Ker(g ◦ f )) ≤ dim (Ker g) + dim (Ker f )
(Images et noyaux itérés d'un endomorphisme) Soient E un K-espace vectoriel de
dimension nie n ≥ 1 et f un endomorphisme de E .
Pour tout p ∈ N, on pose Ip = Im f p et Np = Ker f p . Exercice 59 [ 00194 ] [Correction]
(a) Montrer que (Ip )p≥0 est décroissante tandis que (Np )p≥0 est croissante. Soient f ∈ L(E) et F un sous-espace vectoriel de E . Montrer
(b) Montrer qu'il existe s ∈ N tel que Is+1 = Is et Ns+1 = Ns . dim Ker f ∩ F ≥ dim F − rg f
(c) Soit r le plus petit des entiers s ci-dessus considérés.
Montrer que
∀s ≥ r, Is = Ir et Ns = Nr Exercice 60 [ 00196 ] [Correction]
On dit qu'une suite d'applications linéaires
(d) Montrer que Ir et Nr sont supplémentaires dans E .
u0 1u 2 u un−1
n u
{0} → E1 → E2 → · · · → En → {0}

Exercice 55 [ 01674 ] [Correction] est exacte si on a Im uk = Ker uk+1 pour tout k ∈ {0, . . . , n − 1}. Montrer que si
Soient E un K-espace vectoriel de dimension nie et f, g ∈ L(E). tous les Ek sont de dimension nie, on a la formule dite d'Euler-Poincaré :
Soit H un supplémentaire de Ker f dans E . n
On considère h : H → E la restriction de g ◦ f à H .
X
(−1)k dim Ek = 0
(a) Montrer que k=1
Ker(g ◦ f ) = Ker h + Ker f
(b) Observer que Exercice 61 [ 03156 ] [Correction]
rg h ≥ rg f − dim Ker g Soit u un endomorphisme d'un K-espace vectoriel E de dimension nie.
Montrer
(c) En déduire que
∀k, ` ∈ N, dim Ker uk+` ≤ dim Ker uk + dim Ker u`
  

dim Ker(g ◦ f ) ≤ dim Ker g + dim Ker f

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Exercice 62 [ 02585 ] [Correction] (a) Montrer que Ker f = Ker g et Im f = Im g .


Soit E un K-espace vectoriel de dimension nie n, f et g deux endomorphismes de On pose
E. F = Ker f = Ker g et G = Im f = Im g
(a) En appliquant le théorème du rang à la restriction h de f à l'image de g , (b) Montrer que
montrer que E =F ⊕G
rg f + rg g − n ≤ rg(f ◦ g)
(b) Pour n = 3, trouver tous les endomorphismes de E tels que f 2 = 0.
Exercice 67 [ 00213 ] [Correction]
Soient f, g ∈ L(E) tels que
Applications linéaires et espaces supplémentaires
f ◦ g ◦ f = f et g ◦ f ◦ g = g
Exercice 63 [ 00223 ] [Correction]
Soit f un endomorphisme d'un K-espace vectoriel E de dimension nie vériant Montrer que Ker f et Im g sont supplémentaires dans E .

rg(f 2 ) = rg(f )
Exercice 68 [ 00215 ] [Correction]
(a) Établir Soient f, g ∈ L(E) tels que
Im(f 2 ) = Im(f ) et Ker(f 2 ) = Ker(f )
g ◦ f ◦ g = g et f ◦ g ◦ f = f
(b) Montrer
Ker(f ) ⊕ Im(f ) = E (a) Montrer que
Im f ⊕ Ker g = E
Exercice 64 [ 01667 ] [Correction] (b) Justier que
Soit E un K-espace vectoriel de dimension nie n. f (Im g) = Im f
Soient u et v deux endomorphismes de E tels que
E = Im u + Im v = Ker u + Ker v
Exercice 69 [ 00219 ] [Correction]
Établir que d'une part, Im u et Im v , d'autre part Ker u et Ker v sont Soient E un C-espace vectoriel de dimension nie et p1 , . . . , pm des projecteurs de
supplémentaires dans E . E dont la somme vaut IdE . On note F1 , . . . , Fm les images de p1 , . . . , pm . Montrer
m
E = ⊕ Fk
Exercice 65 [ 00212 ] [Correction] k=1

Soit f un endomorphisme d'un K-espace vectoriel E vériant f 3 = IdE . Montrer


Applications linéaires dénies sur une base
Ker(f − IdE ) ⊕ Im(f − IdE ) = E
Exercice 70 [ 01671 ] [Correction]
Soit E un K-espace vectoriel de dimension n ∈ N.
Exercice 66 [ 00214 ] [Correction] Montrer qu'il existe un endomorphisme f tel que Im f = kerf si, et seulement si,
Soient f, g ∈ L(E) tels que n est pair.
g ◦ f ◦ g = f et f ◦ g ◦ f = g

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Exercice 71 [ 01653 ] [Correction] Exercice 76 [ 01679 ] [Correction]


Justier qu'il existe une unique application linéaire de R3 dans R2 telle que : Soit f un endomorphisme de R3 tel que f 2 = 0.
Montrer qu'il existe a ∈ R3 et ϕ ∈ (R3 )∗ tels que pour tout x ∈ R3 on a
f (1, 0, 0) = (0, 1), f (1, 1, 0) = (1, 0) et f (1, 1, 1) = (1, 1) f (x) = ϕ(x).a.
Exprimer f (x, y, z) et déterminer noyau et image de f .
Exercice 77 [ 03131 ] [Correction]
Soient a0 , a1 , . . . , an ∈ R deux à deux distincts. Montrer qu'il existe
Exercice 72 [ 03801 ] [Correction] (λ0 , . . . , λn ) ∈ Rn+1 unique vériant
Soit E un K-espace vectoriel de dimension n > 1 (avec K = R ou C) Z 1 n
X
Soit f un endomorphisme de E nilpotent d'ordre n. ∀P ∈ Rn [X], P (t) dt = λk P (ak )
On note 0 k=0
C(f ) = {g ∈ L(E) | g ◦ f = f ◦ g}
(a) Montrer que C(f ) est un sous-espace vectoriel de L(E). Exercice 78 [ 02685 ] [Correction]
Soient a0 , a1 , . . . , an des réels non nuls deux à deux distincts.
(b) Soit a un vecteur de E tel que f n−1 (a) 6= 0E . On note Fj l'application de Rn [X] dans R dénie par
Montrer que la famille (a, f (a), . . . , f n−1 (a)) constitue une base de E . Z aj
(c) Soit ϕa : C(f ) → E l'application dénie par ϕa (g) = g(a). Fj (P ) = P
Montrer que ϕa est un isomorphisme. 0

(d) En déduire que Montrer que (F0 , F1 , . . . , Fn ) est une base de (Rn [X])∗ .
n−1
C(f ) = Vect(Id, f, . . . , f )
Exercice 79 [ 03140 ] [Correction]
Soit E un K-espace vectoriel de dimension nie n ≥ 1. Montrer
Exercice 73 [ 02379 ] [Correction] ∀x, y ∈ E, x 6= y =⇒ ∃ϕ ∈ E ∗ , ϕ(x) 6= ϕ(y)
Soit f ∈ L(R6 ) tel que rg f 2 = 3. Quels sont les rangs possibles pour f ?
Exercice 80 [ 00209 ] [Correction]
Formes linéaires en dimension nie Soient E un K-espace vectoriel de dimension nie et f , g deux formes linéaires
non nulles sur E . Montrer
Exercice 74 [ 01675 ] [Correction] ∃x ∈ E, f (x)g(x) 6= 0
Soit E un K-espace vectoriel de dimension n ∈ N∗ et ϕ une forme linéaire non
nulle sur E .
Montrer que pour tout u ∈ E \ Ker ϕ, Ker ϕ et Vect(u) sont supplémentaires dans Exercice 81 [ 00206 ] [Correction]
E.
Soient f1 , . . . , fn des formes linéaires sur un K-espace vectoriel E de dimension n.
On suppose qu'il existe x ∈ E non nul tel que
f1 (x) = . . . = fn (x) = 0
Exercice 75 [ 01676 ] [Correction] Montrer que la famille (f1 , . . . , fn ) est liée.
Soient E un K-espace vectoriel de dimension n et (f1 , f2 , . . . , fn ) une famille de
formes linéaires sur E .
On suppose qu'il existe un vecteur x ∈ E non nul tel que pour tout i ∈ {1, . . . , n}, Exercice 82 [ 02684 ] [Correction]
fi (x) = 0. Soit E et F des espaces vectoriels sur K, de dimensions nies ou non. Montrer que
Montrer que la famille (f1 , f2 , . . . , fn ) est liée dans E ∗ . (E × F )∗ et E ∗ × F ∗ sont isomorphes.

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Espaces d'applications linéaires Endomorphismes opérant sur les polynômes


Exercice 83 [ 00179 ] [Correction] Exercice 88 [ 00163 ] [Correction]
Soient E et F deux K-espaces vectoriels de dimensions nies et G un sous-espace Soient n ∈ N∗ , E = Rn [X] et ∆ l'endomorphisme de E déterminé par
vectoriel de E . On pose ∆(P ) = P (X + 1) − P (X).

A = u ∈ L(E, F ) G ⊂ Ker(u) (a) Justier que l'endomorphisme ∆ est nilpotent.
(b) Déterminer des réels a0 , . . . , an , an+1 non triviaux vériant :
(a) Montrer que A est un sous-espace vectoriel de L(E, F ).
(b) Déterminer la dimension de A. n+1
X
∀P ∈ Rn [X], ak P (X + k) = 0
k=0
Exercice 84 [ 00180 ] [Correction]
Soit f un endomorphisme d'un K-espace vectoriel E de dimension nie.
Montrer que l'ensemble des endomorphismes g de E tels que f ◦ g = 0 est un Exercice 89 [ 02153 ] [Correction]
sous-espace vectoriel de L(E) de dimension dim E × dim Ker f . Soit ∆ : C[X] → C[X] l'application dénie par
∆ (P ) = P (X + 1) − P (X)
Exercice 85 [ 03771 ] [Correction]
Soient E et F deux K-espaces vectoriels de dimensions nies. (a) Montrer que ∆ est un endomorphisme et que pour tout polynôme P non
Soit W un sous-espace vectoriel de E constant deg (∆(P )) = deg P − 1.
Soit A l'ensemble des applications linéaires de E dans F s'annulant sur W . (b) Déterminer Ker ∆ et Im ∆.
(a) Montrer que A est un espace vectoriel.
(c) Soit P ∈ C[X] et n ∈ N. Montrer
(b) Trouver la dimension de A.
n  
n n
X n
k
∆ (P ) = (−1) (−1) P (X + k)
Exercice 86 [ 00200 ] [Correction] k=0
k
Soient E un K-espace vectoriel de dimension nie n et F un sous-espace vectoriel
de E de dimension p. On note (d) En déduire que, si deg P < n, alors
AF = {f ∈ L(E) | Im f ⊂ F } et BF = {f ∈ L(E) | F ⊂ Ker f } n  
X n
(−1)k P (k) = 0
(a) Montrer que AF et BF sont des sous-espaces vectoriels de L(E) et calculer k=0
k
leurs dimensions.
(b) Soient u un endomorphisme de L(E) et ϕ : L(E) → L(E) dénie par
ϕ(f ) = u ◦ f . Montrer que ϕ est un endomorphisme de L(E). Déterminer Exercice 90 [ 02154 ] [Correction]
dim Ker ϕ. Soit ϕ : Kn+1 [X] → Kn [X] dénie par ϕ(P ) = (n + 1)P − XP 0 .
(c) Soit v ∈ Im ϕ. Établir que Im v ⊂ Im u. Réciproque ? Déterminer rg ϕ. (a) Justier que ϕ est bien dénie et que c'est une application linéaire.
(b) Déterminer le noyau de ϕ.
Exercice 87 [ 00203 ] [Correction] (c) En déduire que ϕ est surjective.
Soient E et F des K-espaces vectoriels de dimensions nies et f ∈ L(F, E).
Exprimer la dimension de {g ∈ L(E, F ) | f ◦ g ◦ f = 0} en fonction du rang de f
et des dimensions de E et F . Exercice 91 [ 02155 ] [Correction]

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(a) Montrer que ϕ : Rn [X] → Rn [X] dénie par ϕ(P ) = P (X) + P (X + 1) est (b) Montrer que Sp est un R-espace vectoriel.
bijective. (c) Montrer que φ, qui à u associe Pu , est linéaire et donner une base de son
On en déduit qu'il existe un unique Pn ∈ Rn [X] tel que noyau.
Que représente son image ?
Pn (X) + Pn (X + 1) = 2X n
(d) Donner une base de Sp (on pourra utiliser Rk (X) = (X + 1)k − aX k pour
Montrer que pour tout n ∈ N, il existe Pn ∈ Rn [X] unique tel que k ∈ J0 ; pK).
(e) Application : déterminer la suite (un ) dénie par
Pn (X) + Pn (X + 1) = 2X n
u0 = −2 et un+1 = 2un − 2n + 7
(b) Justier qu'on peut exprimer Pn (X + 1) en fonction de P0 , . . . , Pn .
(c) En calculant de deux façons Pn (X + 2) + Pn (X + 1) déterminer une relation
donnant Pn en fonction de P0 , . . . , Pn−1 . Isomorphisme induit
Exercice 96 [ 02909 ] [Correction]
Exercice 92 [ 02156 ] [Correction] Soient E un espace vectoriel, F1 et F2 deux sous-espaces vectoriels de E .
Soient A un polynôme non nul de R[X] et r : R[X] → R[X] l'application dénie (a) Montrer que si F1 et F2 ont un supplémentaire commun alors ils sont
par : isomorphes.
∀P ∈ R[X], r(P ) est le reste de la division euclidienne de P par A (b) Montrer que la réciproque est fausse.

Montrer que r est un endomorphisme de R[X] tel que r2 = r ◦ r = r.


Déterminer le noyau et l'image de cet endomorphisme. Exercice 97 [ 00199 ] [Correction]
Soit f ∈ L(E) tel que f 2 = 0 avec E un K-espace vectoriel de dimension nie
Montrer que
Exercice 93 [ 03133 ] [Correction]
Soient a, b ∈ R distincts. Montrer qu'il existe un unique endomorphisme ϕ de ∃g ∈ L(E), f ◦ g + g ◦ f = IdE ⇐⇒ Im f = Ker f
R[X] vériant

ϕ(1) = 1, ϕ(X) = X et ∀P ∈ R[X], P (a) = P (b) = 0 =⇒ ϕ(P ) = 0 Exercice 98 [ 00503 ] [Correction]


(Factorisation par un endomorphisme) Soient E un K-espace vectoriel de
dimension nie et f, g ∈ L(E).
Exercice 94 [ 03046 ] [Correction] Montrer
Soit P ∈ R[X]. Montrer que la suite (P (n))n∈N vérie une relation de récurrence Im g ⊂ Im f ⇐⇒ ∃h ∈ L(E), g = f ◦ h
linéaire à coecients constants.

Exercice 99 [ 00202 ] [Correction]


Exercice 95 [ 00074 ] [Correction] (Factorisation par un endomorphisme) Soient E un K-espace vectoriel de
Pour p ∈ N et a ∈ R \ {0, 1}, on note Sp l'ensemble des suites (un ) vériant dimension nie et f, g ∈ L(E). Montrer
∃P ∈ Rp [X], ∀n ∈ N, un+1 = aun + P (n) Ker f ⊂ Ker g ⇐⇒ ∃h ∈ L(E), g = h ◦ f
(a) Montrer que si u ∈ Sp , P est unique ; on le notera Pu .

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Corrections Exercice 4 : [énoncé]


Soient λ, µ ∈ R et f, g ∈ C ∞ (R, R),
Exercice 1 : [énoncé]
ϕ(λf + µg) = (λf + µg)00 − 3(λf + µg)0 + 2(λf + µg)
(a) oui b) non c) non d) oui
puis
ϕ(λf + µg) = λ(f 00 − 3f 0 + 2f ) + µ(g 00 − 3g 0 + 2g)
Exercice 2 : [énoncé]
Soient λ, µ ∈ R et ~u = (x, y), ~v = (x0 , y 0 ) ∈ R2 donc
ϕ(λf + µg) = λϕ(f ) + µϕ(g)
f (λ~u + µ~v ) = f (λx + µx0 , λy + µy 0 )
De plus ϕ : C (R, R) → C (R, R) donc ϕ est un endomorphisme C ∞ (R, R).
∞ ∞
donne
f ∈ Ker ϕ ⇐⇒ f 00 − 3f 0 + 2f = 0
f (λ~u + µ~v ) = ((λx + µx0 ) + (λy + µy 0 ), (λx + µx0 ) − (λy + µy 0 ))
donc C'est une équation diérentielle linéaire d'ordre 2 à coecients constants
d'équation caractéristique r2 − 3r + 2 = 0 de racines 1 et 2. La solution générale
f (λ~u + µ~v ) = λ(x + y, x − y) + µ(x0 + y 0 , x0 − y 0 ) = λf (~u) + µf (~v ) est
f (x) = C1 ex + C2 e2x
De plus f : R2 → R2 donc f est un endomorphisme de R2 .
Pour tout (x, y) ∈ R2 et tout (x0 , y 0 ) ∈ R2 Par suite
Ker ϕ = C1 ex + C2 e2x | C1 , C2 ∈ R

0 0 0
 
x =x+y x = (x + y )/2
⇐⇒
y0 = x − y y = (x0 − y 0 )/2
Par suite, chaque (x0 , y 0 ) ∈ R2 possède un unique antécédent par f : Exercice 5 : [énoncé]
((x0 + y 0 )/2, (x0 − y 0 )/2)
(a) Soient λ, µ ∈ K et f, g ∈ F(X, E),

f est donc bijective. Ea (λf + µg) = (λf + µg)(a) = λf (a) + µg(a) = λEa (f ) + µEa (g)
Finalement f est un automorphisme de R2 et
 0 Par suite Ea est une application linéaire.
(x + y 0 ) (x0 − y 0 )

−1 0 0
f : (x , y ) 7→ , . (b) f ∈ Ker Ea ⇐⇒ f (a) = 0. Ker Ea = {f ∈ F(X, E) | f (a) = 0}.
2 2 Im Ea ⊂ E et ∀~x ∈ E , en considérant f : X → E la fonction constante égale à
~x, on a Ea (f ) = ~x. Par suite ~x ∈ Im Ea et donc E ⊂ Im Ea . Par double
Exercice 3 : [énoncé] inclusion Im Ea = E .
Soient λ, µ ∈ R et f, g ∈ C([0 ; 1], R),
1
Exercice 6 : [énoncé]
Z
J(λf + µg) = λf (t) + µg(t) dt
0 Soient λ, µ ∈ K et F, G ∈ K(X). On peut écrire
et par linéarité de l'intégrale F = Ent(F ) + F̂ et G = Ent(G) + Ĝ
Z 1 Z 1
J(λf + µg) = λ f (t) dt + µ g(t) dt = λJ(f ) + µJ(g) avec deg F̂ , deg Ĝ < 0.
0 0
Puisque
De plus J : C([0 ; 1], R) → R donc J est une forme linéaire sur C([0 ; 1], R). λF + µG = λEnt(F ) + µEnt(G) + λF̂ + µĜ

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avec deg(λF̂ + µĜ) < 0 on a Si cette condition est vériée alors

Ent(λF + µG) = λEnt(F ) + µEnt(G) F ⊂ F + Ker u = F ∩ Im u ⊂ F

Ainsi Ent est linéaire. et donc


F = F + Ker u = F ∩ Im u
Ker Ent = {F ∈ K(X) | deg F < 0}
ce qui entraîne
Ker u ⊂ F et F ⊂ Im u
Exercice 7 : [énoncé] Inversement, si ces conditions sont vériées, on a immédiatement
( =⇒ ) Supposons f (A) ⊂ f (B). F + Ker u = F = F ∩ Im u.
Soit ~x ∈ A + Ker f . On peut écrire ~x = ~u + ~v avec ~u ∈ A et ~v ∈ Ker f . Finalement u(u−1 (F )) = u−1 (u(F )) si, et seulement si, F est inclus dans
f (~x) = f (~u) ∈ f (A) ⊂ f (B) donc il existe w~ ∈ B tel que f (~x) = f (w)~ . l'image d'un endomorphisme injectif.
On a alors ~x = w ~ avec w
~ + (~x − w) ~ ∈ B et ~x − w ~ ∈ Ker f . Ainsi ~x ∈ B + Ker f .
( ⇐= ) Supposons A + Ker f ⊂ B + Ker f .
Soit ~y ∈ f (A). Il existe ~x ∈ A tel que ~y = f (~x). Or
~x ∈ A ⊂ A + Ker f ⊂ B + Ker f donc on peut écrire ~x = ~u + ~v avec ~u ∈ B et Exercice 9 : [énoncé]
~v ∈ Ker f . On a alors ~y = f (~x) = f (~u) ∈ f (B). (a) Si y ∈ f ( ni=1 Ei ) alors on peut écrire y = f (x1 + · · · + xn ) avec xi ∈ Ei . On
P
alors
Pny = f (x1 )P + · · · + f (xn ) avec f (xi ) ∈ f (Ei ) et ainsi
f ( i=1PEi ) ⊂ i=1 f (Ei ).
n

Exercice 8 : [énoncé] Si y ∈ i=1 f (Ei ) alors on peut écrire y = f (xP


n
1 ) + · · · + f (xn ) avec xi ∈ Ei .
OnPa alors y =P f (x) avec x = x1 + · · · + xn ∈ i=1 Ei donc
n
(a) u−1 (u(F )) est un sous-espace vectoriel de E qui contient F et Ker u donc f ( i=1 Ei ) ⊃ i=1 f (Ei ).
n n

F + Ker u ⊂ u−1 (u(F )) (b) Si f (x1 ) + · · · + f (xn ) = 0 avec xi ∈ Ei alors f (x1 + · · · + xn ) = 0 donc
x1 + · · · + xn = 0 car f injective puis x1 = . . . = xn = 0 car les Ei sont en
Inversement, soit x ∈ u−1 (u(F )). On a u(x) ∈ u(F ) donc il existe a ∈ F tel somme directe et enn f (x1 ) = . . . = f (xn ) = 0. Ainsi les f (Ei ) sont en
que u(x) = u(a) et alors pour b = x − a on a x = a + b avec a ∈ F et somme directe.
b ∈ Ker u. Ainsi (c) Soit x ∈ pj=1 f −1 (Fj ). On peut écrire x = x1 + · · · + xp avec f (xj ) ∈ Fj donc
P
u−1 (u(F )) = F + Ker u f (x) = f (x1 ) + · · · + f (xp ) ∈ j=1 Fj . Ainsi j=1 f −1 (Fj ) ⊂ f −1 ( j=1 Fj ).
Pp Pp Pp

(b) u(u−1 (F )) est un sous-espace vectoriel de E inclus dans F et dans Im u donc On obtient une inclusion stricte en prenant par exemple pour f une
projection sur une droite D et en prenant F1 , F2 deux droites distinctes de D
u(u−1 (F )) ⊂ F ∩ Im u et vériant D ⊂ F1 + F2 .
f = 0 ou f = Id sont des conditions susantes faciles. . .
Inversement, soit x ∈ F ∩ Im u. Il existe a ∈ E tel que x = u(a). Or, puisque Plus nement,P supposons chaque Fj inclus dans Im f (et p ≥ 1)
x ∈ F , a ∈ u−1 (F ) et donc x = u(a) ∈ u(u−1 (F )). Ainsi Pour x ∈ f −1 ( pj=1 Fj ), on peut écrire f (x) = y1 + · · · + yp avec yj ∈ Fj . Or
Fj ⊂ Im f donc il existe xj ∈ E vériant f (xj ) = yj . Evidemment
u(u−1 (F )) = F ∩ Im u xj ∈ f −1 (Fj ). Considérons alors x01 = x − (x2 +P · · · + xp ), on a f (x01 ) = y1
donc x1 ∈ f (Fj ) et x = x1 + x2 + · · · + xp ∈ pj=1 f −1 (Fj ). Ainsi
0 −1 0

(c) On a u(u−1 (F )) = u−1 (u(F )) si, et seulement si, f −1 ( j=1 Fj ) ⊂ j=1 f −1 (Fj ) puis l'égalité.
Pp Pp

F + Ker u = F ∩ Im u

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Exercice 10 : [énoncé] Exercice 12 : [énoncé]


Pour tout x non nul, la liaison de la famille (x, f (x)) permet d'écrire f (x) = λx x (a) Si a = 0 ou n = 2, la famille est assurément liée, peu importe
avec λx ∈ K unique. l'endomorphisme f : Fa = L(E).
Soient x, y non nuls.
Cas (x, y) liée : (b) Fa ⊂ L(E) et 0 ∈ Fa . Soit f, g ∈ Fa et λ, µ ∈ R.
Pour tout x ∈ E , les familles x, f (x), a et x, g(x), a sont liées.
 
On peut écrire y = µx et alors  
Si (x, a) est liée alors assurément x, λf + µg (x), a liée.

f (y) = µλx x = λx y et f (y) = λy y
Si (x, a) est libre
donc λy = λx .
Cas (x, y) libre : f (x) ∈ Vect(x, a) et g(x) ∈ Vect(x, a) donc λf + µg (x) ∈ Vect(x, a)


f (x + y) = λx+y (x + y) = λx x + λy y  
donc λx = λy par identication des scalaires facteurs dans une famille libre. et donc x, (λf + µg) (x), a est liée.
On pose λ la valeur commune des λx . On a donc (c)  Classiquement , ce sont les homothéties vectorielles : v = λIdH .
∀x ∈ E \ {0E } , f (x) = λx (d) Les cas n = 2 et a = 0 étant déjà résolus, on suppose n ≥ 3 et a 6= 0.
Soit ϕ une forme linéaire telle que ϕ(a) = 1, H son noyau et p la projection
et cette relation vaut aussi pour x = 0E . On peut alors conclure f = λId. sur H parallèlement à Vect a :
p(x) = x − ϕ(x)a
Exercice 11 : [énoncé]
Soient x, y ∈ E \ Ker f . Pour tout x ∈ E , on a
Si la famille (f (x), f (y)) est libre alors les deux égalités      
Vect x, f (x), a = Vect p(x), p f (x) , a = Vect p(x), p f (x) ⊕ Vect(a)
g(x + y) = λx+y (f (x) + f (y)) et g(x + y) = λx f (x) + λy f (y)
Si la famille x, f (x), a est liée alors la famille p(x), p f (x) l'est aussi. On
 
entraînent λx = λy par identication des coecients. en déduit qu'il existe λ ∈ K tel que
Si la famille (f (x), f (y)) est liée avec alors on peut écrire 
∀x ∈ H, p f (x) = λx i.e. f (x) = λx + ϕ(f (x))a
f (y) = αf (x) avec α 6= 0
On a alors
et donc y − αx ∈ Ker f . Or il est immédiat d'observer que le noyau de f est inclus
dans celui de g et donc

∀x ∈ E, f (x) = f ϕ(x)a + x − ϕ(x)a
g(y) = αg(x) 
= ϕ(x)f (a) + f x − ϕ(x)a
De plus | {z }
∈H
αg(x) = αλx f (x) et g(y) = αλy f (x)
= ϕ(x)f (a) + λx − λϕ(x)a + ϕ(f (x))a − ϕ(x)ϕ(f (a))a
donc à nouveau λx = λy . = ϕ(x)f (a) + λx + ψ(x)a
Posons λ la valeur commune des scalaires λx pour x parcourant E \ Ker f .
Pour tout x ∈ E , qu'il soit dans Ker f ou non, on peut armer avec ψ une forme linéaire.
Pour suivre, montrons que f (a) est colinéaire à a.
g(x) = λf (x)
Soit b un vecteur indépendant de a.
et donc g = λf . La famille (b, f (b), a) est liée donc f (b) ∈ Vect(a, b).

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La famille (a + b, f (a) + f (b), a) est liée donc Ainsi Im g ⊂ Im(g ◦ f ) puis Im(g ◦ f ) = Im g
f (a) + f (b) ∈ Vect(a + b, a) = Vect(a, b) puis f (a) ∈ Vect(a, b). Soit x ∈ Ker f ∩ Im g . Il existe a ∈ E tel que x = g(a) et alors f (x) = 0 donne
Soit c un vecteur n'appartenant pas à Vect(a, b) (possible car n ≥ 3). Par le f (g(a)) = 0 d'où a = 0 car f ◦ g = Id. On en déduit x = g(a) = 0 et donc
raisonnement ci-dessus, f (a) ∈ Vect(a, c) et donc Ker f ∩ Im g = {0}.
Soit x ∈ E . On peut écrire x = (x − g(f (x))) + g(f (x)) avec g(f (x)) ∈ Im g et
f (a) ∈ Vect(a, b) ∩ Vect(a, c) = Vect(a) x − g(f (x)) ∈ Ker f car

On en déduit que la fonction f s'exprime f (x − g(f (x))) = f (x) − (f ◦ g)(f (x)) = f (x) − f (x) = 0
f (x) = λx + θ(x)a avec θ une forme linéaire Ainsi E = Ker f + Im g et nalement Ker f et Im g sont supplémentaires dans E .
La réciproque étant immédiate, et l'écriture ci-dessus étant unique, on peut
conclure
dim Fa = dim K × E ∗ = n + 1 Exercice 15 : [énoncé]
(a) Evidemment Ker f ⊂ Ker(g ◦ f ) et Im(g ◦ f ) ⊂ Img .
Exercice 13 : [énoncé] Pour x ∈ Ker(g ◦ f ), on a f (x) = f (g(f (x)) = f (0) = 0 donc x ∈ Ker f .
Pour y ∈ Img , il existe x ∈ E tel que y = g(x) et alors
(a) Posons g = 12 (3Id − f ) ∈ L(E). On a f ◦ g = 32 f − 21 f 2 = Id et de même y = g(f (g(x)) = g(f (a)) ∈ Im(g ◦ f ).
g ◦ f = Id donc f est un automorphisme et f −1 = g .
(b) Si x ∈ Ker f ∩ Img alors on peut écrire x = g(a) et puisque f (x) = 0,
(b) En tant que noyaux d'applications linéaires, Ker(f − Id) et Ker(f − 2Id) sont a = f (g(a)) = 0 donc x = 0.
des sous-espaces vectoriels de E . Pour x ∈ E , on peut écrire x = (x − g(f (x)) + g(f (x)) avec
Soit x ∈ Ker(f − Id) ∩ Ker(f − 2Id). On a f (x) = x et f (x) = 2x donc x − g(f (x)) ∈ Ker f et g(f (x)) ∈ Img .
x = 0E . Ainsi
Ker(f − Id) ∩ Ker(f − 2Id) = {0E } (c) Si f est inversible alors f ◦ g = Id entraîne g = f −1 .
Cette condition susante est aussi évidemment nécessaire.
Soit x ∈ E . Posons u = 2x − f (x) et v = f (x) − x.
On a u + v = x, f (u) = 2f (x) − f 2 (x) = 2x − f (x) = u donc u ∈ Ker(f − Id) (d) (g ◦ f ) ◦ (g ◦ f ) = g ◦ (f ◦ g) ◦ f = g ◦ f et donc g ◦ f est un projecteur.
et f (v) = f 2 (x) − f (x) = 2f (x) − 2x = 2v donc v ∈ Ker(f − 2Id). Ainsi
E = Ker(f − Id) + Ker(f − 2Id) Exercice 16 : [énoncé]
Finalement, Ker(f − Id) et Ker(f − 2Id) sont des sous-espaces vectoriels (a) Soit x ∈ Im f ∩ Ker g .
supplémentaires de E . Il existe a ∈ E tel que x = f (a) donc

x = f (a) = (f ◦ g ◦ f )(a) = (f ◦ g)(x) = 0


Exercice 14 : [énoncé]
On a toujours Ker f ⊂ Ker(g ◦ f ). Soit x ∈ E .
Inversement, pour x ∈ Ker(g ◦ f ), on a g ◦ f (x) = 0 donc f ◦ g ◦ f (x) = f (0) = 0. Analyse :
Or f ◦ g = Id donc f (x) = 0. Supposons x = u + v avec u = f (a) ∈ Im f et v ∈ Ker g .
Ainsi Ker(g ◦ f ) ⊂ Ker f puis Ker(g ◦ f ) = Ker f . g(x) = g ◦ f (a) donc (f ◦ g)(x) = f (a) = u.
On a toujours Im(g ◦ f ) ⊂ Im g . Synthèse :
Inversement, pour y ∈ Im g , il existe x ∈ E tel que y = g(x) et alors Posons u = (f ◦ g)(x) et v = x − u.
y = g ◦ f ◦ g(x) = (g ◦ f )(g(x)) ∈ Im(g ◦ f ). On a u ∈ Im f , x = u + v et g(v) = g(x) − g(u) = 0 i.e. v ∈ Ker g .

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(b) On a immédiatement f (Im g) ⊂ Im f . (a) (Id − p)2 = Id − 2p + p2 donc (Id − p)2 = (Id − p) ⇐⇒ p = p2 .
Inversement, pour y ∈ Im f , on peut écrire y = f (x) avec x ∈ E . (b) p ◦ (Id − p) = 0̃ donc Im(Id − p) ⊂ Ker p.
Par symétrie, on a E = Im g ⊕ Ker f et on peut écrire Inversement, soit x ∈ Ker p, on a (Id − p)(x) = x − p(x) = x donc
x ∈ Im(Id − p). Ainsi Ker p ⊂ Im(Id − p).
x = g(a) + u avec a ∈ E et u ∈ Ker f
Finalement Ker p = Im(Id − p) et de même Ker(Id − p) = Im p.
On a alors y = f (g(a)) ∈ f (Im g) et l'on obtient l'inclusion Im f ⊂ f (Im g).
Exercice 21 : [énoncé]
Exercice 17 : [énoncé] (i) =⇒ (ii) Supposons (i)
Id = Id − f n = (Id − f )(Id + f + · · · + f n−1 ) et aussi p2 = p ◦ q ◦ p = p ◦ q = p et q 2 = q ◦ p ◦ q = q ◦ p = q donc p et q sont des
Id = (Id + f + · · · + f n−1 )(Id − f ). projecteurs.
Par suite Id − f est inversible et (Id − f )−1 = Id + f + · · · + f n−1 . Soit x ∈ Ker p. On a q(x) = q(p(x)) = 0E donc x ∈ Ker q . Ainsi Ker p ⊂ Ker q . Par
symétrie l'égalité.
(ii) =⇒ (i) Supposons (ii)
Exercice 18 : [énoncé] Soit x ∈ E . On peut écrire x = u + v avec u ∈ Im q et v ∈ Ker q = Ker p.
Soient f ∈ L(E) et t = tu où u ∈ E . Soit x ∈ E D'une part (p ◦ q)(x) = p(q(u)) + p(0E ) = p(u) et d'autre part
p(x) = p(u) + p(v) = p(u).
(f ◦ t)(x) = (t ◦ f )(x) ⇐⇒ f (x) + f (u) = f (x) + u ⇐⇒ f (u) = u Ainsi p ◦ q = p et de même q ◦ p = q .

Une translation est un endomorphisme commutent si, et seulement si, le vecteur


de translation est invariant par l'endomorphisme. Exercice 22 : [énoncé]
(p ◦ q)2 = p ◦ q ◦ p ◦ q = p2 ◦ q 2 = p ◦ q donc p ◦ q est un projecteur.
Soit x ∈ Ker p + Ker q , il existe (u, v) ∈ Ker p × Ker q tels que x = u + v et alors
Exercice 19 : [énoncé]
Posons H = F ∩ GL(E) (p ◦ q)(x) = (p ◦ q)(u) + (p ◦ q)(v) = (q ◦ p)(u) + (p ◦ q)(v) = 0E
On a immédiatement H ⊂ GL(E), IdE ∈ H et ∀u, v ∈ H, u ◦ v ∈ H .
Montrer que H est stable par passage à l'inverse. donc x ∈ Ker p ◦ q .
Soit u ∈ H . Considérons l'application ϕ : F → F dénie par Ainsi
Ker p + Ker q ⊂ Ker p ◦ q
ϕ(v) = u ◦ v Inversement, soit x ∈ Ker p ◦ q . On peut écrire x = u + v avec u ∈ Ker p et
v ∈ Im p.
L'application ϕ est évidemment linéaire et puisque u est inversible, cette
(p ◦ q)(x) = (q ◦ p)(x) = q(v) = 0E
application est injective. Or F est un K-espace vectoriel de dimension nie (car
sous-espace vectoriel de L(E), lui-même de dimension nie) donc ϕ est un donc v ∈ Ker q . Par suite x ∈ Ker p + Ker q .
automorphisme de F . Par suite l'application ϕ est surjective et puisque IdE ∈ F , Par double inclusion
il existe v ∈ F tel que Ker p ◦ q = Ker p + Ker q
u ◦ v = IdE
Soit y ∈ Im p ◦ q , il existe x ∈ E tel que y = (p ◦ q)(x). On a y = p(q(x)) ∈ Im p et
On en déduit u−1 = v ∈ F et donc u−1 ∈ H . y = q(p(x)) ∈ Im q donc y ∈ Im p ∩ Im q . Ainsi Im p ◦ q ⊂ Im p ∩ Im q .
Inversement, soit y ∈ Im p ∩ Im q . Il existe x ∈ E, y = q(x) et
y = p(y) = (p ◦ q)(x) ∈ Im p ◦ q .
Exercice 20 : [énoncé] Ainsi Im p ∩ Im q ⊂ Im p ◦ q puis l'égalité.

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Exercice 23 : [énoncé] (a) Calculons


(a) F et G sont des sous-espaces vectoriels car noyaux d'endomorphismes.
r2 = (p + q − q ◦ p)2 = (p + q − q ◦ p) ◦ (p + q − q ◦ p)
Soit ~x ∈ F ∩ G. On a s(~x) = ~x et s(~x) = −~x donc ~x = ~o. Ainsi F ∩ G = {~o}.
Soit ~x ∈ E . Posons ~u = 21 (~x + s(~x)) et ~v = 12 (~x − s(~x)). En développant et en exploitant p ◦ q = 0 on obtient,
On a ~x = ~u + ~v , s(~u) = ~u donc ~u ∈ F et s(~v ) = −~v donc ~v ∈ G.
Ainsi F + G = E . F et G sont donc supplémentaires dans E . r2 = p2 + q ◦ p + q 2 − q 2 ◦ p − q ◦ p2
(b) ∀~x ∈ E , ∃!(~u, ~v ) ∈ F × G tel que ~x = ~u + ~v .
On a s(~x) = s(~u) + s(~v ) = ~u − ~v donc x est la symétrie par rapport à F En exploitant p2 = p et q 2 = q , on parvient à r2 = r donc r est un projecteur.
parallèlement à G. (b) Pour tout x ∈ E ,
(c) F et G sont des sous-espaces vectoriels car noyaux d'endomorphismes.
Soit ~x ∈ F ∩ G. On a f (~x) = ~x et f (~x) = α~x donc ~x = ~o. Ainsi F ∩ G = {~o}. r(x) = p(x) + q(x − p(x)) ∈ Im p + Im q
Soit ~x ∈ E . Posons ~u = 1−α 1
(f (~x) − α~x) et ~v = 1−α
1
(~x − f (~x)).
On a ~x = ~u + ~v , f (~u) = ~u donc ~u ∈ F et f (~v ) = α~v donc ~v ∈ G. donc
Ainsi F + G = E . F et G sont donc supplémentaires dans E . Im r ⊂ Im p + Im q
(d) ∀~x ∈ E , ∃!(~u, ~v ) ∈ F × G tel que ~x = ~u + ~v . Inversement, si x ∈ Im p + Im q , on peut écrire x = a + b avec a ∈ Im p et
On a f (~x) = f (~u) + f (~v ) = ~u + α~v donc f est l'anité par rapport à F b ∈ Im q .
parallèlement à G et de rapport α. Puisque p ◦ q = 0, on a p(b) = 0 et puisque a ∈ Im p, on a p(a) = a.
Ainsi p(x) = a et donc b = x − a = x − p(x).
Or b ∈ Im q donc b = q(b) puis b = q(x − p(x)) = q(x) − q(p(x)).
Exercice 24 : [énoncé] Finalement x = a + b = p(x) + q(x) − q(p(x)) = r(x) et donc x ∈ Im r.
Soit ~x ∈ Ker(f − Id) ∩ Ker(f − 3Id). On a f (~x) = ~x et f (~x) = 3~x donc ~x = ~o. Ainsi
Soit ~x ∈ E . Posons ~u = 12 (3~x − f (~x)) et ~v = 12 (f (~x) − ~x). Im r = Im p + Im q
On a ~x = ~u + ~v avec ~u ∈ Ker(f − Id) et ~v ∈ Ker(f − 3Id) après calculs.
f est l'anité vectorielle par rapport à F = Ker(f − Id), parallèlement à Soit x ∈ Ker p ∩ Ker q , on a r(x) = p(x) + q(x) − q(p(x)) = 0 donc x ∈ Ker r.
G = Ker(f − 3Id) et de rapport 3. Inversement, soit x ∈ Ker r.
On a p(x) + q(x − p(x)) = 0 donc p(x) = p(p(x)) = p(q(x − p(x))) = 0 car
p ◦ q = 0.
Exercice 25 : [énoncé] Ainsi x ∈ Ker p. De plus p(x) + q(x − p(x)) = 0 sachant p(x) = 0 donne
ϕ : u 7→ u ◦ p est un endomorphisme de L(E) donc L = Im ϕ est un sous-espace q(x) = 0 et donc x ∈ Ker q .
vectoriel de L(E). Finalement Ker r ⊂ Ker p ∩ Ker q puis
ψ : v 7→ v ◦ q est un endomorphisme de L(E) donc M = Im ψ est un sous-espace
vectoriel de L(E). Ker r = Ker p ∩ Ker q
Soit f ∈ L ∩ M . Il existe u, v ∈ L(E) tels que f = u ◦ p = v ◦ q .
On a f ◦ p = u ◦ p2 = u ◦ p = f et f ◦ p = v ◦ q ◦ p = 0 car q ◦ p = 0 donc f = 0.
Ainsi L ∩ M = {0}. Exercice 27 : [énoncé]
Soit f ∈ L(E). On a f = f ◦ Id = f ◦ (p + q) = f ◦ p + f ◦ q ∈ L + M . Ainsi
L(E) = L + M . (a) Si x ∈ Ker p alors p(u(x)) = u(x) + u(p(x)) = u(x) donc u(x) ∈ Im p. Ainsi
Finalement L et M sont supplémentaires dans L(E). u(Ker p) ⊂ Im p.
Si x ∈ Im p alors p(x) = x donc u(x) = p(u(x)) − u(p(x)) = p(u(x)) − u(x)
d'où 2u(x) = p(u(x)). Par suite u(x) ∈ Im p donc p(u(x)) = u(x) et enn la
Exercice 26 : [énoncé] relation précédente donne u(x) = 0. Ainsi x ∈ Ker u.

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(b) Pour x ∈ E , u(x) = u(p(x)) + u(x − p(x)). Inversement, soit x ∈ Im p + Im q . On peut écrire x = p(a) + q(b) avec a, b ∈ E . On
Or u(p(x)) = 0 car Im p ⊂ Ker u et u(x − p(x)) ∈ u(Ker p) ⊂ Im p ⊂ Ker u a alors par le calcul
donc u2 (x) = 0.
r(x) = r(p(a)) + r(q(b)) = p(a) + q(b) = x
(c) Supposons u2 = 0. On a Im u ⊂ Ker u. Soit p une projection sur Im u. On a
p ◦ u = u car les vecteurs de Im u sont invariants par p et on a u ◦ p = 0 car et ainsi x ∈ Im r.
Im p = Im u ⊂ Ker u. Ainsi, il existe une projection p pour laquelle Montrons aussi
u = p ◦ u − u ◦ p. La réciproque est vraie. Ker r = Ker p ∩ Ker q
L'inclusion ⊃ est immédiate. Inversement, pour x ∈ Ker r on a
Exercice 28 : [énoncé] p(x) + q(x) − p ◦ q(x) = 0E
(a) (v ◦ u)2 = v ◦ IdF ◦ u = v ◦ u donc v ◦ u est un projecteur. En appliquant q , on obtient q(x) = 0E puis on en déduit aussi p(x) = 0E et ainsi
(b) Le rang d'un projecteur est égal à sa trace donc x ∈ Ker p ∩ Ker q .

rg(v ◦ u) = tr(v ◦ u) = tr(u ◦ v) = tr(IdF ) = p


Exercice 30 : [énoncé]
On a (a) Evidemment Ker f ⊂ Ker(g ◦ f ) et Im(g ◦ f ) ⊂ Img .
Pour x ∈ Ker(g ◦ f ), on a f (x) = f (g(f (x)) = f (0) = 0 donc x ∈ Ker f .
Im(v ◦ u) ⊂ Im v et dim Im(v ◦ u) = rg(v ◦ u) = p ≥ rg(v) = dim Im v
Pour y ∈ Img , il existe x ∈ E tel que y = g(x) et alors
On en déduit y = g(f (g(x)) = g(f (a)) ∈ Im(g ◦ f ).
Im(v ◦ u) = Im v (b) Si x ∈ Ker f ∩ Img alors on peut écrire x = g(a) et puisque f (x) = 0,
a = f (g(a)) = 0 donc x = 0.
On a Pour x ∈ E , on peut écrire x = (x − g(f (x))) + g(f (x)) avec
x − g(f (x)) ∈ Ker f et g(f (x)) ∈ Img .
Ker u ⊂ Ker(v◦u) et dim Ker u = n−rg u ≥ n−p = n−rg(v◦u) = dim Ker(v◦u)
(c) Si f est inversible alors f ◦ g = Id entraîne g = f −1 .
donc Cette condition susante est aussi évidemment nécessaire.
Ker(v ◦ u) = Ker u (d) (g ◦ f ) ◦ (g ◦ f ) = g ◦ (f ◦ g) ◦ f = g ◦ f et donc g ◦ f est un projecteur.

Exercice 31 : [énoncé]
Exercice 29 : [énoncé]
Puisque a ∈
/ H , on vérie aisément
Puisque Im p ⊂ Ker q , on a q ◦ p = 0 et en développant puis en simpliant
Vect(a) ∩ H = {0E }
(p + q − p ◦ q)2 = p + q − p ◦ q
Soit ϕ une forme linéaire non nulle telle que H = Ker ϕ.
On peut donc conclure que r = p + q − p ◦ q est un projecteur. Pour tout x ∈ E , on peut écrire
Montrons
Im r = Im p + Im q x = (x − λa) + λa avec λ = ϕ(x)/ϕ(a)

L'inclusion ⊂ est immédiate car Puisque ϕ(x − λa) = 0, on a x − λa ∈ H et puisque λa ∈ Vect(a), on obtient

∀x ∈ E, r(x) = p(x − q(x)) + q(x) E = H + Vect(a)

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Exercice 32 : [énoncé] Exercice 37 : [énoncé]


Bien entendu H ∩ D = {0} mais ici aucun argument de dimension ne permet de Par dénition
conclure directement.
Soit ϕ une forme linéaire dont H est le noyau et u un vecteur non nul de D. rg(f (x1 ), . . . , f (xp )) = dim Vect(f (x1 ), . . . , f (xp )) = dim f (Vect(x1 , . . . , xp ))
Il est clair que ϕ(u) 6= 0 et alors pour tout x ∈ E , on peut écrire
or f est injective donc
x = (x − λu) + λu avec λ = ϕ(x)/ϕ(u)
dim f (Vect(x1 , . . . , xp )) = dim Vect(x1 , . . . , xp )
On a alors x − λu ∈ H car ϕ(x − λu) = 0 et λu ∈ D donc E = H + D.
et ainsi
rg(f (x1 ), . . . , f (xp )) = rg(x1 , . . . , xp )
Exercice 33 : [énoncé]
Si F 6= H alors il existe a ∈ F tel que a ∈
/ H.
On a alors Exercice 38 : [énoncé]
H ⊕ Vect(a) = E (a) u = (x, y, z) ∈ Ker f ⇐⇒ x = y = z . u = (1, 1, 1) forme une base de Ker f .
Par le théorème du rang rg f = dim R3 − dim Ker f = 2.
et puisque H ⊂ F et Vect(a) ⊂ F , on peut conclure E = F Soit v = f (1, 0, 0) = (0, −1, 1) et w~ = f (0, 1, 0) = (1, 0, −1) vecteurs non
colinéaires de Im f .
~ est une famille libre formée de 2 = dim Im f vecteurs de Im f , c'est
(v, w)
Exercice 34 : [énoncé] donc une base de Im f .
Si f = 0 : ok. Sinon, on introduit ~u ∈
/ Ker f de sorte que Vect ~u et Ker f soient (b) Ker f = {(x, y, −2x − y, −x − y) | x, y ∈ R} = Vect(u, v) avec
supplémentaires puis on introduit α de sorte que f (~u) = αg(~u) avant de conclure u = (1, 0, −2, −1) et v = (0, 1, −1, −1).
via h = f − αg s'annule sur Ker f et ~u. (u, v) est une famille libre, elle forme donc une base de Ker f , par suite
dim Ker f = 2.
Par le théorème du rang : rg f = dim R4 − dim Ker f = 2.
Exercice 35 : [énoncé] ~a = f (1, 0, 0, 0) = (2, 1, 1) ∈ Im f et ~b = f (0, 1, 0, 0) = (1, 1, 0) ∈ Im f .
Par contraposée : si e n'est pas une base de E alors Vect(e1 , . . . , en ) 6= E . (a, b) forme une famille libre formée de 2 = dim Im f vecteurs de Im f , c'est
Soit H un hyperplan tel que Vect(e1 , . . . , en ) ⊂ H et f une forme linéaire non donc une base de Im f .
nulle de noyau H . (c) Ker f = {z = a + i.b | a, b ∈ R, a + b = 0}.
On a f (e1 ) = . . . = f (en ) = 0 mais f 6= 0. Soit z1 = 1 − i, on observe que Ker f = Vect(z1 ), donc (z1 ) forme une base de
Ker f et dim Ker f = 1.
Par le théorème du rang : rg f = dimR C − dim Ker f = 1.
Exercice 36 : [énoncé] z2 = f (1) = 1 + i ∈ Im f , donc (z2 ) forme une base de Im f car rg f = 1.
Si V = {0} : ok
Sinon, soit (e1 , . . . , ep ) une base de V .
f (V ) = f (Vect(e1 , . . . , ep )) = Vect(f (e1 ), . . . , f (ep )). Exercice 39 : [énoncé]
Donc f (V ) est un sous-espace vectoriel de E de dimension inférieure à p. Or
V ⊂ f (V ) donc dim f (V ) ≥ p et par suite dim f (V ) = p. Par inclusion et égalité (a) Une petite analyse assure que le vecteur x ne peut appartenir au noyau de
des dimensions : f (V ) = V . f p−1 car sinon la famille introduite comporterait le vecteur nul et serait donc
liée. Introduisons donc x ∈/ Ker f p−1 . Ceci est possible car, par hypothèse,
l'application f p−1 n'est pas nulle.

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Supposons Exercice 42 : [énoncé]


λ0 x + λ1 f (x) + · · · + λp−1 f p−1
(x) = 0E Soient λ, µ ∈ K et P, Q ∈ Kn [X]. Clairement ϕ(λP + µQ) = λϕ(P ) + µϕ(Q).
Soit P ∈ Ker ϕ. On a ϕ(P ) = (0, . . . , 0) donc P (a0 ) = P (a1 ) = . . . = P (an ) = 0.
En composant par f p−1 la relation ci-dessus, on obtient deg P ≤ n et P admet au moins n + 1 racines distinctes donc P = 0.
Ker ϕ = {0} donc ϕ est injectif. De plus dim Kn [X] = dim Kn+1 donc ϕ est un
λ0 f p−1 (x) = 0E isomorphisme.
et donc λ0 = 0 car f p−1 (x) 6= 0E .
En composant de même par f p−2 , . . . , f 0 la relation initiale, on obtient Exercice 43 : [énoncé]
successivement ϕ est clairement linéaire et si P ∈ Ker ϕ alors P a plus de racines (comptés avec
λ1 = 0, . . . , λp−1 = 0 multiplicité) que son degré donc P = 0. Ainsi ϕ est injective et puisque
dim R2n+1 [X] = dim R2n+2 , ϕ est un isomorphisme.
La famille x, f (x), . . . , f p−1 (x) est donc libre.


(b) La famille précédente est composée de p vecteurs en dimension n et elle est


libre donc p ≤ n. Exercice 44 : [énoncé]
Par suite On a Im(f + g) ⊂ Im f + Im g donc
f n = f n−p ◦ f p = 0̃ rg(f +g) ≤ dim(Im f +Im g) = dim Im f +dim Im g−dim Im f ∩Im g ≤ rg(f )+rg(g)

Aussi
rg(f ) = rg(f − g + g) ≤ rg(f − g) + rg(g)
Exercice 40 : [énoncé]
Si dim E = n alors dim L(E) = n2 donc la famille (I, f, f 2 , . . . , f n ) est liée car
2
donc
formée de n2 + 1 élément. Une relation linéaire sur les éléments de cette famille rg(f ) − rg(g) ≤ rg(f − g)
donne immédiatement un polynôme annulateur non nul. On conclut par symétrie sachant rg(f − g) = rg(g − f ).

Exercice 45 : [énoncé]
Exercice 41 : [énoncé]
Le rang d'une application linéaire composée est inférieur aux rangs des
(a) Si Ker f = Im f alors f 2 = 0 et donc f est nilpotent. applications linéaires qui la compose.
Si f est nilpotent alors Ker f 6= {0} et donc dim Ker f = 1 ou 2. Or f 6= 0 D'une part rg(f ◦ g), rg(g ◦ f ) ≤ rg(f ), rg(g)
donc il reste dim Ker f = 1. D'autre part rg(f ) = rg(f ◦ g ◦ f ) ≤ rg(g ◦ f ), rg(f ◦ g), rg(g) et
Ker f ⊂ Ker f 2 donc dim Ker f 2 = 1 ou 2. rg(g) = rg(g ◦ f ◦ g) ≤ rg(f )
Si dim Ker f 2 = 1 alors Ker f = Ker f 2 et classiquement (cf. noyaux itérés) Ces comparaisons permettent de conclure.
Ker f n = Ker f pour tout n ∈ N ce qui contredit la nilpotence de f .
Il reste donc dim Ker f 2 = 2 et donc Im f ⊂ Ker f puis l'égalité par argument
de dimension. Exercice 46 : [énoncé]
Facilement Im(f + g) ⊂ Im f + Im g donc
(b) Si f = u ◦ v avec u et v nilpotents et nécessairement non nuls alors
Im f ⊂ Im u et Ker v ⊂ Ker f . Or ces espaces sont de dimension 1 donc rg(f + g) ≤ dim(Im f + Im g) ≤ rg(f ) + rg(g)
Im f = Im u et Ker f = Ker v . Mais Im f = Ker f donc Im u = Ker v puis
Ker u = Im v d'où u ◦ v = 0. C'est absurde. Puisque f = f + g + (−g),
rg(f ) ≤ rg(f + g) + rg(−g) = rg(f + g) + rg(g)

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Aussi rg(g) ≤ rg(f + g) + rg(f ) donc Par la formule du rang, on obtient alors
et donc

dim E + rg(f + g) ≤ rg(f ) + rg(g) + dim Ker(f ) + Ker(g)
|rg(f ) − rg(g)| ≤ rg(f + g) dim Ker(f ) + Ker(g) ≥ dim E . Ainsi Ker(f ) + Ker(g) = E


( ⇐= ) Supposons Im(f ) ∩ Im(g) = {0} et Ker(f ) + Ker(g) = E .


Montrons Im(f + g) = Im(f ) + Im(g).
Exercice 47 : [énoncé] On sait déjà Im(f + g) ⊂ Im(f ) + Im(g).
(a) Pour tout x ∈ E , on a Inversement, soit x ∈ Im(f ) + Im(g).
Il existe a, b ∈ E tels que x = f (a) + g(b).
(u + v)(x) = u(x) + v(x) ∈ Im u + Im v Puisque E = Ker(f ) + Ker(g), on peut écrire a = u + v avec u ∈ Ker(f ) et
v ∈ Ker(g). On a alors f (a) = f (v).
donc De même, on peut écrire g(b) = g(w) avec w ∈ Ker(f ).
Im(u + v) ⊂ Im u + Im v On a alors x = f (v) + g(w) = (f + g)(v + w) car f (w) = 0 et g(v) = 0. Ainsi
x ∈ Im(f + g).
Puisque Finalement Im(f + g) = Im(f ) + Im(g).
dim (F + G) ≤ dim F + dim G
Par suite rg(f + g) = rg(f ) + rg(g) − dim Im(f ) ∩ Im(g) = rg(f ) + rg(g).


on obtient
rg(u + v) ≤ rg u + rg v
De plus, on peut écrire Exercice 49 : [énoncé]
u = (u + v) + (−v) (a) Im(f ◦ g) ⊂ Im f donc rg(f ◦ g) ≤ rg f .
donc Im(f ◦ g) = f (Im g) = Im fIm g .
rg u ≤ rg(u + v) + rg(−v) = rg(u + v) + rg v Puisque la dimension d'une image est toujours inférieure à la dimension de
l'espace de départ rg(f ◦ g) ≤ dim Im g = rg g .
puis
rg u − rg v ≤ rg(u + v)
(b) rg(f ◦ g) = dim f (Im g).
Par le théorème du rang appliqué à l'application linéaire fIm g ,
Aussi dim f (Im g) + dim Ker fIm g = dim Im g donc rg(f ◦ g) = rg g − dim Ker fIm g .
rg v − rg u ≤ rg(u + v) Or Ker fIm g ⊂ Ker f donc dim Ker fIm g ≤ dim E − rg f puis
rg(f ◦ g) ≥ rg f + rg g − dim E .
et donc
|rg(u) − rg(v)| ≤ rg(u + v)
(b) Les endomorphismes u = v = IdR2 conviennent. Exercice 50 : [énoncé]
(c) Les endomorphismes u = v = 0 conviennent.. g ◦ f = 0̃ donne Im f ⊂ Ker g donc rg(f ) ≤ dim Ker g = dim E − rg(g). Par suite
rg(f ) + rg(g) ≤ dim E .
f + g bijectif donne Im f + g = E . Or Im f + g ⊂ Im f + Im g d'où
Exercice 48 : [énoncé] dim E ≤ rg(f ) + rg(g).
( =⇒ ) Supposons rg(f + g) = rg(f ) + rg(g).
Sachant Im(f + g) ⊂ Im(f ) + Im(g), on a
rg(f + g) ≤ rg(f ) + rg(g) − dim(Im(f ) ∩ Im(g)) et donc dim Im(f ) ∩ Im(g) ≤ 0. Exercice 51 : [énoncé]


Ainsi Im(f ) ∩ Im(g) = {0}. Puisque u3 = 0̃, on a Im u2 ⊂ Ker u et donc


Sachant Ker(f ) ∩ Ker(g) ⊂ Ker(f + g), on a
dim Ker(f ) + dim Ker(g) − dim Ker(f ) + Ker(g) ≤ dim Ker(f + g). rg u2 ≤ dim Ker u


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Or par la formule du rang (c) Montrons par récurrence sur s ≥ r que Is = Ir .


La propriété est vraie au rang r.
rg u + dim Ker u = dim E Supposons la propriété vraie au rang s.
donc On sait déjà que Is+1 ⊂ Is .
rg u + rg u2 ≤ dim E ∀~y ∈ Is , ∃~x ∈ E tel que ~y = f s (~x) = f s−r (f r (~x)).
Or f r (~x) ∈ Ir = Ir+1 donc ∃~u ∈ E tel que f r (~x) = f r+1 (~u) et alors
~y = f s+1 (~u) ∈ Is+1 .
Exercice 52 : [énoncé] Ainsi Is+1 = Is puis, par hypothèse de récurrence : Is+1 = Ir .
On a Par le théorème du rang : dim Nr + dim Ir = dim E = dim Ns + dim Is donc
f = f ◦ IdE = f 2 + f ◦ g par inclusion et égalité des dimensions : ∀s ≥ r, Ns = Nr .
Montrons f ◦ g = 0̃ en observant Im g ⊂ Ker f . (d) Soit ~x ∈ Ir ∩ Nr . Il existe ~u ∈ E tel que ~x = f r (~u) et on a f r (~x) = ~o.
Pour cela montrons Im g = Ker f en observant Par suite ~u ∈ N2r , or N2r = Nr donc ~x = f r (~u) = ~o. Par suite Ir ∩ Nr = {~o}.
De plus, par le théorème du rang : dim Ir + dim Nr = dim E donc Ir et Nr
rg g = dim Ker f et Ker f ⊂ Im g sont supplémentaires dans E .
Puisque rg f + rg g = dim E et puisque par la formule du rang,
rg f + dim Ker f = dim E , on peut armer rg g = dim Ker f .
D'autre part, pour x ∈ Ker f , on a x = f (x) + g(x) = g(x) donc x ∈ Im g . Ainsi Exercice 55 : [énoncé]
Ker f ⊂ Im g .
(a) Si ~x ∈ Ker h alors ~x ∈ Ker g ◦ f et si ~x ∈ Ker f alors ~x ∈ Ker g ◦ f donc
Par inclusion et égalité des dimension Ker f = Im g puis f ◦ g = 0̃ donc f 2 = f .
Ker h + Ker f ⊂ Ker g ◦ f .
Ainsi, f est un projecteur et g = IdE − f est son projecteur complémentaire.
Inversement, soit ~x ∈ Ker g ◦ f . On peut écrire ~x = ~u + ~v avec ~u ∈ H et
~v ∈ Ker f .
Exercice 53 : [énoncé] (g ◦ f )(~x) = ~0 donc h(~u) = (g ◦ f )(~u) = ~0 d'où ~x ∈ Ker h + Ker f .
On a (b) f réalise une bijection de H vers Im f donc rg(h) = rg(g Im f
Kn = Im(u + v) ⊂ Im u + Im v rg(g Im f ) + dim Ker g Im f = dim Im f donc
donc rg(u) + rg(v) ≥ n puis rg u + rg v = n
rg(h) = rg(f ) − dim Ker g Im f ≥ rg(f ) − dim Ker g.
Si x ∈ Ker u alors x = u(x) + v(x) = v(x) donc x ∈ Im v . Par les dimensions, on
conclut Ker u = Im v et de même Ker v = Im u. Par suite u ◦ v = v ◦ u = 0 et donc
aisément u2 = u et v 2 = v . (c) dim Ker g ◦ f ≤ dim Ker h + dim Ker f .

dim Ker h = dim H − rg(h) ≤ rg(f ) − (rg f − dim Ker g) ≤ dim Ker g
Exercice 54 : [énoncé]
puis l'inégalité voulue.
(a) ∀~y ∈ Im f p+1 , ∃~x ∈ E , ~y = f p+1 (~x) = f p (f (~x)) ∈ Im f p donc Ip+1 ⊂ Ip .
∀~x ∈ Ker f p , on a f p (~x) = ~o donc f p+1 (~x) = f (~o) = ~o puis ~x ∈ Ker f p+1 .
Ainsi Np ⊂ Np+1 .
Exercice 56 : [énoncé]
(b) La suite dim Ip est une suite décroissante d'entiers naturels donc il existe Pour ϕ, ψ applications linéaires composables
s ∈ N tel que dim Is = dim Is+1 . Par inclusion et égalité des dimensions, on a
alors Is = Is+1 . rg(ψ ◦ ϕ) = dim Im ψIm ϕ = rg ϕ − dim (Im ϕ ∩ Ker ψ)
De plus, par le théorème du rang :
dim Ns = dim E − dim Is = dim E − dim Is+1 = dim Ns+1 . Ainsi
Par inclusion et égalité des dimensions, on a alors Ns = Ns+1 . rg(h ◦ g ◦ f ) = rg(g ◦ f ) − dim (Im(g ◦ f ) ∩ Ker h)

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et Exercice 59 : [énoncé]
rg(h ◦ g) = rg g − dim (Im g ∩ Ker h) Considérons fF restriction de f au départ de F et à l'arrivée dans E .
Puisque Ker fF = Ker f ∩ F et rg fF ≤ rg f . L'application du théorème du rang fF
Im(g ◦ f ) ⊂ Im g permet alors de conclure.
on a
dim (Im(g ◦ f ) ∩ Ker h) ≤ dim (Im g ∩ Ker h) Exercice 60 : [énoncé]
La formule du rang du rang donne
ce qui fournit l'inégalité demandée.
dim Ek = dim Im uk + dim Ker uk

Exercice 57 : [énoncé] donc, sachant dim Im uk = dim Ker uk+1 on obtient :


La deuxième inégalité est bien connue et provient de Im(u ◦ v) ⊂ Im u qui donne n
X n
X n
X
rg(u ◦ v) ≤ rg u et de Im(u ◦ v) = u(v(E)) = Im uv(E) qui donne rg(u) ≤ rg v car le (−1)k dim Ek = (−1)k−1 dim Ker uk + (−1)k dim Ker uk = − dim Ker u1 = 0
rang d'une application linéaire est inférieure à la dimension de l'espace de départ. k=1 k=2 k=1
Montrons maintenant la première inégalité. car Im un = {0} et Ker u1 = Im u0 = {0}.
Comme déjà écrit Im(u ◦ v) = Im uv(E) donc par la formule du rang
rg(u ◦ v) = dim v(E) − dim Ker uv(E) Exercice 61 : [énoncé]
Soient k, ` ∈ N. Considérons le sous-espace vectoriel
Or Ker uv(E) ⊂ Ker u donc
F = Ker uk+`
rg(u ◦ v) ≥ rg v − dim Ker u = rg u + rg v − dim F
et introduisons l'application linéaire restreinte v : F → E dénie par

Exercice 58 : [énoncé] ∀x ∈ F, v(x) = u` (x)


Par le théorème du rang, On vérie aisément
dim (Ker(g ◦ f )) = dim E − rg(g ◦ f ) Ker v ⊂ Ker u` et Im v ⊂ Ker uk
La formule du rang appliquée à v donne
Or
dim Ker uk+` = rg v + dim Ker v

rg(g ◦ f ) = dim g(f (E)) = rg gf (E)
Par le théorème du rang, ce qui donne
dim Ker uk+` ≤ dim Ker uk + dim Ker u`
  

rg gf (E) = dim f (E) − dim Ker gf (E)
Or Ker gf (E) ⊂ Ker g donc Exercice 62 : [énoncé]

rg gf (E) ≥ dim f (E) − dim (Ker g) (a) Ker h ⊂ Ker f donc dim Ker h ≤ dim Ker f .
En appliquant la formule du rang à f et à h on obtient
Enn, par le théorème du rang,
dim Ker f = n − rg f et dim Ker h = rg g − rg h
dim f (E) = rg f = dim E − dim (Ker f )
On en déduit
Au nal, rg f + rg g − n ≤ rg h
dim (Ker(g ◦ f )) ≤ dim (Ker f ) + dim (Ker g) Or Im(f ◦ g) = Im h donc rg(f ◦ g) = rg h et on peut conclure.

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(b) Un endomorphisme f vérie f 2 = 0 si, et seulement si, Im f ⊂ Ker f ce qui Exercice 65 : [énoncé]
entraîne, en dimension 3, rg f = 1. Soit x ∈ Ker(f − IdE ) ∩ Im(f − IdE ).
Si l'endomorphisme f n'est pas nul, en choisissant x ∈ E tel que x ∈ / Ker f et On a f (x) = x et on peut écrire x = (f − IdE )(a) = f (a) − a.
en complétant le vecteur f (x) ∈ Ker f , en une base (f (x), y) de Ker f , on f (x) = f 2 (a) − f (a), f 2 (x) = f 3 (a) − f 2 (a) = a − f 2 (a) puis x + f (x) + f 2 (x) = 0.
obtient que la matrice de f dans la base (x, f (x), y) est Or x + f (x) + f 2 (x) = 3x donc x = 0.
  Soit x ∈ E .
0 0 0
1 Analyse : Supposons x = u + v avec u ∈ Ker(f − IdE ) et v ∈ Im(f − IdE ).
0 0
On peut écrire v = f (a) − a.
0 0 0
Ainsi x = u + f (a) − a, f (x) = u + f 2 (a) − f (a), f 2 (x) = u + a − f 2 (a).
Inversement, un endomorphisme f représenté par une telle matrice vérie Donc u = 31 (x + f (x) + f 2 (x)).
f 2 = 0. Synthèse : Posons u = 13 (x + f (x) + f 2 (x)) et v = x − u.
On a f (u) = u car f 3 (x) = x et
Exercice 63 : [énoncé] 2 1 1 1 1 1 1
v= x − f (x) − f 2 (x) = x − f (x) − f 2 (x) + f 3 (x)
(a) rg(f 2 ) = rg(f ) =⇒ Im(f 2 ) = Im(f ) car on sait Im(f 2 ) ⊂ Im(f ). 3 3 3 3 3 3 3
Par le théorème du rang Ker(f 2 ) = Ker(f ) car on sait Ker(f ) ⊂ Ker(f 2 ). donc  
(b) Soit x ∈ Ker(f ) ∩ Im(f ). 1 1
v = (f − IdE ) − x + f 2 (x) ∈ Im(f − IdE )
On peut écrire x = f (a). Comme f (x) = 0, on a a ∈ Ker(f 2 ) = Ker(f ) donc 3 3
x = 0. Finalement Ker(f − IdE ) ⊕ Im(f − IdE ) = E .
Par le théorème du rang, on conclut.

Exercice 64 : [énoncé] Exercice 66 : [énoncé]


On a (a) Si x ∈ Ker f alors g(x) = (f ◦ g ◦ f )(x) = 0 donc x ∈ Ker g . Par symétrie
dim (Im u ∩ Im v) = rg u + rg v − dim (Im u + Im v) = rg u + rg v − dim E Ker f = Ker g.
et Si y ∈ Im f alors il existe a ∈ E tel que y = f (a) = (g ◦ f ◦ g)(a) donc
y ∈EIm g . Par symétrie
dim (Ker u ∩ Ker v) = dim Ker u+dim Ker v−dim (Ker u + Ker v) = dim Ker u+dim Ker v−dim
Im f = Im g
donc en sommant
(b) Soit x ∈ F ∩ G. Il existe a ∈ E tel que x = g(a) or
dim (Im u ∩ Im v) + dim (Ker u ∩ Ker v) = 0
f (a) = (g ◦ f ◦ g)(a) = (g ◦ f )(x) = g(0) = 0
car en vertu du théorème du rang
dim E = rg u + dim Ker u = rg v + dim Ker v Ainsi a ∈ Ker f = Ker g d'où x = g(a) = 0.
Soit x ∈ E .
Par suite Analyse :
dim (Im u ∩ Im v) = dim (Ker u ∩ Ker v) = 0 Supposons x = u + v avec u ∈ F = Ker f et v = g(a) ∈ G = Im g .
et donc On a
Im u ∩ Im v = Ker u ∩ Ker v = {0E } f (x) = (f ◦ g)(a)
Les espaces Im u et Im v sont supplémentaires dans E . De même pour Ker u et donc
Ker v . (g ◦ f )(x) = f (a)

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Synthèse : Analyse :
Puisque (g ◦ f )(x) ∈ Im g = Im f , il existe a ∈ E tel que Supposons x = u + v avec u = f (a) ∈ Im f et v ∈ Ker g .
g(x) = g ◦ f (a) donc (f ◦ g)(x) = f (a) = u.
(g ◦ f )(x) = f (a) Synthèse :
Posons u = (f ◦ g)(x) et v = x − u.
Posons alors v = g(a) et u = x − v . On a immédiatement v ∈ Im g et On a u ∈ Im f , x = u + v et g(v) = g(x) − g(u) = 0 i.e. v ∈ Ker g .
x = u + v.
On a aussi u ∈ Ker f car (b) On a f (Im g) ⊂ Im f et ∀y ∈ Im f on peut écrire y = f (x) avec x = g(a) + u
et u ∈ Ker f .
f (u) = f (x) − f (v) ∈ Im f On a alors y = f (g(a)) ∈ f (Im g).

et
g(f (u)) = (g ◦ f )(x) − (g ◦ f ◦ g)(a) = (g ◦ f )(x) − f (a) = 0
Exercice 69 : [énoncé]
Ainsi Puisque p1 + · · · + pm = IdE , on a pour tout x ∈ E ,
f (u) ∈ Ker g ∩ Im f
m
puis
X
x = p1 (x) + · · · + pm (x) ∈ Fk
f (u) = 0 k=1

Ainsi
m
Exercice 67 : [énoncé]
X
E⊂ Fk
Soit x ∈ Ker f ∩ Im g . On peut écrire x = g(a) avec a ∈ E . k=1
On a alors De plus
f (g(a)) = 0 m
X
puis dim E = tr IdE = tr pk
k=1
x = g(a) = (g ◦ f ◦ g)(a) = g(0) = 0
Or les pk sont des projecteurs, donc tr pk = rg pk = dim Fk .
Soit x ∈ E . On peut écrire x = a + b avec Ainsi
m
a = x − g(f (x)) et b = g(f (x))
X
dim E = dim Fk
k=1
On vérie immédiatement b ∈ Im g et on obtient a ∈ Ker f par
On peut alors conclure E = Fk puis E = ⊕m
k=1 Fk .
Pm
k=1
f (a) = f (x) − f (g(f (x)) = 0

Exercice 70 : [énoncé]
Exercice 68 : [énoncé] Si un tel endomorphisme f existe alors
(a) Soit x ∈ Im f ∩ Ker g .
Il existe a ∈ E tel que x = f (a) donc dim E = rg(f ) + dim kerf = 2 rg(f )

x = f (a) = (f ◦ g ◦ f )(a) = (f ◦ g)(x) = 0 donc n est pair.


Inversement si n est pair, n = 2p avec p ∈ N
Soit x ∈ E . Si p = 0, l'endomorphisme nul convient.

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Si p > 0, soit e = (e1 , . . . , e2p ) une base de E et f ∈ L(E) déni par : Si ϕa (g) = 0E alors g(a) = 0E puis g(f (a)) = f (g(a)) = 0E , etc. L'application
g est alors nulle sur une base et c'est donc l'application nulle. Ainsi ϕa est
f (e1 ) = 0E , . . . , f (ep ) = 0E , f (ep+1 ) = e1 , . . . , f (e2p ) = ep injective.
Soit b ∈ E . Considérons l'application linéaire g dénie par
Pour cet endomorphisme, il est clair que Vect(e1 , . . . , ep ) ⊂ Im f et
Vect(e1 , . . . , ep ) ⊂ Ker f . g(a) = b, g(f (a)) = f (b),. . . ,g(f (n−1) (a)) = f (n−1) (b)
Par suite dim Im f, dim Ker f ≥ p et par le théorème du rang
dim Im f, dim Ker f = p. L'application linéaire g est entièrement dénie par l'image d'une base et l'on
Par inclusion et égalité des dimensions vérie g ◦ f = f ◦ g sur chaque vecteur de cette base. Ainsi g ∈ C(f ) et l'on
vérie ϕa (g) = b. Ainsi ϕa est surjective.
Im f = Vect(e1 , . . . , ep ) = Ker f
(d) Par l'isomorphisme dim C(f ) = n.
Il est immédiat de vérier Vect(Id, f, . . . , f n−1 ) ⊂ C(f ) ainsi que la liberté de
la famille (Id, f, . . . , f n−1 ).
Exercice 71 : [énoncé] Par inclusion et égalité des dimensions, on conclut
Posons e1 = (1, 0, 0), e2 = (1, 1, 0) et e3 = (1, 1, 1). C(f ) = Vect(Id, f, . . . , f n−1 ).
Il est immédiat d'observer que (e1 , e2 , e3 ) est une base de E .
Une application linéaire est entièrement caractérisée par l'image des vecteurs
d'une base, par suite f existe et est unique.
Exercice 73 : [énoncé]
(x, y, z) = (x − y)e1 + (y − z)e2 + ze3 donc
Puisque Im f 2 ⊂ Im f ⊂ R6 , on a 3 ≤ rg f ≤ 6.
f (x, y, z) = (x − y)f (e1 ) + (y − z)f (e2 ) + zf (e3 ) = (y, x − y + z).
Si rg f = 6 alors f est un isomorphisme, donc f 2 aussi et rg f 2 = 6. Contradiction.
Ker f = Vect u avec u = (1, 0, −1).
Si rg f = 5 alors dim Ker f = 1. Considérons g = f|Im f . Par le théorème du rang
Par le théorème du rang dim Im f = 2 et donc Im f = R2 .
dim Ker g = 5 − rg g . Or Im g ⊂ Im f 2 donc rg g ≤ 3 et par suite dim Ker g ≥ 2. Or
Ker g ⊂ Ker f donc dim Ker f ≥ 2. Contradiction.
rg f = 3 et rg f = 4 sont possibles en considérant :
Exercice 72 : [énoncé]
   
(a) C(f ) ⊂ L(E), 0̃ ∈ C(f ). 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0
Soient λ, µ ∈ K et g, h ∈ C(f ). On a
0 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0
   
0 0 1 0 0 0 et 0 0 1 0 0 0

 
f ◦ (λg + µh) = λ(f ◦ g) + µ(f ◦ h) = λ(g ◦ f ) + µ(h ◦ f ) = (λg + µh) ◦ f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
  
0 0 0 0 0 0  0 0 0 1 0 0
donc λg + µh ∈ C(f ). 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
(b) Supposons
λ0 a + λ1 f (a) + · · · + λn−1 f n−1 (a) = 0E
Exercice 74 : [énoncé]
En appliquant f n−1 à cette relation, on obtient λ0 f n−1 (a) = 0E et donc Ker ϕ est un hyperplan de E et Vect u une droite car u 6= 0E puisque u ∈ / Ker ϕ.
λ0 = 0 car f n−1 (a) 6= 0E .
Ker ϕ + Vect(u) est un sous-espace vectoriel de E contenant Ker ϕ, donc de
En répétant l'opération, on obtient successivement la nullité de chaque λk . dimension n − 1 ou n.
La famille (a, f (a), . . . , f n−1 (a)) est alors libre puis base de E car constituée Si dim Ker ϕ + Vect(u) = n − 1 alors par inclusion et égalité des dimensions
de n = dim E vecteurs de E .
(c) L'application ϕa est linéaire car Ker ϕ + Vect(u) = Ker ϕ

ϕa (λf + µg) = λf (a) + µg(a) = λϕa (f ) + µϕa (g) Or u ∈ Ker ϕ + Vect(u) et u ∈


/ Ker ϕ. Ce cas est donc exclu.

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Il reste dim Ker ϕ + Vect(u) = n i.e. Pour tout polynôme P ∈ Rn [X], on a

Ker ϕ + Vect(u) = E λ0 P (a0 ) + · · · + λn P (an ) = 0

Comme de plus Considérons le polynôme d'interpolation de Lagrange


Y X − aj
dim Ker ϕ + dim Vect(u) = n − 1 + 1 = n = dim E Lk =
ak − aj
j6=k
on peut armer que la somme est directe et donc Ker ϕ et Vect(u) sont
supplémentaires dans E . déni de sorte que
Lk ∈ Rn [X] et Lk (aj ) = δj,k
En prenant P = Lk , on obtient λk = 0.
Exercice 75 : [énoncé] La famille (ϕ0 , . . . , ϕn ) est libre et puisque formée de n + 1 = dim (Rn [X])∗
Soit ϕ une forme linéaire ne s'annulant pas sur x. Celle-ci n'est pas combinaison
éléments de (Rn [X])∗ , c'est une base de (Rn [X])∗ .
linéaire de la famille (f1 , . . . , fn ). Cette famille n'est donc pas génératrice et par
Puisque
suite elle est liée car formée de n = dim E ∗ éléments de E ∗ . Z 1
ϕ : P 7→ P (t) dt
0

Exercice 76 : [énoncé] est une forme linéaire sur Rn [X], on peut armer qu'il existe (λ0 , . . . , λn ) ∈ Rn+1
Si f = 0 la propriété est immédiate. unique vériant
Sinon f 2 = 0 donne Im f ⊂ Ker f et en vertu du théorème du rang, dim Im f = 1. ϕ = λ0 ϕ0 + · · · + λn ϕn
Soit a un vecteur directeur de la droite Im f . Pour tout x ∈ R3 , il existe un unique
α ∈ R tel que f (x) = α.a. Posons ϕ(x) = α ce qui dénit ϕ : R3 → R.
Les identités Exercice 78 : [énoncé]
f (λx + µy) = ϕ(λx + µy)a Il est clair que les application Fj sont éléments de (Rn [X])∗ espace de dimension
n + 1. Pour conclure, il sut d'observer la liberté de la famille (F0 , . . . , Fn ).
et Supposons λ0 F0 + · · · + λn Fn = 0.
f (λx + µy) = λf (x) + µf (y) = (λϕ(x) + µϕ(y))a En appliquant cette égalité aux polynômes 1, 2X, . . . , (n + 1)X n on obtient les
avec a 6= 0E donnent la linéarité équations formant le système linéaire :

ϕ(λx + µy) = λϕ(x) + µϕ(y) 
 λ0 a0 + · · · + λn an = 0
λ0 a20 + · · · + λn a2n = 0

L'application ϕ est donc une forme linéaire sur R3 .  ···
λ0 an+1
 n+1
+ · · · + λ a = 0

0 n n

Exercice 77 : [énoncé] Par un déterminant de Vandermonde, ce système est de Cramer ce qui entraîne
Posons ϕk : Rn [X] → R la forme linéaire dénie par λ0 = . . . = λn = 0
ϕk (P ) = P (ak ) La famille est alors libre et constituée du bon nombre de vecteurs pour former une
base de (Rn [X])∗ .
Supposons
λ0 ϕ0 + · · · + λn ϕn = 0

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Exercice 79 : [énoncé] Exercice 84 : [énoncé]


Soient x, y ∈ E tels que x 6= y . Posons F = {g ∈ L(E) | f ◦ g = 0}. Soit g ∈ L(E). On a clairement
Le vecteur x − y est non nul, il peut donc être complété pour former une base de g ∈ F ⇐⇒ Im g ⊂ Ker f . Par conséquent F = L(E, Ker f ) d'où la dimension.
E . La forme linéaire correspondant à la première application composante dans
cette base est alors solution du problème posé.
Exercice 85 : [énoncé]
Exercice 80 : [énoncé] (a) Si f, g ∈ L(E, F ) s'annulent sur W , il en est de même de λf + µg . . .
Si Ker f = Ker g alors le résultat est immédiat. (b) Soit V un supplémentaire de W dans E . L'application
Sinon, pour des raisons de dimension, Ker f 6⊂ Ker g et Ker g 6⊂ Ker f .
La somme d'un vecteur de Ker f qui ne soit pas dans Ker g et d'un vecteur de Φ : A → L(V, F )
Ker g qui ne soit pas dans Ker f est solution.
qui à f ∈ A associe sa restriction au départ de V est un isomorphisme car
une application linéaire est entièrement déterminée par ses restrictions
Exercice 81 : [énoncé] linéaires sur deux espaces supplémentaires.
Soit ϕ une forme linéaire ne s'annulant pas sur x. Celle-ci n'est pas combinaison On en déduit
linéaire des (f1 , . . . , fn ).
Cette famille n'est donc pas génératrice et par suite elle est liée car formée de dim A = dim L(V, F ) = (dim E − dim W ) × dim F
n = dim E ∗ éléments de E ∗ .

Exercice 86 : [énoncé]
Exercice 82 : [énoncé]
Pour f ∈ E ∗ et g ∈ F ∗ , posons f ⊗ g l'application dénie sur E × F par (a) AF et BF sont des parties de L(E) contenant l'endomorphisme nul.
Im(λf ) ⊂ Im f avec égalité si λ 6= 0 et Im(f + g) ⊂ Im f + Im g donc AF est
(f ⊗ g)(x, y) = f (x) + g(y). Il est facile d'observer f ⊗ g ∈ (E × F )∗ . Considérons
ϕ : E ∗ × F ∗ → (E × F )∗ dénie par ϕ(f, g) = f ⊗ g .
un sous-espace vectoriel de L(E).
L'application ϕ est linéaire. Aussi Ker f ⊂ Ker(λf ) et Ker f ∩ Ker g ⊂ Ker(f + g) donc BF est un
Si ϕ(f, g) = 0 alors pour tout (x, y) ∈ E × F , f (x) + g(y) = 0. sous-espace vectoriel de L(E).
AF s'identie avec L(E, F ) donc
Pour y = 0, on peut armer f = 0 et pour x = 0, on arme g = 0. Ainsi
(f, g) = (0, 0) et donc ϕ est injective.
dim AF = np
Soit h ∈ (E × F )∗ . Posons f : x 7→ h(x, 0), g : y 7→ h(y, 0). On vérie aisément
f ∈ E ∗ , g ∈ F ∗ et ϕ(f, g) = h car h(x, y) = h(x, 0) + h(0, y). En introduisant G un supplémentaire de F dans E , BF est isomorphe à
L(G, E) et donc
dim BF = n(n − p)
Exercice 83 : [énoncé]
(a) Si u et v s'annulent sur G, il en est de même pour λu + µv . (b) ϕ est linéaire en vertu de la linéarité du produit de composition.
(b) Soit H un supplémentaire de G dans E . L'application ϕ : u 7→ uH dénie un f ∈ Ker ϕ ⇐⇒ Im f ⊂ Ker u
isomorphisme entre A et L(H, F ). En eet la connaissance d'une application
linéaire sur deux espaces supplémentaires la caractérise entièrement, ici donc Ker ϕ = BIm f puis
uG = 0 et donc uH détermine u. Par suite
dim A = (dim E − dim G) × dim F . dim Ker ϕ = n(n − rg u)

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(c) Si v ∈ Im ϕ alors il existe f ∈ L(E) tel que v = u ◦ f et donc Im v ⊂ Im u. (b) Si P est constant alors ∆(P ) = 0 et sinon ∆(P ) 6= 0 donc Ker ∆ = C0 [X].
Inversement si Im v ⊂ Im u alors en introduisant (e1 , . . . , en ) une base de E , Soit P ∈ Cn [X]. La restriction ∆˜ de ∆ au départ Cn+1 [X] et à l'arrivée dans
pour tout i, il existe fi ∈ E tel que v(ei ) = u(fi ). Considérons alors Cn [X] est bien dénie, de noyau de dimension 1 et en vertu du théorème du
l'endomorphisme f déterminé par f (ei ) = fi . On vérie v = u ◦ f car ces rang surjective. Il s'ensuit que ∆ est surjective.
deux applications prennent mêmes valeurs sur une base. Im ϕ = AIm u donc (c) Notons T ∈ L(C[X]) déni par T (P ) = P (X + 1).
rg ϕ = n rg u ∆ = T − I donc
n  
X n k
∆n = (−1)n−k T
k
k=0
Exercice 87 : [énoncé]
Notons A = {g ∈ L(E, F ) | f ◦ g ◦ f = 0} = {g ∈ L(E, F ) | Im(gIm f ) ⊂ Ker f } avec T (P ) = P (X + k) donc
k

Soit G un supplémentaire de Im f dans E . n


Un élément de A est entièrement déterminée par :
 
n n
X
kn
∆ (P ) = (−1) (−1) P (X + k)
- sa restriction de Im f à valeurs dans Ker f et k=0
k
- sa restriction de G à valeurs dans F .
Par suite A est isomorphe à L(Im f, Ker f ) × L(G, F ). (d) Si deg P < n alors ∆n (P ) = 0 donc
Il en découle dim A = dim E dim F − (rg f )2 .
n  
X n
(−1)k P (k) = 0
k
Exercice 88 : [énoncé] k=0

(a) On remarque que si deg P ≤ m alors deg ∆(P ) ≤ m − 1.


On en déduit Im ∆ ⊂ Rn−1 [X], Im ∆2 ⊂ Rn−2 [X],. . . puis ∆n+1 = 0.
(b) Introduisons l'endomorphisme T : P (X) 7→ P (X + 1). Exercice 90 : [énoncé]
On a ∆ = T − Id et par la formule du binôme de Newton(T et Id commutent), (a) Si P ∈ Kn [X] alors ϕ(P ) ∈ Kn [X].
n+1
Si deg P = n + 1 alors (n + 1)P et XP 0 ont même degré(n + 1) et même
coecient dominant donc deg(n + 1)P − XP 0 < n + 1 puis
 
X n+1 k
(−1)n+1−k T =0
k=0
k (n + 1)P − XP 0 ∈ Kn [X].
Finalement ∀P ∈ Kn+1 [X], ϕ(P ) ∈ Kn [X] et donc l'application ϕ est bien
Ainsi pour   dénie.
n+1
k Pour λ, µ ∈ K et tout P, Q ∈ Kn+1 [X] :
ak = (−1)
k ϕ(λP + µQ) = (n + 1)(λP + µQ) − X(λP + µQ)0 =
on a λ((n + 1)P − XP 0 ) + µ((n + 1)Q − XQ0 )
n+1
∀P ∈ Rn [X],
X
ak P (X + k) = 0 et donc ϕ(λP + µQ) = λϕ(P ) + µϕ(Q).
k=0 ak X ∈ Kn+1 [X]. ϕ(P ) = 0 ⇐⇒ ∀k ∈ {0, 1, . . . , n + 1},
(b) Soit P = n+1 k
P
k=0
(n + 1)ak = kak .
Ainsi P ∈ Ker ϕ ⇐⇒ ∀k ∈ {0, 1 . . . , n} , ak = 0. Par suite
Exercice 89 : [énoncé]
Ker ϕ = Vect(X n+1 ).
(a) ∆ est clairement linéaire.
(c) Par le théorème du rang
Soit P ∈ C[X] non nul et n = deg P . On peut écrire
rg(ϕ) = dim Kn+1 [X] − dim Ker ϕ = n + 2 − 1 = dim Kn [X] donc ϕ est
P = a0 + a1 X + · · · + an X n avec an 6= 0.
surjective.
∆(P ) = a1 ∆(X) + · · · + an ∆(X n ) or deg ∆(X), . . . , deg ∆(X n−1 ) ≤ n − 1 et
deg ∆(X n ) = n − 1 donc deg ∆(P ) = n − 1.

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Exercice 91 : [énoncé] En évaluant cette identité en a et b, on détermine α et β


(a) ϕ est linaire. Si deg P = k ∈ N alors deg ϕ(P ) = k donc Ker ϕ = {0}. Par P (b) − P (a) bP (a) − aP (b)
suite ϕ est bijective. α= et β =
b−a b−a
(b) (P0 , . . . , Pn ) est une famille de polynômes de degrés étagés, c'est donc une
base de Rn [X]. Par linéarité de ϕ on obtient
Puisque Pn (X + 1) ∈ Rn [X], on peut écrire Pn (X + 1) = nk=0 λk Pk .
P
ϕ(P ) = ϕ(αX + β) = αX + β
(c) Pn (X + 2) + Pn (X + 1) = P 2(X + 1)n et
Pn (X + 2) + Pn (X + 1) = k=0 2λk X k donc λk = Cnk .
n
car ϕ ((X − a)(X − b)Q(X)) = 0.
Pn = 2X n − Pn (X + 1) = 2X n − k=0 Cnk Pk − Pn puis Ainsi
Pn−1

Pn = X n − 12 k=0 Cnk Pk . P (b) − P (a) bP (a) − aP (b)


P n−1
ϕ(P ) = X+
b−a b−a
ce qui détermine ϕ de façon unique.
Exercice 92 : [énoncé] Inversement, on vérie aisément que l'application ϕ dénie sur R[X] par la
Soient λ, µ ∈ R et P1 , P2 ∈ R[X]. relation précédente est un endomorphisme de R[X] résolvant le problème posé.
On a P1 = AQ1 + r(P1 ), P2 = AQ2 + r(P2 ) avec deg r(P1 ), deg r(P2 ) < deg A.
Donc λP1 + µP2 = A(λQ1 + µQ2 ) + λr(P1 ) + µr(P2 ) avec
deg(λr(P1 ) + µr(P2 )) < deg A. Exercice 94 : [énoncé]
Par suite r(λP1 + µP2 ) = λr(P1 ) + µr(P2 ). Finalement r est un endomorphisme Posons T : P (X) 7→ P (X + 1) et ∆ = T − Id endomorphismes de R[X].
de R[X]. ∆(P ) = P (X + 1) − P (X).
De plus pour tout P ∈ R[X], on a r(P ) = A × 0 + r(P ) avec deg r(P ) < deg A On vérie que si deg P ≤ p alors deg ∆(P ) ≤ p − 1.
donc r(r(P )) = r(P ). Ainsi r2 = r. r est un projecteur. Soit P ∈ Rp [X].
Par ce qui précède, on a ∆p+1 (P ) = 0.
∀P ∈ R[X], r(P ) = 0 ⇐⇒ A | P
Or
p+1 
donc Ker r = A.R[X].

p+1
X p+1
∆ = (−1)p+1−k T k
∀P ∈ R[X], r(P ) ∈ Rn−1 [X] k
k=0

en posant n = deg A. Donc Im r ⊂ Rn−1 [X]. car T et Id commutent.


Inversement, On en déduit
p+1 
∀P ∈ Rn−1 [X], r(P ) = P ∈ Im r

X p+1
(−1)k P (X + k) = 0
Donc Rn−1 [X] ⊂ Im r. k
k=0
Finalement Im r = Rn−1 [X]. et en particulier pour tout n ∈ N,
p+1  
X p+1
Exercice 93 : [énoncé] (−1)k P (n + k) = 0
k
Supposons ϕ solution. k=0

Soit P ∈ R[X]. Par division euclidienne de P par (X − a)(X − b) on peut écrire

P = (X − a)(X − b)Q(X) + αX + β Exercice 95 : [énoncé]

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(a) Si u ∈ Sp et si deux polynômes P, Q conviennent pour exprimer un+1 en donc λ0 = . . . = λp = 0 puis la relation initiale donne λ = 0 car v 6= 0.
fonction de un alors La famille (v, v0 , . . . , vp ) est donc libre.
∀n ∈ N, P (n) = Q(n) De plus, en vertu de la formule du rang
Puisque le polynôme P − Q possède une innité de racines, c'est le polynôme dim Sp = dim Ker φ + rg φ = 1 + (p + 1) = p + 2
nul et donc P = Q.
(b) Sp ⊂ RN , 0 ∈ Sp (avec P = 0). donc la famille (v, v0 , . . . , vp ) est une base de Sp .
Soient λ, µ ∈ R et u, v ∈ Sp . (e) En reprenant les notations qui précèdent, on peut écrire
Pour tout n ∈ N, on obtient aisément
u = λv + λ0 v0 + λ1 v1
(λu + µv)n+1 = a(λu + µv)n + (λPu + µPv )(n)

et donc λu + µv ∈ Sp avec Pλu+µv = λPu + µPv ∈ Rp [X]. On a


Sp est un sous-espace vectoriel de RN donc c'est un R-espace vectoriel. Pu = λ0 R0 + λ1 R1 = −2X + 7
(c) Ci-dessus, on a obtenu Pλu+µv = λPu + µPv ce qui correspond à la linéarité Puisque R0 = −1 et R1 = 1 − X , on obtient λ1 = 2 et λ0 = −5.
de l'application φ. Par suite
u ∈ Ker φ si, et seulement si, Pu = 0 ce qui signie que u est une suite un = λ2n + 2n − 5
géométrique de raison a.
On en déduit que la suite (an )n∈N est un vecteur directeur de la droite Puisque u0 = −2, on obtient λ = 7.
vectorielle qu'est le noyau de φ. Finalement
L'image de φ est Rp [X] car l'application φ est surjective puisque pour tout un = 3.2n + 2n − 5
polynôme P ∈ R[X], on peut dénir une suite élément de Sp par la relation
u0 ∈ R et ∀n ∈ N, un+1 = aun + P (n) Exercice 96 : [énoncé]
(d) La famille (R0 , R1 , . . . , Rp ) est une famille de polynômes de degrés étagés de (a) Supposons que H est un supplémentaire commun à F1 et F2 .
Rp [X], elle forme donc une base de Rp [X]. Pour k ∈ J0 ; pK, il est facile de Considérons la projection p sur F1 parallèlement à H . Par le théorème du
déterminer une suite u = (un ) ∈ Sp vériant Su = Rk car rang, p induit par restriction un isomorphisme de tout supplémentaire de
noyau vers l'image de p. On en déduit que F1 et F2 sont isomorphes.
un+1 = aun + Rk (n) ⇐⇒ un+1 − (n + 1)k = a(un − nk )
(b) En dimension nie, la réciproque est vraie car l'isomorphisme entraîne
Ainsi la suite l'égalité des dimensions des espaces et on peut alors montrer l'existence d'un
u : n 7→ nk supplémentaire commun (voir l'exercice d'identiant 181)
C'est en dimension innie que nous allons construire un contre-exemple.
convient. Posons E = K[X] et prenons F1 = E , F2 = X.E . Les espaces F1 et F2 sont
Considérons alors la famille formée des suites isomorphes via l'application P (X) 7→ XP (X). Ils ne possèdent pas de
v : n 7→ an et vk : n 7→ nk avec k ∈ J0 ; pK supplémentaires communs car seul {0} est supplémentaire de F1 et cet espace
n'est pas supplémentaire de F2 .
Supposons
λv + λ0 v0 + · · · + λp vp = 0
En appliquant φ, on obtient Exercice 97 : [énoncé]
Notons que Im f ⊂ Ker f car on suppose f 2 = 0.
λ0 R0 + · · · + λp Rp = 0 ( =⇒ ) Si x ∈ Ker f alors x = (f ◦ g)(x) + 0 ∈ Im f donc Im f = Ker f .

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( ⇐= ) Soient F un supplémentaire de Im f = Ker f dans E . Par le théorème du Pour tout x ∈ Ker f ,


rang g(x) = 0 = (h ◦ f )(x)
dim F = n − dim Ker f = dim Im f
et pour tout x ∈ H ,
L'application h = f|F : F → Im f est un isomorphisme car elle est linéaire entre −1
deux espaces de dimensions nies égales et injective car Ker h = F ∩ Ker f = {0E }. (h ◦ f )(x) = h(fH (x)) = g(fH (fH (x))) = g(x)
Soit g ∈ L(E) déterminé par
Les applications g et h ◦ f coïncidant sur deux sous-espaces vectoriels
g|Im f = h−1 et g|F = 0 supplémentaires, elles sont égales.

On a
∀x ∈ Im f, (f ◦ g + g ◦ f )(x) = (f ◦ g)(x) = (f ◦ h−1 )(x) = x
car f 2 = 0.
et
∀x ∈ F, (f ◦ g + g ◦ f )(x) = (g ◦ f )(x) = h−1 (f (x)) = x
car g|F = 0.
On en déduit f ◦ g + g ◦ f = IdE .

Exercice 98 : [énoncé]
( ⇐= ) ok
( =⇒ ) Supposons Im g ⊂ Im f . Soit H un supplémentaire de Ker f dans E . f
réalise un isomorphisme ϕ de H vers Im f .
Posons h = ϕ−1 ◦ g . L'application h est bien dénie car g est à valeurs dans
Im g ⊂ Im f et ϕ−1 est dénie sur Im f . De plus, h est linéaire par composition et

f ◦ h = f ◦ ϕ−1 ◦ g

Puisque ϕ−1 prend ses valeurs dans H , f ◦ ϕ−1 = ϕ ◦ ϕ−1 = IdIm f puis
f ◦ h = IdIm f ◦ g = g

Exercice 99 : [énoncé]
( ⇐= ) ok
( =⇒ ) Supposons Ker f ⊂ Ker g . Soit H un supplémentaire de Ker f dans E . f
réalise un isomorphisme de H vers Im f noté fH . Soient K un supplémentaire de
Im f dans E et h ∈ L(E) déterminé par
−1
hIm f = g ◦ fH et hK = 0
(ou n'importe quelle autre application linéaire).

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