Matrices 2017
Matrices 2017
MPSI 1 TD
Matrices
⊲ Exercice 1.4. Notons J la matrice de Mn (K) dont tous les coefficients sont égaux à 1
1. Déterminer le rang et le noyau de l’endomorphisme canoniquement associé à J.
2. Calculer J k , pour tout k ∈ N.
3. Calculer, pour tout λ ∈ R, (J + λIn )k .
5 2 2
4. En déduire l’expression des puissances de A = 2 5 2
2 2 5
2 4 6 0 4 6
⊲ Exercice 1.5. Soit A = 0 2 3 ∈ M3 (C) et N = 0 0 3 ∈ M3 (C).
0 0 2 0 0 0
1. Calculer N k , pour tout k ∈ N∗ .
2. En déduire Ak pour tout k ∈ N∗ .
0 0 0
⊲ Exercice 1.6. Soit A = −2 1 −1 ∈ M3 (C)
2 0 2
1. Calculer le reste de la division euclidienne de X n par X 3 − 3X 2 + 2X.
2. En déduire le calcul de Ak pour tout k ∈ N∗ .
⊲ Exercice 1.7. Une matrice N ∈ Mn (K) non nulle est nilpotente s’il existe k ∈ N∗ tel que N k = 0n .
1. Montrer que la somme (resp. le produit) de deux matrices nilpotentes (A, B) ∈ Mn (K)2 qui commutent
est une matrice nilpotente.
2. Montrer que, si N ∈ Mn (K) est nilpotente, ∀λ ∈ K, In + λN est inversible.
−2 1 3
En déduire que A = 0 −2 −1 est inversible et préciser son inverse.
0 0 −2
a b
⊲ Exercice 1.8. Soit A = ∈ M2 (K) fixée quelconque.
c d
1. Calculer A2 − (a + d)A + (ad − bc)I2 .
2. En déduire une CNS sur (a, b, c, d) ∈ K4 pour que A ∈ GL2 (K).
1 2 −1 −3
3. B = et C = sont-elles inversibles et si oui, préciser leurs inverse.
−1 −2 2 −1
⊲ Exercice 1.9. Oral X-2009. Soit B ∈ Mn (R) nilpotente non nulle telle qu’il existe A ∈ Mn (R) vérifiant
AB 2 − B 2 A = B. Montrer que l’indice de nilpotence pB de B est impair. On rappelle que pB = min{p ∈
N∗ | B p = 0}.
1
2 Structures algébriques sur les espaces de matrices.
2.1 Sous-anneaux, sous-groupes, sous-algèbres de matrices.
x+y 3y 2
⊲ Exercice 2.1. Montrer que E = | (x, y) ∈ R est un sous-espace vectoriel de (M2 (R), +·),
−y x−y
un sous-anneau de (M2 (R), +, ×), une sous-R-algèbre de (M2 (R), +·, ×), puis que c’est un corps isomorphe à
C.
1 3
On posera S = .
−1 −1
1 0 0
⊲ Exercice 2.2. Posons G = M (x) = −x2 1 x ∈ M3 (R) x ∈ R
−2x 0 1
R −→ G
Soit Φ : .
x 7−→ M (x)
1. Comparer, pour tout (x, y) ∈ R2 , Φ(x + y) et Φ(x) × Φ(y).
2. Montrer que G est un sous-groupe de (GL3 (R), ×) isomorphe à (R, +).
a+b b 2
⊲ Exercice 2.3. Soit E = | (a, b) ∈ R
−b a − b
1. Montrer que E est un sous-espace vectoriel de M2 (R) dont on donnera une base et la dimension.
2. Montrer que E est un sous-anneau commutatif de M2 (R).
3. Déterminer les éléments inversibles de E.
4. Déterminer les diviseurs de zéro de E (est-ce nécessaire de distinguer diviseur de zéro à gauche et diviseur
de zéro à droite ?).
On rappelle que dans un anneau (A, +, ×) de neutre additif 0A ,
— a ∈ A \ {0A } est un diviseur de zéro à gauche s’il existe b ∈ A \ {0A } tel que a × b = 0A ,
— a ∈ A \ {0A } est un diviseur de zéro à droite s’il existe b ∈ A \ {0A } tel que b × a = 0A .
Il est évident que si l’anneau (A, +, ×) est commutatif, les deux notions de diviseur de zéro à droite et à
gauche coïncident et donnent la notion de diviseur de zéro.
On rappelle également (voir exercice non évident plus loin) que, dans Mn (K), une matrice est un diviseur
de zéro à droite si et seulement si c’est un diviseur de zéro à gauche.
n
X
∀i ∈ {1, 2, . . . , n}, |Ai,i | > |Ai,j | , ce qui se lit “A est à diagonale dominante”.
j=1
j6=i
2
1. Montrer que ΦA est une application linéaire et donner sa matrice relativement à la base canonique de
M2 (R).
2. Calculer Tr(ΦA ).
3. Donner une CNS sur A ∈ M2 (R) pour que Φ ∈ GLR (M2 (R)).
⊲ Exercice 3.3. À proposde la trace d’une matrice carrée.
Mn (K) → n K
Considérons l’application Tr X .
A 7→ Ai,i
i=1
1. Montrer que Tr est une forme linéaire sur Mn (K).
2. En déduire que l’ensemble des matrices de trace nulle, E = {M ∈ Mn (K) | Tr(M ) = 0}, est un sous-espace
vectoriel de Mn (K) dont on précisera la dimension et une base (que l’on explicitera pour n = 2 et n = 3).
⊲ Exercice 3.4. Base duale de la base canonique de Mn,p (K).
1. Quelle est la dimension de Mn,p (K)∗ (espace dual de Mn,p (K)) ? Expliciter la base duale de la base
canonique de M2,3 (K).
Mn (K) → K
2. Exprimer dans la base duale de la base canonique les formes linéaires Tr et ϕA :
M 7→ Tr(AM )
où A ∈ Mn (K) est fixée.
Mn (K) → Mn (K)∗
3. En déduire l’expression de ϕE i,j et montrer que Φ : Mn (K) → K est un
A 7→
M 7→ Tr(AM )
isomorphisme.
⊲ Exercice 3.5.
1. (a) Soient (A, B) ∈ Mn (K)2 telles que, ∀M ∈ Mn (K), Tr(AM ) = Tr(BM ). Montrer que A = B (on
pourra tester les matrices de la base canonique de Mn (R)).
(b) Soit ϕ ∈ Mn (K)∗ (forme linéaire sur Mn (K)). Montrer qu’il existe une unique matrice A ∈ Mn (K)
telle que
∀M ∈ Mn (K) , ϕ(M ) = Tr(AM ) .
2. (a) Montrer que ∀(A, B) ∈ Mn (K)2 , Tr(AB) = Tr(BA).
(b) Calculer, pour A ∈ Mn (K) et (i, j, k, l) ∈ [[1, n]], Tr(AE i,j E k,l ).
(c) Soit ϕ ∈ Mn (K)∗ telle que ∀(A, B) ∈ Mn (K)2 , ϕ(AB) = ϕ(BA). Montrer qu’il existe λ ∈ K tel que
3
⊲ Exercice 4.3. Soit f ∈ L(R2 ) telle que Imf = Kerf . On note Bc = (e1 , e2 ) la base canonique de R2 .
0 1
1. Montrer qu’il existe une base B de R2 telle que mat(f, B) =
0 0
0 1
2. Quel lien y a-t-il entre et mat(f, Bc ) ?
0 0
⊲ Exercice 4.4. Soit f ∈ L(R4 ) tel qu’il existe (u, v) ∈ (R4 )2 vérifiant
u 6= 0R4 , v 6= 0R4 , f (u) = v , f (v) = −u , rg(f ) = 2
On note A la matrice de f relativement à la base canonique Bc de R4 .
1. Montrer que Imf ∩ Kerf = {0R4 }.
0 1 0 0
−1 0 0 0
2. Montrer que A est semblable à M = 0 0 0 0 .
0 0 0 0
3. Calculer la dimension du commutant C(M ) = {G ∈ M4 (R) | M G = GM } de M .
En déduire la dimension du commutant C(f ) = {g ∈ L(R4 ) | f ◦ g = g ◦ f } de f .
4
5 Rang d’une famille de vecteurs. Rang d’une application linéaire.
⊲ Exercice 5.1. Rang d’un produit de matrices
Soient (A, B) ∈ Mn,p (K) × Mp,q (K).
Montrer que
rg(AB) 6 min(rg(A), rg(B))
⊲ Exercice 5.2. Rang d’un projecteur
1. Rappeler les définitions et les propriétés des sous-espaces vectoriels qui caractérisent un projecteur vectoriel
d’un R-espace vectoriel E.
2. Montrer que le rang d’un projecteur d’un espace de dimension finie est égal à sa trace.
3. Soit E un K-espace vectoriel. Soient (u, v) ∈ L(E)2 . u est semblable à v s’il existe ϕ ∈ GL(E) telle que
u = ϕ−1 ◦ v ◦ ϕ.
(a) Montrer que la relation binaire « être semblable » est une relation d’équivalence sur GL(E).
(b) Montrer que deux projecteurs d’un espace de dimension finie sont semblables si et seulement si ils ont
le même rang.
⊲ Exercice 5.3. Matrices de rang 1
Soit A ∈ Mn (K) une matrice de rang 1.
1. Montrer qu’il existe (C, C ′ ) ∈ Mn,1 (K)2 telle que A = C.t C ′ .
2. Montrer que, si on note a le réel t C ′ .C, pour tout p ∈ N∗ , Ap+1 = ap A.
3. En déduire une CNS pour qu’une matrice de rang 1 soit canoniquement associée à une projection vectorielle
dont on déterminera l’image et le noyau en fonction de C et C ′ .
4. Montrer que A + In est inversible si et seulement si a 6= −1 et préciser son inverse. On pourra chercher
l’inverse sous la forme In + λA.
⊲ Exercice 5.4. Calculer le rang des matrices suivantes et leur inverse s’il y a lieu
1 1 0 1 1 1 −1 2 3 1 1
3 2 −1 3 λ −1 1 1 1 1 λ
A= λ 3 −2 0
, B =
1 −1 3
, C = .
−3 −4 4 −4
−1 0 −4 −3 4 2 0 λ 6 4 0
⊲ Exercice 5.5. Soit (A1 , A2 , . . . , Ak ) ∈ GLn (K)k une famille de matrices stable par multiplication. On note
(ai )i∈{1,...,k} les automorphismes de Kn canoniquement associés à ces matrices.
1. Montrer que la famille constitue un sous-groupe de GLn (K).
k
1X
2. Montrer que l’application linéaire p = ai est un projecteur vectoriel. En déduire que la trace de
k i=1
k
X
S= Ai est un multiple de k.
i=1
n\
k o
3. Montrer que Tr(p) = dimK Ker(ai − id) , ce qui s’écrit aussi
i=1
n o
Tr(S) = k × dimK X ∈ Kn | ∀i ∈ {1, . . . , k}, Ai X = X .
5
L’indispensable : complétez, démontrez ou infirmez les assertions sui-
vantes.
⊲ Exercice 5.8.
1 −2 1
1 −2 1 −2
1. Quels sont les inverses, s’ils existent, des matrices A = ,B = ,C = 0 −3 2 ?
0 −3 −2 4
0 0 −2
−1 1 1
2. Soit A = 1 −1 1 . Calculer A2 et en déduire une expression polynômiale annulant A. A est-elle
1 1 −1
inversible et si oui quel est son inverse ?
a 0 c
3. L’ensemble des matrices E = A ∈ M3 (C) | ∃(a, b, c) ∈ C3 : A = 0 b 0 est-il un sous-espace
c 0 a
vectoriel de M3 (C) ? un sous-anneau ? Quels sont les éléments inversibles dans cet ensemble de cet en-
semble ?
4. Si A est une matrice de M3 (K) telle que pour tout B ∈ M3 (K), (AB)2 = 0, alors A = 0.
5. Si A et B sont deux matrices carrées de même taille telles que AB = 0, alors A = 0 ou B = 0.
6. Donner une base de {A ∈ M3 (C) | Tr(A) = 0} (comme R-espace vectoriel puis comme C-espace vectoriel).
7. Que peut-on dire d’une matrice A ∈ Mn (K) telle que Tr(t AA) = 0 ?
8. Trouver deux matrices (A2 , B2 ) ∈ M2 (R)2 telles que A2 B2 = 0 et B2 A2 6= 0. En déduire des matrices
(Ap , Bp ) ∈ Mp (R)2 (p > 2) telles que Ap Bp = 0 et Bp Ap 6= 0.
9. Le produit de deux matrices symétriques est une matrice symétrique si et seulement si elles commutent.
10. Il existe A ∈ M2n (R) telle que A2 = −I2n .
11. La trace d’un projecteur vectoriel est égale à son rang.
12. La somme de deux matrices inversibles est inversible.
1 2 4 8 16
0 1 2 4 8
13. Vu à l’oral de l’X. Quelle est, sans calcul ou presque, la matrice inverse de A =
0 0 1 2 4 ?
0 0 0 1 2
0 0 0 0 1
la réponse est dans un exemple du cours.
14. Si A et B sont deux matrices de Mn (K) qui commutent et telles que A3 = 7In + B 3 , alors A − B est
inversible. Que se passe-t-il si la relation précédente est changée en A3 = 7In − B 3 ?
15. Soit A ∈ Mn (R) tel que A3 = 0. Calculer, pour tout k ∈ N∗ , (In + A + A2 )k .
16. Résoudre, dans M2 (C), M 2 = I2 .
6
Correction des exercices
⊲ Corrigé de l’exercice
1.1
1 0 2
Soit A = 0 −1 1 .
1 −2 0
Le Calcul de A3 − A donne 4.I3 .
1
On en déduit que A A2 − I3 = 4.I3 donc, en multipliant avec la LCE par et en utilisant le bon comportement
4
de la LCE “·” vis-à-vis de la LCI × (car (M3 (R), +, ·, ×) est une R-algèbre)
1 2 1
A× .A − .I3 = I3 .
4 4
De plus, la R-algèbre R[A] des polynômes en A est commutative donc
1 2 1
.A − .I3 × A = I3
4 4
1 2 1
si bien que A ∈ GL3 (R) et A−1 = .A − .I3 .
4 4
3. La R-algèbre Mn (R) des matrices carrées n’est pas commutative, toutefois In étant l’élḿent neutre pour
le produit matriciel, λ.In commute avec J ce qui permt d’appliquer la formule du binôme de Newton pour
tout k ∈ N :
Xk
k j
(J + λ.In )
k
= J (λ.In )k−j avec la convention J 0 = In
j=0
j
Xk
k 0 k j
= J (λ.In )k−0
+ J (λ.In )k−j car la formule J k = nk−1 .J ne s’applique que pour k > 1
0 j=1
j
Xk
k k k j−1 k−j
= λ .In + n λ .J
0 j=1
j
X k
1 k j k−j
= λk .In + n λ .J
n j=1 j
(n + λ)k − λk
= λk .In + .J
n
(1)
Par exemple,
1
— pour k = 0, par convention (J + λ.In )0 = In et la formule donne
0 0 (n + λ)0 − λ0
(J + λ.In ) = λ .In + .J = In + 0.J = In
n
ce qui correspond bien !
— pour k = 1, formule donne
(n + λ) − λ
(J + λ.In )1 = λ.In + .J = λ.In + J
n
ce qui correspond bien !
— pour k = 2, (J + λ.In )2 = J 2 + 2λ.J + λ2 In = (n + 2λ).J + λ2 In et la formule donne
2
2 2 (n + λ)2 − λ2 2 n + 2nλ
(J + λ.In ) = λ .In + .J = λ .In + .J
n n
ce qui correspond bien !
5 2 2
4. A = 2 5 2 = 2.J + 3.I3 .
2 2 5
Soit k ∈ N∗ .
k
k 3
A = 2 J + I2
k
2
k
k 3 1 9k 3k
= 2 .I3 + − k .J
2k 3 2k 2
1
= 3k .I3 + 9k − 3k .J
3
= 3k .I3 + 3k−1 (3k − 1).J
2. Observons d’une part que A = 2I3 + N et d’autre part que 2I3 et N commutent ce qui permet d’utiliser la
formule du binôme de Newton bien que la R-algèbre M3 (R) ne soit pas commutative : pour tout k ∈ N∗ ,
Ak = (N + 2I3 )k
Xk
k
= N j × 2k−j I3
j=0
j
min(k,2)
X k
= N j × 2k−j I3
j=0
j
(
2I3 + N si k = 1,
= k(k − 1) k−2 2
2 I3 + k2
k k−1
N+ 2 N si k > 2.
2
1 0 0
I3 = 0 1 0 si k = 0,
0 0 1
2 4 6
Ainsi, Ak = 2I3 + N = 0 2 3 si k = 1,
0 0 2
k
2 k2k+1 3k(k + 1)2k−1
k k−1 k(k − 1) k−2 2 si k > 2.
2 I3 + k2 N + 2 N = 0 2k 3k2k−1
2
0 0 2k
2
0 0 0
⊲ Corrigé de l’exercice 1.6 Soit A = −2 1 −1 ∈ M3 (C)
2 0 2
1. D’après le théorème de division euclidienne dans R[X], pour tout k ∈ N,
∃!(Qk , ak , bk , ck ) ∈ R[X] × R3 : X k = (X 3 − 3X 2 + 2X)Q(X) + ak X 2 + bk X + ck (2)
| {z }
= Rk (X) ∈ R2 (X)
2. On vérifie facilement par un calcul explicite que A3 − 3A2 + 2A = 03 ce qui permet de prendre l’image
des identités polynomiales de la question précédente
∀k ∈ N , X k = ((X 3 − 3X 2 + 2X))Qk (X) + ak X 2 + bk X + ck
R[X] → R[A]
par le morphisme d’algèbre ΦA ce qui donne
P 7→ P (A)
⊲ Corrigé de l’exercice 1.7 Une matrice N ∈ Mn (K) non nulle est nilpotente s’il existe k ∈ N∗ tel que
N = 0n .
k
1. Montrer que la somme (resp. le produit) de deux matrices nilpotentes (A, B) ∈ Mn (K)2 qui commutent
est une matrice nilpotente.
2. Montrer que, si N ∈ Mn (K) est nilpotente, ∀λ ∈ K, In + λN est inversible.
Observons que
1 3
0 − −
−2 0 0 0 1 3 2 2
A = 0 −2 0 + 0 0 −1 = −2 (I3 + N ) où N = 1
0 0
0 0 −2 0 0 0 2
0 0 0
1
0 0 −
2
Un calcul explicite montre que N = 0 0 4 3
0 et N = 03 si bien que N est nilpotente et nous
0 0 0
avons prouvé dans ce cas que In + N est inversible d’inverse
1 3 1 5
0 − − 1 1
1 0 0 2 2 0 0 − 2 4
(I3 + N )−1 = I3 − N + N 2 = 0 1 0 − 1 + 4 =
1
0 0 0 0 0 0 1 −
0 0 1 2 0 0 0 2
0 0 0 0 0 1
Par conéquent, puisque −2 ∈ K∗ et I3 + N ∈ GL3 (K), A = −2(I3 + N ) est inversible
1 1 5
−
2 − −
4 8
−1 −1 −1 1 1
A = (−2) (I3 + N ) = 0 −
2 4
1
0 0 −
2
3
1 1 5
−2 −
4
−
8
1 1
Ainsi, A ∈ GL2 (R) et A −1
=
0 − .
2 4
1
0 0 −
2
A − (a + d)I2 = 02,2
si bien que
a b a+d 0
=
c d 0 a+d
donc
a = a + d et b = 0 et c = 0 et d = a + d
donc a = b = c = d = 0. Ainsi, A = 02,2 donc ∀B ∈ M2 (K), AB = 02,2 6= I2 , ce qui contredit
A ∈ GL2 (K).
Par conséquent l’assertion ad − bc = 0 est fausse.
3. • B ∈
/ GL2 (C) car 1 × (−2) − (−2) × 1 = 0.
1 3
−
2
• C ∈ GL2 (C) car (−1) − (−2) × 3 6= 0 et C −1 7 7 .
2 1
− −
7 7
⊲ Corrigé de l’exercice 1.9
Soit B ∈ Mn (R) nilpotente non nulle telle qu’il existe A ∈ Mn (R) vérifiant AB 2 − B 2 A = B. Montrer que
l’indice de nilpotence pB de B est impair. On rappelle que pB = min{p ∈ N∗ | B p = 0}.
L’idée : montrons que si B 2p+2 s’annule, alors B 2p+1 s’annule aussi, et pour cela, il faudrait exprimer B 2p+1 en
fonction de B 2p+2 . Essayons pour les petites valeurs :
• Par hypothèse, B = AB 2 − B 2 A.
•
B3 = B2 × B
= B 2 (AB 2 − B 2 A)
2
= B
| {zA} B2 − B4A
= AB 2 − B
= AB 4 − B 3 − B 4 A
donc 2B 3 = AB 4 − B 4 A.
4
•
B5 = B2 × B3
1 2
= B (AB 4 − B 4 A)
2
1 2
= B
| {zA} B 4 − B 6 A
2
= AB 2 − B
1
= AB 6 − B 5 − B 6 A
2
donc 3B 5 = AB 6 − B 6 A.
D’où l’idée de prouver par récurrence la conjecture :
∀k ∈ N , (k + 1)B 2k+1 = AB 2k+2 − B 2k+2 A
Soit P(·) la propriété définie pour tout k ∈ N par
P(k) : “(k + 1)B 2k+1 = AB 2k+2 − B 2k+2 A “
• Par hypothèse, B = AB 2 − B 2 A donc P(0) est vraie.
• Soit k ∈ N fixé quelconque tel que P(k) est vraie.
B 2k+3 = B 2 × B 2k+1
1
= B 2 (AB 2k+2 − B 2k+2 A) car P(k) est vraie
k+1
1 2
= |B{zA} B 2k+2 − B 2k+4 A
k+1
= AB 2 − B
1
= AB 2k+4 − B 2k+3 − B 2k+4 A
k+1
si bien que (k + 2)B 2k+3 = AB 2k+4 − B 2k+4 A.
Ainsi P(k + 1) est vraie.
Raisonnons par l’absurde en supposant que l’indice de nilpotence de B noté pB > 1 est pair. Alors
⋆ d’une part ∃q ∈ N∗ tel que pB = 2q
⋆ d’autre part B pB −1 6= 0,
donc, en utilisant la formule reliant B 2q−1 et B 2q ,
0 6= qB 2q−1 = AB 2q − B 2q A = A B pB
|{z} A = 0
|{z} − B
pB
=0 =0
ce qui est une contradiction.
Ainsi, l’indice de nilpotence de B est impair.
5
⋆ ψ est un morphisme pour les lois ×.
Soient (M, M ′ ) ∈ E 2 fixées quelconques.
∃(x, y, x′ , y ′ ) ∈ R4 : M = xI2 + yS et M ′ = x′ I2 + y ′ S.
Par ailleurs,
√ √ √
ψ(M ) × ψ(M ′ ) = x + iy 2 x′ + iy ′ 2 = (xx′ − 2yy ′ ) + i 2(xy ′ + yx′ )
De plus l’interprétation ci-dessus permet d’affirmer que E est engendré par la famille (I2 , M ).
Soient (λ, µ) ∈ R2 fixés quelconques tels que λ.I2 + µ.M = 02,2 .
λ+µ µ λ + µ = 0
Alors = 02,2 donc si bien que λ = µ = 0 d’où la liberté de la
−µ λ−µ µ = 0
famille (I2 , M ).
2. • E=6 ∅ car I2 ∈ E.
• E ⊆ M2 (R) et M2 (R) est un anneau.
• E est stable pour la loi + car c’est un sous-espace vectoriel de M2 (R).
• I2 ∈ E.
• Soient (A, B) ∈ E 2 fixées quelconques.
∃(xA , xB , yA , yB ) ∈ R4 : A = xA .I2 + yA .M et A = xB .I2 + yB .M .
Calculons, en utilisant que M 2 = 02,2 ,
On en déduit
⋆ que A × B ∈ E donc E est stable pour la loi ×,
⋆ que A×B = B×A par symétrie des rôles joués par xA et xB , yA et yB donc la loi × est commutative
en restriction à E.
Ainsi, E est un sous-anneau commutatif de M2 (R).
6
x.I2 + y.M est inversible ⇐⇒ ∃(a, b) ∈ R2 : (x.I2 + y.M )(a.I2 + b.M ) = I2
⇐⇒ ∃(a, b) ∈ R2 : xa.I2 + (ya + bx).M = I2
2 xa = 1
⇐⇒ ∃(a, b) ∈ R : car (I2 , M ) est une famille libre
ya + xb = 0
⇐⇒ x 6= 0
Ainsi, les éléments inversibles de E sont {x.I2 + y.M |x ∈ R∗ , y ∈ R} c’est à dire E \ Vect{M }.
4. L’anneau E étant commutatif, il n’est pas ici nécessaire de distinguer les diviseurs de zéro à gauche et les
diviseurs de zéro à droite.
Soient (x, y) ∈ R2 \ {(0, 0)} fixés quelconques.
x.I2 + y.M est un diviseur de zéro ⇐⇒ ∃(a, b) ∈ R2 \ {(0, 0)} : (x.I2 + y.M )(a.I2 + b.M ) = 02,2
⇐⇒ ∃(a, b) ∈ R2 \ {(0, 0)} : xa.I2 + (ya + bx).M = 02
xa = 0
⇐⇒ ∃(a, b) ∈ R2 \ {(0, 0)} : car (I2 , M ) est une fam
ya + xb = 0
⋆ si x 6= 0,
xa = 0 a = 0 a = 0
⇐⇒ ⇐⇒
ya + xb = 0 xb = 0 b = 0
or (a, b) ∈ R2 \ {(0, 0)} donc le système n’admet aucune solution,
⋆ si x = 0, alors y 6= 0 car (x, y) ∈ R2 \ {(0, 0)},
xa = 0 0 = 0 0 = 0
⇐⇒ ⇐⇒
ya + xb = 0 ya = 0 a = 0
donc le système admet au moins (0, 1) comme solution (en fait l’ensemble des solutions est {(0, t)|t ∈
R∗ }).
Par conséquent,
x.I2 + y.M est un diviseur de zéro ⇐⇒ x = 0
7
• Supposons que In +AB est inversible. En échangeant les rôles joués par A et B on montre comme ci-dessus
que In + BA est inversible.
Ainsi, (In + AB) ∈ GLn (K) ⇐⇒ (In + BA) ∈ GLn (K).
soit n
X
∀i ∈ [[1, n]] , −Ai,i Xi,1 = Ai,k Xk,1
k=1
k6=i
Puisque X 6= 0n,1 , posons M = max{|Xk,1 | | k ∈ [[1, n]]}. M est bien défini car {|Xk,1 | | k ∈ [[1, n]]} est une
partie
⋆ non vide,
⋆ finie,
⋆ d’un ensemble totalement ordonné (à savoir (R, 6)).
De plus, par définition du plus grand élément d’une partie,
n
X
|Ai0 ,i0 | × |Xi0 ,1 | = Ai0 ,k Xk,1
k=1
k6=i
si bien que
n
X
∃i0 ∈ [[1, n]] , |Ai0 ,i0 | 6 |Ai0 ,k |
k=1
k6=i
8
Mais ce résultat
peut être amélioré ! en effet, en utilisant le critère “être à diagonale dominante” pour
|λ| > 2 + 1
t
Mλ , si |λ| > 3 + 0 alors t Mλ ∈ GL3 (R) doncune condition suffisante d’inversibilité de t Mλ
|λ| > 2 + 2
est |λ| > 4
Or Mλ ∈ GL3 (R) ⇐⇒ t Mλ ∈ GL3 (R) donc la condition suffisante la moins restrictive (parmi les
deux trouvées ci-dessus) garantissant l’inversibilité de Mλ est |λ| > 4 ⇒ Mλ ∈ GL3 (R).
ΦA ◦ ψ(I2 ) = I2 ⇒ ψ(I2 )A = I2
mais l’égalité ψ(I2 )A = I2 implique l’inversibilité de A à gauche qui est équivalente à l’inversibilité de
A. Par conséquent, A ∈ GL2 (R).
Autre tméthode. Raisonner sur la matrice par blocs de ΦA dans la base canonique en observant qu’elle
A 02
vaut et justifier qu’une telle matrice diagonale par blocs est inversible si et seulement si tous
02 t A
ses blocs diagonaux sont inversibles.
9
!
2. Ainsi, (E ) i∈[[1,n]] , (E
i,j i,i
−E n,n
)i∈[[1,n−1]] est une base de E.
j∈[[1,n]]
i6=j
10
⋆ Soit r ∈ [[1, n]] fixé quelconque. En utilisant la question précédente pour (i, j) = (1, s) et (k, l) =
(s, 1),
A1,1 = Tr(AE 1,s E s,1 ) = ϕ(E 1,s E s,1 )
or, par hypothèse, ϕ(E 1,s E s,1 ) = ϕ(E s,1 E 1,s ) donc en utilisant le calcul de la question précédente
pour (i, j) = (s, 1) et (k, l) = (1, s),
A1,1 = ϕ(E s,1 E 1,s ) = Tr(AE s,1 E 1,s ) = δ1,1 As,s = As,s .
11
1. • Montrons que u ∈ LR (Rn [X]).
• Posons Bc,Rn[X] = (X 0 , X 1 , . . . , X n ) et M = mat(u, Bc,Kn[X] ).
⋆ Cas particulier n = 4 :
1 1 1 1 1
0 1 2 3 4
M = 0 0 1 3 6
0 0 0 1 4
0 0 0 0 1
⋆ Cas général.
2
La matrice M est de taille (n + 1, n + 1) et pour tout (i, j) ∈ [[1, n + 1]] , Mi,j est la coordonnée de
u(X j−1 ) selon X i−1 (les décalages i − 1 et j − 1 viennent du fait que les lignes et colonnes sont
indicées à partir de 1 tandis que les éléments de la base Bc,Rn [X] ont des puissances qui commencent
à 0 : X 0, X 1 , . . . , X n )
Or
j−1
X X j − 1
n−1
j−1 j−1
u(X ) = (X + 1)j−1
= X =
k
Xk
k k
k=0 k=0
| {z }
en rappelant
que
j−1
= 0 si k > j − 1
k
donc
j−1
Mi,j =
i−1
Rn [X] → Rn [X]
• Il est immédiat de vérifier que l’endomorphisme v satisfait v ◦ u = idRn [X]
P (X) 7→ P (X − 1)
si bien que u est injectif, or c’est un endomorphisme d’un espace de dimension finie donc c’est
un automorphisme de Rn [X] et u−1 = v.
De plus, u ∈ GL(Rn [X]) donc d’une part M = mat(u, Bc,Rn [X] ) ∈ GLn+1 (R) et d’autre part
12
Soit P ∈ R4 [X] fixé quelconque.
∃(λ0 , λ1 , λ2 , λ3 , λ4 ) ∈ R5 , P = λ0 T0 + λ1 T1 + λ2 T2 + λ3 T3 + λ4 T4 (∗)
En particularisant pour X = 0, X = 1, X = 2, X = 3 et X = 4, (i.e. en prenant l’image de (∗) par les
formes linéaires d’évaluation en 0, 1, 2, 3 et 4) on obtient le système
λ0 + = P (0)
λ0 + λ1 = P (1)
λ0 + 2λ1 + λ2 = P (2)
λ 0 + 3λ 1 + 3λ2 + λ3 = P (3)
λ0 + 4λ1 + 6λ2 + 3λ3 + λ4 = P (4)
dont la version matricielle est
1 0 0 0 0 λ0 P (0)
1 1 0 0 0 λ1 P (1)
1 2 1 0 0 × λ2 = P (2)
1 3 3 1 0 λ3 P (3)
1 4 6 4 1 λ4 P (4)
soit
λ0 P (0)
λ1 P (1)
t
M ×
λ2 =
P (2)
λ3 P (3)
λ4 P (4)
donc, en utilisant que (t M )−1 = t (M −1 ),
λ0 P (0) 1 0 0 0 0 P (0)
λ1 P (1) −1 1 0 0 0 P (1)
t
λ2 = (M −1 ) P (2) = 1 −2 1 0 0 × P (2)
λ3 P (3) −1 3 −3 1 0 P (3)
λ4 P (4) 1 −4 6 −4 1 P (4)
d’où
λ0 = P (0)
λ
1 = −P (0) + P (1)
λ2 = P (0) − 2P (1) + P (2)
λ3 = −P (0) + 3P (1) − 3P (2) + P (3)
λ4 = P (0) − 4P (1) + 6P (2) − 4P (3) + P (4)
⋆ Cas général.
La famille (T0 , T1 , . . . , Tn ) est constituée de polynômes non nuls de degrés étagés donc elle est libre.
De plus c’est une famille de Rn [X] qui est de dimension n + 1 donc elle est libre de cardinal maximal
donc (T0 , T1 , . . . , Tn ) est une base de Rn [X].
Soit P ∈ Rn [X] fixé quelconque.
n
X
∃(λ0 , λ1 , . . . , λn ) ∈ Rn+1 , P = λk Tk (∗∗)
k=0
13
Par conséquent, pour tout k ∈ [[0, n]],
n+1
X
λk = [t (M −1 )]k+1,i × P (i − 1)
i=1
n+1
X
= [M −1 ]i,k+1 × P (i − 1)
i=1
n+1
X
k
= (−1)i+k+1 × P (i − 1)
i−1
i=1
Xn
k
= (−1)k+s × P (s) en posant s = i − 1,
s=0
s
Xk
k k
= (−1)k+s × P (s) car = 0 pour s > k.
s=0
s s
3. L’expression de la base duale (T0∗ , T1∗ , T2∗ , T3∗ , T4∗ ) se lie sur les coordonnées d’un polynôme P dans cette
base de Hilbert :
⋆ Cas particulier n = 4.
⋆ Cas général.
Pour tout k ∈ [[0, n]] ;
k
X
k
∀P ∈ Rn [X] , Tk∗ (P ) = (−1)k+s × P (s) .
s=0
s
2 = rgf + dimKerf ,
14
• Calcul de mat(f, (u, v)).
Puisque u ∈ Imf = Kerf , f (u) = 0R2 et, par construction, f (v) = u si bien que
0 1
mat(f, (u, v)) = .
0 0
2. Posons P = P(Bc , (u, v)) la matrice de passage de la base canonique de R2 à la base (u, v).
D’après la formule de changement de base,
0 1
= mat(f, B) = P −1 mat(f, Bc )P
0 0
x = α.u + β.v
0 0 0 0
Or ce n’est pas tout à fait la matrice attendue. Deux idées permettent
de terminer l’exercice,
0 1 0 0
−1 0 0 0
— en posant B ′ = (v, u, e3 , e4 ), mat(f, B ′ ) =
0 0 0 0 ,
0 0 0 0
0 1 0 0
−1 0 0 0
— en posant B ′′ = (u, −v, e3 , e4 ), mat(f, B ′′ ) =
0 0 0 0 .
0 0 0 0
15
Enfin, en notant P la matrice de passage de la base canonique de R4 à la base B ′ (resp. B ′′ ), on a
0 1 0 0
−1 0 0 0
= P −1 AP .
0 0 0 0
0 0 0 0
1 0
2. Dans le cas n = 2, en posant P2 = P((e1 , e2 ) → (e2 , e1 )) = ,
0 1
′ −1 A1,1 A1,2 A2,2 A2,1
A = P2 AP2 = P2 P2 =
A2,1 A2,2 A1,2 A1,1
0 A2,1
de sorte que si A1,1 = A2,2 = 0, A′ = =t A.
A1,2 0
⊲ Corrigé de l’exercice 4.6
16
x y
Cherchons donc P = ∈ GL2 (R) telle que P A = BP .
z t
2x + y x + 2y x y
P A = BP ⇐⇒ =
2z + t z + 2t 3z 3t
2x + y = x
x + 2y = y
⇐⇒
2z + t = 3z
z + 2t = 3t
x + y = 0
x + y = 0
⇐⇒
− z + t = 0
z − t = 0
x = 0 + y
⇐⇒
t = 0
z −
x y −r r 2
⇐⇒ ∈ (r, s) ∈ R
z t s s
−1 1
Parmi toutes les solutions trouvées ci-dessus, la matrice P = appartient à GL2 (R) donc A et B sont
1 1
semblables et la relation de similitude est A = P −1 BP .
⊲ Corrigé de l’exercice 4.7
1. ⋆ Par définition, u(e2 ) = b.e1 + c.e2 = c.e2 + b.e1 et u(e1 ) = a.e1 = 0.e2 + a.e1 donc
c 0
mat(u, (e2 , e1 )) =
b a
⋆ u(λ.e1 ) = λ.u(e1 ) = (λa).e1 = a.(λ.e1 ) et u(λ.e2 ) = λ.u(e2 ) = λ(b.e1 + c.e2 ) = b.(λ.e1 ) + c.(λ.e2 ) donc
a b
mat(u, (λ.e1 , λ.e2 )) =
0 c
⋆ u(e1 ) = a.e1 et u(λ.e2 ) = λ.u(e2 ) = λ(b.e1 + c.e2 ) = λb.e1 ) + c.(λ.e2 ) donc
a λb
mat(u, (e1 , λ.e2 )) =
0 c
1 1 1 λ
2. Notons M = et, pour λ ∈ K∗ , Mλ = .
0 1 0 1
Notons mb et mcλ les endomorphismes de K2 canoniquement associés à M et Mλ , (e1 , e2 ) la base canonique
2
de K .
D’après la question précédente,
1 λ
mat(m,
b (e1 , λ.e2 )) =
0 1
Les matrices M et Mλ représentent le même endomorphisme lu dans des bases différentes, elles sont donc
semblables.
1 0
Précisons la matrice de passage en posant P = P(e1 , e2 () → (e1 , λ.e2 )). P = . La formule de
0 λ
changement de base s’écrit
b (e1 , λ.e2 )) = P −1 mat(m,
mat(m, b (e1 , e2 ))P
soit
1 λ 1 1
= P −1 P
0 1 0 1
Vérifions cette relation par le calcul :
1 1 1 0 1 1 1 0 1 0 1 λ 1 0 1 λ
P −1 P = = =
0 1 0 λ−1 0 1 0 λ 0 λ−1 0 λ 0 λ−1 0 1
∗ 1 1 1 λ
Ainsi, pour tout λ ∈ K , les matrices et sont dans la même classe de similitude.
0 1 0 1
17
1 1
3. Notons C la classe de similitude de la matrice .
0 1
D’après la question précédente, E ⊂ C.
Par ailleurs, en utilisant la question 1 et en reprenant les notations et les idées de la question 2,
1 0
mat(m,
b (e2 , e1 )) =
1 1
1 0
Les matrices M et représentent le même endomorphisme lu dans des bases différentes, elles sont
1 1
1 0 1 0
donc semblables d’où ∈ C. Or ∈
/ E,
1 1 1 1
1 λ ∗
donc E= λ∈K n’est pas une classe de similitude.
0 1
1 1
Rmq Vérifions que M et sont semblables par le calcul : notons Q = P((e1 , e2 ) → (e2 , e1 )).
0 1
0 1
Q= . La formule de changement de base s’écrit
1 0
b (e2 , e1 )) = Q−1 mat(m,
mat(m, b (e1 , e2 ))Q
1 0 1 1
soit = Q−1 Q.
1 1 0 1
En effet,
−1 1 1 0 1 1 1 0 1 0 1 1 1 1 0
Q Q= = =
0 1 1 0 0 1 1 0 1 0 1 0 1 1
⊲ Corrigé de l’exercice 4.8
Procédons par récurrence sur la dimension de l’espace E en considérant la propriété P(·) définie pour tout n ∈ N∗
par
P(n) : « pour tout espace vectoriel E de dimension n , pour tout endomorphisme nilpotent u de E, il existe une
base B de E telle que mat(u, B) est stricatment triangulaire supérieure ».
•
•
⊲ Corrigé de l’exercice 4.9
x1
1. Notons X = x2 .
x3
(1 − λ)x1 = 0
(A − λ.I3 )X = 03,1 ⇐⇒ x1 + (2 − λ)x2 = 0
x1 (4 − λ)x3 = 0
⋆ Si λ = 1,
x1 + x2 = 0
(A − λ.I3 )X = 03,1 ⇐⇒
x1 + 3x3 = 0
+ x2
x1 = 0
⇐⇒
− x2 + 3x3 = 0
−3t
⇐⇒ X ∈ 3t t ∈ R
t
⋆ Si λ = 2,
−x1 = 0
(A − λ.I3 )X = 03,1 ⇐⇒ x1 = 0
x1 2x3 = 0
x1 = 0
⇐⇒
= 0 x3
0
⇐⇒ X∈ t t∈R
0
18
⋆ Si λ ∈ R \ {1, 2},
(1 − λ)x1 = 0
(A − λ.I3 )X = 03,1 ⇐⇒ x1 + (2 − λ)x2 = 0
x1 (4 − λ)x3 = 0
x1 = 0
⇐⇒ x2 = 0
(4 − λ)x3 = 0
0
⋆⋆ Si λ = 4, (A − λ.I3 )X = 03,1 ⇐⇒ X ∈ 0 t ∈ R .
t
⋆⋆ Si λ ∈ R \ {1, 2, 4}, (A − λ.I3 )X = 03,1 ⇐⇒ X ∈ {03,1 }.
2. Soit e ∈ R3 un vecteur non nul générateur d’une droite D (donc D = Vect{e}) stabilisée par u. Alors
u(e) ∈ D donc ∃λ ∈ R : u(e) = λ.e donc il existe λ ∈ R tel que le système AX = λ.X admet au moins
une solution non nulle.
D’après la question précédente, les seules valeurs possibles pour λ sont 1, 2 et 4.
De plus la résolution effectuée dans la question précédent montre que pour chacune de ces valeurs il existe
une unique droite.
−3 0 0
Ainsi, u admet 3 droites stables : D1 = Vect 3 , D2 = Vect 1 et D4 = Vect 0 .
1 0 1
M 2 = A ⇐⇒ m
b2 = u
On en déduit que m
b ◦u=mb ◦m b2 = mb3 = mb2 ◦ m
b =u◦m b donc m b commute avec u.
Par conséquent,
b ′1 )) = (u ◦ m)(e
u(m(e b ′1 ) = (m
b ◦ u)(e′1 ) = m(u(e
b ′
b ′1 )
1 )) = m(e
Par conséquent,
a 0 0
b (e′1 , e′2 , e′3 )) = 0 b 0
∃(a, b, c)inR3 : mat(m,
0 0 c
19
de sorte que
M2 = A ⇐⇒ P −1 M 2 P = P
−1
AP
1 0 0
⇐⇒ (P −1 M P )2 = 0 2 0
0 0 4
2
a 0 0 1 0 0
⇐⇒ 0 b 0 = 0 2 0
0 0 c 0 0 4
2
a 0 0 1 0 0
⇐⇒ 0 b2 0 = 0 2 0
0 0 c2 0 0 4
a ∈ {−1, √ 1}√
⇐⇒ b ∈ {− 2, 2}
c ∈ {−2, 2}
a ◦ bb si bien que
donc l’application linéaire canoniquement associée à AB est b
a ◦ bb) = dimIm(b
rg(AB) = rg(b a ◦ bb) = dimb
a(Imbb) 6 dim(Imb
a) = rgb
a
|{z}
a(Imbb) ⊂ Imb
b a
• Par ailleurs,
a ◦ bb) = dimIm(b
rg(AB) = rg(b a ◦ bb) = dimb
a(Imbb)
or la dimension de l’image d’un espace vectoriel par une application linéaire est toujours inférieure ou
égale à sa dimension donc dimba(Imbb) 6 dimdim(Imbb) = rgbb d’où rg(AB) 6 rgbb = rgB.
20
⊲ Corrigé de l’exercice 5.7
1. Non, (Mn (R), ×) n’est pas un groupe ! f est seulement un morphisme du magma associatif (Mn (R), ×)
dans le magma associatif (R, ×). Ces magmas ne sont pas unitaires (le candidat neutre est In resp. 1 or
0Mn (R) × In = 0Mn (R) resp. 0 × 1 = 0) donc ce ne sont pas des groupes !
2. In2 = In donc f (In )2 = f (In ) d’où f (In ) ∈ {0, 1}. Si f (In ) = 0, pour tout M ∈ Mn (R), f (M ) =
f (M In ) = f (M )f (In ) = 0 donc f est l’application identiquement nulle, contradiction, donc f (In ) = 1.
De même, 02Mn (R) = 0Mn (R) donc f (0Mn (R) )2 = f (0Mn (R) ) donc f (0Mn (R) ) ∈ {0, 1}. Si f (0Mn (R) ) =
1, pour tout M ∈ Mn (R), f (M ) = f (0Mn (R) )f (M ) = f (0Mn (R) M ) = f (0Mn (R) ) = 1 donc f est
l’application constante égale à 1, contradiction, donc f (0Mn (R) ) = 0.
3. Ap = 0Mn (R) donc f (A)p = 0 donc f (A) = 0 car 0 est l’unique solution de xp = 0 dans R.
4. • Si M ∈ GLn (R), alors M M −1 = In donc f (M )f (M −1 ) = 1 donc f (M ) 6= 0.
• Le sens réciproque se prouve par la contraposée : montrons que si une matrice n’est pas inversible, alors
f (M ) = 0. Soit M ∈ Mn (R) \ GLn (R). Notons r ∈ [[0, n − 1]] le rang de M . La décomposition P Jr Q de
M donne : ∃(P, Q) ∈ GLn (R)2 tels que M = P Jr Q si bien que f (M ) = f(P )f (Jr )f (Q). Parailleurs la
0 | Ir | 0
matrice Jr est de rang r < n donc elle est équivalente à la matrice Nr = car cette
0 | 0 | 0
dernière est aussi de rang r (la matrice Nr s’interprète comme la matrice représentant l’endomorphisme
canoniquement associé à Jr relativement à la base {en , e1 , e2 , . . . , en−1 } où {e1 , e2 , . . . , en } est la base
canonique de Rn ). Or la matrice Nr est nilpotente : Nrn = 0Mn (R) donc d’après la question précédente,
f (Nr ) = 0, or ∃(P ′ , Q′ ) ∈ GLn (R)2 tels que Jr = P ′ Nr Q′ donc f (Jr ) = f (P ′ )f (Nr )f (Q′ ) = 0 d’où
f (M ) = 0.
Une autre preuve consiste à introduire, pour tout k ∈ [[1, r]], la matrice Jr,k qui est celle représentant
l’endomorphisme canoniquement associé à Jr relativement à la base {eσ(1) , eσ(2) , . . . , eσ(n) } où σ est la
transposition (k, n) et {e1 , e2 , . . . , en } est la base canonique de Rn . On peut expliciter ces matrices, Jr,k
est une matrice diagonale dont les éléments diagonaux non nuls sont ceux d’indice ([[1, r]] \ {k}) ∪ {n}
et ils valent 1.
Toutes ces matrices étant semblables à Jr d, il existe (Pk )k∈[[1,r] ∈ GLn (R) :
21
−1 1 1
2. Soit A = 1 −1 1 . Calculer A2 et en déduire une expression polynômiale annulant A. A est-elle
1 1 −1
inversible
et si oui quelest son inverse ?
3 −1 −1
2 2 1 1
A = −1 3 −1 donc A + A − 2I3 = 03 soit A A + I3 = I3 . Par conséquent, A ∈ GL3 (R)
2 2
−1 −1 3
1 1
0 2 2
1 1 1 1
et A−1 = A + I3 = 0 .
2 2 12 1 2
0
2 2
a 0 c
3. L’ensemble des matrices E = A ∈ M3 (C) | ∃(a, b, c) ∈ C3 : A = 0 b 0 est-il un sous-espace
c 0 a
vectoriel de M3 (C) ? un sous-anneau ? Quels sont les éléments inversibles dans cet ensemble de cet en-
semble ?
1 0 0 0 0 0 0 0 1
E = a 0 0 0 +b 0 1 0 + c 0 0 0 | (a, b, c) ∈ C3
0 0 1 0 0 0 1 0 0
= Vect{E 1,1 + E 3,3 , E 2,2 , E 1,3 + E 3,1 }
donc E, défini comme le sous-espace engendré par (E 1,1 + E 3,3 , E 2,2 , E 1,3 + E 3,1 ) dans M3 (C) est un
sous-espace vectoriel de M3 (C). La famille génératrice (E 1,1 + E 3,3 , E 2,2 , E 1,3 + E 3,1 ) est aussi libre (exo
2
facile en utilisant que {E i,j | (i, j) ∈ [[1, 3]] } est une base de M3 (C)), donc dimC E = 3.
De plus
⋆ E est inclus dans l’anneau M3 (C),
⋆ E= 6 ∅ car 03 ∈ E,
⋆ E est stable pour la loi + car c’est un sev de M3 (C),
⋆ E est stable
pour la loi × :′
a 0 c a 0 c′
Soient 0 b 0 0 b′ 0 ∈ E 2 fix’ee quelconques.
c 0 a c′ 0 a ′
′
a 0 c a 0 c′ aa′ + cc′ 0 ca′ + ac′
0 b 0 × 0 b′ 0 = 0 bb′ 0 ∈E
′ ′ ′ ′ ′ ′
c 0 a c 0 a ca + ac 0 aa + cc
Or
aa′ + cc′ 0 ca′ + ac′ 1 0 0
(∗) ⇐⇒ 0 bb′ 0 = 0 1 0
′ ′
ca + ac 0 aa′ + cc′ 0 0 1
′ ′
aa + cc = 1
⇐⇒ bb′ = 1
′
ca + ac′ = 0
b ∈ C∗
⇐⇒ aa′ + cc′ = 1
′
ca + ac′ = 0
22
ax + cy = 1
Or le système linéaire 2×2 d’inconnues (x, y) ∈ C2 et de paramètres (a, c) ∈ C2 (S)
cx + ay = 0
a pour déterminant a2 − c2 si bien que
1 c a 1
0 a a c 0 c
6 0, il existe une unique solution au système qui vaut
— si a2 −c2 =
a 2 − c2 = a 2 − c2 , a 2 − c2 = − a 2 − c2
— si a2 − c2 = 0, alors
— soit a = c si bien que
ax + ay = 1 ax + cy = 1
(S) ⇐⇒ ⇐⇒
ax + ay = 0 0 = 1
{E 1,2 , E 1,3 , E 2,1 , E 2,3 , E 3,1 , E 3,2 , E 1,1 − E 3,3 , E 2,2 − E 3,3 }
et de
{i.E 1,2 , i.E 1,3 , i.E 2,1 , i.E 2,3 , i.E 3,1 , i.E 3,2 , i.E 1,1 − i.E 3,3 , i.E 2,2 − i.E 3,3 } .
7. Que peut-on dire d’une matrice A ∈ Mn (K) telle que Tr(t AA) = 0 ?
C’est la matrice nulle. En effet,
n
X n
X n
X
∀i ∈ [[1, n]] , [t AA]i,i = t
Ai,k Ak,i = Ak,i Ak,i = A2k,i
k=1 k=1 k=1
23
si bien que
n X
X n
Tr(t AA) = A2i,k .
i=1 k=1
Par conséquent,
⋆ si K = R, Tr(t AA) = 0 implique la nullité de tous les coefficients,
i 0
⋆ si K = C, la même conclusion ne tient pas ! par exemple si A = , on a A 6= 02 et Tr(t AA) = 0.
0 1
8. Trouver deux matrices (A2 , B2 ) ∈ M2 (R)2 telles que A2 B2 = 0 et B2 A2 6= 0. En déduire des matrices
(Ap , Bp ) ∈ Mp (R)2 (p > 2) telles que Ap Bp = 0 et Bp Ap 6= 0.
0 2 1 0 0 0 0 2
Pour A2 = et B2 = , on a A2 B2 = et B2 A2 = .
0 1 0 0 0 0 0 0
Le passage de la dimension 2 à la dimension p > 2 se fait en utilisant des matrices diagonales par
A2 02,p−2 B2 02,p−2
blocs, par exemple Ap = et Bp = qui vérifient Ap Bp =
0p−2,2 0p−2,p−2 0p−2,2 0p−2,p−2
02,2 02,p−2 B2 A2 02,p−2
et Bp AP = .
0p−2,2 0p−2,p−2 0p−2,2 0p−2,p−2
9. Le produit de deux matrices symétriques est une matrice symétrique si et seulement si elles commutent.
10. Il existe A ∈ M2n (R) telle que A2 = −I2n .
Oui.
0 −1
Pour n = 1 A1 = vérifie A21 = −I2 .
1 0
Le passage de la dimension 2 à la dimension 2n se fait en utilisant la matrice diagonale par blocs
A1 02,2 · · · 02,2
.. ..
02,2 A1 . .
An = .
. .
.. .. .. 0
2,2
02,2 · · · 02,2 A1
qui vérifie
A21 02,2 ··· 02,2 −I2 02,2 ··· 02,2
.. .. .. ..
02,2 A21 . . . .
A2n = = 02,2 −I2 = −I2n .
. .. .. . .. ..
.. . . 02,2 .. . . 02,2
02,2 ··· 02,2 A21 02,2 ··· 02,2 −I2
11. La trace d’un projecteur vectoriel est égale à son rang.
VRAI.
Soit p un projecteur de rang r ∈ [[0, n]] d’un K-espace vectoriel E de dimension n.
Alors E = Imp ⊕ Kerp.
Choisissons (e1 , . . . , er ) une base de Imp (dimImp = rgp = r) et (er+1 , . . . , en ) une base de Kerp
(dimKerp = n − r d’après le thórème du rang)
Posons B = (e1 , . . . , er , er+1 , . . . , en ) la base obtenue par concaténation des deux bases précédentes.
Ir 0r,n−r
Alors mat(p, B) = si bien que Tr(p) qui est la trace de toute matrice associée à p
0n−r,r 0n−r,n−r
relativement à une même base au départ et à l’arrivée vaut Tr(mat(p, B)) = r = rgp.
12. La somme de deux matrices inversiblesest inversible.
2 0 −2 0 0 0
FAUX. In + (−In ) = 0n ∈
/ GLn (K) ou + = / GLn (K).
∈
0 1 0 1 0 2
1 2 4 8 16
0 1 2 4 8
13. Vu à l’oral de l’X. Quelle est, sans calcul ou presque, la matrice inverse de A =
0 0 1 2 4 ?
0 0 0 1 2
0 0 0 0 1
la réponse est dans un exemple du cours.
0 1 0 0 0
0 0 1 0 0
Considérons N =
0 0 0 1 0 qui est nilpotente d’indice 5.
0 0 0 0 1
0 0 0 0 0
24
Avec N , A = I5 +2N +(2N )2 +(2N )3 +(2N )4 si bien que l’on pense immédiatement et spontanément
à une identité algébrique vraie dans un anneau en multipliant par In − 2N :
A3 − B 3 = (A − B)(A2 + AB + B 2 )
donc
3 3 1 2 1 1
A − B = 7In ⇐⇒ (A − B) A + AB B 2 = In
7 7 7
1 2 1 1
donc A − B ∈ GLn (K) et (A − B)−1 = A + AB B 2
7 7 7
Si la relation change en A3 = 7In − B 3 , la même technique peut être adaptée en utilisant l’identité
A3 + B 3 = (A + B)(A2 − AB + B 2 )
si bien que
3 3 1 2 1 1
A + B = 7In ⇐⇒ (A + B) A − AB B 2 = In
7 7 7
d’où l’inversibilité de A + B.
15. Soit A ∈ Mn (R) tel que A3 = 0. Calculer, pour tout k ∈ N∗ , (In + A + A2 )k .
On travaille dans la R-algèbre commutative R[A] des polynômes en A :
— si k = 1, (In + A + A2 )1 = In + A + A2 ,
— si k = 2, (In + A + A2 )2 = In + A2 + A4 + 2In A + 2In A2 + 2AA2 = In + 2A + 3a2 ,
— si k > 2, la formule du binôme de Newton donne
(In + A + A2 )k = (A(In + A) + In )k
Xk
k
= Ai (In + A)i Ink−i
i=0
i
X2
k
= Ai (In + A)i
i=0
i
k k k
= In + A(In + A) + A2 (In + A)2
0 1 2
k(k − 1) 2
= In + kA(In + A) + A (In + 2A + A2 )
2
k(k − 1) 2
= In + kA + kA2 + A
2
k(k + 1) 2
= In + kA + A
2
16. Résoudre, dans M2 (C), M 2 = I2 .
25