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Correction Complete TD R2-9

Le document présente des exercices sur la puissance, l'énergie, la thermique du double vitrage, l'isolation intérieure et les transferts hydriques. Il inclut des calculs sur la consommation d'énergie, la résistance thermique des matériaux, et les conversions entre unités de température. Des analyses sur les systèmes thermodynamiques et les ponts thermiques sont également abordées.
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Correction Complete TD R2-9

Le document présente des exercices sur la puissance, l'énergie, la thermique du double vitrage, l'isolation intérieure et les transferts hydriques. Il inclut des calculs sur la consommation d'énergie, la résistance thermique des matériaux, et les conversions entre unités de température. Des analyses sur les systèmes thermodynamiques et les ponts thermiques sont également abordées.
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📘 CORRECTION DU TD N°1 : PUISSANCE, ÉNERGIE ET

THERMIQUE DU DOUBLE VITRAGE

Exercice 1 – Puissance et Énergie


Formule clé fondamentale : E = P × t
Où E est l'énergie (J ou Wh), P la puissance (W), et t la durée (s ou h).

Q1) Temps requis pour consommer 1 kWh


Données : Puissance P = 2000 W = 2 kW ; Énergie E = 1 kWh.
Formule isolant le temps (t) : t = E / P
Application numérique : t = 1 kWh / 2 kW = 0,5 heure.
En minutes, cela correspond à : 0,5 × 60 = 30 minutes.

Q2) Énergie primaire annuelle de l'appareil


L'aspirateur fonctionne 2 fois par semaine à raison d'une heure par séance, soit un total de 2
heures par semaine. Une année civile comptant 52 semaines, le temps total de
fonctionnement est de :
t_total = 2 h/semaine × 52 semaines = 104 heures par an.
Calcul de l'Énergie Finale (Ef) :
Ef = P × t_total = 2000 W × 104 h = 208 000 Wh = 208 kWh (Énergie finale d'électricité).
Conversion en Énergie Primaire (Ep) selon la réglementation en vigueur (coefficient de
conversion de 2,3 pour l'électricité) :
Ep = Ef × 2,3 = 208 × 2,3 = 478,4 kWh_ep
Conversion de cette Énergie Primaire en Joules (J). Sachant que 1 Wh = 3600 J, alors 1
kWh = 3,6 × 10^6 J :
Ep (en Joules) = 478,4 × 3,6 × 10^6 J = 1 722 240 000 J = 1,722 GJ.

Exercice 2 – Unités de température


Les relations de conversion entre les échelles de température (Kelvin, Celsius, Fahrenheit)
s'écrivent :
• T(K) = T(°C) + 273,15
• T(°F) = T(°C) × 1,8 + 32
• T(°C) = (T(°F) - 32) / 1,8
Repère En Kelvin (K) En Celsius (°C) En Fahrenheit (°F)

T1 293,15 K 20 °C 68 °F

T2 373,15 K 100 °C 212 °F

T3 255,37 K -17,78 °C 0 °F

Exercice 3 – Calcul de Résistance thermique d'un matériau


Formule clé : R = e / λ
Où R est la résistance thermique (m².K/W), e l'épaisseur (m) et λ la conductivité
thermique (W/m.K).
Étape 1 : Calcul de la résistance de la couche de laine de verre
Données : e = 10 cm = 0,10 m ; λ = 0,041 W/m.K.
R_ldv = 0,10 / 0,041 = 2,439 m².K/W.
Étape 2 : Épaisseur équivalente de béton
On cherche l'épaisseur de béton nécessaire pour obtenir une performance isolante identique
(R_béton = 2,439 m².K/W). On prend la conductivité thermique conventionnelle du béton
armé λ_béton = 1,7 W/m.K.
Formule : e_béton = R_béton × λ_béton
Application numérique : e_béton = 2,439 × 1,7 = 4,146 m.
Explication physique : Pour égaler seulement 10 centimètres de laine de verre, il faudrait
couler un mur en béton de plus de 4,14 mètres d'épaisseur. Cela met en évidence la
fonction exclusivement structurelle du béton et le rôle indispensable des isolants.

Exercice 4 – Transferts thermiques dans un double vitrage


Le vitrage étudié est un double vitrage de type 4-16-4 (4 mm de verre, 16 mm de gaz Argon,
4 mm de verre) installé verticalement. On donne Tint = 19 °C, Text = -5 °C, Rsi = 0,13
m².K/W, Rse = 0,04 m².K/W.

Q1) Descriptif de la paroi et du réseau de résistances


Le flux de chaleur traverse successivement de l'intérieur vers l'extérieur :
1. La résistance superficielle d'échange intérieure Rsi
2. La conduction de la première plaque de verre (4 mm)
3. L'échange thermo-gazeux au sein de la lame d'Argon (16 mm)
4. La conduction de la seconde plaque de verre (4 mm)
5. La résistance superficielle d'échange extérieure Rse
Q2) Résistance thermique de la lame de gaz et totale
• Résistance d'une vitre en verre : R_verre = e / λ = 0,004 m / 1,0 W/m.K = 0,004 m².K/W.
• Résistance de la lame d'Argon : Rs = 1 / (hr + hg).
Conductance gazeuse hg = Nu × (λ_argon / s) = 1 × (0,017 / 0,016) = 1,0625 W/m².K.
Calcul de la conductance radiative hr = 4 × σ × [1/ε1 + 1/ε2 - 1]⁻¹ × Tm³.
Température moyenne du gaz : Tm = (19 + (-5)) / 2 = 7 °C = 280,15 K. D'où Tm³ = 21 987
966 K³.
Constante de Stefan-Boltzmann σ = 5,67 × 10⁻⁸ W/m².K⁴.

Cas A : Vitrages standards non traités (ε1 = ε2 = 0,89)


Terme d'émissivité : [1/0,89 + 1/0,89 - 1]⁻¹ = [1,1236 + 1,1236 - 1]⁻¹ = [1,2472]⁻¹ = 0,8018.
hr = 4 × (5,67 × 10⁻⁸) × 0,8018 × 21 987 966 = 4,00 W/m².K.
Rs = 1 / (4,00 + 1,0625) = 1 / 5,0625 = 0,1975 m².K/W.
Résistance totale globale : Rg1 = Rsi + 2×R_verre + Rs + Rse = 0,13 + 0,008 + 0,1975 +
0,04 = 0,3755 m².K/W.
Cas B : Vitrages traités basse émissivité (ε1 = 0,3 ; ε2 = 0,89)
Terme d'émissivité : [1/0,3 + 1/0,89 - 1]⁻¹ = [3,3333 + 1,1236 - 1]⁻¹ = [3,4569]⁻¹ = 0,2893.
hr = 4 × (5,67 × 10⁻⁸) × 0,2893 × 21 987 966 = 1,444 W/m².K.
Rs = 1 / (1,444 + 1,0625) = 1 / 2,5065 = 0,3990 m².K/W.
Résistance totale globale : Rg2 = 0,13 + 0,008 + 0,3990 + 0,04 = 0,5770 m².K/W.

Q3) Coefficient Ug et densité de flux thermique φ


• Pour le vitrage standard non traité :
Ug1 = 1 / Rg1 = 1 / 0,3755 = 2,66 W/m².K.
Densité de flux φ1 = Ug1 × (Tint - Text) = 2,66 × (19 - (-5)) = 2,66 × 24 = 63,84 W/m².
• Pour le vitrage performant traité VIR :
Ug2 = 1 / Rg2 = 1 / 0,5770 = 1,73 W/m².K.
Densité de flux φ2 = Ug2 × 24 = 41,52 W/m².
Q4) Intérêt du double vitrage : L'air ou le gaz capturé entre les deux parois élimine la
convection directe de l'air extérieur sur le vitrage intérieur et exploite la faible conductivité
thermique du milieu gazeux immobile.
Q5) Intérêt de l'Argon : L'Argon possède une conductivité thermique plus faible (λ = 0,017
W/m.K) que celle de l'air (λ = 0,025 W/m.K), ce qui réduit la conduction gazeuse au
minimum.
Q6) Intérêt de la faible émissivité : Ce traitement de surface microscopique bloque le
rayonnement infrarouge de grande longueur d'onde, réduisant la part radiative hr de 4,00 à
1,44 W/m².K, augmentant la résistance du vitrage de plus de 50%.

Exercice 5 – Profil journalier de consommation électrique


D'après les relevés extraits du tableur d'enregistrement fourni, la puissance moyenne
consommée par tranches de 2 heures est reportée ci-dessous. L'énergie consommée sur
chaque bloc de Δt = 2 heures se calcule par : E (kWh) = [P_moyenne (W) / 1000] × 2 h.
Heure Puissance Moyenne (W) Énergie calculée (kWh)

0h 500 1,0

2h 400 0,8

4h 600 1,2

6h 1100 2,2

8h 1900 3,8

10h 1000 2,0

12h 800 1,6

14h 600 1,2

16h 1400 2,8

18h 3400 6,8

20h 2400 4,8

22h 900 1,8

Total de la journée - 30.0 kWh

• Total de l'énergie finale consommée : 30.0 kWh.


• Coût financier de la journée (au tarif de 0,1841 € TTC/kWh) : 30.0 × 0,1841 = 5.52 €.

Exercice 6 – Classification des systèmes thermodynamiques


• Matière solide d'une bougie allumée : Système ouvert (consommation de cire solide, rejet
de gaz CO2 et H2O).
• Moteur à explosion en fonctionnement : Système ouvert (admission de carburant/air, rejet
de gaz d'échappement, travail mécanique fourni).
• Eau liquide qui bout dans une casserole sans couvercle : Système ouvert (perte de matière
par évaporation et transferts thermiques).
• Air contenu dans une chambre à air étanche : Système fermé (pas d'échange de matière
avec l'extérieur, mais échange de chaleur/travail possible).
🏢 CORRECTION DU TD N°2 : PAROIS OPAQUES, ISOLATION EN
INTÉRIEUR ET PONTS THERMIQUES

Exercice 1 – Isolation rapportée en intérieur


Caractéristiques géométriques de la paroi en parpaings brute : H = 2,5 m ; L = 6 m.
Épaisseur du parpaing e = 20 cm = 0,20 m.
Données thermiques : R_parpaing = 0,30 m².K/W. Coefficients d'échanges superficiels
verticaux normalisés : Rsi = 0,13 m².K/W and Rse = 0,04 m².K/W.

1. Analyse de la paroi non isolée (brute)


Résistance totale brute : R_total_brut = Rsi + R_parpaing + Rse = 0,13 + 0,30 + 0,04 = 0,47
m².K/W.
Coefficient de transmission surfacique U_brut = 1 / R_total_brut = 1 / 0,47 = 2,13 W/m².K.

2. Dimensionnement du complexe d'isolation (Exigence U ≤ 0,25 W/m².K)


L'objectif de performance impose une résistance totale minimale : R_cible = 1 / 0,25 = 4,00
m².K/W.
Le nouveau complexe comprend : Parpaing + Lame d'air (10 mm) + Isolant PSE graphité +
Plaque de plâtre BA13.
Résistances complémentaires fixes :
• R_BA13 = 0,04 m².K/W (donnée directe de la fiche technique produit).
• R_lame_air = 0,18 m².K/W (valeur réglementaire standard pour une lame d'air verticale
non ventilée).
Somme des résistances hors isolant principal : R_hors_isolant = 0,13 + 0,30 + 0,18 + 0,04 +
0,04 = 0,69 m².K/W.
Résistance requise pour le panneau de polystyrène expansé (PSE) : R_PSE = R_cible -
R_hors_isolant = 4,00 - 0,69 = 3,31 m².K/W.
Épaisseur minimale théorique de l'isolant (sachant que λ_PSE = 0,032 W/m.K) : e_théorique
= R_PSE × λ_PSE = 3,31 × 0,032 = 0,1059 m = 105,9 mm.
Choix de la référence commerciale : Les épaisseurs standard disponibles étant 20, 40, 60,
80, 100 et 140 mm, l'épaisseur immédiatement supérieure nécessaire pour respecter
l'exigence réglementaire est de 140 mm.

Exercice 2 – Parois composites et Ponts Thermiques Intégrés


L'ossature métallique nécessaire à la tenue des doublages intérieurs en plaque de plâtre
traverse l'isolant de laine de roche de part en part, créant des lignes de fuite thermiques. On
étudie la paroi de la Chambre 1 (Façade Est).
• Résistance courante de calcul de la laine de roche (Rockmur nu, e = 120 mm, λ = 0,035
W/m.K) : R_isolant = 0,12 / 0,035 = 3,43 m².K/W.
• Résistance totale de la partie courante (sans les rails) : R_courant = Rsi + R_enduit +
R_bloc + R_isolant + R_BA13 + Rse = 0,13 + 0,01 + 0,23 + 3,43 + 0,04 + 0,04 = 3,88
m².K/W.
• Coefficient surfacique pur : Uc = 1 / 3,88 = 0,258 W/m².K.
Prise en compte du pont thermique linéique intégré de l'ossature métallique (ψ = 0,05
W/m.K) :
U_global = Uc + (ψ × L_rail) / Area_paroi.
L'application numérique donne un coefficient ajusté U_global d'environ 0,31 W/m².K,
traduisant une augmentation des déperditions de près de 20% due à la présence de ces
ponts thermiques structurels.

💧 CORRECTION DU TD N°3 : TRANSFERTS HYDRIQUES ET


DIAGNOSTIC DE CONDENSATION (GLASER)

Exercice 1 – Paroi homogène en béton cellulaire


Données d'ambiance : Tint = 20 °C, HRint = 70% | Text = 5 °C, HRext = 90%.
Caractéristiques de la paroi : Béton cellulaire, e = 40 cm = 0,40 m, λ = 0,16 W/m.K, μ = 10.

Q1) Calcul du profil de température


Résistance du mur seul : R_mur = 0,40 / 0,16 = 2,50 m².K/W.
Résistance totale globale : R_th_tot = Rsi + R_mur + Rse = 0,13 + 2,50 + 0,04 = 2,67
m².K/W.
Densité de flux de chaleur : φ = (Tint - Text) / R_th_tot = (20 - 5) / 2,67 = 5,62 W/m².
Calcul des températures de surface aux interfaces :
• Face intérieure : Tsi = Tint - Rsi × φ = 20 - (0,13 × 5,62) = 19,27 °C.
• Face extérieure : Tse = Text + Rse × φ = 5 + (0,04 × 5,62) = 5,22 °C.

Q2) Diagnostic du risque de condensation en surface intérieure


Par lecture du diagramme de Mollier ou à l'aide des tables de vapeur :
• À Tint = 20 °C, la pression de vapeur saturante est P_sat(20°C) = 2340 Pa.
• La pression de vapeur réelle à l'intérieur vaut : Pv_int = P_sat(20°C) × HRint = 2340 × 0,70
= 1638 Pa.
• La température de point de rosée correspondante (température où Pv_int devient
saturante) est lue à l'intersection avec la courbe 100% d'humidité : T_rosée ≈ 14,5 °C.
Comparaison : Tsi (19,27 °C) > T_rosée (14,5 °C). Il n'y a donc aucun risque de
condensation superficielle en face interne.

Q4) Caractéristiques de transfert de vapeur


• Perméabilité de l'air sec : δ0 = 1,85 × 10⁻¹⁰ kg/([Link]).
• Perméabilité à la vapeur du béton cellulaire : δ = δ0 / μ = 1,85 × 10⁻¹⁰ / 10 = 1,85 × 10⁻¹¹
kg/([Link]).
• Résistance à la diffusion de vapeur de la paroi : Z = (μ × e) / δ0 = (10 × 0,40) / (1,85 ×
10⁻¹⁰) = 2,16 × 10¹⁰ m².[Link]/kg.
Q5) Pressions de vapeur réelles d'ambiance
• Intérieur : Pv_int = 1638 Pa (calculé ci-dessus).
• Extérieur : À Text = 5 °C, P_sat(5°C) = 872 Pa. D'où Pv_ext = 872 × 0,90 = 784,8 Pa.

Q6) Flux de vapeur d'eau stationnaire gv


En vertu de la loi de Fick appliquée au bâtiment : gv = (Pv_int - Pv_ext) / Z
gv = (1638 - 784,8) / (2,16 × 10¹⁰) = 853,2 / (2,16 × 10¹⁰) = 3,95 × 10⁻⁸ kg/(m².s).

Q8) Analyse du risque de condensation interne (Méthode de Glaser)


Le profil de pression de vapeur réelle Pv(x) décroît de manière purement linéaire en fonction
de la coordonnée de résistance à la vapeur du matériau, allant de 1638 Pa à l'intérieur à
784,8 Pa à l'extérieur. À mi-épaisseur du mur (x = 20 cm), la température moyenne est de
12,2 °C, ce qui donne une pression de vapeur saturante P_sat(12,2°C) ≈ 1420 Pa. La
pression de vapeur réelle à cet endroit vaut Pv = (1638 + 784,8) / 2 = 1211,4 Pa. En tout
point du matériau, Pv(x) < P_sat(x). La courbe réelle ne croise jamais la courbe de
saturation, le phénomène de condensation interstitielle ne peut donc pas se produire dans
cette configuration monocouche.

Exercice 2 – Analyse d'une paroi multicouche avec isolation extérieure


L'ajout d'un panneau isolant extérieur (ITE) en Polystyrène Expansé (PSE) modifie
radicalement les profils hygrothermiques :
1. Sur le plan thermique : Le mur porteur en béton cellulaire se trouve entièrement protégé
du froid extérieur et sa température globale reste élevée (proche de 18 °C). La forte chute
thermique est absorbée by le PSE externe.
2. Sur le plan hydrique : Bien que le PSE ait un facteur de résistance à la diffusion de vapeur
μ important qui freine la migration de la vapeur, l'interface béton-isolant reste à une
température supérieure au point de rosée de la vapeur migrante. La vapeur d'eau traverse le
béton chaud sans encombre et ne rencontre aucune zone froide susceptible de provoquer la
condensation.
Conclusion : La technique de l'Isolation Thermique par l'Extérieur (ITE) s'avère
particulièrement sûre et performante. Elle élimine structurellement les risques de point de
rosée au sein des maçonneries porteuses.

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