PDFsam Merge
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f(x)
0.30
0.24
0.18
0.12
0.06
0.00
-0.06
-0.12
-0.18
-0.24 x
-0.30
-0.30 -0.24 -0.18 -0.12 -0.06 0.00 0.06 0.12 0.18 0.24 0.30
3
0 1 2 3 4
M
c
Etude de fonctions
I) Limite d’une fonction (Rappel)
Limite d’une fonction polynôme Limites usuelles
om
Soit n IN *
on a:
•Si f est une fonction polynôme alors lim f ( x ) = f (a).
x →a • lim x = +
n
x →+
• La limite d ’un polynôme en + ou − est celle de son
terme de plus haut degré • lim x n = − si n est impair
x →−
c
• La limite d’une fonction rationnelle en + ou − est celle 1
du quotient des termes de plus haut degré. • lim =0
x → xn
ro.
p( x)
▪ Soit f une fonction rationnelle tel que : f ( x) = Limites trigonométriques
q( x)
sin x tan x
p ( x) 0 lim = 1 ; lim =1
▪ Si lim = forme indéterminée . C’est à dire a est x →0 x x →0 x
x →a q ( x) 0 1 − cos x 1
une racine de p( x) et q( x)
donc lim
p ( x)
x →a q ( x)
= lim
( x − a) p1 ( x)
x →a ( x − a ) q ( x)
1
ri-p
= lim 1
p ( x)
x →a q ( x)
1
lim
x →0 x2
=
2
Formes indéterminées
+ + (−) et 0
Limite d’une fonction irrationnelle
▪ Si lim f ( x ) = a , avec ( a 0 ) alors f ( x) = . 0
ka
lim a
x →? x →?
et
▪ Si lim f ( x ) = +
x →?
alors lim
x →?
f ( x ) = + 0
Operations sur les limites Limites et ordre.
b
Dans ce paragraphe, a désigne un nombre réel ou Dans ce paragraphe, a désigne un nombre réel
+ ou − , L et M sont deux nombres réels. ou + ou − .
3a
lim g ( x)
x →a
M + − + − − ▪ Si ( x I ) ; f ( x ) g ( x ) et lim g ( x ) = +
x →a
x →a
L + M + − + − F. I x →a
▪ Si ( x I ) ; f ( x ) g ( x ) et lim g ( x ) = −
Limite du produit de deux fonctions. Le signe se x →a
détermine alors lim f ( x ) = − .
w.
lim f ( x)
x →a
L L 0 0 en x →a
respectant ▪
lim g ( x)
x →a
M la règle des THÉORÈME DES GENDARMES : Soient f , g et
lim ( f ( x) g ( x) ) L M F. I signes h trois fonctions définies sur un intervalle
x →a
I. et k un réel.
ww
lim g ( x)
x →a M0 0 M 0
Lemme :
f ( x) L Si ( x I ) ; f ( x ) − k g ( x ) et lim g ( x ) = 0
lim
x →a g ( x)
F. I F. I x →a
M Alors lim f ( x ) = k
x →a
2) lim x − 2 x + 5
3 2) Calculer les limites de f aux bornes de I.
om
x → −
3) lim ( x 4 − 2 x + 1)
Exercice 3 :
x3 − 1
Soit f la fonction définie sur IR\ 3 par f ( x) = 2
x → −
2 x2 − 5 x − 6x + 9
4) lim
x→ − x − x 2 + 9
1) Etudier le signe de x − 6 x + 9 .
2
c
f ( x)
3x − 1 3) Calculer : lim et lim f ( x) − x
6) lim 2 x → + x x → +
x →+ x − 3 x
ro.
Exercice 4 :
2
x x
7) lim Soit f la fonction définie sur IR par : f ( x) =
x → + 4 x2 + 1 x +1 + x
2
x +1 1 1
8) lim+ 2 1) Montrer que, ( x 0 ) ; f ( x) − 2.
x →1 x − 1 2 x
9) lim
x →1
x2 − 5x + 4
x2 − 1 Exercice 5 :
ri-p
2) En déduire lim f ( x)
x →+
13) lim 4 x² + 3 + 2 x a) ( D f ) et ( Dg )
x →−
b
x3 − 8 b) lim f ( x) et lim+ g ( x)
x→4 x→0
14) lim
x →2 x 2 − 4
15) lim 4 x ² + 3 − x
c) f (0;2) et g (0;9)
3a
18) lim x 2 + x − 1 − 3 x
x →+ 3) Soit m un réel donné, donnez le nombre de solutions de l’équation
1 − cos x 2
f ( x) = m.
19) lim
4) Résoudre graphiquement l’inéquation: f ( x) g ( x) .
w.
x →0 x2
20) lim
x2 + x + 3 + x − 5 5) Supposons que D f = −9; 9 et f est une fonction paire .
x →2 x−2 a) Donnez la valeur de: f (−4) et f (−7)
1
21) lim x sin b) Complétez la construction de la courbes ( C f ) .
ww
x →+
x
tan x − sin x 6) Construire la courbe de la function f sur l’intervalle 0; 9 .
22)lim
x →0 x3
1 − cos x
23) lim
x →+ x Le succès est la somme de petits efforts, répétés jour
1 + cos 2 x
24)lim 2
x →0 x +2
après jour. Leo Robert Collier
om
On dit que f est continue en a si lim f ( x ) = f (a )
x →a
Attention: Une fonction ne peut pas être continue en un point qui n'appartient pas au domaine de définition,
cela n'a aucun sens.
c
On dit que f est continue à droite en a si lim f ( x ) = f (a )
x →a +
ro.
Propriété1: Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et a I .
On dit que f est continue en a si lim f ( x ) = lim f ( x ) = f (a )
x →a + x →a −
x →2 x →2
3a
Remarques : f (a ; b ) = m; M tels que m est le minima et M est le maxima de f sur le segment a ; b .
- Si l’intervalle I n’est pas fermé, alors son image est un intervalle qui peut être fermé, ouvert ou semi-ouvert.
om
a ; b lim f ( x ); lim f ( x )
x →a + x →b−
lim f ( x ); lim f ( x )
x →b− x →a +
c
4) Théorème des valeurs intermédiaires.
ro.
Théorème : Soit f une fonction continue sur un intervalle Interprétation
graphique:
a ; b .Pour tout réel k compris entre f(a) et f(b), il existe La droite (D): y=k
de l’intervalle a ; b tel que f (c) = k
coupe la courbe
au moins un réel c de f en au moins
Autrement dit : l’équation f ( x) = k un point dont
solution sur l’intervalle a ; b .
ri-p
admet au moins une
l’abscisse est
comprise entre a
et b.
sur un intervalle a ; b et f(a).f(b) < 0 alors l’équation f ( x ) = 0 admet fonction f coupe l’axe des
abscisses en un seul point dont
une solution unique dans l’intervalle a ; b . l’abscisse est comprise entre a et b.
3a
f −1 ( x ) = y f ( y ) = x avec x J et y I .
Corollaires : Si f est continue et strictement monotone sur un intervalle I , alors :
w.
1) f admet une fonction réciproque notée f −1 définie sur J=f(I ) à valeurs dans I
2) ( x I ) ; f −1 ( f ( x )) = x et ( y J ) ; f ( f −1( y)) = y .
3) La fonction f −1 est continue et strictement monotone sur J=f(I).
ww
om
On dit que f est dérivable à droite en a, s’il existe un
f ( x) − f (a) f ( x) − f (a)
réel ℓ tel que: lim =ℓ = ℓ.
x →a x−a nombre réel ℓ tel que: lim+
x →a x−a
Le nombre ℓ s'appelle alors le nombre dérivé de f en a
Le nombre ℓ s'appelle alors le nombre dérivé à droite en a,
et on le note f ( a ) .
et on le note f d ( a ) .
c
Propriété : f est dérivable en a si est seulement si f est dérivable à droite en a, f est dérivable à gauche
en a et f d ( a ) = f g ( a )
ro.
Interprétation géométrique du nombre dérivé.
1) Si f est dérivable en a alors ( C f ) admet une tangente en A ( a; f ( a ) ) d’équation: y = f ( a )( x − a ) + f ( a )
2) Si f est dérivable en a alors x f ( a )( x − a ) + f ( a ) est la fonction affine tangente à f au point a.
3) Si f est dérivable à droite en a alors ( C f ) admet une demi-tangente en A ( a; f ( a ) ) de coefficient
ri-p
directeur f d ( a ) .
4) Si f est dérivable à gauche en a alors ( C f ) admet une demi-tangente en A ( a; f ( a ) ) de coefficient
directeur f g ( a ) .
f est dérivable à droite en a et à gauche en a et f d ( a ) f g ( a ) alors A ( a; f ( a ) ) est un point anguleux.
ka
5) Si
f ( x) − f (a)
6) Si lim+ = alors f n’est pas dérivable à droite en a, Cependant, la courbe admet au point
x →a x−a
d'abscisse a une demi-tangente verticale.
b
▪ On dit que f est dérivable sur I si elle est dérivable en tout réel x de I. Dans ce cas, la fonction qui à tout
réel x de I associe le nombre dérivé de f en x est appelée fonction dérivée de f et se note f’.
▪ On dit que f est dérivable sur a ; b si elle est dérivable sur a ; b , dérivable à droite en a et dérivable à
gauche en b.
al
▪ La fonction x
Théorème (Dérivation d’une fonction composée) :
Si u est une fonction définie et dérivable sur I et v une fonction définie et dérivable sur J tel que u( I ) J ,
alors v o u est dérivable sur I et on a : ( x I ) ; ( v o u) '( x) = v ' ( u( x)) u '( x)
ww
( x J ) ; ( f −1 ) '( x ) =
1
f ' ( f −1 ( x ) )
et si f '(a ) 0 alors ( f ) '( f (a )) =
−1 1
f '(a )
om
.u( x ) .u '( x ) ax a
u( x ) v( x ) u '( x ) v( x ) + v '( x) u( x) ax n [Link] n−1
u( x ) u '( x ) v ( x ) − u( x ) v '( x ) 1
v( x ) ( v( x ) )
2 x
2 x
c
1 − u '( x ) 1 1
−
( u( x ) )
2
u( x ) x x2
ro.
u v( x ) u '(v( x )) v '( x ) sin x cos x
u '( x )
n u( x ) cos x − sin x
n n u( x )
( u( x ) )
n
n. ( u( x ) )
ri-p
n −1
u '( x ) tan x 1 + tan 2 x =
1
cos2 x
fonction f est
• Si ( x I ) ; f ( x ) 0 , alors la fonction f est strictement décroissante sur I strictement croissante
• Si ( x I ) ; f ( x ) = 0 , alors la fonction f est constante sur I. sur I
3a
Définition : Soit f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I. et (C f ) sa courbe représentative.
• On dit que la courbe (C f ) admet une concavité dirigée vers les ordonnées positives (convexe), s’elle est
entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes.
• On dit que la courbe (C f ) admet une concavité dirigée vers les ordonnées négatives (concave), s’elle est
ww
om
La droite d’équation est une asymptote oblique à en
c
ro.
admet une admet une
branche parabolique branche parabolique
de direction l’axe des
ordonnées au
voisinage de
admet une
branche parabolique de
direction la droite
ri-p admet une
asymptote oblique
de direction l’axe des
abscisses au
voisinage de
d’équation
d’équation au
au voisinage de
voisinage de
ka
V) Axe de symétrie - Centre de symétrie
Soit f une fonction définie sur un ensemble D.
On dit que la droite ( ) : x = a est un axe de On dit que le point I ( a; b ) est un centre de symétrie
symétrie de si pour tout x de D on a : de
b
si pour tout x de D on a :
(2a − x ) D et f (2a − x ) = f ( x ) (2a − x ) D et f (2a − x ) = 2b − f ( x )
3a
On dit que f est une fonction périodique s’il existe un réel positif T tel que : pour tout x de D f on a:
( x + T ) D f et f ( x + T ) = f ( x) (T est appelé une période de la fonction f )
ww
om
• x n
x est la fonction réciproque de la fonction x x n sur l’intervalle 0;+ .
x =n y x= y x n y x y x = y x = yn ( x)
m
● n
● n
● n
● n
= n xm
● n
x = nm x m ● n m
x = nm x ● n
x n y = n xy ● n
x
= n
x
/ y0
n y y
c
Remarque. Les règles de calculs sur les racines nième sont les mêmes que celles sur les racines carrées.
X) Puissance d’exposant rationnel d’un réel strictement positif.
ro.
p
Soient x un nombre réel strictement positif et r un nombre rationnel tel que : r = avec ( p; q ) .
q
q
( )
qp p p
q q
xp = xq .
q
On remarque que : x = x = xp x p = x p donc
q q
et
● x n y n = ( xy )n
n
●
ri-p
Propriétés : Pour tous réels x et y strictement positifs et pour tous nombres rationnels m et n on a :
x m x n = x m+ n ● (x ) = x
m n mn
● xn x xm ● 1
=
yn y
● n = x m−n xn
= x−n
x
Remarque. Les règles de calculs sur les exposants rationnels sont les mêmes que celles sur les exposants entiers.
b ka
al 3a
w.
ww
m
Définition
co
Si 0 < x < 1 alors ln x < 0
Si x > 1, alors ln x > 0
ln (1) = 0
ro.
La fonction f : x ln x est strictement croissante sur ]0 ; + ∞ [.
Propriété
1
La fonction f : x ln x est dérivable sur ]0 ; + ∞ [ et (ln x)’= .
0 1 e
x
+∞
bk
Signe de 1/x +
Sens de +∞
variation de 1
la fonction 0
f : x ln x - ∞
3a
y=x-1
y = x/e
al
y = lnx
1
w.
Le logarithme népérien d’un produit de facteurs strictement positifs est égal à la somme des
m
logarithmes népériens de chacun des facteurs.
co
Le logarithme népérien de l’inverse d’un réel strictement positif est l’opposé du logarithme
népérien de ce nombre.
ro.
Si a > 0, alors ln (1/a) = - ln a
Le logarithme népérien du quotient d’un réel strictement positif a par un réel strictement
positif b est la différence entre les logarithmes népériens de a et b.
-p
Si a > 0, b > 0, alors ln(a/b) = ln a – ln b
ari
Si a est un réel strictement positif et n un entier relatif, alors :
ln(an) = n ln a
bk
Si a est un réel strictement positif et n un entier naturel supérieur ou égal à 2, alors :
3a
1
ln( n a ) = ln a
n
Définition
Propriétés
ww
1 ≈ 0,434294482… 1 1
M = log e = = = ln 10 ≈
ln10 M log e
2,302585093…
2/3
Étude et représentation
m
0 1 10
x
+∞
Signe de (log x)’ +
co
Sens de +∞
variation de 1
la fonction 0
f : x log x - ∞
-p ro.
y = log x
1
0 1 10
ari
bk
Propriétés
3a
1 a
log (a × b) = log a + log b ; log ( ) = - log a ; log ( ) = log a – log b
a b
al
1
Si n est un entier naturel ≥ 2, alors log ( n a ) = log a
n
w.
ww
3/3
Cours: La fonction exponentielle
m
Tabledesmatières
co
ro.
1 La fonction exponentielle 2
1.1 Définition et théorèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Approche graphique de la fonction exponentielle . . . . . . . . . . . 3
1.3 Relation fonctionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Autres opérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
-p
1.5 Notation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
5
ari
2.1 Signe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Variation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3 Limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.4 Courbe représentative . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.5 Des limites de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
bk
m
importantes. Elle est en effet présente dans toutes les sciences. Sa construction à
partir d’une équation différentielle est passionnante, bien qu’historiquement elle
ne se soit pas construite ainsi.
co
1 La fonction exponentielle
1.1 Définition et théorèmes
ro.
Théorème 1 : Il existe une unique fonction f dérivable sur R telle que :
f′ = f et f (0 ) = 1
ROC
-p
Démonstration : L’existence de cette fonction est admise.
ari
Démontrons l’unicité.
• La fonction exponentielle ne s’annule pas sur R.
Soit la fonction ϕ définie sur R par : ϕ( x ) = f ( x ) f (− x ).
Montrons que la fonction ϕ est constante. Pour cela dérivons ϕ.
bk
ϕ′ ( x ) = f ′ ( x ) f (− x ) − f ( x ) f ′ (− x )
Comme f ′ = f , on a :
= f ( x ) f (− x ) − f ( x ) f (− x )
=0
3a
• Unicité
On suppose que deux fonctions f et g vérifient les conditions du théorème, soit
f = f ′ , g′ = g et f (0) = g(0) = 1. La fonction g ne s’annule donc pas, on définit
w.
f
alors sur R la fonction h par h = . On dérive h :
g
f ′ g − f g′ fg− fg
h′ = 2
= =0
g g2
ww
f (0)
La fonction h est donc constante et h( x ) = =1
g (0)
f (x)
On a donc : ∀ x ∈ R, = 1.
g( x )
On en déduit que f = g. L’unicité est ainsi prouvée. Nous noterons dans la
suite cette fonction exp.
1.2 Approche graphique de la fonction exponentielle
Algorithme : Déterminer un algorithme permettant de visualiser la fonction
m
exponentielle à partir de sa définition sur l’intervalle [− A ; A].
On fera une approche de la fonction exponentielle à l’aide d’une approximation
affine : f ( a + h) ≈ f ( a) + h f ′ ( a). L’approximation sera d’autant meilleure que h
co
sera petit
Comme la fonction exponentielle vérifie f ′ = f , cette approximation affine de-
vient alors :
f ( a + h) ≈ f ( a) + h f ( a) ≈ f ( a)(1 + h)
ro.
On commence à tracer le point (0 ; 1) car f (0) = 1, puis avec un pas P, on trace de
proche en proche les points à droite ( X ; Z ) et les points à gauche (− X ; T ) du
point (0 ; 1) dans l’intervalle [− A ; A].
On obtient la courbe suivante pour : A = 2 et P = 1/10.
Traitement
pour I de 1 à A/P faire
X+P→ X
Z (1 + P ) → Z
T (1 − P ) → T
Afficher le point ( X; Z )
3a
Afficher le point (− X; T )
fin
al
m
exp(0 + a)
h (0) = =1
exp( a)
co
La fonction h est donc la fonction exponentielle. On en déduit alors :
exp( x + a)
= exp( x ) ⇔ exp( x + a) = exp( x ) × exp( a)
exp( a)
ro.
1.4 Autres opérations
eb ea
al
E ≈ 2, 705 Lire P
• P = 10 −3 , E ≈ 2, 717 1→ E
Traitement
ww
m
co
Théorème 4 : La fonction exponentielle est strictement positive sur R
ro.
exp( a) < 0, d’après le théorème des valeurs intermédiaires il existerait un réel
α tel que exp(α) = 0 ce qui est impossible. La fonction exponentielle est donc
strictement positive.
2.2 Variation
-p
Théorème 5 : La fonction exponentielle est strictement croissante sur R.
ari
Démonstration : Immédiat du fait que sa dérivée est elle-même et que l’expo-
nentielle est strictement positive.
Conséquence Comme la fonction exponentielle est strictement croissante, on
bk
Exemples :
2 +3
• Résoudre dans R l’équation : e2x = e7x
w.
7+5 7−5 1 1
x1 = = 3 et x2 = = d’où S = ;3
4 4 2 2
• Résoudre dans R l’inéquation suivante : e3x 6 e x+6
D’après les équivalences ci-dessus, l’équation est équivalente à :
3x 6 x + 6 ⇔ 2x 6 6 ⇔ x63 soit S =] − ∞; 3]
2.3 Limites
m
lim e x = +∞ et lim e x = 0
x→ +∞ x→− ∞
co
ROC Démonstration : Soit la fonction f suivante : f (x) = e x − x .
1
Comme la fonction exponentielle est strictement croissante, on a :
ro.
f ′ (x) > 0 ⇔ x > 0 et f ′( x) < 0 ⇔ x < 0
∞ 0 +∞
f ′ (x)
f (x)
−
1
-p +
ari
Du tableau de variation on en déduit : ∀x ∈ R f ( x) > 0 donc ex > x
x→ +∞
lim e x = +∞
x→+∞
X 1
lim e x = lim e = lim =0
−
x→− ∞ X→+ ∞ X→ +∞ e X
x −
∞ 0 1 +∞
exp′( x) +
+∞
e
ww
exp( x)
1
0
m
3
e T0
co
2
ro.
y = ex
−3 −2 −1 O 1 2
e x − e0
lim = exp′ (0) = exp(0) = 1
x →0 x
ex
lim = +∞ et lim xe x = 0
x →+∞ x x →−∞
′ ′ x
On calcule la dérivée g : g ( x ) = e − x
D’après le paragraphe 2.3, on a : ∀ x ∈ R ex > x donc g′ ( x ) > 0
La fonction g est donc croissante sur R.
Or g(0) = 1 donc si x > 0 alors g( x ) > 0. On en déduit donc que :
ww
x2 ex x
Pour x > 0 g( x ) > 0 ⇔ ex > ⇔ >
2 x 2
x
On sait que lim = +∞, par comparaison, on a :
x →+∞ 2
ex
lim = +∞
x→ +∞ x
Pour la deuxième limite, on fait un changement de variable X = − x, on obtient
alors :
X
lim xe x = lim (− X )e−X = − lim X = 0
m
x →−∞ X →+∞ X →+∞ e
co
2.6 Étude d’une fonction
2e x − 3
f est la fonction définie sur R par : f ( x ) =
ex + 1
ro.
1) Pourquoi les droites d et ∆ d’équation respectives y = 2 et y = −3 sont-elles
asymptotes à C f ?
2) Calculer f ′ ( x ) puis étudier les variations de f .
3) Tracer d, ∆ et C f
4)
-p
La courbe semble avoir un point de symétrie. Démontrer cette conjecture.
✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏
1
ex 1 + x 1+ x
e e
3 1
On a : lim = 0 et lim =0
x →+∞ e x x →+∞ e x
3a
x →−∞
2e x (e x + 1) − e x (2e x − 3)
f ′ (x) =
( e x + 1)2
e x (2x x + 2 − 2e x + 3)
=
( e x + 1)2
5e x
= x
( e + 1)2
La fonction exponentielle étant strictement positive sur R, la fonction f ′ est
strictement positive sur R.
m
3) On a le tableau de variations de f suivant :
x −
∞ +∞
co
f ′ (x ) +
2
f (x )
-3
ro.
4) Pour tracer la courbe C f , il est important de placer un point et sa tangente. Par
exemple le point I d’abscisse nul. On a :
1 5
f (0) = − f ′ (0) =
2 4
On obtient la courbe suivante :
-p 2 ×
ari
Cf
1
O
−5 −4 −3 −2 −1 ×I 1 2 3 4 5
bk
3
3a
X = x
X = x
⇔ 1 2e X − 3 1 4e X − 6 + e X + 1 5( e X − 1)
Y = y+ 1 Y = f ( x ) + = − = =
2 2
2 eX + 1 2( e X + 1) 2( e X + 1)
ww
5( e X − 1)
Montrons que la fonction g( X ) = est impaire.
2( e X + 1)
On a :
5( e − X − 1) 5(1 − e X )
g(− X ) = = = − g( X )
2( e − X + 1) 2(1 + e X )
La fonction g est impaire, donc la courbe C f est symétrique par rapport à I
3 Compléments sur la fonction exponentielle
3.1 Dérivée de la fonction eu
m
Théo rème 9 : Soit la fonction u définie et dérivable sur un ensemble D , alors
la fonction e u est dérivable sur D et :
co
′
( eu ) = u′ e u
ro.
3.2.1 Fonctions d’atténuation
-p fk (x) = e
−
kx
ari
Par composition, on a les limites : lim f k( x) = 0 et lim f k( x) = +∞
x→ +∞ x→− ∞
kx
On calcule la dérivée : fk′ (x) = ke <0 ∀x ∈ R
−
−
bk
x
x −∞ 0 +∞ y=e
−
3
y=e
−
0,5 x
f ′( x)
3a
0,3 x
−
2 y=e
−
+∞ A
f (x) 1 1 b
O
al
3 −
2 −
1 1 2 3
w.
m
m dans cet environnement, il est soumis à trois forces :
−
→
• son poids : m g , −
→
−
→ Π négligeable
co
• une force de frottement : −k v −→
−k v
qui s’oppose au mouvement et qui
est proportionnelle à la vitesse
Le coefficient k est déterminé par la M b
forme du corps et de la compostion
ro.
de l’atmosphère terrestre.
−→
• la poussée d’Archimède : Π −→
que l’on négligera en raison de sa mg
faible influence.
-p
On oriente l’axe du déplacement vers le
bas
D’après le second principe de la dynamique on a :
axe du déplacement
ari
−
→ −−→ −→ −
→
ma = ∑ Fext
= mg − kv
en projetant sur l’axe du mouvement et en remarquant que l’accélération est la
dérivée de la vitesse, on obtient :
k
bk
mv′ = mg − kv ⇔ v′ = g − v (1)
m
Cette équation (1) est une équation différentielle, au même titre que le problème
de départ de notre chapitre (trouver une fonction qui vérifie f ′ = f ). Les solutions
v(t) de cette équation différentielle sont de la forme :
3a
k mg
v(t) = λe− m t +
k
mg
Comme la vitesse initiale v(0) = 0, on peut déterminer λ = − , ce qui donne
k
pour l’expression de la vitesse :
al
mg k
v(t) = 1 − e− m t
k
Etude de la vitesse en fonction du temps : on détermine l’accélération en fonc-
w.
tion du temps :
mg k k k
a(t) = v′ (t) = × e− m t = ge− m t donc v′ (t) > 0 ∀t ∈ R +
k m
Comme, on pouvait s’y attendre la vitesse est croissante. En effet un corps en
ww
m
mg k
v(t) k
0
co
En effet, tout sportif ayant pratiqué "la chute libre" sait que la vitesse se stabilise
au bout d’un certain temps. Elle atteint environ 200 km/h pour les jambes et les
bras tendus. Si le coefficient m/ k est très petit, comme pour une feuille d’arbre, la
vitesse limite est particulièrement faible (1,8 km/h) ; ce qui permet à cette feuille
de voltiger.
-p ro.
ari
bk
y = gt
mg
k mg
ww
kt
v( t) = 1 e
−
−→ régime k
−
transitoire
O
La vitesse augmente durant la période transitoire puis tend à se stabiliser vers sa
vitesse limite.
Application numérique : On considère une balle de ping-pong de masse m = 2, 7 g.
Le coefficient de la force de frottement vaut k = 5, 4 × 10−3 kg.s −1 . On prend
g = 9, 80 m.s 2.
m
−
co
mg 2, 7 × 10 3 × 9, 8
On obtient la vitesse limite : v lim = = = 4, 9 m/s soit
k 5, 4 ×−10 3
−
ro.
mg − k t 10 3
−
A l’aide d’un
1
t > − ln
2
−tableau
10 3
4, 9
⇔ t > 4, 2 s -p
de valeurs ou à l’aide de la fonction ln, on obtient :
2x2
On obtient le tableau de variation : 1 y=e
−
x2
y=e
−
2
y=e
−
0,5 x
x −
∞ 0 +∞ y=e
−
2
0,3 x
ww
g′k (x) + 0 −
1
g k (x)
0 0 −
3 −
2 1
−
O 1 2 3
co
-p ro.
ari
bk
3a
al
w.
ww
1
m
Table des matières
co
I Chapitre 9 : Nombres complexes 3
I.A Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
I.B Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.B.1 Forme algébrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
ro.
I.B.2 Représentation graphique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.C Opérations sur les nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.C.1 Addition et multiplication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.C.2 Inverse d’un nombre complexe non nul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
I.C.3 Nombre conjugué . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
I.C.4 Module d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
-p
I.D Argument d’un nombre complexe non nul . . . . . . . . . . . . .
I.E Forme exponentielle d’un nombre complexe non nul . . . . . . . .
I.F Résolution dans C d’équations du second degré à coefficients réels
I.G Interprétation géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
9
9
10
10
ari
I.H Nombres complexes et transformations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
I.H.1 Ecriture complexe d’une translation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
I.H.2 Ecriture complexe d’une rotation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
I.H.3 Ecriture complexe d’une homothétie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
bk
al 3a
w.
ww
2
I Chapitre 9 : Nombres complexes
I.A Introduction
m
Rappels et découverte
Pour tout réel k, il existe un unique nombre réel dont le√cube est k.
co
3 1
Ce nombre est appelé√ racine cubique de k . Il est noté k ou aussi k 3 .
On a par exemple 8 = 2 parce que 23 = 8.
3
Au XVIème siècle, Jérôme Cardan, confronté à la résolution des équations du troisième degré,
de la forme x3 = px + q donne la formule suivante appelée formule de CARDAN : lorsque
q2 p3
− ≥ 0, l’équation a pour solution
ro.
4 27
s r s r
2 3
3 q q p 3 q q2 p3
x= + − + − −
2 4 27 2 4 27
-p
Vérifier que l’on peut utiliser la formule de Cardan.
2. On considère l’équation x3 = 3x + 2.
Vérifier que l’on peut utiliser la formule de Cardan.
ari
Quelle solution obtient-on ?
Vérifier et trouver toutes les solutions de l’équation x3 = 3x + 2.
3. On considère l’équation x3 = 15x + 4.
Vérifier que l’on peut utiliser la formule de Cardan.
4. On considère l’équation x3 = 2x + 4.
bk
√ √
(2 + −1)3 = 2 + 11 −1
√ √
En déduire que 2 + −1 est une racine cubique de 2 + −121 .
√ √
"Démontrer" de même que 2 − −1 est une racine cubique de 2 − −121.
Montrer alors que la formule de Cardan appliquée à l’équation x3 = 15x + 4 donne comme
al
solution le réel 4.
Vérifier que 4 est effectivement solution de l’équation.
On a donc, en utilisant des nombres imaginaires, obtenu un résultat bien réel.
√ √ √
6. Si a et b sont deux réels strictement positifs, alors : a b = ab.
w.
avez déjà vu .
3
Les différents ensembles de nombres
– N est l’ensemble des entiers naturels. C’est l’ensemble des entiers positifs ou nuls.
m
– Dans N l’équation x + 1 = 0 n’a pas de solution.
Cette équation a une solution notée -1 , cette solution est un élément de l’ensemble Z .
Z est l’ensemble des entiers relatifs. C’est l’ensemble des entiers positifs, négatifs ou
nuls.
co
Z contient N , c’est-à-dire que N est contenu dans Z , ce que l’on note N ⊂ Z .
– Dans Z l’équation 2x = 1 n’a pas de solution.
1
Cette équation a une solution notée − , cette solution est un élément de l’ensemble
2
Q.
Q est l’ensemble des nombres rationnels.
ro.
p
C’est l’ensemble de tous les nombres de la forme avec p ∈ Z et p ∈ Z∗ . Q contient
q
Z . On a donc N ⊂ Z ⊂ Q .
– Dans Q l’équation x2 = 2 n’a pas de solutions.
√ √
Cette équation a deux solutions notées 2 et − 2 , ces solutions sont des éléments de
l’ensemble R.
d’une droite.
-p
R est l’ensemble des nombres réels. C’est l’ensemble des abscisses de tous les points
R contient Q . On a donc N ⊂ Z ⊂ Q ⊂ R.
– Dans R l’équation x2 = −1 n’a pas de solutions.
ari
Cette équation a deux solutions notées i et −i , ces solutions sont des éléments de
l’ensemble C .
C est l’ensemble des nombres complexes.
C’est l’ensemble des nombres de la forme a + bi avec a ∈ R et b ∈ R.
C contient R . On a donc N ⊂ Z ⊂ Q ⊂ R ⊂ C .
bk
I.B Définitions
I.B.1 Forme algébrique
3a
Définition 1:
Il existe un ensemble noté C, appelé ensemble des nombres complexes qui possède
les propriétés suivantes :
– C contient l’ensemble des nombres réels.
al
4
Théorème 1
Soit x, y, x′ et y ′ des nombres réels,
m
x + iy = x′ + iy ′ équivaut à x = x′ et y = y ′ .
x + iy = 0 équivaut à x = 0 et y = 0.
Cela signifie qu’un nombre complexe s’écrit de manière unique sous forme algèbrique.
co
I.B.2 Représentation graphique
(O; −
→
u,−
→
v ) est un repère orthonormal direct du plan.
(O; −
→
ro.
1. A tout nombre complexe z = x + iy avec v ) est appelé axe des imaginaires
x et y réel, on associe le point M purs.
de coordonnées (x; y). On dit que M est
le point image de z
−−→
et que OM est le vecteur image de z. y
M (z)
2. Tout point M (x; y) est le point image
d’un seul complexe z = x + iy.
-p
On dit que z est l’affixe du point M et du
−−→
vecteur OM .
ari
3. Le plan est alors appelé plan complexe. −
→
v
4. L’axe des abscisses (O; −
→
u ) est appelé axe O −
→
u x
des réels, l’axe des ordonnées
Définition 2:
3a
Remarque : Les identités remarquables sont valables dans C. On a alors pour tous z et z ′
complexes,
z 2 + z ′2 = z 2 − i2 z ′2 = (z − iz ′ )(z + iz ′ ).
w.
5
m
P (z + z ′ )
M ′ (z ′ )
co
M (z)
−
→
v
O −
→
u
ro.
Affixe d’un vecteur, d’un barycentre
Proposition 1:
Deux points A et B du plan complexe ont pour affixes respectives zA et zB .
−−
→
L’affixe du vecteur AB est zB − zA .
-p
Remarque : Si λ est un réel, l’affixe de vecteur λ−
→
u est λz où z est l’affixe de −
→
u.
ari
Proposition 2: Interprétation barycentrique
Deux points A et B du plan complexe ont pour affixes respectives zA et zB .
αzA + βzB
L’affixe du barycentre G des points pondérés (A, α) et (B, β) (α+β 6= 0) est : .
α+β
bk
−−→ 1 −→ −−→
dem : On a OG = (αOA + β OB) et le résultat en découle en passant aux affixes.
α+β
zA + zB
Il en résulte que l’affixe zI du milieu I du segment [AB] est zI = et celle du
2
zM + zN + zP
centre de gravité G d’un triangle M N P est zG = .
3
w.
Théorème 2
Tout nombre complexe non nul z, écrit sous forme algébrique z = x+iy, admet un inverse,
1 1 x − iy
noté , et : = 2 .
z z x + y2
En effet, on remarque que pour tout nombre complexe non nul z = x + iy, (x + iy)(x − iy) =
6
x2 − i2 y 2 = x2 + y 2 .
1 1 x − iy x − iy
On a alors = = = 2 .
z x + iy (x + iy)(x − iy) x + y2
m
I.C.3 Nombre conjugué
co
Définition 3:
Soit z un nombre complexe, z = x + iy.
Le nombre conjugué de z, noté z̄, est le nombre complexe x − iy.
ro.
Dans le plan complexe, le point M ′ d’affixe z̄
est l’image du point M d’affixe z
M (z)
y
-p −
→
v
O −
→
u x
ari
−y
bk
M ′ (z)
par la symétrie par rapport à l’axe des abs-
cisses.
3a
Proposition 3:
z est un nombre complexe.
1. z est réel équivaut à z̄ = z.
2. z est imaginaire pur équivaut à z̄ = −z.
al
Si z = z̄, alors x + iy = x − iy, donc 2iy = 0 et on en déduit que y = 0 ce qui signifie que
z est réel.
2. Si z est imaginaire pur, alors x = 0, donc z = −z̄.
Si z = −z̄, alors x + iy = −x + iy, donc 2x = 0 et x = 0. z est donc bien un imaginaire
ww
pur.
7
Proposition 4:
Soit z l’affixe d’un point M dans le plan complexe.
m
1. z̄ est l’affixe du symétrique de M par rapport à l’axe des abscisses.
2. −z est l’affixe du symétrique de M par rapport au point O.
3. −z̄ est l’affixe du symétrique de M par rapport à l’axe des ordonnées.
co
Proposition 5:
Pour tous nombres complexes z et z ′ :
ro.
(1) z + z ′ = z + z ′ (2) z = z
1 1
(3) zz ′ = zz ′ (4) pour z 6= 0, =
z z
z z
(5) pour z ′ 6= 0, = (6) pour n ∈ Z, z n = z n .
z′ z′
M (z)
y
p
|z| = x2 + y 2
al
−
→
v
O −
→
u x
w.
Remarques :
1. Si z est un nombre réel, le module de z correspond à la valeur absolue de z.
2. |z| = 0 équivaut à z = 0 car OM = 0 équivaut à O = M .
ww
3. zz̄ = x2 + y 2 = |z|2 .
8
Propriétés du module
Pour tous nombres complexes z ∈ C et z ′ ∈ C :
m
1. |z| = |z|
2. | − z| = |z|
3. |z + z ′ | ≤ |z| + |z ′ | (inégalité triangulaire)
co
4. |zz ′ | = |z||z ′ |
z |z|
5. ′ = ′ , z ′ 6= 0
z |z |
6. ∀n ∈ Z, |z n | = |z|n (z 6= 0 si n ∈ −N)
ro.
I.D Argument d’un nombre complexe non nul
Définition 5:
-p
z est un nombre complexe non nul d’image M , z = x + iy (x et y réels). Une mesure de
l’argument de z est un nombre réel noté arg(z) et défini par arg(z) = (−
→ −−→
u ; OM ).
ari
M (z)
y
bk
−−→
−
→
v arg(z) = (−
→
u ; OM )
O −
→
u x
3a
Propriétés de l’argument
Pour tout nombre complexe z 6= 0 :
1. arg(z) = −arg(z)
2. arg(−z) = arg(z) + π
al
5. ∀n ∈ Z, arg(z n ) = n × arg(z)
9
Définition 6: -Forme exponentielle d’un nombre complexe non nul
Pour tout nombre complexe z 6= 0, de module ρ et d’argument de mesure θ, on pourra
m
écrire :
z = ρeiθ
co
Proposition 6:
1. |eiθ | = 1
2. arg(eiθ ) = θ
′ ′
3. eiθ eiθ = ei(θ+θ )
ro.
eiθ ′
4. iθ′ = ei(θ−θ )
e
5. eiθ = e−iθ
n
6. ∀n ∈ Z, eiθ = eniθ
I.F
-p
Résolution dans C d’équations du second degré à coefficients réels
ari
Proposition 7:
L’équation az 2 + bz + c = 0 (a, b et c réels, a 6= 0) admet des solutions dans C.
Soit ∆ = b2 − 4ac le discrimant du trinôme.
b
1. Si ∆ = 0 : une solution réelle égale à −
2a
bk
Démonstration
" : La #forme canonique du trinôme az 2 + bz + c (a, b et c réels, a 6= 0) est
2
b ∆
a z+ − 2 .
2a 4a
al
2a 2a 2a 2a
√ ! √ !
b δ b δ
az 2 + bz + c = a z + −i z+ +i .
2a 2a 2a 2a
√ √
b δ b −∆
ww
10
Proposition 8:
Soient A, B et C trois points distincts d’affixes respectives a, b et c.
m
c−a −−
→ −→ AC
Si on note Z = alors arg(Z) = (AB; AC) et |Z| = .
b−a AB
Il est en effet évident que le module d’un quotient est égal au quotient des modules et |c−a| = AC
co
et |b − a| = AB.
De même, l’argument d’un quotient est égal à la différence des arguments et on peut remarquer
que :
−→ −
−→
arg(c − a) − arg(b − a) = (−
→
u ; AC) − (−
→
u ; AB)
ro.
donc
c−a −→ −−
→ →
arg( ) = (−
→
u ; AC) + (AB; −
u)
b−a
d’où
c−a −−→ −→
arg( ) = (AB; AC)
I.H
I.H.1
-p
Nombres complexes et transformations
Ecriture complexe d’une translation
b−a
ari
Proposition 9:
−
→
w est un vecteur d’affixe b.
L’écriture complexe de la translation de vecteur −
→
w , qui transforme M (z) en M ′ (z ′ ) est
bk
z ′ = z + b.
M ′ (z ′ )
3a
−
→
w
M (z)
−
→ ′
v w (M ) = M
→
t−
al
O −
→
u
−−−→ →
dem : t est la translation de vecteur − →w ; M ′ = t(M ) équivaut à M M ′ = −
w.
w , c’est à dire z ′ −z = b
où z et z ′ sont les affixes respectives de M et M ′ .
11
Proposition 10:
Ω est un point d’affixe ω et θ un réel. L’écriture complexe de la rotation de centre Ω et
m
d’angle de mesure θ, qui transforme M (z) en M ′ (z ′ ) est z ′ − ω = eiθ (z − ω).
M ′ (z ′ )
co
M (z)
ro.
−−→ −−→
−
→
v θ = (ΩM ; ΩM ′ )
O −
→
u
et ΩM ′ = ΩM .
-p −−→
−−→ −−→
R est la rotation de centre Ω et d’angle de mesure θ ; M ′ = R(M ) équivaut à (ΩM ; ΩM ′ ) = θ
−−→
ari
On note z et z ′ les affixes respectives de M et M ′ , l’affixe de ΩM ′ est z ′ − ω, celle de ΩM est
(z − ω).
Donc M ′ = R(M ) équivaut à z ′ − ω = eiθ (z − ω).
Proposition 11:
Ω est un point d’affixe ω et k un réel non nul. L’écriture complexe de l’homothétie de
centre Ω et de rapport k, qui transforme M (z) en M ′ (z ′ ) est z ′ − ω = k(z − ω).
3a
M ′ (z ′ )
M (z)
al
Ω
−−→′ −−→
−
→
v ΩM = k.ΩM
w.
O −
→
u
−−→ −−→
h est l’homothétie de centre Ω et de rapport k ; M ′ = h(M ) équivaut à ΩM ′ = kΩM .
ww
−−→ −−→
On note z et z ′ les affixes respectives de M et M ′ , l’affixe de ΩM ′ est z ′ − ω, celle de kΩM est
k(z − ω). Donc M ′ = h(M ) équivaut à z ′ − ω = k(z − ω).
12
Equations différentielles
om
C’est au XVIIe siècle avec la dérivation et l’intégration de Newton et Leibniz qu’apparait la
notion d’équations différentielles. Elles sont issues de problèmes de géométrie et de mécanique. Il
faut attendre le XVIIIe siècle pour voir les premières méthodes classiques de résolution.
Avec le développement des sciences, la résolution des équations différentielles devient une branche
importante des mathématiques et interviennent dans de nombreux domaines dont la SVT,
l’astronomie, l’économie et la physique.
c
I. Introduction aux équations différentielles
ro.
Définition : Equation différentielle
Une équation différentielle est une relation entre une variable réelle 𝑥 𝑜𝑢 𝑡, une fonction qui dépend
de cette variable 𝑓 et un certain nombre de ses dérivées successives 𝑓 ′ , 𝑓 ′′ , 𝑓 (3) …
ri-p
Résoudre une telle équation signifie déterminer toutes les fonctions qui satisfont cette relation.
Grâce à la notion de primitive, on sait que 𝑦(𝑥) = 𝑥 3 + 𝑐 où 𝑐 est une constante réelle.
On remarque qu’il y a une infinité de solutions, dépendantes de la constante 𝑐.
Si on impose la contrainte du type 𝑦(0) = 1 (condition initiale), on obtient :
ka
𝑦(0) = 03 + 𝑐 = 𝑐. Or 𝑦(0) = 1 donc par identification 𝑐 = 1.
Dans le cas d’équation différentielle et condition initiale, il y a une unique solution 𝑦(𝑥) = 𝑥 3 + 1.
b
al 3a
w.
1
Equations différentielles
om
Propriété :
On considère l’équation différentielle 𝑦 ′ + 𝑎𝑦 = 0 (appelée équation différentielle linéaire
homogène d’ordre 1 à coefficient constant) où 𝑎 est un réel et 𝑦 une fonction dérivable de la variable
𝑥 définie sur ℝ
c
Les solutions de cette équation différentielle sont les fonctions définies par :
ro.
𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 −𝑎𝑥 𝑜ù 𝑘 ∈ ℝ
Démonstration :
On considère une fonction 𝑓 quelconque définie et dérivable sur ℝ tel que 𝑓 est solution de (𝐸).
ri-p
On pose la fonction 𝑔 définie et dérivable par produit sur ℝ par 𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑥)𝑒 𝑎𝑥 .
Or la fonction 𝑓 est solution de (𝐸), donc 𝑓′(𝑥) + 𝑎𝑓(𝑥) = 0, ainsi 𝑔′(𝑥) = 0 pour tout 𝑥 ∈ ℝ.
On en déduit que 𝑔′(𝑥) = 0 et donc 𝑔(𝑥) = 𝑘 pour tout 𝑥 ∈ ℝ (où 𝑘 est une constante).
ka
Or 𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑥)𝑒 𝑎𝑥 , d’où 𝑓(𝑥)𝑒 𝑎𝑥 = 𝑘 et donc 𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 −𝑎𝑥 pour tout 𝑥 ∈ ℝ.
On a montré que toutes les solutions de (𝐸) sont nécessairement de la forme 𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 −𝑎𝑥 ∀𝑥 ∈ ℝ
Exemple 1 : Résoudre l’équation différentielle : 𝑦 ′ − 3𝑦 = 0
Les solutions sont de la forme 𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 3𝑥 où 𝑘 est une constante réelle.
b
Propriété :
On considère l’équation différentielle 𝑦 ′ + 𝑎𝑦 = 𝑏 (appelée équation différentielle linéaire d’ordre 1
à coefficient constant) où 𝑎 ≠ 0 est un réel et 𝑦 une fonction dérivable de la variable 𝑥 définie sur ℝ
w.
Les solutions de cette équation différentielle sont les fonctions définies par :
𝑏
𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 −𝑎𝑥 + 𝑜ù 𝑘 ∈ ℝ
𝑎
ww
2
Equations différentielles
Propriété (Cauchy-Lipschitz) :
om
Soient 𝑥0 , 𝑦0 𝑎 ≠ 0 et b des réels donnés, l’équation différentielle 𝑦 ′ + 𝑎𝑦 = 𝑏 admet une unique
solution 𝑓 dérivable sur ℝ vérifiant 𝑓(𝑥0 ) = 𝑦0 .
1
Exemple : Résoudre l’équation différentielle 𝑦′ − 2 𝑦 = 2 dont la solution 𝑓 vérifie 𝑓( 0) = 1.
c
1
- Les solutions de l’équation différentielle sont de la forme 𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 2𝑥 − 4 où 𝑘 est une
ro.
constante réel.
- On obtient une infinité de solution, en fonction de 𝑘, dont en voici quelques représentations :
ri-p
b ka
al 3a
w.
- Parmi toutes ces courbes, une seule passe par la point de coordonnées (0; 1) correspondant à
la condition initiale 𝑓(0) = 1
1
𝑓(0) = 1 ⟺ 𝑘𝑒 2×0 − 4 = 1
ww
⟺𝑘−4=1
⟺𝑘 =5
1
𝑥
D’où 𝑓( 𝑥) = 5𝑒2 − 4 pour tout 𝑡 ∈ ℝ.
3
Equations différentielles
om
A. Solution générale
Propriété :
On considère l’équation différentielle 𝑦 ′′ + 𝜔2 𝑦 = 0 où 𝜔 ≠ 0 est un réel et 𝑦 une fonction deux
fois dérivable de la variable 𝑥 définie sur ℝ
c
Les solutions de cette équation différentielle sont les fonctions définies par :
ro.
Exemple 1 : Résoudre l’équation différentielle : 𝑦′′ + 4𝑦 = 0
L’équation peut s’écrire 𝑦 ′′ + 22 𝑦 = 0, on a donc 𝜔 = 2.
Les solutions sont de la forme 𝑓(𝑥) = 𝜆 cos(2𝑥) + 𝜇 sin(2𝑥) où 𝜆 et 𝜇 sont des constantes réelles.
3
ri-p
Exemple 2 : Résoudre l’équation différentielle : 27𝑦′′ + 3𝑦 = 0
1 2
L’équation peut s’écrire 𝑦 ′′ + 27 𝑦 = 0 ou encore 𝑦 ′′ + (3) 𝑦 = 0, on a donc 𝜔 = 3.
1 1
1
Les solutions sont de la forme 𝑓(𝑥) = 𝜆 cos (3 𝑥) + 𝜇 sin (3 𝑥) où 𝜆 et 𝜇 sont des constantes réelles.
cos(𝑎 + 𝑏) = cos(𝑎) cos(𝑏) − sin(𝑎) sin(𝑏) 𝑒𝑡 sin(𝑎 + 𝑏) = cos(𝑎) sin(𝑏) + sin(𝑎) cos(𝑏)
b
𝑥 𝑥
Exemple : Soit 𝑓 la fonction définie sur ℝ par 𝑓(𝑥) = √3 cos ( ) + sin ( ), on peut transformer 𝑓
3 3
de manière à n’avoir que des cosinus ou des sinus :
3a
√3 𝑥 1 𝑥
𝑓(𝑥) = 2 ( cos ( ) + sin ( ))
2 3 2 3
𝜋 𝑥 𝜋 𝑥
𝑓( 𝑥 ) = 2 (cos ( ) cos ( ) + sin ( ) sin ( ))
al
6 3 6 3
𝜋 𝑥
𝑓(𝑥) = 2 cos ( − )
6 3
w.
Ou encore
√3 𝑥 1 𝑥
𝑓( 𝑥 ) = 2 ( cos ( ) + sin ( ))
ww
2 3 2 3
𝜋 𝑥 𝜋 𝑥
𝑓(𝑥) = 2 (sin ( ) cos ( ) + cos ( ) sin ( ))
3 3 3 3
𝜋 𝑥
𝑓(𝑥) = 2 sin ( + )
3 3
4
Equations différentielles
om
L’équation différentielle 𝑦 ′′ + 𝜔2 𝑦 = 0 admet une unique solution 𝑓 définie sur ℝ vérifiant deux
conditions initiales données.
c
1 √2
ro.
𝑓( )= 2
Exemple : Résoudre 4𝑦′′ + 𝜋 2 𝑦 = 0 dont la solution 𝑓 verifie { 21
𝑓 ′ (2 ) = 0
1. Résolution de l’équation différentielle générale :
𝜋 2
𝜋 𝜋
𝑓(𝑥) = 𝜆 cos ( 𝑥) + 𝜇 sin ( 𝑥)
2 2
2. Utilisation de la première condition :
ka
1 𝜋 𝜋 √2 √2 √2
𝑓 ( ) = 𝜆 cos ( ) + 𝜇 sin ( ) = 𝜆 +𝜇 = (𝜆 + 𝜇)
2 4 4 2 2 2
1 √2
Sachant que 𝑓 (2) = , on obtient 𝜆 + 𝜇 = 1.
2
b
𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
𝑓 ′ (𝑥) = 𝜆 sin ( 𝑥) + 𝜇 cos ( 𝑥)
2 2 2 2
1 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋 √2 𝜋 √2 𝜋√2
𝑓 ′ ( ) = − 𝜆 sin ( ) + 𝜇 cos ( ) = − 𝜆 + 𝜇 = (−𝜆 + 𝜇)
2 2 4 2 4 2 2 2 2 4
al
1
Sachant que 𝑓 ′ (2) = 0, on obtient −𝜆 + 𝜇 = 0
4. Résolution du système :
w.
1
𝜆=
𝜆+𝜇 =1 𝜆+𝜇 = 1 2
{ ⟺{ ⟺{
=
−𝜆 + 𝜇 0 2𝜇 = 1 1
𝜇=
2
ww
1 𝜋 1 𝜋
5. On en conclut que la solution est 𝑓( 𝑥) = 2 cos ( 2 𝑥) + 2 sin (2 𝑥) pour tout 𝑥 ∈ ℝ.
𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
On peut demander ensuite de mettre 𝑓 sous la forme 𝑓(𝑥) = cos ( + 𝑥) ou 𝑓(𝑥) = sin ( + 𝑥).
4 2 4 2
5
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
PROBABILITES 2 BAC
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om