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Le document traite des limites et de la continuité des fonctions, en fournissant des définitions, des théorèmes et des exemples. Il aborde également des exercices pratiques pour calculer les limites de différentes fonctions et étudier leur comportement. Enfin, il souligne l'importance de la continuité dans l'analyse des fonctions mathématiques.

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f(x)=x sin(1/x)

f(x)
0.30
0.24
0.18
0.12
0.06
0.00
-0.06
-0.12
-0.18
-0.24 x
-0.30
-0.30 -0.24 -0.18 -0.12 -0.06 0.00 0.06 0.12 0.18 0.24 0.30
3

0 1 2 3 4
M

c
Etude de fonctions
I) Limite d’une fonction (Rappel)
Limite d’une fonction polynôme Limites usuelles

om
Soit n  IN *
on a:
•Si f est une fonction polynôme alors lim f ( x ) = f (a).
x →a • lim x = +
n
x →+
• La limite d ’un polynôme en +  ou −  est celle de son
terme de plus haut degré • lim x n = − si n est impair
x →−

Limite d’une fonction rationnelle • lim x n = + si n est pair


x →−

c
• La limite d’une fonction rationnelle en +  ou −  est celle 1
du quotient des termes de plus haut degré. • lim =0
x → xn

ro.
p( x)
▪ Soit f une fonction rationnelle tel que : f ( x) = Limites trigonométriques
q( x)
sin x tan x
p ( x)  0  lim = 1 ; lim =1
▪ Si lim =   forme indéterminée . C’est à dire a est x →0 x x →0 x
x →a q ( x)  0  1 − cos x 1
une racine de p( x) et q( x)

donc lim
p ( x)
x →a q ( x)
= lim
( x − a) p1 ( x)
x →a ( x − a ) q ( x)
1
ri-p
= lim 1
p ( x)
x →a q ( x)
1
lim
x →0 x2
=
2

Formes indéterminées
+ + (−) et 0 
Limite d’une fonction irrationnelle
▪ Si lim f ( x ) = a , avec ( a  0 ) alors f ( x) = . 0 
ka
lim a
x →? x →?
  et  
▪ Si lim f ( x ) = +
x →?
alors lim
x →?
f ( x ) = + 0 
Operations sur les limites Limites et ordre.
b

Dans ce paragraphe, a désigne un nombre réel ou Dans ce paragraphe, a désigne un nombre réel
+  ou −  , L et M sont deux nombres réels. ou +  ou −  .
3a

Limite de la somme de deux fonctions. Théorème1: Soient f et g deux fonctions


lim f ( x) L L L + − + définies sur un intervalle I.
x →a

lim g ( x)
x →a
M + − + − − ▪ Si ( x  I ) ; f ( x )  g ( x ) et lim g ( x ) = +
x →a

lim ( f ( x) + g ( x) ) alors lim f ( x ) = + .


al

x →a
L + M +  −  +  −  F. I x →a

▪ Si ( x  I ) ; f ( x )  g ( x ) et lim g ( x ) = −
Limite du produit de deux fonctions. Le signe se x →a
détermine alors lim f ( x ) = − .
w.

lim f ( x)
x →a
L L 0  0 en x →a

respectant ▪
lim g ( x)
x →a
M    la règle des THÉORÈME DES GENDARMES : Soient f , g et
lim ( f ( x)  g ( x) ) L  M   F. I signes h trois fonctions définies sur un intervalle
x →a
I. et k un réel.
ww

Limite du quotient de deux fonctions. Si ( x  I ) ; g ( x )  f ( x )  h ( x )


lim f ( x)
x →a
L L0   0 et lim g ( x ) = lim h ( x ) = k Alors lim f ( x ) = k
x →a x →a x →a

lim g ( x)
x →a M0 0 M  0
Lemme :
 f ( x)  L Si ( x  I ) ; f ( x ) − k  g ( x ) et lim g ( x ) = 0
lim 
x →a g ( x)
   F. I F. I x →a
  M Alors lim f ( x ) = k
x →a

Pr: BELKHYR ABDELAZIZ 2019/2020


-1-
EXERCICES ET PROBLÈMES Exercice2 :
3x − 1
Exercice1: Calculer les limites Soit f la fonction définie sur l’intervalle I = ]0 ; 3[ par: f ( x) =
x 2 − 3x
1) lim 2 + 3 x 2 − x 3 1) Etudier le signe de f sur l’intervalle I.
x → +

2) lim x − 2 x + 5
3 2) Calculer les limites de f aux bornes de I.

om
x → −

3) lim ( x 4 − 2 x + 1)
Exercice 3 :
x3 − 1
Soit f la fonction définie sur IR\ 3 par f ( x) = 2
x → −

2 x2 − 5 x − 6x + 9
4) lim
x→ −  x − x 2 + 9
1) Etudier le signe de x − 6 x + 9 .
2

2 x3 − 5 2) Calculer les limites de f aux bornes du domaine de définition.


5) lim 2
x →+  x − 6 x + 9

c
f ( x)
3x − 1 3) Calculer : lim et lim f ( x) − x
6) lim 2 x → + x x → +
x →+ x − 3 x

ro.
Exercice 4 :
2
x x
7) lim Soit f la fonction définie sur IR par : f ( x) =
x → + 4 x2 + 1 x +1 + x
2

x +1 1 1
8) lim+ 2 1) Montrer que, ( x  0 ) ; f ( x) −  2.
x →1 x − 1 2 x

9) lim
x →1
x2 − 5x + 4
x2 − 1 Exercice 5 :
ri-p
2) En déduire lim f ( x)
x →+

x−3 Soient ( C f ) et ( C ) les courbes représentatives respectivement des


10) lim g
x →3 x ² − 4 x + 3
fonctions f et g .
4x + 5 − 3
ka
11) lim
x →1 x −1
12) lim 4 x ² + 3 − 2 x 1) Conjecturez
x →+

13) lim 4 x² + 3 + 2 x a) ( D f ) et ( Dg )
x →−
b

x3 − 8 b) lim f ( x) et lim+ g ( x)
x→4 x→0
14) lim
x →2 x 2 − 4

15) lim 4 x ² + 3 − x
c) f (0;2) et g (0;9)
3a

x →+ d)Le signe de f ( x) .


16) lim 4 x² + 3 + x e) Le signe de g '( x) .
x →−
x ( x − 3) f) Le tableau de variation de f.
17) lim 2) Quelles sont les solutions des équations:
x − x +1 −1
x →3
f ( x) = g ( x) ; f ( x) = 0 ; f ( x) = −1 et g ( x) = 1
al

18) lim x 2 + x − 1 − 3 x
x →+ 3) Soit m un réel donné, donnez le nombre de solutions de l’équation
1 − cos x 2
f ( x) = m.
19) lim
4) Résoudre graphiquement l’inéquation: f ( x)  g ( x) .
w.

x →0 x2
20) lim
x2 + x + 3 + x − 5 5) Supposons que D f =  −9; 9 et f est une fonction paire .
x →2 x−2 a) Donnez la valeur de: f (−4) et f (−7)
1
21) lim x sin   b) Complétez la construction de la courbes ( C f ) .
ww

x →+
x
tan x − sin x 6) Construire la courbe de la function f sur l’intervalle  0; 9  .
22)lim
x →0 x3
1 − cos x
23) lim
x →+ x Le succès est la somme de petits efforts, répétés jour
1 + cos 2 x
24)lim 2
x →0 x +2
après jour. Leo Robert Collier

Pr: BELKHYR ABDELAZIZ 2019/2020


-2-
II) Continuité d’une fonction.
1) Continuité en un point- continuité à droite - continuité à gauche
Définition1: Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et a  I .

om
On dit que f est continue en a si lim f ( x ) = f (a )
x →a

Attention: Une fonction ne peut pas être continue en un point qui n'appartient pas au domaine de définition,
cela n'a aucun sens.

Définition2: Soit f une fonction définie sur un intervalle de la forme  a ; a +   avec   0 .

c
On dit que f est continue à droite en a si lim f ( x ) = f (a )
x →a +

ro.
Propriété1: Soit f une fonction définie sur un intervalle ouvert I et a  I .
On dit que f est continue en a si lim f ( x ) = lim f ( x ) = f (a )
x →a + x →a −

Théorème: Si f est dérivable en un point a, alors f est continue en a.


Attention : La réciproque est fausse.
2) Continuité sur un intervalle
ri-p
Définition : On dit qu’une fonction f est continue sur un intervalle ouvert si elle continue en tout
point de l’intervalle.
Remarque : Dire que f est continue sur I signifie que l’on peut tracer sa courbe sans lever le crayon.
ka

La fonction f est La fonction f est


discontinue en 2 car continue en 2 car
lim+ f ( x) = 3  f (2) lim f ( x) = 2 = f (2)
b

x →2 x →2
3a

Propriétés : - Toute fontion polynôme est continue sur IR.


- Toute fonction rationnelle est continue sur les intervalles où elle est définie.
- La fonction x x est continue sur 0,+ .
- Les fonctions sinus et cosinus sont continues sur IR.
al

- La fonction tangente est continue sur ses intervalles de définition.


- Toutes les fonctions construites par somme, produit, quotient ou par composition des fonctions
précédentes sont continues sur leur domaine de définition.
w.

Théorème: Si f est dérivable sur I, alors f est continue sur I.


Attention : La réciproque est fausse.
Exemple : la fonction x x est continue, mais n’est pas dérivable en zéro.
ww

3) Image d’un intervalle et d’un segment par une fonction continue.


Propriétés : L’image d’un intervalle I par une fonction continue f est un intervalle f(I).
▪ L’image d’un segment par une fonction continue est un segment.

Remarques : f (a ; b ) =  m; M  tels que m est le minima et M est le maxima de f sur le segment  a ; b .
- Si l’intervalle I n’est pas fermé, alors son image est un intervalle qui peut être fermé, ouvert ou semi-ouvert.

Pr: BELKHYR ABDELAZIZ 2019/2020


3
Cas particulier :
L'image d'un intervalle I par une fonction f continue et monotone est un intervalle J= f(I).
f(I) est l'intervalle:
Si I = … f est croissante sur I f est décroissante sur I
 a ; b  f (a ); f (b)  f (b); f (a )

om
a ; b  lim f ( x ); lim f ( x ) 
 x →a + x →b− 
 lim f ( x ); lim f ( x ) 
 x →b− x →a + 

−;b  lim f ( x ); f (b) 


 x →− 
 f (b); lim f ( x ) 
 x →− 
a; +  lim f ( x ); lim f ( x ) 
 x →a + x →+ 
 lim f ( x ); lim f ( x ) 
 x →+ x →a+ 

c
4) Théorème des valeurs intermédiaires.

ro.
Théorème : Soit f une fonction continue sur un intervalle Interprétation
graphique:
 a ; b .Pour tout réel k compris entre f(a) et f(b), il existe La droite (D): y=k
de l’intervalle  a ; b tel que f (c) = k
coupe la courbe
au moins un réel c de f en au moins
Autrement dit : l’équation f ( x) = k un point dont
solution sur l’intervalle  a ; b .
ri-p
admet au moins une
l’abscisse est
comprise entre a
et b.

Corollaire1 : Si f est une fonction continue et strictement Interprétation :


monotone sur un intervalle  a ; b , alors, pour tout réel k coupe la courbe de
La droite (D): y=k
ka
compris entre f (a) et f (b) , l’équation f ( x ) = k admet une f en un seul point
dont l’abscisse est
solution unique dans a ; b . comprise entre a et b.

Corollaire2 : Si f est une fonction continue , strictement monotone Interprétation : la courbe de la


b

sur un intervalle  a ; b et f(a).f(b) < 0 alors l’équation f ( x ) = 0 admet fonction f coupe l’axe des
abscisses en un seul point dont
une solution unique dans l’intervalle a ; b . l’abscisse est comprise entre a et b.
3a

Méthode d’encadrement d’une solution par dichotomie

5) Fonction réciproque d’une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle


Soient f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I et J=f(I ).
La fonction réciproque de la fonction f est la fonction notée f −1 définie sur J à valeurs dans I, telle que :
al

f −1 ( x ) = y  f ( y ) = x avec x  J et y  I .
Corollaires : Si f est continue et strictement monotone sur un intervalle I , alors :
w.

1) f admet une fonction réciproque notée f −1 définie sur J=f(I ) à valeurs dans I
2) ( x  I ) ; f −1 ( f ( x )) = x et ( y  J ) ; f ( f −1( y)) = y .
3) La fonction f −1 est continue et strictement monotone sur J=f(I).
ww

(de même sens de monotonie que k ).


4) Dans un repère orthonormé, (C f −1 ) et sont symétriques par rapport à la
première bissectrice. (la droite d’équation y = x ).

Théorème(important): Si f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I et k  f ( I )


Alors l’équation f(x) = k admet une unique solution dans I.

Pr: BELKHYR ABDELAZIZ 2019/2020


4
III) Dérivabilité d’une fonction.
1) Dérivabilité d’une fonction en un point.
Définition1 : Soit f une fonction définie sur un Définition2 : Soit f une fonction définie sur un intervalle
intervalle ouvert I. et a un élément de I. de la forme  a ; b  avec b  a .
On dit que f est dérivable en a, s’il existe un nombre

om
On dit que f est dérivable à droite en a, s’il existe un
f ( x) − f (a) f ( x) − f (a)
réel ℓ tel que: lim =ℓ = ℓ.
x →a x−a nombre réel ℓ tel que: lim+
x →a x−a
Le nombre ℓ s'appelle alors le nombre dérivé de f en a
Le nombre ℓ s'appelle alors le nombre dérivé à droite en a,
et on le note f  ( a ) .
et on le note f d ( a ) .

c
Propriété : f est dérivable en a si est seulement si f est dérivable à droite en a, f est dérivable à gauche
en a et f d ( a ) = f g ( a )

ro.
Interprétation géométrique du nombre dérivé.
1) Si f est dérivable en a alors ( C f ) admet une tangente en A ( a; f ( a ) ) d’équation: y = f  ( a )( x − a ) + f ( a )
2) Si f est dérivable en a alors x f  ( a )( x − a ) + f ( a ) est la fonction affine tangente à f au point a.
3) Si f est dérivable à droite en a alors ( C f ) admet une demi-tangente en A ( a; f ( a ) ) de coefficient
ri-p
directeur f d ( a ) .
4) Si f est dérivable à gauche en a alors ( C f ) admet une demi-tangente en A ( a; f ( a ) ) de coefficient
directeur f g ( a ) .
f est dérivable à droite en a et à gauche en a et f d ( a )  f g ( a ) alors A ( a; f ( a ) ) est un point anguleux.
ka
5) Si
f ( x) − f (a)
6) Si lim+ =  alors f n’est pas dérivable à droite en a, Cependant, la courbe admet au point
x →a x−a
d'abscisse a une demi-tangente verticale.
b

2) Dérivabilité sur un intervalle - Fonction dérivée d’une fonction.


Définition: Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
3a

▪ On dit que f est dérivable sur I si elle est dérivable en tout réel x de I. Dans ce cas, la fonction qui à tout
réel x de I associe le nombre dérivé de f en x est appelée fonction dérivée de f et se note f’.
▪ On dit que f est dérivable sur  a ; b si elle est dérivable sur a ; b , dérivable à droite en a et dérivable à
gauche en b.
al

Propriétés : Toute fonction polynôme est dérivable sur IR .


▪ Toute fonction rationnelle est dérivable sur tout intervalle inclus dans son ensemble de définition.
▪ Les deux fonctions sin et cos sont dérivables sur IR.
x est dérivable sur 0;+   .
w.

▪ La fonction x
Théorème (Dérivation d’une fonction composée) :
Si u est une fonction définie et dérivable sur I et v une fonction définie et dérivable sur J tel que u( I )  J ,
alors v o u est dérivable sur I et on a : ( x  I ) ; ( v o u) '( x) = v ' ( u( x))  u '( x)
ww

Théorème (Dérivation d’une fonction réciproque) :


Soit f une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I et a  I .
▪ Si f est dérivable sur I et (x  I ); f '( x )  0 , alors f −1 est dérivable sur J = f ( I ) et on a :

( x  J ) ; ( f −1 ) '( x ) =
1
f ' ( f −1 ( x ) )
et si f '(a )  0 alors ( f ) '( f (a )) =
−1 1
f '(a )

Pr: BELKHYR ABDELAZIZ 2019/2020


5
• Soient u et v deux fonctions dérivables sur un intervalle I, et k un réel alors :
Opérations sur les fonctions dérivées Dérivées des fonctions usuelles
f ( x) f '( x ) f ( x) f '( x )
u( x ) + v( x ) u '( x ) + v '( x ) k 0

om
 .u( x )  .u '( x ) ax a
u( x )  v( x ) u '( x )  v( x ) + v '( x)  u( x) ax n [Link] n−1

u( x ) u '( x )  v ( x ) − u( x )  v '( x ) 1
v( x ) ( v( x ) )
2 x
2 x

c
1 − u '( x ) 1 1

( u( x ) )
2
u( x ) x x2

ro.
u v( x ) u '(v( x ))  v '( x ) sin x cos x
u '( x )
n u( x ) cos x − sin x
n n u( x )

( u( x ) )
n
n. ( u( x ) )
ri-p
n −1
 u '( x ) tan x 1 + tan 2 x =
1
cos2 x

3) Applications de la fonction dérivée.


▪ Dérivée et variations. Théorèmes admis
Soit f une fonction dérivable sur un intervalle I. Remarque :
ka
• Si ( x  I ) ; f  ( x )  0 , alors la fonction f est croissante sur I.
Si ( x  I ) ; f  ( x )  0
• Si ( x  I ) ; f  ( x )  0 , alors la fonction f est décroissante sur I. et f ' s’annule en des
• Si ( x  I ) ; f  ( x )  0 , alors la fonction f est strictement croissante sur I. points isolés alors la
b

fonction f est
• Si ( x  I ) ; f  ( x )  0 , alors la fonction f est strictement décroissante sur I strictement croissante
• Si ( x  I ) ; f  ( x ) = 0 , alors la fonction f est constante sur I. sur I
3a

▪ Extremums d’une fonction.


Propriété : f est dérivable sur un intervalle ouvert I et a  I. Remarque : Si f  ( a ) = 0 et f ' ne
• Si f  s’annule en a en changeant de signe, alors f ( a ) est (
change pas de signe, alors A a; f ( a ) )
al

un extremum local de la fonction f sur I. est un point d’inflexion.

▪ Concavité et dérivée seconde


w.

Définition : Soit f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I. et (C f ) sa courbe représentative.
• On dit que la courbe (C f ) admet une concavité dirigée vers les ordonnées positives (convexe), s’elle est
entièrement située au-dessus de chacune de ses tangentes.
• On dit que la courbe (C f ) admet une concavité dirigée vers les ordonnées négatives (concave), s’elle est
ww

entièrement située au-dessous de chacune de ses tangentes.

Propriété : Soit f une fonction deux fois dérivable sur un intervalle I.


• Si ( x  I ) ; f " ( x )  0 , alors la courbe (C f ) admet une concavité dirigée vers les ordonnées positives.
• Si ( x  I ) ; f " ( x )  0 , alors la courbe (C f ) admet une concavité dirigée vers les ordonnées négatives.
• Si f " ( a ) = 0 et f " change de signe, alors A ( a; f ( a ) ) est un point d’inflexion.

Pr: BELKHYR ABDELAZIZ 2019/2020


6
IV) Les branches infinies
Si La droite d’équation est une asymptote horizontale à en

Si La droite d’équation est une asymptote verticale à .

om
La droite d’équation est une asymptote oblique à en

c
ro.
admet une admet une
branche parabolique branche parabolique
de direction l’axe des
ordonnées au
voisinage de
admet une
branche parabolique de
direction la droite
ri-p admet une
asymptote oblique
de direction l’axe des
abscisses au
voisinage de
d’équation
d’équation au
au voisinage de
voisinage de
ka
V) Axe de symétrie - Centre de symétrie
Soit f une fonction définie sur un ensemble D.
On dit que la droite ( ) : x = a est un axe de On dit que le point I ( a; b ) est un centre de symétrie
symétrie de si pour tout x de D on a : de
b

si pour tout x de D on a :
(2a − x )  D et f (2a − x ) = f ( x ) (2a − x )  D et f (2a − x ) = 2b − f ( x )
3a

VI) Fonction paire - Fonction impaire


On dit que f est une fonction paire : Si pour tout On dit que f est une fonction impaire : Si pour tout x
x de D f on a : − x  D f et f (− x ) = f ( x ) de D f on a: − x  D f et f (− x ) = − f ( x )
Remarque : La courbe d’une fonction impaire est
al

Remarque : La courbe d’une fonction paire est


symétrique par rapport à l’axe des ordonnées. symétrique par rapport à l’origine du repère.

VII) Fonction périodique


w.

On dit que f est une fonction périodique s’il existe un réel positif T tel que : pour tout x de D f on a:
( x + T )  D f et f ( x + T ) = f ( x) (T est appelé une période de la fonction f )
ww

VIII) Position relative d’une courbe et d’une droite


Pour étudier la position relative d’une courbe et d’une droite ( ) : y = ax + b sur un intervalle I,
on doit étudier le signe de f ( x ) − (ax + b) sur I .
• si (x  I ); f ( x ) − (ax + b)  0 , alors est strictement au-dessus de (  ) sur I.
• si (x  I ); f ( x ) − (ax + b)  0 , alors est strictement au-dessous de (  ) sur I.
• Les solutions de l'équation f ( x ) − (ax + b) = 0 sont les abscisses des points d'intersection de et (  ) .

Pr: BELKHYR ABDELAZIZ 2019/2020


7
IX) Fonction racine nième
Définition : a désignant un réel positif et n un entier naturel non nul.
( a)
n
On appelle racine nième de a le réel positif noté n
a tel que n
= n an = a .

Propriétés : Pour tous réels x et y positifs et pour tous entiers naturels m et n on a :

om
• x n
x est la fonction réciproque de la fonction x x n sur l’intervalle  0;+ .
x =n y x= y x  n y  x y x = y  x = yn ( x)
m
● n
● n
● n
● n
= n xm

● n
x = nm x m ● n m
x = nm x ● n
x  n y = n xy ● n
x
= n
x
/ y0
n y y

c
Remarque. Les règles de calculs sur les racines nième sont les mêmes que celles sur les racines carrées.
X) Puissance d’exposant rationnel d’un réel strictement positif.

ro.
p 
Soient x un nombre réel strictement positif et r un nombre rationnel tel que : r = avec ( p; q )   .
q
q

( )
 qp  p p
q q
xp = xq .
q
On remarque que :  x  = x = xp x p = x p donc
q q
et
 
 

● x n  y n = ( xy )n
n

ri-p
Propriétés : Pour tous réels x et y strictement positifs et pour tous nombres rationnels m et n on a :
x m  x n = x m+ n ● (x ) = x
m n mn

● xn  x  xm ● 1
= 
yn  y 
● n = x m−n xn
= x−n
x
Remarque. Les règles de calculs sur les exposants rationnels sont les mêmes que celles sur les exposants entiers.
b ka
al 3a
w.
ww

Pr: BELKHYR ABDELAZIZ 2019/2020


8
ww
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3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
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3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
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3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
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3a
bka
ri-p
ro.
c om
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3a
bka
ri-p
ro.
c om
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3a
bka
ri-p
ro.
c om
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3a
bka
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ro.
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3a
bka
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ro.
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3a
bka
ri-p
ro.
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3a
bka
ri-p
ro.
c om
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3a
bka
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ro.
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3a
bka
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ro.
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3a
bka
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ro.
c om
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3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
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3a
bka
ri-p
ro.
c om
FONC TIONS LOGARITHMES
I) La fonction logarithme népérien

m
Définition

Il existe une fonction appelée logarithme népérien et notée f : x  ln x définie sur ]0 ; + ∞ [.

co
Si 0 < x < 1 alors ln x < 0
Si x > 1, alors ln x > 0
ln (1) = 0

ro.
La fonction f : x  ln x est strictement croissante sur ]0 ; + ∞ [.

Propriété

1
La fonction f : x  ln x est dérivable sur ]0 ; + ∞ [ et (ln x)’= .

Étude et représentation -p (e ≈ 2,718281828…)


x
ari
Il existe un nombre noté e tel que ln e = 1

On peut dresser le tableau de variation de la fonction ln x.

0 1 e
x
+∞
bk

Signe de 1/x +
Sens de +∞
variation de 1
la fonction 0
f : x  ln x - ∞
3a

y=x-1
y = x/e
al

y = lnx
1
w.

L’axe des ordonnées


est asymptote à la 0 1 e
courbe.
ww

Au point (1 ; 0), la tangente a pour équation : y = x – 1


x
Au point (e ; 1), la tangente a pour équation : y = et passe par l’origine du repère.
e
1/3
II) Propriétés de calcul de la fonction logarithme

Le logarithme népérien d’un produit de facteurs strictement positifs est égal à la somme des

m
logarithmes népériens de chacun des facteurs.

Si a > 0, b > 0, c > 0, alors ln(abc) = ln a + ln b + ln c

co
Le logarithme népérien de l’inverse d’un réel strictement positif est l’opposé du logarithme
népérien de ce nombre.

ro.
Si a > 0, alors ln (1/a) = - ln a

Le logarithme népérien du quotient d’un réel strictement positif a par un réel strictement
positif b est la différence entre les logarithmes népériens de a et b.

-p
Si a > 0, b > 0, alors ln(a/b) = ln a – ln b
ari
Si a est un réel strictement positif et n un entier relatif, alors :

ln(an) = n ln a
bk

Si a est un réel strictement positif et n un entier naturel supérieur ou égal à 2, alors :
3a

1
ln( n a ) = ln a
n

III) Étude de la fonction logarithme décimal


al

Définition

La fonction logarithme décimal est définie sur ]0 ; + ∞ [ par la relation :


w.

Log x = M × ln x avec M ≈ 0,43429…

Propriétés
ww

1 ≈ 0,434294482… 1 1
M = log e = = = ln 10 ≈
ln10 M log e
2,302585093…

2/3
Étude et représentation

Tableau de variation de la fonction log x.

m
0 1 10
x
+∞
Signe de (log x)’ +

co
Sens de +∞
variation de 1
la fonction 0
f : x  log x - ∞

-p ro.
y = log x
1

0 1 10
ari
bk

Propriétés
3a

Les nombres a et b sont des réels strictement positifs.

1 a
log (a × b) = log a + log b ; log ( ) = - log a ; log ( ) = log a – log b
a b
al

Si n est un entier relatif, alors log an = n log a

1
Si n est un entier naturel ≥ 2, alors log ( n a ) = log a
n
w.
ww

3/3
Cours: La fonction exponentielle

m
Tabledesmatières

co
ro.
1 La fonction exponentielle 2
1.1 Définition et théorèmes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Approche graphique de la fonction exponentielle . . . . . . . . . . . 3
1.3 Relation fonctionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Autres opérations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

-p
1.5 Notation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

2 Étude de la fonction exponentielle


. . . . . . . . . . 4

5
ari
2.1 Signe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Variation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.3 Limites . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.4 Courbe représentative . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.5 Des limites de référence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
bk

2.6 Étude d’une fonction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

3 Compléments sur la fonction exponentielle 10


3.1 Dérivée de la fonction e u . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3a

3.2 Exemples types . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10


3.2.1 Fonctions d’atténuation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
3.2.2 Chute d’un corps dans un fluide . . . . . . . . . . . . . . . . 11
3.2.3 Fonctions gaussiennes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
al
w.
ww
Avant propos
Le but de ce chapitre est de construire une des fonctions mathématiques les plus

m
importantes. Elle est en effet présente dans toutes les sciences. Sa construction à
partir d’une équation différentielle est passionnante, bien qu’historiquement elle
ne se soit pas construite ainsi.

co
1 La fonction exponentielle
1.1 Définition et théorèmes

ro.
Théorème 1 : Il existe une unique fonction f dérivable sur R telle que :

f′ = f et f (0 ) = 1

On nomme cette fonction exponentielle et on la note : exp

ROC
-p
Démonstration : L’existence de cette fonction est admise.
ari
Démontrons l’unicité.
• La fonction exponentielle ne s’annule pas sur R.
Soit la fonction ϕ définie sur R par : ϕ( x ) = f ( x ) f (− x ).
Montrons que la fonction ϕ est constante. Pour cela dérivons ϕ.
bk

ϕ′ ( x ) = f ′ ( x ) f (− x ) − f ( x ) f ′ (− x )
Comme f ′ = f , on a :
= f ( x ) f (− x ) − f ( x ) f (− x )
=0
3a

Comme ϕ′ = 0 alors la fonction ϕ est constante. Donc :


∀x ∈ R ϕ ( x ) = ϕ (0) = f 2 (0) = 1
On en déduit alors : f ( x ) f (− x ) = 1, donc la fonction f ne peut s’annuler.
al

• Unicité
On suppose que deux fonctions f et g vérifient les conditions du théorème, soit
f = f ′ , g′ = g et f (0) = g(0) = 1. La fonction g ne s’annule donc pas, on définit
w.

f
alors sur R la fonction h par h = . On dérive h :
g
f ′ g − f g′ fg− fg
h′ = 2
= =0
g g2
ww

f (0)
La fonction h est donc constante et h( x ) = =1
g (0)
f (x)
On a donc : ∀ x ∈ R, = 1.
g( x )
On en déduit que f = g. L’unicité est ainsi prouvée. Nous noterons dans la
suite cette fonction exp.
1.2 Approche graphique de la fonction exponentielle
Algorithme : Déterminer un algorithme permettant de visualiser la fonction

m
exponentielle à partir de sa définition sur l’intervalle [− A ; A].
On fera une approche de la fonction exponentielle à l’aide d’une approximation
affine : f ( a + h) ≈ f ( a) + h f ′ ( a). L’approximation sera d’autant meilleure que h

co
sera petit
Comme la fonction exponentielle vérifie f ′ = f , cette approximation affine de-
vient alors :
f ( a + h) ≈ f ( a) + h f ( a) ≈ f ( a)(1 + h)

ro.
On commence à tracer le point (0 ; 1) car f (0) = 1, puis avec un pas P, on trace de
proche en proche les points à droite ( X ; Z ) et les points à gauche (− X ; T ) du
point (0 ; 1) dans l’intervalle [− A ; A].
On obtient la courbe suivante pour : A = 2 et P = 1/10.

On prendra comme fenêtre :


X ∈ [−2 ; 2] et Y ∈ [−0, 5 ; 7]
-p Variables : A, P : entiers
X, Z, T : réels
Entrées et initialisation
ari
Lire A, P
0→X
1→Z
1→T
Effacer dessin
Tracer le point ( X; Z )
bk

Traitement
pour I de 1 à A/P faire
X+P→ X
Z (1 + P ) → Z
T (1 − P ) → T
Afficher le point ( X; Z )
3a

Afficher le point (− X; T )
fin
al

1.3 Relation fonctionnelle


w.

Théorème 2 : Soit a et b deux réels, on a alors :


exp( a + b ) = exp( a) × exp(b )
ww

Remarque : Cette relation s’appelle la relation fonctionnelle car on pourrait dé-


finir l’exponentielle à partir de cette propriété pour retrouver que l’exponentielle
est égale à sa dérivée.
exp( x + a)
Démonstration : Posons la fonction h( x ) = .
exp( a)
Montrons alors que la fonction h n’est autre que la fonction exponentielle. Il suffit
alors de montrer que h′ = h et h(0) = 1 :
exp′ ( x + a) exp( x + a)
h′ ( x ) = = = h( x )
exp( a) exp( a)

m
exp(0 + a)
h (0) = =1
exp( a)

co
La fonction h est donc la fonction exponentielle. On en déduit alors :

exp( x + a)
= exp( x ) ⇔ exp( x + a) = exp( x ) × exp( a)
exp( a)

ro.
1.4 Autres opérations

Théorème 3 : Soit a et b deux réels et n un entier naturel, on a alors les relations


suivantes :
• exp( − a) =
1
exp( a)
-p
• exp( a − b ) =
exp( a)
exp(b )
• exp(na ) = [exp (a)]
n
ari
Démonstration : Les démonstrations sont immédiates. La première se montre
à l’aide de la fonction ϕ du 1.1 et la dernière propriété se montre par récurrence.
1.5 Notation
bk

Dé finition 1 : : Du fait des propriétés similaires entre la fonction exponentie lle


et la fonction puissance, on pose :
• e = exp(1) e ≈ 2, 718 . . . • ex = exp ( x)
3a

On a ainsi les propriétés :


ea 1 n
• e a +b = e a × e b • ea b
= • e a
= • e na = ( e a )
− −

eb ea
al

Remarque : On peut avoir une approximation du nombre e à l’aide de ce petit


programme :
w.

On trouve pour : Variables : A, P : entiers E : réel


2, Entrées et initialisation
• P = 10 −

E ≈ 2, 705 Lire P
• P = 10 −3 , E ≈ 2, 717 1→ E
Traitement
ww

pour I de 1 à 1/P faire


E (1 + P ) → E
fin
Sorties : Afficher E
2 Étude de la fonction exponentielle
2.1 Signe

m
co
Théorème 4 : La fonction exponentielle est strictement positive sur R

Démonstration : On sait que exp( x ) 6= 0 pour tout réel. De plus la fonc-


tion exponentielle est continue car dérivable sur R. S’il existait un réel a tel que

ro.
exp( a) < 0, d’après le théorème des valeurs intermédiaires il existerait un réel
α tel que exp(α) = 0 ce qui est impossible. La fonction exponentielle est donc
strictement positive.

2.2 Variation

-p
Théorème 5 : La fonction exponentielle est strictement croissante sur R.
ari
Démonstration : Immédiat du fait que sa dérivée est elle-même et que l’expo-
nentielle est strictement positive.
Conséquence Comme la fonction exponentielle est strictement croissante, on
bk

peut écrire les équivalences suivante :

Règle 1 : Soit a et b deux réels, on a les équivalences suivantes :


3a

ea = 1 ⇔ a=0 ea > 1 ⇔ a>0

e a = eb ⇔ a=b ea < e b ⇔ a< b


al

Exemples :
2 +3
• Résoudre dans R l’équation : e2x = e7x
w.

D’après les équivalences ci-dessus, l’équation est équivalente à :


2x2 + 3 = 7x ⇔ 2x2 − 7x + 3 = 0
On calcule : ∆ = 49 − 24 soit ∆ = 25 = 52 , on obtient les deux solutions
suivantes :
ww

7+5 7−5 1 1
 
x1 = = 3 et x2 = = d’où S = ;3
4 4 2 2
• Résoudre dans R l’inéquation suivante : e3x 6 e x+6
D’après les équivalences ci-dessus, l’équation est équivalente à :

3x 6 x + 6 ⇔ 2x 6 6 ⇔ x63 soit S =] − ∞; 3]
2.3 Limites

Théo rème 6 : On a les limites suivantes :

m
lim e x = +∞ et lim e x = 0
x→ +∞ x→− ∞

co
ROC Démonstration : Soit la fonction f suivante : f (x) = e x − x .

Dérivons la fonction f : f ′ (x) = ex −

1
Comme la fonction exponentielle est strictement croissante, on a :

ro.
f ′ (x) > 0 ⇔ x > 0 et f ′( x) < 0 ⇔ x < 0

On obtient alors le tableau de variation suivant :


x −

∞ 0 +∞
f ′ (x)

f (x)

1
-p +
ari
Du tableau de variation on en déduit : ∀x ∈ R f ( x) > 0 donc ex > x

or on sait que lim x = +∞, par comparaison on a :


bk

x→ +∞

lim e x = +∞
x→+∞

En faisant le changement de variable X = x, on obtient :


3a

X 1
lim e x = lim e = lim =0

x→− ∞ X→+ ∞ X→ +∞ e X

2.4 Courbe représentative


al

D’après les renseignements obtenus, on a donc le tableau de variation suivant :


w.

x −

∞ 0 1 +∞
exp′( x) +
+∞
e
ww

exp( x)
1
0

On obtient la courbe suivante :


4 T1

m
3
e T0

co
2

ro.
y = ex

−3 −2 −1 O 1 2

2.5 Des limites de référence

Théo rème 7 : On a : lim


ex − 1
-p
=1
ari
x→ 0 x

Démonstration : La démonstration découle de la définition de la dérivée en 0


appliquée à la fonction e x .
bk

e x − e0
lim = exp′ (0) = exp(0) = 1
x →0 x

Théorème 8 : Croissance comparée


3a

ex
lim = +∞ et lim xe x = 0
x →+∞ x x →−∞

Démonstration : Comme pour la limite de e x en +∞, on étudie les variations


al

d’une fonction. Soit donc la fonction g définie sur R par :


x2
g( x ) = e x −
2
w.

′ ′ x
On calcule la dérivée g : g ( x ) = e − x
D’après le paragraphe 2.3, on a : ∀ x ∈ R ex > x donc g′ ( x ) > 0
La fonction g est donc croissante sur R.
Or g(0) = 1 donc si x > 0 alors g( x ) > 0. On en déduit donc que :
ww

x2 ex x
Pour x > 0 g( x ) > 0 ⇔ ex > ⇔ >
2 x 2
x
On sait que lim = +∞, par comparaison, on a :
x →+∞ 2
ex
lim = +∞
x→ +∞ x
Pour la deuxième limite, on fait un changement de variable X = − x, on obtient
alors :
X
lim xe x = lim (− X )e−X = − lim X = 0

m
x →−∞ X →+∞ X →+∞ e

Conséquence : à l’infini, la fonction exponentielle « l’emporte » sur la fonction


x.

co
2.6 Étude d’une fonction
2e x − 3
f est la fonction définie sur R par : f ( x ) =
ex + 1

ro.
1) Pourquoi les droites d et ∆ d’équation respectives y = 2 et y = −3 sont-elles
asymptotes à C f ?
2) Calculer f ′ ( x ) puis étudier les variations de f .
3) Tracer d, ∆ et C f
4)

-p
La courbe semble avoir un point de symétrie. Démontrer cette conjecture.

✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏✏

1) On étudie les limites de f en +∞ et −∞.


ari
a) En +∞. On a une forme indéterminée, on change donc la forme de la fonc-
tion :
3
 
x
e 2− x 3
e 2 −
f (x) =   = ex
1
bk

1
ex 1 + x 1+ x
e e
3 1
On a : lim = 0 et lim =0
x →+∞ e x x →+∞ e x
3a

Par quotient, on a donc : lim f ( x ) = 2


x →+∞

La courbe C f admet donc une asymptote horizontale d en +∞ d’équation


y = 2.
b) En −∞, on a :
al

lim e x = 0 donc lim 2e x − 3 = −3 Par quotient, on a



x →−∞ x →−∞
x
lim e + 1 = 1  lim f ( x ) = −3
x →−∞
w.

x →−∞

La courbe C f admet donc une asymptote horizontale ∆ en −∞ d’équation


y = −3.
2) On calcule la dérivée :
ww

2e x (e x + 1) − e x (2e x − 3)
f ′ (x) =
( e x + 1)2
e x (2x x + 2 − 2e x + 3)
=
( e x + 1)2
5e x
= x
( e + 1)2
La fonction exponentielle étant strictement positive sur R, la fonction f ′ est
strictement positive sur R.

m
3) On a le tableau de variations de f suivant :

x −

∞ +∞

co
f ′ (x ) +
2
f (x )
-3

ro.
4) Pour tracer la courbe C f , il est important de placer un point et sa tangente. Par
exemple le point I d’abscisse nul. On a :

1 5
f (0) = − f ′ (0) =
2 4
On obtient la courbe suivante :

-p 2 ×
ari
Cf
1

O
−5 −4 −3 −2 −1 ×I 1 2 3 4 5
bk

3
3a

5) La courbe semble symétrique par rapport au point I. Pour le démontrer, pre-


nons un nouveau repère centré en I. Un point M( x,y ) a pour coordonnées
dans le nouveau repère M( X, Y ). On a alors :
al
w.


X = x

X = x 
⇔ 1 2e X − 3 1 4e X − 6 + e X + 1 5( e X − 1)
Y = y+ 1 Y = f ( x ) + = − = =
2 2

2 eX + 1 2( e X + 1) 2( e X + 1)

ww

5( e X − 1)
Montrons que la fonction g( X ) = est impaire.
2( e X + 1)
On a :
5( e − X − 1) 5(1 − e X )
g(− X ) = = = − g( X )
2( e − X + 1) 2(1 + e X )
La fonction g est impaire, donc la courbe C f est symétrique par rapport à I
3 Compléments sur la fonction exponentielle
3.1 Dérivée de la fonction eu

m
Théo rème 9 : Soit la fonction u définie et dérivable sur un ensemble D , alors
la fonction e u est dérivable sur D et :

co

( eu ) = u′ e u

3.2 Exemples types

ro.
3.2.1 Fonctions d’atténuation

Définition 2 : Soit un réel k strictement positif, on définit les fonctions fk sur


R par :

-p fk (x) = e

kx
ari
Par composition, on a les limites : lim f k( x) = 0 et lim f k( x) = +∞
x→ +∞ x→− ∞
kx
On calcule la dérivée : fk′ (x) = ke <0 ∀x ∈ R


bk

On obtient le tableau de variation : 4


2x
y=e

x
x −∞ 0 +∞ y=e

3
y=e

0,5 x
f ′( x)
3a

0,3 x

2 y=e

+∞ A
f (x) 1 1 b

O
al

3 −

2 −

1 1 2 3
w.

Remarque : Plus le coefficient k est important plus l’atténuation est grande.

On retrouve très souvent ces fonctions en physique, par exemple :

• avec la loi de désintégration radioactive où le nombre de noyaux en fonction


ww

du temps obéit à : N (t) = N0 e−λt


• la décharge d’un condensateur dans un circuit RC où le courant obéit à :
E t
i (t) = e− RC
R
• dans l’expression d’une force de frottement proportionnelle à la vitesse (chute
libre dans l’air) que nous allons développer.
3.2.2 Chute d’un corps dans un fluide

On cherche à déterminer l’expression de la vitesse d’un corps dans l’air, c’est


à dire dans notre environnement habituel. Lorsqu’on lache un corps M de masse

m
m dans cet environnement, il est soumis à trois forces :


• son poids : m g , −


→ Π négligeable

co
• une force de frottement : −k v −→
−k v
qui s’oppose au mouvement et qui
est proportionnelle à la vitesse
Le coefficient k est déterminé par la M b
forme du corps et de la compostion

ro.
de l’atmosphère terrestre.
−→
• la poussée d’Archimède : Π −→
que l’on négligera en raison de sa mg
faible influence.

-p
On oriente l’axe du déplacement vers le
bas
D’après le second principe de la dynamique on a :
axe du déplacement
ari

→ −−→ −→ −

ma = ∑ Fext
= mg − kv
en projetant sur l’axe du mouvement et en remarquant que l’accélération est la
dérivée de la vitesse, on obtient :
k
bk

mv′ = mg − kv ⇔ v′ = g − v (1)
m
Cette équation (1) est une équation différentielle, au même titre que le problème
de départ de notre chapitre (trouver une fonction qui vérifie f ′ = f ). Les solutions
v(t) de cette équation différentielle sont de la forme :
3a

k mg
v(t) = λe− m t +
k
mg
Comme la vitesse initiale v(0) = 0, on peut déterminer λ = − , ce qui donne
k
pour l’expression de la vitesse :
al

mg  k

v(t) = 1 − e− m t
k
Etude de la vitesse en fonction du temps : on détermine l’accélération en fonc-
w.

tion du temps :
mg k k k
a(t) = v′ (t) = × e− m t = ge− m t donc v′ (t) > 0 ∀t ∈ R +
k m
Comme, on pouvait s’y attendre la vitesse est croissante. En effet un corps en
ww

chute libre voit sa vitesse augmenter.


mg
Limite de la vitesse : lim v(t) =
t→+∞ k
k

lim − t = −∞   Par composition
En effet : t →+ ∞ m k
lim et = 0  lim e− m t = 0
t→+∞

t→−∞
On obtient le tableau de variation suivant :
TABLE DES MATIÈRES

t 0 +∞ On constate alors que la vitesse d’un


corps en chute libre dans l’air tend vers
a(t) = v′ (t) + mg
une vitesse limite : vlim =

m
mg k
v(t) k
0

co
En effet, tout sportif ayant pratiqué "la chute libre" sait que la vitesse se stabilise
au bout d’un certain temps. Elle atteint environ 200 km/h pour les jambes et les
bras tendus. Si le coefficient m/ k est très petit, comme pour une feuille d’arbre, la
vitesse limite est particulièrement faible (1,8 km/h) ; ce qui permet à cette feuille
de voltiger.

-p ro.
ari
bk

Tangente à la vitesse en 0. On a : v′ (0) = g et v(0) = 0. L’équation de la


tangente en 0 est donc :
3a

y = v ′ (0) t + v (0) donc y = gt

L’expression de la tangente en 0 correspond à l’expression de la vitesse de la chute


libre dans le vide où le corps n’est soumis qu’à la pesanteur .
al

On obtient alors la représentation graphique de la vitesse en fonction du temps


ainsi que la tangente en 0 suivante :
w.

y = gt
mg
k mg 
ww


kt
v( t) = 1 e

−→ régime k

transitoire

O
La vitesse augmente durant la période transitoire puis tend à se stabiliser vers sa
vitesse limite.
Application numérique : On considère une balle de ping-pong de masse m = 2, 7 g.
Le coefficient de la force de frottement vaut k = 5, 4 × 10−3 kg.s −1 . On prend
g = 9, 80 m.s 2.

m

• Calculer la vitesse limite de cette balle de ping-pong en km/h


• Déterminer le temps nécessaire pour que la vitesse de la balle de pong-pong se
situe à moins de 10 3 de sa vitesse limite en m/s

co
mg 2, 7 × 10 3 × 9, 8
On obtient la vitesse limite : v lim = = = 4, 9 m/s soit
k 5, 4 ×−10 3

vlim = 4, 9 × 3, 6 = 17, 64 km/h


On cherche ensuite le temps t pour que : | v − vlim | < 10−3 . On a alors :

ro.
mg − k t 10 3

e m < 10−3 ⇔ 4, 9 e−2t < 10−3 ⇔ e −2t <


k 4, 9

A l’aide d’un
1
t > − ln
2
 −tableau
10 3
4, 9

⇔ t > 4, 2 s -p
de valeurs ou à l’aide de la fonction ln, on obtient :

Au bout de 4,2 s la vitesse de la balle s’est donc stabilisée à 17,64 km/h


ari
3.2.3 Fonctions gaussiennes
bk

Définition 3 : Soit un réel k strictement positif, on définit les fonctions gk sur


R par : 2
gk ( x ) = e−kx
3a

Par composition, on a les limites : lim g k (x) = 0 et lim g k( x) = 0


x→ +∞ x→−∞

On calcule la dérivée : g′k( x) = −2k xe kx ∀x ∈ R



al

La dérivée g′k est donc du signe de −x


w.

2x2
On obtient le tableau de variation : 1 y=e

x2
y=e

2
y=e

0,5 x
x −

∞ 0 +∞ y=e

2
0,3 x
ww

g′k (x) + 0 −

1
g k (x)
0 0 −

3 −

2 1

O 1 2 3

Remarque : Ces fonctions interviennent en probabilité avec la loi normale. La


représentation de ces fonctions s’appelle des courbes en cloches.
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
m
Cours de mathématiques
Nombres complexes

co
-p ro.
ari
bk
3a
al
w.
ww

1
m
Table des matières

co
I Chapitre 9 : Nombres complexes 3
I.A Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
I.B Définitions . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
I.B.1 Forme algébrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

ro.
I.B.2 Représentation graphique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.C Opérations sur les nombres complexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.C.1 Addition et multiplication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
I.C.2 Inverse d’un nombre complexe non nul . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
I.C.3 Nombre conjugué . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
I.C.4 Module d’un nombre complexe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

-p
I.D Argument d’un nombre complexe non nul . . . . . . . . . . . . .
I.E Forme exponentielle d’un nombre complexe non nul . . . . . . . .
I.F Résolution dans C d’équations du second degré à coefficients réels
I.G Interprétation géométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
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.
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.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
.
9
9
10
10
ari
I.H Nombres complexes et transformations . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
I.H.1 Ecriture complexe d’une translation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
I.H.2 Ecriture complexe d’une rotation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
I.H.3 Ecriture complexe d’une homothétie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
bk
al 3a
w.
ww

2
I Chapitre 9 : Nombres complexes
I.A Introduction

m
Rappels et découverte
Pour tout réel k, il existe un unique nombre réel dont le√cube est k.

co
3 1
Ce nombre est appelé√ racine cubique de k . Il est noté k ou aussi k 3 .
On a par exemple 8 = 2 parce que 23 = 8.
3

Au XVIème siècle, Jérôme Cardan, confronté à la résolution des équations du troisième degré,
de la forme x3 = px + q donne la formule suivante appelée formule de CARDAN : lorsque
q2 p3
− ≥ 0, l’équation a pour solution

ro.
4 27
s r s r
2 3
3 q q p 3 q q2 p3
x= + − + − −
2 4 27 2 4 27

1. On considère l’équation x3 = 1. Quelles sont les valeurs de p et q ?

Quelle solution obtient-on ?

-p
Vérifier que l’on peut utiliser la formule de Cardan.

2. On considère l’équation x3 = 3x + 2.
Vérifier que l’on peut utiliser la formule de Cardan.
ari
Quelle solution obtient-on ?
Vérifier et trouver toutes les solutions de l’équation x3 = 3x + 2.
3. On considère l’équation x3 = 15x + 4.
Vérifier que l’on peut utiliser la formule de Cardan.
4. On considère l’équation x3 = 2x + 4.
bk

Justifier que la formule de Cardan ne peut pas s’appliquer.


Pris dans un engrenage infernal, on décide cependant d’appliquer la formule.
Comment peut s’écrire la solution ?

5. Imaginons un nombre dont le carré est -1, et qui sera très temporairement noté −1.
En utilisant ce nombre imaginaire et en effectuant des calculs "habituels", montrer que
3a

√ √
(2 + −1)3 = 2 + 11 −1
√ √
En déduire que 2 + −1 est une racine cubique de 2 + −121 .
√ √
"Démontrer" de même que 2 − −1 est une racine cubique de 2 − −121.
Montrer alors que la formule de Cardan appliquée à l’équation x3 = 15x + 4 donne comme
al

solution le réel 4.
Vérifier que 4 est effectivement solution de l’équation.
On a donc, en utilisant des nombres imaginaires, obtenu un résultat bien réel.
√ √ √
6. Si a et b sont deux réels strictement positifs, alors : a b = ab.
w.

Si vous appliquez cette propriété à a = b = −1, qu’obtenez-vous ?



C’est la raison pour la quelle on n’utilisera plus jamais la notation −1, mais i, nombre
imaginaie dont le carré i2 = −1.
Il aura fallu attendre près de 150 ans pour prendre cette notation dûe à Euler, que vous
ww

avez déjà vu .

3
Les différents ensembles de nombres
– N est l’ensemble des entiers naturels. C’est l’ensemble des entiers positifs ou nuls.

m
– Dans N l’équation x + 1 = 0 n’a pas de solution.
Cette équation a une solution notée -1 , cette solution est un élément de l’ensemble Z .
Z est l’ensemble des entiers relatifs. C’est l’ensemble des entiers positifs, négatifs ou
nuls.

co
Z contient N , c’est-à-dire que N est contenu dans Z , ce que l’on note N ⊂ Z .
– Dans Z l’équation 2x = 1 n’a pas de solution.
1
Cette équation a une solution notée − , cette solution est un élément de l’ensemble
2
Q.
Q est l’ensemble des nombres rationnels.

ro.
p
C’est l’ensemble de tous les nombres de la forme avec p ∈ Z et p ∈ Z∗ . Q contient
q
Z . On a donc N ⊂ Z ⊂ Q .
– Dans Q l’équation x2 = 2 n’a pas de solutions.
√ √
Cette équation a deux solutions notées 2 et − 2 , ces solutions sont des éléments de
l’ensemble R.

d’une droite.
-p
R est l’ensemble des nombres réels. C’est l’ensemble des abscisses de tous les points

R contient Q . On a donc N ⊂ Z ⊂ Q ⊂ R.
– Dans R l’équation x2 = −1 n’a pas de solutions.
ari
Cette équation a deux solutions notées i et −i , ces solutions sont des éléments de
l’ensemble C .
C est l’ensemble des nombres complexes.
C’est l’ensemble des nombres de la forme a + bi avec a ∈ R et b ∈ R.
C contient R . On a donc N ⊂ Z ⊂ Q ⊂ R ⊂ C .
bk

I.B Définitions
I.B.1 Forme algébrique
3a

Définition 1:
Il existe un ensemble noté C, appelé ensemble des nombres complexes qui possède
les propriétés suivantes :
– C contient l’ensemble des nombres réels.
al

– L’addition et la multiplication des nombres réels se prolongent aux nombres complexes


et les règles de calcul restent les mêmes.
– Il existe un nombre complexe noté i tel que i2 = −1.
– Tout nombre complexe z s’écrit de manière unique z = x + iy avec x et y réels.
w.

L’écriture z = x + iy avec x et y réels est appelée forme algébrique du nombre complexe


z.
x est la partie réelle de z, notée Re(z), y est la partie imaginaire de z notée Im(z).
ww

Remarque : z = x + iy avec x et y réels :


Si y = 0, le nombre complexe est réel.
Si x = 0, le nombre complexe est dit imaginaire pur.

4
Théorème 1
Soit x, y, x′ et y ′ des nombres réels,

m
x + iy = x′ + iy ′ équivaut à x = x′ et y = y ′ .
x + iy = 0 équivaut à x = 0 et y = 0.

Cela signifie qu’un nombre complexe s’écrit de manière unique sous forme algèbrique.

co
I.B.2 Représentation graphique
(O; −

u,−

v ) est un repère orthonormal direct du plan.

(O; −

ro.
1. A tout nombre complexe z = x + iy avec v ) est appelé axe des imaginaires
x et y réel, on associe le point M purs.
de coordonnées (x; y). On dit que M est
le point image de z
−−→
et que OM est le vecteur image de z. y
M (z)
2. Tout point M (x; y) est le point image
d’un seul complexe z = x + iy.
-p
On dit que z est l’affixe du point M et du
−−→
vecteur OM .
ari
3. Le plan est alors appelé plan complexe. −

v
4. L’axe des abscisses (O; −

u ) est appelé axe O −

u x
des réels, l’axe des ordonnées

I.C Opérations sur les nombres complexes


bk

I.C.1 Addition et multiplication

Définition 2:
3a

Soit z = x + iy et z ′ = x′ + iy ′ (x, y, x′ et y ′ réels).


La somme de z et de z ′ est le complexe z + z ′ = (x + x′ ) + i(y + y ′ ).
Le produit de z et de z ′ est z.z ′ = (xx′ − yy ′ ) + i(xy ′ + x′ y).
En effet z.z ′ = (x + iy)(x′ + iy ′ ) = xx′ + ixy ′ + ix′ y + i2 yy ′ = xx′ − yy ′ + i(xy ′ + x′ y).
al

Remarque : Les identités remarquables sont valables dans C. On a alors pour tous z et z ′
complexes,
z 2 + z ′2 = z 2 − i2 z ′2 = (z − iz ′ )(z + iz ′ ).
w.

Remarque : Soient M d’affixe z et M ′ d’affixe z ′ des points du plan complexe.


z + z ′ est l’affixe du point P tel que OM P M ′ est un parallélogramme.
ww

5
m
P (z + z ′ )

M ′ (z ′ )

co
M (z)


v

O −

u

ro.
Affixe d’un vecteur, d’un barycentre

Proposition 1:
Deux points A et B du plan complexe ont pour affixes respectives zA et zB .
−−

L’affixe du vecteur AB est zB − zA .
-p
Remarque : Si λ est un réel, l’affixe de vecteur λ−

u est λz où z est l’affixe de −

u.
ari
Proposition 2: Interprétation barycentrique
Deux points A et B du plan complexe ont pour affixes respectives zA et zB .
αzA + βzB
L’affixe du barycentre G des points pondérés (A, α) et (B, β) (α+β 6= 0) est : .
α+β
bk

−−→ 1 −→ −−→
dem : On a OG = (αOA + β OB) et le résultat en découle en passant aux affixes.
α+β

On peut généraliser cette propriété :


3a

(A1 , α1 ), (A2 , α2 ), . . . , (An , αn ) sont n points du plan, d’affixes respectives z1 , z2 , . . . , zn


Xn
tels que αi 6= 0. Alors leur barycentre G a pour affixe la moyenne pondérée de leurs
i=1
α1 z1 + α2 z2 + · · · + αn zn
affixes : zG = .
α1 + α2 + · · · + αn
al

zA + zB
Il en résulte que l’affixe zI du milieu I du segment [AB] est zI = et celle du
2
zM + zN + zP
centre de gravité G d’un triangle M N P est zG = .
3
w.

I.C.2 Inverse d’un nombre complexe non nul


ww

Théorème 2
Tout nombre complexe non nul z, écrit sous forme algébrique z = x+iy, admet un inverse,
1 1 x − iy
noté , et : = 2 .
z z x + y2

En effet, on remarque que pour tout nombre complexe non nul z = x + iy, (x + iy)(x − iy) =

6
x2 − i2 y 2 = x2 + y 2 .
1 1 x − iy x − iy
On a alors = = = 2 .
z x + iy (x + iy)(x − iy) x + y2

m
I.C.3 Nombre conjugué

co
Définition 3:
Soit z un nombre complexe, z = x + iy.
Le nombre conjugué de z, noté z̄, est le nombre complexe x − iy.

ro.
Dans le plan complexe, le point M ′ d’affixe z̄
est l’image du point M d’affixe z
M (z)
y

-p −

v

O −

u x
ari
−y
bk

M ′ (z)
par la symétrie par rapport à l’axe des abs-
cisses.
3a

Proposition 3:
z est un nombre complexe.
1. z est réel équivaut à z̄ = z.
2. z est imaginaire pur équivaut à z̄ = −z.
al

dem : On pose z = x + iy, avec x et y réels :


1. Si z est réel, alors y = 0, donc z = z̄.
w.

Si z = z̄, alors x + iy = x − iy, donc 2iy = 0 et on en déduit que y = 0 ce qui signifie que
z est réel.
2. Si z est imaginaire pur, alors x = 0, donc z = −z̄.
Si z = −z̄, alors x + iy = −x + iy, donc 2x = 0 et x = 0. z est donc bien un imaginaire
ww

pur.

7
Proposition 4:
Soit z l’affixe d’un point M dans le plan complexe.

m
1. z̄ est l’affixe du symétrique de M par rapport à l’axe des abscisses.
2. −z est l’affixe du symétrique de M par rapport au point O.
3. −z̄ est l’affixe du symétrique de M par rapport à l’axe des ordonnées.

co
Proposition 5:
Pour tous nombres complexes z et z ′ :

ro.
(1) z + z ′ = z + z ′ (2) z = z
 
1 1
(3) zz ′ = zz ′ (4) pour z 6= 0, =
z z
z z
(5) pour z ′ 6= 0, = (6) pour n ∈ Z, z n = z n .
z′ z′

I.C.4 Module d’un nombre complexe


-p
Remarque : Pour tout nombre complexe z, on a les relations Re(z) =
z + z̄
2
et Im(z) =
z − z̄
2i
.
ari
Définition 4:
z est un nombre complexe, z = x p + iy (x et y réels). Le module de z est le nombre réel
positif noté |z| et défini par |z| = x2 + y 2 .
bk

Interprétation géométrique : Dans le plan complexe, si M a pour affixe z, alors OM = |z|.


3a

M (z)
y
p
|z| = x2 + y 2
al



v

O −

u x
w.

Remarques :
1. Si z est un nombre réel, le module de z correspond à la valeur absolue de z.
2. |z| = 0 équivaut à z = 0 car OM = 0 équivaut à O = M .
ww

3. zz̄ = x2 + y 2 = |z|2 .

8
Propriétés du module
Pour tous nombres complexes z ∈ C et z ′ ∈ C :

m
1. |z| = |z|
2. | − z| = |z|
3. |z + z ′ | ≤ |z| + |z ′ | (inégalité triangulaire)

co
4. |zz ′ | = |z||z ′ |
z |z|
5. ′ = ′ , z ′ 6= 0
z |z |
6. ∀n ∈ Z, |z n | = |z|n (z 6= 0 si n ∈ −N)

ro.
I.D Argument d’un nombre complexe non nul

Définition 5:

-p
z est un nombre complexe non nul d’image M , z = x + iy (x et y réels). Une mesure de
l’argument de z est un nombre réel noté arg(z) et défini par arg(z) = (−
→ −−→
u ; OM ).
ari
M (z)
y
bk

−−→


v arg(z) = (−

u ; OM )

O −

u x
3a

Propriétés de l’argument
Pour tout nombre complexe z 6= 0 :
1. arg(z) = −arg(z)
2. arg(−z) = arg(z) + π
al

3. arg(zz ′ ) = arg(z) + arg(z ′ )


z
4. arg ′ = arg(z) − arg(z ′ )
z
w.

5. ∀n ∈ Z, arg(z n ) = n × arg(z)

Démonstration : On pourra écrire les formes trigonométriques de z et z ′ pour démontrer certaines


de ces propriétés.(voir exercice fait en cours, et exercice ROC)
ww

I.E Forme exponentielle d’un nombre complexe non nul

9
Définition 6: -Forme exponentielle d’un nombre complexe non nul
Pour tout nombre complexe z 6= 0, de module ρ et d’argument de mesure θ, on pourra

m
écrire :
z = ρeiθ

co
Proposition 6:
1. |eiθ | = 1
2. arg(eiθ ) = θ
′ ′
3. eiθ eiθ = ei(θ+θ )

ro.
eiθ ′
4. iθ′ = ei(θ−θ )
e
5. eiθ = e−iθ
  n
6. ∀n ∈ Z, eiθ = eniθ

I.F
-p
Résolution dans C d’équations du second degré à coefficients réels
ari
Proposition 7:
L’équation az 2 + bz + c = 0 (a, b et c réels, a 6= 0) admet des solutions dans C.
Soit ∆ = b2 − 4ac le discrimant du trinôme.
b
1. Si ∆ = 0 : une solution réelle égale à −
2a
bk

2. Si ∆ 6= 0 : deux solutions distinctes :


√ √
−b − ∆ −b + ∆
– réelles si ∆ > 0 : et ;
2a 2a √ √
−b −∆ −b −∆
– complexes conjuguées si ∆ < 0 : +i et −i
2a 2a 2a 2a
3a

Démonstration
" : La #forme canonique du trinôme az 2 + bz + c (a, b et c réels, a 6= 0) est
2
b ∆
a z+ − 2 .
2a 4a
al

Si ∆ ≥ 0, on retrouve les résultats vus en première. √ 2


Si ∆ < 0, alors −∆ > 0. On pose δ = −∆. On peut écrire δ = ( δ)

 2 √ !2  
 2 √ !2 
b δ b δ 
On a alors : az 2 + bz + c = a  z + +  = a z + − i2
w.

2a 2a 2a 2a
√ ! √ !
b δ b δ
az 2 + bz + c = a z + −i z+ +i .
2a 2a 2a 2a
√ √
b δ b −∆
ww

Les solutions de l’équation sont donc − + i =− +i et


√ √ 2a 2a 2a 2a
b δ b −∆
− −i =− +i .
2a 2a 2a 2a

I.G Interprétation géométrique

10
Proposition 8:
Soient A, B et C trois points distincts d’affixes respectives a, b et c.

m
c−a −−
→ −→ AC
Si on note Z = alors arg(Z) = (AB; AC) et |Z| = .
b−a AB

Il est en effet évident que le module d’un quotient est égal au quotient des modules et |c−a| = AC

co
et |b − a| = AB.
De même, l’argument d’un quotient est égal à la différence des arguments et on peut remarquer
que :
−→ −
−→
arg(c − a) − arg(b − a) = (−

u ; AC) − (−

u ; AB)

ro.
donc
c−a −→ −−
→ →
arg( ) = (−

u ; AC) + (AB; −
u)
b−a
d’où
c−a −−→ −→
arg( ) = (AB; AC)

I.H
I.H.1
-p
Nombres complexes et transformations
Ecriture complexe d’une translation
b−a
ari
Proposition 9:


w est un vecteur d’affixe b.
L’écriture complexe de la translation de vecteur −

w , qui transforme M (z) en M ′ (z ′ ) est
bk

z ′ = z + b.

M ′ (z ′ )
3a



w
M (z)


→ ′
v w (M ) = M

t−
al

O −

u

−−−→ →
dem : t est la translation de vecteur − →w ; M ′ = t(M ) équivaut à M M ′ = −
w.

w , c’est à dire z ′ −z = b
où z et z ′ sont les affixes respectives de M et M ′ .

I.H.2 Ecriture complexe d’une rotation


ww

11
Proposition 10:
Ω est un point d’affixe ω et θ un réel. L’écriture complexe de la rotation de centre Ω et

m
d’angle de mesure θ, qui transforme M (z) en M ′ (z ′ ) est z ′ − ω = eiθ (z − ω).

M ′ (z ′ )

co
M (z)

ro.
−−→ −−→


v θ = (ΩM ; ΩM ′ )

O −

u

et ΩM ′ = ΩM .
-p −−→
−−→ −−→
R est la rotation de centre Ω et d’angle de mesure θ ; M ′ = R(M ) équivaut à (ΩM ; ΩM ′ ) = θ
−−→
ari
On note z et z ′ les affixes respectives de M et M ′ , l’affixe de ΩM ′ est z ′ − ω, celle de ΩM est
(z − ω).
Donc M ′ = R(M ) équivaut à z ′ − ω = eiθ (z − ω).

I.H.3 Ecriture complexe d’une homothétie


bk

Proposition 11:
Ω est un point d’affixe ω et k un réel non nul. L’écriture complexe de l’homothétie de
centre Ω et de rapport k, qui transforme M (z) en M ′ (z ′ ) est z ′ − ω = k(z − ω).
3a

M ′ (z ′ )

M (z)
al


−−→′ −−→


v ΩM = k.ΩM
w.

O −

u

−−→ −−→
h est l’homothétie de centre Ω et de rapport k ; M ′ = h(M ) équivaut à ΩM ′ = kΩM .
ww

−−→ −−→
On note z et z ′ les affixes respectives de M et M ′ , l’affixe de ΩM ′ est z ′ − ω, celle de kΩM est
k(z − ω). Donc M ′ = h(M ) équivaut à z ′ − ω = k(z − ω).

12
Equations différentielles

om
C’est au XVIIe siècle avec la dérivation et l’intégration de Newton et Leibniz qu’apparait la
notion d’équations différentielles. Elles sont issues de problèmes de géométrie et de mécanique. Il
faut attendre le XVIIIe siècle pour voir les premières méthodes classiques de résolution.
Avec le développement des sciences, la résolution des équations différentielles devient une branche
importante des mathématiques et interviennent dans de nombreux domaines dont la SVT,
l’astronomie, l’économie et la physique.

c
I. Introduction aux équations différentielles

ro.
Définition : Equation différentielle

Une équation différentielle est une relation entre une variable réelle 𝑥 𝑜𝑢 𝑡, une fonction qui dépend
de cette variable 𝑓 et un certain nombre de ses dérivées successives 𝑓 ′ , 𝑓 ′′ , 𝑓 (3) …

ri-p
Résoudre une telle équation signifie déterminer toutes les fonctions qui satisfont cette relation.

Exemple : On cherche à résoudre l’équation différentielle 𝑦 ′ (𝑥) = 3𝑥 2 .

Grâce à la notion de primitive, on sait que 𝑦(𝑥) = 𝑥 3 + 𝑐 où 𝑐 est une constante réelle.
On remarque qu’il y a une infinité de solutions, dépendantes de la constante 𝑐.
Si on impose la contrainte du type 𝑦(0) = 1 (condition initiale), on obtient :
ka
𝑦(0) = 03 + 𝑐 = 𝑐. Or 𝑦(0) = 1 donc par identification 𝑐 = 1.
Dans le cas d’équation différentielle et condition initiale, il y a une unique solution 𝑦(𝑥) = 𝑥 3 + 1.
b
al 3a
w.

Remarque : Dans la suite, on écrira la solution 𝑓 plutôt que 𝑦.


ww

1
Equations différentielles

II. Equation différentielle du type 𝒚′ + 𝒂𝒚 = 𝒃

A. Solution générale de l’équation différentielle 𝒚 ′ + 𝒂𝒚 = 𝟎

om
Propriété :
On considère l’équation différentielle 𝑦 ′ + 𝑎𝑦 = 0 (appelée équation différentielle linéaire
homogène d’ordre 1 à coefficient constant) où 𝑎 est un réel et 𝑦 une fonction dérivable de la variable
𝑥 définie sur ℝ

c
Les solutions de cette équation différentielle sont les fonctions définies par :

ro.
𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 −𝑎𝑥 𝑜ù 𝑘 ∈ ℝ

Démonstration :
On considère une fonction 𝑓 quelconque définie et dérivable sur ℝ tel que 𝑓 est solution de (𝐸).
ri-p
On pose la fonction 𝑔 définie et dérivable par produit sur ℝ par 𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑥)𝑒 𝑎𝑥 .

𝑔′ (𝑥) = 𝑓 ′ (𝑥)𝑒 𝑎𝑥 + 𝑎𝑓(𝑥)𝑒 𝑎𝑥 = (𝑓 ′ (𝑥) + 𝑎𝑓(𝑥))𝑒 𝑎𝑥 pour tout 𝑥 ∈ ℝ

Or la fonction 𝑓 est solution de (𝐸), donc 𝑓′(𝑥) + 𝑎𝑓(𝑥) = 0, ainsi 𝑔′(𝑥) = 0 pour tout 𝑥 ∈ ℝ.

On en déduit que 𝑔′(𝑥) = 0 et donc 𝑔(𝑥) = 𝑘 pour tout 𝑥 ∈ ℝ (où 𝑘 est une constante).
ka
Or 𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑥)𝑒 𝑎𝑥 , d’où 𝑓(𝑥)𝑒 𝑎𝑥 = 𝑘 et donc 𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 −𝑎𝑥 pour tout 𝑥 ∈ ℝ.

On a montré que toutes les solutions de (𝐸) sont nécessairement de la forme 𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 −𝑎𝑥 ∀𝑥 ∈ ℝ
Exemple 1 : Résoudre l’équation différentielle : 𝑦 ′ − 3𝑦 = 0
Les solutions sont de la forme 𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 3𝑥 où 𝑘 est une constante réelle.
b

Exemple 2 : Résoudre l’équation différentielle : 2𝑦 ′ = −5𝑦


5
3a

Cette équation différentielle s’écrie 𝑦 ′ + 2 𝑦 = 0.


5
Les solutions sont de la forme 𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 −2𝑥 où 𝑘 est une constante réelle.
B. Solution générale de l’équation différentielle 𝒚 ′ + 𝒂𝒚 = 𝒃
al

Propriété :
On considère l’équation différentielle 𝑦 ′ + 𝑎𝑦 = 𝑏 (appelée équation différentielle linéaire d’ordre 1
à coefficient constant) où 𝑎 ≠ 0 est un réel et 𝑦 une fonction dérivable de la variable 𝑥 définie sur ℝ
w.

Les solutions de cette équation différentielle sont les fonctions définies par :
𝑏
𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 −𝑎𝑥 + 𝑜ù 𝑘 ∈ ℝ
𝑎
ww

Exemple : Résoudre l’équation différentielle : 𝑦′ + 2𝑦 = 4


4
Les solutions sont de la forme 𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 −2𝑥 + = 𝑘𝑒−2𝑥 + 2 où 𝑘 est une constante réelle.
2

2
Equations différentielles

C. Unicité de la solution sous condition initiale

Propriété (Cauchy-Lipschitz) :

om
Soient 𝑥0 , 𝑦0 𝑎 ≠ 0 et b des réels donnés, l’équation différentielle 𝑦 ′ + 𝑎𝑦 = 𝑏 admet une unique
solution 𝑓 dérivable sur ℝ vérifiant 𝑓(𝑥0 ) = 𝑦0 .

1
Exemple : Résoudre l’équation différentielle 𝑦′ − 2 𝑦 = 2 dont la solution 𝑓 vérifie 𝑓( 0) = 1.

c
1
- Les solutions de l’équation différentielle sont de la forme 𝑓(𝑥) = 𝑘𝑒 2𝑥 − 4 où 𝑘 est une

ro.
constante réel.
- On obtient une infinité de solution, en fonction de 𝑘, dont en voici quelques représentations :

ri-p
b ka
al 3a
w.

- Parmi toutes ces courbes, une seule passe par la point de coordonnées (0; 1) correspondant à
la condition initiale 𝑓(0) = 1
1
𝑓(0) = 1 ⟺ 𝑘𝑒 2×0 − 4 = 1
ww

⟺𝑘−4=1
⟺𝑘 =5
1
𝑥
D’où 𝑓( 𝑥) = 5𝑒2 − 4 pour tout 𝑡 ∈ ℝ.

3
Equations différentielles

III. Equation différentielle du type 𝒚 ′′ + 𝝎𝟐 𝒚 = 𝟎

om
A. Solution générale
Propriété :
On considère l’équation différentielle 𝑦 ′′ + 𝜔2 𝑦 = 0 où 𝜔 ≠ 0 est un réel et 𝑦 une fonction deux
fois dérivable de la variable 𝑥 définie sur ℝ

c
Les solutions de cette équation différentielle sont les fonctions définies par :

𝑓(𝑥) = 𝜆 cos(𝜔𝑥) + 𝜇 sin(𝜔𝑥) 𝑜ù 𝜆, 𝜇 ∈ ℝ

ro.
Exemple 1 : Résoudre l’équation différentielle : 𝑦′′ + 4𝑦 = 0
L’équation peut s’écrire 𝑦 ′′ + 22 𝑦 = 0, on a donc 𝜔 = 2.
Les solutions sont de la forme 𝑓(𝑥) = 𝜆 cos(2𝑥) + 𝜇 sin(2𝑥) où 𝜆 et 𝜇 sont des constantes réelles.

3
ri-p
Exemple 2 : Résoudre l’équation différentielle : 27𝑦′′ + 3𝑦 = 0
1 2
L’équation peut s’écrire 𝑦 ′′ + 27 𝑦 = 0 ou encore 𝑦 ′′ + (3) 𝑦 = 0, on a donc 𝜔 = 3.
1 1
1

Les solutions sont de la forme 𝑓(𝑥) = 𝜆 cos (3 𝑥) + 𝜇 sin (3 𝑥) où 𝜆 et 𝜇 sont des constantes réelles.

Remarque : Il peut arriver qu’il soit nécessaire de transformer l’écriture de la solution.


ka
𝑓(𝑥) = 𝜆 cos(𝜔𝑥) + 𝜇sin(𝜔𝑥) en 𝑓(𝑥) = 𝐴 cos(𝜔𝑥 + 𝜙) ou 𝑓(𝑥) = 𝐴 sin(𝜔𝑥 + 𝜙)
Pour cela, on utilisera les formules de trigonométrie suivantes :

cos(𝑎 + 𝑏) = cos(𝑎) cos(𝑏) − sin(𝑎) sin(𝑏) 𝑒𝑡 sin(𝑎 + 𝑏) = cos(𝑎) sin(𝑏) + sin(𝑎) cos(𝑏)
b

𝑥 𝑥
Exemple : Soit 𝑓 la fonction définie sur ℝ par 𝑓(𝑥) = √3 cos ( ) + sin ( ), on peut transformer 𝑓
3 3
de manière à n’avoir que des cosinus ou des sinus :
3a

√3 𝑥 1 𝑥
𝑓(𝑥) = 2 ( cos ( ) + sin ( ))
2 3 2 3
𝜋 𝑥 𝜋 𝑥
𝑓( 𝑥 ) = 2 (cos ( ) cos ( ) + sin ( ) sin ( ))
al

6 3 6 3
𝜋 𝑥
𝑓(𝑥) = 2 cos ( − )
6 3
w.

Ou encore

√3 𝑥 1 𝑥
𝑓( 𝑥 ) = 2 ( cos ( ) + sin ( ))
ww

2 3 2 3
𝜋 𝑥 𝜋 𝑥
𝑓(𝑥) = 2 (sin ( ) cos ( ) + cos ( ) sin ( ))
3 3 3 3
𝜋 𝑥
𝑓(𝑥) = 2 sin ( + )
3 3

4
Equations différentielles

A. Unicité de la solution sous condition initiale


Propriété (Cauchy-Lipschitz) :

om
L’équation différentielle 𝑦 ′′ + 𝜔2 𝑦 = 0 admet une unique solution 𝑓 définie sur ℝ vérifiant deux
conditions initiales données.

Remarque : En général les conditions initiales sont de la forme


𝑓(𝑥0 ) = 𝑦0 𝑓(𝑥0) = 𝑦0
{ ′ 𝑜𝑢 {
𝑓 (𝑥1 ) = 𝑦1 𝑓(𝑥1 ) = 𝑦1

c
1 √2

ro.
𝑓( )= 2
Exemple : Résoudre 4𝑦′′ + 𝜋 2 𝑦 = 0 dont la solution 𝑓 verifie { 21
𝑓 ′ (2 ) = 0
1. Résolution de l’équation différentielle générale :
𝜋 2

Donc les solutions sont sous la forme :


ri-p
L’équation (𝐸) peut se mettre sous la forme 𝑦 ′′ + ( 2 ) 𝑦 = 0.

𝜋 𝜋
𝑓(𝑥) = 𝜆 cos ( 𝑥) + 𝜇 sin ( 𝑥)
2 2
2. Utilisation de la première condition :
ka
1 𝜋 𝜋 √2 √2 √2
𝑓 ( ) = 𝜆 cos ( ) + 𝜇 sin ( ) = 𝜆 +𝜇 = (𝜆 + 𝜇)
2 4 4 2 2 2
1 √2
Sachant que 𝑓 (2) = , on obtient 𝜆 + 𝜇 = 1.
2
b

3. Utilisation de la seconde condition :


3a

𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
𝑓 ′ (𝑥) = 𝜆 sin ( 𝑥) + 𝜇 cos ( 𝑥)
2 2 2 2
1 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋 √2 𝜋 √2 𝜋√2
𝑓 ′ ( ) = − 𝜆 sin ( ) + 𝜇 cos ( ) = − 𝜆 + 𝜇 = (−𝜆 + 𝜇)
2 2 4 2 4 2 2 2 2 4
al

1
Sachant que 𝑓 ′ (2) = 0, on obtient −𝜆 + 𝜇 = 0

4. Résolution du système :
w.

1
𝜆=
𝜆+𝜇 =1 𝜆+𝜇 = 1 2
{ ⟺{ ⟺{
=
−𝜆 + 𝜇 0 2𝜇 = 1 1
𝜇=
2
ww

1 𝜋 1 𝜋
5. On en conclut que la solution est 𝑓( 𝑥) = 2 cos ( 2 𝑥) + 2 sin (2 𝑥) pour tout 𝑥 ∈ ℝ.

𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
On peut demander ensuite de mettre 𝑓 sous la forme 𝑓(𝑥) = cos ( + 𝑥) ou 𝑓(𝑥) = sin ( + 𝑥).
4 2 4 2

5
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
PROBABILITES 2 BAC
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om
ww
w.
al 3a
bka
ri-p
ro.
c om

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