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Normalisation Compta - PR RACHID Final

Le document présente un module de formation sur la normalisation et les techniques comptables, animé par le Pr Youssef Rachid pour l'année académique 2025-2026. Il aborde les principes fondamentaux de la comptabilité générale, les opérations courantes et de fin d'exercice, ainsi que les normes comptables en vigueur au Maroc. L'objectif est de fournir aux étudiants les connaissances nécessaires pour comprendre et appliquer les techniques comptables dans un cadre normalisé.

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Normalisation Compta - PR RACHID Final

Le document présente un module de formation sur la normalisation et les techniques comptables, animé par le Pr Youssef Rachid pour l'année académique 2025-2026. Il aborde les principes fondamentaux de la comptabilité générale, les opérations courantes et de fin d'exercice, ainsi que les normes comptables en vigueur au Maroc. L'objectif est de fournir aux étudiants les connaissances nécessaires pour comprendre et appliquer les techniques comptables dans un cadre normalisé.

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Tronc commun des Masters

IFF / CCA / ACG / GCF

« Normalisation & Techniques Comptables »

Préparé et animé par

Pr Youssef RACHID

2025 – 2026

Présentation de Professeur

 Docteur en Sciences Economiques et de Gestion;

 Professeur universitaire en Finance;

 Coordonnateur du Master Gestion Comptable et Financière – GCF

 Ex – Inspecteur des Impôts à la DGI-MEF;

 Ex – Contrôleur financier des établissements publics à la DEPP-MEF ;

 Formateur – consultant en Fiscalité et Finance

1
Objectifs du module

 Rappels des principes de base de la comptabilité générale;


 Acquisition des mécanismes et les techniques comptables;
 Présentation des modes de comptabilisations des :
 Opérations courantes ;
 Opérations de fin d’exercice;
 Opérations particulières;

Introduction
I. La normalisation comptable
II. Les opérations courantes
Contenu
III. Les opérations de fin d’exercice
du module IV. Les opérations particulières
1. Immobilisations en non valeurs
2. Immobilisations incorporelles
3. Immobilisations corporelles

2
Introduction

Introduction
Définition de la comptabilité générale

• La comptabilité générale est une technique(1) d’information(2)


essentiellement quantitative(3) sur l’entreprise(4) (entité
économique) décrivant son activité et sa structure exercice par
exercice(5).

1-La comptabilité est une technique : une technique est un outil crée
par l’homme pour répondre à un besoin précis. Le besoin recherché par
la comptabilité est la détermination du résultat comptable.

2-Une technique d’information : la comptabilité générale est conçue


pour fournir des informations à plusieurs acteurs économiques.

3
Introduction
Définition de la comptabilité générale
Environnement de l’entreprise et flux

• Les flux réels (biens et services


achetés ou vendus à l’extérieur) et
les flux quasi réels (prestations en
travail reçues du personnel,
prestations financières, etc.) ;

• Les flux financiers qui constituent


la contrepartie monétaire des flux
réels et quasi réels.

Introduction
Définition de la comptabilité générale

Exemples d’acteurs économiques :


• les dirigeants et les associés de l’entreprise ;

• les clients et les fournisseurs de l’entreprise ;

• les institutions financières (banques, entreprises de leasing etc.) ;

• l’Etat (l’administration fiscale, les organismes de sécurité sociale, etc.) ;

• le marché financier (pour permettre au public d’investir ou d’acquérir


des titres en vue d’en tirer un gain en dividende ou en produit de
cession).

4
Introduction
Définition de la comptabilité générale

L’information dispensée par la comptabilité va permettre aux différents acteurs de


prendre des décisions :

• d'informer les actionnaires et les investisseurs potentiels sur son état de santé,
sur ses performances et sur la politique de distribution de dividendes,
• de rassurer les prêteurs sur sa solvabilité (capacité à rembourser ses dettes),
• de rassurer clients et fournisseurs sur la continuité de son existence et sur sa
solvabilité,
• d'informer les salariés sur son état de santé,
• de permettre à des acheteurs éventuels d'évaluer sa valeur et sa rentabilité,
• de justifier auprès du Fisc le calcul de l'impôt sur les bénéfices.

Introduction
Définition de la comptabilité générale

3- Une technique quantitative : l’information fournie par la


comptabilité est exprimé en unité monétaire (le Dirham).
Toutefois, cette information en valeur est parfois complétée par des informations
relatives à certaines pratiques ou événements qui peuvent avoir une influence sur la
valeur de l’entreprise ou sur son résultat (changement de méthode d’évaluation,
sinistre, etc.)
4- Une technique quantitative sur l’entreprise : l’entreprise en
tant qu’entité économique au sens large et peut être définie
comme : « un organisme financièrement autonome,
produisant pour le marché des biens et services ».
Donc, il s’agit d’entreprises non financières et d’entreprises financières (banque,
assurances) quelque soit leur objet et leur forme juridique,

5
Introduction
Définition de la comptabilité générale

5-Une technique d’information décrivant son activité et sa structure


exercice par exercice .
En effet chaque entreprise aura ses propres caractéristiques selon :
• l’activité exercée,
• sa structure économique et financière
• la phase de sa courbe de durée de vie.
La notion de temps est très importante en comptabilité : Le résultat d’une
entreprise ne peut être connu qu’à la fin de sa durée de vie, mais aucun
acteur ne peut attendre ce moment lointain pour encaisser les fruits de
son apport.
 l’intervalle de temps d’observation a été ramené à un exercice qui ne
peut être > à 12 mois. L’exercice comptable peut être < à 12 mois au début
d’activité ou en cas de cessation d’activité.

Introduction
Définition de la comptabilité générale

En conséquence, la comptabilité peut être définie comme :

« la projection de l’entreprise sur le plan des


valeurs tant dans sa structure, sa situation,
que son activité. »

6
I. Normalisation comptable

Normalisation comptable
Introduction

La commission de normalisation comptable (instituée par circulaire N° 576/D


du 10/10/1983 et composée par un groupe d’experts et de conseillers) a
mis en place (déc. 1986) un code de normalisation comptable « C.N.C »,
subdivisé en deux parties :

• La « NORME GENERALE COMPTABLE »(N.G.C) présente les fondements


de base qui gouvernent la normalisation comptable au Maroc.
• Le « PLAN COMPTABLE GENERAL DES ENTREPRISES » (P.C.G.E)
présente le dispositif d’application de la N.G.C aux entreprises.

7
Normalisation comptable
La Loi Comptable
La loi n°9/88 du 30/12/1992 relative aux obligations comptables des
commerçants ou loi comptable a rendu l’application du P.C.G.E obligatoire
pour l’ensemble des commerçants à partir du mois de Janvier 1994.
- Loi composée de 26 articles (détaillés ci après).

Liens avec les autres textes de loi :


- Article 19 du code de commerce renvoyant expressément à la loi 9/88.
- lois sur les sociétés (loi 17-95(S.A) et 5-96 (Autres Sociétés).
- Article 145 du CGI : « I.- Les contribuables doivent tenir une comptabilité
conformément à la législation et la réglementation en vigueur, de manière à permettre à
l’administration d’exercer les contrôles prévus par le présent code… »

Normalisation comptable
Principes comptables

Les entreprises doivent établir des états de synthèse qui


donnent une image fidèle de leur patrimoine, de leur
situation financière et de leur résultat,

Pour obtenir cette image fidèle l’entreprise doit respecter


un certain nombre de principes fondamentaux qui sont
la base d’une comptabilité normalisée et unifiée par
l’ensemble des entreprises qui tiennent une comptabilité
régulière

8
Normalisation comptable
Principes comptables
7 principes adoptés par la N.G.C
1. Continuité d’exploitation ;
2. Permanence des méthodes ;
3. Coût historique ;
4. Spécialisation des exercices ;
5. Prudence ;
6. Clarté ;
7. Importance significative.

 Objectif : l’image fidèle du patrimoine, de la situation


financière et du résultat de l’entreprise.

Normalisation comptable
Principes comptables

1- le principe de continuité d’exploitation


• Selon ce principe toute entreprise ne peut avoir l’intention de
réduire ou de mettre en liquidation de manière volontaire son
activité .
• Par conséquent, l’entreprise doit établir ses états de synthèse
dans le cadre d’une poursuite normale de ses activités.
• Evidement, en cas de cessation d’activité totale ou partielle,
l’hypothèse de continuité d’exploitation est abandonnée au profit
de celle de liquidation.

9
Normalisation comptable
Principes comptables

2- le principe de permanence des méthodes

• Le principe de permanence des méthodes oblige l’entreprise à


adopter les mêmes méthodes d’évaluation pour tous les exercices
comptables.
• Le changement de méthodes n’est permis que dans le cas où il est
impossible d’atteindre l’image fidèle (dans des cas exceptionnels).
• Toutefois, une telle dérogation doit être mentionnée dans l’état des
informations complémentaires (annexes), avec les justifications
nécessaires.

Normalisation comptable
Principes comptables

3- le principe du coût historique

• Le principe du coût historique signifie que la valeur d’entrée


de tout élément dans le patrimoine de l’entreprise doit être
inscrit en comptabilité pour son montant exprimé en unités
monétaires courantes.
• Cette valeur d’entrée doit rester invariable dans le temps et
indifférente de l’évolution ultérieure du pouvoir d’achat de la
monnaie.
• Ce principe qui a été adopté pour son universalité, sa
simplicité et son objectivité, peut être remis en cause par la
réévaluation du bilan.

10
Normalisation comptable
Principes comptables

4- le principe de spécialisation des exercices


Ce principe veut dire que les charges et les produits doivent être
rattachés à l’exercice comptable qui les concerne effectivement
et à celui-là seulement.

 Les produits sont rattachés à l’exercice comptable au fur et à


mesure de leur acquisition au cours du même exercice, sans
tenir compte de la date de leur encaissement.

 Les charges sont rattachées à l’exercice comptable au fur et


mesure de leur engagement au cours du même exercice
quelque soit la date de leur paiement.

Normalisation comptable
Principes comptables
5- le principe de prudence
Le principe de prudence impose à l’entreprise l’application d’un
traitement différencié pour les charges et les produits.
En effet, ce principe autorise l’entreprise à comptabiliser les charges
certaines et probables et de ne comptabiliser que les produits
certains.
L’adoption de ce principe est justifiée par la volonté de protéger les
épargnants et les actionnaires contre toute déformation du
résultat susceptible d’attirer leurs capitaux.
 Les charges doivent être prises en compte dès lors qu’elles sont
probables,
 Les produits ne doivent être pris en compte que s’ils sont
définitivement acquis.

11
Normalisation comptable
Principes comptables
6- le principe de clarté

Le principe de clarté veille sur la bonne présentation des comptes et des


états de synthèse conformément au CGNC:

• Les opérations et informations doivent être inscrites dans les


comptes sous la rubrique adéquate, avec la bonne dénomination et
sans compensation entre elles.
• Les éléments d’actifs et de passif doivent être évalués séparément;
• Aucune compensation ne peut être opérée entre les postes d’actif et
de passif du bilan ou entre les postes de produits et de charges du
compte de produits et charges.
• Le bilan d’ouverture d’un exercice doit être identique au bilan de
clôture de l’exercice précédent.

Normalisation comptable
Principes comptables

7- le principe d’importance significative

Le principe d’importance significative veut que soit reportée au


niveau des états de synthèse toute information d’importance
significative .

Selon le plan comptable général des entreprises : « est significative


toute information susceptible d’influencer l’opinion que les
lecteurs des états de synthèse peuvent avoir sur le patrimoine,
la situation financière et les résultats. »

12
Normalisation comptable
Principes comptables

l’objectif de l’image fidèle

L’objectif de l’image fidèle est plus qu’un principe, il constitue


l’état de grâce recherché.

Bien que cet objectif soit le fruit du respect des normes et


principes fondamentaux, il peut parfois leur déroger.

Le concept d’objectif de l’image fidèle a été emprunté de la


pratique comptable anglo-saxonne.

Normalisation comptable
Organisation comptable

13
Normalisation comptable
Organisation comptable

La loi comptable

La loi comptable: loi n° 9-88 relative aux obligations comptables des


commerçants.

Cette loi a pour mission d’organiser les opérations comptables selon des
règles bien précises, afin de décrire minutieusement la situation
patrimoniale des entreprises .

Les dispositions la loi comptable se présentent comme suit :

Normalisation comptable
Organisation comptable
La loi comptable : Articles 1, 2, et 3 : Système d’enregistrement comptable
Système Système
classique centralisateur

Documents de
base

Journal Journaux (Achats, Ventes, Banque, Caisse et OD)


auxiliaires

Grand livre Grands livres


auxiliaires

Balance

Bilan

14
Normalisation comptable
Organisation comptable

Le droit comptable oblige l'entreprise à mettre en place une organisation qui


permette :

• la saisie, l'enregistrement et la conservation des données sur des registres


comptables ;
• le contrôle de l'exactitude des données et des procédures de traitement ;
• la production des états financiers nécessaires.

Normalisation comptable
Organisation comptable
Deux systèmes :
1- système classique (journal unique)
Pièces justificatives

Livre – Journal

Grand-livre

Balance

Etats financiers
Les opérations sont enregistrées dans l’ordre chronologique dans un journal unique

15
Normalisation comptable
Organisation comptable 2 - Système Centralisateur
Pièces justificatives

Journaux
VE AC BANQUE CAISSE OD

Journal général
Le livre-journal est divisé en journaux
spécialisés appelés journaux
Grand livre général auxiliaires ou journaux divisionnaires.

L’opération est enregistrée selon sa


Balance générale nature dans le journal divisionnaire
concerné.

Etats financiers

Normalisation comptable
Comptabilité générale sur logiciel

• Lors de la création d'un dossier, il faut procéder à quelques


travaux de paramétrage (identification de l'entreprise, définition
de l'exercice comptable , création d'un plan de comptes ou
aménagement du plan de comptes proposé par défaut par le
logiciel, choix d'un journal unique ou d'un journal divisé.

• La saisie des opérations se fait dans un registre électronique


appelé BROUILLARD.

• Les écritures passées sont alors dites "provisoires". Le comptable


édite quotidiennement le brouillard et contrôle les écritures
passées ; il peut éventuellement corriger les erreurs d'imputation.

16
Normalisation comptable
Comptabilité générale sur logiciel

• Une fois contrôlées, les écritures provisoires doivent devenir


définitives.

• Le comptable doit alors VALIDER les écritures. La validation a pour effet


supprimer les écritures du brouillard et de les reporter les écritures à
titre définitif dans le grand-livre.

• Une écriture validée ne peut être corrigée que par CONTREPASSATION


dans le nouveau brouillard et nouvelle validation.

• La mise à jour du plan de comptes, la consultation et l'édition sélective


du journal, comptes et documents de synthèse devient extrêmement
souple.

Normalisation comptable
La loi comptable

ARTICLE CONTENU COMMENTAIRES

4 Manuel de Personnes assujetties à la présente loi


procédure dont le CA ≥ 10.000.000 DH
comptable
5 Inventaire Obligation de faire l’inventaire des
éléments de l’actif et du passif à la fin
de chaque exercice.

6 Le livre d’inventaire Obligation de tenir un livre


d’inventaire qui transcrit la situation
du bilan et du compte de produits et
charges de chaque exercice.

17
Normalisation comptable
La loi comptable

ARTICLE CONTENU COMMENTAIRES

7 Durée de l’exercice Durée ≤ 12mois


comptable

8 Forme du livre journal et le Obligation de faire coter et parapher le livre


livre d’inventaire journal et le livre d’inventaire au prés du
tribunal de première instance par le greffier.

9 Etats de synthèse BILAN (Modèle Normal)


modèle normal CPC (Modèle Normal)
ESG
TF
ETIC

Normalisation comptable
La loi comptable ARTICLE CONTENU COMMENTAIRES
10 Etats de BILAN : Actif et passif de l’entreprise
synthèse
CPC: Compte de résultat unique doté d’une structure qui fait
(modèle apparaître les éléments suivants :
normal) -Résultat d’exploitation
-Résultat financier
-Résultat courant
-Résultat non courant
-Résultat avant impôt
-Impôt sur le résultat
-Résultat net

ESG : décrit la formation du résultat net


TF : met en évidence l’évolution financière de l’entreprise
au cours d’un exercice (Ressources et emplois)
L’ETIC : Annexes des états de synthèse

18
Normalisation comptable
La loi comptable

ARTICLE CONTENU COMMENTAIRES

11 Etats de synthèse et Les états de synthèse doivent contenir


image fidèle toutes les informations nécessaires pour
l’obtention de l’image fidèle
12 Etats de synthèse et Les états de synthèse doivent respecter
codification des les règles de codification des comptes
comptes

13 Etats de synthèse et L’établissement des états de synthèse


permanence des doit respecter le principe de permanence
méthodes de méthodes. Tout changement de
méthode doit être mentionné à l’E.T.I.C

Normalisation comptable
La loi comptable

ARTICLE CONTENU COMMENTAIRES


14 Evaluation des La valeur d’entrée est évaluée selon la
éléments de bilan à la nature des biens et leur mode
date d’entrée dans d’appropriation
l’entreprise
(Cout d’achat, Coût de production,
Valeur actuelle ; etc.…)
15 Le principe de clarté L’article 15 insiste sur le respect du
principe de clarté

16 Le principe de L’article 16 insiste sur le respect du


prudence principe de prudence

19
Normalisation comptable
La loi comptable
ARTICLE CONTENU COMMENTAIRES
17 Les opérations La loi comptable autorise les entreprises à
partiellement intégrer, au titre d’un exercice, dans les états de
exécutées synthèses, la partie des bénéfices afférentes à
une opération partiellement exécutée lorsque la
durée d’exécution est supérieure à un an.
18 La date L’établissement des états de synthèse doit être
d’établissement des effectué, au plus tard dans les trois mois suivant
états de synthèse la date de clôture de l’exercice comptable

19 L’objectif de l’image Toute dérogation opérée dans le but d’atteindre


fidèle l’objectif de l’image fidèle, doit être
mentionnée à l’E.T.I.C.

Normalisation comptable
La loi comptable
ARTICLE CONTENU COMMENTAIRES
20 Cas de cessation Dans ce cas le changement de méthodes
peut être admis à condition d’en faire
mention à l’E.T.I.C.
21 Etats de synthèse CA ≤ 10 000 000 DH
modèle simplifié
22 Documents comptables Les documents comptables et les pièces
et duré de détention justificatives sont établis en monnaie
nationale et conservés pendant 10 ans.
23 Rejet de comptabilité Le non respect des dispositions de la loi
comptable donne à l’administration
fiscale (dans le cadre d’un contrôle
fiscal) le droit de rejet de comptabilité.

20
Normalisation comptable
La loi comptable
ARTICLE CONTENU COMMENTAIRES
24 Obligation des experts Obligation des experts et des personnes
et des personnes faisant profession de travaux de
faisant profession de comptabilité à respecter les dispositions
travaux de de la loi comptable.
comptabilité
25 Abrogation de certains Ces articles 10, 11,12 et 13 du code de
articles du code de commerce (dahir du 12 Août 1913) ont
commerce été abrogés suite à la promulgation de la
loi comptable.
26 Date de mise en 2° exercice ouvert après la date de
vigueur de la loi promulgation de la présente loi (1995
comptable pour un exercice qui coïncide avec
l’année civile)

II. Les opérations courantes

21
Les opérations courantes
Introduction

Les opérations courantes sont constituées par les opérations


d’exploitation et financières que l’entreprise conclut habituellement
au cours de l’exercice comptable.

Les opérations courantes les plus fréquentes dans l’entreprise sont:

- Les opérations sur achats et ventes de marchandises,


de matières et fournitures consommables;
- Les frais de transport;
- Les opérations sur les effets de commerce;
- La comptabilisation des salaires (paie);

Les opérations courantes


Les Achats et les ventes

• Achats et ventes comportant des réductions commerciales ;


• Achats et ventes comportant des réductions commerciales et
financières ;
• Factures d’avoirs sur achats et sur ventes.

22
Les opérations courantes
FACTURATION
Article 145.- III du CGI : Les contribuables sont tenus de délivrer à leurs acheteurs ou clients des
factures ou mémoires pré-numérotés et tirés d'une série continue ou édités par un système
informatique selon une série continue sur lesquels ils doivent mentionner, en plus des indications
habituelles d'ordre commercial :
1°- l’identité du vendeur ;
2°- le numéro d'identification fiscale attribué par le service local des impôts, ainsi que le numéro
d'article d’imposition à la taxe professionnelle ;
3°- la date de l’opération ;
4°- les nom, prénom ou raison sociale et adresse des acheteurs ou clients;
5°- les prix, quantité et nature des marchandises vendues, des travaux exécutés ou des services
rendus ;
6°- d’une manière distincte le montant de la taxe sur la valeur ajoutée réclamée en sus du prix ou
comprise dans le prix.
(En cas d’opérations visées aux articles 91, 92 et 94 ci-dessus, la mention de la taxe est remplacée par l’indication de
l’exonération ou du régime suspensif sous lesquels ces opérations sont réalisées );
7°- les références et le mode de paiement se rapportant à ces factures ou mémoires ;
8°- et tous autres renseignements prescrits par les dispositions légales.

Les opérations courantes


FACTURATION

Lorsqu'il s'agit de vente de produits ou de marchandises par les entreprises


à des particuliers, le ticket de caisse peut tenir lieu de facture.

Le ticket de caisse doit comporter au moins les indications suivantes :

a) la date de l’opération ;
b) l’identification du vendeur ou du prestataire de services ;
c) la désignation du produit ou du service ;
d) la quantité et le prix de vente avec mention, le cas échéant, de la taxe sur la
valeur ajoutée.

23
Les opérations courantes
FACTURATION
LES REDUCTIONS A CARACTERE COMMERCIAL :
 La Remise : Réduction accordée en fonction de la régularité du client et de
l’importance de l’achat effectué.
 Le Rabais : Réduction accordée en cas de problème :
* défaut de qualité;
* articles non conformes;
* date de livraison non respectée.
 La Ristourne : Réduction accordée sur l’ensemble des ventes réalisées
avec un même client et pour une période déterminée.

LA REDUCTION A CARACTERE FINANCIER:


Il s’agit de l’escompte de règlement : réduction accordée au client en cas de
paiement anticipé avant l’échéance prévue.

Les opérations courantes


LES REDUCTIONS ET LA FACTURE

DESIGNATION QTE PU VALEUR


Marchandises : montant brut HT 100,00 50,00 5 000,00
Remise 2% (ou rabais, ristourne) 100,00
NET COMMERCIAL 4 900,00
Escompte de règlement 3% 147,00
NET FINANCIER 4 753,00
TVA (20 %) 950,60
NET A PAYER TTC 5703.60

24
Les opérations courantes
LES REGLES DE COMPTABILISATION
- Rappel :
* la facture « doit » : établie lors de l’achat ou de la vente.
* la facture « avoir » : établie pour des retours de marchandises et
des réductions après l’achat ou la vente.
- Comptabilisation :

• Quand la TVA n’est pas récupérable : l’achat est enregistré TTC,


• Les R.R.R ne sont jamais comptabilisés lorsqu’ils figurent sur la facture « doit ».
• les réductions commerciales se calculent "en cascade" et toujours avant la
réduction financière.
Exemple : si on accorde une remise de 5 % et une remise de 10 %, il n'est pas
question d'appliquer un seul taux de remise à 15 %.

• L’escompte de règlement est toujours comptabilisé qu’il soit sur ou hors


facture.

Les opérations courantes


Facture avec réductions commerciales et financières:
Application 1 :
Le 20/03/2009, Karim vend 20.000 dhs de marchandises à crédit au client Ahmed; remise
10%; rabais 5%; escompte de règlement 2% (Ahmed payera le 30/03/2009 au lieu du
20/05/2009) ; TVA 20%, facture n°24.
- Présenter la facture et comptabiliser la facture chez le client et le fournisseur.
Karim 20/03/2009
Facture n° : 24 DOIT: Ahmed
Montant brut HT 20 000,00
Remise de 10% 2 000,00
Net commercial 1 18 000,00
Rabais de 5% 900,00
Net commercial 2 17 100,00
Escompte de 2% 342,00
Net financier 16 758,00
TVA 20 % 3 351,00
Net à payer TTC en dh 20 109,60

25
Chez le client :
20/03/2009

6111 Achat de m/ses 17 100,00


3455 Etat, TVA récupérable 3 351,60
4411 Frs Karim 20 109,60
7386 Escomptes obtenus 342,00
Achat à crédit - Facture n° 24

Chez le fournisseur:
20/03/2009

3421 Client Ahmed 20 109,60


6386 Escomptes 342,00
accordés
7111 Ventes de m/ses 17 100,00
4455 Etat, TVA facturée 3 351,60
Vente à crédit - Facture n° 24

Les opérations courantes


La facture d’avoir
Est utilisée dans deux situations différentes :
1. Retour de marchandises ou matières premières par le client au
fournisseur,
2. Réductions accordées après l’établissement de la facture initiale.
a- 1ère situation : Retour de marchandises :
a-1- Retour sur facture simple : (facture sans RRR)

- Application 2 :
Le 25/01/2009, Karim vend 30.000 dhs HT de marchandises à crédit au client
Ahmed; TVA 20%, facture n°14.
Le 26/01/2009, Ahmed a retourné à Karim 10.000 dhs HT de marchandises non
conformes à la commande. Le même jour Karim adresse à Ahmed la facture
d’avoir n°11,
- Présenter et comptabiliser les deux factures chez le client et le fournisseur.

26
* La facture initiale :

Karim 25/01/09

Facture n° : 14 DOIT: Ahmed


Montant brut HT 30 000,00
TVA 20 % 6 000,00
Net à payer TTC en dh 36 000,00

* La facture d’avoir :

Karim 26/01/09

Facture d’avoir n° : 11 Avoir : client Ahmed


Montant brut HT 10 000,00
TVA 20 % 2 000,00
Net à déduire TTC en dh 12 000,00

Chez le client :

25/01/09
6111 Achat de m/ses 30 000

3455 Etat, TVA récupérable 6 000

4411 Frs Karim 36 000


Achat à crédit - Facture n° 14
26/01/09
4411 Frs Karim 12 000

6111 Achat de m/ses 10 000

3455 Etat, TVA récupérable 2000


Facture d’avoir n° 11

27
Chez le fournisseur:

25/01/09
3421 Client Ahmed 36 000

7111 Ventes de m/ses 30 000

4455 Etat TVA facturée 6000


Vente à crédit - Facture n° 14
26/01/09
7111 Ventes de m/ses 10 000

4455 Etat TVA facturée 2000

3421 Client Ahmed 12 000


Facture d’avoir n° 11

Les opérations courantes


La facture d’avoir

a- 1ère situation : Retour de marchandises :

a-1- Retour sur facture normale: (facture avec réductions)

- Application 3 (Facture avec réduction financière) :


Le 10/08/2008, Karim vend 15.000 dhs HT de marchandises à crédit au client
Ahmed; remise de 10%, escompte de 2%, TVA 20%, facture n°39.

Le 13/08/2008, Ahmed retourne à Karim 8 000 dhs HT de marchandises. Le


même jour Karim adresse à Ahmed la facture d’avoir n°7,

- Présenter et comptabiliser les deux factures chez le client et le fournisseur.

28
• La facture initiale :
Karim 10/08/08
Facture n° : 39 DOIT: Ahmed
Montant brut HT 15 000,00
Remise de 10% 1 500,00
Net commercial 13 500,00
Escompte 2% 270,00
Net financier 13 230,00
TVA 20 % 2 646,00
Net à payer TTC en dh 15 876,00
• La facture d’avoir :
Karim 13/08/08
Facture d’avoir n° : 7 Avoir : Ahmed
Montant brut HT 8 000,00
Remise de 10% 800,00
Net commercial 7 200,00
Escompte 2% 144,00
Net financier 7 056,00
TVA 20 % 1 411,20
Net à déduire TTC en dh 8 467,20

Chez le client :

10/08/08
6111 Achat de m/ses 13 500

3455 Etat, TVA récupérable 2 646

4411 Frs Karim 15 876


7386 Escomptes obtenus 270
Achat à crédit - Facture n° 39
13/08/08
4411 Frs Karim 8 467,20

7386 Escomptes obtenus 144

6111 Achat de m/ses 7 200


3455 Etat, TVA récupérable 1 411,20
Facture d’avoir n° 7

29
Chez le fournisseur:
10/08/08
3421 Client Ahmed 15 876
6386 Escomptes accordés 270

7111 Ventes de m/ses 13 500


4455 Etat TVA facturée 2 646
Vente à crédit - Facture n° 39
13/08/08
7111 Ventes de m/ses 7 200

4455 Etat TVA facturée 1 411,20

3421 Client Ahmed 8 467,20


6386 Escomptes accordés 144
Facture d’avoir n° 7

Les opérations courantes


La facture d’avoir

b-2- Réductions après envoi de la facture normale :

b-2-2- Cas d’un escompte accordé après l’envoi de la facture


normale (contenant une remise) :

- Application 4 :
Le 21/06/2008, Karim vend 52 400 dhs HT de marchandises à crédit au client
Ahmed; remise de 10%; TVA 20%, facture n°17.

Le 01/07/2008, la facture d’avoir n° 5 est adressée au client Ahmed mentionnant


un escompte de 2% sur les marchandises de la facture n°17.

- Présenter et comptabiliser les deux factures chez le client et le fournisseur.

30
• La facture initiale :

Karim 21/06/08
Facture n° : 17 DOIT: Ahmed
Montant brut HT 52 400,00
Remise de 10% 5 240,00
Net commercial 47 160,00
TVA 20 % 9 432,00
Net à payer TTC en dh 56 592,00

• La facture d’avoir :

Karim 01/07/08
Facture d’avoir n° : 5 Avoir : Ahmed
Escompte de 2% 943,20
TVA 20 % / Escompte 188,64
Net à déduire TTC en dh 1 131,84

Chez le client :

21/06/08
6111 Achat de m/ses 47 160,00

3455 Etat, TVA récupérable 9 432,00

4411 Frs Karim 56 592,00

Achat à crédit - Facture n° 17


01/07/08
4411 Frs Karim 1 131,84

7386 Escomptes obtenus 943,20


3455 Etat, TVA récupérable 188,64
Facture d’avoir n° 5

31
Chez le fournisseur:
21/06/08
3421 Client Ahmed 56 592,00

7111 Ventes de m/ses 47 160,00


4455 Etat TVA facturée 9 432,00
Vente à crédit - Facture n° 17
01/07/08
6386 Escomptes accordés 943,20

4455 Etat TVA facturée 188,64

3421 Client Ahmed 1 131,84

Facture d’avoir n° 5

Les opérations courantes


Les frais de transport

Deux situations différentes :


• Le transport est assuré par les propres moyens du fournisseur.
• Le transport est assuré par une entreprise de transport.
1. Le transport est assuré par les propres moyens du fournisseur

- Application 1 :
Le 07/01/2009, la société ATOS vend 18 000 dhs HT de marchandises à crédit
au client Saïd; remise de 10% et 5%; escompte de 1%; TVA 20% (facture n°9).
Le transport est estimé à 170 dhs HT.

- Présenter et comptabiliser la facture chez le client et le fournisseur.

32
• Présentation de la facture :
STE ATOS 07/01/2009
Facture n° : 9 DOIT: Saïd
Montant brut HT 18 000,00
Remise de 10% 1 800,00
Net commercial 1 16 200,00
Remise de 5% 810,00
Net commercial 2 15 390,00
Escompte de 1% 153,90
Net financier 15 236,10
Transport 170,00
Net à payer HT en dhs : 15 236,10 + 170,00 15 406,10
TVA 20 % 3 081,22
Net à payer TTC en dhs 18 487,32

Chez le client :

07/01/09
6111 Achat de m/ses 15 390,00
3455 Etat, TVA récupérable 3 081,22
6142 Transport 170,00
4411 Frs STE ATOS 18 487,32
7386 Escomptes obtenus 153,90
Achat à crédit - Facture n° 9

Chez le fournisseur:
07/01/09
3421 Client Saïd 18 487,32
6386 Escomptes 153,90
accordés
7111 Ventes de m/ses 15 390,00
4455 Etat, TVA facturée 3 081,22
7127 Ventes et pdts access. 170,00
Vente à crédit - Facture n° 9

33
2. Le transport est assuré par une entreprise de transport :
Deux cas différents :
1* Le transport est payé par le fournisseur à l’entreprise de transport et
ensuite facturé au client.
2* Le transport est payé par le client à l’entreprise de transport lors de
la réception des marchandises.
1* Le transport est payé par le fournisseur à l’entreprise de transport et ensuite
facturé au client.

- Application 2:
Le 13/02/2009, la société ATOS vend 13 000 dhs HT de marchandises à crédit au
client Saïd; remise de 10%; escompte de 2%; TVA 20% (facture n°9). Le transport,
assuré par la société RAPIDTRANS et payé en espèce par ATOS, est de 140 dhs HT
(Facture n°T12).

- Présenter et comptabiliser les factures concernées chez le client et le fournisseur.

• Présentation de la facture de transport:


STE RAPIDTRANS 13/02/2009
Facture n° : T12 Doit : STE ATOS
Transport 140,00
TVA à 14% 19,60
Net à payer TTC en dhs 159,60
• Présentation de la facture :
STE ATOS 13/02/2009
Facture n° : 9 DOIT: Saïd
Montant brut HT 13 000,00
Remise de 10% 1 300,00
Net commercial 11 700,00
Escompte de 2% 234,00
Net financier 11 466,00
TVA 20 % 2 293,20
Transport 140,00
TVA 14 % 19,60
Net à payer TTC en dhs 13 918,80

34
Chez le fournisseur:

13/02/2009
6142 Transport 140,00
3455 Etat TVA récupérable 19,60
5161 Caisse 159,60
Facture n° : T12

13/02/2009
3421 Client Saïd 13 918,80
6386 Escomptes accordés 234,00
7111 Ventes de m/ses 11 700,00

4455 Etat, TVA facturée 2 293,20


6142 Transport 140,00
3455 Etat TVA récupérable 19,60
Vente à crédit - Facture n° 9

Chez le client :
13/02/09

6111 Achat de m/ses 11 700,00


3455 Etat, TVA récupérable 2 312,80
6142 Transport 140,00
4411 Frs STE ATOS 13 918,80
7368 Escomptes obtenus 234
Achat à crédit - Facture n° 9

35
2* Le transport est payé par le client à l’entreprise de transport lors de la
réception des marchandises.

Cas simple : Reprenons l’application précédente : Le clients règle le transport à la


place du fournisseur :
Chez le client :
13/02/2009
6142 Transport 140,00
3455 Etat TVA récupérable 19,60
5161 Caisse 159,60
Facture n° : T12

13/02/2009
6111 Achats de m/ses 11 700,00
3455 Etat TVA récupérable 2 293,20
4411 Fournisseur ATOS 13 759,20
7386 Escomptes obtenus 234,00
Vente à crédit - Facture n° 9

Les opérations courantes


Les frais de transport
En somme:

•Le transport assuré par les propres moyens du fournisseur et mis à la charge du client est
ajouté sur la facture après le calcul de toutes les réductions et avant la TVA de 20%.
(L’accessoire suit le principal).

• Lorsque le transport est effectué par une entreprise de transport, le taux de TVA appliqué
est de 14%.

• Quand le fournisseur règle la compagnie, il comptabilise le transport et sa TVA, ensuite il


les annule dès qu’ils sont mis à la charge du client.

• Si la compagnie est payée directement par le client, le fournisseur n’est pas concerné par
la comptabilisation du transport.

• Le transport peut être assuré par le fournisseur gratuitement (politique commerciale du


fournisseur),

36
Les opérations courantes
Les effets de commerce

Les effets de commerce sont régis par les articles 159 à 296 de la loi n°15-95,
formant code de commerce, promulguée le 1°Aout 1996.
Il y a deux sortes d’effets de commerce : la lettre de change et le billet à ordre.

La lettre de change est un écrit par lequel un créancier (ou le tireur qui est
généralement le fournisseur) donne l’ordre à son débiteur (ou le tiré qui est
généralement le client) de payer soit à lui-même, soit à une tierce personne (le
bénéficiaire) la somme de la créance (valeur nominale en DH) à une date
déterminée (l’échéance).

Le billet à ordre est un écrit par lequel le débiteur (ou le souscripteur)


reconnait avoir une dette (valeur nominale en DH) envers son créancier (ou le
bénéficiaire) et s’engage à la payer à l’échéance convenue.

Les opérations courantes


Les effets de commerce
Les effets de commerce rendent la créance mobilisable.
En effet, le créancier peut :
• Encaisser directement sa créance chez son débiteur (Encaissement direct),
• Remettre l’effet à sa banque à la date d’échéance pour encaissement (Remise à l’encaissement),
• l’escompter auprès de sa banque, en cas de difficultés financière, avant l’échéance (Remise à l’escompte).
• Ou l’utiliser pour payer sa propre dette (L’endossement)

 Lorsqu’il y a création d’effet, les comptes clients et fournisseurs sont annulés


et remplacés par les comptes appropriés aux effets.
1. L’encaissement direct des effets de commerce :
Application 1 :
- Le 15-03-2007 l’entreprise A.B.M a tiré une lettre de change de valeur nominale de
9 500 DH sur son client ALI.
- Cette lettre de change a pour date d’échéance le 15-05-2007.
- A cette dernière date le responsable financier de l’entreprise A.B.M s’est présenté au
prés du client ALI qui lui règle le montant de l’effet en espèce.

37
Chez le débiteur (client Ali)
15/03/2007
4411 Fournisseurs 9 500,00
4415 Fournisseurs effets à payer 9 500,00
Acceptation de la Lettre de change N°.../Achat…

15/05/2007
4415 Fournisseurs effets à payer 9 500,00
5161 Caisse 9 500,00
Règlement de la lettre de change au fournisseur
ABM

Chez le bénéficiaire (entreprise A.B.M)


15/03/2007
3425 Clients effets à recevoir 9 500,00
3421 Clients 9 500,00
Création de la Lettre de change N°.../Vente…

15/05/2007
5161 Caisse 9 500,00
3425 Clients effets à recevoir 9 500,00
Encaissement de la lettre de change

2. La remise à l’encaissement des effets de commerce :


Application 2 :
Le 20-04-2006 l’entreprise A.B.M a tiré une lettre de change de valeur nominale
de 14 800 DH sur son client AHMED.
Cette lettre de change à pour date d’échéance le 20-06-2006. Le 15-06-2006,
l’entreprise A.B.M a présenté la lettre de change (client AHMED) à sa banque pour
encaissement.
Le 24-06-2006, la banque a envoyé à l’entreprise A.B.M un avis de crédit détaillé
comme suit :

Date de Date de NATURE DE L’OPERATION Montant


l’opération valeur
20-06-2006 22-06-2006 MONTANT BRUT DE LA L.C 14 800
COMMISIONS BANCAIRE 500
TVA/ COMMISSION 10% 50
A VOTRE CREDIT 14 250

Le 22-06-2006, le client AHMED a reçu un avis de débit de sa banque comportant


le montant nominal de la lettre de change.

38
CHEZ LE BENEFICIARE (Entreprise A.B.M)

20-04-2006
3425 Clients Effets à recevoir 14 800
3421 Clients 14 800
Lettre de change N°.../Vente...
15-06-2006
51132 Effets à l’encaissement 14 800
3425 Clients Effets à recevoir 14 800
Remise à l’encaissement de n°....
24-06-2006
5141 BANQUE 14 250
6147 Commissions bancaires 500
3455 Etat TVA récup 50
51132 Effets à l’encaissement 14 800
Encaissement de la lettre de change Avis de
crédit du...

Chez le débiteur (client AHMED)

20-04-2006
4411 Fournisseurs 14800
4415 Fournisseurs Effets à payer 14800
Acceptation de de change N°.../Achat...

22-06-2006
4415 Fournisseurs Effets à payer 14800
5141 BANQUE 14800
Règlement de de débit du ........

39
3. La remise à l’escompte des effets de commerce :
Application 3 :
Le 15-08-2007 l’entreprise A.B.M a tiré une lettre de change de valeur nominale de 20 500
DH sur son client AHMED. Cette lettre de change à pour date d’échéance le 15-10-2007.
Le 15-09-2007, l’entreprise A.B.M a présenté la lettre de change (client MOHAMED) à sa
banque pour escompte. Le 23-09-2007, la banque a envoyé à l’entreprise A.B.M un avis de
crédit détaillé comme suit :
Date de Date de NATURE DE L’OPERATION Montant
l’opération valeur
15-09-2007 18-09- MONTANT BRUT DE LA L.C 20 500
2007
COMMISIONS BANCAIRE 600
TVA/ COMMISSION 10% 60
Intérêts /Escompte 400
TVA/ Intérêts /Escompte 10% 40
A VOTRE CREDIT 19 400
Le 22-10-2007, le client AHMED a reçu un avis de débit de sa banque comportant le
montant nominal de la lettre de change.

CHEZ LE BENEFICIARE (entreprise A.B.M)


15-08-2007
3425 Clients Effets à recevoir 20 500
3421 Clients 20 500
Lettre de change N°.../Vente...
23-09-2007
5141 BANQUE 19 400
61472 Frais sur effets de commerce 600
63115 Intérêts bancaires et sur op. de financ. 400
3455 Etat TVA récupérable 100
5520 Crédit d’escompte 20 500
Escompte de n°....
22-10-2007
5520 Crédit d’escompte 20 500
3425 Clients Effets à recevoir 20 500
Encaissement de LC par la banque.

40
Chez le débiteur (client Ahmed)

15-08-2007
4411 Fournisseurs 20 500
4415 Fournisseurs Effets à payer 20 500
Acceptation de de change N°.../Achat...

22-10-2007
4415 Fournisseurs Effets à payer 20 500
5141 BANQUE 20 500
Règlement de de débit du ........

Rappel : Calcul de l’intérêt de l’escompte


E = VN x n x t /(360 x 100)
Où :
E : intérêt d’escompte
VN : nominal de l’escompte
n : nombre de jours de la date de remise à l’escompte jusqu’à la date de de
l’échéance de l’effet.
t : taux d’intérêt
Crédits d'escompte :
Le crédit d'escompte est un financement accordé par la banque contre la garantie d'un effet de commerce.
Le compte 5520 «Crédits d'escompte» est crédité pour le montant en nominal des effets non échus remis à
l'escompte, par le débit :
* du compte 5141 «Banques».
* du compte 63115 «Intérêts bancaires et sur opérations de financement».
* du compte 61472 «Frais sur effets de commerce».
* du compte 34552 «Etat-TVA récupérable sur les charges».
Le compte 5520 est débité à l'échéance des effets de commerce par le crédit du compte 3425 «Clients,
effets à recevoir».

41
4. L’endossement des effets de commerce :

Application 4 :
Le 10-09-2007 l’entreprise A.B.M accepte le billet à ordre n°12 d’une valeur
nominale de 13000 DH sur son client AHMED.

Le 26-09-2007, l’entreprise A.B.M achète à crédit chez le fournisseur BND des


marchandises pour 20000 dhs HT, (TVA 20%; facture n°34).

Le 27-09-2007, l’entreprise A.B.M endosse à l’ordre du fournisseur BND le billet à


ordre n°12 pour le règlement de la facture n°34, le reliquat est payé par chèque.

Comptabiliser les écritures nécessaires chez la société A.B.M et chez son


fournisseur BND.
l’entreprise A.B.M endosse à l’ordre du fournisseur BND le billet à ordre n°12 pour
le s écritures nécessaires chez la société A.B.M et chez son fournisseur BND.

CHEZ l’entreprise A.B.M


10-09-2007
3425 Clients Effets à recevoir 13 000
3421 Clients 13 000
Acceptation billet à ordre n°12
26-09-2007
6111 Achat de m/ses 20 000
3455 Etat TVA récupérable 4000
4411 Fournisseur BND 24 000
Facture n°34
27-09-2007
4411 Fournisseur BND 24 000
3425 Clients Effets à recevoir 13 000
5141 Banque 11 000
Endossement du BO n° 12 et paiement du
reliquat.

42
Chez la société BND
26-09-2007
3421 Client ABM 24 000
7111 Ventes des m/ses 20 000
4455 ETAT TVA facturée 4 000
Facture n°34
27-09-2007
3425 Clients Effets à recevoir 13 000
3421 Clients 13 000
Acceptation billet à ordre n°12

27-09-2007
5141 Banque 11 000
3421 Clients ABM
Règlement du reliquat par chèque. 11 000

Les opérations courantes


La comptabilité des salaires
Généralités:
Le bulletin de paie comprend les éléments suivants :
- Le salaire de base : rémunération stable fixée à l’avance entre l’employeur et le salarié;
- Le salaire brut : est composé du salaire de base augmenté des heures supplémentaires
et des éléments accessoires (primes, indemnités, avantages en nature…),
- Le salaire net à payer : est dégagé après la déduction des cotisations de la CNSS
(cotisation salariale), de l’impôt sur le revenu et de la retenue de la retraite
Livre de paie :
Salaire Eléments Salaire Salaire Salaire Salaire net
Noms CNSS IR Retraite Avances
de base accessoires brut plafonné net à payer

Salaire plafonné : la cotisation salariale et les prestations sociales des charges patronales
se calculent sur le salaire brut s’il est inférieur à 6000 dhs sinon elles se calculent sur le
salaire plafonné de 6000 dhs.

43
Les opérations courantes
La comptabilité des salaires
Généralités :

- Cotisations patronales :
* cotisation pour allocation familiale :
salaire brut x 6,4 %
* cotisation pour prestations sociales
(salaire brut ou plafonné à 6000 dhs x 8,98% )
* Taxe de la formation professionnelle :
Salaire brut x 1,6%.
-Cotisations salariales : (salaire brut ou plafonné à 6000 dhs x 4,48% )

La déclaration à la CNSS englobe à la fois les cotisations patronales et salariales.

- Assurance maladie obligatoire : AMO :


* Salaire brut x 2,26% : pour le salarié
* Salaire brut x 4,11% : pour l’employeur.

44
1. La comptabilisation des avances
Exemple : le 15-11-2007 l’entreprise BATI 2000 a fait des avances sur salaires d’un
montant de 7 500 DH en espèce au personnel.

Comptes 15-11-2007 Débit Crédit

3431 Avances et acomptes au personnel 7 500


5161 Caisse 7 500
Avance au
personnel du mois de Novembre 2007

2. La comptabilisation des bulletins de paie

Exemple : le 30-11-2007, le comptable l’entreprise BATI 2000 a établi les


bulletins de paie du mois de Novembre 2007. La consolidation de ces
bulletins de paie fait ressortir les éléments suivants :

ELEMENTS MONTANT
SALAIRES BRUTS 125 800
COTISTIONS CNSS (Parts salariales) 12 200
CAISSE DE RETRAITE 15 600
IR/SALAIRES 22 330
AVANCES SUR SALAIRES 7 500
OPPOSITIONS SUR SALAIRES 1 200
Salaire net dû au personnel 66 970

45
2. La comptabilisation des bulletins de paie

Comptes 31-11-2007 Débit Crédit


6171 REMUNERATIONS DU PERSONNEL 125 800
4441 C.N.S.S 12 200
4443 Caisse de retraite 15 600
44525 Etat IR/Salaire 22 330
3431 Avances et acomptes au personnel 7 500
4434 Oppositions sur salaires 1 200
4432 REMUNERATIONS DUES AU PERSONNEL 66 970
Comptabilisation des bulletins de paie
du mois de Novembre 2007

3. La comptabilisation des charges patronales :

Exemple : le 30-11-2007, le comptable l’entreprise BATI 2000 a calculé les


charges patronales à payer au titre du mois de Novembre 2007. Ces
charges sont :
• Charges patronales CNSS : 24 400
• Charges patronales Caisse de retraite : 28 200
Comptes 15-11-2007 Débit Crédit

6174 CHARGES sociales 52 600


4441 C.N.S.S 24 400
4443 Caisse de retraite 28 200
Comptabilisation des charges patronales
du mois de Novembre 2007

46
4. La comptabilisation du paiement des salaires :

Exemple : le 05-12-2007, le comptable l’entreprise BATI 2000 a procédé


au paiement des salaires du mois de Novembre 2007 comme suit :
-En espèce : 54 140
-Par chèque : 12 830
Comptes 05-12-2007 Débit Crédit

4432 REMUNERATIONS DUES AU PERSONNEL 66 970


5161 Caisse 54 140
5141 Banque 12 830
Paiement du salaire du mois du mois de
Novembre 2007

III. Les opérations


de fin d’exercice

47
Les opérations de fin d’exercice
L’inventaire comptable

A la fin de chaque exercice, et après la comptabilisation des l’ensemble des


opérations courantes effectuées, il est évident que l’entreprise doit arrêter les
comptes, de les totaliser et de les vérifier afin d’aboutir à l’élaboration des
états de synthèse.

L’inventaire comptable est défini donc comme un recensement, un relevé des


tous les éléments actif et passif de l’entreprise.

Il permet d’apporter aux comptes les corrections et modifications nécessaires


dans le but de présenter des documents réguliers, sincères et donner une
image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de
l’entreprise.

Les opérations de fin d’exercice


Etapes des travaux comptables
1- Opérations de
l’exercice

2- Balance avant
inventaire
6- C P C

7- Ecritures de
3- Inventaire extra- regroupement 10- Clôture des
comptable (Déterminer le résultat comptes
net et solder le CPC)

4- Ecritures de 11- Réouverture des


8- Balance de clôture (*) EXERCICE N+1
régularisation comptes de bilan*

12- Extournes des


5- Balance après
inventaire
9- BILAN opérations de
régularisation *

48
Les opérations de fin d’exercice
L’inventaire extra-comptable ou travaux d’inventaire

Il consiste à déterminer:
 Les éléments constitutifs de la situation réelle de l’entreprise à la date du bilan
(biens, créances, dettes,…) : il s’agit d’un contrôle physique
 La valeur de ces éléments à cette date : il s’agit d’un contrôle d’évaluation

Les résultats de ces travaux d’inventaire vont être traduits au niveau de :


1. la comptabilisation des dotations aux amortissements
2. la comptabilisation des dotations aux provisions
3. la comptabilisation des stocks
4. la régularisation des produits et des charges

Les opérations de fin d’exercice


Les amortissements
1-Définition :
• L’amortissement pour dépréciation est la constatation comptable d’un amoindrissement
de la valeur d’un élément d’actif résultant de l’usage, du temps, du changement des
techniques ou de toute autre cause dont les effets sont jugés irréversibles.
• Le Plan Comptable Général des entreprises défini l’amortissement comme : la
répartition de la différence entre la valeur d’entrée et la valeur résiduelle sur la durée
d’utilisation de l’immobilisation,
Amortissement = (VE - VR ) / d
VE : Valeur d’entrée
VR : Valeur résiduelle
d : Durée d’utilisation prévisionnelle

La durée d’utilisation prévisionnelle peut être :


• soit la durée de vie probable de l’immobilisation
• soit une durée d’utilisation propre à l’entreprise et inférieure à la
durée de vie de l’immobilisation.

49
L’amortissement est :
• Un processus de correction et d’évaluation des actifs :
c’est la constatation comptable de la perte de valeur des immobilisations due au
temps et à l’usage ;
permet de faire figurer les immobilisations au bilan pour une valeur inférieure à leur
coût historique ;

• Un processus de répartition des coûts : il a pour but de répartir les coûts d’un élément
de l’actif immobilisé sur sa durée probable d’utilisation ;

• Une technique de renouvellement des immobilisations : Il a également pour but


d’assurer le renouvellement des immobilisations par l’affectation d’une partie du bénéfice
à la reconstitution du capital ;

• Un élément des coûts : la dotation de l’exercice doit faire partie des éléments constitutifs
du coût de revient du produit.
Quelques taux couramment admis :
Constructions : 4 à 5 % Constructions légères : 10 %
Matériel – outillage : 10 % Matériel roulant : 20 à 25 %.

Toutefois, les immobilisations en recherche et développement obéissent à une


autre règle, pour être amorties : soit au maximum sur une durée de cinq années,
soit sur la durée d’utilisation des actifs y afférents avec indication à l’ETIC.

2-Calcul de l’amortissement :
L’amortissement est calculé selon deux méthodes :
-la méthode de l’amortissement constant ou linéaire ;
-la méthode de l’amortissement dégressif.

a- la méthode de l’amortissement constant ou linéaire :

L’amortissement linéaire est égal à : VE x taux d’amortissement

Taux d’amortissement = 100/d % ;


d : durée d’utilisation de l’immobilisation
Exemple : pour d= 5ans taux d’amortissement=100/5 =20%

Généralement, l’entreprise doit établir un plan d’amortissement pour chaque


immobilisation amortissable.

50
Exemple : Une entreprise a acquis une machine le 20-04-2001 pour un montant de
200 000 DH. Sa durée d’utilisation est de 5 ans.
Présenter le tableau d’amortissement concernant cette machine.

EXERCICE Base Taux Elément de calcul Annuité VR ou VNC


d’amort.
2001 200 000 20% 200 000 x 20% x 9/12 30 000 170 000

2002 200 000 20% 200 000 x 20% 40 000 130 000

2003 200 000 20% 200 000 x 20% 40 000 90 000

2004 200 000 20% 200 000 x 20% 40 000 50 000

2005 200 000 20% 200 000 x 20% 40 000 10 000

2006 200 000 20% 200 000 x 20% x 3/12 10 000 0

La première et la dernière annuité ont été calculées par application de la règle de


prorata temporis selon laquelle le mois d’acquisition ou d’entrée du bien immobilisé
au patrimoine de l’entreprise est compté pour un mois entier.

b-la méthode de l’amortissement dégressif :


Dans le cadre de l’incitation à l’investissement, la loi des finances de 1994 a
introduit un système optionnel d’amortissement dégressif dont l’intérêt, par
rapport au système linéaire réside dans la nette augmentation des premières
annuités d’amortissement.
Biens d’équipement exclusion des immeubles et des véhicules de transport de
personnes.
L’amortissement dégressif est égal :
Amortissement dégressif = VE x taux dégressif
Où :
Taux d’amortissement dégressif =Taux linéaire x k
k : coefficient à appliquer en fonction de la durée d’amortissement
DUREE D’AMORTISSEMENT Coefficient
de 3 ans ou 4 ans 1,5
de 5 ans ou 6 ans 2
supérieure à 6 ans 3
La base de calcul de l’amortissement dégressif est égale à la valeur d’entrée pour le premier
exercice et la valeur résiduelle ou la valeur nette comptable pour l’exercice suivant.

51
Exemple : Une entreprise a acquis une machine le 20-04-2001 pour un montant de
200 000 DH. Sa durée d’utilisation est de 5 ans. L’entreprise a opté pour
l’amortissement dégressif pour cette machine.

Le taux d’amortissement est donc de 20% x 2= 40%, car la durée d’amortissement est de
5 ans.
Le tableau d’amortissement est établi comme suit :

EXERCICE Base Taux Taux Elément de calcul Annuité VR ou VNC


d’amort. degress linéaire
2001 200 000 40% 20% 200 000 x 40% x 9/12 60 000 140 000
2002 140 000 40% 23,5% 140 000 x 40% 56 000 84 000
2003 84 000 40% 30,7% 84 000 x 40% 33 600 50 400
2004 50 400 40% 44,4% 50 400 x 12/27 22 400 28 000
2005 50 400 40% 44,4% 50 400 x 12/27 22 400 5 600
2006 50 400 40% 44,4% 50 400 x 3/27 5 600 0

Il faut préciser que lorsque l’annuité dégressive devient inférieure au


quotient VR / Nombre d’année restant à courir, on prend cette dernière
valeur comme annuité pour les dernières années.

Pour notre exemple, en 2004 :

 L’amortissement dégressif est égal à 50 400 x 40% = 20 160


 VR/2 est égale à 50 400/27 = 22 400,

3-Comptabilisation de l’amortissement linéaire :

Exemple : La comptabilisation de l’annuité de l’exercice 2006 :10 000


dhs (Voir exemple précédent)

52
Comptes 31-12-2006 Débit Crédit
61933 Dotations d’exploitation aux amort. des 10 000
Installations techniques, Matériel et
outillages
Amortissement des Installations
2833 techniques Matériel et outillages 10 000

Comptabilisation de l’annuité
d’amortissement de la machine…

4-Comptabilisation de l’amortissement dégressif :

Exemple : Passation des écritures de régularisation de l’amortissement


da la machine au titre des exercices 2002 et 2003 (Voir exemple
précédent)

Pour pouvoir passer les régularisations nécessaires nous devons d’abord établir le
tableau suivant :

EXERCICE Annuité Annuité Amortissement dérogatoire


dégressive constante
Dotation non Reprise
courante
2001 60 000 30 000 30 000 0
2002 56 000 40 000 16 000 0
2003 33 600 40 000 0 6 400
2004 22 400 40 000 0 17 600
2005 22 400 40 000 0 17 600
2006 5 600 10 000 0 4 400
Total 46 000 46 000

53
-Au 31-12-2002

Comptes 31-12-2002 Débit Crédit


61933 Dotations d’exploitation aux amort. des 40 000
I.T.M.O
2833 Amortissement des I.T.M.O 40 000
Comptabilisation de l’annuité d’amortissement
d’exploitation de la machine…

Comptes 31-12-2002 Débit Crédit


65941 Dotations non courantes des amort. 16 000
dérogatoires
Provisions pour Amortissements 16 000
1351
dérogatoires
Comptabilisation de l’annuité d’amortissement non
courante de la machine…

-Au 31-12-2003

Comptes 31-12-2003 Débit Crédit


61933 Dotation d’exploitation aux amort. des I.T.M.O 40 000
2833 Amortissement des I.T.M.O
40 000
Comptabilisation de l’annuité d’amortissement
d’exploitation de la machine

Comptes 31-12-2003 Débit Crédit


1351 Provision pour Amortissements dérogatoires 6 400
75941 Reprise sur Amortissements 6 400
dérogatoires
Comptabilisation de la reprise sur amortissement
dégressif

54
5- Comptabilisation d’une cession d’une immobilisation :

Exemple :
Le 22-07-2007, la société MENUISERIE DIWANE a cédé une machine raboteuse au
prix de 98.000 DH (par chèque). Cette machine avait été acquise le 05-04-2005 au
prix de 120.000 DH et amortie selon l’amortissement linéaire au taux de 10%.
Enregistrer l’opération de régularisation nécessaire au 31-12-2007.

-Eléments de calcul :
-Amortissements cumulés avant la date de cession :
Exercice 2005 : Dotation d’Amortissement = 120 000 X 10% X 9/12 = 9 000
Exercice 2006 : Dotation d’Amortissement = 120 000 X 10% = 12 000
Exercice 2007 : Dotation d’Amortissement = 120 000 X 10% X 7/12 = 7 000
Soit un montant d’amortissements cumulés de 28 000 DH
-La valeur nette comptable (VNC) à la date de cession :
VNC = Prix d’acquisition – Amortissements cumulés
VNC = 120 000- 28 000= 92 000 DH
-Plus ou moins value réalisée :
Dans ce cas il s’agit d’une plus value :
Plus value=98 000- 92 000= 6 000 DH

Comptes 22-07-2007 Débit Crédit


5141 Banque 98 000
7513 Produit de cession des immobilisations corporelles 98 000
Comptabilisation du prix de cession

31-12-2007
61933 Dotations d’exploitation aux amort. des Installations 7 000
techniques ,Matériel et outillages

2833 Amortissement des Installations techniques


7 000
Matériel et outillages
Comptabilisation de l’annuité d’amortissement du bien cédé
31-12-2007
2833 Amortissement des Installations techniques Matériel 28 000
et outillages
6513 Valeur nette d’amortissement des Immobilisations
corporelles cédées 92 000

233 Installations techniques 120 000


Matériel et outillages
Comptabilisation de la sortie du bien cédé du patrimoine
NB : La plus ou moins value apparaît au niveau du CPC

55
Les opérations de fin d’exercice
Les provisions
Les provisions sont la constatation comptable :

• d'une diminution de valeur d'un élément d'actif (provision pour


dépréciation)
• d'une augmentation du passif exigible à plus ou moins long terme
(provision pour risques et provisions pour charges)

La prise en compte de certains risques et charges probables, à travers leur


estimation, conduit l’entreprise à constituer des provisions lors de l’arrêté de
ses comptes

Le P.C.G.E distingue trois types de provisions :


• les provisions pour dépréciation de l’actif ;
• les provisions pour risques et charges ;
• les provisions réglementées (Abrogées)

Les opérations de fin d’exercice


Les provisions

1. Les provisions pour dépréciation de l’actif

Définition : La provision pour dépréciation d’un élément de l’actif est la constatation


comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif, résultant de
causes dont les effets ne sont pas jugés irréversibles.

Selon Le P.C.G.E, la provision pour dépréciation d’un élément de l’actif est la


constatation comptable de l’existence d’une valeur actuelle inférieure à la valeur
d’entrée ou à sa valeur nette comptable.
Les provisions pour dépréciation de l’actif sont de trois types :

• les provisions pour dépréciation des immobilisations ;


• les provisions pour dépréciation de l’actif circulant ;
• les provisions pour dépréciation des comptes de trésorerie.

56
1.1-Les provisions pour dépréciation des immobilisations :
a- Provisions pour dépréciation du fonds de commerce :

Exemple :
Au cours de l’exercice 2007, l’entreprise NEGOCE 2000 a enregistré une baisse de
son chiffre d’affaires de 40%.Cette baisse est la conséquence du changement du
schéma directeur de la ville qui a instauré l’interdit d’accès au magasin de vente de
l’entreprise NEGOCE 2000.
Pour faire face à cette situation, l’entreprise NEGOCE 2000 estime que la valeur de
son fonds de commerce qui est 200 000 DH doit subir une diminution probable de
40%.
Comptabiliser la provision pour dépréciation dudit fonds de commerce.

Comptes 31-12-2007 Débit Crédit


61942 DOTATION D’EXPLOITATION AUX PROVISIONS DU 80 000
FONDS DE COMMERCE
2920
PROVISION POUR
80 000
DEPRECIATION DE FONDS DE COMMERCE
Comptabilisation de la provision pour dépréciation de fonds
de commerce (200 000 X 40%=80 000)

b- Provisions pour dépréciation des titres de participation :

Exemple :

En fin d’exercice 2005, l’entreprise NEGOCE 2000 a constaté que les titres de
participation qu’elle détenait (1000 actions), et qui ont été acquis à 200 DH chacun,
ne valaient plus que 170 DH chacun.

En fin d’exercice 2006, les titres détenus par l’entreprise NEGOCE 2000 ne valaient
plus que 150 DH chacun.

En fin d’exercice 2007, le cours des titres détenus par l’entreprise NEGOCE 2000 a
connu une augmentation pour se situer à 180 DH.

Comptabiliser les écritures nécessaires en 2005, 2006 et 2007.

57
31-12-2005
6392 DOTATION AUX PROVISIONS POUR DEPRECIATION DES 30 000
IMMOBILISATIONS FINANCIERES
PROVISION POUR DEPRECIATION DES
2951 30 000
TITRES DE PARTICIPATION
Comptabilisation de la provision pour dépréciation des titres de participation :
Provision =1 000 X (200 -170)=30 000 DH
31-12-2006
6392 DOTATION AUX PROVISIONS POUR DEPRECIATION DES 20 000
IMMOBILISATIONS FINANCIERES
PROVISION POUR DEPRECIATION DES TITRES
2951 20 000
DE PARTICIPATION
Comptabilisation de la provision pour dépréciation des titres de participation
Provision =1 000 X (170 -150)=20 000 DH

31-12-2007
2951 PROVISION POUR DEPRECIATION DES TITRES DE 30 000
PARTICIPATION
REPRISE SUR PROVISIONS POUR DEPRECIATION DES
7392 30 000
IMMOBILISATIONS FINANCIERES
Comptabilisation de la reprise sur la provision pour dépréciation des titres de
participation Reprise =1 000 X (180 -150)=30 000 DH

1.2-Les provisions pour dépréciation de l’actif circulant :

Ces provisions se composent des éléments suivants :


• Provisions pour dépréciation des stocks;
• Provisions pour dépréciation des créances de l’actif circulant;
• Provisions pour dépréciation des titres et valeurs de placement.

58
a- Provisions pour dépréciation des stocks :
Exemple :
La situation des stocks de l’entreprise NEGOCE 2000 en fin des exercices 2004,
2005 et 2006 a été comme suit :

Prix de revient du stock de Valeur actuelle du stock de


Exercice
marchandises au 31/12 marchandises au 31/12

2004 250 000 240 000


2005 300 000 260 000
2006 220 000 200 000

Comptabiliser les écritures nécessaires en 2004, 2005 et 2006.

Comptes 31-12-2004 Débit Crédit


61961 DOTATION D’EXPLOITATION AUX PROVISIONS POUR 10 000
DEPRECIATION DES STOCKS
PROVISIONS POUR DEPRECIATION DES STOCKS DE
3911 10 000
MARCHANDISES
Constatation de la provision

31-12-2005
3911 PROVISIONS POUR DEPRECIATION DES STOCKS DE 10 000
MARCHANDISES
7196
REPRISE SUR [Link] DE L’ACTIF
10 000
CIRCULANT
Annulation de la provision initiale
31-12-2005
61961 DOTATION D’EXPLOITATION AUX PROVISIONS POUR 40 000
DEPRECIATION DES STOCKS
PROVISIONS POUR DEPRECIATION DES STOCKS DE
3911 40 000
MARCHANDISES
Constatation de la provision de l’exercice

59
31-12-2006
3911 PROVISIONS POUR DEPRECIATION DES STOCKS DE 40 000
MARCHANDISES
REPRISE SUR [Link] DE L’ACTIF
7196 40 000
CIRCULANT
Annulation de la provision initiale
31-12-2006
61961 DOTATION D’EXPLOITATION AUX PROVISIONS POUR 20 000
DEPRECIATION DES STOCKS
PROVISIONS POUR DEPRECIATION DES STOCKS DE
3911 20 000
MARCHANDISES
Constatation de la provision de l’exercice

b- Provisions pour dépréciation des créances de l’actif circulant :

Exemple :
La situation client FARISSI (client en situation financière difficile) en fin des
exercices 2004, 2005 et 2006 a été comme suit :

Exercice MONTANT DE PERTE PROBABLE AU 31/12


LA CREANCE
2004 120 000 50%
2005 120 000 40%
2006 120 000 Le client FARISSI règle 70% de sa créance
pour solde de tout compte

Comptabiliser les écritures nécessaires en 2004, 2005 et 2006.

60
Ecriture à passer au 31-12-2004 :

Comptes 31-12-2004 Débit Crédit


3424 CLIENTS DOUTEUX OU LITIGEUX 120 000
3421 CLIENTS 120 000
Constatation de la créance douteuse
31-12-2004
DOT. D’EXP. POUR DEP. DE L’ACTIF CIRCULANT 50 000
63
PROV. POUR DEP. DES
3942 COMPTES CLIENTS ET COMPTES RATTACHES
50 000
Comptabilisation de la perte probable

Ecriture à passer au 31-12-2005 :

Comptes 31-12-2005 Débit Crédit


3942 PROV. POUR DEP. DES COMPTES CLIENTS ET 10 000
COMPTES RATTACHES
7196
REPRISE SUR [Link] DE
10 000
L’ACTIF CIRCULANT
Ajustement de la provision initiale

61
Ecriture à passer au 31-12-2006 :

Comptes 31-12-2006 Débit Crédit


3942 PROV. POUR DEP. DES COMPTES CLIENTS ET 40 000
COMPTES RATTACHES
7196 REPRISE SUR PROV. D’EXP. DEP DE 40 000
L’ACTIF CIRCULANT
Annulation de la provision constituée

31-12-2006
5141 BANQUE 84 000
6182 PERTE SUR CREANCE IRRECOUVRABLE 30 000
4455 ETAT TVA FACTUREE 6 000
3424 CLIENTS DOUTEUX OU LITIGEUX 120 000
Constatation de la perte sur créance irrécouvrable

c- Provisions pour dépréciation des titres et valeurs de placement :


Les comptes concernés :
350-TITRES ET VALEURS DE PLACEMENT
3942- PROVISION POUR DEPRECIATION DES TITRES ET VALEURS DE PLACEMENT
6394-DOTATION AUX PROVISION POUR DEPRECIATION DES TITRES ET VALEURS DE PLACEMENT
7194-Reprise sur PROVISION POUR DEPRECIATION DES TITRES ET VALEURS DE PLACEMENT

La comptabilisation des provisions pour dépréciation des titres et valeurs de


placement suit le même raisonnement que celui des titres de participation.

DEBIT CREDIT DEBIT CREDIT

CONSTITUTION DE 6394 DOT. AUX P 3950 PROV POUR DEP


LA PROVISION X1 X1
DETERIORATION DU 6394 DOT. AUX P 3950 PROV POUR DEP
COURS X2 X2
AMELIORATION DU 3950 PROV POUR DEP 7394 REPRISE SUR PROV
COURS Y Y

62
2-Les provisions pour risques et charges :

Les risques et les charges, nettement précisés quant à leur objet et montant, que des
événements survenus ou en cours rendent probables, et dont la réalisation est incertaine,
entraînent la constitution de provisions.

Ces provisions peuvent être durables ou non durables.

Les provisions durables pour risques et charges se composent des éléments suivants :
151-Provisions pour risques (Provisions pour litige ; Provisions pour garanties données aux
clients ; Provisions pour amendes ; Provisions pour perte de change ; etc.)

155-Provisions pour charges (Provisions pour impôt ; Provisions pour pension de retraite et
obligations similaires ; Provisions pour charges à répartir sur plusieurs exercices.)

Les provisions non durables pour risques et charges sont celles représentées par le compte
450- Autres provisions pour risques et charges et dont l’objet sera réalisé à court terme.

La constatation d'une provision pour risques et charges est subordonnée au


respect de certaines conditions:

(a) les risques et les charges doivent être individualisés. Il n'est pas possible de
constituer des provisions pour des risques non définis,

(a) les provisions pour risques et charges correspondent à l'enregistrement des


seuls éléments affectés d'incertitude,

(b) la probabilité du risque ou de la charge (leur naissance) doit résulter


d'événements en cours ou à la clôture de la période. En effet, il doit être
tenu compte des risques et pertes intervenus au cours de l'exercice ou d'un
exercice antérieur.

(c) les provisions pour risques et charges ne peuvent être évaluées, à l'aide de
méthodes forfaitaires ou statistiques que, le cas échéant, lorsqu'aucune
autre approche n'est possible.

63
A- Les provisions pour risques :
Exemple :
En 2003, un litige a opposé l’entreprise NEGOCE 2000 à un salarié. En fin de
cet exercice l’entreprise estime qu’elle risquerait de payer au salarié une
indemnité de 30 000 DH.
Le 25 octobre 2004, l’affaire a été jugée et a donné lieu au paiement par
l’entreprise d’une indemnité de 25 000 DH.
Comptabiliser les écritures de régularisations nécessaires.

Ecriture à passer au 31-12-2003:

31-12-2003 Débit Crédit


6195 DOTATION D’EXPLOITATION AUX PROVISIONS POUR 30 000
RISQUES ET CHARGES
1511 PROVISIONS POUR LITIGES
30 000
Constitution de la provision

Ecriture à passer au 25-10-2004 :

Comptes 25-10-2004 Débit Crédit


1511 PROVISIONS POUR LITIGES 30 000
7196 REPRISE SUR PROVISIONS POUR 30 000
RISQUES ET CHARGES
Annulation de la provision initiale devenue sans
objet

25-10-2004
6176 CHARGES SOCIALES DIVERSES 25 000
5141 BANQUES 25 000
Paiement de l’indemnité au salarié

64
A- LES PROVISIONS POUR CHARGES :
Exemple :
La révision (réparation) d'une locomotive doit s'effectuer tous les 5 ans et
coûterait 3 millions de DH.
Comptabiliser les écritures de régularisations nécessaires (exercices N à N+5).
31-12-N jusqu’au 31-12-N+4 Débit Crédit
6195 DOTATION D’EXPLOITATION AUX PROVISIONS POUR 600 000
RISQUES ET CHARGES
1555 PROVISIONS POUR CHARGES À RÉPARTIR SUR 600 000
PLUSIEURS EXERCICES
Constitution de la provision (Même écriture chaque année)
31-12-N+5
1555 PROVISIONS POUR CHARGES À RÉPARTIR SUR 3 000 000
PLUSIEURS EXERCICE
REPRISES SUR PROVISIONS POUR RISQUES
7195 3 000 00
ET CHARGES
Annulation de la provision initiale

NB : la facture de réparation sera reçue en N+5 et passée dans le compte adéquat

Les opérations de fin d’exercice


Les provisions

Etude de Cas – Provisions pour propres assurances

• La société FODIM décide de mettre en place, à compter de l’exercice 2020, son propre
fonds de garantie au titre de l’assurance d’une partie de son activité qualifiée à fort risque.

• La société a arrêté un plan d’alimentation de ce fonds de 10 millions par année.

Travail à faire:
• Passer l’écriture comptable de l’exercice 2020

130

65
Les opérations de fin d’exercice
Les provisions

Corrigé Etude de Cas – Provisions pour propres assurances

6195 Dotation exploitation provisions risques et charges 10 000 000

Provisions pour propre assurance 10 000 000

1513

131

Les opérations de fin d’exercice


Les provisions

Etude de Cas 5 – Provisions pour amendes

La société DUFAS a subi, fin N, un contrôle de l’inspection de l’administration des


douanes. La réunion de clôture de ce contrôle avec les inspecteurs fait ressortir les
informations suivantes :

• Les amendes, les pénalités et les majorations sont estimées à 96.000 MAD
• Le montant définitif à payer par la société sera effectué dans un délai ne dépassant
pas 6 mois.

Travail à faire:
• Passer les écritures comptables.

132

66
Les opérations de fin d’exercice
Les provisions

Correction Etude de Cas – Provisions pour amendes

6595 Dotation non courante provisions risques et charges 96 000

4505 Provisions pour amendes, doubles droits et pénalités 96 000

133

Les opérations de fin d’exercice


La comptabilisation des stocks en fin d’exercice

Le PCGE définit les stocks comme étant l’ensemble des biens ou des
services qui alimentent le cycle d’exploitation de l’entreprise, et qui
sont destinés:
 soit à être revendus en l’état ;
 soit à être intégrés dans le processus de fabrication de
l'entreprise pour obtenir des produits finis ;
 soit à être consommés lors de leur utilisation.

Légalement, l'entreprise a l'obligation d'établir annuellement un


inventaire exhaustif des éléments de son patrimoine par le biais d’un
recensement physique et à l'évaluation des biens et services figurant
dans son stock.

67
Donc , l’entreprise doit, à côté du suivi théorique de la valeur des stocks, procéder à un inventaire
physique afin de corriger les écarts entre la situation théorique et la situation réelle des stocks.

Le PCGE évalue les stocks à la date d’inventaire à la valeur actuelle (VA) déterminée par référence
au marché et à l’utilité des biens en stocks :
La valeur actuelle sera retenue comme valeur d’inventaire si elle est inférieure à la valeur d’entrée
(VE) des éléments en stock. Dans ce cas, il y’aurait constitution d’une provision pour dépréciation
des stocks.
En revanche, dans le cas inverse (VA › VE), les stocks garderont leur valeur d’entrée.

Les provisions déjà constituées en fin d’exercice précédent sont annulées et l’entreprise procède à
la constitution de nouvelles dotations aux provisions selon les données actuelles dont elle dispose.

Les comptes de stocks sont répartis entre les postes suivants :


311 Marchandises
312 Matières et fournitures consommables
313 Produits en cours
314 Produits intermédiaires et produits résiduels
315 Produits finis

Les opérations de fin d’exercice


La comptabilisation des stocks en fin d’exercice

EXEMPLE :
La situation des stocks de l’entreprise SLC PRODUCTION pour l’exercice 2007
est comme suit :
Marchandises Matières Produits finis
premières
Stock au 1-01-2007 750 000 930 000 980 500
Provisions déjà 180 000 - -
constituées en fin
2006
Stock au 31-12-2007 820 000 775 800 860 700
Provisions à constituer 150 000 - -
en fin 2007

Comptabiliser les écritures de régularisation nécessaires.

68
STOCK DE MARCHANDISES :
Ecriture à passer au 31-12-2007 :

Comptes 31-12-2007 Débit Crédit


6114 VARIATION DES STOCKS DE MARCHANDISES 750 000
311 STOCK DE MARCHANDISES 750 000
Annulation du stock initial

31-12-2007
311 STOCK DE MARCHANDISES 820 000
6114 VARIATION DES STOCKS DE MARCHANDISES 820 000
Constatation du stock final

Régularisation des provisions pour dépréciation des stocks de marchandises


au 31-12-2007:

31-12-2005 D C
3911 PROVISIONS POUR DEPRECIATION DES STOCKS DE 180 000
MARCHANDISES
7196 REPRISE SUR [Link] DE L’ACTIF
180 000
CIRCULANT
Annulation de la provision initiale
31-12-2005
61961 DOTATION D’EXPLOITATION AUX PROVISIONS POUR 150 000
DEPRECIATION DES STOCKS
PROVISIONS POUR DEPRECIATION DES STOCKS DE
3911 150 000
MARCHANDISES
Constatation de la provision de l’exercice

69
STOCK DE MATIERES ET FOURNITURES CONSOMMABLES
Ecriture à passer au 31-12-2007 :

Comptes 31-12-2007 Débit Crédit


6124 VARIATION DES STOCKS DE MATIERES ET DE 930 000
FOURNITURES CONSOMMABLES
STOCK DE DE MATIERES ET DE 930 000
312
FOURNITURES CONSOMMABLES
Annulation du stock initial

31-12-2007
3121 STOCK DE DE MATIERES ET DE FOURNITURES 775 800
CONSOMMABLES

6124 VARIATION DES STOCKS DE MATIERES ET DE 775 800


FOURNITURES CONSOMMABLES
Constatation du stock final

STOCK DE PRODUITS FINIS


Ecriture à passer au 31-12-2007 :

Comptes 31-12-2007 Débit Crédit


713 VARIATION DE STOCK DES PRODUITS FINIS 980 500
315 STOCK DE PRODUITS FINIS 980 500
Annulation du stock initial

31-12-2007
315 STOCK DE PRODUITS FINIS 860 700
713 VARIATION DE STOCK DES PRODUITS FINIS 860 700
Constatation du stock final

70
SIGINIFICATION DE LA VARIATION DE STOCK

CHARGES MONTANT PRODUITS MONTANT

Achat de mat. et Vente de produit


600 000 1 100 000
fournitures consom. fini

DE PRODUITS FINIS
VARIATION DE STOCK
VARIATION DE STOCK

+ Stock initial de mat et - Stock initial de


DE MAT ET FOURN

930 000 980 500


CONSOMMABLE

four consom. produit fini

- Stock final de mat et + Stock final de


775 800 870 700
four consom produit fini

CONSOMMATION 754 200 PRODUCTION 990 200

Les opérations de fin d’exercice


La régularisation des produits et des charges

- La comptabilisation des produits et des charges doit veiller au respect du principe de


spécialisation des exercices.
Ce principe veut dire que l’exercice comptable ne doit enregistrer que les charges et
les produits qui lui sont rattachés.
• Les produits sont rattachés à l’exercice comptable au fur et à mesure de leur
acquisition au cours du même exercice, sans tenir compte de la date de leur
encaissement.
• Les charges sont rattachées à l’exercice comptable au fur et mesure de leur
engagement au cours du même exercice quelque soit la date de leur paiement.
- Le rattachement des produits et des charges à un exercice est conditionné par
l’existence d’une consommation ou d’une production de biens et service, même en
l’absence de pièce justificative.
 le décalage entre la consommation ou la production des biens et services et la
réception des pièces justificatives, entre deux exercices successifs, nécessite des
régularisations spécifiques au niveau des charges et des produits en fin d’exercice.

71
I-LA REGULARISATION DES CHARGES
I.1- CHARGES A PAYER :

sont des charges qui se rapportent à l’exercice en cours mais dont les pièces
justificatives ne parviendront qu’au cours de l’exercice suivants.
Ces charges, dont le paiement n’interviendra qu’au cours de l’exercice suivant doivent
être estimées taxes comprises.
Les écritures de régularisations nécessaires sont passées en débitant les comptes de
charges intéressés par le crédit de l’un des comptes suivants :

4417- Fournisseurs-factures non parvenues


4427- Rabais, remises et ristournes à accorder-avoirs à établir
4447- Charges sociales à payer
4457- Etat, impôts et taxes à payer
4487- Dettes rattachées aux autres créanciers
4493- Intérêts courus et non échus à payer

72
1-Fournisseurs-factures non parvenues
Exemple :
-Le 25-12-2005 l’entreprise SIGMA a fait une commande d’achat de marchandises -
- Le 26-12-2005 la marchandise a été réceptionnée.
-Le 05-01-2006, l’entreprise SIGMA a reçu la facture relative à la commande du
25-12-2005, détaillée comme suit :
Montant HT…………………270 000
TVA (20%)……………….. 54 000
Montant à payer TTC…….. 324 000
Passer les écritures nécessaires en 2005 et 2006.
a- Constatation des charges :
Comptes 31-12-2005 Débit Crédit
6111 Achat de Marchandises 270 000
345527 Etat TVA récupérable sur charges à payer 54 000
4417 Fournisseurs-factures non parvenues 324 000
Marchandises reçues sans facture, Bon de
commande N°………Bon de réception N°……

b- Ecriture de contrepassation au début de l’exercice suivant :


Comptes 02-01-2006 Débit Crédit
4417 Fournisseurs-factures non parvenues 324 000
6111 Achat de Marchandises 270 000
345527 Etat TVA sur charges à payer 54 000
Contrepassation de la régularisation concernant
les m/es reçues sans facture

c- Au moment de la réception de la facture d’achat :

Comptes 05-01-2006 Débit Crédit


6111 Achat de Marchandises 270 000
34552 Etat TVA récupérable sur les charges 54 000
4411 Fournisseurs 324 000
Marchandises reçues sans facture,

73
2- Rabais, remises et ristournes à accorder - avoirs à établir
Exemple :
Le 29-12-2005 l’entreprise SIGMA a accordé une ristourne à son client JABER.
Le 8-01-2006, l’entreprise SIGMA a envoyé à [Link] la facture d’avoir suivante
- Montant HT………………… 8 000
- TVA (20%)……………….. 1 600
- Montant à payer TTC…….. 9 600

Passer les écritures nécessaires en 2005 et 2006.

a- Constatation des charges :


Comptes 31-12-2005 Débit Crédit
7119 R.R.R. accordés par l’entreprise 8 000
445527 Etat TVA sur avoirs à établir 1 600
4427 R.R.R. à accorder-avoirs à établir 9 600

Ristourne non encore facturée

b- Ecriture de contrepassation au début de l’exercice suivant :


Comptes 02-01-2006 Débit Crédit
4427 R.R.R. à accorder-avoirs à établir 9 600
7119 R.R.R. accordés par l’entreprise 8 000
445527 Etat TVA sur avoirs à établir 1 600
Contrepassation de la régularisation concernant
Ristourne non encore facturée

c- Au moment de l’envoi de la facture d’avoir au client :

Comptes 08-01-2006 Débit Crédit


7119 R.R.R. accordés par l’entreprise 8 000
4455 Etat TVA facturée 1 600
3421 Clients 9 600
Facture d’avoir N°…../ Ristourne au
client JABER

74
3- Dettes rattachées aux autres créanciers
Exemple :
Le 31-12-2005, le comptable de l’entreprise SIGMA a constaté qu’il reste à payer :
-le loyer de Décembre 2005 : 9 500 DH
-Note d’honoraire du cabinet d’expertise comptable : 6000 HT, TVA 1200

Passer les écritures nécessaires en 2005 et 2006.


a- Constatation des charges :
Comptes 31-12-2005 Débit Crédit
6131 Locations et charges locatives 9 500
6136 Rémunération d’intermédiaires et honoraires 6 000
345527 Etat TVA récupérable sur charges à payer 1 200
4487 Dettes rattachées aux autres créanciers 16 700

Loyer et honoraire à payer

Au début de l’exercice suivant on passe l’écriture de contrepassation.


Au moment de la réception de la quittance de loyer et de la note d’honoraire on passe l’écriture normale.

4- Intérêts courus et non échus à payer


Exemple :
L’entreprise NABIL a contracté le 1er octobre 2004 un emprunt de 100 000
DH remboursable par annuités constantes au taux de 10% et à échéance du 30
septembre de chaque année.
Passer les écritures nécessaires en 2004 et 2005.

Au 31-12-2004, l’entreprise doit rattacher la part des intérêts courus et non échus
à l’exercice 2004 :
Intérêts courus : 100 000 x 10% x 3/12 = 2 500 DH TVA 7% :175 DH
a- Constatation des charges :
Comptes 31-12-2004 Débit Crédit
6311 Intérêts des emprunts et dettes 2 500
345527 Etat TVA récupérable sur charges à payer 175
4493 Intérêts courus et non échus à payer 2 675

Intérêts relatifs au dernier trimestre 2004

75
b- Ecriture de contrepassation au début de l’exercice suivant :
Comptes 02-01-2005 Débit Crédit
4493 Intérêts courus et non échus à payer 2 675
6311 Intérêts des emprunts 2 500
345527 Etat TVA récupérable sur charges 175
à payer
Contrepassation de la régularisation sur intérêts

c- Au moment de l’échéance :

Comptes 30-09-2005 Débit Crédit


6311 Intérêts des emprunts 10 000
3455 Etat TVA récupérable 700
5141 Banque 10 700
Intérêts dus au 30-09-2006
Intérêts courus :100.000x10%=10000
TVA 7% :700

I- LA REGULARISATION DES CHARGES


I.2- CHARGES CONSTATEES D’AVANCE :
sont des charges qui ont été enregistrées au cours de l’exercice alors qu’elles
concernent totalement ou partiellement l’exercice suivant. Par conséquent, la
régularisation de ces charges se fait en créditant les comptes de charges
intéressés par le débit du compte :
3491-Charges constatées d’avance

Exemple :

Le 31-12-2005, le comptable de l’entreprise SIGMA constate que :

-la prime d’assurance d’un montant de 3600 payée la 1-10-2005 couvre 12 mois

- des fournitures de bureau évalués à 2400 DH, n’ont pas été consommées.

Passer les écritures nécessaires en 2005 et 2006,

76
a- Constatation des charges :
Comptes 31-12-2005 Débit Crédit
3491 Prime d’assurance 5 100
6134 Achats non stockés de matières et fournitures 2 700
6125 Charges constatées d’avance 2 400
Les 9 mois de primes payés d’avance :
3600 x 9/12 = 2700

b- Ecriture de contrepassation au début de l’exercice suivant :


Comptes 02-01-2006 Débit Crédit
6134 Prime d’assurance 2 700
6135 Achats non stockés de matières et fournitures 2 400
3491 Charges constatées d’avance 5 100

b- Ecriture de contrepassation au début de l’exercice suivant :


Comptes 02-01-2005 Débit Crédit
4493 Intérêts courus et non échus à payer 2 675
6311 Intérêts des emprunts 2 500
345527 Etat TVA récupérable sur charges 175
à payer
Contrepassation de la régularisation sur intérêts

c- Au moment de l’échéance :

Comptes 30-09-2005 Débit Crédit


6311 Intérêts des emprunts 10 000
3455 Etat TVA récupérable 700
5141 Banque 10 700
Intérêts dus au 30-09-2006
Intérêts courus :100.000x10%=10000
TVA 7% :700

77
II-LA REGULARISATION DES PRODUITS
II.1- PRODUIT A RECEVOIR :

A la fin de l’exercice on constate que certains produits réalisés au cours de


l’exercice n’ont pas été enregistrés du fait que les pièces comptables n’ont pas
été reçues par l’entreprise.
Le comptable de l’entreprise doit passer les écritures de régularisation
nécessaires en créditant les comptes de produits intéressés par le débit de l’un
des comptes suivants :

3417- Rabais, remises et ristournes à obtenir –avoirs non encore reçus


3427- Clients-Factures à établir et créances sur travaux non facturables
3467- Créances rattachées aux comptes d’associés
3487- Créances rattachées aux autres débiteurs
3493- Intérêts courus et non échus à recevoir

Exemple :
Le 21-12-2005 l’entreprise STAR 2000 a reçu une commande de son client
FADLAOUI .Le 26-12-2005 la marchandise a été livrée au client. Le 7-01-2006,
l’entreprise STAR 2000 a envoyé la facture relative à la commande du 21-12-2005,
détaillée comme suit :
Montant HT…………………300 000
TVA (20%)……………….. 60 000
Montant à payer TTC…….. 360 000

Passer les écritures nécessaires en 2005 et 2006.

a- Constatation des produits :


Comptes 31-12-2005 Débit Crédit
3427 Clients-Factures à établir 360 000
7111 Vente de marchandises 300 000
44557 Etat TVA à facturer 60 000
Marchandises livrées sans facture, Bon de
commande N°………Bon de livraison N°……

78
b- Ecriture de contrepassation au début de l’exercice suivant :
Comptes 02-01-2006 Débit Crédit
7111 Vente de marchandises 300 000
44557 Etat TVA à facturer 60 0000
3427 Clients-Factures à établir 360 000
Contrepassation de la régularisation concernant les
marchandises reçues sans facture

c- Au moment de l’envoi de la facture de vente au client :


Comptes 7-01-2006 Débit Crédit
3421 Clients 360 000
7111 Vente de marchandises 300 000
4455 Etat TVA facturée 60 000
Marchandises livrées sans facture

II-LA REGULARISATION DES PRODUITS


II.2-LES PRODUITS CONSTATEES D’AVANCE :

sont des produits qui ont été enregistrées au cours de l’exercice alors qu’elles
concernent totalement ou partiellement l’exercice suivant.
Par conséquent, la régularisation de ces produits se fait en débitant les
comptes de produits intéressés par le crédit du compte :

4491- produits constatés d’avance

Exemple :

Le 31-12-2005, le comptable de l’entreprise STAR 2000 constate que les


marchandises d’une valeur de 14 500 DH HT relatives à la facture du 22-12-2005
n’ont pas été livrées.

Passer les écritures nécessaires en 2005 et 2006.

79
a- Constatation des produits :

Comptes 31-12-2005 Débit Crédit


7111 Ventes de marchandises 14 500
4491 Produits constatés d’avance 14 500
Régularisation de l’opération de vente des
marchandises non livrées

b- Ecriture de contrepassation au début de l’exercice suivant :


Comptes 02-01-2006 Débit Crédit
4491 Produits constatés d’avance 14 500
7111 Ventes de marchandises 14 500
Contrepassation de la régularisation concernant les
marchandises non livrées

IV. Les opérations


particulières

80
Les opérations particulières
Immobilisations en non valeurs
« Immobilisation regroupant, à la clôture de l’exercice, des charges qui ont concouru à l’établissement
ou au développement de l’entreprise et qui doivent profiter normalement aux exercices futurs mais qui
n’ont en principe aucune valeur de revente à des tiers en tant que telles » (CGNC).

POSTES CONCERNES
Charges à répartir sur plusieurs Primes de remboursement des
Frais préliminaires
exercices obligations
La somme des charges à étaler sur plusieurs exercices en vertu :
• de leur caractère propre (frais préliminaires) ;
VE
• d'une décision exceptionnelle de gestion (charges à répartir).
(Valeur
Le montant total des primes de remboursement des obligations (différence entre le
d’Entrée)
montant à rembourser "prix de remboursement" hors intérêts et le montant versé par
le prêteur "prix d’émission").

• Étalement sur plusieurs exercices d'une charge déjà consommée (sur un maximum
de 5 exercices, y compris le 1er).
Amort/ • Modalités exceptionnelles d'amortissement des primes de remboursement des
obligations : au prorata des intérêts ou sur la durée d’emprunt.

Cas Frais préalables Frais d’acquisition Frais Primes de


Particuliers au démarrage des immob. d’émission remboursement des
d’Emprunt obligations

161

Les opérations particulières


Immobilisations en non valeurs

Etude de Cas
La société anonyme INVEST CORP émet le 15/12/2020 un emprunt obligataire dont les
caractéristiques sont les suivantes :
• 10 000 obligations de nominal 1 000 DH au taux de 15%
• Prix d’émission 980 DH
• Prix de remboursement 1 030 DH
• Durée 5 ans

A la clôture de la souscription le 01/01/2021, 9.900 obligations sont souscrites et libérées. La


banque a transféré les fonds à la société après prélèvement d’une commission égale à 2,5% des
sommes encaissées.

P.I : La Sté INVEST CORP décide de répartir les frais d’émission de l’emprunt sur la durée d’emprunt.

Travail à faire :
Passer les écritures comptables de l’exercice 2020.
162

81
Les opérations particulières
Immobilisations en non valeurs

Etude de Cas
Calcul préliminaires :
Montant des primes : 9.900 Obligations souscrites x (1030 – 980) = 495.000 MAD.

21 Primes de remboursement des obligations 495 000


14 Emprunts obligataires 495 000

63 Dotation amort. prime remb. obligations 99 000


28 Amort. prime remb. Obligations 99 000

NB : Les modalités de comptabilisation des emprunts obligataires seront traitées séparément.

163

Les opérations particulières


Immobilisations incorporelles
« Immobilisations regroupant des dépenses constitutives de moyens d’activité générateurs de
revenus futurs et susceptibles d’avoir une valeur de revente à des tiers en tant que tels » (CGNC).

POSTES CONCERNES

Autres immobilisations
Immob en R&D Brevets, Marques, Droits & VS Fonds Commercial
incorporelles

R&D Logiciels Site internet

• Principe : cette immobilisation Les logiciels font l’objet d’une Le mode de traitement
doit être normalement amortie sur protection juridique (doits comptables et les règles
un maximum de 5 exercices. d’auteurs) donnant lieu à une d’évaluation des création
• Exception : Ce délai peut être inscription à l’actif du des sites Internet sont
Cas
supérieur à 5 ans mais dans la patrimoine. similaires à ceux des
Particuliers
limite de la durée d’utilité de ces logiciels
actifs. Dérogation dans l’ETIC
(A1).
• En cas d’échec du projet R&D,
la VNA doit ramenée à 0.

164

82
Les opérations particulières
Immobilisations incorporelles
Focus sur le cas particulier des logiciels

TRAITEMENT COMPTABLE DES LOGICIELS

1 Logiciels dissociés Logiciels associés

2 Usage interne Usage commercial

Créés pour
Créés pour 1
Acquis Créés Acquis plusieurs
utilisateur
utilisateurs

Immo. Immo. Achat / Stock Charges / Stock Matériel


Charges / Stock
Coût/Achat Coût/Achat PF en cours Informatique

165

Les opérations particulières


Immobilisations incorporelles
Focus sur le cas particuliers des logiciels

Logiciels associés Logiciels dissociés

• Ne font pas l’objet d’une facturation • Ceux dont le prix peut être distingué
spécifique de celui du matériel informatique
• N’entrainant aucun enregistrement
comptable
• Font partie du coût d’acquisition du
mat informatique
• Sont inscrits dans le compte
« Matériel informatique »

166

83
Les opérations particulières
Immobilisations incorporelles

Logiciels créés à usage interne

Processus de production de logiciel exige trois (3)


conditions :
1 Fortes chances de réussite technique du projet
2 Intention de produire et utilisation durable
3 Suivi analytique de la production (par phase, étape, etc…)

167

Les opérations particulières


Immobilisations incorporelles
Logiciels créés à usage interne

Traitement des charges de production des logiciels


Inclus dans le
Étapes de développement
coût de
production
1/ Étude préalable Non
2/ Analyse fonctionnelle (Conception générale) Non
Phase conceptuelle
3/ Analyse organique (Conception détaillée) Oui

4/ Programmation (codification) Oui


Phase de production
5/ Tests et jeux d’essais Oui

Phase de mise à la 6/ Documentation technique (à usage interne et externe) Oui


disposition de
7/ Formation de l’utilisateur Non
l’utilisateur et
phase de suivi 8/ Suivi (maintenance) Non

168

84
Les opérations particulières
Immobilisations incorporelles
Logiciels créés à usage interne

• Logiciel inachevé à la fin de l’exercice

2 Immob incorporelles en cours "logiciel" X


7 Immobilisation produite par l’E/se X

• En cas de dépréciation
6 Dotations aux provisions X
2 Provisions dépréciation immo. Incorp. X

• En cas d’échec
6 VNC des immobilisat incorporelles en cours X
2 Immobilisations incorp en cours X

• En cas de réussite
2 Immobilisations incorporelles LOGICIEL X
7 Immobilisation produite par l’E/se X
2 Immobilisation incorporelle en cours X

N.B : Amortissements autorisés à partir de l’achèvement de la production

169

Les opérations particulières


Immobilisations incorporelles

Achat nouvelles versions

Deux Cas à Distinguer

Simple actualisation du logiciel existant Modification du logiciel

Nouvelle version Ancienne version

Les dépenses engagées à comptabiliser en


charges de maintenance
Entrée nouvelle immo. Sortie ancienne immo.
Incorporelle Icnorporelle

170

85
Les opérations particulières
Immobilisations incorporelles

Etude de Cas 1 – Cas de logiciels acquis à usage interne


La Société OVA a acquis le 01/04/2020, un logiciel de gestion de stock :

• Prix (HT): 15.000,00


• TVA : 3.000,00
• Frais de documentation et d’essai: 1.200,00
• TVA : 400,00
Total (TTC) : 19.600,00

Travail à faire :
Passer les écritures comptables.

171

Les opérations particulières


Immobilisations incorporelles

Corrigé Etude de Cas 1 – Cas de logiciels acquis à usage interne

Ecriture au 1/04/2020

2 Immobilisations incorporelles – logiciel 16 200

4 Etat TVA récupérables 3 400

4 Fournisseurs d’immobilisations 19 600


.

172

86
Les opérations particulières
Immobilisations incorporelles

Etude de Cas 2 – Logiciels créés à usage interne


La société OVA a conçu pour elle-même un logiciel de gestion de la production dont les
travaux n’ont pas été achevés au 31/12/2020. Ce logiciel a de fortes chances d’aboutir.

Les frais engagés en DH pour la conception de ce logiciel sont :


• Frais d’étude préalables : 1.300,00
• Frais de conception générale (Analyse fonctionnelle) : 5.000,00
• Frais d’analyse détaillée (analyse organique) :12.000,00
• Frais de programmation: 21.000,00
• Tests et jeux d’essais : 7.500,00
• Coût de la mise en place de la documentation : 2.000,00
• Coût. de formation de l’utilisateur :1.200,00

Travail à faire :
Passer les écritures comptables.
173

Les opérations particulières


Immobilisations incorporelles

Corrigé Etude de Cas 2 – Logiciels créés à usage interne

Ecriture au 31/12/2020

2 Immobilisations incorporelles en cours 42 500

7 Immobilisation produite par l’E/se 42 500


Détail du coût du logiciel :
• Analyse organique : 12 000
• Programmation : 21 000
• Tests et jeux d’essais : 7 500
• Documentations : 2 000
• Total = 42 500

PI : Les frais d’étude préalable, de conception générale et de formation seront imputés directement
aux comptes de charges qui les concernent.

174

87
Les opérations particulières
Immobilisations incorporelles
Etude de Cas 3 – Logiciels créés à usage interne
Une entreprise disposant d’informaticiens a décidé de créer son logiciel de gestion d’archives dont
la date de mise en service est prévue pour le 01/01/21.
Les conditions requises pour immobiliser les dépenses de la création de ce logiciel étant
remplies au 31/12/2020.

Les dépenses engagées en 2020 sont détaillées comme suit :


• Etude préalable et analyse fonctionnelle : 8 000
• Analyse organique : 9 000

Au cours du 1er trimestre 2021, l’achèvement de ce logiciel a nécessité les frais suivants :
• Programmation, tests et jeux d’essais : 12 500
• Documentation technique : 6 500

Les frais de suivi du logiciel et de sa maintenance en 2021 sont estimés à 5.000. Ces charges
ont été normalement comptabilisées dans leurs propres comptes.
P.I : la durée d’utilisation est de 5 ans.
175

Les opérations particulières


Immobilisations incorporelles

Corrigé Etude de Cas 3 – Logiciels créés à usage interne

Écriture en 2020
6 Charges (par nature) 8 000

4/5 Tiers ou Trésorerie 8 000

Écriture au 31/12/2020

2 Immobilisations incorporelles en cours 9 000

7 Immobilisation produite par l’E/se 9 000

176

88
Les opérations particulières
Immobilisations incorporelles

Corrigé Etude de Cas 3 – Logiciels créés à usage interne

Écriture au 01/04/2021 : Date d’achèvement du logiciel

2 Immobilisations incorporelles "logiciel" 28 000

2 Immobilisations incorporelles en cours 9 000

7 Immobilisation produite par l’E/se 19 000

Écriture au 01/04/2021 : Date d’achèvement du logiciel

2 Immobilisations incorporelles "logiciel" 28 000

2 Immobilisations incorporelles en cours 9 000

7 Immobilisation produite par l’E/se 19 000

177

Les opérations particulières


Immobilisations incorporelles

Etude de Cas 4 – Acquisition de fonds de commerce


La Sté AWA a acquis un fonds de commerce pour 5 420 000.
L’acte d’achat fait ressortir les éléments suivants :
Stocks : 3 460 000
Matériel et installations : 1 740 000
Brevets, marques et valeurs similaires : 120 000

Les droits d’enregistrement de l’acte d’acquisition s’élèvent à 15 000

P.I : la durée d’utilisation est de 5 ans.

178

89
Les opérations particulières
Immobilisations incorporelles

Corrigé Etude de Cas 4 – Acquisition de fonds de commerce

6 m/ses, MP, MC 3 460 000

2 Matériel 1 740 000

2 Brevet 120 000


Fonds commercial
2 100 000
Charges à répartir
2 15 000

4 Fournisseur des immobilisations 5 420 000

4 Fournisseur
15 000
NB : Le fonds commercial correspond à la différence entre le prix total d'achat
payé pour le l’achat d’un fonds de commerce et les éléments identifiés
constitutifs du fonds.

179

Les opérations particulières


Immobilisations corporelles

Selon le CGNC, une immobilisation est définie comme étant : « un bien physique ».

Caractéristiques d’une immobilisation

1 2 3
Durée d’utilisation Affectation & Usage Propriété du bien

• Biens d’utilisation de plus d’un • Ce n’est pas la nature du bien • Biens appartenant à
an : Investissement, donc qui fait de lui une l’entreprise : Immobilisation.
Immobilisation immobilisation
• Biens durables utilisés par
• Dépenses relatives à des • Ex: Acquisition des ordinateurs l’entreprise mais non possédés:
biens se rapportant à un seul o Pour un usager : Immobilisation Ne doivent pas figurer parmi ses
exercice : donc Charges o Pourun revendeur: Achats de immobilisations; Ex: biens loués
m/ses.

180

90
Les opérations particulières
Immobilisations corporelles

Caractéristiques d’une immobilisation

Immobilisations Charges

Entrée / Nouvel Actif Augment./ valeur d’Actif Entretien / Réparation Remplacement Actif

Rester durablement • Prolonger la durée de Sans incidence sur • Même capacité de


vie normale la durée de vie production
• Augmenter la capacité • Même durée de vie
de production

181

Les opérations particulières


Immobilisations corporelles

Coût d’entrée des immobilisations corporelles

Coût d’acquisition des immobilisations est formé


1 2 3 4
Prix d’achat Charges accessoires d’achat Charges accessoires d’achat FG & Charges financières

• Prix d'achat • Transports • Charges nécessaires pour • Engagés pour l'acquisition


• Augmenté droits de • Frais de transit mettre le bien, en état d'immobilisations sont
douane et autres impôts et • Frais de réception d'utilisation exclus du coût d'acquisition
taxes non récupérables • Assurances • À exclure les frais d'essais et • Dans le cas exceptionnel
• Diminué des réductions • À exclure les taxes de mise au point (à constater d'un délai d'acquisition
commerciales obtenues et également récupérables dans les charges de supérieur à un an, les frais
des taxes légalement • A exclure les « frais l'exercice ou à répartir sur financiers spécifiques de
récupérables d’acquisition plusieurs exercices) préfinancement se
d’immobilisations » : rapportant à cette période
o Droits de peuvent être inclus dans le
mutation coût d'acquisition des
(enregist immobilisations avec
rement) mention expresse dans
o Honoraires &
l'ETIC (A1)
Commissions
o Frais d’actes

182

91
Les opérations particulières
Immobilisations corporelles

Immobilisations acquises par voie d’échange

• Les immobilisations sont comptabilisées à la valeur actuelle du bien cédé,


présumée égale à celle du bien acquis.

• Toutefois lorsque l'une de ces deux valeurs actuelles est difficilement


déterminable, est retenue comme valeur d'entrée, la valeur actuelle dont
l'estimation est la plus sûre.

• Précision : Si l’immobilisation reçue à titre d’échange ne peut être évaluée à la


valeur actuelle, son coût d’entrée est évalué à sa valeur comptable.

183

Les opérations particulières


Immobilisations corporelles

Immobilisations acquises à titre gratuit

Règle :
• La valeur d'entrée est égale à la valeur actuelle, "valeur estimée" à la
date de l'entrée en fonction du marché et de l'utilité économique du bien
pour l'entreprise.

Cas particulier
• Si l’immobilisation reçue gratuitement ne peut être évaluée à la valeur
actuelle, son coût d’entrée est évalué à sa valeur comptable, le cas
échéant.

184

92
Les opérations particulières
Immobilisations corporelles

Immobilisations acquises à titre d’apport

La valeur d'entrée est égale au montant stipulé dans l'acte d'apport.

185

Les opérations particulières


Immobilisations corporelles

Immobilisations acquises au moyen de subventions d'investissement

Ces immobilisations sont à enregistrer à leur coût d'acquisition


ou à leur coût de production, sans déduction de la subvention
(portée au passif du bilan sous la rubrique "capitaux propres
assimilés").

Paiement à terme
• La valeur d'entrée des biens, fondée sur le prix convenu, est
indépendante des modalités futures de règlement en cas de
paiement différé.

• L’immobilisation est comptabilisée dans le patrimoine dés sa


réception (transfert de patrimoine).
186

93
Les opérations particulières
Immobilisations corporelles
Clause d'indexation de la dette
• En cas de règlement différé avec indexation de la dette, les
variations de l'indice retenu restent sans influence sur la
valeur d'entrée.
• Les variations constituent des charges ou des produits non
courants.

Immobilisations obtenues en "Crédit Bail"

• Ces biens n'entrant pas dans le patrimoine de l'entreprise ne


peuvent figurer à l'actif de son bilan aussi longtemps que n'est
pas levée "l'option d'achat".
• En cas de levée de cette option, le bien est inscrit en
"immobilisations" pour le prix résiduel fixé dans le contrat.
187

Les opérations particulières


Immobilisations corporelles

Ensembles immobiliers

La valeur d'entrée d'un ensemble immobilier, composé de terrain et


immeuble, doit être ventilée entre ces deux éléments constitutifs :

• La valeur d'entrée du terrain (actif non taxé à la TVA) ;


• La valeur d'entrée de la construction (actif taxé à la TVA).

Immobilisations acquises conjointement ou produites conjointement

La valeur d'entrée de ces immobilisations est déterminée à partir


de leur coût global d'achat ou de production, proportionnellement
à la valeur relative attachée à chacune de ces immobilisations
dès qu'elles peuvent être individualisées.
188

94
Les opérations particulières
Immobilisations corporelles

Immobilisations acquises en devises

• La valeur d'entrée de ces immobilisations est déterminée sur la


base du cours du jour du transfert du patrimoine.

• Les différences de changes ultérieures sont à porter au compte CPC.

189

Les opérations particulières


Immobilisations corporelles

Etude de Cas 1 – Acquisition d’une machine

Coût d’acquisition de la machine :

• Prix d’acquisition : 96 900 MAD


• Réduction commerciale obtenue : 1 900 MAD
• Frais d’acheminement et d’installation : 12 000 MAD
• Honoraires du Conseiller : 3 000 MAD

Travail à faire : Passer les écritures au 31/12/N

190

95
Les opérations particulières
Immobilisations corporelles

Corrigé Etude de Cas 1 – Acquisition d’une machine

2 Immobilisations corporelles "Machine" 107 000

4 Fournisseur d’immobilisations 107 000

2 Immo. en non valeur (frais d’acquisition des immo.) 3 000

4 Fournisseur 3 000

191

Les opérations particulières


Immobilisations corporelles

Etude de Cas 2 – Immobilisation produite pour elle-même

La Société TAMI a achevé la construction en 2020 d’un dépôt de stockage qui


a été mis en service le 01/07/2020.

Les coûts engagés au titre des deux exercices

s’élèvent à 115.000 MAD. Ce coût de la construction

comprend :
• Matières et fournitures diverses : 94.000 MAD
• Main d’œuvre : 148.000 MAD
• Frais divers (charges d’exploitation) : 106.000 MAD
• Frais financiers (intérêts intercalaires) : 37.000 MAD

Travail à faire : Passer les écritures au 31/12/N

192

96
Les opérations particulières
Immobilisations corporelles

Corrigé Etude de Cas 2 – Immobilisation produite pour elle-même

Coût de réalisation de la construction :


En 2020 : 94.000 + 148.000 + 106.000 + 37.000 = 385.000

Coût total : 115.000 + 385.000 = 500.000

2 Immobilisations corporelles (construction) 500 000


3 TVA récupérable sur immobilisations 100 000
4 Etat TVA Facturée
100 000
Immobilisations corporelles en cours
2 115 000
7 Immo. produite par l’E/se pour elle
385 000

193

Les opérations particulières


Immobilisations corporelles

Etude de Cas 3 – Acq. un ensemble immobilier

Le 02/04/20, la société ARIS a acquis un ensemble immobilier constitué d’un


terrain et des bâtiments d’un
montant total de 15 Millions dhs.

Le terrain est évalué à 3 Millions dhs.

Passer les écritures.

194

97
Les opérations particulières
Immobilisations corporelles

Corrigé Etude de Cas 3 – Acq. un ensemble immobilier

02/04/20

2 Immobilisations corporelles "Bâtiment" 10 000 000


Immobilisations corporelles "Terrain"
2 3 000 000
Etat TVA Récupérable
3 2 000 000
Fournisseurs des immobilisations
4 15 000 000

195

Les opérations particulières


Immobilisations corporelles

Etude de Cas 4 – Dépréciation complémentaire


• La société DOFY a acheté début janvier 2020 un matériel pour 2.000.000 MAD HT.

• Un plan d’amortissement a été établi pour ce matériel sur une durée de 10 ans.

• A la date du 31/12/20, la valeur du matériel a été évaluée à la somme de


1.450.000 MAD (considérée comme perte définitive).

Travail à faire :
Passer les écritures de l’exercice 2012.
Analyser cet amortissement sur le plan de la norme comptable marocaine CGNC?

196

98
Les opérations particulières
Immobilisations corporelles

Corrigé Etude de Cas 4 – Dépréciation complémentaire

31/12/20
619 Dotations Amortissement Immobilisations 200 00
283 Amortissement Immobilisation 200 000
659 Dotation non courante pour amortissement 150 000
283 Amortissement Immobilisation
150 000

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MERCI DE VOTRE PARTICIPATION

99

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