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Conscience

La conscience est une expérience immédiate et fondamentale de l'être humain, distincte de celle des animaux, qui se manifeste notamment lorsque l'enfant dit 'je'. Elle est à la fois une connaissance de soi et une relation à autrui, permettant à l'individu de se questionner sur son existence et d'agir librement. La conscience, selon des penseurs comme Descartes et Kant, est essentielle pour comprendre l'identité personnelle et la nature de l'homme en tant qu'être pensant et libre.

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Conscience

La conscience est une expérience immédiate et fondamentale de l'être humain, distincte de celle des animaux, qui se manifeste notamment lorsque l'enfant dit 'je'. Elle est à la fois une connaissance de soi et une relation à autrui, permettant à l'individu de se questionner sur son existence et d'agir librement. La conscience, selon des penseurs comme Descartes et Kant, est essentielle pour comprendre l'identité personnelle et la nature de l'homme en tant qu'être pensant et libre.

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LA CONSCIENCE

Qu’est-ce que la conscience ?

 La conscience est une donnée immédiate de la vie. En effet, il est impossible de se


représenter la conscience : elle n’est pas un objet jeté devant soi comme une quelconque
choses, elle ne se montre pas. « Mais qu’est-ce que la conscience ? » demande Bergson, qui
ajoute : « vous pensez bien que je ne vais pas définir un chose aussi concrète, aussi
constamment présente à l’expérience de chacun de nous ! » Imaginer, percevoir, distinguer,
réfléchir, juger, agir, etc…, sont autant d’actes qui ne prennent de sens que dans la mesure
où ces actes sont présents à la conscience, où ils sont éclairés par cette « choses ».

L’animal a-t-il conscience de lui-même ?

 Le sentiment de soi n’est pas la conscience de soi. Je vis, et cette conscience d’être vivant est
le premier savoir irréfutable qui caractérise mon humanité et me rend présent à moi-même
et au monde. La conscience me distingue de l’animal qui peut posséder un certain sentiment
de soi, de son environnement, mais n’a conscience ne de son passé nie de son avenir. La
conscience est la source de toute interrogation sur la condition humaine et sur l’univers.
C’est à partir d’elle que l’homme se construit.

La conscience surgit lorsque l’enfant dit « je »

 Cette apparition est une intuition fulgurante. La conscience surgit lorsque l’enfant dit « je »
pour la première fois, lorsqu’il se sépare du monde fusionnel dans lequel il est plongé depuis
sa naissance. Il passe du « Paul à faim » à « j’ai faim ». Ce surgissement de la conscience le
sépare à jamais su monde. Mais cette rupture radicale et irrémédiable va permettre
l’émergence de la réflexion.

 Ainsi, dire « je », c’est se détacher de ce monde perçu comme fait pour moi, fait pour
répondre à tous mes désirs. Ce monde, désormais peuplé d’autres « je », d’autre désirs que
les miens, ne m’est plus aussi familier Je ne suis plus dans le monde, mais je suis au monde,
devant le monde. Je viens de prendre conscience à la fois de mon identité et de ma
différence avec eux (les personnes) et ce (le monde) qui m’entourent. Cet événement, l’un
des moments essentiels de mon humanité, est irréversible « Auparavant, l’enfant ne faisait
que se sentir, maintenant il pense », écrit Kant.

Conscience immédiate et conscience réfléchie

 La conscience est le savoir, immédiat ou réfléchi, que l’homme a de lui-même et qui se


reconnaît comme situé » dans le monde. La conscience psychologique passe de : « j’ai
conscience » à « j’ai conscience d’avoir conscience ». Nous retrouvons ici l’étymologie du
mot conscience : cum scientia, avec le savoir, un savoir accompagné, un savoir rassemblé
autour d’un centre qui est l’homme.

La lumière de la conscience élève l’homme au-dessus de toute choses

 La conscience est donc le moi fondateur du monde et du sens, l’absolue certitude de moi
pour moi, condition sans laquelle il n’y aurait rien. Je sais que je sais. La conscience « élève
l’homme infiniment au-dessus de tous les êtres vivants sur la terre. Par là il est une
personne » écrit Kant.
 A partir de cette lumière, l’homme va s’étonner, se questionner. Il a quitté le « paradis » de la
fusion, pour un monde incertain et dangereux, mais « quand l’univers l’écrasait, l’homme
serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt », dit pascal. L’homme,
ce « roseau pensant », peut être détruit par la nature, mais il reste pourtant supérieur à la
nature du fait qu’il sait qu’il va mourir, qu’il est conscient de sa force comme de sa faiblesse.
Telle est sa grandeur tragique : la pensée.

La relation à autrui

 Cette expérience de la conscience de soi et en même temps l’expérience de la relation.


Paradoxalement, la séparation d’avec le monde nous ouvre le chemin de la relation à autrui,
c’est-à-dire du rapport au monde at aux autres. D’une conscience définie comme une
intuition intime, nous sommes passés à une conscience réfléchie : le sujet conscient se prend
lui-même comme objet de connaissance. Les autres lui sont à jamais étrangers, car séparés,
et pourtant nécessaires pour savoir qu’il est. En effet, « qui me dit que je suis sinon l’autre »,
interroge Sartre.

La certitude du cogito

 Cette évidence du « je pense donc je suis » (cogito ergo sum) surgit après que Descartes a
mis en doute tout ce qui existe : moi, le monde, ce que me livrent mes sens, ce que je
conçois… Tout peut être truqué par un malin génie qui me trompe. Mis c’est ce doute même
qui me certifie que je suis : douter, c’est encore penser, et penser, c’est être quelque chose,
car « pour penser, il faut être ». Puisque je doute, je suis, j’existe. Je suis le sujet du doute,
j’existe non comme une chose ou comme un objet, mais comme sujet : l’homme se découvre
en disant « je pense donc je suis ».

Le doute à l’évidence du vrai

 Le doute cartésien est provisoire, méthodique, il n’est pas sceptique. Une fois dans sa vie, et
une seule, il est nécessaire de faire table rase de toutes les connaissances acquises afin de
reconstruire sur des bases solides, sûres. Descartes cherche la vérité et une méthode pour y
parvenir. Si « le bon sens est le chose du monde la mieux partagée », cette raison n’est pas
toujours utilisée à bon escient. Il s’emploie à élaborer des règles qui nous guideront de
manière certaine vers le vrai.

La certitude de ma propre existence en tant que chose pensante est la première vérité

 Cette certitude que je suis est la certitude de la pensée elle-même sans laquelle aucune autre
certitude ne serait possible. Cette vérité première fonde toutes les autres. L’homme se
définit ainsi par sa conscience et n’existe que dans la mesure où il est conscient de son
existence, en tant qu’être pensant. Ainsi, l’essence de l’homme, c’est sa conscience,
synonyme de pensée chez Descartes, qui est donc le savoir immédiat de soi-même.

L’âme et le corps

 Mais l’homme est à la fois esprit et matière, substance radicalement différentes. Pourtant,
contrairement au dualisme platonicien qui voit dans le corps un obstacle à la connaissance,
Descartes affirme l’union de ces deux substances. La conscience n’est pas seulement logée
dans le corps « comme un pilote en son navire » elle forme un tout avec lui.
 L’esprit est plus aisé à connaître que le corps parce que l’homme se découvre d’abord
essentiellement comme conscience. Le moi qui pense est seul, il se découvre seul, il ignore si
un monde extérieur à lui existe. Cette solitude du cogito, c’est ce qu’on appelle le solipsisme
du latin solo, seul, et ipse, soi-même. Sartre critiquera cette position de Descartes en partant
de l’idée que ce qui est premier est l’existence et non l’essence, et sortira le cogito de sa
solitude ontologique.

La théorie cartésienne de l’animal-machine

 L’homme est alors le seul être à vivre l’union de l’âme et du corps. Les autres vivants,
notamment les animaux, sont des automates, sans pensée, sans sentiment, sans langage.
Tout chez eux est mécanisme, comme une horloge bien agencée. Ces animaux machines ont
une différence de nature et non de degré avec l’homme. Ainsi, l’homme est bien ce vivant si
particulier à l’image de Dieu qui lui a donné une volonté infinie et un entendement fini mais
autonome. La conscience définit l’homme.

Le « je pense » espère un « je suis libre »

 L’homme conscient se pose comme sujet qui connaît et qui peut s’opposer à ce qu’il connaît.
« Penser, c’est dire non », affirme Alain. Etre conscient, c’est donc décider, agir. Et même si
je ne décide rien, Descartes considère que cette non-décision signifie néanmoins ma liberté,
certes le plus bas degré de liberté, mais la liberté quand même.

 C’est pourquoi la conscience manifeste l’exercice de la liberté dans l’action : lorsque je fais, je
signifie que je suis libre : « le ‘’je’’ prouve que j’agis par moi-même, que je suis un principe et
non un résultat », écrit Kant

 On reprochera à Descartes d’avoir ignoré la dimension sociale et l’historique des hommes.


Moderne par son approche nouvelle du sujet et du monde, il reste l’héritier de la pensée
grecque en quête d’éternel, d’immuable. La confiance absolue en une raison inébranlable
commencera à vaciller véritablement avec Nietzche et Freud.

Le problème de l’identité personnelle

 Sommes-nous aujourd’hui le même qu’hier ? Nos états psychologiques sont changeants,


multiple. Qu’est-ce que le moi ? demande Pascal. La réponse ne coule pas de source. Votre
grand-mère qui regarde une photo d’elle adolescente, malgré le temps écoulé, qui a
transformé son corps, son esprit, est toujours essentiellement la même personne. Et vous-
même, si vous feuilletez l’album photos de votre naissance à aujourd’hui, vous avez tant
changé ! Pourtant, vous savez intuitivement que c’est bien vous ce bébé qui dort, cet
adolescent qui rit, qui s’étonne, qui souffre. Nos états de conscience changent mais la
conscience demeure identique, dans la colère ou la joie nous sommes toujours
fondamentalement la même personne, affirme Kant. Si nous avons la conviction d’être
toujours la même personne malgré la diversité de nos états de conscience, c’est parce que la
conscience semble réaliser une unité.

Conscience de soi et connaissance de soi


 Mais si avoir conscience, c’est toujours avoir conscience de soi, cette conscience de soi n’est
pas, contrairement à ce que pense Descartes, connaissance de soi : « J’ai conscience que je
suis et non pas de ce que je suis », écrit Kant. C’est seulement dans l’opération de synthèse
que le moi se saisit identique à lui-même. Le cogito œuvre à l’activité de synthèse. Il unifie la
diversité de mes représentations. Le principe suprême de la connaissance humaine tout
entière, c’est la liaison. Penser, c’est lier, relier.

Kant : « j’ai conscience que je suis et non pas de ce que je suis »

 Nous connaissons à travers une série de jugements. Tout jugement est une synthèse entre
différent concepts. C’est donc le « je pense » qui donne sens à la diversité de mes
représentations (concepts). L’activité du cogito est la condition de possibilité de toute
expérience. L’expérience n’est possible que si les objets dans les cadre spatio-temporel sont
pensés, c’est-à-dire liés dans leur diversité. Kant le réaffirme : la conscience de soi n’est pas
la connaissance de soi. C’est dans l’opération de synthèse que le moise saisit identique à lui-
même. Le cogito, qui sait qu’il est, permet la connaissance mais il n’est pas connaissance de
ce qu’il est.

Husserl : « Toute conscience est conscience de quelque chose »

 La conscience est ce que permet d’avoir accès au monde. Elle n’a ni dedans ni dehors. Elle est
relation à autre chose qu’elle-même. Le doute méthodique cartésien a révélé le cogito : que
le monde existe ou pas, je suis. Mais la conscience est un vécu qui ne se construit pas sur
mon savoir ou sur ma perception mais sur ce qu’il vise. « Toute conscience est conscience de
quelque chose », a démontré Husserl. La conscience est avant tout un projet, c’est-à-dire une
intentionnalité qui donne sens au monde. Le sujet est sujet d’un monde qu’il projette lui-
même. Il n’y a pas de conscience vide.

Sartre : le projet existentiel

 Sartre refuse aussi de réduire la conscience à la connaissance. La conscience est expérience,


ouverture, visée, et non une « choses pensante » comme l’a défini Descartes, close t repliée
sur elle-même (le solipsisme). Sartre sort la conscience de sa solitude en posant l’existence
avant l’essence : j’existe avant tout et je construis mon être à chaque instant, par mes choix.
Dans son célèbre roman La Nausée (938), le héros Antoine Roquentin découvre l’existence
du monde et sa contingence en ressentant la nausée. Ce sentiment ontologique, existentiel,
révèle l’absurdité du monde et de l’existence que rien ne justifie. Ce sens est à construire par
mes projets.

 A la différence des objets, conformes à ce qu’ils sont, aux fonctions que les hommes leurs ont
données, l’homme existe (du latin ek-sistere : sortir de), c’est-à-dire échappe à la nature
grâce à sa liberté totale. Je suis seul responsable de ma vie et de ce que j’en fais. Mais mon
choix implique aussi l’humanité : en me choisissant, je choisis pour les autres. Si je choisis la
violence, je choisis la violence pour l’humanité ; si je choisis des projets de paix, je choisis la
paix pour tous les hommes.

La conscience est mémoire

 La conscience se déploie dans la durée, « étoffe même » de la vie psychologique, dit


Bergson : ce n’est pas une réalité abstraite, intemporelle, inaltérable, mais la perception du
temps telle que nous le ressentons réellement, telle que nous le vivons. Cette durée,
« donner immédiate », c’est ma conscience elle-même. C’est pourquoi elle est le lieu de ma
liberté, de mon invention, de ce qui fait que rien n’est jamais joué à l’avance. Elle conserve le
passé mais elle est aussi élan vers le futur. Sans conscience, l’homme serait rivé à une stérile
intemporalité et ne connaîtrait pas la liberté créatrice.

 Bergson développe une pensée très originale : l’homme est la dernière espèce animale
apparue sur Terre, il fait donc partie de l’évolution, mais il est la seule espèce dont l’élan vital
a surmonté la matière grâce au cerveau. L’évolution continuera sous la forme de créations
spirituelles. C’est pour cette raison que l’homme occupe une place privilégiée dans la nature.

Pascal : « C’est une chose horrible de sentir s’écouler tout ce qu’on possède »

 La conscience ne peut pas maîtriser l’écoulement temporel qui lui rappelle sa condition
mortelle. L’homme alors se détourne du passé, du présent : « Ainsi nous ne vivons jamais,
mais nous espérons de vivre » écrit Pascal. Seul le divertissement (du latin divertere, se
détourner de), c’est-à-dire l’agitation, les contacts sociaux, l’activité professionnelle, les
responsabilités, lui permettent de supporter la vie, car l’homme ne supporte pas de rester
seul avec lui-même.

Camus : l’absurdité de la condition humaine

 Camus a posé différemment la question : puisque la mort est inéluctable, puisque rien ne
justifie notre existence, il n’y a qu’un seul problème vraiment sérieux, c’est celui du suicide.
Pourquoi ne pas mettre un terme à notre condition de mortel, à notre souffrance
existentielle puisque aucun dieu ne nous console ? Mais sa démonstration aboutit à voir en
l’homme un « Sisyphe heureux » c’est-à-dire un homme, certes condamné à mourir, mais
libre de construire sa vie et d’y trouver des bonheurs, des engagements.

Comment définir la conscience morale ?

 La conscience morale juge. L’activité essentielle de la conscience est de saisir l’unité du


monde afin de lui donner sens. Mais la conscience reste insatisfaite devant le monde tel qu’il
est. D’ailleurs, tous les actes humains n’ont pas la même valeur. Le mal est ce qui est
contraire au bien, jugé, apprécié comme tel par un individu ou un groupe d’individus. Cela
peut être la faute, et la conscience morale s’appelle alors le remords.

 C’est parce que la conscience est relation à autrui que se pose la question morale et qu’elle
est essentiellement d’ordre moral : elle pense le monde tel qu’il devrait être, juge du bien et
du mal.

Respecter les règles sociales

 « Faire de la morale » dans le langage courant consiste à énoncer des règles de conduite,
telles que « tu ne dois pas tuer », « tu ne dois pas mentir » etc… En ce sens, la morale est
normative.
 Elle n’est pas une préoccupation philosophique mais un fait social. Pour obéir à une règle
établie, il n’est pas nécessaire de la juger et d’user de la conscience. On peut obéir par peur
de la punition et non par choix libre.

Kant : « Que dois-je faire ? »

 « Que dois-je faire ? » est la question cruciale de l’éthique. Elle prend sa source dans la
raison. L’acte moral véritable est un impératif, un commandement, une détermination. C’est,
dit Kant, un « impératif catégorique », c’est-à-dire « une volonté conforme à la raison ». La
conscience morale s’impose sous la forme d’un impératif du devoir qui prend la forme d’une
loi morale : « Agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même
temps qu’elle devienne une loi universelle. »

Levinas : « la relation au visage est d’emblée éthique »

 Devenir conscient est le moment décisif de la subjectivité. Et ce « moment décisif dure


toujours », écrit Kierkegaard. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que ma rencontre
avec l’autre est la prise de conscience que je fais partie de l’humanité, que je la porte en moi,
comme l’autre, mon alter ego. Le visage de l’auteur est une relation éthique immédiate.

 L’expérience fondamentale de chaque être humain est cette expérience du face à face, du
visage. L’accès au visage est d’emblée éthique, affirme Levinas. Il est d’emblée signification. Il
est ce qu’il y a de plus exposé, de plus fragile, de plus menacé ; il est ce qui peut inciter à la
violence. Mais en même temps, il est ce qui nous interdit de tuer, il est commandement.
L’autre est celui contre lequel je peux tout et à qui je dois tout. « Tout homme porte la forme
entière de l’humaine condition », disait déjà Montaigne.

Voir en l’autre un semblable

 Comment alors peut-on être xénophobe ou raciste ? Cette peur de l’autre, venue de la nuit
des temps où l’homme ne survivait que s’il était le plus rusé, le plus fort, est la peur de
l’inconnu. Le raciste refuse l’Autre pour s’affirmer soi-même. Mais il ne fait que se refuser lui-
même puisque l’autre est un alter ego, un autre moi.

 L’homme est un hôte : il reçoit et il est reçu « l’hospitalité signifie donc le droit qu’à
l’étranger, à son arrivée dans le territoire d’autrui, de ne pas y être traité en ennemi », écrit
Kant. La conscience est ainsi la possibilité de fonder l’humanité. « Ton acte, c’est toi […]. Tu
t’échanges […]. L’homme n’est qu’un nœud de relations ; les relations seules comptent pour
l’homme », a si bien écrit de Saint-Exupéry.

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