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TD D'algèbre Linéaire - Applications Linéaires: Exercices

Ce document présente une série d'exercices sur les applications linéaires et les espaces vectoriels, abordant des concepts tels que le rang, les projecteurs, et les endomorphismes nilpotents. Chaque exercice propose des démonstrations et des exemples illustrant les propriétés des applications linéaires dans des espaces vectoriels de dimension finie. Les résultats incluent des inégalités sur les rangs, des relations entre noyaux et images, ainsi que des propriétés spécifiques des endomorphismes dans des contextes variés.

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TD D'algèbre Linéaire - Applications Linéaires: Exercices

Ce document présente une série d'exercices sur les applications linéaires et les espaces vectoriels, abordant des concepts tels que le rang, les projecteurs, et les endomorphismes nilpotents. Chaque exercice propose des démonstrations et des exemples illustrant les propriétés des applications linéaires dans des espaces vectoriels de dimension finie. Les résultats incluent des inégalités sur les rangs, des relations entre noyaux et images, ainsi que des propriétés spécifiques des endomorphismes dans des contextes variés.

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TD d’Algèbre Linéaire — Applications linéaires

Exercices
Exercice 1. Soit E un K-espace vectoriel de dimension n. On considère deux endomorphismes
f, g ∈ L(E).
1. Montrer que rg(f + g) ≤ rg(f ) + rg(g).
2. Établir l’inégalité : | rg(f ) − rg(g)| ≤ rg(f + g).
3. Donner un exemple dans L(R2 ) où rg(f + g) = rg(f ) + rg(g), puis un exemple où rg(f +
g) < rg(f ) + rg(g).
4. On suppose maintenant que f et g sont des projecteurs. Montrer que rg(f + g) = rg(f ) +
rg(g) si et seulement si Im(f ) ∩ Im(g) = {0} et Im(f ) ⊂ ker(g) ou Im(g) ⊂ ker(f ).
Exercice 2. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n. On note E ∗ son dual. Soient
ϕ1 , . . . , ϕp ∈ E ∗ des formes linéaires.
1. Montrer que l’application Φ : E → Kp définie par Φ(x) = (ϕ1 (x), . . . , ϕp (x)) est linéaire.
Déterminer son noyau.
2. En déduire que dim ( pi=1 ker ϕi ) ≥ n − p.
T

3. On suppose que la famille (ϕ1 , . . . , ϕp ) est libre. Montrer que dim ( pi=1 ker ϕi ) = n − p.
T

4. Soit F un sous-espace vectoriel de E de dimension k. Montrer qu’il existe n − k formes


linéaires linéairement indépendantes dont l’intersection des noyaux est exactement F .
Exercice 3. Soit E un R-espace vectoriel de dimension 3. On considère un endomorphisme f
de E vérifiant f 3 = 0 et f 2 6= 0.
1. Montrer qu’il existe un vecteur x ∈ E tel que (x, f (x), f 2 (x)) soit une base de E.
2. Écrire la matrice de f dans cette base. Quel est le rang de f ? Déterminer ker f et Im f
dans cette base.
3. On pose C(f ) = {g ∈ L(E) | g ◦ f = f ◦ g}. Montrer que C(f ) = Vect(IdE , f, f 2 ).
4. En déduire que la dimension de C(f ) est 3. Donner une base explicite de C(f ).
Exercice 4. Soient E un K-espace vectoriel de dimension n et f ∈ L(E). On considère les
suites (Ik )k≥0 et (Nk )k≥0 définies par Ik = Im(f k ) et Nk = ker(f k ).
1. Montrer que Ik+1 ⊂ Ik et Nk ⊂ Nk+1 pour tout k ∈ N.
2. Montrer qu’il existe un plus petit entier r (appelé indice de nilpotence si f est nilpotent)
tel que Ir+1 = Ir . Montrer que pour tout s ≥ r, Is = Ir et Ns = Nr .
3. Démontrer que E = Ir ⊕ Nr .
4. On suppose que f est nilpotent d’indice p (c’est-à-dire f p = 0 et f p−1 6= 0). Que vaut r
dans ce cas ? En déduire que E = ker(f p−1 ) ⊕ Im(f p−1 ).
Exercice 5. Soit E un K-espace vectoriel de dimension 2. On appelle endomorphisme non nul
f ∈ L(E).

1
1. Montrer que f est nilpotent (c’est-à-dire f 2 = 0) si et seulement si ker f = Im f .
2. Déterminer toutes les matrices 2 × 2 nilpotentes non nulles (à similitude près).
3. Soit f un endomorphisme nilpotent non nul de E. Montrer qu’il n’existe pas d’endomor-
phismes u et v nilpotents tels que f = u ◦ v.

Exercice 6. Soit E un K-espace vectoriel de dimension n. On considère deux sous-espaces


vectoriels F et G tels que F ⊕ G = E. On note p la projection sur F parallèlement à G, et s la
symétrie par rapport à F parallèlement à G.
1. Rappeler les définitions de p et s. Exprimer s en fonction de p et de l’identité.
2. Montrer que p et s sont des endomorphismes linéaires, et que p2 = p, s2 = IdE .
3. On pose q = IdE −p. Montrer que q est la projection sur G parallèlement à F .
4. Soit h ∈ L(E). Montrer que h commute avec p si et seulement si h(F ) ⊂ F et h(G) ⊂ G.
5. Application : Soit H un hyperplan de E et a ∈
/ H. On note s la symétrie par rapport à H
parallèlement à Vect(a). Donner l’expression de s(x) pour tout x ∈ E en fonction d’une
forme linéaire définissant H.

Exercice 7. Soient E et F deux K-espaces vectoriels de dimensions respectives n et m. On


note L(E, F ) l’espace des applications linéaires de E dans F .
1. Soient u ∈ L(E, F ) et v ∈ L(F, G) où G est un espace vectoriel. Montrer que rg(v ◦ u) ≤
min(rg(v), rg(u)).
2. Établir l’inégalité de Sylvester : pour u ∈ L(E, F ) et v ∈ L(F, G),

rg(u) + rg(v) − dim F ≤ rg(v ◦ u).

3. On suppose E = F = G de dimension n. Donner un exemple où rg(v◦u) = rg(u)+rg(v)−n


avec u et v non nuls.
4. Soient f, g ∈ L(E) tels que f ◦ g = 0. Montrer que rg(f ) + rg(g) ≤ n. Quand y a-t-il
égalité ?

Exercice 8. Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n. On appelle forme linéaire non
nulle tout élément non nul de E ∗ . Soit ϕ ∈ E ∗ non nulle.
1. Montrer que ker ϕ est un hyperplan de E.
2. Réciproquement, soit H un hyperplan de E. Montrer qu’il existe une forme linéaire non
nulle ϕ telle que H = ker ϕ. Cette forme est-elle unique ?
3. Soient ϕ et ψ deux formes linéaires non nulles. Montrer que ker ϕ = ker ψ si et seulement
si ϕ et ψ sont colinéaires.
4. On considère p formes linéaires ϕ1 , . . . , ϕp non nulles. Montrer que pi=1 ker ϕi = {0} si
T
et seulement si la famille (ϕ1 , . . . , ϕp ) engendre E ∗ .

Exercice 9. Soit E un K-espace vectoriel de dimension 3 et f ∈ L(E) dont la matrice dans


une base (e1 , e2 , e3 ) est  
1 1 0
M = 0 1 1 .
0 0 1
1. Calculer M − I3 . Déterminer le noyau et l’image de f − IdE .
2. Montrer que (f − IdE )2 6= 0 mais (f − IdE )3 = 0.
3. En déduire que f est un endomorphisme unipotent (c’est-à-dire f − Id nilpotent).

2
4. Trouver tous les endomorphismes g de E qui commutent avec f (c’est-à-dire g ◦f = f ◦g).
Expliciter leur matrice dans la base (e1 , e2 , e3 ).

Exercice 10. Soit E un K-espace vectoriel de dimension n. On considère deux projecteurs p


et q de E.
1. Montrer que p ◦ q est un projecteur si et seulement si p ◦ q = q ◦ p.
2. On suppose que p ◦ q = q ◦ p = 0. Montrer que p + q est un projecteur et que Im(p + q) =
Im p ⊕ Im q.
3. Réciproquement, si p + q est un projecteur et Im p ∩ Im q = {0}, a-t-on nécessairement
p◦q = q ◦p = 0?
4. On suppose que p et q commutent. Montrer que p ◦ q est le projecteur sur Im p ∩ Im q
parallèlement à ker p + ker q.

3
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