Thèse
Thèse
M i n i s t è r e de l’E n s e i g n e m e n t S u p é r i e u r et de la R e c h e r c h e Sc i e n t i f i q u e
______________________________________________________________________________________________________
T H E S E
Présentée à
L’ U N I V E R S I T É B A T N A 2
DOCTORAT EN SCIENCES
EN ELECTROTECHNIQUE
Option Automatique
par
BEDDIAF YASSINE
Magister en Electrotechnique - Option commande – Université de Batna
Ingénieur d'Etat en Electrotechnique - Option Machines électriques - Université de Batna
__________________________◊__________________________
Revues internationales
Conferences internationals
Nous voici donc au moment des remerciements qui constituent la touche finale de ce rapport,
bien que cette partie apparaisse paradoxalement au début. Au travers de ces quelques lignes il
s’agit de souligner qu’une thèse n’est certainement pas un travail qui se mène seul et de se
rappeler les bons moments forcément nombreux sur 6 ans.
Le travail présenté dans cette thèse a été effectué au sein de l’équipe Electrotechnique du
laboratoire LSP-IE de l’université de Batna et du laboratoire des technologies innovantes LTI
EA 3899-IUT de l’Aisne – France.
[Link]
[Link], 2016
VALIDATION EXPERIMENTALE D’ESTIMATEURS
ET D’OBSERVATEURS ROBUSTES DE FLUX ET DE
VITESSE POUR UNE MACHINE ASYNCHRONE
i
.
Abstract - The removal of the mechanical speed sensors offers an economic interest and
may improve the reliability in the fields of control applications. We present several
kinds of methods for the reconstitution of the rotor speed of induction machines. The
speed is reconstitute by estimators and flux observers, we have implemented this
methods and validated experimentally the observers (Kalman filter, sliding mode
observer, Kubota observer, state observer and a classic MRAS).
This thesis is devoted to present the different contribution using (PLL , LQR,
Flatness theory and fuzzy logic) to improve the performances of sensorless control.
The different contribution are implemented on a digital signal processor dSPACE-
1104. Within The laboratory IUT of Soissons (French)).
Keywords- Induction Machine (IM), Estimator and Observer, Indirect Field Oriented
Control, (IFOC), Sensorless Control ,Phased Looked Loop (PLL), Linear Quadratic
Regulator (LQR), Flatness, Fuzzy Logic Supervisor,
ii
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE 1
Chapitre. I
MODELISATION ET COMMANDE VECTORIELLE DE LA MAS
I.1 Introduction 4
iii
Chapitre II
APPLICATION DES ESTIMATEURS ET OBSERVATEURS DE VITESSE ET DE
FLUX A LA MACHINE ASYNCHRONE
II.1 Introduction 19
II.2 Observateurs déterministes 20
II.2.1 Observateur d’état d’ordre réduit 20
II.2.1.2 Résultats de simulation 22
II.2.2 Observateur de Kubota 24
II.2.2.1 Résultats de simulation 26
II.2.3 Observateur par mode glissant 28
II.2.3.1 Résultats de simulation 35
II.2.4 Observateur MRAS classique 37
II.2.4.1 Résultats de simulation 40
II.2.5 Observateur de flux par la technique MRAS – améliorée (nouvelle approche) 42
II.2.5.1 Résultats de simulation 46
II.3 Observateurs stochastiques 49
II.3.1 Filtre de Kalman 49
II.3.1.1 Principe de base 49
II.3.1.2 Discrétisation du modèle 49
II.3.1.3 Modèle stochastique non linéaire de la machine asynchrone 51
II.3.1.9 Résultats d simulation 55
II.4 Conclusion 57
Chapitre III
COMMANDE SANS CAPTEUR
III.1 Introduction 58
III.2 Commande vectorielle sans capteur 59
III.2.1 Commande vectorielle sans capteur à base d’observateur d’état 59
III.2.1.1 Résultats expérimentaux 59
III.2.2 Commande vectorielle sans capteur avec la MRAS-améliorée 61
(nouvelle approche)
III.2.3 Commande vectorielle sans capteur avec observateur stochastique 63
(filtre de Kalman)
III.2.4 Commande vectorielle sans capteur : Estimation de l’angle de Park 65
en utilisant l’approche PLL
iv
III.2.4.1 Théorie de la PLL 66
III.2.4.2 Résultats expérimentaux 70
III.2.5 Amélioration des performances de la commande vectorielle sans capteur 73
Avec régulation hybride LQR-PI
III.2.5.1 Théorie de la commande linéaire quadratique LQR 73
III.2.5.2 Résultats expérimentaux 78
III.2.6 Commande sans capteur par Platitude 80
III.2.6.1 Théorie de la Platitude 80
III.2.6.2 Commande par Platitude de la machine asynchrone 83
III.2.6.3 Résultats expérimentaux 89
III.2.7 Etude comparative entre les trois applications 91
III.2.8 Conclusion 92
Chapitre IV
LOGIQUE FLOUE ET SON APPORT A LA COMMANDE SANS CAPTEUR
IV.1 Introduction 93
IV.2 Logique floue Type-1 94
IV.2.1 Principe et définition 94
IV.2.2 Configuration d’un contrôleur flou 99
IV.2.3 Superviseur flou destiné à l’adaptation des paramètres du contrôleur PI 102
IV.2.3.1 Fonctionnement du superviseur flou 102
IV.2.4 Résultats de simulation 105
IV.2.5 Résultats expérimentaux 107
IV.3 Logique floue Type-2 108
IV.3.1 Conception 108
IV.3.2 Ensemble flou type-2 108
IV.3.3 Classification des ensembles flous type-2 109
IV.3.4 Création d’une fonction d’appartenance 110
IV.3.5 Centre de gravité d’une fonction d’appartenance floue type-2 intervalle 111
IV.3.6 Structure d’un système flou type-2 114
IV.3.7 Traitement de sortie 118
IV.3.8 Réduction de type 118
IV.3.9 Defuzzification 120
IV.3.10 Superviseur flou type-2 des paramètres du correcteur PI 121
v
IV.3.11 Structure du superviseur flou type-2 122
IV.3.12 Résultats 122
IV.4 Conclusion 125
ANNEXE 129
vi
NOTATIONS ET SYMBOLES
vii
V
Va , b , c Tension instantanées des phases de la machine [V]
LETTRES GRECQUES
α, β Axes correspondant au référentiel fixe par rapport au stator [-]
σ Coefficient de dispersion de Blondel [-]
θs Angle de Park [degré]
viii
INTRODUCTION GENERALE
1
Introduction générale
Plusieurs stratégies ont été proposées dans la littérature pour atteindre ce but.
Une grande partie des méthodes proposées est basée sur des observateurs dépendant du
modèle de la machine asynchrone et des f.c.e.m. Malheureusement ces techniques
échouent à se substituer au codeur incrémental dans le domaine des basses vitesses et
aussi pendant la présence des perturbations comme l’application de la charge, cela
consiste la problématique essentielle de ces techniques. D'autres recherches reposent sur
l’apport de l’intelligence artificielle pour améliorer la commande de la machine et
aboutir à une commande sans capteur.
Afin de répondre aux objectifs cités ci-dessus, le manuscrit de la thèse sera organisé
autour de quatre chapitres :
-2-
Introduction générale
-3-
Chapitre I
MODELISATION ET COMMANDE VECTORIELLE DE
LA MAS
I.1 Introduction
La machine asynchrone à cage dont le rotor ne tourne pas à la vitesse du champ
tournant dont la seule entrée électrique est au stator, pose des problèmes difficiles pour
sa commande. La communauté scientifique et industrielle a imaginé bien des méthodes
de commande afin de pouvoir la contrôler en couple, en vitesse ou en position. Dans
notre cas on a choisi la commande vectorielle puisque elle garantie le couple à l’arrêt
avec une dynamique et une précision mieux que la commande scalaire. La commande
vectorielle est apparue avec les travaux de Blaschke [1]. Elle n’a cependant pas eu en
tout de suite un grand essor car les régulations, à l’époque, reposaient sur des
composants analogiques, l’implantation de la commande était alors difficile. Avec
l’avènement des microcontrôleurs et des dispositifs permettant le traitement du signal
(DSP), il est devenu possible de réaliser une telle commande à un coût raisonnable. Cela
a conduit à une explosion des recherches et des applications relatives à la commande
vectorielle de la machine asynchrone. Le nombre des publications et des brevets en
témoigne [2-9].
Si beaucoup de problèmes sont résolus, certains autres font encore l’objet de recherche.
Quand on ne cherche pas à obtenir des performances élevées, même si les régulateurs
du schéma de contrôle vectoriel ne sont pas réglés à l’optimum, le comportement global
du système commande- convertisseur- machine parait satisfaisant. Dans ce chapitre on
Chapitre I Modélisation et commande vectorielle de la MAS
électrique, l’angle α repère l’axe fixe de la phase du rotor de référence '' a, b, c '' par
5
Chapitre I Modélisation et commande vectorielle de la MAS
Pour le stator :
= . + (I.1)
avec :
= (I.2)
= (I.3)
= (I.4)
Pour le rotor :
= . + (I.5)
= (I.6)
= (I.7)
= (I.8)
Les flux totalisés couplés avec les phases statoriques et rotoriques s’écrivent :
= . + . (I.9)
= . + . (I.10)
avec :
6
Chapitre I Modélisation et commande vectorielle de la MAS
2% 2%
cos (∝) cos (∝ + ) cos (∝ − )*
3 3 )
2% 2% )
= = . cos (∝ − cos (∝) cos (∝ + )
3 3 )
2% 2% )
cos (∝ + ) cos (∝ − cos (∝) (
3 3
= . + . + . (I.11)
0 = . + . + . (I.12)
On remarque que les équations (I.11) et (I.12) sont très difficiles à résoudre donc l’étude
et la conception des estimateurs et observateurs deviennent ainsi très compliquées, pour
surmonter ce problème on fait appel à la transformation du système triphasé au système
diphasé.
I.2.2 Transformation de Park
Le principe de la transformation de Park repose sur le passage du système triphasé
au système diphasé. La condition de cette transformation est la création d’un champ
électromagnétique tournant avec des forces magnétomotrices égales [11].
La matrice initiale de Park est définie par :
2π 2π
cos(θ s ) cos(θ s −
3
) cos(θ s + )
3
[Po ] = 2 − sin(θ s ) − sin(θ s − 2π ) − sin(θ s + 2π )
3 3 3
1 1 1
2 2 2
7
Chapitre I Modélisation et commande vectorielle de la MAS
1
cos(θ s ) − sin(θ s )
2
2π 2π
[P]−1 = 2
cos(θ s − ) − sin(θ s − )
1
(I.14)
3 3 3 2
2π 2π 1
cos(θ s + ) − sin(θ s + )
3 3 2
= + −3
012
/ 4
-
- = + +3
015
4 4
7
. =0= + − (3 − 3)
062 (I.15)
4
-
-
=0= + + (3 − 3)
065
, 4 4
= +
/ = +
4 7
. = +
= +
(I.16)
, 4 4
8
Chapitre I Modélisation et commande vectorielle de la MAS
=− +3 + < +3 4> +
8 ; = =
/
12
9:1 4 9:1 :6 9:1
-
6
- 15
=−
8
−3 +
;
<
=
−3 >+
=
9:1 4 7
9:1 :6 4 9:1 4
6
. 062
=
;
−
=
+ (3 − 3)
(I.17)
4
-
-
6 6
= − − (3 − 3)
065 ; =
, 6
4
6
4
= +
;?
:6
avec :
@A = C E − F
B D;
:6 4 4 (I.18)
= H (@A − @I + J3)
G =
(I.19)
= − 9: + 9: < +3 M > + 9:
8 ; = =
/
1K
L L L
1 :6
-
1 6 1
- 1N
= − 9:
8
+ 9:
;
<
=
−3 L > + 9:
=
7
M M M
1 1 :6 6 1
. 06K
=
;
L −
=
L−3
(I.20)
M
-
-
6 6
= − +3
06N ; =
, 6
M
6
M L
/ OR = − TUQ PQO + VQ PQW + TUQUY <[Y \YO + V\YW > + TUQ ]QO
OP
QO S X Z Z
-
-OPQW = − S PQW − VQ PQO + X < Z \YW − V\YO > + Z ]QW
OR TU TU U [
Q TU Q Y Y Q 7
. O\YO
= [ iQO − [ \YO + (VQ − V)\YW
X Z
(I.21)
-
OR
-
Y Y
9
Chapitre I Modélisation et commande vectorielle de la MAS
_=
Vsd isd
4 4 ; U = ; Y =
Vsq i sq
− a1 − ωa a2 a3ω
ω − a1 − a3ω a 2
A= a (I.23)
a4 0 − a5 (ω a − ω )
0 a4 − (ω a − ω ) − a5
b 0
0 b
B= (I.24)
0 0
0 0
1 0 0 0
C= (I.25)
0 1 0 0
avec :
1 M M M 1 C f
a1 = R ; a2 = ; a3 = ; a4 = ; a5 = ; a6 = cst ; a 7 = ;
σL s σLs Lr Tr σL s L r Tr Tr J J
pM 1
a8 = ; b= .
JLr σL s
10
Chapitre I Modélisation et commande vectorielle de la MAS
= = 0.
d’axe ( d-q ) que l’on oriente de manière à ce que l’axe «d » soit en phase avec le flux
comme le montre la figure (I.3), c'est-à-dire : et 4
Pour une machine alimentée en tension, ]QO et ]QW représentent les variables de
commande. Dans ce contexte, et pour 4 = 0, les équations (I.21) de la machine
asynchrone dans le référentiel lié au champ tournant deviennent :
P = (VQ − V)\YO
X
[Y QW
(I.28)
[Y + \YO = X. PQO
O\YO
OR
(I.29)
ab = d E\YO PQW F
c eX
UY
(I.30)
11
Chapitre I Modélisation et commande vectorielle de la MAS
comme le montre l’équation (I.30) avec le flux est remplacé par le flux de référence
∗
:
ab = d E PQW F
c eX ∗
UY
(I.31)
VQ = [ + V = VQh + V
X gQW
Y \YO
(I.32)
i = j 3 kl (I.33)
Pour une commande indirecte, nous fixons le flux rotorique direct \YO à une valeur
I.3.3 Découplage par compensation
P = (VQ − V)\∗Y
X
[Y QW
(I.36)
ab = d E\∗Y PQW F
c eX
UY
(I.38)
12
Chapitre I Modélisation et commande vectorielle de la MAS
∗
= +m (I.39)
∗
4 = 4 +m 4 (I.40)
m =3 n −
;
4
6 :6
(I.41)
m = −3 n −3
; ∗
4 :6
(I.42)
∗
=n 12
+ (I.43)
∗
=n +
15
4 4 (I.44)
∗ ∗
En boucle fermée, les composantes et 4 sont issues à partir des boucles de
régulation successivement des courants et 4 . le courant est obtenu à son tour à
partir de la boucle d’asservissement de la vitesse rotorique, la figure (I.5) montre le
schéma bloc de la commande vectorielle indirecte à flux orienté.
13
Chapitre I Modélisation et commande vectorielle de la MAS
Régulateur de vitesse
@A = o ∗
4 (I.45)
= BD;0
∗ C:
6 p
4 ∗
6
(I.46)
∗
= ∗
(I.47)
14
Chapitre I Modélisation et commande vectorielle de la MAS
=
G qr q
G∗ H ? sEtsq qF
u sqr q
(I.48)
=
G Gv
?
G∗ ? sCwG
v sGv
? (I.49)
Par identification :
x=C 3z = {
tsqu q qr q
yHqr q H
et
3 = 3∗ = =
Gv
? = Gv
? = Gv ?
? sCwG
v sGv
? ? sCwG
v sGv
? ( sD| )( sD? )
(I.50)
3= = −( −
= Gv
? = Gv =
( sGv )? sGv )? sGv
(I.51)
Le temps de réponse est obtenu lorsque la variable contrôlée atteint les 90% de la valeur
désirée.
La solution de l’équation non linéaire ci-dessus donne les valeurs de la fréquence propre
du système. Et enfin les paramètres du contrôleur peuvent êtres calculés par les
équations ci-dessous :
=1
tsqu q
7
CyHqr q
•
3z = {
qr q
(I.54)
H
|
La fonction de transfert en boucle ouverte est :
„… = oD †‡ + ˆ
qrr2 = ‰Š1
qur2 ‹
s
(I.55)
‰Š1
Pour assurer la stabilité du système, on utilise la méthode de compensation de pôles .
Ce qui conduit à :
=
qrr2 8
qur 9:1
(I.56)
„t =
=
Œ s=
(I.57)
Avec : • =
9:1
qur
Les valeurs des paramètres du régulateur sont calculées selon la constante de temps .
La régulation du courant PQW se fait de la même façon que celle du courant PQO
16
Chapitre I Modélisation et commande vectorielle de la MAS
17
Chapitre I Modélisation et commande vectorielle de la MAS
I.4 Conclusion
Les résultats obtenus dans ce chapitre montrent clairement que l’on peut réaliser le
découplage entre le flux et le couple en utilisant la technique de la commande
vectorielle par orientation du flux rotorique. Dans ce contexte, le calcul des paramètres
des régulateurs devient plus au moins simple. Mais la robustesse de cette commande
nécessite la connaissance du flux rotorique, ce dernier doit donc être évalué en
introduisant un capteur de flux qui très couteux et assez compliqué, et d’autre part pour
éliminer le capteur de vitesse qui constitue la pièce la plus chère du système, cela de
point de vue coût et encombrement, on a recours à l’exploitation des observateurs et
estimateurs de flux et de vitesse, l’étude de ces derniers feront l’objet du chapitre qui
suit.
18
Chapitre II
APPLICATION DES ESTIMATEURS ET OBSERVATEURS
DE VITESSE ET DE FLUX A LA MACHINE
ASYNCHRONE
II.1 Introduction
Les différentes applications industrielles des variateurs asynchrones du couple, de la
vitesse et/ou de la position exigent des cahiers des charges extrêmement sévères. Par
conséquent leurs performances statique et dynamique doivent êtres élevées. Pour assurer
le bon fonctionnement de la commande il faut se disposer d’une excellente information
provenant de la machine à contrôler. Cette information peut exiger des capteurs
électriques directs ou mécaniques qui sont des éléments coûteux et fragiles et qui
demandent un traitement spécifique des signaux captés. Dans ces conditions et dans le
cas où certaines grandeurs internes de la machine ne sont ni accessibles ni mesurables
directement ces capteurs doivent êtres supprimés. Pour remédier la technique
d’automatique telle que l’application des estimateurs et des observateurs des états
(vitesse, flux) sont utilisées pour la reconstitution des variables dans les différentes
structures de commandes dite performantes.
Ce chapitre présente le développement théorique des plusieurs observateurs
déterministes et stochastiques. Puis ces observateurs seront validés par simulation
numérique sous Matlab.
19
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
II.2 Observateurs déterministes
Ce sont les observateurs qui ne prennent pas en compte les bruits de mesures et les
fluctuations aléatoires des variables d’état donc l’environnement est déterministe.
se fait à partir des variables Y et Yˆ qui dépendent des vecteurs d’entrée et de sa dérivée.
= + + −
= + +
(II.1)
avec :
− 0 #$% 0
! 0
= = = = "; =
0 − 0 ! 0 #$%
; ; ;
Dans le cas où la vitesse ω n’est pas mesurable. Elle est remplacée par sa valeur
estimée ω̂ , comme dans notre cas, elle est issue d’un estimateur de vitesse qu’on va
élaborer par la suite.
= + (II.2)
= + + (II.3)
De l’équation (II.3) on a :
= − − (II.4)
Posons : 3 =
=( − ) + + 3
Posons : − =
(II.5)
67%
20
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
Il vient que:
= 67% + + 3 (II.6)
21
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
II.2.1.2 Résultats de sémulation
22
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
23
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
mesurés.
L’observateur n’est qu’une image du système original auquel on ajoute des gains
correcteurs. L’observateur est donné par le système suivant [17- 18] :
= ; + + <% (II.7)
avec:
a 0 a −aB P −P
aB a P P Q%-
F = G0
A
a 1 0
aC 0 aI −aJ L ; = M(
1 1
"; = PB −PC ; = Q
%.
aJ aI PC PB
N
0 aC
R = − SM(N + U ; R = M( ; RB = M( V W = X ; RC = ; RI = ; RJ = V W
T M & & &
N M N( N(
L’erreur d’estimation sur le courant statorique et le flux rotorique qui n’est autre que
la différence entre le vecteur d’état issu de l’observateur et celui issu du modèle du
moteur et elle est donnée par :
− = ; − + <% (II.8)
24
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
;= + W
= +
avec :
a 0 a 0 0 0 0 −aB
0 a 0 a 0 0 aB 0
A =G L A =G L
aC 0 aI 0 0 0 0 −aJ
;
0 aC 0 aI 0 0 aJ 0
0 0 0 −X∆
0 0 X∆ 0 1 0 0 0"
Avec : ∆ =G 0 L , =
0 0 −V 0 1 0 0
0 0 V 0
0=< <+
(Z
W Z)'
[
Avec \ une constante positive
(II.10)
25
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
P = ( − 1)R
P = −( − 1) W
PB = ( − 1) ` R + RC a − ( − 1)(R + RI )
M M
M& M&
PC = − ( − 1)V W
M
M&
remarque sur la figure (II.11) que les flux rotorique estimés 89,- et 8
9 ,. et sont bien
réalisée en dépit de la variation de la résistance rotorique illustrée par la figure (I.12). on
sinusoïdaux et en quadratiques.
26
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
27
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
= i( , )
h
== j( )
(II.14)
=i , + m n%m (II.15)
avec :
28
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
∈ ! l est l’estimation de .
m ∈ ! l × ! , est la matrice gain de l’observateur, elle doit être synthétisée de façon à
stabiliser l’erreur p = −
n%m est le vecteur de dimension q × 1
t = Γ. = − ( )? = @r , r , … … . . r, D (II.17)
Où
Γ : est une matrice n × r
Définissons maintenant la surface (S ′) de dimension n − r telle que :
t x = y p ∈ ! l /{(|p)}~ • (II.18)
On note que Γ(s ′) peut être interprété comme étant l'intersection des ( r ) surfaces de
glissement S i , i ∈ {1,…, r }; la procédure de base de la synthèse d'un observateur par
mode de glissement consiste en deux étapes:
• Synthétiser la surface S ′ telle que les trajectoires d'erreurs, convergent vers des
dynamiques d'estimations désirées stables.
~
• Déterminer la matrice gain (G g ) de l'observateur pour ramener X vers S ′
Y = H ( X ) = C. X (II.19)
29
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
Il vient que:
~
I sg = (ΓCG g ) −1 ΓC.[ f ( X , U ) − f ( Xˆ , U )] (II.21)
avec ΓCG ∈ R r ×r
La dynamique équivalente est donnée par :
~•
X = ( II − G g (ΓCG g ) −1 ΓC )[ f ( X , U ) − f ( Xˆ , U )] (II.22)
avec : ΓCXˆ = 0
ω (t ) ≤ η1
• (II.23)
ω (t ) ≤ η 2
•
xˆ1 = γxˆ1 + TK xˆ 3 + Kω (t ) xˆ 4 + αVsα + g1 .I sg
r
•
xˆ2 = γxˆ 2 + TK xˆ 4 − Kω (t ) xˆ 3 + αVsβ + g 2 .I sg
r
• (II.24)
xˆ3 = TM xˆ1 − T1 xˆ 3 − ω (t ) xˆ 4 + g 3 .I sg
r r
•
xˆ4 = TM xˆ 2 − T1 xˆ 4 + ω (t ) xˆ 3 + g 4 .I sg
r r
avec :
30
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
α=
1
, γ =−
R
, K=
M
[x1 , x 2 , x3 , x 4 ] = I sα , I sβ , ϕ rα , ϕ rβ "
σLs σL s σL s L r ,
[
g j = g j1 g j 2 ]
sign( S 3 )
I sg = (II.25)
sign( S 4 )
S x − xˆ
s ob = 3 = Γ 1 1
S 4 x 2 − xˆ 2
avec j ∈ {1,2,3,4}
et
K
T − ω (t ) K
1 (II.26)
Γ= r
β (t ) ω ( t ) K K
Tr
avec :
2
K
β (t ) = + K 2ω (t ) 2 (II.27)
Tr
Le choix de Γ est fait pour faciliter le calcul des gains de l'observateur, Les dynamiques
de l'erreur d'estimation sont données par :
• • •
ei = x j − xˆ j (II.28)
donc
• K
e1 = + pK ω ( t ) e 4 − g 1 I sg
Tr e3
• K
e = − pK ω ( t ) e 3 − g 2 I sg
2 Tr e 4 (II.29)
•
−1
e3 = T e 3 − p ω ( t ) e 4 − g 3 I sg
r
•
−1
e 4 = + p ω ( t ) e 3 − g 4 I sg
Tr e 4
31
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
Alors g 3 et g 4 sont déterminés telle que le système d'ordre réduit obtenu quant
•
S ob = S ob est localement stable. On obtient le résultat suivant:
[g g g 12
g 2 ] = 11 = Γ −1 ∆
1 g 21 g 22 (II.30)
et
1
(q − )δ − ω ( t )δ 2
g g 32 1 T r 1
[g 3 g 4 ] = 31 =
g 42 ω ( t ) δ 1
g 41 (q 2 − )δ 2
1
Tr
où
avec :
δ 0
x3 (t ) ≤ ρ 3 ; x4 (t ) ≤ ρ 4 ; q1 , q2 > 0 ; ∆ = 1
0 δ2
•
e3 = − q1e3
• (II.33)
e4 = − q 2 e4
Où q1, q2 > 0, ce qui correspond à une stabilité exponentielle de e3 et e4, l’annexe illustre
la preuve de ces deux résultats.
32
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
•
e(ω ) = A(ω ).e + G g (ω ).I sg (ω ) (II.34)
avec
K
0 0 Kω a1 .δ 1 a 2 .ω.δ 2
• Tr
− a .ω.δ
e•1 K a 2 .δ 2
0 0 − Kω
2 1
• e Tr 1
e(ω ) = •2 ; A(ω ) =
−1 ; G g (ω ) = q1 − T .δ 1 − .ω.δ 2
e3 0 0 − ω r
• Tr 1
e4 −1 .ω.δ 1 q 2 − .δ 2
0 0 ω Tr
Tr
Supposons maintenant que la vitesse rotorique ω est remplacée par son estimée
ωˆ = ω − ∆ω , le système (II.34) devient [27] :
•
e(ωˆ ) = A(ωˆ ).e + G g (ωˆ ).I sg (ωˆ ) (II.35)
Avec
G g (ωˆ ) = G g (ω ) + ∆G g (II.37)
a 2 .e2 .∆ω
S 3 + β
I sg = sign (II.38)
S + a 2 .e1 .∆ω
β
4
et
0 0 − K .∆ω
0
0 0 K .∆ω 0
∆A = (II.39)
0 0 0 .∆ω
0 0 − .∆ω 0
33
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
0 − .K .∆ω.δ 2
.K .∆ω.δ 0
∆G g = 1 (II.40)
0 ∆ω.δ 2
− .∆ω.δ 1 0
1 T 1
v= e.e + ( ∆ω ) 2 (II.41)
2 2λ
• • 1 •
v = e T .e(ωˆ ) + ∆ω ωˆ (II.42)
λ
•
Remplaçons e(ωˆ ) par sa valeur, alors l’équation (II.42) devient :
Finalement on obtient :
avec
•
∆ω.ωˆ + ∆ω.{K (e1 .xˆ 4 − e 2 .xˆ 3 )} = 0
1
(II.45)
λ
•
ωˆ = −λ .K ..(e1 .xˆ 4 − e2 .xˆ 3 ) (II.46)
34
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
•
Ki
ωˆ = K p + ..(e1 .xˆ 4 − e2 .xˆ 3 ) (II.47)
s
que le module du flux rotorique estimé et son erreur d’estimation, on remarque une bonne
estimation du flux rotorique même avec l’application de la charge à t= 1s. Les résultats
représentés sont satisfaisants. La figure (II.14) montre l’évolution de la vitesse rotorique
estimée et son erreur d’estimation par rapport à la vitesse de simulation réelle issue du
modèle, les surfaces de glissement convergent vers zéros figure (II.15.c), ce qui prouve la
convergence de l’observateur du flux.
35
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
36
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
Comme il est indiqué par le schéma de la figure (II.17), la technique MRAS est
basée sur le modèle de référence (généralement c’est un modèle de tension) qui ne
dépend pas de la vitesse rotorique et qui fournit un certain flux de référence, le modèle
ajustable qui dépend directement de la vitesse (généralement c’est un modèle de courant),
fournit un certain flux estimé. L’erreur entre ces deux modèles, injectée dans un
mécanisme d’adaptation, permet l’estimation de la vitesse rotorique.
37
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
A partir des équations (I.19), on peut déduire deux modèles [2], [27], [30],[31] :
La dynamique d’erreur entre les deux systèmes (II.49) et (II.50) est donc obtenue par :
dε α − 1
= ε α − ω.ε β − (ω − ωˆ ).ϕˆ rβ _ aj
dt Tr
(II.51)
dε β −1
= ε β + ω.ε α + (ω − ωˆ ).ϕˆ rα _ aj
dt Tr
ε α
Avec : ε α = (ϕ rα _ aj − ϕˆ rα _ aj ) ; ε β = (ϕ rβ _ aj − ϕˆ rβ _ aj ) ; ε αβ =
ε β
dε αβ
= Aω .ε αβ − Cω (II.52)
dt
Avec
38
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
−1
T − ω 0 (ω − ωˆ ).ϕˆ rβ _ aj
Aω = r ; Cω =
ω −1 − (ω − ωˆ ).ϕˆ rα _ aj 0
Tr
t1
∫ε Cω dt ≥ −γ 0 ; ∀t1 ≥ 0
T 2
(II.54)
0
valeurs, on obtient :
[ ]
t1 t
−1
t
d
∫ K dt f (t ) f (t )dt ≥
0
2
K m f (o ) 2 (II.56)
39
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
t
ωˆ (t ) = K p (Φ rβ _ ref .Φ
ˆ rα _ aj − Φ rα _ ref .Φ
∫
ˆ rβ _ aj ) + K i (Φ rβ _ ref .Φ ˆ rβ _ aj )dτ
ˆ rα _ aj − Φ rα _ ref .Φ
0
Pour améliorer la dynamique d’estimation de la vitesse rotorique, les auteurs de [18] ont
proposé une nouvelle configuration de l’estimateur de vitesse représenté sur la figure
(II.18) suivante :
40
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
41
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
42
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
•…
‚ƒ
avec : =V ,
Si on pose = ,‹Œ alors les flux ∅,- et ∅,. sont considérés comme références, le
système (II.59) s’écrit :
De même, si on pose = W , alors les flux ∅,- et ∅,. sont considérés comme des
variables estimées. Le système (59) devient :
‚
F ,- +
∅ F ,- + W∅
∅ F ,. = &
/%-
•‚
‚ƒ
F +
∅ F ,. − W∅
∅ F ,- = &
/%.
(II.61)
‚ƒ ,.
43
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
Alors les systèmes d’équations (59), (60) et (61) peuvent êtres écrits sous forme
complexe suivante:
)̅, = + − Ž 8‘,
& •
‚• •
‚ƒ
(II.64)
)̅, = + −Ž ,‹Œ 8
‘,
& •
‚• •
‚ƒ
(II.65)
)̅, = + − Ž W8‘,
& W
‚• W
•
‚ƒ
(II.66)
Donc :
Ou bien, l’équation (II.67) peut être écrite sous la forme d’état suivante :
44
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
<̅ = ̅<̅ + ’
•
asynchrone
(II.68)
−
̅ = −` −Ž
,‹Œ
,‹Œ a =
− −
Avec: ;
,‹Œ
• =Ž
’ ,‹Œ − W 8‘, ;
1 0 89,-
’=∆ "
0 1 89,.
(II.69)
L’équation (II.69), montre que l’erreur dynamique (II.68) présente un système non
linéaire, donc on peut utiliser le théorème de lyapunov pour étudier la stabilité de ce
système.
On définit la fonction candidate de lyapunov suivante:
'
0=< <+ ≥0
Z “” ZW
[
(II.70)
Ce qui donne :
0 = (< ( • ) + ∆Z ‚(∆Z)
+ )< + 2< ’
[ ‚ƒ
(II.71)
1 1
š − ,‹Œ žš− − ,‹Œ ž
1 1 ›, −1 1 0
( + ) = —™ • + ™ ›, • = "<0
2 2 ™ 1• ™ 1 • ›, 0 1
− − −
–˜ ,‹Œ ›, œ ˜ ,‹Œ ›, œŸ
45
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
‘‘‘ = −
¡Š ¢
∆£ …(∆£)
¤ …†
(II.72)
avec:
¥W ‡ˆ
‘‘‘ = ∆£@¥‡¦ − ¥
¡Š ¢ W ‡¦ W ‡ˆ D.
¥‡ˆ − ¥
−¥W ‡¦
W ‡ˆ − ¥‡ˆ ¥
= ∆£ ¥‡¦ ¥ W ‡¦ (II.73)
W ‡ˆ − ¥‡ˆ ¥
= ¤ ¥‡¦ ¥ W ‡¦
W
…£
…†
(II.74)
W = ¤ b ¥‡¦ ¥
£ W ‡ˆ − ¥‡ˆ ¥
W ‡¦ …† (II.75)
W = §¨ ¥‡¦ ¥
£ W ‡ˆ − ¥‡ˆ ¥
W ‡¦ + §© b ¥‡¦ ¥
W ‡ˆ − ¥‡ˆ ¥
W ‡¦ …† (II.76)
46
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
47
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
le stochastique on peut prendre en compte les bruits du système et les bruits de mesure.
La structure de base d’un observateur stochastique est semblable à celle d’un
observateur d’état déterministe.
Le modèle en vue de cette observation est celui défini dans le référentiel lié au stator
et décrit par les équations (I.22), (I.23), (I.24) avec ω a = 0 .
49
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
X (k + 1) = F . X (k ) + H .U (k )
(II.78)
Y (k ) = C. X (k )
F = φ (Te )
(II.79)
H = ψ (Te ).B
φ (t ) = L−1 (( SI − A) −1 ) (II.80)
Te
ψ (t ) = ∫ φ (τ )dτ (II.81)
0
En utilisant les équations (II.78), (II.79), (II.80) et (II.81) on obtient le modèle discret
de la machine asynchrone suivant :
I sα (k + 1) 1 0 0 0
I (k + 1) = .[I sα (k ) I sβ (k ) Φ rα (k ) Φ rβ (k )]
T
(II.83)
sβ 0 1 0 0
50
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
X (k + 1) = Ad X (k ) + Bd U (k )
(II.84)
Y (k + 1) = C d X (k )
Pour tenir compte des bruits du système ainsi que les bruits de mesures, on considère
le modèle stochastique suivant [16], [27] :
X (k + 1) = f ( X (k ),U (k ), k ) + brs (k )
(II.85)
Y (k + 1) = C d X (k ) + brm (k )
Où f ( X (k ),U (k ), k ) est définie par (II.82) et brs , brm sont respectivement les
vecteurs de bruit sur le système (bruit d’état) et le bruit sur les mesures caractérisés
par les propriétés suivantes :
• Leurs valeurs moyennes sont nulles :
E[brs (t )] = 0
(II.86)
E[brm (t )] = 0
δ est une fonction impulsion de Dirac , les matrices Q(t ) et ℜ(t ) , définies non
négatives , sont symétriques et présentent les densité spectrales de puissance moyenne
brs (t ) et brm (t ) .
51
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
{ }
cov brm ( k ) = E brm ( k ).brm ( k ) T = ℜ( k ) (II.92)
52
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
II.3.1.6 Initialisation du vecteur d’état et des matrices de covariances
L’état initial du système est une variable aléatoire d’espérance ou de (moyenne
X 0 Xˆ 0 / 0 X 0 X 0 T P0 / 0 0 0
E brs 0 = 0 , E brs 0 . brs 0 = 0 Q0 .δ 0 (II.93)
b 0 b b 0 0 ℜ 0 .δ
rm 0 rm 0 rm 0
Où :
P0 / 0 > 0 , Q0 > 0 , ℜ 0 > 0
Le bruit brs est une variable aléatoire indépendante. Les observations passées
n’apportent donc aucune information sur sa valeur présente. En remplaçant brs par sa
valeur moyenne nulle, on obtient le prédicateur :
Xˆ ( k + 1 / k ) = A( k ). Xˆ ( k / k ) + B (k )U ( k ) (II.94)
( )
X (k + 1) − Xˆ (k + 1 / k ) = A(k ) X (k ) − Xˆ (k / k ) + brs (k ) (II.95)
{( )(
P ( k + 1 / k ) = E X ( k + 1) − Xˆ ( k + 1 / k ) . X ( k + 1) − Xˆ (k + 1 / k ))}
T
(II.96)
53
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
Yˆ ( k + 1 / k ) = C ( k + 1). Xˆ ( k + 1 / k ) (II.98)
Notre objectif est d’avoir une estimation récursive du vecteur d’état qui, à partir
de l’estimation Yˆ ( k + 1 / k ) nous fournit, si une mesure est disponible à l’instant k + 1
noté Y ( k + 1) , une nouvelle estimation, compte tenu de cette dernière mesure. Il s’agit
(
Xˆ (k + 1 / k + 1) = Xˆ (k + 1 / k ) + K f (k + 1). Y (k + 1) − Yˆ (k + 1 / k ) ) (II.99)
(
K f (k + 1) = P(k + 1 / k ).C T C.P(k + 1 / k ).C T + ℜ(k + 1) )−1
(II.100)
Le filtre est initialisé par la variance des bruits d’état Q (k ) et de mesures ℜ(k ) , par
l’état initial estimé. Ce filtre fournit une estimation optimale de l’état.
54
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
II.3.1.9 Résultats de simulation
Les résultats de simulation obtenus, lors de l’essai en boucle ouverte du filtre de
Kalman, sont présentés par les figures (II.26-28). On montre les formes des deux
composantes du flux rotorique ainsi que les courants statoriques estimé , la vitesse
estimée et son erreur d’estimation. On constate l’installation correcte du flux rotorique,
les allures des deux composantes du flux restent parfaitement en quadrature, et leurs
amplitudes sont identiques. L’estimation de la vitesse rotorique se fait également d’une
manière correcte. On note aussi une bonne estimation des courants statoriques et une
bonne estimation de la vitesse.
55
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
56
Chapitre II : Application des estimateurs et observateurs de vitesse et de flux à la machine
asynchrone
II.4 Conclusion
Dans ce chapitre, plusieurs techniques d’observation du flux rotorique et de la
vitesse ont été étudiées et simulées. Les résultats de simulation sont satisfaisants, la
convergence est acquise, la stabilité est garantie également. Les observateurs présentés
dans ce chapitre seront exploités par la suite dans la commande vectorielle de la machine
asynchrone pour aboutir à une commande sans capteur.
57
Chapitre III
COMMANDE SANS CAPTEUR
III.1 Introduction
Des commandes à rendement élevé pour la machine asynchrone peuvent être mises
en application au moyen de contrôleurs de vitesse/flux qui se basent sur des concepts
d'orientation de flux. La commande vectorielle par orientation de flux est une
Commande basée sur les courants, les flux et la vitesse mécanique. Des capteurs
mécaniques employés pour mesurer la vitesse mécanique, réduisent la robustesse et la
fiabilité d'entraînement de la machine asynchrone et augmentent son coût ainsi que la
complexité des montages. Par conséquent, durant cette dernière décennie, les
commandes sans capteur mécanique de la machine asynchrone (sans mesure de vitesse),
sont devenues un sujet important et un attrayant champ de la perspective industrielle.
Dans cette partie on va présenter la validation expérimentale de deux observateurs
déterministe et stochastique (filtre de Kalman) incorporés au sein de la commande
vectorielle par orientation du flux rotorique, ceci nous permettra de réaliser une
commande sans capteur de vitesse. Dans le même contexte la robustesse de la
commande sans capteur sera prise en considération ; trois théories de contrôle seront
exploitées à savoir : la première technique PLL ( phased looked loop) pour estimer
l’angle de Park, la deuxième consistera à combiner le contrôleur PI avec un régulateur
de type LQR, la troisième sera consacré à la commande par platitude,Le recours à la
commande améliorée par l’utilisation de la PLL permettra d'assurer le suivi de la
vitesse, de flux et de courant en assurant à chaque fois le maintien de l’autopilotage. En
ce qui concerne la technique LQR-PI, l’apport consistera à améliorer les performances
58
Chapitre III Commande sans capteur
de la régulation de vitesse dans une commande vectorielle sans capteur. Quand à la
commande par platitude cela permettra d’assurer des dynamiques stables pour les
erreurs d'estimation de vitesse, des flux et des courants.
59
Chapitre III Commande sans capteur
60
Chapitre III Commande sans capteur
61
Chapitre III Commande sans capteur
Figure (III.3) : schéma de la commande sans capteur mécanique par nouvelle MRAS.
62
Chapitre III Commande sans capteur
63
Chapitre III Commande sans capteur
faibles vitesses et au moment de l’arrêt, on constate que la réponse du filtre de Kalman
est très peu différente en transitoire de celle de référence.
De même, sur le plan expérimental le rejet de perturbation (application de la charge)
n’est pas parfait comparé aux résultats obtenus par simulation numérique [65].
Probablement ces anomalies sont dues principalement au pas d’échantillonnage choisi
(k=100 ) jugé insuffisant pour obtenir des performances meilleures que celles obtenues
avec le DSP disponible au sein du laboratoire. Par contre, les flux et les courants
statoriques s’établies correctement.
64
Chapitre III Commande sans capteur
65
Chapitre III Commande sans capteur
dans le référentiel lié au rotor, nous pouvons estimer la fréquence de glissement en
calculant la dérivée de la fonction Arctg de l'angle du flux rotorique. Dans les références
citées ci-dessus, la vitesse rotorique est estimée à partir des équations en régime
permanent de la machine asynchrone, ce qui limite le domaine d'application de cette
technique. Dans la plupart des cas, le problème principal posé par ces techniques est
l'utilisation de l'intégration pour obtenir soit le flux statorique où le flux rotorique.
D’autant plus que le gain de la fonction intégrale à basse fréquence est très grand voir
infini à la fréquence zéro, ces techniques ne sont pas efficaces en basses vitesses ce qui
influent sur la robustesse de la commande.
Dans cette partie, la technique PLL est exploitée pour l’estimation directe de
l’ange de Park [64]. L’objectif est d’aboutir à une commande vectorielle sans capteur
avec un degré de robustesse acceptable et ceci en garantissant le maintien de
l’autopilotage.
66
Chapitre III Commande sans capteur
augmente (ou diminue) alors le point A du vecteur représentant Ve(t) va se décaler vers
la gauche (ou vers la droite) comme le montre la figure (III.7). Le comparateur de phase
va alors détecter une augmentation (ou diminution) du déphasage qui provoque une
variation de la tension de commande Vd(t). Cette variation de la tension agit alors sur le
VCO en rendant de nouveau la fréquence de Vs(t) identique à celle du signal Vd(t) donc
= = ., qui correspond à une valeur de déphasage ∆Φ ).
Le principe de fonctionnement est le même dans le cas où c'est la fréquence du
signal issu du VCO qui s'écarte de celle du signal de référence Ve(t) (à la suite d'une
perturbation par exemple). L'erreur de phase qui en résulte provoque une variation de la
tension de commande Vd(t) qui entraine de nouveau l'égalité entre les deux fréquences,
le VCO est de nouveau synchronisé sur l'oscillateur de référence.
( )=
( )
La pulsation instantanée est donnée par :
( )= Φ (t) (III.1)
( )= Φ (t) (III.2)
67
Chapitre III Commande sans capteur
avec : Φ (t) = w t + Ψ et Φ (t) = w t + Ψ
ΔΦ( ) = ( − ) +Ψ −Ψ (III.3)
( ) = . Φ( ) (III.4)
!( ) =
( )
)
(III.5)
•
"
Schéma bloc en grandeurs fréquence
Le passage de la fréquence à la phase se fait en multipliant par ( ), figure(III.8).
Le schéma bloc reste le même pour la fréquence et la phase, ce qui montre que la boucle
permet également un asservissement en fréquence. Il faut noter que le système sera
asservi (! = ! ) pour un écart de phase ΔΦ = 0.
+( ) =
(,- ,. )/0
1 23 25- 5.
(III.6)
4 4
68
Chapitre III Commande sans capteur
sont donc présentes dans l'étude d'une PLL et dépendent étroitement du coefficient
d'amortissement du système, donc du choix du filtre.
Partant du principe de la PLL utilisée dans le domaine de télécommunication, une PLL
est utilisée comme estimateur de l’angle de Park et incorporée dans la commande
vectorielle. Pour le signal d’entrée, on a introduit l'angle de Park de référence défini par
l’équation (III.7). La figure (III.9) montre le schéma bloc de la PLL qu’on a proposée.
Dans notre cas le VCO est représenté par la fonction de transfert suivante : +( ) =
,.
= ;< + FGHI J K
=>3?@ABC
9 : DA ∅ABC
(III.7)
L( ) =
M,N . 2,O P.,.
1 2, , . 2, ,
. N O .
(III.8)
69
Chapitre III Commande sans capteur
technique PLL.
70
Chapitre III Commande sans capteur
71
Chapitre III Commande sans capteur
72
Chapitre III Commande sans capteur
S = ;Y (T D UT + V D WV)K
X
(III.9)
avec :
[
ZT = \T + ]V `
^ = _T
(III.10)
Le critère est fini si le système (III.10) est stabilisable à tout moment t, c'est-à-dire à
tout instant il existe un gain K(t) tel que les valeurs propres de (A-BK) soient à partie
réelle négative, dans le cas d’un système linéaire à temps invariant (LTI), la commande
optimale est à retour d’état statique [49] donnée par :
V ∗ = −7T (III.11)
73
Chapitre III Commande sans capteur
7 = W9 ]D L (III.12)
\D L + L\ − L]W 9 ]D L + U = 0 (III.13)
Appliquons maintenant cette théorie LQR pour élaborer un control optimal afin
d’améliorer la poursuite en vitesse de la commande vectorielle sans capteur. Pour se
faire, on considère la boucle de régulation de vitesse présentée au premier chapitre.
=e
c ,O 7d
c∗ 1 2M:2, 7 P 2,O 7d
N d
(III.14)
avec : 7D = fgQ= i
1
∗
h A
j = k− j+ j∗ + (j∗ − j)m
(:2,N ,l ) ,O ,l ,O ,l
e e e
(III.15)
on pose :
T = (j∗ − j)
,O ,l
e
(III.16)
T = k− j+ j∗ + T m
(:2,N ,l ) ,O ,l
e e
(III.17)
74
Chapitre III Commande sans capteur
Les équations (III.16) et (III.17) peuvent êtres écrites sous la forme d’état suivante :
T[ 0 −1 T 1
n o = n1 − (:2,N ,l )o q r + Oe l j∗ k m
,,
T[ T 1
(III.18)
e
0 −1 1
\ = n1 (:2,N ,l )o ]= j∗ k m
,O ,l
− e
et
e 1
d’où :
75
Chapitre III Commande sans capteur
= ] D (−ts − \D )9 U(ts − \)9 ] (III.21)
76
Chapitre III Commande sans capteur
= |1 + {> (y+(u )) ≥ 1
z
III.27)
Le test de la technique LQR-PI proposée est effectué sur la commande vectorielle avec
et sans capteur. Pour la commande sans capteur, on a utilisé le schéma de la commande
vectorielle associé à un observateur d’état d’ordre réduit, le schéma Simulink utilisé par
la plate forme d’essai expérimentale est donné par la figure(III.18).
77
Chapitre III Commande sans capteur
III.2.5.2 Résultats expérimentaux
• Commande vectorielle avec capteur mécanique
78
Chapitre III Commande sans capteur
• Commande vectorielle sans capteur mécanique
79
Chapitre III Commande sans capteur
III.2.6 Commande sans capteur par platitude
La notion de platitude d’un système est une notion plus ou moins récente en
automatique qui a été proposée à partir de 1992 par J. Lévine, P. Martin, et P. Rouchon
[50-52]. Ce concept permet de contrôler le comportement dynamique d’un système, en
utilisant un formalisme d’algèbre différentiel. La notion de platitude est basée sur la
mise en évidence des sorties plates. La première étape de la commande par platitude
consiste à générer une trajectoire désirée adéquate qui tient compte du modèle du
système. Dans la deuxième étape, cette commande nécessite la conception d’un contrôle
par bouclage permettant la poursuite de cette trajectoire.
T[ = !(T, V) (III.28)
T( ) = ℬ(~( ), ~[ ( ), … … , ~ ( )) (III.30)
V( ) = †(~( )~[ ( ), … … , ~ 2
( )) (III.31)
80
Chapitre III Commande sans capteur
de ~( ) est donné par celui de la commande c’est à dire dim ~( )= dim V( ). Cette
propriété permet de connaître a priori le nombre de variable libres que l’on doit trouver
sur un modèle pour mettre en évidence sa platitude. Pour mieux éclaircir la notion de
platitude, on a appliqué cette notion sur un exemple simple.
Soit un système dynamique décrit par :
T[ ( ) = T ( )`
‡
T[ ( ) = V( )
(III.32)
et V( ) = ~[ ( ) (III.34)
T ( ) = T ( Y ) + ; ~(6)K6
.
(III.35)
Donc ~( ) ne peut être considérée comme sortie plate car la relation (III.29) n’est pas
vérifiée.
Si maintenant, on définit, ~( ) = T ( ) alors :
T ( ) = ~[ ( ) (III.36)
et
V( ) = ~ˆ ( ) (III.37)
Dans ce cas, on peut dire que T ( ) est une sortie plate, en conséquence ce système est
plat de sortie plate ~( ) = T ( ).
81
Chapitre III Commande sans capteur
Génération des trajectoires de l'entrée de référence uref correspondantes
(commandes).
V ( ) = ] f‰ ( ), ‰[ ( ), … … … … ‰ ( )i
( )
(III.38)
T( ) = T ( ) = \f‰ ( ), ‰[ ( ), … … … … ‰ ( )i
( )
(III.39)
~( ) = ~ ( ) = _ f‰ ( ), ‰[ ( ), … … … … ‰ ( )i
(Š)
(III.40)
82
Chapitre III Commande sans capteur
‹ =W ̅ + ‹ (III.41)
0=W ̃ + Ž (III.42)
‹ =y ̅ +• ̃ •Q‘’
(III.43)
Ž =y ̃ +• ̅ •Q‘’
(III.44)
_ = “• ( ̅ . ‹ ∗ )
Q=
hA
(III.45)
S = “• ( ̅ . ‹ ∗ ) − _ − ! [
1‘ Q=
’
1 hA
(III.46)
83
Chapitre III Commande sans capteur
Si on pose x le module du flux rotorique et • sa position dans le référentiel lie au rotor
(–, —), on exprimer le flux rotorique par : ‹ = x •˜
, figure(III.25).
̃ = fŽ + i
›A
hA š
= ™A
(III.47)
d’où :
œ = ™ x –[
Q
A
(III.48)
Par conséquent :
84
Chapitre III Commande sans capteur
Ž =x • ’
= ℬM ˆ , [ , – , –[ , _ P (III.50)
Ž = ℬ(~, ~[ , ~ˆ ) (III.51)
̃ = −™ Ž = ∁f [ , ˆ , , –[ , –ˆ , _ , _[ i
(g)
A
(III.52)
̅ = ( Ž − y ̃ ) = ℂf [ , ˆ , , –[ , –ˆ , _ , _[ i
ŸN ’
(g)
=
(III.53)
‹ =y ̅ +• ̃ = Εf [ , ˆ , , –[ , –ˆ , _ , _[ i
•Q‘’ (g)
(III.54)
‹ =W ̅ ‹ = Ϝf [ , ˆ , , , –[ , –ˆ , – , _ , _[ , _ˆ i
(g) (¤) (g)
(III.55)
Le but est de réaliser une commande sans capteur en boucle fermée qui garantie un
suivi de trajectoire en vitesse avec flux rotorique de référence constant.
Considérons le modèle réduit de la machine asynchrone dans le référentiel (d, q) :
= e™ x D s − ªω −
c Q = © ¬-
¨
¦ A A ª
z
=
9
x+D s
= `
§ DA
¦
A
(III.56)
=j
‘’
¥
85
Chapitre III Commande sans capteur
s ∗ = = (d x[ ∗ + x∗ ) (III.57)
•®A
= −° (j
± − j)
¯ `
•®A
= eh x∗ s − e j
±− + ° (j
± − j)
±
c Q= :
(III.59)
A e
² 0 −° ²
f² i = ³ ´ f² i
−e −e +°
: (III.60)
avec: ² = _® − _ et ² = j
±−j
Les gains de l’observateur (III.59), sont choisis de tel sorte que l’erreur dynamique
converge vers zéro.
Note : pour le flux et la vitesse estimée, on a utilisé un observateur d’état d’ordre réduit
• Planification des trajectoires de références
Compte tenu de l’approche de la platitude, les trajectoires de références sont définies
par ( x∗ , ∗
), la position ∗
de référence est calculée par une intégration simple de la
vitesse de référence j∗ . L’objectif de planification des trajectoires de référence est :
86
Chapitre III Commande sans capteur
Respecter les contraintes électromécaniques de la machine.
s ∗∗ = s ∗ + ¶Qc (x − x∗ ) + ¶>c ;Y (j
± − j∗ )K6 (III.62)
= ‹ − W s ̅ − h Mx[ + u•[ xP
·3̅
y{
= •˜
A
(III.63)
87
Chapitre III Commande sans capteur
V ∗ = {y f¸s ∗∗ − s ∗∗ + − x∗ i
∗∗
˜∗ ·3¹ =
ºh3 hA DA
(III.65)
V ∗ = {y f¸s ∗∗ + s ∗∗ + + »j∗ x∗ i
˜∗ ·3?
∗∗
=
ºh3 hA
(III.66)
avec :
•∗ = » ∗
+ ;Y –[ ∗ K6 ⇒ •[ ∗ = »j∗ + –[ ∗
= + =A ³¶>z (x − x∗ ) + ¶Qz f D + D s − x[ ∗ i´
∗∗ ∗
·3¹ ·3¹ D ±
9z =
A A
(III.67)
•®A
= + ³¶>c (j
± − j∗ ) + ¶Qc f xs ∗∗ − j − − j[ ∗ i´
·3?
∗∗ ·3?
∗
DA Q= :
= ehA e e
III.68)
88
Chapitre III Commande sans capteur
Les résultats présentés dans cette section sont réalisés pour une commande par
platitude à flux rotorique orienté ( = =x = 0) d’une machine asynchrone
associée à un onduleur de tension à modulation de largeur d’impulsions, figure( III.27).
Dans ce cas on a simulé la réponse de la machine pour un démarrage à vide suivi d’un
couple de charge appliqué à t = 4,2s puis à t= 16.2s. La figure (III.28-29-30) montre les
résultats obtenus.
Nous remarquons que lorsque la machine est dans les conditions d’un
fonctionnement normal, la vitesse estimée, figure (III.28) est stable et elle suit
parfaitement la référence. On note un petit écart statique. La même conclusion est
donnée pour le couple de charge estimée avec des oscillations plus ou moins amorties,
figure (III.30). On signale aussi que la composante du flux rotorique est
pratiquement nulle, ce qui confirme la conservation du découplage, la figure(III.29).
89
Chapitre III Commande sans capteur
90
Chapitre III Commande sans capteur
MRAS ( nouvelle approche) avec Bonne Nulle Très bonne Stable Bon
PLL
91
Chapitre III Commande sans capteur
III.3 Conclusion
Dans ce chapitre, on a examiné en premier lieu la commande sans capteur en
appliquant trois types d’observateurs (Observateur d’état d’ordre réduit, MRAS
améliorée et filtre de Kalman). Les résultats obtenues révèlent la faisabilité des ces
techniques. En deuxième lieu on a introduit trois techniques de commande sans capteur
( PLL, LQR et Platitude) A partir de L’analyse des résultats obtenus on peut conclure
que la technique PLL à un impact très positif sur la l’amélioration de l’erreur de
poursuite de vitesse. On peut conclure aussi que la technique MRAS améliorée
(nouvelle approche) est la plus performante surtout à basses vitesses.
92
Chapitre IV
LOGIQUE FLOUE ET SON APPORT A LA COMMANDE SANS
CAPTEUR
IV.1 Introduction
Issue de la théorie des sous-ensembles flous établie par Lotfi Zadeh (1965), la logique
floue ou de l’anglais ″Fuzzy Logic″ est de nos jours un sujet attirant, parce que faisant trait à
une question d’actualité qui est le traitement de l’incertain dans la connaissance. Il permet
d’affirmer que presque toute la logique du raisonnement humain n’est pas la logique classique
à deux valeurs de vérité, ou à deux tranches nettement séparables. Dans les mécanismes de
notre pensée, les propositions enchaînées et implications sont vagues, imprécis et floues. De
même, les données, informations et sensations reçues sont loin d’être des événements précis,
sauf exception [54]. La logique floue offre un modèle mathématique très adéquat pour la
résolution des problèmes où l’on fait appel à des expressions du langage naturel. Sa
caractéristique fondamentale est l’utilisation des variables linguistiques au lieu des variables
numériques dans des situations conditionnelles floues. Par ceci, elle se veut un pas vers un
rapprochement entre la précision de la logique classique et la subtile imprécision du monde
réel [55],[56],[57],[58],[59],[60]
La commande de la machine asynchrone associée au convertisseur statique présente plusieurs
difficultés de point de vu robustesse, détection de défauts dans les capteurs, etc….Dans le
chapitre précédent plusieurs techniques de la commande sans capteur ont été développées et
validées. Dans e ce contexte le recours à la logique floue constitue une alternative intéressante
pour l’amélioration des performances de la commande sans capteur. L’approche proposée
dans ce chapitre vise l’adaptation des paramètres du régulateur PI utilisée dans la commande
93
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
MRAS-améliorée présentée dans la chapitre trois. Cette adaptation sera basée sur un
superviseur flou type 1 puis on présentera la conception d’un superviseur flou type2.
A = {( x, µ A ( x) ) / x ∈ U } (IV.1)
Où µ A ( x) est une fonction qui prend des valeurs comprises entre 0 et 1 et est appelée fonction
d'appartenance. Elle caractérise l'ensemble flou A et fournit une mesure du degré
d'appartenance d'un objet x de U dans l'ensemble flou A . Elle peut être formulée comme suit:
94
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
µ A : U → [0, 1]
u → µ A (u )
U peut contenir des valeurs continues ou discrètes.
Généralement, A s'écrit sous la forme:
A= ∑µ
xi ∈U
A ( xi ) / xi Si U est discret (IV.3)
Dans ces deux équations les signes d'intégral et de sommation ne désignent pas une
intégration ou une addition arithmétique, respectivement, mais une collection de tous les
points x ∈U avec leur fonction d'appartenance µ A ( x) .
Un fait incertain tel que x à peu prés égal à x0 aura une fonction d’appartenance en
0 si x < x1
x −x
1 si x1 ≤ x ≤ x0
x − x
µ A ( x) = 1 0 (IV.4)
x − x2 si x0 ≤ x ≤ x2
x0 − x2
0 si x > x2
95
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
• La fonction trapézoïdale, A = ( x1 , x2 , x3 , x4 )
0 si x < x1
1 si x2 ≤ x ≤ x3
x − x1
µ A ( x) = si x1 ≤ x ≤ x2 (IV .5)
x2 − x1
x − x4
si x3 ≤ x ≤ x4
x3 − x4
0 si x > x4
• Support
Le support d’un ensemble flou A , noté Supp ( A) tel que :
L'ensemble flou dont le support est un ensemble singleton est appelé "singleton flou".
• Hauteur
La hauteur d’un ensemble flou A , noté h( A) est la valeur maximale atteinte sur le support
de A, elle est défini de la manière suivante:
h( A) = max x∈U µ A ( x ) (IV.7)
• Noyau
Le noyau d’un ensemble flou A , noté Noy ( A) est l’ensemble de tous les éléments qui lui
appartiennent, tel que :
Noy ( A) = { x ∈U , µ A ( x) = 1} (IV.8)
S'il y a un seul point avec un degré d'appartenance égale à 1, alors ce point est appelé la
valeur modale de A .
96
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
• Egalité
Deux ensembles flous A et B sont dits égaux s’ils ont des fonctions d’appartenance égales
en tout point de U tel que :
A= B si ssi
∀ x ∈ U , µ A ( x) = µ B ( x) (IV.10)
• Inclusion
Soit deux ensembles flous (A et B), si pour n’importe quel élement x de U , x appartient
toujours moins à A qu’à B, alors on dit que A est inclus dans B ( A ⊆ B ) et l’on a :
A⊆ B si ssi
∀ x ∈ U , µ A ( x ) ≤ µ B ( x) (IV.11)
• Union
L’union des deux ensembles flous (A et B), est dénotée comme ( A ∪ B ) , est donnée par :
• Intersection
L’intersection des deux ensembles floue (A et B), dénotée ( A ∩ B ) , est donnée par:
97
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
C Variables linguistiques
Une variable linguistique représente un état dans le système à régler ou une variable de
réglage dans un contrôleur flou. Sa valeur est définie dans des termes linguistiques qui
peuvent être des mots ou des phrases d’un langage naturel ou artificiel.
Chaque variable linguistique est caractérisée par un triplet { x, U , T ( x)} tel que :
Exemple:
La variable linguistique x = température ambiante peut être définie avec un ensemble des
termes :
T ( x) = {extremement froide, trés froide, froide, chaude, trés chaude, extremement chaude}
qui forment son univers du discours U = −20° C , 40° C . La variable de base est
température. Le terme froid représente une valeur linguistique. On peut l’interpréter, par
exemple comme « les températures plus petites que 15° C ».
D. Règle floue :
Une règle floue s’écrit : ″Si x est A Alors y est B″
Et peut être notée :
L’ensemble flou A→B n’est qu’une relation floue R entre U et V et sa fonction d’appartenance
(valeur de vérité de l’implication) est donnée par :
µ A→ B ( x , y) = Φ ( µ A ( x ), µ B ( y )) (IV.15)
Φ ( µ A ( x ), µ B ( y )) = min( µ A ( x ), µ B ( y )) (IV.16)
98
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
µ A( x ) = min ( µ A ( x1 ),................, µ A ( xn ))
1 n (IV.17)
A. Module de Fuzzification :
Dans ce module, on distingue:
• L'organe de normalisation qui permet de passer d'un domaine physique donné à un
domaine normalisé, [-1,1] par exemple. Cet organe est optionnel.
• L'organe de fuzzification qui associé à une valeur numérique un degré d'appartenance à
une valeur linguistique.
Normalisation Dénormalisation
OPTIONNEL
Moteur d'Inférence
Fuzzification Défuzzification
Base de Règles
Base de données
B. Base de données
Elle contient les définitions des termes utilisés dans la commande et les règles
caractérisant la cible de la commande et décrivant la conduite de l'expert. Elle consiste en une
base de données et une base de règles.
• La base de données fournit les informations nécessaires pour le fonctionnement du
module Fuzzification. Ces informations sont:
Les ensembles flous (fonction d'appartenance) donnant la signification des valeurs
linguistiques. Les domaines physiques et normalisés et les facteurs de réduction
correspondants.
• La base de règles a pour but de structurer, la connaissance que l'on a sur le contrôle du
processus en produisant des règles de la forme:
Si < état du processus> Alors < action en sortie >.
La partie ″Si″ est appelée antécédent de la règle, la partie ″Alors″ est appelée conséquence de
la règle. Les paramètres auxquels on a recours pour construire la base des règles sont:
• Le choix de "l'état du processus" et de la variable de sortie.
• Le choix du contour de l'antécédent et de la conséquence des règles.
• Le choix des valeurs linguistiques pour l'état du processus et la variable de sortie.
C. Moteur d'inférence
C'est le noyau d'un BLF, il a l'aptitude de simuler la prise de décision humaine en se
basant sur des concepts flous. La formulation concrète des inférences dépend évidemment du
comportement statique et dynamique du système à régler et de l’organe de commande, ainsi
que des buts de réglages envisagés. L’expérience joue un rôle important pour indiquer les
règles. Pour le réglage par logique floue, on utilise en général une des méthodes suivantes
[57]:
• Méthode d'inférence Max-Min.
• Méthode d'inférence Max-Produit.
• Méthode d'inférence Somme-Produit.
La méthode la plus utilisée est celle de Max-Min [54]. On traitera un cas particulier avec
deux variables d'entrée x1 ∈ U et x 2 ∈ V et une variable de sortie y ∈ W . L'inférence est
composée de deux règles:
Règle 1 ( R1 ): Si x1 est A1 et x2 est B1 alors y est C1 , OU (IV.18)
100
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
R1 OU R2
R1 OU R2
x1 x2
D. Module de défuzzification
Pour pouvoir définir la loi de commande, le contrôleur flou doit être accompagné d’une
procédure de défuzzication jouant le rôle de convertisseur de la commande floue en valeur
physique nécessaire pour un tel état du processus. Une stratégie de défuzzification est alors
nécessaire. Plusieurs stratégies de défuzzification existent [57]. Les plus utilisées actuellement
sont :
• Méthode du Maximum.
• Méthode de la moyenne des Maximas.
• Méthode du centre de gravité.
101
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
Pour atteindre cet objectif, nous allons introduire un formalisme flou au mécanisme, qui
apporte une plus grande flexibilité à la base de règles en codant les actions de réglage des
paramètres du régulateur PI [57].
= − (IV.20)
∆ = (IV.21)
= + (IV.22)
= + (IV.23)
102
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
Figure (IV.4) : Schéma bloc d’un superviseur flou des paramètres du régulateur PI
• Conception de la table de décision:
Pour pouvoir déterminer le contenu de la base des règles, il est nécessaire de s’appuyer sur
des considérations concernant les liens entre l’évolution des paramètres du PI et les
performances désirées :
• le gain intégral est augmenté, pour améliorer le temps de montée pendant le régime
transitoire ; il est diminué dès que la consigne de vitesse dépasse la zone tolérée afin de
minimiser le dépassement.
• le gain proportionnel est augmenté, pour réduire le temps de montée, sauf que cette
action augmente les oscillations.
• Les variations sur les gains proportionnel et intégral ont des influences sur la dynamique
du système qui varient dans le même sens. En fonction de la position dans le plan de
phase de et ∆ , il s’agit de reconnaître le positionnement sur la courbe temporelle,
puis de mener une action fondée sur les tendances citées précédemment et sur les
objectifs fixés en terme de performances. Ainsi nous obtenons la table de décision
suivante, tableau (IV. 1).
∆ NG NM NP Z PP PM PG
NG NG NG NG NG NM NP Z
NM NG NG NM NM NP Z PP
NP NG NM NM NP Z PP PM
Z NM NM NP Z PP PM PM
PP NM NP Z PP PM PM PG
PM NP Z PP PM PM PG PG
PG Z PP PM PG PG PG PG
Tableau (IV.1) : Table des règles.
103
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
La structure générale du superviseur flou est montrée sur la figure(IV.5), les entrées sont
normalisées par les gains de normalisation et ∆ . On distingue trois parties :
Defuzzification
Fuzzification
Moteur
1 ∆ D’inférence
∆
Matrice
D’inférence
Les ensembles flous des variables d’entrée et leurs fonctions d’appartenance sont à définir en
premier lieu.
• Fuzzification, mécanisme d’inférence et défuzzification:
Concernant des variables entrées/sortie, notre politique vise toujours à obtenir une table de
décision optimale de point de vue temps de calcul et redondance des régles. Notre choix est
porté sur les une table de règle de 49 règles dont la fuzzification des ces variables est illustrée
par la figure ci-dessous. Le mécanisme d’inférence utilisé est SIF Max-Min de Mamdani,
pour l’étape de défuzzification on a opté pour la méthode du centre de gravité.
104
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
105
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
106
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
107
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
108
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
• Ensemble flou singleton, c'est-à-dire le degré d’appartenance " = 0 sauf pour une seule
valeur de x dont " = 1.
• Ensemble flou type-1 intervalle, c'est-à-dire le degré d’appartenance " = 0 sauf sur un
intervalle défini par les deux points limites gauche et droite [%& , '& ] ,
Avec " = 1 ( %& < * < '&
• Ensemble flou type-1, si le degré d’appartenance " varie entre 0 et 1.
• Ensemble flou type-2, si le degré d’appartenance " est représenté par un ensemble flou
de deuxième ordre "+, .
Les figures (IV.13) illustrent respectivement les ensembles floues singleton, intervalle, type-
1, type-2 intervalle et l’ensemble flou général.
singleton Type-1intervalle Ensemble type-1
109
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
L’ensemble flou type-2 intervalle peut être crée par deus ensembles flous type-1. Une
fonction d’appartenance supérieure (FAS) qui représente la valeur maximum et une fonction
d’appartenance inferieur (FAI) qui représente la valeur minimum de "(*) pour chaque valeur
de *. La région (U) représentée par le secteur borné entre (FAS) et (FAI) est appelée
l’incertitude est montrée par la figure (IV.14). le système flou type-1 est un cas particulier
d’un système flou type-2 dont la région d’incertitude est nulle.
incertitude
FAS
FAI
Z1 Z2
110
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
Le centre de gravite (c) de la fonction d’appartenance type-1 discrétisée en (p) points est
calculé par :
p
∑ µ(x )x i i
c= i =1
p
(IV.28)
∑ µ(x )
i =1
i
111
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
; µ * (x )x ( xi ) xi >
p p
:∑ ∑µ **
i i
=
67& , 7 8 = : i =1p , i =1
p = (IV.29)
: ∑ µ ( xi )
*
∑ µ ( xi ) =
**
9 i =1 i =1 <
Avec µ * ( xi ) et µ ** ( xi ) représentent respectivement "3+4( ) et "3+5( ) , la figure (IV.18) illustre
Le tableau ci-dessous récapitule toutes les possibilités des valeurs du centre de gravité défini
par l’équation (IV.28) pour p=4.
112
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
∑ µ ( x i ) x i
∑ i = 1
µ ( x i )
On peut noter que les valeur limites max et min [Cl Cr] sont [-0.2331 , 0.2331], c’est
l’approximation du centre de gravité d’une fonction d’appartenance type-2 intervalle. Lorsque
la valeur de p est incrémenté, le calcul du centre de gravité devient difficile à calculer . Pour
se faire on utilise un algorithme proposé par Karnik-Mendel [60-61] (figure (IV.19)). Le
tableau (IV.2) présente les résultats de calcul du centre de gravité pour différentes valeur de p.
4 [-0.1111 0.1111] 04 16
113
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
Figure (IV.19) : Algorithme de Karnik – Mendel (KMA) pour le calcul de [Cl Cr] .
La figure(IV.20) montre la structure de base d’un système flou de type-2, elle est
analogue à celle d’un système flou de type-1, Pour ce dernier le bloc traitement de sortie se
réduit seulement à la défuzzification. Mais dans le cas d’un FLS de type-2 on voit
l’apparition d’un nouveau bloc, celui de la réduction de type.
114
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
A. Fuzzification
Le système de Fuzzification transforme les entrées ( x1 , x 2 ,........x n ) à des ensembles flous
type-2 intervalle à partir des ensembles flous type-1. Le nombre des ensembles dépend du
nombre d’entrées et le nombre des fonctions d’appartenances.
• Exemple de fuzzification :
NG NM Z PM PG
1
0.9
0.5
0.142
0.020 0
-5 -4.645 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5
X1
NG NM Z PM PG
1
0.611
0.5
0.388
0.308
0
-5 -4 -3 -2 -1.529 -1 0 1 2 3 4 5
X2
La première étape consiste à fuzzifier les entrées X1 et X2 sous forme d’ensembles flous
comme le montre la figure (IV.21). la première entrée est fuzzifiée par deux ensembles flous
(NG et NM) et la seconde entrée est fuzzifiée elle aussi par deux ensembles flous (NM et Z).
les résultats sont récapitulés sur la figure (IV.22).
B. Les Règles
La différence entres les règles d’un système flou de type-1 et celles de type-2 résidera
seulement dans la nature des fonctions d’appartenance, donc, la structure des règles dans le
cas du type-2 va rester exactement la même que celle du type-1. La seule différence étant que
115
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
ème
quelques fonctions d’appartenance seront de type-2, alors, la l règle d’un système flou
type-2 aura la forme suivante [60-61] :
Quant une entrée singleton par exemple x ′ = {x1′ , x 2′ ......x ′p } se présente le mécanisme
C. Moteur d’inférence
Comme en la logique floue de type-1, l’inférence est l’opération logique par laquelle
on admet une proposition en vertu de sa liaison avec d’autres propositions tenues pour vraies.
Seulement en logique flou type-2 on utilise la base de règles floues type-2 (IV.29). Pour
effectuer une relation entre un vecteur d’entrée x = {x1 , x 2 ......x p } et la sortie y. On calcul en
ème
premier lieu l’intervalle d’activation associé au l ensemble flou de sortie par la relation
suivante:
∏µ
i =1
~l
fi
( xi ) (IV.32)
L’ensemble flou de sortie correspondant à la % éM règle N & par O, & . Lorsqu’une entrée
singleton x' est appliquée, qui veut dire que l’ensemble ., P auquel appartient x' possède un
degré d’appartenance unitaire à x = x' et zéro ailleurs, par conséquent l’ensemble de sortie
correspondant à la % éM règle est calculé à l'aide de l’opérateur t-norme choisie ∩ comme suit
p
µ B~l ( y ) = µ G~l ( y ) ∩ ∏ µ F~l ( xi ) (IV.33)
i =1 i
116
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
l
f sup ( x ) = µ F~ l sup ( x1 ) ∗ µ F~ l sup ( x2 ) ∗ ..... ∗ µ F~ l sup ( x p ) (IV.36)
1 2 p
Les termes µ F~ l
inf
( xi ) et µ F~ sup ( xi )
l sont respectivement la valeur inférieure et
i i
117
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
Dans ce cas on a :
118
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
Pour transformer la sortie floue type-2 en un ensemble flou type-1, la méthode des centres de
gravité des ensembles est utilisée [61], dont la formule générale de calcul est donnée par la
relation suivante :
k
∑w z l l
Y ( Z1 , Z 2 ,......, Z M ,W1 ,...., WM ) = ∫ .... ∫ .... ∫ ..... ∫ 1 / l =1
k
(IV.39)
z1 zM w1 wk
∑w
l =1
l
Etant donné que chaque ensemble dans l’équation (IV.39) est un ensemble type-1 intervalle,
alors Y ( Z1 , Z 2 ,......, Z M , W1 ,...., WM ) est aussi un ensemble flou type-1 intervalle dont le
domaine est situé sur l’axe des réels :
∑w z
l =1
l l
Dans ce cas il suffit d calculer seulement l’expression k
, puisque tous les degrés
∑w
l =1
l
d’appartenance dans un ensemble type-1 intervalle sont ordinaires, alors nous allons dans la
suite représenter un intervalle seulement par ses limites gauche et droite [l, r] ou par son
C + Cr C − Cr
centre et largeur c = l et s = l respectivement.
2 2
Dans un système flou type-2, chaque z l dans (IV.39) est un ensemble type-1 intervalle et
chaque Wl est un ensemble type-1 intervalle borné entre deux valeurs critiques gauche et
droite , Y est aussi un ensemble type-1 intervalle, donc nous avons seulement besoin de
calculer les deux points extrêmes yl ( point gauche) et y r ( point droite) issus du réducteur
de type. Pour calculer ces deux points , nous allons utilisé l’algorithme de Karnik-Mendel
illustré sur la figure (IV.25)
119
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
IV.3.9 Defuzzification
La deffuzzification consiste à transformer l’ensemble flou de type réduit en un point critique
de sortie. Cette dernière représente la valeur moyenne des limites de l’ensemble type-réduit .
yl + y r
Y= (IV.41)
2
Pour mieux comprendre le système de traitement de la sortie, on prend un exemple où six
règles sont activées, la figure (IV.26) montre le système de traitement de sortie et la figure
(IV.27) illustre l’allure de la sortie numérique.
Ensembles flous type-2 d’entrées ensemble flou type-1 de sortie sortie critique
Figure(IV.26) : Résultats de combinaison des ensembles flous type-2 pour aboutir au point
de sortie critique.
120
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
121
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
IV.3.12 Résultats
Caractéristiques obtenues par simulation
122
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
123
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
124
Chapitre IV Logique floue et son apport à la commande sans capteur
En examinant les résultats des figures (IV.34-43), on remarque bien que ces résultats sont très
semblables à ceux du superviseur flou type-1, sauf qu’à basse vitesse, l’erreur d’estimation de
vitesse est pratiquement nulle dans le cas du superviseur type-2 comme le montre la figure
(IV.38). La poursuite de la vitesse de référence se fait normalement avec quelques
oscillations. D’après les figures (IV.32-34) et les figures (IV.35-37) on peut dire que les
résultats de simulation et expérimentaux sont concordants.
IV.4 Conclusion
Dans ce chapitre, un outil d’aide à la supervision est étudié, simulé et validé
expérimentalement. Un superviseur à logique floue est incorporé dans la commande
vectorielle sans capteur Le superviseur flou permet l’adaptation des paramètres du régulateur
PI utilisé dans le mécanisme d’estimation de la vitesse (MRAS-modifiée). Les résultats
obtenus attestent l’efficacité du bloc flou type 1 et type 2. L’apport de la logique type 2 est
bien ressenti en analysant les différents résultats. Les résultats de simulation et expérimentaux
sont bel et bien en concordance.
125
CONCLUSION GENERALE
Dans cette thèse, nous avons pu mettre en évidence les performances et les
limites de quelques méthodes d’estimation/observation des grandeurs non mesurables
de la machine asynchrone ainsi que la vitesse mécanique et ce, en vu d’aboutir à une
commande sans capteur.
La variation de vitesse des moteurs à induction dans le domaine des basses vitesses
et en présence des perturbations (charge, etc..) est un problème crucial. En effet dans la
zone des basses vitesses de nombreuses difficultés peuvent surgir :
• Onduleur : les imperfections de l'étage de puissance se font particulièrement
ressentir avec des faibles tensions (les chutes de tension dans les composants
électroniques représentent quelques dizaines de pourcents de la tension envoyée
au moteur),
• Moteur : une zone de non-observabilité (droite de glissement) est présente dans ce
domaine du plan couple-vitesse. De plus, une partie de cette zone de non-
observabilité apparaît dans une zone où le moteur est naturellement instable.
Généralement dans le cas où l'information sur la vitesse mécanique est disponible, la
machine asynchrone est localement observable. Si on est en présence d’un
défaut/défaillance dans le capteur de vitesse, on avait recours à l’exploitation des
techniques d'observation et d’estimation : observateur d’état, filtre de Kalman, Kubota,
mode de glissement, MRAS classique. L’usage de ces techniques est généralement
problématique. Notre objectif était de proposer des solutions pour résoudre les
problèmes liés à la commande sans capteur.
26
Conclusion générale
La première solution concerne la synthèse d’un observateur MRAS basée sur une
nouvelle approche. Cette dernière a été conçue pour reconstruire la variable mécanique
(vitesse) de la machine asynchrone tout en ayant comme informations disponibles
uniquement les grandeurs mesurables, en l’occurrence les courants statoriques de la
machine. Nous avons testé et validé expérimentalement tout les observateurs en boucle
ouverte. Les résultats obtenus ont montré que ces observateurs ont un comportement
oscillatoire lorsque la machine est proche des conditions d’inobservabilité (basse
vitesse). Par contre nous avons constaté que l’observateur MRAS proposé n’étant pas
influé par la sensibilité de cette zone. Dans le même contexte, et afin d’optimiser les
paramètres mécaniques d’adaptation de la vitesse (technique MRAS –proposé), nous
avons fais appel à la logique floue. Les résultats obtenus témoignent de l’efficacité de
cette technique intelligente. En effet une amélioration au niveau des performances est
obtenue avec succès.
Une deuxième technique (approche PLL) a été exploitée afin d’estimer l’angle de
Park utilisé dans la commande vectorielle, les résultats obtenus montre la faisabilité de
cette technique, l’autopilotage est bien conservé en dépit des variations paramétriques.
D’un autre côté, nous avons pu remarquer qu’à basse vitesse les oscillations persistent
toujours (particulièrement au niveau de la validation expérimentale).
127
Conclusion générale
128
Annexe
PARAMETRES ET DATA DE LA MACHINE
ASYNCHRONE UTILISEE
PARAMETRES ELECTRIQUES
= 5.72 Ω Résistance Statorique
PARAMETRES MECANIQUES
29
REFERENCES BIBLIOGRAPHIES
131
Références Bibliographies
132
Références Bibliographies
[41] Nakano, H.; Takahashi, I., « Sensor less field oriented control of an
induction motor using an instantaneous slip frequency estimation method, »
Proceeding of IEEE Power Electronics Specialists Conference, PESC 88, Vol. 2,
pp. 847 - 854, 11 - 14 April 1988.
[42] Ben-Brahim, L. Kawamura . A, « Fully digitized field-oriented controlled
induction motor drive using only current sensors, » IEEE Transactions on
Industrial Electronics, Vol.39, No 3, pp. 241 – 249, June 1992.
[43] Bonanno, C. J. Zhen, Xu. L, « A direct field oriented induction machine drive
with robust flux estimator for position sensorless control, » Proceeding of IEEE-
IAS 1995 Annual Meeting, Vol. 1, pp. 166 – 173, Orlando, 8 - 12 October 1995.
[44] Ju-Suk Lee, Takeshita, T, Matsui. N, « Optimized stator-flux-oriented
sensorless drives of IM in low-speed performance, » Proceeding of IEEE-IAS
1996 Annual Meeting Vol. 1, pp. 250 - 256, 6 - 10 October 1996.
[45] Zhang. J, « Speed sensorless AC drive fed by three-level inverter with full
dimensional spiral vector control for improved low-speed performance, »
Proceeding of IEEE-IAS 1996 Annual Meeting, Vol. 1, pp. 243 – 249, 6 – 10
October 1996.
[46] Ju-Suk Lee, Takeshita. T, Matsui. N, « Stator-flux-oriented sensorless
induction motor drive for optimum low-speed performance, » IEEE Transactions
on Industry Applications, Vol. 33, No. 5, pp. 1170 – 1176, September - October
1997.
[47] Wang; C. C.; Fang; C. H., « Sensorless scalar-controlled induction motor
drives with modified flux observer, » IEEE Transactions on Energy Conversion,
vol. 18, no. 2, pp. 181 – 186, June, 2003.
[48] Mihai Comanescu, Longya Xu, « An Improved Flux Observer Based on PLL
Frequency Estimator for Sensorless Vector Control of Induction Motors , » IEEE
Transactions on Industrial Electronics, Vol. 53, No. 1, pp. 50 – 56, February 2006.
[49] E. Ostertag, « Filtrage Optimal et Commande Optimale, » Ecole Supérieure
de Physique de Strasbourg, 2002.
[50] M. Fliess, J. Lévine, P. Martin, and P. Rouchon, «Flatness and defect of non-
linear systems , Introductory theory and examples, » International Journal of
Control, Vol. 61, No. 6, pp.1327–1361, February 2007.
[51] J. Dannehl and F. W. Fuchs, « Flatness-Based Control of anInduction
Machine Fed via Voltage Source Inverter - Concept,Control Design and
Performance Analysis», Proceeding.32nd Annual. IEEE Industrial Electronics
Conference, pp.5125,5130, 6-10 Nov. 2006.
[52] M. Fliess , J. Lévine , P. Martin , P. Rouchon , «A Lie-Bäcklund approach to
equivalence and flatness of nonlinear systems, » IEEE Transactions Automatics
Control, Vol. 44, pp. 922-937,1999.
[53] Emmanuel Delaleau, Jean-Paul Louis, Romeo Ortega, « Modeling and
Control of Induction Motors, » Int. J. Appl. Math. Comput. Sci., 2001, Vol.11,
No.1, pp.105-129
133
Références Bibliographies
134