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Manon Lescaut: Texte 7:, Abbé Prévost. Dernière Rencontre Entre Des Grieux Et Son Père

Dans cette scène poignante de 'Manon Lescaut', Des Grieux implore son père de ne pas être insensible à sa douleur et de se souvenir de l'amour qu'il avait pour sa mère. Malgré ses supplications, son père reste inflexible et ordonne à Des Grieux de le suivre, ce qui entraîne un échange amer entre eux. Finalement, Des Grieux, désespéré, lui fait ses adieux, laissant transparaître la profondeur de leur conflit familial.

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Manon Lescaut: Texte 7:, Abbé Prévost. Dernière Rencontre Entre Des Grieux Et Son Père

Dans cette scène poignante de 'Manon Lescaut', Des Grieux implore son père de ne pas être insensible à sa douleur et de se souvenir de l'amour qu'il avait pour sa mère. Malgré ses supplications, son père reste inflexible et ordonne à Des Grieux de le suivre, ce qui entraîne un échange amer entre eux. Finalement, Des Grieux, désespéré, lui fait ses adieux, laissant transparaître la profondeur de leur conflit familial.

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Texte 7 : Manon Lescaut, Abbé Prévost. Dernière rencontre entre Des Grieux et son père.

Je me jetai à ses genoux : « Ah ! s’il vous en reste encore, lui dis-je en les embrassant, ne
vous endurcissez donc pas contre mes pleurs. Songez que je suis votre fils… Hélas ! souvenez-
vous de ma mère. Vous l’aimiez si tendrement ! Auriez-vous souffert qu’on l’eût arrachée de vos
bras ? vous l’auriez défendue jusqu’à la mort. Les autres n’ont-ils pas un cœur comme vous ?
5 Peut-on être barbare après avoir une fois éprouvé ce que c’est que la tendresse et la douleur ? »
— Ne me parle pas davantage de ta mère, reprit-il d’une voix irritée ; ce souvenir échauffe
mon indignation. Tes désordres la feraient mourir de douleur, si elle eût assez vécu pour les voir.
Finissons cet entretien, ajouta-t-il ; il m’importune et ne me fera point changer de résolution. Je
retourne au logis, je t’ordonne de me suivre. » Le ton dur et sec avec lequel il m’intima cet ordre
10 me fit trop comprendre que son cœur était inflexible. Je m’éloignai de quelques pas, dans la
crainte qu’il ne lui prît envie de m’arrêter de ses propres mains. « N’augmentez pas mon
désespoir, lui dis-je, en me forçant de vous désobéir. Il est impossible que je vous suive. Il ne
l’est pas moins que je vive, après la dureté avec laquelle vous me traitez : ainsi je vous dis un
éternel adieu. Ma mort, que vous apprendrez bientôt, ajoutai-je tristement, vous fera peut-être
15 reprendre pour moi des sentiments de père. » Comme je me tournais pour le quitter : « Tu
refuses donc de me suivre ? s’écria-t-il avec une vive colère : va, cours à ta perte. Adieu, fils
ingrat et rebelle ! — Adieu, lui dis-je dans mon transport ; adieu, père barbare et dénaturé ! »

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