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Manuel Radioprotection

Le manuel de radioprotection de l'Université du Québec à Montréal vise à fournir des informations essentielles sur l'utilisation sécuritaire des matières radioactives et à répondre aux exigences de la Commission canadienne de sûreté nucléaire. Il est structuré en quatre parties, abordant les responsabilités légales, les principes de radioprotection, les procédures d'obtention de permis et des annexes d'informations complémentaires. Ce document a été élaboré avec la contribution du Comité de radioprotection et a été approuvé par les instances de l'université.

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Manuel Radioprotection

Le manuel de radioprotection de l'Université du Québec à Montréal vise à fournir des informations essentielles sur l'utilisation sécuritaire des matières radioactives et à répondre aux exigences de la Commission canadienne de sûreté nucléaire. Il est structuré en quatre parties, abordant les responsabilités légales, les principes de radioprotection, les procédures d'obtention de permis et des annexes d'informations complémentaires. Ce document a été élaboré avec la contribution du Comité de radioprotection et a été approuvé par les instances de l'université.

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MANUEL DE

RADIOPROTECTION

Complexe des sciences Pierre-Dansereau


(photo Claude Duchaîne)

Gestion de la matière dangereuse


Juin 2023
Remerciements :

Ce texte a fait l'objet de longues discussions lors de réunions du Comité de


radioprotection. Sans les conseils, recommandations et corrections des membres de ce
Comité, ce texte n'aurait jamais vu le jour et le Service de la prévention et de la sécurité
veut les en remercier.

Le manuel de radioprotection a été approuvé par le comité de radioprotection de


l'Université du Québec à Montréal et a fait l'objet de consultation auprès des
départements de chimie, sciences biologiques et sciences de la terre.

Le manuel de radioprotection a été adopté par le comité exécutif de l'Université


du Québec à Montréal. Résolution 95-A-5741.

Recherche, mise à jour et rédaction : Marie Leclerc

Mise à jour juin 2023 : Céline Dupont


INTRODUCTION

En rédigeant ce manuel de radioprotection, le Service de la prévention et de la sécurité a comme


objectif de fournir à toutes les utilisatrices, à tous les utilisateurs de matières radioactives, un
outil d’information sur ces dernières, et de répondre aux exigences de la Commission canadienne
de sûreté nucléaire.

Ce guide est écrit selon le document d’application de la réglementation REGDOC-2.7.1,


radioprotection qui exige de maintenir les expositions et les doses « au niveau le plus bas qu’il
soit raisonnablement possible d’atteindre (principe ALARA) en tenant compte des facteurs
sociaux et économiques ». Pour ce faire, le titulaire de permis doit voir à la maîtrise des
méthodes de travail, voir à la qualification et à la formation du personnel, contrôler l’exposition
du personnel et du public au rayonnement et être prêt aux situations inhabituelles.

Ce manuel de radioprotection se divise en quatre parties. La première détermine les


responsabilités légales et administratives des divers intervenants, notamment celles du Comité de
radioprotection de qui relève, entre autres, l’émission des permis internes et du RRP qui est
chargé d’administrer journellement le programme de radioprotection.

La deuxième partie présente les principes de radioprotection et les propriétés générales des radio-
isotopes.

La troisième partie regroupe l’ensemble des procédures permettant d’obtenir un permis interne,
d’acquérir des matières radioactives, diverses règles de sécurité, des procédures de
décontamination, etc.

Et finalement, la quatrième partie regroupe une série d’annexes contenant des informations
complémentaires.

i
Organisation de la gestion............................................................................................................... 2
Processus de communication .......................................................................................................... 2
SECTION 1. RESPONSABILITÉS LÉGALES ET ADMINISTRATIVES ........................... 3
1.1 La Commission canadienne de sûreté nucléaire ............................................................. 3
1.2 L’Université du Québec à Montréal (UQAM)................................................................ 3
1.3 Le Comité de radioprotection de l’Université ................................................................ 3
1.3.1. Mandat .................................................................................................................... 3
1.3.2. Composition du Comité institutionnel .................................................................... 4
1.3.3. Composition du sous-comité d’analyse .................................................................. 4
1.4 Responsable de la radioprotection .................................................................................. 5
1.5 La détentrice, le détenteur de permis interne .................................................................. 7
1.6 La, le responsable de travaux pratiques .......................................................................... 8
1.7 L’utilisatrice, l’utilisateur ............................................................................................... 9
1.8 Mesures dissuasives ...................................................................................................... 10
SECTION 2. RADIOPROTECTION ..................................................................................... 13
2.1 Définition et type de radiations ionisantes .................................................................... 13
2.2 Radio-isotopes............................................................................................................... 13
2.3 Les appareils de mesure des radiations ......................................................................... 13
2.4 Les unités de mesure du système international (S.I.).................................................... 14
2.4.1. Activité.................................................................................................................. 14
2.4.2. Exposition ............................................................................................................. 14
2.4.3. Dose absorbée ....................................................................................................... 15
2.4.4. Dose équivalente ................................................................................................... 15
2.4.5. Dose efficace ......................................................................................................... 15
2.5 La radioprotection ......................................................................................................... 18
SECTION 3. LIMITES DE DOSE PAR RAYONNEMENT ................................................ 19
3.1 Limites de dose efficace................................................................................................ 19
3.2 Limites de dose équivalente .......................................................................................... 19
SECTION 4. SURVEILLANCE ENVIRONNEMENTALE, DOSIMÉTRIE et
FORMATION 21
4.1 Surveillance environnementale ..................................................................................... 21
4.2 Dosimétrie personnelle ................................................................................................. 21
4.2.1. Dosimètre thermoluminescent (DTL) ................................................................... 22
4.2.2. Recommandations pour le port du dosimètre ....................................................... 22
4.2.3. Rapport d’exposition aux radiations ..................................................................... 23
4.2.4. Dépistage thyroïdien relatif à l’usage d’iode radioactif ........................................ 23
4.3 Formation des usagers................................................................................................... 24
SECTION 5. PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DES RADIO-ISOTOPES ................................ 25
5.1 Propriétés générales des radio-isotopes utilisés en recherche et en enseignement. ...... 25
SECTION 6. PROCÉDURES ET PERMIS ........................................................................... 31
6.1 Permis institutionnel ..................................................................................................... 31
6.2 Permis interne ............................................................................................................... 31

iii
6.3 Demande de permis interne et renouvellement ............................................................. 31
6.4 Modification du permis interne ..................................................................................... 32
6.5 Déclassement des installations ...................................................................................... 32
SECTION 7. ACQUISITION, RÉCEPTION, TRANSPORT ET ENTREPOSAGE ............ 33
7.1 Achats ........................................................................................................................... 33
7.2 Échange, Dons, Prêts, Transfert .................................................................................... 33
7.3 Réception ...................................................................................................................... 34
7.3.1. Réception des marchandises ................................................................................. 34
7.3.2. Réception au laboratoire ....................................................................................... 34
7.4 Transport ....................................................................................................................... 34
7.4.1. Extra-mural ........................................................................................................... 34
7.4.2. Intra-mural ............................................................................................................ 35
7.5 Entreposage ................................................................................................................... 35
SECTION 8. RÈGLES DE SÉCURITÉ ................................................................................. 37
8.1 En présence de sources non scellées ............................................................................. 37
8.2 En présence de sources scellées, ................................................................................... 39
8.3 Ni-63 ............................................................................................................................. 40
8.4 Appareil contenant des sources scellées de catégorie 1 ........................................................ 40
8.4 En cas de défaillance ..................................................................................................... 41
SECTION 9. LES APPAREILS PRODUCTEURS DE RADIATION.................................. 43
9.1 Généralités .................................................................................................................... 43
9.2 Rayons X analytiques ................................................................................................... 43
9.2.1. Appareil avec un cabinet ....................................................................................... 43
9.2.2. Appareil sans cabinet ............................................................................................ 43
SECTION 10. GESTION DES DÉCHETS RADIOACTIFS .................................................. 45
10.1 Principes généraux ........................................................................................................ 45
10.2 Réglementation ............................................................................................................. 45
10.3 Modes d’élimination ..................................................................................................... 45
10.4 Cueillette et élimination ................................................................................................ 47
SECTION 11. ACCIDENTS, INCIDENTS ET PROCÉDURES ............................................ 49
11.1 Exposition accidentelle sans contamination ................................................................. 49
11.2 Exposition accidentelle avec contamination ................................................................. 50
11.3 Décontamination corporelle .......................................................................................... 50
11.3.1. Contamination interne........................................................................................... 51
11.3.2. Contamination externe, non fixée ......................................................................... 51
11.4 Décontamination environnementale ............................................................................. 51
11.4.1. Contamination non fixée, poussière ou gazeuse : ................................................. 51
11.4.2. Contamination fixée .............................................................................................. 52
ANNEXE 1 – Utilisation des substances nucléaires..................................................................... 55
ANNEXE 3 – Permis interne de radio-isotopes ........................................................................... 68
ANNEXE 4 – Fiche d’inventaire des matières dangereuses ........................................................ 69
ANNEXE 5 – Contrôle de la contamination................................................................................. 70

iv
ANNEXE 6 – Classification, quantité d’exemption et limite annuelle d’incorporation .............. 73
ANNEXE 7 – Classification, quantité d’exemption et limite annuelle d’incorporation .............. 74
ANNEXE 8 – Étiquettes pour le transport des matières radioactives .......................................... 75
ANNEXE 10 – Radioprotection : rayons X analytiques .............................................................. 77
ANNEXE 11 – Formulaire de transaction de matières dangereuses ............................................ 78
ANNEXE 12 – Affiche « Radiation – Danger - Rayonnement » ................................................. 79
ANNEXE 13 – Unités du système international et facteurs de conversion .................................. 80
ANNEXE 14 – Formulaire de demande de dosimètre.................................................................. 82
ANNEXE 15 – Contenu du programme de formation en radioprotection ................................... 83
ANNEXE 16 – Vérification du bon fonctionnement des contaminamètres et radiamètres ......... 84
BIBLIOGRAPHIE ........................................................................................................................ 85

v
PARTIE I

RESPONSABILITÉS LÉGALES

ET ADMINISTRATIVES

1
Organisation de la gestion

Processus de communication

Vice-rectorat au développement humain et organisationnel

Service de la prévention

et de la sécurité CIR

Responsable de la Détenteur de
permis
radioprotection

Personne
autorisée

2
SECTION 1. RESPONSABILITÉS LÉGALES ET ADMINISTRATIVES

1.1 La Commission canadienne de sûreté nucléaire

La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) réglemente la possession et


l’utilisation des divers types de sources de rayonnement;

a) sources radioactives non scellées (radio-isotopes) et produits radio-pharmaceutiques


utilisés à des fins de diagnostic, de thérapie et de recherche
b) sources scellées utilisées en recherche, en thérapie ou pour des fins d’étalonnage
c) sources scellées intégrées à des instruments ou équipements
d) certains accélérateurs de particules
e) installations nucléaires
f) mines d’uranium
g) usines de traitement
h) etc.

Sont exclus des règlements les appareils à rayons X et les matières radioactives naturelles.

1.2 L’Université du Québec à Montréal (UQAM)

L’Université est l’autorité reconnue par la CCSN pour gérer le permis institutionnel
consenti par celle-ci.

Pour l’aider à administrer ce permis, l’Université s’est dotée d’un Comité institutionnel de
radioprotection et a nommé un responsable de la radioprotection, rattaché au Service de la
prévention et de la sécurité, pour en assurer la mise en œuvre (voir l’organigramme sur la
page ci-contre).

Quand une modification des personnes chargées de gérer ou contrôler l’activité autorisée
subvient, la CCSN est avisée dans les 15 jours suivants le changement.

1.3 Le Comité de radioprotection de l’Université

1.3.1. Mandat

Ce comité a pour mandat d’assurer que l’usage des substances radioactives et appareils
producteurs de radiations se fasse de façon sécuritaire pour la santé des employées,
employés, des étudiantes, étudiants et du public et de veiller à cette fin au respect des
règles de la CCSN et des autres organismes de contrôle.

Plus spécifiquement, le Comité a le mandat suivant :

3
a) informer et conseiller les professeures, professeurs, chercheuses, chercheurs, chargées
de cours, chargés de cours, étudiantes, étudiants, personnels des départements et
services de l’Université relativement aux règles et principes régissant l’utilisation des
substances radioactives et des appareils producteurs de radiations;
b) étudier et proposer des améliorations au programme et aux procédures de
radioprotection de l’Université dans le but de s’assurer que les radio-expositions seront
conformes aux limites réglementaires et seront maintenues au niveau le plus faible
qu’il soit raisonnablement possible d’atteindre (principe ALARA), compte tenu des
facteurs sociaux et économiques;
c) recevoir des bilans du RRP du programme de radioprotection et commenter ceux-ci;
d) évaluer la pertinence et le contenu des calendriers des activités mis en place pour
garantir le respect du programme de radioprotection;
e) étudier des rapports d’événement qui mettent en cause des matières radioactives aux
fins de conseil;
f) le comité délégué en sous-comité, entérine provisoirement les protocoles
expérimentaux préparés par les professeures, professeurs, chercheuses, chercheurs,
chargées de cours, chargés de cours, étudiantes, étudiants, et en surveiller
l’application en veillant au respect des règles et principes pertinents dans ce domaine,
et dans ce contexte, soumettre lors des réunions régulières du Comité de
radioprotection les demandes pour une approbation finale.

1.3.2. Composition du Comité institutionnel

Le comité se compose des personnes suivantes nommées par la vice-rectrice, le vice-


recteur des ressources humaines pour un mandat de trois ans :

- deux professeures, professeurs utilisant ou ayant déjà utilisé des substances


radioactives à des fins de recherche ou d’enseignement;
- une employée, un employé de soutien utilisant ou ayant déjà utilisé des substances
radioactives dans le cadre de son travail;
- deux personnes qui ne sont pas à l’emploi de l’Université, qui utilisent des substances
radioactives dans le cadre d’activité d’enseignement ou de recherche ou qui sont
reconnues comme spécialistes dans le domaine de la radioprotection;
- une représentante, un représentant du Service de la recherche et de la création;
- une représentante, un représentant du Service des projets d’aménagement;
- la directrice, le directeur du Service de la prévention et de la sécurité et la, le
responsable de la radioprotection sont membres d’office du comité.

1.3.3. Composition du sous-comité d’analyse

Ces membres sont désignés par le Comité institutionnel et il se compose des personnes
suivantes :

4
- le président du Comité institutionnel;
- un professeur utilisant ou ayant utilisés des substances radioactives à des fins de
recherche ou d’enseignement;
- le responsable de la radioprotection (RRP).

1.4 Responsable de la radioprotection

Sous l’autorité du SPS, le RRP est chargé d’administrer le programme journalier de


radioprotection, de la mise en application des politiques, règlements, procédures et toute
autre disposition adoptée par le Comité de radioprotection. Le RRP doit aux 5 ans
renouveler sa formation et à l’intérieur de ce délai, maintenir à jour ses connaissances par
le biais de divers sources d’information, table de concertation, web binaire, formation, etc.

Les responsabilités du RRP sont les suivantes :

a) agir comme mandataire de l’Université en ce qui a trait aux questions de permis;


b) assurer un lien entre le Comité de radioprotection et les utilisatrices, utilisateurs de
radio-isotopes et des appareils producteurs de radiations;
c) en sous-comité d’analyse, approuver provisoirement les demandes de permis
d’utilisation de radio-isotopes ou d’utilisation d’appareil à radiation ionisante et
soumettre au Comité de radioprotection lors des réunions régulières l’ensemble des
demandes pour une approbation finale;
d) rédiger un rapport annuel à l’intention de la CCSN, conformément au texte de la
condition de permis 2912 portant sur les substances nucléaires et les appareils à
rayonnement.
e) participer à l’évaluation, l’émission et l’application des permis internes;
f) rédiger et mettre à jour annuellement le manuel de radioprotection;
g) établir, mettre en œuvre et maintenir un programme de contrôle et d’évaluation de la
radioprotection de concert avec le Comité de radioprotection;
h) mettre en œuvre un programme de contrôle radiologique du personnel, y compris les
biodosages, s’il y a lieu;
i) tenir les registres nécessaires. Ces registres et rapports doivent être conservés pour au
moins un an après la date d’échéance du permis;
j) vérifier périodiquement les programmes de contrôle des niveaux de rayonnement et
des entrebarrages des appareils producteurs de radiations ainsi que la contamination
dans tous les secteurs où des matières radioactives sont utilisées, entreposées ou
évacuées;
k) s’assurer qu’une formation appropriée en radioprotection est offerte régulièrement à
toutes les utilisatrices, tous les utilisateurs de matières radioactives et aux personnes
qui viennent à l’occasion en contact avec de telles matières (préposés au nettoyage,
personnel de maintenance, etc.) dans un cadre d’un programme de sensibilisation à la

5
radioprotection (Annexe 15). Les documents de formation reçus par les travailleurs
doivent être conservés trois ans suivant la date de fin d’emploi du travailleur.
l) s’assurer que chacun des permis internes est modifié à la suite de changements
apportés aux installations, au matériel, aux politiques, aux isotopes, aux conditions
d’utilisation, aux procédures ou aux personnels;
m) faire enquête à la suite de toute surexposition à des matières radioactives ou des
appareils producteurs de radiations, de toute perte de matières radioactives et de tout
accident mettant en cause de telles matières, et en faire rapport aux autorités
compétentes 1, s’il y a lieu;
n) surveiller les radio-expositions professionnelles des personnes en examinant, au
moins, une fois par trimestre leur registre d’exposition;
o) lorsque l’examen du registre des expositions révèle des niveaux de radio-exposition
plus élevés que les seuils admissibles par l’Université, recommander des mesures qui
permettront de demeurer sous les doses;
p) assurer la liaison avec les utilisatrices, utilisateurs de radio-isotopes et des appareils
producteurs de radiations afin que les doses de rayonnements soient conformes au
principe ALARA;
q) coordonner l’élaboration de plans d’urgence où les situations où des matières
radioactives sont en causent;
r) superviser les procédures de décontamination;
s) proposer des procédures d’évacuation et superviser la gestion de l’entreposage des
déchets conformément aux conditions du permis de radio-isotopes;
t) s’assurer que les appareils de mesure sont disponibles, étalonnés et révisés au besoin;
u) autoriser l’achat, l’utilisation et la disposition des matières radioactives. Avise la
CCSN, 90 jours avant, de la destruction de tous documents ou registres.
v) conseiller les usagers pour que les matières radioactives devant être transportées soient
emballées conformément aux règlements;
w) s’assurer que les sources scellées font l’objet des épreuves d’étanchéité nécessaires;
x) participer activement aux questions relatives à la conception et à l’aménagement des
installations de laboratoire avec l’appui du Comité de radioprotection;
y) collaborer avec les utilisatrices, utilisateurs aux calculs de blindage;
z) siéger au Comité de radioprotection et agir comme conseillère, conseiller dans ce
domaine auprès de la communauté universitaire;
aa) agir en première instance pour faire cesser sur-le-champ les pratiques inadéquates.
Cette action peut inclure l’ordonnance de travaux correctifs et le retrait du permis.
Dans le cas où le RRP ou son suppléant sont dans l’incapacité d’agir, la présidente, le

1
Commission canadienne de sûreté nucléaire

6
président du Comité institutionnel avec la direction du SPS auront l’autorité pour faire
cesser sur-le-champ les pratiques inadéquates.

De plus, le RRP doit aviser la CCSN immédiatement et par la suite, faire un rapport
complet 21 jours après l’évènement lors de :

- perte, vol de substances nucléaires ou vandalisme sur les lieux d’une activité autorisée.
- rejet non autorisé dans l’environnement d’une substance nucléaire
- évènement susceptible d’entraîner l’exposition des personnes à un rayonnement
dépassant les limites de dose
- Etc. Pour la liste complète voir le Règlement général sur la sureté et la réglementation
nucléaire article 29.1 (a-h et j), 29.2 ainsi que le Règlement sur les substances
nucléaires et les appareils à rayonnement article 38.1 et 38.2

La police doit aussi être avisée lors de perte ou vol de substances nucléaire.

bb) Élaborer un plan de sécurité et le mettre à jour annuellement.

1.5 La détentrice, le détenteur de permis interne

La détentrice, le détenteur d’un permis interne d’utilisation de matières radioactives et


d’appareils producteurs de radiations est la chercheuse, le chercheur responsable de projets
dans un département ou centre de recherche. Elle, il doit :

a) s’assurer que les conditions énoncées sur le permis interne sont respectées et que les
pratiques de radioprotection permettent de garder les expositions aux radiations à un
niveau aussi bas que raisonnablement possible d’atteindre (principe ALARA);
b) s’assurer que l’on applique des pratiques sûres en laboratoire (Annexe 1);
c) veiller à ce que toute personne qui utilise des matières radioactives soit identifiée sur
le permis interne;
d) vérifier que toute utilisatrice, tout utilisateur de radio-isotopes et d’appareils
producteurs de radiations reçoit et porte, si nécessaire, un dosimètre
thermoluminescent et qu’elle, il participe à des programmes de biodosages si requis;
e) s’assurer que toutes les utilisatrices, tous utilisateurs de matières radioactives et des
appareils producteurs de radiations, sous sa responsabilité, ont reçu la formation en
radioprotection dispensée par l’Université (Annexe 15); veille à ce que les utilisatrices,
les utilisateurs qui n’ont pas encore reçu leur formation soient sous supervision directe
s’ils ont à manipuler du matériel radioactif;
f) donner aux utilisatrices, utilisateurs qui œuvrent dans le laboratoire une formation
précise en rapport avec les radio-isotopes utilisés;

7
g) informer l’utilisatrice enceinte ou l’utilisatrice qui allaite des limites d’expositions
dues à son état lorsqu’elle travaille avec des matières radioactives ou des émetteurs de
rayonnements ionisants;
h) désigner des aires précises de travail et de stockage pour les matières radioactives et
s’assurer que ces aires sont propres, bien identifiées par des panneaux de mise en
garde contre les rayonnements si requis 2, bien ventilées et munies d’un blindage
approprié;
i) tenir à jour un inventaire des matières radioactives ainsi que des registres
d’entreposage;
j) tenir les registres de contrôle et d’épreuves de contamination par frottis des aires ou
par des vérifications avec un moniteur approprié;
k) il est interdit de détruire tout dossier ou de s’en défaire de toute autre façon, si ce n’est
aux termes d’une autorisation écrite de la CCSN;
l) s’assurer que les déchets radioactifs sont remisés adéquatement et étiquetés
lisiblement;
m) informer le RRP de modifications pouvant augmenter ou diminuer l’exposition et ceci
afin d’assurer une classification adéquate des locaux;
n) aviser le RRP de tout incident impliquant des matières radioactives.
o) Assurer sa collaboration avec le RRP, entre autre, lors des inspections et voir à
corriger les points non-conformes dans les délais demandés;
p) Afficher une copie du permis interne en évidence dans chaque salle, zone ou enceinte
ou des substances nucléaires et des appareils à rayonnement sont utilisés ou stockés.

1.6 La, le responsable de travaux pratiques

La démonstratrice, le démonstrateur, la monitrice, le moniteur, etc., sous la responsabilité


d’une détentrice, d’un détenteur de permis interne, doit avant d'entreprendre une
expérience de laboratoire impliquant l’utilisation de radio-isotopes ou d’appareils
producteurs de radiations :

a) s’assurer que les conditions énoncées sur le permis interne sont respectées;
b) s’assurer que l’on applique des pratiques sûres en laboratoire (Annexe 1);
c) vérifier que toute utilisatrice, tout utilisateur de radio-isotopes et d’appareils
producteurs de radiations a reçu et porte, si nécessaire, un dosimètre
thermoluminescent;
d) rapporter tout incident impliquant des matières radioactives à la détentrice, au
détenteur de permis;
e) s’assurer que les déchets radioactifs sont remisés et étiquetés convenablement;

2
Les conditions sont énumérées à la section 8.1 o)

8
f) s’assurer qu’à la fin de la séance de travaux pratiques que :
g) les surfaces de travail, appareils et équipements utilisés lors de l’expérimentation sont
décontaminées;
h) les vérifications du taux de contamination de surface sont faites selon l’Annexe 5;
i) les résultats du taux de contamination de surface sont consignés dans un registre;
j) les sources de radiations sont bien entreposées, étiquetées et verrouillées;
k) le laboratoire est fermé à clef.

1.7 L’utilisatrice, l’utilisateur

L’utilisatrice, l’utilisateur est la professeure, professeur, chercheuse, chercheur,


technicienne, technicien, étudiante, étudiant, etc. qui travaille avec du matériel radioactif
ou un appareil émetteur de radiations. L’utilisatrice, l’utilisateur n’est pas considéré
comme travailleur du secteur nucléaire de façon générale, compte tenu de la faible
possibilité de recevoir une dose supérieure à 1,0 mSv par année.

Les personnes qui utilisent des matières radioactives ou opèrent des appareils émetteurs de
radiations ionisantes doivent :

a) suivre une formation appropriée. En attente de recevoir sa formation, l’utilisatrice,


l’utilisateur ne peut manipuler les substances radioactives que sous supervision
directe d’un travailleur autorisé;
b) adopter des méthodes de travail permettant de minimiser les expositions aux radiations
pour lui-même et pour autrui;
c) respecter les conditions d’utilisation énumérées sur le permis;
d) respecter les règles de radioprotection, énumérées sur le permis interne pour les
laboratoires élémentaires, intermédiaires, supérieurs, règles émises par la CCSN
(Annexe 1);
e) porter un dosimètre thermoluminescent, si requis, pour la durée de l’expérimentation;
f) informer la, le responsable de projet et le RRP de vol et de toute situation ou incident
suspect qui aurait pu ou qui pourrait conduire à une exposition indue aux radiations
pour lui-même ou pour les autres;
g) s’assure à la fin d’une expérience, d’une journée de travail ou à une fréquence de une
fois la semaine, que :
h) les surfaces de travail, appareils et équipements utilisés lors de l’expérimentation sont
décontaminés;
i) les vérifications du taux de contamination de surface sont faites selon l’Annexe 6;
j) les résultats du taux de contamination de surface sont consignés dans un registre;
k) les sources de radiations sont bien entreposées et étiquetées et verrouillées;

9
l) le laboratoire est fermé à clef.

1.8 Mesures dissuasives

La Politique no 1 de l’UQAM vise à assurer un milieu de travail et d’étude sain et


sécuritaire et s'appuie pour cela sur la responsabilisation personnelle des membres de la
communauté. Cette politique identifie les droits et les obligations de chaque membre.
Toute contravention aux obligations précisées dans cette politique et dans ce document
pourra faire l’objet de mesures dissuasives.

1- Lorsque la contravention présente un danger immédiat pour la santé, la sécurité


du public ou la protection de l’environnement

a) si le RRP juge qu’une pratique ou le fonctionnement dans un espace où des activités


autorisées ont lieu met directement en cause la santé, la sécurité, la protection de
l’environnement ou est susceptible d’exposer des personnes à une dose de
rayonnement inacceptable, elle, il peut exiger l’arrêt immédiat de cette pratique ou des
activités reliées à la manipulation de matériel radioactif.
b) le RRP avise au plus tôt la présidente, le président du comité institutionnel ainsi que la
directrice, le directeur de la SPS des mesures prises. Par la suite, d’autres paliers
décisionnels pourront être informés, si nécessaire.
c) la détentrice, détenteur du permis devra soumettre au comité institutionnel de
radioprotection un rapport complet indiquant les mesures correctives apportées suivant
les recommandations du RRP ou son suppléant. Seulement après avoir reçu
l’autorisation du comité, la détentrice, le détenteur pourra reprendre ses activités
suspendues.

2- Lorsqu’il y a non-conformité dans l’application du programme de radioprotection

a) le RRP informe la détentrice, le détenteur de permis des points de non-conformité et


indique les mesures à prendre pour remédier à la situation. Si le RRP juge qu’aucun
effort suffisant n’a été fait suite à un avis de dérogation, elle, il informe la détentrice,
le détenteur des mesures dissuasives auxquelles elle, il s’expose si la situation ne se
corrige pas dans un délai prescrit.
b) le RRP rapportera l’écart de pratique non corrigé au Comité institutionnel de
radioprotection qui pourra imposer des mesures dissuasives qu’il juge appropriées,
notamment :

• Le retrait de matériel radioactif;


• L’interdiction d’acquérir du matériel radioactif;
• L’arrêt pour une période probatoire des activités de recherche ou d’enseignement
dans laquelle des radio-isotopes sont utilisés;
• La résiliation du permis interne.

10
PARTIE II

RADIOPROTECTION

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SECTION 2. RADIOPROTECTION

RADIATIONS IONISANTES ET PRINCIPES DE RADIOPROTECTION

Définition et type de radiations ionisantes

Les radiations ionisantes sont des ondes électromagnétiques ou des particules capables de
produire des ions directement ou indirectement au contact de la matière. Les radiations
ionisantes peuvent être émises par des substances radioactives naturelles ou artificielles ou
par des appareils producteurs de radiations, tels les appareils à rayons X ou les
accélérateurs de particules.

Certaines substances sont instables (radioactives) parce que leur noyau est trop riche en
protons ou neutrons. Ces substances retrouvent leur stabilité par des transformations
nucléaires, appelées désintégrations. Ces transformations nucléaires sont généralement
accompagnées de l’émission de rayonnements ionisants. Les principaux types de
rayonnements ionisants rencontrés sont les particules alpha, bêta, gamma et rayons X. Le
tableau 3 illustre les diverses caractéristiques des principaux rayonnements ionisants.

2.2 Radio-isotopes

Les radio-isotopes utilisés dans les laboratoires de recherche et d’enseignement sont sous
la forme de sources scellées ou de sources ouvertes. Les sources scellées sont généralement
emprisonnées dans une capsule ou une enveloppe étanche pour éviter la dispersion de la
matière radioactive, ce qui ne les empêche pas d’irradier. Ces sources peuvent émettre des
rayonnements ionisants de type alpha, bêta ou gamma, selon la nature de la substance
radioactive utilisée.

Quant aux sources ouvertes, les radio-isotopes peuvent tout aussi bien se retrouver à l’état
élémentaire que sous la forme de composé chimique, d’alliage, d’oxyde, de solution
aqueuse, de gaz, etc. L’utilisation de sources ouvertes, en plus de constituer un potentiel
d’irradiation externe, présente également un risque de contamination, principale cause
d’exposition interne. La contamination de surface non fixée peut être aussi à l’origine
d’irradiation cutanée ou d’exposition interne.

2.3 Les appareils de mesure des radiations

Les rayonnements ionisants sont invisibles; on ne peut ni les voir ni les sentir de quelque
façon. Pour détecter leur présence et mesurer leur niveau d’énergie, il faut donc avoir
recours à des appareils de mesure conçus à cette fin. La principale difficulté tient au fait
qu’aucun appareil de mesure ne peut mesurer tous les types de rayonnements. Il faut donc
choisir un dispositif de mesure adapté au type de rayonnement que l’on veut mesurer. Il
faut aussi s’assurer que la sonde de l’appareil de mesure détecte efficacement le type de
radiations que l’on veut mesure. Il est essentiel que les appareils de mesure soient
étalonnés périodiquement.

13
Les appareils de mesure sont composés de deux éléments essentiels : un détecteur (sonde)
et un dispositif de lecture. Selon le type d’appareil, la lecture sera en roentgen/heure
(R/hre), en coups par minute (CPM), en coups par seconde (CPS), en becquerel par
centimètre carré (Bq/cm2), en gray (Gy) ou en sievert (Sv). Le détecteur mesure la
présence de rayonnements en mesurant l’effet des rayonnements ionisants sur une
substance. Les appareils les plus courants mesurent l’une des deux propriétés des
rayonnements ionisants : l’ionisation de gaz (détecteurs à chambre d’ionisation, compteurs
proportionnels, moniteurs Geiger) ou la scintillation (scintillateurs inorganiques,
scintillateurs organiques).

Pour mesurer la captation des rayonnements en milieu de travail, trois méthodes sont
connues : la surveillance environnementale, pour mesurer la quantité de rayonnements
présents dans le milieu; la dosimétrie personnelle, pour évaluer la quantité de radiations
que reçoivent les personnes exposées; la dosimétrie interne (exemple : le biodosage pour
l’iode radioactif volatil)

2.4 Les unités de mesure du système international (S.I.)

Il y a plusieurs unités de mesure des radiations ionisantes. Selon le point de vue où l’on se
place, selon ce que l’on veut regarder, on utilise l’une ou l’autre de ces unités.

2.4.1. Activité

Cette mesure donne indirectement des informations concernant les risques pour la santé.

L’unité de mesure : Le becquerel (Bq) qui équivaut à une désintégration par seconde. Il
s’agit d’une unité peu commode puisque le nombre de désintégrations par seconde peut
souvent se chiffrer par milliards. Le curie équivaut à 37 milliards de désintégrations par
seconde ou 37 milliards de becquerels.

2.4.2. Exposition

Les radiations ionisantes ont la capacité de donner une charge électrique à l’air qu’elles
traversent (c’est le phénomène de l’ionisation). En mesurant cette ionisation, on obtient
une mesure qui tient compte à la fois de la radioactivité de la source, du type de
rayonnement émis et de leur niveau d’énergie. Cette mesure est cependant limitée, car on
ignore dans quelle mesure cette énergie sera absorbée par la matière et aura un effet sur
celle-ci.

L’unité de mesure : Le Coulomb/kg (C/kg) est la mesure de l’intensité ou du débit des


rayons X ou gamma. Le C/kg a remplacé graduellement le Roentgen (R) qui correspond à
258 microcoulombs/kg d’air.

Cette mesure exprime l’intensité ou dose d’exposition du champ de radiation par la


quantité d’ionisation produite par unité de masse d’air exposée à la radiation.

14
2.4.3. Dose absorbée

La dose absorbée est la quantité d’énergie absorbée par unité de masse de matière.

L’unité de mesure : Le gray (Gy), 1 Gy correspond à une énergie absorbée de

1 joule / kg de matière. Le gray équivaut à 100 rads.

2.4.4. Dose équivalente

L’énergie transmise à la matière peut avoir une nocivité variable selon le type de
rayonnement. La dose équivalente est la quantité de dose absorbée. Corrigée par des
facteurs de pondération, différents selon les rayonnements, car déterminés en fonction de
leur efficacité biologique pour des effets stochastiques. Par exemple, les rayonnements
alpha sont considérés comme 20 fois plus nocifs que les rayonnements gamma. Le tableau
1 présente les facteurs de pondération pour différents rayonnements.

Dose équivalente (H) = dose absorbée (D) X facteur de pondération (Q)

Tableau 1 - Facteurs de pondération pour les rayonnements

Type de rayonnement Facteur de


et gamme d’énergie pondération (Q)
Beta 1
Gamma 1
Photons, toutes énergies 1
Électrons et muons, toutes énergies 1
Neutrons, énergie ‹ 10 keV 5
Neutrons, énergie de 10 keV à 100 keV 10
Neutrons, énergie › 100 keV à 2 MeV 20
Neutrons, énergie › 2 MeV à 20 MeV 10
Neutrons, énergie › 20 MeV 5
Protons, autres que les protons de recul énergie › 20 MeV 5
Particules alpha, fragments de fission et noyaux lourds 20

L’unité de mesure : Le sievert (Sv) en est l’unité. Le Sv équivaut à 100 rem.

2.4.5. Dose efficace

La dose efficace est une grandeur qui a été introduite pour tenter d’évaluer le détriment en
termes d’effets stochastiques au niveau du corps entier. Calculée à partir de la dose
équivalente pour chaque partie du corps, la dose efficace tient compte des sensibilités
différentes des tissus par des facteurs de pondération. Le tableau 2 illustre les facteurs de
pondération pour les organes et les tissus.

15
La dose efficace est la somme, exprimée en sievert (Sv), des valeurs dont chacune
représente le produit de la dose équivalente reçue par un organe ou un tissu.

Tableau 2 - Facteurs de pondération pour les organes et les tissus

Organe ou tissus Facteur de


pondération
Gonades (testicules ou ovaires) 0,20
Sein 0,05
Moelle rouge 0,12
Côlon 0,12
Poumon 0,12
Estomac 0,12
Vessie 0,05
Foie 0,05
Œsophage 0,05
Glande thyroïde 0,05
Peau 0,01
Surface des os 0,01
Cerveau 0,01
L’ensemble de tous les organes et tissus ne figurant pas dans ce 0,05
tableau, y compris la glande surrénale, les voies respiratoires
supérieures, l’intestin grêle, le rein, les muscles, le pancréas, la
rate, le thymus et l’utérus
Corps entier 1,00

Les valeurs des facteurs de pondération pour les organes et les tissus de la Commission
internationale de protection radiologique (CIPR, ICRP en anglais), indiquées dans leur
publication #103 (2007), sont reconnues au niveau international. À titre d’information,
elles différent de celles du tableau 2 basées sur le règlement sur la radioprotection de la
CCSN.

16
Tableau 3 - CARACTÉRISTIQUES PRINCIPALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS

CHARGE ARRÊTÉ PÉNÉTRATION VITESSE ÉNERGIE APPAREILS DE MESURES EX.


NATURE PAR *** TISSUS AIR AIR Irradiation Contaminations

ALPHA 2 protons Plusieurs feuilles Très faible Quelques Dépend de Variable Geiger à Geiger à fenêtre 235
U
(α) 2 neutrons de papier 0.05 cm cm l'énergie De 4 à 12 MeV fenêtre mica mica 238
U
(10 cm jusqu'à (1,5 à 2 Frottis compté 226
Ra
2 charges max.) 1/20c(*) mg/cm2) par scintillation 232
Th
positives liquide 241
Am

BETA 1 électron Carton, feuille Moyen Jusqu'à Dépend de Variable Geiger à Geiger à fenêtre 198
Au
(ß) d'aluminium, de 0.06 à plusieurs l'énergie et De keV à 10 fenêtre mince mica 32
P
1 charge plexiglas quelques mètres du parcours MeV Dosimètre Frottis compté 90
Sr
négative dizaines de déjà fait. par scintillation
mm Jusqu'à liquide
0.99c
Frottis compté 3
H
par scintillation 14
C
liquide 35
S
33
P

GAMM Pas de Quelques cm de Plus ou Jusqu'à des c Variable Sonde à Scintillation 60


Co
A charge. Pb, acier, béton moins centaines de De keV à scintillation Geiger 24
Na
(γ) Onde pénétrant mètres. plusieurs MeV Geiger Chambre 137
Cs
électro- L'épaisseur est selon E(**) (à l'infini) Chambre ionisation 125
I
magnétique calculée en ionisation Frottis 198
Au
fonction de E(**).

RAYO Pas de Quelques cm de Plus ou Jusqu'à des c Variable Dosimètre Scintillation 54


Mn
NS-X charge. Pb, acier, béton moins centaines de De keV à Chambre Geiger 125
I
Onde pénétrant mètres plusieurs MeV ionisation Chambre 131
I
électro- L'épaisseur est selon E(**) (à l'infini) ionisation 22
Na
magnétique calculée en Frottis
fonction de E(**).
c : est la vitesse de la lumière (300 000 km/s)
** E : est l'énergie du rayonnement
*** pour un blindage approprié, demander conseil auprès de votre RRP

17
2.5 La radioprotection

La radioprotection est l’ensemble des principes et des moyens pouvant être mis en
œuvre pour protéger les personnes exposées aux radiations ionisantes. Il n’existe pas
de solution miracle, mais un ensemble de moyens que l’on doit choisir et adapter à chaque
situation. Comme on ignore s’il existe un niveau d’exposition complètement sécuritaire, on
doit viser à réduire l’exposition au plus bas niveau possible. Pour ce faire, on peut :

a) empêcher la propagation des rayonnements ionisants en ayant recours au blindage


ou au confinement. L’efficacité de ceux-ci dépend de la nature du matériau utilisé, de
son épaisseur, de son emplacement, de sa forme et de son étanchéité.
b) augmenter la distance. L’exposition, et donc le risque, diminue à mesure que l’on
s’éloigne de la source.
c) réduire le temps d’exposition. La dose reçue diminue avec la durée de l’exposition.
d) s’il y a une production d’aérosol, manipulé dans une hotte ou une boîte à gant pour
éviter la dispersion.
e) des moyens de protection personnelle adéquats : sarrau, tablier de plomb (si requis),
gants, etc.

Dans tous les cas, il faut que le personnel soit adéquatement formé et informé des risques
et des mesures de protection en situation normale et en cas d’incidents ou d’accidents.

18
SECTION 3. LIMITES DE DOSE PAR RAYONNEMENT

Les limites de doses de rayonnement établies par la CCSN, dans le Règlement sur la
radioprotection, sont fondées sur les recommandations de la Commission internationale de
protection radiologique (CIPR)

3.1 Limites de dose efficace

Les limites de dose efficace que peut recevoir une personne ne dépassent pas les doses,
pour les périodes visées, indiquées au tableau 4.

Tableau 4 - Limites de dose efficace par personne pour une période visée

Dose efficace
Personne Période
(mSv)
Travailleuse, travailleur du a) Période de dosimétrie d’un an 50
secteur nucléaire b) Période de dosimétrie de cinq ans 100
Travailleuse enceinte du Le reste de la grossesse 4
secteur nucléaire
Personne autre qu’un Une année civile 1
travailleur du secteur
nucléaire

La travailleuse, travailleur du secteur nucléaire est la personne qui, du fait de sa profession


ou de son occupation et des conditions dans lesquelles elle exerce ses activités, si celles-ci
sont liées à une substance ou une installation nucléaire, risque vraisemblablement de
recevoir une dose de rayonnement supérieure à la limite réglementaire fixée pour la
population en général.

La dose limite pour les autres travailleurs et le public pour le corps entier est de 1 mSv.
Ces valeurs sont des doses maximales limites. Par conséquent si de bonnes pratiques de
travail sont appliquées, il y aura maintien de l’exposition aux radiations au niveau le plus
bas qu’il est possible d’atteindre (principe ALARA) en tenant compte des facteurs sociaux
et économiques.

Par ailleurs, une valeur qui dérogerait de la valeur habituelle lors d’une période du port du
dosimètre fera l’objet d’une enquête et des recommandations pourraient suivre ou des
mesures pourraient être prises afin de réduire l’exposition.

3.2 Limites de dose équivalente

Les limites de dose équivalente, autorisées par la CCSN, sont indiquées au tableau 5. Les
limites de dose équivalente sont exprimées, pour un organe ou un tissu et engagée à son
égard pour la personne considérée durant la période mentionnée.

19
Tableau 5 - Limites de dose équivalente par organe ou tissu pour une période considérée

Dose
Organe
Personne Période équivalente
ou tissu
(mSv)
Cristallin a) Travailleur du secteur Période de dosimétrie 50
nucléaire d’un an
b) Toute autre personne Une année civile 15
Peau a) Travailleur du secteur Période de dosimétrie 500
nucléaire d’un an
b) Toute autre personne Une année civile 50
Mains et a) Travailleur du secteur Période de dosimétrie 500
pieds nucléaire d’un an
b) Toute autre personne Une année civile 50

Les doses indiquées dans les tableaux 4 et 5 ne s’appliquent pas aux rayonnements
ionisants :

a) reçues par un patient lors d’un examen médical ou de soins donnés par un médecin
compétent, ou
b) reçues par une personne exécutant des mesures d’urgence pour prévenir un danger par
la vie humaine.

20
SECTION 4. SURVEILLANCE ENVIRONNEMENTALE, DOSIMÉTRIE et
FORMATION

4.1 Surveillance environnementale

La surveillance environnementale comprend les mesures ambiantes enregistrées à


l’intérieur et à l’extérieur des pièces ainsi que le taux de contamination de surface. Les
conditions de permis imposent les limites suivantes :

a) aucune source de radiations ionisantes n’est permise en dehors des pièces enregistrées.
À l’extérieur de ces pièces, le taux d’équivalence de doses doit être maintenu au plus
bas niveau possible et ne doit pas dépasser, en aucun cas, 2,5 µSv/h;
b) à l’intérieur des pièces spécialement identifiées 3, le taux d’équivalence de dose doit
être maintenu au plus bas niveau possible et ne doit pas dépasser 25 µSv/h aux
endroits peu accessibles et peu occupés et 2,5 µSv/h dans les espaces réguliers de
travail;
c) pour toutes les surfaces de travail normalement accessibles dans un laboratoire où l’on
manipule ou entreposes des radio-isotopes, la contamination non fixée ne doit pas
dépasser 3 Bq/cm2 pour touts les radionucléides selon une moyenne établie pour une
surface ne dépassant pas 100 cm2;
d) pour toutes les autres surfaces accessibles, la contamination non fixée ne doit pas
dépasser 0,3 Bq/cm2 pour tous les radionucléides selon une moyenne établie pour une
surface ne dépassant pas 100 cm2;
e) un détecteur de mesure approprié et fonctionnel pour les radio-isotopes utilisés doit
être disponible lors des manipulations. Les détenteurs de permis ou la personne qu’il
désignera veillent à ce que les radiamètres soient étalonnés annuellement et le bon
fonctionnement des contaminamètres soit vérifié de façon régulière avec une source de
contrôle de faible activité (voir Annexe 16);
f) pour réduire le débit de dose et de se conformer au principe ALARA, un écran de
protection efficace peut être utilisé (voir tableau 3).

En sus des vérifications faites par les utilisatrices, utilisateurs de radio-isotopes dans leur
laboratoire, des contrôles des débits de doses et des niveaux de contamination auxquels
sont soumis les personnels, étudiants et visiteurs, seront effectués de façon aléatoire par le,
RRP.

4.2 Dosimétrie personnelle

La dosimétrie personnelle est une méthode de mesure faisant appel à des détecteurs placés
directement sur le corps d’une personne afin de déterminer la dose à la peau et la dose au
corps entier reçue pour une période de temps donnée.

3
Voir les caractéristiques pour l’affichage à la section 8.1 o)

21
Le dosimètre personnel est un excellent moyen de contrôle mais il comporte certaines
limites : il n’enregistre pas les doses reçues au niveau des extrémités, il n’enregistre pas les
doses reçues par ingestion ou inhalation et il n’est pas sensible aux rayonnements bêta de
basse énergie (tritium, carbone 14).

La CCSN oblige les titulaires de permis de radio-isotopes à soumettre les utilisatrices, les
utilisateurs à deux programmes : « Contrôle et enregistrement des doses individuelles » et
« Essais biologiques relatifs à l’iode 125 et l’iode 131 ».

4.2.1. Dosimètre thermoluminescent (DTL)

Le dosimètre thermoluminescent a la propriété, à la suite d’une irradiation, d’émettre de la


lumière sous l’action de la chaleur. La lumière émise et mesurée est proportionnelle à la
dose reçue.

Il est requis que les utilisatrices, les utilisateurs fassent l’objet d’une dosimétrie personnelle
par moniteur DTL.

Sont exemptés de porter un dosimètre celles et ceux qui travaillent uniquement avec le
TRITIUM, le CARBONE-14, le SOUFRE-35, ou autres émetteurs de rayonnements bêta
purs de faible énergie.

Lorsqu’il y a manipulation d’un contenant renfermant plus de 50 MBq (1.35 mCi) de P-32,
Sr-89, Y-90/Sr-90, Sm-153 ou Rh-186, il est recommandé de porter des dosimètres
d’extrémités.

Le formulaire de demande de dosimètre est disponible au bureau de la gestion des matières


dangereuses ainsi qu’à l’Annexe 14.

4.2.2. Recommandations pour le port du dosimètre

Pour que le dosimètre thermoluminescent soit efficace, la personne qui porte un dosimètre
doit suivre les recommandations suivantes :

a) porter le dosimètre continuellement pendant les heures de travail. Il peut être porté au
niveau de la poitrine ou de la taille; lorsqu’un équipement de protection (tablier
plombé) est porté, le dosimètre doit être porté sous le tablier; le but est d’enregistrer
les doses reçues au corps; si deux dosimètres sont portés, l’un est sous le tablier et
l’autre au collet, à l’extérieur;
b) le dosimètre d’extrémité (bague) doit être orienté vers la source de radiation;
c) le dosimètre doit être porté par une seule personne;
d) faire attention à son dosimètre pour ne pas l’éclabousser, l’endommager, le perdre ou
le laisser dans un endroit où il peut y avoir expositions;

22
Hors des heures de travail, le dosimètre doit être rangé dans un endroit exempt de champ
de radiation, loin de source intense de chaleur et à l’abri de la lumière.

4.2.3. Rapport d’exposition aux radiations

Le Bureau de la radioprotection et des instruments médicaux, Santé et Bien-être social


Canada, transmet au RRP les rapports d’exposition aux radiations. Elle, il doit garder ces
rapports en dossier même après le départ des utilisateurs et les rendre disponibles pour
consultation.

Lorsqu’un relevé de dose excède 0,2 mSv pour le corps entier ou 10 mSv pour la peau pour
la période considérée ou une augmentation anormale par rapport aux niveaux habituels, le
RRP prend contact avec la détentrice, le détenteur de permis, l’utilisatrice, l’utilisateur, ils
analysent le rapport et élaborent des mesures correctrices appropriées.

4.2.4. Dépistage thyroïdien relatif à l’usage d’iode radioactif

Les personnes qui travaillent avec l’iode radioactif incluant l’utilisation des trousses
d’essai radio-immunologique dans lesquels l’antigène ou l’anticorps est fourni sous forme
de matière radio-iodée provenant de sources non scellées, en quantité supérieure aux
valeurs indiquées au tableau 6, doivent se soumettre au dépistage thyroïdien réglementaire.

Tableau 6 - Niveaux d'activités des iodes radioactifs

Niveaux d'activité, IODE125, IODE131,


au-delà desquels un dépistage thyroïdien est nécessaire
Types d'opérations Activité (1) manipulée sur
une période de 24 heures
(2)
Travaux effectués à découvert 2MBq
(54 μCi)
Travaux effectués sous une hotte 200 MBq
(5.4 mCi)
Travaux effectués dans une boîte à gants normalement 20000 MBq
fermée (3) (540 mCi)
(1) D'une source non scellée qui rend un essai biologique nécessaire.

(2) Les travaux qui provoquent des quantités importantes d'iode radioactif ne doivent pas être effectués à
découvert.

(3) Il faut ventiler de façon appropriée les boîtes à gants utilisées pour les travaux qui provoquent des
quantités importantes d'iode radioactif volatil.

De plus, les personnes qui travaillent :

- avec des quantités d’iode radioactif supérieures à celles indiquées au tableau 3;


- qui se trouvent assez près de l’endroit où on les utilise pour qu’une incorporation
importante ait lieu;
23
- toute autre quantité dans une enceinte de confinement approuvée par écrit par la CCSN
ou une personne autorisée par celle-ci;
- qui est impliqué dans un déversement mettant en cause plus de 5 MBq d’iode 125 ou
d’iode 131;
- chez laquelle on détecte une contamination externe à l’iode 125 ou l’iode 131;

doivent aussi se prêter à un dépistage thyroïdien 24 hres après la manipulation et moins de


cinq jours suivants l’exposition.

Si on détecte par mesure directe plus de 1kBq d’iode 125 ou d’iode 131 dans la thyroïde,
un examen des méthodes de travail sera réalisé.

Si on détecte par mesure directe plus de 10kBq d’iode 125 ou d’iode 131 dans la thyroïde,
un essai biologique approuvé par la CCSN ou une personne autorisée par celle-ci est
effectué dans les 24 heures.

4.3 Formation des usagers

4.3.1 Formation nouveaux usagers

À chaque début de trimestre, le RRP s’informe auprès des titulaires de permis des besoins
de formations pour leurs laboratoires. La formation est en 2 étapes. La première étape est
accessible en ligne et un examen accompagne cette étape. Une fois cette étape réalisée le
RRP rencontre les nouveaux usagers et une bonification de formation leur est offerte. Pour
pouvoir être reconnu comme utilisateur autorisé, il faut avoir complété la formation en
ligne, avoir réussi l’examen et avoir assisté à la rencontre avec le RRP.

4.3.2 Formation continue

Une formation d’appoint aux 3 ans est nécessaire pour le maintien du nom de l’usager sur
la liste des gens autorisés à utiliser des substances radioactives.

4.3.3. Utilisateurs de sources scellées uniquement

Pour ces utilisateurs, voir la modalité de formation dans la section 8.2 f)

24
SECTION 5. PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DES RADIO-ISOTOPES

5.1 Propriétés générales des radio-isotopes utilisés en recherche et en enseignement. 4

CARACTÉRISTIQUES 3
H 14
C 22
Na 32
P

Demi-vie physique 12.3 ans 5730 ans 2.6 ans 14.3 jours
Demi-vie biologique
organisme entier 12 jours 10 jours 11 jours 257 jours
organe critique 12 jours 18 jours (foie)
1155 jours (os)
Nature des radiations, ß- Emax = 0.0186 ß- Emax = 0.156 ß+ Emax = 0.54 ß- Emax = 1.71
énergie maximum (MeV) Emoy = 0.0057 Emoy = 0.049 γ E = 0.511 E moy = 0.70
E = 1.28
Genre d'appareil pour le Compteur à Sonde ß (fenêtre Sonde ß, γ avec un Sonde ß (fenêtre
contrôle de la scintillation liquide mince) avec un compteur Geiger ou mince) avec un
contamination (CSL) compteur Geiger ou CSL compteur Geiger ou
CSL CSL
Organes critiques Organisme entier Organisme entier et Organisme entier Os
les graisses
Limite annuelle 1 GBq 34 MBq 6 MBq 8 MBq
d'incorporation (ingéré) (≈ 27 mCi) (≈ 1 mCi) (≈ 162 μCi) (≈ 162 μCi)
Toxicité (Classification Faible Modéré Élevé Modéré
IAEA)
Portée maximale dans 6 mm 24 cm -- 790 cm
l'air
Portée maximale dans 6x10-3 mm 0.28 mm -- 0.8 cm
l'eau
Couche de plomb pour -- -- 4 cm --
atténuation à 10 %
Concentration maximale 2x10-3 μCi/cc 4x10-6 μCi/cc 3x10-7 kBq/cc 7x10-8 μCi/cc
permise dans l'air
Nature du blindage Aucun Aucun Plomb Plexiglass 1 cm
requis et épaisseur 5 cm minimum
RECOMMANDATIONS Le tritium ne peut Le carbone sous la Il est préférable de
être mesuré avec un forme de composés ne pas manipuler
moniteur. Le port de organiques peut être avec les mains.
gants jetables est absorbé à travers les Utiliser une pince,
toujours gants. Un soin un support.
recommandé. particulier doit être
pris pour ne pas
générer de dioxyde
de carbone, lequel
peut être inhalé.

4
Extrait d’un document d’information d’Amersham Life Science et du Radiation Protection Handbook, University
of Calgary.

25
CARACTÉRISTIQUES 35
S 45
Ca Cr
51 125
I

Demi-vie physique 87.4 jours 163 jours 27.7 jours 60 jours


Demi-vie biologique
organisme entier 257 jrs 1,8 X 104 jr.(os) 616 jrs 138 jrs
organe critique 600 jrs (os)
1530 jrs (peau)
Nature des radiations, ß- Emax = 0.167 ß- Emax = 0.257 γ E max = 0.32 γ E = 0.0355
énergie maximum (MeV) X Emax = 5 keV X E = 0.0310
ß Emoy = 0.022
Genre d'appareil pour le Sonde ß, fenêtre Sonde ß avec un Sonde ß, γ avec un Sonde avec un
contrôle de la mince et un compteur Geiger ou compteur Geiger ou cristal de NaI mince
contamination compteur Geiger ou un CSL un CSL ou un CSL
un CSL
Organes critiques Os, peau, testicules Os Organisme entier Thyroïde
Limite annuelle 26 MBq 30 MBq 530 MBq 1 MBq
d'incorporation 5 (≈ 700 μCi) (≈ 810 μCi) (≈ 14 mCi) (≈ 27 μCi)
Toxicité (Classification Moyenne Élevée Moyenne Élevé
IAEA)
Portée maximale dans 26 cm 52 cm -- --
l'air
Portée maximale dans 0.32 cm 0.62 mm -- --
l'eau
Couche de plomb pour -- -- 0,32 mm 2,1x10-2 cm
atténuation à 10 %
Concentration maximale 0.2 μCi/cc -- -- 2x10-7 μCi/cc
permise dans l'air
Nature du blindage Aucun Plexiglass 1cm Plomb 3 mm Plomb 0.02 cm
requis et épaisseur
RECOMMANDATIONS Un soin particulier En général, le Ca ne En général, le 51Cr L'iode sous la forme
doit être pris pour ne requiert pas de ne requiert pas de de NaI est très
pas générer de précautions précautions volatile à pH 8.
dioxyde de soufre et spéciales. Le spéciales. Les L'iode volatil diffuse
de sulfure calcium s'accumule chromates ne sont à travers les gants et
d'hydrogène, dans la masse pas absorbés par les la peau. Toutes les
lesquels peuvent être osseuse pour une organes du corps manipulations
inhalés. Les fioles durée équivalente à humain. doivent se faire sous
doivent être ouvertes sa demi-vie. la hotte avec double
et manipulées dans paires de gants
une enceinte jetables.
ventilée

5
Ces limites représentent les activités qui donneraient des doses équivalentes de 20 mSv/an.

26
CARACTÉRISTIQUES I
123 109
Cd 194
Hg 209
Po

Demi-vie physique 13.13 heures 464 jours 444 ans 102 ans
Demi-vie biologique
organisme entier 120 – 138 jours 20 ans 50 jours
organe critique
Nature des radiations, γ et X Emoy = γ et X Emoy = e- E = 0.040 α E=4.9
énergie maximum (MeV) 0.1590 0.08803
Genre d'appareil pour le Sonde avec un Sonde avec un CSL (compteur
contrôle de la cristal de NaI ou un cristal de NaI ou un scintillation liquide)
contamination CSL CSL
Organes critiques Thyroïde Reins, foie, Reins, foie, rate,
Poumons moelle osseuse,
Poumons
Limite annuelle 100 MBq (ingestion) 10 MBq (ingestion) 0.39 MBq 0.066 MBq
6 (≈ 2.7 mCi) (≈ 270 μCi) (ingestion) 7 (ingestion)7
d'incorporation
(≈ 10 μCi) (≈ 1.7 μCi)
Toxicité (Classification
IAEA)
Portée maximale dans
l'air
Portée maximale dans
l'eau
Couche de plomb pour 2 mm 0.24 mm --
atténuation à 10 %
Concentration maximale
permise dans l'air
Nature du blindage Plomb 2 mm Plomb 0.24 mm --
requis et épaisseur
RECOMMANDATIONS L'iode sous la forme
de NaI est très
volatile à pH 8.
L'iode volatil diffuse
à travers les gants et
la peau. Toutes les
manipulations
doivent se faire sous
la hotte avec double
paires de gants
jetables.

6
Ces limites représentent les activités qui donneraient des doses équivalentes de 20 mSv/an.

7 Source : GD-52 : Guide de conception des laboratoires de substances nucléaires et des salles de médecine nucléaire

27
CARACTÉRISTIQUES 229
Th 232
U 233
U

Demi-vie physique 7300 ans 72 ans 160000 ans


Demi-vie biologique 700 jours Quelques jours Quelques jours
organisme entier 22 ans (Os) (Reins) (Reins)
(organe critique) 700 jours (Foie) Plusieurs années Plusieurs années
(Os) (Os)
Nature des radiations, α E =4.9 α E =5.3 α E =4.8
énergie maximum (MeV) ß E =0.12 γ E =0.0022 γ E =0.0013
γ E =0.096

Genre d'appareil pour le CSL (compteur CSL (compteur CSL (compteur


contrôle de la scintillation liquide) scintillation liquide) scintillation liquide)
contamination
Organes critiques Os, foie, Organisme Os, Reins, Os, Reins,
entier Organisme entier Organisme entier
Limite annuelle 0.042 MBq 0.061 MBq 0.4 MBq
d'incorporation 8 (ingestion) 9 (ingestion)9 (ingestion)9
(≈ 1.1 μCi) (≈ 1.6 μCi) (≈ 10.8 μCi)
Toxicité (Classification
IAEA)
Portée maximale dans
l'air
Portée maximale dans
l'eau
Couche de plomb pour -- -- --
atténuation à 10 %
Concentration maximale
permise dans l'air
Nature du blindage
requis et épaisseur
RECOMMANDATIONS

8
Ces limites représentent les activités qui donneraient des doses équivalentes de 20 mSv/an.

9 Source : GD-52 : Guide de conception des laboratoires de substances nucléaires et des salles de médecine nucléaire

28
PARTIE III

PROCÉDURES ET PERMIS

29
SECTION 6. PROCÉDURES ET PERMIS

6.1 Permis institutionnel

L’Université est autorisée par la CCSN à posséder, importer et utiliser une quantité de
produits radioactifs. Des copies de ce permis sont affichées dans les endroits où se
déroulent les activités autorisées par la CCSN. À l’UQAM, ces copies sont à l’intérieur des
locaux à accès restreint de l’équipe de la gestion des matières dangereuses.

Le permis de l’Université est redistribué sous forme de permis interne à chacun des
responsables de projet. La demande de permis fera l’objet d’une approbation finale par le
Comité institutionnel de radioprotection lors des réunions régulières. Certaines exigences
sont liées à l’émission de permis internes

Le permis émis par la CCSN est régi par plusieurs conditions de permis. L’une de ces
conditions vise spécifiquement les sources scellées de catégorie 1 à 5. Les catégorie 1 et 2
étant les plus restrictives. Pour se conformer à cette condition de permis, l’Université a mis
en œuvre des mesures de sécurité pour prévenir la perte, le sabotage, l’utilisation illégale,
la possession illégale ou l’enlèvement illégal des sources scellées. Pour ce faire, un plan de
sureté qui comprend des mesures de sécurité physique à la fois techniques et
administratives a été élaboré. Ce plan est accessible uniquement aux personnes autorisées
qui ont besoin d’avoir accès à ces renseignements règlementés.

6.2 Permis interne

Le permis interne est délivré aux responsables de projet qui démontrent que les conditions
requises sont respectées. Les conditions suivantes sont exigées :

a) que les utilisatrices, utilisateurs soient qualifiées


b) que les quantités entreposées n’excèdent pas les limites permises
c) répond aux exigences du guide de conception des laboratoires de substances nucléaires
et des sales de médecine nucléaire (GD-52)
d) tenir à jour les registres.

6.3 Demande de permis interne et renouvellement

Pour obtenir un permis interne, la, le responsable de projet ou de travaux pratiques doit en
faire la demande par écrit au RRP. La demande de permis requiert les informations
suivantes :

a) identification de la, du responsable de projet;


b) isotope (s) et limite de possession de sources ouvertes ou scellées;
c) sources scellées dans un appareil;
d) appareil producteur de radiations;

31
e) utilisatrices, utilisateurs de substances radioactives appelés à travailler avec des
sources radioactives;
f) lieux d’entreposage et de manutention;
g) conditions spécifiques d’utilisation.

À la réception de la demande, le RRP vérifie ou fait vérifier par les services concernés la
conformité de la conception des laboratoires de la demanderesse, du demandeur et
achemine le dossier au Comité institutionnel de radioprotection pour étude et approbation.
Lorsque la demande est approuvée, le RRP prépare le permis, fait signer la présidente, le
président du Comité ou sa déléguée, son délégué et l’expédie à la détentrice, au détenteur.
Le permis interne doit être affiché dans le lieu de travail, il est valide pour une période de
cinq ans et au moins, une fois par an le RRP s’assure que les renseignements inscrits sont
valides. (Annexe 4)

6.4 Modification du permis interne

Pour modifier le contenu d’un permis, la détentrice, le détenteur fait parvenir au RRP une
demande de modification. Les modifications au permis peuvent être approuvées par le RRP
lorsque ces modifications ne mettent pas en cause les protocoles expérimentaux, mais le
personnel autorisé ou les lieux d’utilisation ou d’entreposage. Les autres modifications
doivent être approuvées par le sous-comité et entérinées par le Comité de radioprotection
lors des réunions régulières. Le permis peut être amendé rapidement lorsque requis.

6.5 Déclassement des installations

Pour déclasser une zone, une pièce ou une enceinte où il est permis d’utiliser des matières
radioactives la détentrice, le détenteur de permis interne doit obtenir l’approbation du RRP.
Ainsi, avant de procéder à la mise hors service de toute installation où l’on fait usage de
substances radioactives prescrites, il faut :

a) éliminer toutes les substances radioactives, retirer les logos et les affiches sur lesquels
le symbole trifolié apparaît;
b) effectuer un relevé de la contamination et prendre les mesures nécessaires pour
s’assurer que les niveaux de contamination non fixée ne dépassent pas 0,3 Bq / cm2
pour tous les radionucléides selon une moyenne établie pour une surface ne dépassant
pas 100 cm2;
c) obtenir une autorisation écrite du RRP.
d) S’il s’agit d’un laboratoire classifier de niveau intermédiaire ou supérieur, le RRP doit
aussi aviser la CCSN.
e) Advenant qu’après un déclassement, on observe une contamination fixée, le RRP
devra faire rapport à la CCSN pour obtenir son approbation pour rendre disponible
cette zone, pièce, enceinte.

32
SECTION 7. ACQUISITION, RÉCEPTION, TRANSPORT ET ENTREPOSAGE

7.1 Achats

Tous les achats de matières radioactives et d’appareils émetteurs de rayonnements


ionisants doivent recevoir l’approbation du RRP ou son délégué, qui en autorise
l’acquisition par le Service des approvisionnements.

Les radio-isotopes achetés en vertu d’un permis interne de l’UQAM doivent être utilisés
dans les locaux du requérant à l’Université.

Pour commander des produits radioactifs, le formulaire de réquisition d’achat (UQAM F-


458) doit contenir les informations suivantes :

- Mention « MATIÈRES RADIOACTIVES »


- Le nom chimique de matière;
- L’isotope;
- L’activité en becquerel;
- Le numéro de catalogue;
- Le nom du fournisseur

7.2 Échange, Dons, Prêts, Transfert

Les échanges, don, prêts, transfert de matières radioactives et d’appareil à rayonnement


entre les détentrices, détenteurs de permis à l’UQAM et ceux avec d’autres institutions
doivent recevoir l’approbation du RRP.

Les radio-isotopes échangés, donnés, prêtés à l’interne, en vertu du permis de l’UQAM,


doivent être utilisés dans les locaux du receveur à l’Université. L’inventaire doit être ajusté
en conséquence autant pour le donneur que le receveur.

Le donneur demeure légalement responsable de son produit.

Des formulaires pour ce type de transaction sont disponibles au bureau du RRP (Annexe
11).

Les transferts vers un site distant, doivent recevoir au préalable l’approbation du RRP. Le
RRP fera les validations d’usages, dont s’assurer que le receveur a les autorisations
nécessaires. S’il s’agit d’un appareil à rayonnement, le RRP fournira au receveur les
consignes à suivre en cas d’accidents. S’il s’agit d’une source scellée, le RRP fournira
l’épreuve d’étanchéité

33
7.3 Réception

7.3.1. Réception des marchandises

Si l’on constate qu’un colis étiqueté « Matières radioactives » est endommagé ou fuit ou
autres situations dangereuses tel que décrit dans le Règlement sur l’emballage et le
transport des substances nucléaires à l’article 35, l’accès au colis doit être limité et une
personne qualifiée doit, dès que possible, évaluer l’ampleur de la contamination et mesurer
le débit de dose du colis qui en résulte. L’évaluation doit porter sur le colis, le moyen de
transport et le lieu de déchargement. Les actions à prendre à la suite d’une situation
dangereuse sont décrites dans le Règlement sur l’emballage et le transport des substances
nucléaires aux articles 36 (1), 37 (1) et 38.

Lors de la réception d’un colis excepté ou d’un colis de type A, il faut :

- détenir un certificat de formation en transport de matières dangereuses classe 7 valide;


- conserver pour une période de deux ans les documents de transport.

Lors de la réception d’un colis de type A, il faut en plus :

- vérifier la contamination non fixée et s’assurer que celle-ci ne dépasse pas 4 Bq/cm2;
- vérifier l’exactitude de l’indice de transport.

De plus, l’Annexe 8 mentionne les mesures additionnelles qu’il convient de prendre au


moment d’ouvrir un colis excepté et un colis de type A.

7.3.2. Réception au laboratoire

La personne responsable doit vérifier l’état du colis et mesurer le niveau de contamination


externe à l’aide de frottis. Une procédure, réception de colis radioactifs, et des informations
concernant l’emballage et l’étiquetage des colis radioactifs sont décrites à l’Annexe 8. La
valeur mesurée doit être inscrite sur le formulaire d’inventaire dans la case appropriée
(Annexe 4).

7.4 Transport

7.4.1. Extra-mural

Le transport de matières radioactives est réglementé par la Loi et le Règlement sur le


transport des marchandises dangereuses. À l’Université, le transport inter pavillonnaire des
matières dangereuses est assuré par le Service du transport dont les véhicules sont équipés
de plaques pour le transport routier et le personnel est spécialement formé, tel que requis
par le règlement.

Le transport de matières radioactives sur la voie publique, dans les transports en commun
ou dans des véhicules non placardés est totalement interdit, sauf s’il s’agit d’activité en

34
colis exempté selon les limites prescrites dans le règlement sur l’emballage et le transport
des substances nucléaires.

Pour pouvoir effectuer un envoi d’un colis de matières radioactives, veuillez vous adresser
au RRP. Seules les personnes détenant un certificat de formation en transport des matières
dangereuses (TMD) valide peuvent procéder à l’envoi d’un colis excepté ou de type A. La
certification pour le TMD terrestre est valide pour une période de 3 ans. Pour les envois de
colis aérien, l’UQAM s’adresse à des firmes qui détiennent cette certification.

7.4.2. Intra-mural

Lorsque l’utilisatrice, l’utilisateur transporte des substances nucléaires à l’extérieur du


laboratoire, particulièrement dans les corridors, une méthode sécuritaire de manutention est
recommandée. L’utilisation d’un chariot est un bon moyen de contribuer à augmenter la
sécurité.

Toutefois, le transport des sources ouvertes nécessite l’utilisation d’un récipient fermé et
étanche. De plus, ce matériel doit être identifié par un symbole trifolié et on doit aussi faire
mention de l’isotope et de l’activité.

7.5 Entreposage

Les matières radioactives doivent être entreposées dans un local équipé d’un système de
verrouillage, dans une armoire ou un réfrigérateur muni d’une serrure où seules les
personnes autorisées ont accès.

35
SECTION 8. RÈGLES DE SÉCURITÉ

8.1 En présence de sources non scellées

Les présentes règles doivent être considérées comme un standard minimal et doivent être
respectées dans tous les laboratoires. Le radio-isotope utilisé et son activité détermineront
le degré de précaution supplémentaire à prendre. Les principales règles sont :

a) planifier son travail à l’avance. Avant de commencer à travailler, assurez-vous que le


matériel requis pour l’expérience est sur le comptoir, dans un cabaret ou sur une
section recouverte de papier absorbant. Pour de nouvelles manipulations ou
expériences, faites-les à froid ou à très faible activité.
b) le contact direct avec les matières radioactives doit être évité, l’utilisation de sarraus,
gants jetables et, si nécessaire, des couvre-chaussures, tabliers, etc. sont recommandés
(les vêtements de protection utilisés avec les radio-isotopes doivent être
exclusivement portés dans la pièce de manutention et non dans la salle de
comptage, encore moins dans la salle à manger, corridor, ascenseur, etc.).
c) le travail avec les radio-isotopes devrait être effectué dans une zone non achalandée du
laboratoire, identifiée à cette fin avec l’affiche de classification soit élémentaire,
intermédiaire ou supérieur selon le cas (Annexe 1) du permis interne ainsi que
l’affiche Procédure en cas de déversement (CCSN déc. 2016) et délimitée avec du
ruban autocollant sur lequel les mots « radioactive material » sont apparents. Les
surfaces de travail (cabarets, paillasses) doivent être recouvertes de papier absorbant,
ce dernier doit être jeté immédiatement dans le contenant de récupération si l’on
renverse un produit.
d) des écrans de blindage appropriés doivent être installés pour protéger l’utilisateur et
les occupants des lieux ou locaux adjacents lorsque nécessaires (voir tableau 3).
e) les solutions radioactives doivent être manipulées et transportées dans un contenant
incassable et un cabaret avec suffisamment de produits absorbants pour empêcher une
contamination en cas de bris.
f) dans tous les cas où l’évaporation d’une matière radioactive est possible, le travail doit
être effectué sous la hotte ou dans une boîte à gants reliée au système de ventilation
des hottes. Des gants, des lunettes de sécurité et, si nécessaire, un masque à cartouche
doivent être portés.
g) si vous devez chauffer une solution radioactive, il est préférable de le faire dans un
bain-marie ou avec une lampe infrarouge. Ne jamais chauffer directement sur une
flamme. S’il est nécessaire de regarder dans un contenant pendant qu’une réaction
chimique s’effectue toujours porter des lunettes de sécurité, un masque à cartouche ou
un masque facial et se protéger les mains avec des gants de caoutchouc et utiliser de
longues pinces.
h) il est préférable de ne pas regarder directement dans un contenant qui contient un
émetteur bêta fort ou gamma.

37
i) un récipient ou équipement qui contient une matière radioactive de plus de 1 quantité
d’exemption (1QE) porte une étiquette sur laquelle figure le symbole trifolié de mise
en garde, le nom du produit, l’activité et la date de référence.
j) une solution radioactive ne doit jamais être vidée d’un contenant à un autre, mais
transférée à l’aide d’une pipette munie d’une poire en caoutchouc avec un dispositif de
sécurité ou une pipette automatique.
k) la contamination des contenants de solvants de lavage doit être absolument évitée,
donc en transférer une certaine quantité dans un bécher ou erlenmeyer, dans lequel on
prend la quantité voulue à l’aide d’une pipette.
l) la verrerie utilisée pour le travail avec les radio-isotopes doit être réservée
exclusivement à cette fin. Celle-ci doit être lavée avec un détergent approprié et l’eau
de rinçage, considérée comme contaminée, doit être récupérée dans les contenants
prévus à cette fin. Cette verrerie doit être séchée et entreposée dans un endroit identifié
afin de ne pas être mélangée avec la verrerie non contaminée.
Il est défendu d’évacuer dans les égouts des matières radioactives. Si un
déversement accidentel dans les égouts se produit, le RRP doit en être avisé.

m) la récupération des déchets radioactifs doit se faire conformément à la procédure


décrite à la section 10.3.
n) à moins d’avis contraire de la CCSN, toute personne responsable d’une zone, d’une
pièce ou d’une enceinte doit afficher un panneau de mise en garde durable et lisible,
conforme à l’Annexe 12 dans les cas suivants :

i) où se trouvent des isotopes radioactifs en une quantité supérieure à 100 fois la


quantité d’exemption (QE);
ii) où une personne pourrait recevoir une dose de rayonnement ionisant supérieure à
25 µSv/h

doit signaler ladite zone, pièce ou enceinte au moyen d’un panneau avertisseur
(Annexe 12) durable affichant :

- le symbole de mise en garde


- les mots « RAYONNEMENT-DANGER-RADIATION»
- des renseignements qui donnent la nature et l’importance du danger d’irradiation
(CCSN, 7 article 22.4)

o) le symbole de mise en garde doit être enlevé si ladite zone, pièce ou enceinte :

i) ne contient plus d’isotopes radioactifs en quantité supérieure à 100 fois la QE;


ii) cesse d’être un endroit où une personne pourrait recevoir une dose de
rayonnement ionisant supérieure à 25 µSv/h

38
p) en cas d’irradiation ou de contamination avec des matières radioactives, suivre la
procédure décrite à la section 11.
q) les armoires, les réfrigérateurs et les congélateurs où les radio-isotopes sont entreposés
doivent être identifiés avec le symbole trifolié et verrouillés. De plus, l’inventaire à
jour des matières radioactives doit être sur les armoires, les réfrigérateurs et les
congélateurs.
r) des relevés de contamination doivent être effectués, au moins chaque semaine (voir
Annexe 5), et ceux-ci doivent être conservés pour une période de 1 an après
l’expiration du permis et ne seront disposés qu’en demandant l’autorisation au RRP.
s) dans la mesure où l’isotope utilisé est détectable à l’aide d’un contaminamètre
l’utilisatrice, l’utilisateur vérifie s’il y a présence de contamination au niveau des
mains et des pieds, de sa zone de travail et des instruments à la fin de
l’expérimentation. Cette validation est qualitative, car la vérification doit être
ultimement fait par la méthode du frottis (annexe 5).

N.B. Il est interdit de boire, de manger, de fumer, d’utiliser des cosmétiques ou d’employer
tout autre matériel venant en contact avec la bouche dans un lieu susceptible d’être
contaminé par du matériel radioactif. De plus, les articles alimentaires, cigarettes ou
cosmétiques ne sont pas permis dans les locaux identifiés sur les permis internes.

8.2 En présence de sources scellées,

a) toutes les règles de sécurité décrites précédemment s’appliquent.


b) toutes les sources radioactives scellées doivent être identifiées au moyen d’un symbole
de mise en garde contre les radiations et contenir les informations suivantes : la nature
de l’isotope, l’activité de l’isotope et la date de l’étalonnage.
c) lorsque les sources ne sont pas en usage, elles sont tenues sous clef et portent en
évidence le symbole de mise en garde contre les radiations.
d) on doit éviter tout contact physique avec les sources.
e) toute source radioactive scellée contenant plus de 50 MBq, sauf les sources gazeuses,
doit subir un contrôle d’étanchéité selon les procédures autorisées par la CCSN :

i) tous les 24 mois pour chaque source scellée entreposée de façon continue ou
immédiatement avant son utilisation lorsque la source scellée a été entreposée
pendant 12 mois ou plus;
ii) tous les 12 mois pour chaque source scellée de plus de 50 MBq incluse dans un
dispositif ou un appareil;
iii) immédiatement après tout événement susceptible d’avoir endommagé la source
scellée.

f) Le RRP doit être avisé lorsque des sources scellées libres ou des appareils contenant des
sources scellées doivent être disposés. En effet, un permis de démantèlement est

39
nécessaire pour procéder au retrait des sources scellées contenues dans les appareils à
rayonnement. De plus, les sources scellées ne peuvent qu’être disposées que chez un
fournisseur de service autorisé.

Les utilisateurs qui possèdent exclusivement des sources scellées et qui ont déjà suivi la
formation de base en radioprotection ne sont pas tenus de suivre les formations continues.
Toutefois, le RRP les informera des modifications ou nouvelles règlementations pouvant
les toucher.

En conséquence, la formation continue n’est plus exigée mais la formation « nouveaux


usagers » demeure obligatoire.

Tout éliminateur d’électricité statique qui est remplacé chaque année n’a pas besoin de
subir d’épreuve d’étanchéité à condition qu’il soit retourné au fournisseur au moins trois
mois avant la date de remplacement.

Si on décèle une fuite supérieure à 200 Bq il faut cesser d’utiliser la source scellée,
l’appareil à rayonnement dans lequel est placée cette dernière et avertir le RRP. La source
défectueuse sera isolée pour limiter la propagation de la contamination radioactive en la
CCSN sera immédiatement avisée.

Les dossiers des résultats des épreuves d’étanchéité doivent être conservés pendant trois
ans. Il est interdit de détruire tout dossier ou de s’en défaire de toute autre façon, si ce n’est
aux termes d’une autorisation écrite de la CCSN.

8.3 Ni-63

Les utilisateurs d’appareils à rayonnement, tels les GC (source interne Ni-63), qui
contiennent une source scellée moins de 10 fois la quantité d’exemption doivent :

1- être titulaire d’un permis interne


2- suivre la formation «Nouveaux usagers»
3- réaliser les tests d’étanchéité tel que décrit à la section 8.2 e)

En conséquence, la formation continue n’est plus exigée mais les inspections annuelles par
le RRP sont maintenues.

8.4 Appareil contenant des sources scellées de catégorie 1

Les sources de catégorie 1 sont des sources de fortes activités contenues dans des
appareils à rayonnement tels les irradiateurs autoblindés. Les usagers devant utiliser ce
type d’appareil doivent en plus de la formation de base, se soumettre à une vérification
d’antécédents judiciaires afin d’évaluer leur niveau de fiabilité en matière de sûreté;

40
recevoir une formation de sensibilisation aux exigences en matière de sureté; respecter les
procédures de contrôles d’accès.

8.4 En cas de défaillance

L’usagère, l’usages doit rapporter immédiatement au responsable de la radioprotection tout


incident, défaillance, bris ou situation anormale qui touche les appareils eux-mêmes ou le
système de contrôle d’accès. Le RRP interdira l’accès à l’appareil, procédera à des
mesures de débit de dose à différentes distances pour mettre en place des zones de sécurité
et communiquera avec le fournisseur de service de l’appareil.

41
SECTION 9. LES APPAREILS PRODUCTEURS DE RADIATION 10

9.1 Généralités

Avant la mise en marche d’un nouvel appareil producteur de radiations (tout appareil
fonctionnant à une tension > 15,000 volts), une expertise en radioprotection est nécessaire
afin de s’assurer qu’il n’y a pas de fuite de rayons X et ceci, avant que quiconque ne soit
autorisé à l’utiliser.

9.2 Rayons X analytiques

9.2.1. Appareil avec un cabinet

Lorsque l’appareil est placé dans un cabinet, il doit satisfaire aux conditions suivantes :

a) une lumière rouge doit s’allumer lorsque la haute tension est appliquée. S’il y a
défectuosité du système de verrouillage de l’accès ou au circuit de la lumière rouge, la
haute tension ne devrait pas pouvoir être appliquée;
b) le taux d’équivalence de dose ne devrait pas dépasser 25 µSv/h dans les endroits peu
accessibles et 2,5 µSv/h aux endroits accessibles;
c) une affiche où apparaît le symbole de l’émission de radiation doit être apposée sur
l’appareil, ainsi que sur la porte d’entrée de la pièce où il se trouve;
d) suivre les recommandations de l’Annexe 10.

9.2.2. Appareil sans cabinet

Un appareil sans cabinet doit répondre aux conditions qui suivent :

a) une lumière rouge doit s’allumer lorsque la haute tension est appliquée;
b) des panneaux doivent empêcher toute partie du corps de se placer dans le faisceau;
c) un moniteur de radiation muni d’une sonde à fenêtre mince en bout de tube doit être
entrebarré au circuit d’alimentation du générateur et couper celui-ci s’il y a une
défectuosité ou si le seuil prédéterminé est dépassé;
d) s’il y a défectuosité du système de verrouillage des panneaux ou du circuit de la
lumière rouge, il devrait être impossible d’appliquer la haute tension;
e) une affiche où apparaît le symbole de l’émission de radiation doit être apposée sur
l’appareil, ainsi que sur la porte d’entrée de la pièce où il se trouve;
f) suivre les recommandations de l’Annexe 10.

10
Extrait du Manuel de radioprotection de l’Université de Montréal, 1985

43
SECTION 10. GESTION DES DÉCHETS RADIOACTIFS 11

10.1 Principes généraux

Les produits marqués avec un ou des radio-isotopes génèrent des déchets radioactifs. Les
déchets radioactifs sont constitués de résidus de préparations, de contenants non
recyclables (fioles, éprouvettes, etc.), d’échantillons, de solides contaminés, de carcasses
d’animaux radioactives qui doivent être éliminés en conformité avec les principes suivants:

a) respect de la réglementation et des conditions du permis d’utilisation de


radionucléides;
b) respect du principe ALARA en ce qui concerne l’exposition des individus impliqués
dans la gestion des déchets radioactifs;
c) les procédures de rejet doivent être planifiées de telle sorte qu’elles peuvent être
appliquées simplement et de façon routinière.

10.2 Réglementation

La CCSN autorise, conformément aux règlements de la Loi sur la sûreté nucléaire,


l’évacuation des déchets radioactifs dans l’environnement. L’évacuation des matières
radioactives doit cependant se faire de façon à limiter au niveau ALARA les rejets de
radionucléides dans l’environnement, afin que l’utilisation des matières radioactives ne
présente aucun risque inacceptable pour le public. À l’Université, c’est l’équipe de la
gestion des matières dangereuses (GMD), qui voit à la cueillette et à la disposition de ces
déchets selon les normes.

10.3 Modes d’élimination

Le mode de disposition retenu à l’Université est le suivant :

a) Déchets solides (papier absorbant, gants, embouts de pipettes, etc.)

Tous les déchets solides doivent être récupérés dans des contenants de plastique fourni
à cet effet par la GMD, munis de sacs de polyéthylène, réservés aux déchets radioactifs
et identifiés avec le sigle de la radioactivité.

Lors de la cueillette, les sacs doivent être bien fermés, intacts et posséder une étiquette
« DÉCHETS RADIOACTIFS » dûment complétée. Les renseignements à indiquer sur
l’étiquette sont les suivants : l’isotope, l’activité, la date, le nom de l’utilisatrice,
l’utilisateur et le département (Annexe 9).

b) Déchets liquides aqueux

11
Extrait du protocole de gestion des matières potentiellement dangereuses, UQAM 1987

45
Tous les déchets liquides aqueux doivent être récupérés dans des contenants de
plastique fourni à cet effet par la GMD dans lesquels on retrouve de la poudre
absorbante. L’usagère, l’usager doit s’assurer que tout le liquide a été bien absorbé.

Lors de la cueillette, les contenants doivent être bien fermés, intacts et posséder une
étiquette « DÉCHETS RADIOACTIFS » dûment complétée. Les renseignements à
indiquer sur l’étiquette sont les suivants : l’isotope, l’activité, la date, le nom de
l’utilisatrice, l’utilisateur et le département (Annexe 9).

c) Déchets liquides inflammables (tel le liquide à scintillation)

Les fioles contenant du liquide à scintillation doivent être récupérées séparément dans
des contenants de plastique fourni à cet effet par la GMD, muni de sacs de
polyéthylènes, réservés aux déchets radioactifs et identifiés avec le sigle de la
radioactivité.

Lors de la cueillette, les contenants doivent être bien fermés, intacts et posséder une
étiquette « DÉCHETS RADIOACTIFS » dûment complétée en cochant qu’il s’agit de
vials. Les renseignements à indiquer sur l’étiquette sont les suivants : l’isotope,
l’activité, la date, le nom de l’utilisatrice, l’utilisateur et le département (Annexe 9).

d) Les déchets anatomiques (humains ou animaux)

Tous les déchets anatomiques radioactifs doivent être récupérés dans deux sacs de
polyéthylène superposés, étiquetés et gardés congelés.

Lors de la cueillette, les contenants doivent être bien fermés, intacts et posséder une
étiquette « DÉCHETS RADIOACTIFS » dûment complétée. Les renseignements à
indiquer sur l’étiquette sont les suivants : l’isotope, l’activité, la date, le nom de
l’utilisatrice, l’utilisateur et le département. Ces sacs doivent aussi être dotés d’une
étiquette « DÉCHETS BIOLOGIQUES » dûment complétée avec les renseignements
suivant : déchets anatomiques humains ou animaux, la date, le nom de l’utilisatrice,
l’utilisateur et le département (Annexe 9).

e) Les déchets non anatomiques (liquides biologiques, culture cellulaire, etc.) et les
piquants / tranchants

Les déchets non anatomiques et les piquants, tranchants contaminés aux substances
radioactives doivent être placés dans des contenants rigides fermant hermétiquement et
étiquetés.

Lors de la cueillette, les contenants doivent être bien fermés, intacts et posséder les
étiquettes telles que définies au point d).

46
10.4Cueillette et élimination

La cueillette des déchets s’effectue selon un horaire établi par la GMD. Toutefois, il est
possible, via le JIRA ou communiquer par courriel [Link]@[Link], de faire une
requête de service pour obtenir des contenants additionnels ou faire effectuer une collecte
supplémentaire.

47
SECTION 11. ACCIDENTS, INCIDENTS ET PROCÉDURES 12

A. INTERVENTION D’URGENCE 13 : plus de 100 QE d’impliquée

Pour tout incident ou accident dont l’ampleur ou la gravité nécessite une intervention
d’urgence, l’utilisatrice, l’utilisateur de matières radioactives et d’appareils producteurs de
radiations doit :

a) évacuer le lieu de l’accident ainsi que le personnel;

i) prodiguer les premiers secours

b) aviser le Service de la prévention et de la sécurité au 3131, qui :

i) consignera dans un rapport les coordonnées de toutes les personnes visées avant
qu’elles ne quittent les lieux;
ii) informera, selon le cas, le médecin et les ambulanciers que des matières
radioactives sont en cause

c) dans tous les cas d’irradiation ou de contamination, le RRP doit être avisé au 3397.
Dans l’impossibilité de la, le rejoindre, communiquer avec le SPS qui la, le contactera.
Le RRP devra :

i) établir la nature de l’exposition (accidentelle sans contamination, contamination


corporelle ou environnementale, feu, explosion, etc.);
ii) aviser immédiatement la CCSN et leur soumettre par écrit un rapport d’incident
dans un délai de 21 jours.

d) informer la détentrice, le détenteur de permis dans les meilleurs délais.

B. INCIDENT OU ACCIDENT MINEUR : moins de 100 QE d’impliquées

Pour tout incident ou accident mineur causé par des matières radioactives ou par des
appareils producteurs de radiations, l’utilisatrice, l’utilisateur doit pour une :

11.1Exposition accidentelle sans contamination

Causée par un faisceau de radiations produit par un appareil producteur de radiations ou


une source radioactive.

12
Pour plus de sécurité, il faut considérer comme contaminé tout vêtement entré en contact avec un colis
endommagé ou avec un liquide renversé jusqu’à ce que des relevés soient faits.
13
La marche à suivre en cas d’urgence doit être affichée sur les lieux de travail.

49
a) la personne exposée doit faire un rapport à la détentrice, au détenteur de permis
interne;
b) la détentrice, le détenteur de permis interne doit prendre immédiatement toutes les
mesures de sécurité nécessaires pour que des correctifs soient apportés;
c) la détentrice, le détenteur de permis interne doit informer le RRP;
d) le RRP doit :

i) évaluer les doses reçues par la personne et recommander, si nécessaire, un


examen médical;
ii) faire enquête sur les causes de l’accident, en informer le Comité institutionnel de
radioprotection et transmettre par écrit ses recommandations à la détentrice, au
détenteur du permis interne;
iii) informer la CCSN dans les délais prescrits.

11.2Exposition accidentelle avec contamination

Causée par une :

- Exposition involontaire à un environnement contaminé


- Ingestion, inhalation ou injection de matériel radioactif

L’utilisatrice, l’utilisateur victime d’une contamination corporelle ou environnementale


doit :

a) isoler la région contaminée;


b) délimiter un périmètre, si requis;
c) contenir la contamination. Dans le cas d’une contamination atmosphérique (source
gazeuse ou poussières), essayer autant que possible d’empêcher la propagation des
matières radioactives en fermant les portes et en laissant fonctionner la hotte;
d) procéder à la décontamination corporelle ou environnementale, selon les procédures
décrites aux points 11.3 et 11.4.

11.3 Décontamination corporelle

Une contamination corporelle peut survenir lorsqu’une personne reçoit une projection ou
que ses vêtements entrent en contact avec un colis en mauvais état ou avec un liquide
renversé contenant un ou des radionucléides.

À la suite d’un tel accident ou incident, il peut être nécessaire de procéder à la


décontamination du personnel. Les procédures de décontamination sont les suivantes :

50
11.3.1. Contamination interne

À la suite d’inhalation de matières radioactives, il faut obliger la personne à tousser et à se


moucher immédiatement. Conserver les expectorations et les sécrétions nasales aux fins
d’examen.

En cas d’ingestion accidentelle de matières radioactives, rincer immédiatement la bouche


avec beaucoup d’eau et informer le médecin traitant.

Après tout incident qui pourrait entraîner une activité thyroïdienne supérieure au niveau
d’investigation approprié, un essai biologique de contrôle doit être effectué au minimum 24
heures après l’incident.

Si l’activité thyroïdienne est supérieure au niveau d’investigation approprié, d’autres essais


doivent être effectués à des intervalles de dix jours pour l’iode 125 et de deux jours pour
l’iode 131, jusqu’à ce que l’activité thyroïdienne soit inférieure au niveau d’investigation
approprié.

11.3.2. Contamination externe, non fixée

La meilleure façon d’enlever la contamination non fixée est de se laver avec de l’eau et du
savon doux. On recommande aussi de décontaminer les yeux en utilisant beaucoup d’eau
ou une solution médicale approuvée. Il faut enlever tout vêtement contaminé et le jeter
dans un contenant de récupération.

Informer la détentrice, le détenteur de permis interne ainsi que le RRP. Celui-ci procèdera
à une évaluation de la dose à la peau selon les procédures internes et les attentes de la
CCSN 14

11.4Décontamination environnementale

À la suite d’un accident ou incident, il peut être nécessaire de procéder à la


décontamination d’un site. La procédure peut varier en fonction de l’état, de l’activité et du
volume de la matière radioactive :

11.4.1. Contamination non fixée, poussière ou gazeuse :

a) limiter la propagation de la poussière ou des gaz radioactifs en fermant les issues 15;
b) laisser fonctionner la hotte;
c) procéder à des vérifications du taux de contamination fixée et non fixée;

14
[Link]
[Link]
15
Se munir de masques respiratoires efficaces ou si nécessaire d’un appareil de respiration autonome.

51
d) éviter tout contact corporel en portant des équipements de protection individuelle
jetables (survêtements, gants, bottes, etc.);
e) procéder à la décontamination par lavage à l’eau avec un savon approprié ou avec un
solvant et des serviettes jetables. Éviter d’étendre la contamination;
f) vérifier de nouveau le taux de contamination et répéter les étapes c) et e) jusqu’à ce
que le taux de contamination des surfaces de travail soit égal ou inférieur à 3 Bq/cm2
pour tous les radionucléides selon une moyenne établie pour une surface ne dépassant
pas 100 cm2 et pour toutes autres surfaces 0,3 Bq/cm2 pour tous les radionucléides
selon une moyenne établie pour une surface ne dépassant pas 100 cm2.
Consigner les résultats dans un registre.

g) Tout le matériel utilisé pour la récupération ainsi que l’équipement de protection


individuel jetable doit être récupéré selon la procédure décrite à la section 10.3;
h) Informer la détentrice, le détenteur de permis interne.

11.4.2. Contamination fixée

a) mesurer le débit de dose. Le RRP s’assure que le débit de dose ne dépasse pas 0.5
µSv/h à 0.5 mètre de distance;
b) apposer sur la tache un autocollant «Matières radioactives», identifiant la présence de
contamination;
c) afficher, sur le mur le plus près possible de la tache, le contaminant, son activité ou
encore l’inscrire clairement sur l’autocollant;
d) procéder à la mise en place du blindage requis, si nécessaire;
e) informer la détentrice, le détenteur du permis interne.

C) EN CAS DE FEU

a) Cesser vos manipulations immédiatement et sans vous mettre en danger, fermer les
contenants ou les ranger;
b) Retirer gants et sarrau, et quitter le local;
c) Fermer les porte en quittant les lieux
d) Actionner l’avertisseur manuel
e) Évacuer le bâtiment
f) Signaler l’incident au poste 3131

Pour toutes autres consignes sur les diverses urgences, consulter le document «Guide
mesures d'urgence »

52
PARTIE IV

ANNEXES

53
ANNEXE 1 – Utilisation des substances nucléaires

55
ANNEXE 1 (suite)

56
ANNEXE 1 (suite)

57
ANNEXE 2 – Formulaire de demande de permis interne

DEMANDE DE PERMIS INTERNE


POUR SUBSTANCES NUCLÉAIRES ET
APPAREILS ÉMETTEURS DE RADIATIONS
IONISANTES
► Veuillez retourner par courrier interne la ou les demande(s) entièrement remplie(s) et
lisible(s) à :

Madame Céline Dupont,


Responsable de la radioprotection
Pavillon Président-Kennedy, PK-R420

Pour de plus amples informations ou pour le renouvellement de votre permis, vous pouvez
rejoindre Mme Céline Dupont, par téléphone au poste 3397 ou par courrier électronique à
[Link]@[Link].

SECTION 1 : TYPE DE DEMANDE

S’agit-il d’une première demande  ou d’un renouvellement 

No. de permis interne : ____________________________

SECTION 2 : IDENTIFICATION ET SIGNATURE DU DEMANDEUR

Nom et prénom : _______________________________________________________________

Statut : Professeur(e)  Chercheur (euse)  Autre  (préciser)


_______________________

Département/Service : ___________________________________________________________

Pavillon : Sciences Biologiques  Chimie-Biochimie  Président-Kennedy 


Autre  (préciser) _________________

Adresse du pavillon : ____________________________________________________________


Adresse rue code postal

Adresse personnelle : ____________________________________________________________


Adresse rue code postal

58
Téléphone à l’université : (____) _________________ Personnel : (____) __________________

Télécopieur : (____) _________________ Téléavertisseur/cellulaire : (____) _______________

Courrier électronique : __________________________________________________________

Signature de la demanderesse, demandeur : __________________________________________

Date : _______________________

SECTION 3 : EXPÉRIENCE AVEC LES SUBSTANCES NUCLÉAIRES

Décrire brièvement votre formation et expérience avec les radio-isotopes et les appareils à
rayonnement :
______________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________

Formation antérieure en radioprotection (ou mise-à-jour) : OUI  NON 

Si oui, en quelle année : __________________ Où : ____________________

SECTION 4 : PERSONNE RESSOURCE

Identification d’une personne ressource : OUI  NON 

Nom et prénom : _______________________________________________________________

Fonction : _____________________________________________________________________

Téléphone à l’université : (____) _______________ Personnel : (____) _______________

Téléavertisseur : (____) _______________ Cellulaire : (____) _______________

Signature de la personne ressource : ________________________________________________

Date : _______________________

59
SECTION 5 : TYPE D’UTILISATION

RECHERCHE  pour des études de 2e ou 3e cycle

ENSEIGNEMENT  préciser le ou les numéros de cours concernés : _____________________

SECTION 6 : LISTE DES NOMS À INSCRIRE SUR LE PERMIS

Seuls les usagers ayant suivi une formation en radioprotection sont inscrits dans la liste
DATE DE
NO. ASSURANCE
NOM PRÉNOM FORMATION OU
SOCIALE
DE MISE-À-JOUR

SECTION 7 : IDENTIFICATION DES LOCAUX POUR MANIPULATION ET


ENTREPOSAGE
MANIPULATION

ENTREPOSAGE

NO. Comment l’accès à ce local est-il


PAVILLON NO. LOCAL
TÉLÉPHONE contrôlé?

60
SECTION 8 : SUBTANCES NUCLÉAIRES – SOURCES NON-SCELLÉES (SNS)

Énumérer les isotopes, les composés et l’activité maximale utilisée


NO. LOCAUX
QUANTITÉ MAXIMALE
COMPOSÉ
ISOTOPES PAR FIOLE DE RADIO-
(FORME CHIMIQUE)
ISOTOPES (Bq) 16 MANIPULATION 17 ENTREPOSAGE

16
1 mCi = 37 MBq
17
Incluant les salles de comptage et les locaux communs

61
SECTION 9 : SUBTANCES NUCLÉAIRES – SOURCES SCELLÉES (SS) – SOURCES DE CALIBRATION LIBRES 18
LOCAL OÙ LA
ACTIVITÉ DE LA DATE DE SOURCE EST
ISOTOPE FABRICANT NO. MODÈLE NO. SÉRIE
SOURCE (Bq) RÉFÉRENCE ENTREPOSÉE
ET UTILISÉE

18
Source scellée libre : source scellée non utilisée dans un appareil à rayonnement

62
SECTION 10 : SUBTANCES NUCLÉAIRES – SOURCES SCELLÉES DANS UN APPAREIL À RAYONNEMENT
LOCAL OÙ LA
ACTIVITÉ DE LA DATE DE SOURCE EST
ISOTOPE FABRICANT NO. MODÈLE NO. SÉRIE
SOURCE (Bq) RÉFÉRENCE ENTREPOSÉE
ET UTILISÉE

63
SECTION 11 : SUBTANCES NUCLÉAIRES –APPAREIL GÉNÉRATEUR DE RADIATION IONISANTE
LOCAL OÙ LA
SOURCE EST
RAYONNEMENT ÉNERGIE UNITÉ FABRICANT NO. MODÈLE NO. SÉRIE
ENTREPOSÉE
ET UTILISÉE

64
SECTION 12 : PROTOCOLES UTILISANTS DES SUBSTANCES NUCLÉAIRES

Veuillez annexer à cette demande tous les protocoles concernés. Ils doivent être assez détaillés
pour permettre l’évaluation des risques pour les personnes et pour l’environnement par le Comité
institutionnel de radioprotection.

S’il s’agit de protocole très courant, une référence est acceptable.

SECTION 13 : UTILISATION D’ANIMAUX

Vos projets impliquent-ils l’utilisation d’animaux et de radio-isotopes simultanément :

OUI  NON 

Si oui, indiquez le type d’animaux utilisés : __________________________________________

Et le numéro du CIPA : _____________________________

SECTION 14 : APPAREILS POUR MESURER LES RADIATIONS

A) Utilisez-vous un compteur à scintillation : OUI  NON 

Marque : _______________________________ Modèle : ____________________________

No. série : _____________________________________________________________________

Pavillon : _______________________________ Local : ______________________________

Marque : _______________________________ Modèle : ____________________________

No. série : ____________________________________________________________________

Pavillon : _______________________________ Local : _____________________________

65
B) Utilisez-vous un moniteur portatif : OUI  NON 

Marque : _______________________________ Modèle : ____________________________

No. série : ____________________________________________________________________

Type de sonde (geiger, NaI, etc) : __________________________________________________

Isotopes ou énergie détectés : ________________ Sensibilité : __________________________

Pavillon : _______________________________ Local : _____________________________

Propriétaire : ___________________________________________________________________

Marque : _______________________________ Modèle : ____________________________

No. série : ____________________________________________________________________

Type de sonde (geiger, NaI, etc) : __________________________________________________

Isotopes ou énergie détectés : ________________ Sensibilité : __________________________

Pavillon : _______________________________ Local : _____________________________

Propriétaire : ___________________________________________________________________

C) Décrivez tout autre appareil de mesure des radiations que vous utilisez :
______________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________

Note : les radiamètres doivent êtres calibrés annuellement.

66
Espace réservé pour le responsable de la radioprotection

Les locaux sont conformes au guide de conception des laboratoires 19 :

OUI  NON 

La, le responsable de projet et le personnel du laboratoire ont la formation requise :

OUI  NON 

La demande de permis est : ACCEPTÉE  REFUSÉE 

Commentaires et conditions d’acceptation :


______________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________
______________________________________________________________________________

La demande de permis interne a été enregistré le ________________ et autorisé le


________________ par le sous-comité d’analyse de radioprotection.

Le permis interne a été déposé en séance au Comité institutionnel de radioprotection à sa


rencontre du ________________.

Par la présente, la présidente, président ou sa déléguée, délégué au Comité institutionnel de


radioprotection entérine le permis interne portant le numéro ________________.

_______________________________________ _____________________________
(signature) (date)

Original : Service de la prévention et de la sécurité Copie : Détenteur du permis interne

19
Guide de conception des laboratoires de radio-isotopes élémentaires et intermédiaires (R52 révision 1)

67
ANNEXE 3 – Permis interne de radio-isotopes
PERMIS INTERNE DE RADIATIONS IONISANTES
LABORATOIRES : N/A , élémentaire , intermédiaire, supérieur 
Comité institutionnel de radioprotection NO. DE PERMIS :________________
1. IDENTIFICATION DE LA, DU RESPONSABLE DE PROJET :
Le Comité Institutionnel de radioprotection de l’Université du Québec à Montréal émet à
Mme, M. du Département de
2. PÉRIODE :
Ce permis est valide pour la période du
3. ACTIVITÉS AUTORISÉES :
APPAREILS
DESCRIPTION FABRICANT MODÈLE NO. DE SÉRIE

SOURCES SCELLÉS DANS UN APPAREIL

SOURCES SCELLÉES (SS) OU NON SCELLÉES (SNS)


LIMITE DE SNS LIMITE DE SNS
ISOTOPES ISOTOPES
POSSESION SS POSSESION SS

SO : «Source ouverte» : La radioactivité des substances prescrites radioactives ou des substances mentionnées à chaque item ne
doit pas dépasser la limite de possession des sources ouvertes ou l’activité maximale par source scellée ou par dispositif,
conformément aux indications du tableau apparaissant ci-dessus.
SS : «Source scellée» : Substance prescrite radioactive contenue dans une enveloppe scellée ou munie d’un revêtement scellé
auquel est liée la substance, lorsque l’enveloppe ou le revêtement présente une résistance suffisante pour empêcher le contact avec
la substance prescrite radioactive et la dispersion de celle-ci dans des conditions d’emploi pour lesquelles l’enveloppe ou le
revêtement a été conçu.
Lorsqu’un dispositif est inclus en regard d’une substance prescrite, ladite substance ne doit être utilisée que dans ledit dispositif.

4. CATÉGORISATION DES LOCAUX D’ENTREPOSAGE ET UTILISATION :


CATÉGORIE LOCAL D’UTILISATION LOCAUX D’ENTREPOSAGE
ÉLÉMENTAIRE
INTERMÉDIAIRE
SUPÉRIEURE
5. PERSONNEL AUTORISÉ :
Les personnes suivantes ont suivi une formation en radioprotection et sont autorisées à manipuler des radio–isotopes
des sources scellées et à utiliser des appareils émetteurs de rayonnements ionisants.
NOM PRÉNOM DATE DE FORMATION FORMATEUR

Conditions de permis interne


6. Une copie des conditions du permis doit être affichée dans les locaux de manipulation ou d’entreposage de
matières radioactives.
Le manuel de radioprotection doit être disponible dans tout laboratoire où l’on manipule des matières radioactives
ou des appareils émetteurs de radiations ionisantes.

68
ANNEXE 4 – Fiche d’inventaire des matières dangereuses

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL


FICHE D’INVENTAIRE DES MATIÈRES RADIOACTIVES

Composé : # lot : Colis reçu en bon état : Responsable de


OUI NON permis :

Isotope : # local # local de Frottis effectués : boîte ext.: # téléphone :


d’entreposage manipulation Bq/cm2
contenant interne
Bq/cm2

Activité : Quantité : Date de référence : Fournisseur : # permis interne :

Cette fiche doit être tenue à jour et archivée à la fin du lot. 1mCi = 37 MBq
INVENTAIRE DISPOSITION
Qtée. Mode de
Qtée. Qtée.
DATE REMARQUES USAGER Éliminés Date de disposition
Rélevée Inventaire
Bq ou Ci disposition (solide-
Bq ou Ci Bq ou Ci
liquide-vial)
1 Réception
(date) :
2

10

Il est interdit de détruire tout dossier ou de s’en défaire de toute autre façon, si ce n’est aux
termes d’une autorisation écrite du RRP.

69
ANNEXE 5 – Contrôle de la contamination

Les critères de contamination s’appliquent à tous les secteurs où l’on utilise des radio-isotopes.
Nonobstant ces limites, les titulaires de permis devraient maintenir la contamination au niveau le
plus bas qu’il soit raisonnablement possible d’atteindre (principe ALARA).

Les permis de radio-isotopes prévoient qu’il faut vérifier la présence de contamination dans les
laboratoires où l’on utilise des sources ouvertes et conserver les relevés de contamination pour
une période de 1 ans après l’expiration du permis.

Pour un laboratoire de niveau élémentaire, le contrôle de la contamination non fixée se fait, au


moins une fois par semaine ou au besoin. Si aucune manipulation n’a été faite pour une semaine
ou pour une période donnée, il en sera fait mention dans le registre. Exemple : « aucune
manipulation de radio-isotopes cette semaine ».

Pour un laboratoire de niveau intermédiaire ou supérieur, le contrôle de la contamination non


fixée se fait à chaque fois qu’on y manipule du matériel radioactif. (Voir annexe 1)

On retrouve deux types de contamination : fixée et non fixée. La contamination fixée demeure
sur la surface même après plusieurs lavages. Cette contamination ne peut être détectée qu’avec
des contaminamètres ou autres appareils portatifs de mesure.

MÉTHODE (pour la contamination fixe)

1. effectuer un relevé de contamination des endroits suspectés en passant le détecteur efficace


pour l’isotope recherché lentement à 2 cm au-dessus de chaque zone;

2. une fois la détection faite, informer le RRP qui veillera à prendre les mesures nécessaires pour
isoler l’endroit, prendre des mesures pour remettre à niveau ou confiner temporairement l’endroit
contaminé, ou autre action selon le principe ALARA.

Par contre, la contamination non fixée peut être détectée par frottis et lue à l’aide d’un compteur
à scintillation ou un compteur gamma selon la nature du radio-isotope.

MÉTHODE (pour la contamination non fixée) :

1. Indiquer et numéroter les endroits à vérifier sur un plan du laboratoire (un croquis est
acceptable). Les zones qui ont un plus haut risque de contamination sont : la surface de travail,
le plancher, les manches de pipettes, la hotte, l’intérieur du réfrigérateur etc., mais d’autres zones
moins habituelles devraient aussi être vérifiées soit : poignée de porte, le téléphone, le clavier
d’ordinateur etc. Dix zones devraient suffire pour la plupart des laboratoires.

2. À l’aide de papier filtre ou de coton-tige légèrement humectés d’eau, essuyer une surface
représentative de 100 cm2 à chaque endroit désigné. S’assurer que chaque frottis est identifié.

70
3. Déposer le papier filtre dans un contenant adapté à l’appareil de comptage. Les frottis sont
comptés soit dans un compteur à scintillation liquide ou un compteur gamma selon la nature du
radio-isotope.

4. valider l’efficacité de comptage (voir la technique ci-dessous)

5. Choisir le programme du compteur en fonction du temps de lecture, de l’ouverture des


fenêtres, etc.

6. vérifier que les limites de contamination ne sont pas dépassées.

7. consigner les résultats

Si le résultat dépasse la norme :

1. la zone doit être nettoyé avec un nettoyeur approprié.

2. Le lavage se fait en partant de la zone externe vers l’intérieur.

3. refaire un frottis et compter

4. refaire ces actions jusqu’à ce que le résultat soit sous les valeurs limites

5. consigner les résultats de lavage

Les résultats exprimés en CPM sont convertis selon la formule suivante :

FORMULE DE CONVERSION : de CPM à Bq / cm2


CPM – blanc X 10 / efficacité de comptage / 60 /100 = Bq / cm2

Légende :
10 = % de retenu sur le frottis, soit 10%
60 = conversion des DPM en Bq, soit 60 DPM = 1 Bq
100 = conversion de la surface du frottis de 100 cm2 à 1 cm2

Les limites supérieures de la contamination non fixée sont de :


3 Bq / cm2 pour les surfaces de travail
0.3 Bq / cm2 pour les surfaces autre que les surfaces de travail

Pour s’assurer de l’efficacité du compteur, des sources standards de 3H et 14C dont les valeurs
en DPM sont connues, sont commercialement disponible.

Pour estimer l’efficacité du compteur pour les autres sources ouvertes utilisées en laboratoire,
voici comment procéder :

1- Déposer 0.1 µCi de l’isotope à caractériser sur un papier à frottis

71
2- Faire lire au compteur à scintillation. Le résultat obtenu exprime la valeur expérimentale
3- Sachant que 1µCi = 2.22 X 106 DPM, ce résultat exprime la valeur théorique

Appliquer la formule suivante :

% efficacité = valeur expérimentale / valeur théorique X 100

COMPTEUR À SCINTILLATION LIQUIDE, conseillé pour les radio-isotopes bêta de faible


énergie (H-3, C-14, S-35, etc.) ainsi que les bêta de forte énergie (P-32)

Pour valider l’efficacité de comptage de cet appareil, on utilise les sources de calibration
standard de H-3 et C-14, fourni avec le compteur, dont on connait la date de référence ainsi que
son activité initiale. Généralement l’efficacité de comptage pour le H-3 est de 60% et pour le C-
14 de 98%. Si les valeurs d’efficacité de comptage sont très différentes de la valeur attendue,
veuillez communiquer avec le responsable des appareils.

COMPTEUR GAMMA à puit, conseillé pour les radio-isotopes émetteurs de rayon gamma
(I-125)

72
ANNEXE 6 – Classification, quantité d’exemption et limite annuelle d’incorporation

Les laboratoires sont classés en fonction de deux critères : la quantité d’exemption et la limite
annuelle d’incorporation.

La quantité d’exemption, (QE), est la quantité d’une substance nucléaire non scellée utilisée dans
une zone, pièce ou enceinte à partir de laquelle le RRP doit classer cette zone, pièce ou enceinte.
Une quantité d’exemption est établie en fonction des critères suivants : nature et énergie des
radiations émises, demi-vie physique et biologique, organe critique et toxicité chimique.

La limite annuelle d’incorporation (LAI) est définie, par la CCSN, comme suit : activité d’un
radionucléide, exprimée en becquerels, qui délivre une dose efficace de 20 mSv durant les 50
années suivant l’incorporation du radionucléide dans le corps d’une personne qui a 18 ans ou
plus ou durant la période commençant à son incorporation et se terminant à l’âge de 70 ans, dans
le cas où il est incorporé dans le corps d’une personne qui a moins de 18 ans.

Une zone, pièce ou enceinte où est manipulé plus d’une quantité d’exemption d’une substance
nucléaire est donc classé de la manière suivante :

a) de niveau élémentaire si la quantité ne dépasse pas 5 LAI;


b) de niveau intermédiaire si la quantité utilisée ne dépasse pas 50 LAI;
c) de niveau supérieur si la quantité ne dépasse pas 500 LAI;
d) de confinement si la quantité dépasse 500 LAI;
e) à vocation spéciale, avec l’autorisation écrite de la CCSN ou d’une personne autorisée
par celle-ci.

Les conditions d’aménagement des laboratoires sont décrites dans le Guide de conception des
laboratoires de substances nucléaires et des salles de médecine nucléaire GD-52 (mai 2014).
Toute nouvelle construction, ajout de local, réfection majeure à un local déjà classifié
intermédiaire ou supérieur doit d’abord recevoir l’approbation de la CCSN. À cet égard, la
CCSN a mis en ligne un formulaire d’évaluation.

De plus, une zone, pièce ou enceinte de niveau intermédiaire ou supérieur doit nécessairement
avoir obtenu au préalable l’autorisation de la CCSN avant de pouvoir y réaliser des activités
réglementées. Il en est de même pour l’utilisation de plus de 10 000 quantité d’exemption d’une
substance nucléaire. C’est le RRP qui en fait la demande auprès de la CCSN.

Le titulaire de permis interne n’utilise pas de substances nucléaires non scellées dans ses zones,
pièces ou enceintes sans l’autorisation écrite du Comité institutionnel de radioprotection.

L’annexe 7 résume la classification des zones de travail pour la plupart des radio-isotopes utilisés
à l’Université.

73
ANNEXE 7 – Classification, quantité d’exemption et limite annuelle d’incorporation
Classification des salles Frottis Frottis Frottis Frottis
LAI
MBq (mCi) salle salle salle salle
Radio- QE estimé
contrôlée public contrôlée public
nucléide MBq (ingéré) Élémentaire Intermédiaire Supérieur
Bq/cm2 Bq/cm2 Bq/cm2 Bq/cm2
MBq/an ≤ ≤ ≤
CCSN CCSN UQAM UQAM
Ag-110m 1 .003 .015 0.15 1.5
Ba-133 1 20 100 1000 10000 30 3 3 0.3
Br-82 1 37 185 1850 18500 30 3 3 0.3
C-14 10 34 170 (4.6) 1700 17000 300 30 3 0.3
Ca-45 10 26 130 (3.5) 1300 13000 300 30 3 0.3
Cd-109 1 10 50 (1.35) 500 5000 300 30 3 0.3
Cl-36 1 22 110 (2.97) 1100 11000 300 30 3 0.3
Co-57 1 95 475 (12.8) 4750 47500 300 30 3 0.3
Co-58 1 27 135 (3.65) 1350 13500 30 3 3 0.3
Co-60 0.1 6 30 (0.81) 300 3000 3 0.3 3 0.3
Cr-51 10 530 2650 (71.6) 26500 265000 300 30 3 0.3
F-18 1 410 2054 (55) 20540 205400 30 3 3 0.3
Fe-59 1 11 55 (1.49) 550 5500 30 3 3 0.3
Ga-67 1 110 550 (14.9) 5500 55000 30 3 3 0.3
H-3 1000 1000 5000 (135) 50000 500000 300 30 3 0.3
Hg-194 0.01 .39 1.95(0.053) 19.5 195 30 3 3 0.3
Hg-203 0.1 11 55 (1.49) 550 5500 30 3 3 0.3
I-123 10 95 475 (12.8) 4750 47500 300 30 3 0.3
I-125 1 1.3 6.5 (0.176) 65 650 300 30 3 0.3
I-131 1 0.91 4.5 (0.12) 45 450 4500 3 3 0.3
In-111 1 70 350 (9.45) 3500 35000 30 3 3 0.3
Kr-85 0.01 N/A ---- ---- ----
Na-22 1 6 30 (0.81) 300 3000 3 0.3 3 0.3
P-32 0.1 8.3 41.5 (1.12) 415 4150 300 30 3 0.3
P-33 100 83 415 (11.21) 4150 41500 300 30 3 0.3
Pa-233 10 23 115 1150 11500 30 3 3 0.3
Pb-210 0.01 0.03 0.15(0.0041) 1.5 15 3 0.3 3 0.3
Po-209 0.001 0.066 0.33 3.3 33 3 0.3
Ra-226 0.01 0.07 0.35 () 3.5 35 3 0.3 3 0.3
S-35 100 26 130 (3.5) 1300 13000 300 30 3 0.3
Sb-124 0.01 8 40 (1.08) 400 4000 3 0.3 3 0.3
Sr-85 1 36 180 (4.86) 1800 18000 30 3 3 0.3
Tc-99 10 26 130 (3.5) 1300 13000 300 30 3 0.3
Tc-99m 10 910 4550 (123) 45500 455000 300 30 3 0.3
Th-228 0.01 0.29 1.45 14.5 145 3 0.3
Th-229 0.001 0.042 0.21 2.1 21 3 0.3
Th-232 0.01 0.0004 0.002 0.02 0.2 3 0.3 3 0.3
Tl-201 1 210 1050 (28.3) 10500 105000 300 30 3 0.3
Ur-232 0.001 0.061 0.305 3.05 30.5 3 0.3
Ur-233 0.01 .4 2 20 200 3 0.3
Ur-236 0.01 .43 2.15 21.5 215 3 0.3
Xe-133 0.01 N/A ---- ---- ----
Zn-65 1 5.1 25.5 (0.69) 255 2550 3 0.3 3 0.3

74
ANNEXE 8 – Étiquettes pour le transport des matières radioactives

75
ANNEXE 9 – Étiquettes pour identification des déchets radioactifs et biologiques

Voir à mettre toutes les étiquettes appropriées lorsqu’un déchet représente plusieurs classes de
risque.

76
ANNEXE 10 – Radioprotection : rayons X analytiques

1. Le port de dosimètre est obligatoire pour toutes les utilisatrices, tous les utilisateurs.
2. Les étudiants ne peuvent travailler que sous la surveillance immédiate d’une personne
autorisée et informée des dangers possibles.
3. Ne jamais s’exposer au faisceau primaire.
4. Ne jamais tenir la gaine du tube au cours d’une exposition.
5. Le film doit être tenu au moyen d’instruments; en aucun cas, il n’est permis à
l’utilisatrice, l’utilisateur de la maintenir en place au cours d’une exposition.
6. Seules les personnes dont la présence est autorisée et indispensable, doivent se trouver
dans la salle.
7. L’opérateur doit détecter tout rayonnement de fuite et connaître l’intensité et la
direction du faisceau primaire.
8. L’opérateur doit vérifier le bon fonctionnement des systèmes de verrouillage ou
d’obturation.
9. Les changements d’échantillon et les réglages ne doivent être effectués que lorsque les
obturateurs sont fermés ou quand le tube n’est plus sous tension.
10. La manipulation et le réglage du détecteur en présence de rayons-x doivent être
effectués avec l’aide d’un mécanisme de télécommande.
11. Les filtres ne devraient être changés que lorsque le tube n’est plus sous tension; à
défaut, on doit installer un mécanisme de télécommande.
12. La position normale de travail de l’utilisatrice, l’utilisateur doit être à angle droit avec
le faisceau primaire.
13. Les accessoires de protection ne doivent être enlevés ou débranchés sous aucune
considération.

77
ANNEXE 11 – Formulaire de transaction de matières dangereuses

FORMULAIRE DE TRANSACTION DE MATIÈRES RADIOACTIVES

UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL


Comité de radioprotection

TRANSACTION DE MATIÈRES RADIOACTIVES


(Échange, don, prêt)
IDENTIFICATION DU DONNEUR IDENTIFICATION DU RECEVEUR
Nom (Détentrice, détenteur de Prénom : Nom de l’institution :
permis) :
Département : Nom : Prénom :

No du local : Date : (JJ / MM / AA) Adresse civique:

No de permis interne : No de téléphone : No de permis institutionnel : No de téléphone :

DESCRIPTION

Nom chimique de la matière Isotope Activité (Bq)

Signature : Date : Signature : Date :

Réservé au responsable de la radioprotection: Remarque :

Date :

78
ANNEXE 12 – Affiche « Radiation – Danger - Rayonnement »

Voici quelques exemples lorsque vous devez mettre cette affiche :

À plus de 10 MBq (270 µCi) de P-32


À plus de 100 MBq (2.5 mCi) de I-125

RAYONNEMENT

DANGER

RADIATION

En cas d’urgence, composez le 3131

79
ANNEXE 13 – Unités du système international et facteurs de conversion 20

Le rad (rad) est remplacé par le gray (Gy)


1 kilorad (krad) = 10 gray (gy)
1 rad (rad) = 10 milligray (mGy)
1 millirad (mrad) = 10 microgray (μGy)
1 microrad (μrad) = 10 nanogray (nGy)
Le gray (Gy) remplace le rad (rad)
1 gray (gy) = 100 rad (rad)
1 milligray (mGy) = 100 millirad (mrad)
1 microgray (μGy) = 100 microrad (μrad)
1 nanogray (nGy) = 100 nanorad (nrad)
Le rem (rem) est remplacé par le sievert (Sv)
1 kilorem (krem) = 10 sievert (Sv)
1 rem (rem) = 10 millisievert (mSv)
1 millirem (mrem) = 10 microsievert (μSv)
1 microrem (μrem) = 10 nanosievert (nSv)
Le sievert (Sv) remplace le rem (rem)
1 sievert (Sv) = 100 rem (rem)
1 millisievert (mSv) = 100 millirem (mrem)
1 microsievert (μSv) = 100 microrem (μrem)
1 nanosievert (nSv) = 100 nanorem (nrem)
Le curie (Ci) est remplacé par le becquerel (Bq)
1 kilocurie (kCi) = 37 tetrabecquerel (TBq)
1 curie (Ci) = 37 gigabecquerel (GBq)
1 millicurie (mCi) = 37 mégabecquerel (MBq)
1 microcurie (μCi) = 37 kilobecquerel (KBq)
1 nanocurie (nCi) = 37 becquerel (Bq)
Le becquerel (Bq) remplace le curie (Ci)
1 tetrabecquerel (TBq) = 27 curie (Ci)
1 gigabecquerel (GBq) = 27 millicurie (mCi)
1 mégabecquerel (MBq) = 27 microcurie (μCi)
1 kilobecquerel (KBq) = 27 nanocurie (nCi)
1 becquerel (Bq) = 27 picocurie (pCi)

20
Bq = 1 désintégration par seconde

80
Préfixes SI

Préfixe Symbole Notation


tera T 1012
giga G 109
mega M 106
kilo k 103
centi c 10-2
milli m 10-3
micro μ 10-6
nano n 10-9
pico p 10-12
femto f 10-15

81
ANNEXE 14 – Formulaire de demande de dosimètre

Demande de dosimètre
Mme □ Nom : Prénom :
M. □
Date de naissance : Lieu de naissance :
jour : mois : année : Pays : Ville :
No. d’assurance sociale :

Je travaille pour Mme, M. :


Service, département / pavillon :
Laboratoire No. : Téléphone Bureau :
Labo :
L’usager, usagère a déjà été inscrit au fichier national de dosimétrie de OUI □
Santé Canada : NON □
Adresse et téléphone au domicile de la demandeuse, du demandeur :
No: Rue: Apt.:
Ville : Pays / Province : code postal :
Tél dom. : Tél bureau :
En signant ce formulaire l’usagère, l’usager confirme les informations ci-dessus et prend
possession d’un ou des dosimètre(s) qu’elle, il s’engage à porter comme il se doit, à le rendre, au
responsable, dans les délais prévus et à le remettre intact à la fin de la période d’utilisation.

Signature Nom en lettre carrée Date

Quel type de dosimètre : bague □ plaquette de corps □ plaquette d’extrémité □


No d’identification :
Ce dosimètre est fonctionnel à compter du :
jour mois année

82
ANNEXE 15 – Contenu du programme de formation en radioprotection

Un cours élémentaire de radioprotection, destiné aux utilisatrices, utilisateurs exposés aux


rayonnements dans le cadre de leur travail, devrait comprendre les sujets ci-dessous. Certains de
ces sujets pourraient aussi servir de base à un programme de formation pour celles et ceux qui
sont exposés occasionnellement aux rayonnements :

Introduction
Le rayonnement
Les sources naturelles de radioactivité
Les sources artificielles

Connaissances fondamentales
La radioactivité et la loi de la désintégration
Les caractéristiques du rayonnement ionisant
L'interaction des rayonnements avec la matière
Les unités de désintégration

Dosimètres individuels et moniteurs


Les principes de base des détecteurs de rayonnements
L'interaction avec les radioprotectionnistes
Les appareils de contrôle-étalonnage et limites

Exposition aux rayonnements


Les unités de doses de rayonnement
Les effets biologiques des rayonnements ionisants
L'établissement des équivalents de doses
Les modes d'expositions (interne et externe)
Considérations spéciales sur l'exposition des femmes en âge de procréer

Radioprotection
Les principes de la radioprotection : temps, distance, blindage
Les programmes et procédures de contrôle des rayonnements (biodosage, dosimètre-thermoluminescents)
Le contrôle de la contamination, les vêtements protecteurs, la conception des lieux de travail
La décontamination du personnel
Les procédures en cas d'urgence
Les précautions à prendre au sujet de certains radio-isotopes (phosphore 32, iode 125, etc.)
Les épreuves d'étanchéité

Programme de radioprotection
Les responsabilités des usagères, usagers et de l'établissement
La procédure d'achat des matières radioactives
La réception et l'entreposage des matières radioactives
L'inventaire et le contrôle des stocks
La gestion des déchets radioactifs
Les permis internes d'utilisation de matières radioactives
Le Règlement sur les substances nucléaires et les appareils à rayonnement (transport, emballage,
conception des laboratoires, etc.)

83
ANNEXE 16 – Vérification du bon fonctionnement des contaminamètres et radiamètres

Voici les points à vérifier régulièrement :

1. état des piles


2. connexion du fil électrique
3. tension (HV)
4. fonction audio
5. efficacité de comptage selon l’isotope utilisé* pour les contaminamètres
6. date de vérification pour les contaminamètres ou d’étalonnage pour les radiamètres.

* Pour estimer l’efficacité, on peut préparer un standard en contaminant un frottis avec une
quantité connue soit 0.1µCi. En sachant que 1 µCi = 2.22X106 DPM, nous sommes en mesure
d’appliquer la formule suivante :

%efficacité = valeur expérimentale du standard en CPM / valeur calculée du standard en DPM

84
BIBLIOGRAPHIE

1. Règlement général sur la sûreté et la réglementation nucléaires, DORS/2000-202

2. Règlement sur les substances nucléaires et els appareils à rayonnement, DORS/2000-207

3. Règlement sur la radioprotection, DORS/2000-203

4. Document d’application de la réglementation, RD-58 : Dépistage de l’iode radioactif déposé


dans la thyroïde

5. Guide d’application de la réglementation, G-129 rev 1 : Maintenir les expositions et les doses au
«niveau le plus bas qu’il soit raisonnablement possible d’atteindre

6. Lysanne Normandeau, Manuel de radioprotection, CHUM, (2000).

7. Guide de radioprotection, Université de Sherbrooke, (2017).

8. Radiation safety policy manuel, 6ième édition, Université McGill, (2012)

85

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