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Dkaliya Daily Math

Le document contient la correction d'un examen blanc de mathématiques, abordant des exercices sur les intégrales, les limites, et les propriétés des fonctions. Il inclut des démonstrations de calculs, des études de monotonie et de concavité, ainsi que des représentations graphiques. Les résultats montrent des relations entre différentes fonctions et leurs dérivées, ainsi que des solutions à des équations spécifiques.

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♡ ALLAH MA3K DKALIA DAILY DIMA M3AK ♡

2PC (OF) Prof : Hicham


Sajid
CORRECTION – Examen blanc No 2

Exercice 1 (1 pt)
x 3
1. a) Vérifier que : =1− pour tout réel x différent de −3. (0,25 pt)
x+3 x+3
Démarche : On part du membre de droite et on réduit au même dénominateur pour tout
x ∈ R \ {−3} :
3 1 × (x + 3) 3 x+3−3 x
1− = − = =
x+3 x+3 x+3 x+3 x+3
x 3
D’où, pour tout réel x ̸= −3 : =1− ✓
x+3 x+3
1. b) Montrer que : I = 1 − 3 ln(2). (0,25 pt)
Démarche : En utilisant la décomposition précédente, on sépare l’intégrale linéaire :
Z −1 Z −1   Z −1 Z −1
x 3 1
I= dx = 1− dx = 1 dx − 3 dx
−2 x + 3 −2 x+3 −2 −2 x + 3
1
La primitive de 1 est x et celle de est ln |x + 3| car (x + 3)′ = 1.
x+3
h i−1 h i−1 h i−1
I= x − 3 ln |x + 3| = x − 3 ln |x + 3|
−2 −2 −2

• Pour x = −1 : (−1) − 3 ln | − 1 + 3| = −1 − 3 ln(2)


• Pour x = −2 : (−2) − 3 ln | − 2 + 3| = −2 − 3 ln(1) = −2
 
I = − 1 − 3 ln 2 − − 2 = −1 − 3 ln 2 + 2 = 2 − 1 − 3 ln 2

I = 1 − 3 ln 2 ✓
2. En utilisant une intégration par parties, montrer que : J = −I. (0,5 pt)
Z −1
Configuration IPP : On veut calculer J = ln(2x + 6) dx. Posons :
−2
( 
2
u′ (x) = 1
u(x) = ln(2x + 6) =
=⇒ 2(x + 3) x+3
v ′ (x) = 1 
v(x) = x + 2
Z Z
 
D’après la formule IPP u · v = u · v − u′ · v :

h i−1 R
−1
J = (x + 2) ln(2x + 6) − −2 x+2
x+3
dx
−2

• En x = −1 : 1 × ln(4) = ln(4) • En x = −2 : 0 × ln(2) = 0


h i−1
(x + 2) ln(2x + 6) = ln(4) = ln(22 ) = 2 ln(2)
−2

Pour l’intégrale restante :


Z −1 Z −1   h i−1
x+2 1
dx = 1− dx = x − ln |x + 3|
−2 x + 3 −2 x+3 −2

1
 
= − 1 − ln 2 − − 2 − ln 1 = −1 − ln 2 + 2 = 1 − ln 2
On rassemble : J = 2 ln 2 − (1 − ln 2) = 2 ln 2 − 1 + ln 2 = 3 ln 2 − 1
Or : −I = −(1 − 3 ln 2) = 3 ln 2 − 1.
J = 3 ln 2 − 1 = −I ✓

Exercice 2 (9 pt)
Partie I. (1,5 pt) Soit g la fonction définie sur ]0 ; +∞[ par g(x) = 1 + x + ln x.
1) Calculer lim+ g(x) et lim g(x). (0,5 pt)
x→0 x→+∞

lim g(x) = 1 + 0 + (−∞) ⇒ lim g(x) = −∞ lim g(x) = +∞


x→0+ x→0+ x→+∞

2) a) Montrer que g est strictement croissante sur ]0 ; +∞[. (0,25 pt)


1 x+1
g ′ (x) = 1 + = > 0 pour tout x > 0 ⇒ g est strictement croissante sur ]0 ; +∞[
x x
2) b) Montrer que l’équation g(x) = 0 admet une unique solution α dans ]0 ; +∞[ et
1 1
que < α < . (0,5 pt)
5 2
g est continue et strictement croissante sur ]0 ; +∞[, avec g(]0 ; +∞[) = R. Donc l’équation
g(x) = 0 admet une unique solution α.
  1 1
g 1
5
≈ −0,4 < 0 et g 1
2
= 3
2
− ln 2 ≈ 0,81 > 0 ⇒ par le TVI : <α<
5 2
3) Déduire le signe de g(x) pour tout x ∈ ]0 ; +∞[. (0,25 pt)

x 0 α +∞

g(x) − 0 +


f (x) = 4x ln x si x > 0
Partie II. (5,5 pt) Soit f la fonction définie sur [0 ; +∞[ par : 1+x
f (0) = 0

1) a) Montrer que f est continue à droite en 0. (0,25 pt)


4x ln x 4·0
lim+ f (x) = lim+ = = 0 = f (0) (car limx→0+ x ln x = 0) ⇒ f continue à droite en 0
x→0 x→0 1+x 1
f (x)
1) b) Montrer que lim f (x) = +∞ et que lim = 0, puis interpréter graphique-
x→+∞ x→+∞ x
ment. (0,5 pt)
x
lim f (x) = lim 4 ln x · = +∞ ⇒ lim f (x) = +∞
x→+∞ x→+∞ 1+x x→+∞

f (x) 4 ln x ln x
lim = lim =0 (car limx→+∞ x
= 0)
x→+∞ x x→+∞ 1+x
(Cf ) admet une branche parabolique de direction (Ox) en +∞
f (x)
2) a) Montrer que lim+ = −∞ puis interpréter géométriquement. (0,5 pt)
x→0 x

2
f (x) − f (0) 4 ln x
lim+ = lim+ = −∞
x→0 x−0 x→0 1 + x

⇒ (Cf ) admet une demi-tangente verticale dirigée vers le bas en O(0, 0)


4g(x)
2) b) Montrer que pour tout x ∈ ]0 ; +∞[, f ′ (x) = . (0,5 pt)
(x + 1)2
(ln x + 1)(1 + x) − x ln x 4(ln x + x ln x + 1 + x − x ln x) 4(1 + x + ln x)
f ′ (x) = 4 · 2
= 2
=
(1 + x) (1 + x) (1 + x)2

4g(x)
f ′ (x) =
(1 + x)2
2) c) Déduire la monotonie de f sur ]0 ; α] et [α ; +∞[. (0,25 pt)
Comme (1 + x)2 > 0, le signe de f ′ (x) est identique à celui de g(x).
f est strictement décroissante sur ]0 ; α] et strictement croissante sur [α ; +∞[
2) d) Montrer que f (α) = −4α et dresser le tableau de variations de f . (0,5 pt)
4α(−1 − α) −4α(1 + α)
g(α) = 0 ⇒ ln α = −1 − α donc f (α) = = = −4α ⇒
1+α 1+α
f (α) = −4α

x 0 α +∞

f ′ (x) − 0 +

0 +∞
f (x)
−4α

1/7

3
2PC (OF) Prof : Hicham
Sajid
CORRECTION – Examen blanc No 2
4(1 − x2 − 2x ln x)
3) a) Montrer que f ′′ (x) = . (0,5 pt)
x(x + 1)3
4g 4g ′ (x + 1)2 − 4g · 2(x + 1) 4[(x + 1)g ′ − 2g]
f′ = ⇒ f ′′
= =
(x + 1)2 (x + 1)4 (x + 1)3
(x + 1)2 x2 + 2x + 1 − 2x2 − 2x − 2x ln x 1 − x2 − 2x ln x
(x + 1)g ′ − 2g = − 2 − 2x − 2 ln x = =
x x x

′′ 4(1 − x2 − 2x ln x)
f (x) =
x(x + 1)3
3) b) Étude du signe de f ′′ et point d’inflexion. (0,5 pt)

x 0 1 +∞

1 − x2 - 0 +

−2x ln x - 0 +

f ′′ (x) - 0 +

Concavité Point
Concave d’inflexion
I(1, 0)
Convexe

Astuce / Note Importante pour retenir la concavité :


convexe concave

f ′′ s’annule en changeant de signe uniquement en x = 1.


Le point I(1 ; 0) est l’unique point d’inflexion de (Cf )

3) c) Équation de la tangente (T ) en x = 1. (0,25 pt)


4g(1) 4×2
f (1) = 0 et f ′ (1) = = = 2 ⇒ (T ) : y = 2x − 2
4 4
4) Représentation graphique de (Cf ) et de (T ). (1 pt)

4
y

5 (Cf )
(T )
(Cf )
4

(T )
3

I(1 ; 0)
x
α 0,5 v.
Demi-tangente 1 1,5 2 2,5 3
Tangente horiz.
−1
(α ; −4α)
−2

Description et étapes de construction de (Cf ) :

• Demi-tangente verticale (flèche orange ↓ en O) : la courbe démarre verticalement vers le


bas.
• Tangente horizontale (flèche teal ↔ en (α, −4α)) : minimum local, f ′ (α) = 0.
• Point d’inflexion I(1 ; 0) : changement de concavité, la courbe traverse (T ).
• Tangente (T ) : droite d’équation y = 2x − 2.
• Branche parabolique : la courbe suit la direction de (Ox) en +∞.

Tracé de (T ) : y = 2x − 2 (deux points)

x Calcul : y = 2x − 2 y Point
1 y = 2(1) − 2 = 0 0 I(1 ; 0) — point d’inflexion
2 y = 2(2) − 2 = 2 2 A(2 ; 2)

5) a) Montrer que h admet une réciproque h−1 définie sur J à déterminer. (0,5 pt)
h est la restriction de f sur [α ; +∞[. Continue et strictement croissante, elle réalise une bijection
sur J = [f (α) ; lim+∞ f [= [−4α ; +∞[.

J = [−4α ; +∞[
5) b) Montrer que h−1 est dérivable en 0 et calculer (h−1 )′ (0). (0,5 pt)
h(1) = 0 ⇒ h−1 (0) = 1. Comme h′ (1) = f ′ (1) = 2 ̸= 0, h−1 est dérivable en 0.
1 1 1
(h−1 )′ (0) = = =
h′ (h−1 (0)) h′ (1) 2

Partie III.

5
Z e
1) Montrer que H(x) = x ln(x)−x est primitive de h(x) = ln(x) et en déduire ln x dx =
1
1. (0,5 pt)
1
H ′ (x) = ln x + x · − 1 = ln x = h(x) ✓
x
Z e h ie
ln x dx = x ln x − x = (e − e) − (0 − 1) = 0 + 1
1 1
Z e
ln x dx = 1
1
4 ln x
2) a) Vérifier que pour tout x ∈ [1 ; e] : f (x) = 4 ln x − . (0,25 pt)
1+x
4 ln x 4 ln x(1 + x) − 4 ln x 4x ln x
4 ln x − = = = f (x) ✓
1+x 1+x 1+x
ln x 1
2) b) Montrer que pour tout x ∈ [1 ; e] : 0 ≤ ≤ ln x. (0,25 pt)
1+x 2
1 1 1
Pour x ∈ [1 ; e] : 2 ≤ 1 + x ≤ 1 + e, donc ≤ ≤ .
1+e 1+x 2
Comme ln x ≥ 0 sur [1 ; e], on multiplie et on obtient :
ln x 1
0≤ ≤ ln x ✓
1+x 2
3) Montrer que 8 ≤ A ≤ 16. (1 pt)
4 ln x 4 ln x
De 2.b) : 0 ≤ ≤ 2 ln x ⇒ −2 ln x ≤ − ≤ 0.
1+x 1+x
En ajoutant 4 ln x : 2 ln x ≤ f (x) ≤ 4 ln x.
Z e
Par intégration sur [1 ; e] : 2 ≤ f (x) dx ≤ 4.
1
Z e
L’unité d’aire vaut 2 cm × 2 cm = 4 cm , donc A = 4
2
f (x) dx cm2 .
1

8 ≤ A ≤ 16

2/7

6
2PC (OF) Prof : Hicham
Sajid
CORRECTION – Examen blanc No 2
Exercice 3 (3 pt)

Points clés du BAC sur les complexes :

• Orthogonalité : U⃗ ⊥ V⃗ ⇔ zU ∈ iR (imaginaire pur)


zV
z
⃗ ∥ V⃗ ⇔ U ∈ R (réel)
• Colinéarité : U
zV
• Homothétie de centre Ω et rapport k : z ′ − ω = k(z − ω)
• Rotation de centre O et d’angle θ : z ′ = eiθ z
• Forme exponentielle : z = reiθ où r = |z| et θ = arg(z)

⃗ ont pour affixes 3ei 5π8 , 2ei π8 et 5e−i 3π8 .


⃗ , V⃗ , W
1) U
⃗ et V⃗ sont orthogonaux.
a) Montrer que U (0,25 pt)

Rappel BAC : Deux vecteurs U ⃗ et V⃗ sont orthogonaux si et seulement si le rapport ZU⃗ est un
ZV⃗
imaginaire pur (c’est-à-dire sa partie réelle est nulle).
Application numérique :
• Étape 1 – Calcul du rapport :

ZU⃗ 3ei 8 3
= i π = × e i( 8 − 8 )
5π π

ZV⃗ 2e 8 2
• Étape 2 – Simplification de l’argument :
5π π 5π − π 4π π
− = = =
8 8 8 8 2
Z⃗ 3 π
Donc : U = ei 2
ZV⃗ 2
• Étape 3 – Conclusion :
π π π
Comme ei 2 = cos + i sin = 0 + i × 1 = i
2 2
Z⃗ 3 3
On obtient : U = i = 0 + i
ZV⃗ 2 2
Remarque

Ce nombre est bien de la forme bi avec b = 3


2
∈ R. Sa partie réelle est nulle.

ZU⃗ 3
= i ∈ iR ⇒ ⃗ et V⃗ sont orthogonaux ✓
U
ZV⃗ 2

⃗ et W
b) Montrer que U ⃗ sont colinéaires. (0,25 pt)
⃗ sont colinéaires si et seulement si le rapport ZU⃗ est un
⃗ et W
Rappel BAC : Deux vecteurs U
ZW⃗

7
nombre réel (c’est-à-dire sa partie imaginaire est nulle).
Application numérique :
• Étape 1 – Calcul du rapport :

ZU⃗ 3ei 8 3 3 5π 3π
= −i 3π = × ei( 8 −(− 8 )) = ei( 8 + 8 )
5π 3π

ZW⃗ 5e 8 5 5
• Étape 2 – Simplification de l’argument :
5π + 3π 8π
= =π
8 8
Z⃗ 3
Donc : U = eiπ
ZW⃗ 5
• Étape 3 – Conclusion :
Comme eiπ = cos π + i sin π = −1 + i × 0 = −1
Z⃗ 3 3
On obtient : U = × (−1) = − ∈ R
ZW
⃗ 5 5
Remarque

− 35 = −0,6 est bien un nombre réel (partie imaginaire nulle).

ZU⃗ 3
=− ∈R ⇒ ⃗ sont colinéaires ✓
⃗ et W
U
ZW⃗ 5

2) Affixe du centre de l’homothétie H de rapport 5 envoyant A sur B. (0,5 pt)


Formule BAC : L’homothétie h de centre Ω(ω) et de rapport k est définie par :

z ′ − ω = k(z − ω)

Cette formule se réécrit aussi : z ′ = kz + ω(1 − k)


Données de l’énoncé :
√ √
Rapport k = 5, zA = a = −1 − i 3, zB = b = −1 + i 3
Mise en équation :
Le point B est l’image de A par h, donc : b − ω = 5(a − ω)
• Étape 1 – Développement :
b − ω = 5a − 5ω
5ω − ω = 5a − b
4ω = 5a − b
• Étape 2 – Calcul de 5a − b :
√ √
5a = 5(−1 − i 3) = −5 − 5i 3
√ √ √ √ √
5a − b = (−5 − 5i 3) − (−1 + i 3) = −5 − 5i 3 + 1 − i 3 = −4 − 6i 3
• Étape 3 – Calcul de ω :
√ √ √
−4 − 6i 3 −4 6i 3 3 3
ω= = − = −1 − i
4 4 4 2

8

3 3
ω = −1 − i
2

3) Angle de la rotation R de centre O envoyant A sur B. (0,5 pt)


Formule BAC : La rotation R de centre O et d’angle θ est définie par :

z ′ = eiθ · z
b
Si B est l’image de A par R, alors : b = eiθ · a donc eiθ =
a
Passage obligatoire à la forme exponentielle :

• Pour a = −1 − i 3 :
q √ √ √
|a| = (−1)2 + (− 3)2 = 1 + 3 = 4 = 2
√ !  
1 3 4π 4π 4π
a=2 − −i = 2 cos + i sin = 2ei 3
2 2 3 3

• Pour b = −1 + i 3 :
q √ √ √
|b| = (−1)2 + ( 3)2 = 1 + 3 = 4 = 2
√ !  
1 3 2π 2π 2π
b=2 − +i = 2 cos + i sin = 2ei 3
2 2 3 3
b
• Calcul du rapport :
a

b 2ei 3
e = = i 4π = ei( 3 − 3 ) = e−i 3
2π 4π 2π

a 2e 3

Donc : θ = − (modulo 2π)
3

θ=−
3

3/7

9
2PC (OF) Prof : Hicham
Sajid
CORRECTION – Examen blanc No 2
3Z
4) Soit P (Z) = pour tout Z ̸= i et Z ̸= −i.
Z2
+1
a) Calculer les antécédents de 2 par P . (0,5 pt)
Méthode BAC : Pour trouver les antécédents de 2, on résout l’équation P (Z) = 2.
Résolution de P (Z) = 2 :
• Étape 1 – Équation :
3Z
2
=2
Z +1
• Étape 2 – Condition de validité :
Z 2 + 1 ̸= 0 ⇔ Z ̸= i et Z ̸= −i (déjà données dans l’énoncé)
• Étape 3 – Transformation en équation du second degré :
3Z = 2(Z 2 + 1)
3Z = 2Z 2 + 2
2Z 2 − 3Z + 2 = 0
• Étape 4 – Calcul du discriminant :
∆ = b2 − 4ac = (−3)2 − 4 × 2 × 2 = 9 − 16 = −7
• Étape 5 – Racines complexes :
Comme ∆ < 0, l’équation admet deux solutions complexes conjuguées.

On écrit ∆ = −7 = 7i2 = (i 7)2
√ √
3−i 7 3−i 7
Z1 = =
2×2 4
√ √
3+i 7 3+i 7
Z2 = =
2×2 4
Remarque
3
Vérification : Z1 ̸= i et Z1 ̸= −i car ̸= 0. De même pour Z2 . Les solutions sont valides.
4
√ √
3−i 7 3+i 7
Z1 = et Z2 =
4 4

b) Montrer que P (Z) ∈ R ⇔ (Z − Z)(|Z|2 − 1) = 0. (0,5 pt)


Méthode BAC : P (Z) ∈ R ⇐⇒ P (Z) = P (Z) (un nombre est réel s’il est égal à son conjugué).
Démonstration :
• Étape 1 – Conjugué de P (Z) :
 
3Z 3Z
P (Z) = 2
= 2
Z +1 Z +1
• Étape 2 – Égalité P (Z) = P (Z) :

10
3Z 3Z
= 2
Z2 +1 Z +1
• Étape 3 – Simplification : (on divise par 3 ̸= 0)
2
Z(Z + 1) = Z(Z 2 + 1)
2
ZZ + Z = ZZ 2 + Z
• Étape 4 – Factorisation :
2
ZZ − ZZ 2 + Z − Z = 0
ZZ(Z − Z) + (Z − Z) = 0
−ZZ(Z − Z) + (Z − Z) = 0
(Z − Z)(1 − ZZ) = 0
• Étape 5 – Conclusion :
Comme ZZ = |Z|2 , on a :
(Z − Z)(1 − |Z|2 ) = 0 ⇐⇒ (Z − Z)(|Z|2 − 1) = 0
(Z − Z)(|Z|2 − 1) = 0 ✓

c) Déterminer l’ensemble des points M (Z) pour lequel P (Z) ∈ R. (0,5 pt)
Analyse des deux facteurs :
Facteur 1 : Z − Z = 0
Z = Z ⇔ Z ∈ R ⇔ M (Z) ∈ (Ox) (l’axe des abscisses)
Facteur 2 : |Z|2 − 1 = 0
|Z| = 1 ⇔ OM = 1 ⇔ M appartient au cercle trigonométrique de centre O et de rayon
1.
Contraintes de l’énoncé : Z ̸= i et Z ̸= −i (points à exclure).

Remarque

Attention : Z = i et Z = −i vérifient |Z| = 1 mais ne sont pas dans le domaine de définition


de P .

L’ensemble est : (Ox) ∪ {M : |Z| = 1}, privés des points i et −i

i
Cercle |Z| = 1

x
O (Ox)

−i

11
4/7

12
2PC (OF) Prof : Hicham
Sajid
CORRECTION – Examen blanc No 2
Exercice 4 (3 pt)

Points clés du BAC sur la géométrie dans l’espace :

• Produit vectoriel : ⃗u ∧ ⃗v donne un vecteur normal au plan


• Équation de plan : ax + by + cz + d = 0 où (a, b, c) est un vecteur normal
• Sphère : (x − a)2 + (y − b)2 + (z − c)2 = R2 de centre Ω(a, b, c) et rayon R
|ax0 + by0 + cz0 + d|
• Distance point-plan : d(M, P) = √
a2 + b2 + c2
• Position plan-sphère : tangente si d = R, sécante si d < R, extérieure si d > R

−→ −−→
1) Coordonnées de OC ∧ OD et équation du plan (OCD). (0,75 pt)
Données : C(2, −1, 0) et D(0, 1, −1), donc :
   
2 0
−→   
 −
−→  
 
OC = −1 et OD =  1 
   
0 −1

Calcul du Produit Vectoriel (déterminant) :

⃗i ⃗j ⃗k
−→ −−→
OC ∧ OD = 2 −1 0
0 1 −1

Composante selon ⃗i : (−1) × (−1) − 0 × 1 = 1 − 0 = 1


Composante selon ⃗j : −(2 × (−1) − 0 × 0) = −(−2 − 0) = 2
Composante selon ⃗k : 2 × 1 − (−1) × 0 = 2 − 0 = 2
 
1
−→ −−→   

OC ∧ OD = 2
 
2

Équation du plan (OCD) :


−→ −−→
• Le vecteur ⃗n = OC ∧ OD = (1, 2, 2) est un vecteur normal au plan (OCD).
• L’équation d’un plan de vecteur normal (a, b, c) est : ax + by + cz + d = 0
• Ici : 1x + 2y + 2z + d = 0
• Le plan passe par O(0, 0, 0), donc : 1 × 0 + 2 × 0 + 2 × 0 + d = 0 ⇒ d = 0

13
x + 2y + 2z = 0

2) Vérifier que (S) est la sphère de centre Ω(2, 4, 4) et de rayon 6. (0,5 pt)
Rappel BAC : L’équation d’une sphère de diamètre [AB] est donnée par :
−−→ −−→
MA · MB = 0

où M (x, y, z) est un point quelconque de la sphère.


Données : A(−2, 2, 8) et B(6, 6, 0)
−−→ −−→
• Étape 1 – Vecteurs M A et M B :
   
−2 − x 6−x
−−→  

 − −→ 



M A =  2 − y  et M B = 6 − y 
   
8−z 0−z

• Étape 2 – Produit scalaire :


−−→ −−→
M A · M B = (−2 − x)(6 − x) + (2 − y)(6 − y) + (8 − z)(−z) = 0
• Étape 3 – Développement :
(−2 − x)(6 − x) = −12 + 2x − 6x + x2 = x2 − 4x − 12
(2 − y)(6 − y) = 12 − 2y − 6y + y 2 = y 2 − 8y + 12
(8 − z)(−z) = −8z + z 2 = z 2 − 8z
Somme : x2 − 4x − 12 + y 2 − 8y + 12 + z 2 − 8z = 0
Simplification : x2 − 4x + y 2 − 8y + z 2 − 8z = 0
• Étape 4 – Mise sous forme canonique :
(x2 − 4x + 4) − 4 + (y 2 − 8y + 16) − 16 + (z 2 − 8z + 16) − 16 = 0
(x − 2)2 − 4 + (y − 4)2 − 16 + (z − 4)2 − 16 = 0
(x − 2)2 + (y − 4)2 + (z − 4)2 = 4 + 16 + 16 = 36
• Étape 5 – Identification :

C’est l’équation d’une sphère de centre Ω(2, 4, 4) et de rayon R = 36 = 6.
Centre Ω(2, 4, 4) et rayon R = 6 ✓

5/7

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2PC (OF) Prof : Hicham
Sajid
CORRECTION – Examen blanc No 2
3) a) Distance du point Ω au plan (OCD). (0,5 pt)
Formule BAC : La distance d’un point M0 (x0 , y0 , z0 ) à un plan d’équation ax + by + cz + d = 0
est :
|ax0 + by0 + cz0 + d|
d(M0 , P) = √
a2 + b 2 + c 2

Application numérique :
Plan (OCD) : x + 2y + 2z = 0 donc a = 1, b = 2, c = 2, d = 0
Point Ω(2, 4, 4) donc x0 = 2, y0 = 4, z0 = 4
• Numérateur :
|1 × 2 + 2 × 4 + 2 × 4 + 0| = |2 + 8 + 8| = |18| = 18
• Dénominateur :
√ √ √
12 + 2 2 + 2 2 = 1 + 4 + 4 = 9 = 3
• Distance :
18
d(Ω, (OCD)) = =6
3
d(Ω, (OCD)) = 6

3) b) En déduire que (OCD) est tangent à (S). (0,5 pt)


Rappel BAC : Pour étudier la position relative d’un plan et d’une sphère, on compare :

• d < R : le plan est sécant à la sphère (coupe suivant un cercle)

• d = R : le plan est tangent à la sphère (un seul point de contact)

• d > R : le plan est extérieur à la sphère (aucun point commun)

Conclusion :
d(Ω, (OCD)) = 6 et R=6
Donc d = R.
Le plan (OCD) est tangent à la sphère (S)

−→ −−→
3) c) Vérifier que OA · OB = 0 et en déduire que O est le point de contact. (0,75 pt)
Étape 1 – Calcul du produit scalaire :
   
−2 6
−→   
 −−
→  
 
OA =  2  et OB = 6
   
8 0
−→ −−→
OA · OB = (−2) × 6 + 2 × 6 + 8 × 0 = −12 + 12 + 0 = 0 ✓
Étape 2 – Interprétation géométrique :

15
−→ −−→ [ = 90◦
OA · OB = 0 ⇔ OA ⊥ OB ⇔ AOB
Donc O appartient à la sphère de diamètre [AB] (théorème de l’angle droit).
Étape 3 – O appartient-il au plan (OCD) ?
Les coordonnées de O(0, 0, 0) vérifient l’équation du plan :
0+2×0+2×0=0 ✓
Donc O ∈ (OCD).
Étape 4 – Conclusion :
O appartient à la fois à la sphère (S) et au plan (OCD).
Comme le plan est tangent à la sphère, il n’y a qu’un seul point commun.
O(0, 0, 0) est l’unique point de contact entre (S) et (OCD)

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2PC (OF) Prof : Hicham
Sajid
CORRECTION – Examen blanc No 2

5un
Exercice 5 (3 pt) u0 = 5, un+1 =
un + 1
1) Montrer par récurrence que (∀n ∈ N) ; un > 4.
(0,5 pt)

Initialisation :
Pour n = 0 :
On a u0 = 5.
Puisque 5 > 4, la proposition est vraie pour n = 0.
Hérédité :
Soit n ∈ N fixé. Supposons que un > 4 et montrons que un+1 > 4.
Pour cela, calculons la différence un+1 − 4 :
5un 5un − 4(un + 1) un − 4
un+1 − 4 = −4= =
un + 1 un + 1 un + 1
D’après l’hypothèse de récurrence, on sait que un > 4, ce qui implique :
un − 4 > 0 et un + 1 > 5 > 0
Le numérateur et le dénominateur étant strictement positifs, on en déduit que le quotient l’est
aussi :
un+1 − 4 > 0 =⇒ un+1 > 4
La propriété est donc héritière.
Conclusion :
D’après le principe de récurrence, on conclut que pour tout n ∈ N :
un > 4
un+1
2) a) Montrer que: (∀n ∈ N) ; <1
un
(0,25 pt)
un+1
Soit n ∈ N. Calculons le rapport :
un
5un
un+1 u +1 5
= n =
un un un + 1
Or, d’après le résultat de la question 1, on sait que : un > 4 =⇒ un + 1 > 5
1 1
Par passage à l’inverse, l’ordre change car les termes sont strictement positifs : <
un + 1 5
5
En multipliant les deux membres par 5, on obtient : <1
un + 1
un+1
<1 (∀n ∈ N)
un

17
2) b) En déduire la monotonie de la suite (un )n∈N .
(0,25 pt)

On sait que pour tout n ∈ N, un > 4, donc un > 0.


un+1
Puisque < 1 et un > 0, on peut multiplier par un sans changer le sens de l’inégalité :
un
un+1 < un
Par conséquent, on en déduit que :
La suite (un )n∈N est strictement décroissante
2) c) En déduire que la suite (un ) est convergente.
(0,25 pt)

On a établi que la suite (un ) est strictement décroissante.


De plus, d’après la question 1, la suite (un ) est minorée par 4.
Toute suite numérique décroissante et minorée est convergente. Par conséquent, on conclut que :
La suite (un )n∈N est convergente
5n (un − 4)
3) On considère la suite (vn )n∈N définie par: (∀n ∈ N); vn = .
un
a) Montrer que (vn )n∈N est une suite constante et déterminer cette constante.
(0,5 pt)

5n+1 (un+1 − 4)
Soit n ∈ N. Exprimons vn+1 en fonction de n : vn+1 =
un+1
En remplaçant un+1 par son expression et en utilisant le résultat de la différence obtenu à la
question 1 :
 
un − 4
5 n+1
·
un + 1 5n+1 (un − 4)
vn+1 = =
5un 5un
un + 1
Puisque 5n+1 = 5 × 5n , on simplifie par 5 au numérateur et au dénominateur :
5 × 5n (un − 4) 5n (un − 4)
vn+1 = = = vn
5un un
La relation vn+1 = vn montre que la suite (vn ) est constante.
50 (u0 − 4)
Déterminons sa valeur en calculant son premier terme v0 pour n = 0 : v0 =
u0
1 × (5 − 4) 1
On sait que 50 = 1 et u0 = 5 : v0 = =
5 5
Ainsi, la suite (vn ) est constante et pour tout n ∈ N :
1
vn =
5
4 × 5n+1
b) En déduire que: (∀n ∈ N); un = n+1
5 −1
(0,5 pt)

18
5n (un − 4) 1
D’après la question précédente, on a pour tout n ∈ N : =
un 5
En utilisant le produit en croix : 5 × 5n (un − 4) = un =⇒ 5n+1 (un − 4) = un
En développant et regroupant les termes : 5n+1 un − 4 × 5n+1 = un =⇒ 5n+1 un − un = 4 × 5n+1
En factorisant par un : un (5n+1 − 1) = 4 × 5n+1
Puisque 5n+1 − 1 ̸= 0, on peut isoler un :

4 × 5n+1
un = n+1
5 −1
c) En déduire lim un .
n→+∞

(0,25 pt)

Rappel de Cours : Si −1 < q < 1, alors limn→+∞ q n = 0.


Levons l’indétermination en factorisant le dénominateur par 5n+1 :
4 × 5n+1 4
un =  =  n+1
1 1
5n+1 1 − n+1 1−
5 5
 n+1
1 1
Or, la raison vérifie −1 < < 1, ce qui implique : limn→+∞ =0
5 5
Par opération sur les limites, on obtient :
lim un = 4
n→+∞

4) On considère la suite (wn ) définie par wn = e2un −3 pour tout n ∈ N. Calculer lim wn .
n→+∞

(0,5 pt)

Déterminons d’abord la limite de l’exposant : On sait que limn→+∞ un = 4.


Par opérations sur les limites : limn→+∞ (2un − 3) = 2(4) − 3 = 5
Par composition avec la fonction exponentielle continue sur R, on obtient :

lim wn = e5
n→+∞

Exercice 6 (3 pt) Urne : 3R, 4V, 2N ⇒ Total = 9 boules.


n

Rappel de Cours : Le nombre de tirages simultanés est donné par p
= Cnp .

Le tirage s’effectuant de manière simultanée, les résultats possibles sont des combinaisons de 3
boules choisies parmi les 9 de l’urne.

Le nombre total de tirages possibles (cardinal de l’univers Ω) est : Card(Ω) = 93 = 84
5 2 37
1) Montrer que: P (A) = ; P (B) = ; P (C) = .
84 7 42
(1 pt)

19
Pour l’événement A ("Tirer 3 boules de même couleur") :
Cet événement est réalisé si l’on tire 3 boules Rouges OU 3 boules Vertes (il est impossible de
tirer 3 boules Noires car l’urne n’en contient que 2).
  5
Card(A) = 33 + 43 = 1 + 4 = 5 =⇒ P (A) =
84
Pour l’événement B ("Tirer 3 boules de couleurs différentes deux à deux") :
Cet événement signifie que l’on doit obtenir exactement 1 boule Rouge ET 1 boule Verte ET 1
boule Noire.
   24 2
Card(B) = 31 × 41 × 21 = 24 =⇒ P (B) = =
84 7
Pour l’événement C ("Obtenir au moins une boule verte") :
Considérons l’événement contraire C̄ : "N’obtenir aucune boule verte".
Réaliser C̄ revient à tirer 3 boules parmi les 5 autres boules non vertes (3R + 2N).
 10 5
Card(C̄) = 53 = 10 =⇒ P (C̄) = =
84 42
Par la propriété des probabilités de l’événement contraire, on trouve P (C) :
5 37
P (C) = 1 − P (C̄) = 1 − =
42 42
5 2 37
P (A) = ; P (B) = ; P (C) =
84 7 42
2) Soit X la variable aléatoire qui associe à chaque tirage le nombre de boules noires
restantes dans l’urne.
a) Vérifier que les valeurs possibles de X sont 0, 1, 2.
(0,25 pt)

L’urne contient au total 2 boules noires.


Lors d’un tirage simultané de 3 boules, le nombre de boules noires tirées peut être égal à 0, 1 ou
2.
Par soustraction, le nombre de boules noires restant dans l’urne sera de :
Si on tire 0 noire =⇒ il reste 2 − 0 = 2 boules noires.
Si on tire 1 noire =⇒ il reste 2 − 1 = 1 boule noire.
Si on tire 2 noires =⇒ il reste 2 − 2 = 0 boule noire.
Ainsi, les valeurs possibles prises par la variable aléatoire X sont bien :
X(Ω) = {0, 1, 2}
35
b) Montrer que P (X = 2) =
84
(0,5 pt)

L’événement (X = 2) signifie qu’il reste 2 boules noires dans l’urne.


Cela équivaut à affirmer que l’on a extrait exactement 0 boule noire lors du tirage.
On doit donc sélectionner les 3 boules parmi les 7 boules non noires de l’urne (3R + 4V) :

20
7
 7×6×5
Card(X = 2) = = = 35
3
3×2×1
35
P (X = 2) =
84
c) Déterminer la loi de probabilité de X.
(0,75 pt)

Pour X = 1 (Il reste 1 seule boule noire dans l’urne, donc on a tiré exactement 1 boule noire
et 2 boules non noires) :
  42 1
Card(X = 1) = 21 × 72 = 2 × 21 = 42 =⇒ P (X = 1) = =
84 2
Pour X = 0 (Il reste 0 boule noire dans l’urne, donc on a tiré les 2 boules noires de l’urne et 1
boule non noire) :
  7 1
Card(X = 0) = 22 × 71 = 1 × 7 = 7 =⇒ P (X = 0) = =
84 12
35 5
En résumant la loi de probabilité (sachant que P (X = 2) = = ):
84 12

k 0 1 2
1 1 5
P (X = k)
12 2 12

4
d) Montrer que l’espérance mathématique E(X) de X est
3
(0,5 pt)
P
Rappel de Cours : L’espérance mathématique est définie par E(X) = i ki · P (X = ki ).
En appliquant la formule avec les valeurs du tableau précédent :
E(X) = 0 × P (X = 0) + 1 × P (X = 1) + 2 × P (X = 2)
1 1 5 6 10 16
E(X) = 0 × +1× +2× =0+ + =
12 2 12 12 12 12
En simplifiant la fraction obtenue par 4, on parvient au résultat final :
4
E(X) =
3

Fin de la correction

7/7

21

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