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Maths 2015

Le document est une épreuve spécifique de mathématiques pour la filière PSI, d'une durée de 4 heures, comprenant des systèmes différentiels et des développements en série entière. Il est structuré en trois parties, abordant des théorèmes, des exemples d'étude de systèmes, et des fonctions spécifiques. Les candidats doivent faire preuve de clarté, précision et concision dans leurs réponses, tout en signalant d'éventuelles erreurs d'énoncé.

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SESSION 2015 PSIMA02

 
 
 
EPREUVE SPECIFIQUE - FILIERE PSI  
____________________  
 
MATHEMATIQUES

Durée : 4 heures  
____________________  

N.B. : le candidat attachera la plus grande importance à la clarté, à la précision et à la concision de


la rédaction. Si un candidat est amené à repérer ce qui peut lui sembler être une erreur d’énoncé, il le
signalera sur sa copie et devra poursuivre sa composition en expliquant les raisons des initiatives
qu’il a été amené à prendre.  
 
___________________________________________________________________________________  
 
 
  Les calculatrices sont autorisées
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

1/7
Notations
– R désigne l’ensemble des réels et R+ désigne l’intervalle [0, +∞[.
– Si I est un intervalle réel non réduit à un point, on note C 1 (I) l’espace vectoriel des fonc-
tions de classe C 1 définies sur I à valeurs dans R.
– Soit K l’ensemble R ou C. Pour tout entier naturel non nul, Mn (K) désigne le K-espace
vectoriel des matrices à n lignes et n colonnes et à coefficients dans K.
– Un vecteur de Kn est noté :
⎛ ⎞
x1
⎜ ⎟
⎜ x2 ⎟
⎜ ⎟
X = (xk )1≤k≤n =⎜ .. ⎟.
⎜ . ⎟
⎝ ⎠
xn

– Une matrice A de Mn (K) est notée :

A = ((aj,k ))1≤j,k≤n

où aj,k est le coefficient de A situé en ligne j et colonne k.


– On dit qu’une application :

M: I → Mn (K)
t �→ M (t) = ((aj,k (t)))1≤j,k≤n

est de classe C 1 sur I, si pour tout couple (j, k) la fonction t �→ aj,k (t) est de classe C 1 sur
�� ��
I et dans ce cas, on note M � (t) la matrice a�j,k (t) 1≤j,k≤n .
Soient I un intervalle réel non réduit à un point et A : I → Mn (C) une fonction continue.
Dans ce problème, on s’intéresse au système différentiel :

X � (t) = A (t) X (t) (E)

où X : I → Cn est une application de classe C 1 .

A l’exception de la question I.2 utilisée tout au long du sujet, les trois parties sont indépendantes.

2/7
Partie I
Quelques exemples d’étude d’un système différentiel

I.1 Qu’affirme le théorème de Cauchy-Lipschitz linéaire quant à la structure de l’ensemble


des solutions de (E) ?

I.2 Vecteurs propres communs


On suppose qu’il existe un vecteur non nul V ∈ Cn et une fonction continue λ : I → C tels
que pour tout t ∈ I on ait :
A (t) V = λ (t) V.
Montrer que la fonction :
X: I → Cn
t �→ α (t) V
est solution de (E) si, et seulement si, la fonction α est solution d’une équation différentielle
linéaire du premier ordre que l’on précisera et pour laquelle on donnera une expression des
solutions.

I.3 Un premier exemple


On suppose pour cette question que n = 2. Soient a et b deux complexes tels que a−1−b �= 0.
On suppose que, pour tout t ∈ I = R, on a :
 
a 1−a
A (t) = .
b 1−b
Déterminer une base de l’espace vectoriel des solutions de (E).

I.4 Un deuxième exemple


On suppose également pour cette question que n = 2. Soient μ une constante complexe et
a, b des fonctions continues de I dans C, la fonction b ne s’annulant jamais sur I. On suppose
que pour tout réel t ∈ I, on a :
 
a (t) μb (t)
A (t) = .
b (t) a (t) + (μ − 1) b (t)

I.4.1 Traiter le cas particulier où μ = 1.

I.4.2 Montrer qu’il existe deux vecteurs non nuls V1 et V2 dans C2 et deux fonctions conti-
nues λ1 et λ2 de I dans C tels que pour tout t ∈ I on ait :

A (t) V1 = λ1 (t) V1 et A (t) V2 = λ2 (t) V2 .

3/7
I.4.3 Donner une condition nécessaire et suffisante portant sur μ pour que l’on ait :

∀t ∈ I, λ1 (t) �= λ2 (t) .

On supposera cette condition vérifiée pour la question suivante.

I.4.4 Déterminer une base de l’espace vectoriel des solutions de (E).

Partie II
Développement en série entière des solutions pour A constante

II.1 Norme matricielle induite


On se donne une norme vectorielle X �→ �X� sur Cn et on lui associe la fonction N définie
sur Mn (C) par :
�AX�
∀A ∈ Mn (C) , N (A) = sup .
X∈Cn \{0} �X�

II.1.1 Montrer que l’application N définit une norme sur Mn (C) .

II.1.2 Montrer que, pour toutes matrices A et B dans Mn (C) , on a :

N (AB) ≤ N (A) N (B) .

II.2 Développement en série entière des solutions

II.2.1 On suppose pour cette question, que I = R et que la fonction A est constante.
Montrer que si X est solution de (E) , elle est alors de classe C ∞ sur I et que pour tout
entier naturel k, on a :
X (k) (t) = Ak X (t)
(avec la convention que X (0) = X et A0 = In ).

II.2.2 On note X0 = X(0). Montrer que pour tout entier naturel p et tout réel t ∈ I, on a :
 p   t
 tk (t − u)p p+1
k
X (t) = A X0 + A X (u) du.
k=0
k! 0 p!

II.2.3 Montrer que :  


p
 tk
X (t) = lim Ak X0
p→+∞
k=0
k!
et en déduire que les coordonnées de X sont développables en série entière sur R.

4/7
II.3 Un exemple
On suppose pour cette question, que n = 4, que I = R et que la fonction t �→ A (t) est
constante et égale à : ⎛ ⎞
1 0 −1 1
⎜ ⎟
⎜ 0 1 1 0 ⎟
A=⎜

⎟ ∈ M4 (C) .
⎝ 0 0 1 0 ⎟

0 0 1 0

II.3.1 Calculer le polynôme caractéristique PA (X) de A.

II.3.2 Soit k un entier naturel non nul.


� �
Montrer que la famille 1, X, X (X − 1) , X (X − 1)2 est une base de C3 [X], puis exprimer
le reste de la division euclidienne de X k par PA (X) dans cette base.

II.3.3 En déduire, pour tout entier k ≥ 1, une expression de Ak en fonction de A, A (A − I4 )


et A (A − I4 )2 .

II.3.4 Calculer A (A − I4 ) et A (A − I4 )2 .

II.3.5 Préciser le rayon de convergence de la série entière :


+∞ n
� t
(n − 1)
n=1
n!

ainsi que sa somme.


⎛ ⎞
1
⎜ ⎟
⎜ 0 ⎟
II.3.6 Soit X0 = ⎜ ⎟
⎜ 1 ⎟ ∈ C . Déterminer la solution du problème de Cauchy linéaire
4

⎝ ⎠
0

X� = AX
.
X (0) = X0

5/7
Partie III
Etude de deux fonctions

III.1 L’intégrale de Gauss

2
III.1.1 Montrer que l’intégrale de la fonction f : t �→ e−t est convergente sur R+ .

III.1.2 Montrer que les fonctions F et G définies sur R+ par :


 x 2  1 −x2 (t2 +1)
−t2 e
∀x ∈ R , F (x) =
+
e dt , G (x) = dt
0 0 t2 + 1
sont de classe C 1 sur R+ , puis préciser les dérivées d’ordre 1 de F et de G.

III.1.3 Montrer que :


∀x ∈ R+ , F � (x) + G� (x) = 0
et en déduire la valeur de F + G.

III.1.4 Montrer que :


π
lim G (x) = 0 et lim F (x) = .
x→+∞ x→+∞ 4

III.1.5 En déduire que :  √


+∞
−t2 π
e dt = .
0 2

III.2 Les fonctions u et v

III.2.1 Montrer que les fonctions :


 +∞ −x  +∞ −x
e cos(tx) e sin(tx)
u (t) = √ dx et v (t) = √ dx
0 x 0 x
sont bien définies et de classe C 1 sur R.

III.2.2 Montrer que la fonction w = u + iv est solution d’une équation différentielle, puis
en déduire que :  
u (t)
X (t) =
v (t)
est solution d’un système différentiel du premier ordre

X � (t) = A (t) X (t) (E1 )

où la fonction matricielle A : R → M2 (C) est à déterminer.

6/7
III.2.3 Déterminer, pour tout réel t, les valeurs propres complexes et les sous-espaces propres
de A (t).

III.2.4 Déterminer une base de l’espace vectoriel des solutions sur C du système (E1 ) et en
déduire la solution générale de (E1 ).

III.2.5 Calculer u (0) , v (0) et en déduire l’expression réelle de u et de v.

Fin de l’énoncé

7/7
I M P R I M E R I E N A T I O N A L E – 15 1320 – D’après documents fournis

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