Hassi R'Mel (SPPI)
Hassi R'Mel (SPPI)
MEMOIRE
Pour l’obtention du diplôme de Magister
en Hygiène et Sécurité Industrielle
Option : Gestion des Risques
Présenté par :
me
M AOUADJ Sarra
Ingénieur d’état en Hygiène Et Sécurité Industrielle
- Mes parents qui ont, toujours, été présents pour que je puisse réaliser
mes travaux de recherche dans les meilleures conditions et de m’avoir
soutenu et encouragé à chaque moment de faiblesse.
- Mon mari qui a été très patient et très compréhensif et mon fils JAD
(JOUJOU).
- A mes beaux parents qui ont été très compréhensif pendant la période
de préparation de ce mémoire.
Remerciements
Je tiens à remercier, en premier lieu, Dieu le tout puissant m’ayant accordé santé,
courage et bonne foi afin que je puisse achever cet humble travail.
Je remercie profondément mon père Mr. Aouadj Abdelhamid pour le temps qu’il a
consacré pour la lecture et la correction de ce travail, pour son soutien, ses excellents
conseils et la patience qu’il n’a cessé de prodiguer tout le long de cette recherche.
Je n’oublie pas d’exprimer ma profonde reconnaissance à mon mari Mr. Abdelbaki
Hellal d’être très patient et pour m’avoir soutenu et encouragé le long de cette période
de préparation de ce mémoire.
Enfin, j’adresse mes plus sincères remerciements à ma sœur HOUDA, son mari
HAMZA et mon frère MAHDI, qui m’ont beaucoup aidé et m’ont toujours soutenu et
encouragé au cours de la réalisation de ce mémoire.
Sommaire
Dédicaces
Remerciements
Liste des tableaux i
Liste des figures iii
Liste des abréviations iv
1
Introduction Générale
145
Conclusion générale
149
Références bibliographiques
158
Annexes
Liste des tableaux
Abréviations
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Abréviations
Unités :
Nm3: Normal mètre cube
W : Watt
kW : kilo Watt
kWh : kilo Watt heure
MW: Méga Watt
GW : Gega Watt
MWc: Méga Watt crête
TWh: Téra Watt-heure
Tep/an: Tonne d’équivalant pétrole/an
MT: Méga Tonne
dB :decibel
Page v
Introduction Générale
Introduction
Générale
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Introduction Générale
Introduction Générale
L'énergie est à l’origine de tout développement socio-économique des pays, elle constitue pour
certains la seule richesse économique. Les principales sources d'énergie sur terre sont des
combustibles fossiles. Cependant, l'exploitation des combustibles fossiles provoque le
réchauffement climatique dont les effets négatifs ont été récemment ressentis partout dans le
monde. Par conséquent, pour une existence durable, l'utilisation des combustibles fossiles doit être
réduite. Contrairement à ce fait, la recherche de nouvelles sources d’énergie, renouvelable et
respectueuse de l'environnement s’impose.
Afin de satisfaire tous les besoins énergétiques, une recherche dans toutes les perspectives de
développement des différents types d'énergies renouvelables tels que: l'énergie éolienne, la
géothermie, la biomasse, et en particulier l’«énergie solaire», doit être élaborée.
Au cours des dernières décennies, l’attitude des gouvernements et des industriels vis-à-vis de
la protection de l’environnement a changé radicalement et par conséquent la maîtrise des
impacts environnementaux est devenue un enjeu majeur. Les industriels incluent, désormais,
l’environnement dans leur cahier des charges.
En effet, la réglementation devient de plus en plus exigeante et les coûts de non-conformité
peuvent être plus difficiles à supporter que la mise en place d’options environnementales
adaptées au contexte de l’industrie. De plus, le coût élevé des techniques de fin de chaîne avec
des stations d’épuration, des dépoussiéreurs et des réseaux de collectes des déchets encourage
l’adoption de procédés et de pratiques de production plus propres au sein du processus
industriel [Cikankowitz, 2008].
C’est dans ce contexte qu’entre la notion de « Meilleures Techniques Disponibles », dont
l’élaboration présente une solution adéquate pour les industriels, non seulement pour le
contrôle, l’élimination ou la réduction des impacts nocifs de leurs activités sur
l’environnement et d’assurer une efficacité énergétique et économique, mais aussi pour
pouvoir prouver leur bonne performance environnementale car elles fournissent une base sur
laquelle la performance des activités industrielles peut être évaluée. Ce qui représente
également un outil d’aide à la décision pour les autorités en matière d’autorisations et
d’inspections ou de contrôles environnementaux.
Le concept de « Meilleures Techniques Disponibles (MTD)» a été introduit et imposé dès
1996 en Europe dans le cadre de la Directive Européenne N°96/61/CE, dite IPPC (« IPPC »
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Introduction Générale
A cet égard, un projet a été établi pour le transfert du système IPPC aux pays méditerranéens. Le
projet BAT4MED « Soutenir les meilleures techniques disponibles dans les pays méditerranéens
partenaires PMP » vise à transférer le système IPPC de l'UE à des contextes extra-européens et en
particulier pour les pays méditerranéens partenaires (PMP).
Les premiers pays retenus pour ce projet sont : l’Egypte, la Tunisie et le Maroc. L'un des
objectifs spécifiques du projet est d'analyser comment cette approche peut contribuer
activement à réduire les pressions environnementales négatives découlant des activités
industrielles de ces trois pays participant au projet.
Notre ambition est de transférer les exigences du système IPPC à notre pays l’Algérie. Des
études doivent être menées pour chaque secteur industriel pour évaluer la base juridique et
règlementaire en Algérie pour la définition et la mise en œuvre des MTD et estimer la
conformité des installations à la règlementation environnementale.
Dans le cadre de l’étude menée dans ce mémoire, le choix a été porté sur le secteur de production
d’électricité. La production d’électricité est l’une des activités industrielles fondamentales et l’une
des plus polluantes surtout dans les centrales où l’on utilise uniquement des combustibles fossiles.
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Introduction Générale
Le choix de ce secteur industriel pour notre étude était motivé par le fait de l’introduction
importante des énergies renouvelables dans la production d’électricité.
L'énergie électrique solaire avec ses deux versions (photovoltaïque et thermique), connaît, dans la
première décennie de ce nouveau millénaire, un développement considérable, ce qui permet
d'anticiper à l'avenir sur une sérieuse concurrence avec la production d'électricité conventionnelle,
si des stratégies communes internationales sont réalisées.
La production d'électricité à partir des cellules photovoltaïques (PV) est réalisable partout. En
revanche, la technologie des CSP (Concentrated Solar Power) est pratiquement limitée aux pays
« SUNBELT », ce qui est le cas du Sud de notre pays.
Après des périodes de stagnation, la production d'électricité à partir de la technologie CSP, même
en combinaison avec des combustibles fossiles dans ce qu'on appelle les systèmes hybrides, est
actuellement en cours d’amélioration et a vu sa pénétration sur le marché mondial.
Les centrales solaires hybrides (de type capteurs solaires cylindro-paraboliques), mettant en
vedette des brûleurs à gaz et d’un cycle à vapeur ont, non seulement, été universellement
démontré, avec succès ; mais également au niveau local, par l’expérience algérienne d’une
capacité totale de 150 MW : le Solar Power Plant I (SPPI) du complexe gazier de Hassi R’mel
dans le Sud algérien, avec environ 25 MW générée à partir du champ solaire et 125 MW du cycle
combiné classique. Il a été démontré que ce système peut être un système efficace et économique
pour convertir l’énergie solaire en électricité [Abdelhamid & al., 2012].
Les centrales électriques dépendant 100% des énergies renouvelables par exemple le solaire,
présentent des avantages énormes pour l’environnement. Cependant, le coût élevé de telles
centrales reste toujours un obstacle contre leur développement et leur propagation. Cela apparait
principalement dans les pays en voie de développement qui ont un potentiel important des
énergies renouvelables mais dont l’économie ne peut pas supporter l’implantation de telles
centrales surtout à court et à moyen terme.
Pour ces raisons, les systèmes hybrides restent toujours une option technologique prometteuse et
cette technologie continuera à évoluer dans l’avenir, de sorte qu’elle aura une applicabilité plus
large et à moindre coût.
Comme n’importe quel autre pays dans le monde, l’Algérie a créé un élan vert en lançant un
ambitieux programme de développement des énergies renouvelables et de promouvoir l’efficacité
énergétique.
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Introduction Générale
Le choix stratégique a été motivé par l’énorme potentiel de l’énergie solaire. Après l’expérience
de la SPPI, l’Algérie a pour objectif de multiplier de telles centrales tout en augmentant les
capacités de production.
La question abordée dans notre étude, n’est pas de chercher les avantages de ces systèmes et de
confirmer leur efficacité, car ceci a été déjà démontré dans des études précédentes [Abdelhamid &
al., 2012]. En fait, la question est de savoir comment améliorer de tels systèmes pour atteindre une
plus grande efficacité ?
Notre but est de maximiser les avantages et de couvrir l’optimum dans tous leurs aspects :
économiques, environnementaux et même en termes de sécurité. En un mot, il s’agit d’un
problème d’ « Optimisation » des énergies renouvelables.
Beaucoup d’études ont démontré l’efficacité de la partie « Solaire » des systèmes hybrides de
production d’électricité, en matière d’efficacité énergétiques et même d’environnement. Cela nous
oblige à chercher des solutions durables pour l’optimisation des performances environnementales
des techniques et technologies utilisées dans la partie « gaz » (cycle combiné).
C’est dans cette partie qu’intervient notre étude. Le but est d’augmenter le profit des énergies
renouvelables en matière d’environnement et de coût en gardant la configuration hybride solaire-
gaz (Avec les réserves importantes du gaz en Algérie et les longues périodes d’ensoleillement, la
solution hybride reste pour l’instant la meilleure pour le cas de l’Algérie), mais avec des
modifications sur le cycle combiné, pour pouvoir produire de l’électricité plus propre.
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Introduction Générale
4- Proposer des solutions pratiques pour la mise à niveau des systèmes hybrides en matière
d’environnement. Le but étant de donner des solutions envisageables pour les industriels et
les autorités pour les projets futures figurant dans le programme national de
développement des énergies renouvelables.
2. Hypothèses de recherche :
1- Des principes et des exigences doivent être ajoutés dans les textes juridiques dans la
règlementation environnementale algérienne pour le transfert du système IPPC en
Algérie et l’adoption d’une approche intégrée des impacts environnementaux et la
définition et l’utilisation des MTD.
2- L’évaluation est un outil de contribution à l’optimisation des performances techniques
et environnementales des systèmes hybrides « énergies renouvelables-énergie
fossile ».
3- L’introduction de la combinaison « énergies renouvelables-MTD » dans les systèmes
hybrides de production d’électricité est une solution à étudier pour renforcer les avantages
des projets du programme algérien.
Afin de pouvoir servir le sujet tout en vérifiant les hypothèses de recherche, une analyse des
écarts entre les principes et exigences du système européen IPPC et ceux du cadre juridique
algérien doit être effectuée ; ainsi qu’une évaluation des performances techniques et
environnementales de la première installation hybride « SPPI ».
3. Organisation du mémoire
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Introduction Générale
Enfin, et après avoir obtenu des résultats des deux études (analyse du cadre juridique et
évaluation des performances de la centrale), nous nous efforcerons par donner des
recommandations concernant les techniques utilisées en vue de contribuer à l’amélioration et à
l’optimisation des performances de telles centrales électriques et de tirer des conclusions pour le
transfert de l’approche intégrée européenne et l’élaboration des rapports MTD en l’Algérie.
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
Chapitre I :
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
1. Introduction
La production industrielle, le transport, le chauffage des bâtiments, l'utilisation d'appareils
électriques divers, et bien d’autres activités économiques sont consommatrices de beaucoup
d'énergie. L'efficacité énergétique, la dépendance énergétique, la sécurité énergétique et le
prix de l’énergie y sont des préoccupations majeures pour touts les pays du monde.
Ce premier chapitre a été consacré à la description des différents types des énergies
renouvelables et les technologies associées, le développement des énergies renouvelables dans
le monde et en Algérie ainsi que le programme algérien de développement des énergies
renouvelables.
2. Définition de l’énergie
L’énergie est une entité primaire et il est difficile de la définir en termes simples, dans la
mesure où sa définition la plus correcte s’énonce en termes mathématiques. Dans la langue
parlée, elle peut être définie comme l’aptitude ou la capacité à effectuer un travail (elle
pourrait également être décrite comme la capacité à produire un changement ou une « énergie
disponible ») [BREF EE, 2009].
L’énergie se mesure en termes de ce changement d’un « système » d’un état à un autre, en
joules dans le système international (SI). L’énergie peut prendre de multiples formes et est
dénommée en fonction de l’action (ou du travail) réalisée par une force spécifique. Il existe 6
formes principales d’énergie généralement utilisées dans l’industrie, à savoir: l’énergie
chimique, l’énergie mécanique, l’énergie thermique, l’énergie électrique, l’énergie
gravitationnelle, l’énergie nucléaire [BREF EE, 2009].
3. L’efficacité énergétique
L’efficacité énergétique (et inversement, l’inefficacité énergétique) des installations peut être
considérée de deux manières à savoir [BREF EE, 2009] :
L’énergie récupérée par rapport à l’énergie en entrée. Elle ne peut jamais être égale à
100 % en raison des lois de la thermodynamique. Les irréversibilités
thermodynamiques constituent la base des inefficacités (pertes), et comprennent le
transfert d’énergie par conduction, convection ou rayonnement (irréversibilités
thermiques). Par exemple, un transfert de chaleur ne se produit pas seulement dans la
direction souhaitée, c’est-à-dire à destination du procédé mais également vers
l’extérieur par le biais des parois du réacteur ou du four, etc. Toutefois, il existe
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
diverses techniques permettant de réduire les pertes, par exemple la réduction des
pertes de chaleur radiante émanant des procédés de combustion.
L’utilisation attentive (ou efficace) de l’énergie, comme et quand cela est nécessaire
en quantités optimales. L’inefficacité (ou l’utilisation inefficace) provient d’un
décalage entre l’offre et la demande d’énergie, et comprend notamment une mauvaise
conception, exploitation et maintenance ; la mise sous tension des équipements
lorsque cela n’est pas nécessaire, par exemple de l’éclairage ; l’exploitation des
procédés à une température supérieure à la température nécessaire ; l’absence de
stockage approprié de l’énergie, etc.
4. Sources de l’énergie
L’énergie est désignée selon sa source ou le moyen par lequel elle est acheminée. Ainsi on
peut citer : les énergies fossiles, l’énergie nucléaire, l’énergie solaire, l’énergie électrique,
l’énergie chimique, l’énergie thermique…etc.
L’énergie consommée par l’activité humaine, peut être produite par des sources d'énergies
renouvelables ou non renouvelables.
Les sources d'énergies non renouvelables sont des matières premières dont les réserves ne se
reconstituent pas à l'échelle d'une vie humaine, notamment le charbon, le gaz naturel,
le pétrole et l'uranium. A l’exception de l’uranium qui résulte d’un processus de production
différent, ces sources d’énergie sont appelés les énergies fossiles.
D’autre part, Il existe des sources d'énergie restant inchangées qu'on les exploite ou non, elles
sont appelées les énergies renouvelables. C'est le cas de l'énergie solaire, de l'énergie
éolienne, de l'énergie hydraulique. Ce type d’énergie peut aussi correspondre à des sources
d'énergie dont les stocks peuvent se renouveler en quelques années ou quelques dizaines
d'années comme le bois.
5. Energies non Renouvelables
Une ressource non renouvelable est une ressource naturelle qui ne peut être produite,
redéveloppée, régénérée, ou réutilisée. Ces ressources existent souvent à des quantités fixes,
ou elles sont consommées beaucoup plus vite que la nature ne peut vite les recréer. Les
combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz naturel sont des exemples. En
revanche, les ressources telles que le bois (si son usage ne dépasse pas la quantité régénérée
chaque année) ou des métaux (qui peuvent être recyclés) sont considérés comme des
ressources renouvelables.
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
vapeur pressurisée qui entraine une turbine, laquelle génère de l'électricité. C'est la source
d'énergie la plus concentrée utilisable actuellement.
La production mondiale d'électricité nucléaire est relativement stationnaire depuis plusieures
années. En 2004, 439 réacteurs destinés à la production commerciale d'électricité étaient en
service dans le monde. En France, l'énergie nucléaire produit 400 milliards de kWh
d'électricité par an. L'Europe produise 46 % de l'énergie nucléaire mondiale, l'Amérique du
Nord 33,6 %. L'énergie nucléaire fournit 8 % de l'énergie consommée aux Etats-Unis. En
Asie, l'énergie nucléaire est utilisée principalement au Japon 14 % de l'énergie consommée
[Etherington, 2005], [Megy, 2004].
L'énergie nucléaire produite dans des centrales nucléaires modernes ne produit pas de gaz à
effet de serre mais elle présente néanmoins des inconvénients et des risques [Louai, 2009].
Parmi les risques présentés par la génération d'électricité par le nucléaire [Louai, 2009]:
Les risques de contamination radioactive liés au traitement du combustible usagé.
Pour une tonne d'uranium utilisable dans le nucléaire, on obtient environ 500 tonnes
de déchets faiblement radioactifs;
les déchets nucléaires résultant constituent un produit radioactif nocif pour
l'environnement. Jusqu'à maintenant, la question de ces déchets qui restent radioactifs
pendant une très longue période n'est toujours pas résolue, de même que celle de ces
centrales elles-mêmes qui restent une source permanente de radioactivité lorsqu'elles
sont hors d'usage ;
Les risques liés aux accidents nucléaires sont mineurs (fuites radioactives) dans les
centrales.
En conclusion étant donné que les sources d'énergie existantes comportent de tels risques de
dangerosité et que leurs réserves sont limitées, ces principales constatations ont conduit à un
accroissement des recherches vers d'autres énergies [Louai, 2009].
6. Energies Renouvelables
6.1 Définition
Une ressource naturelle est une ressource renouvelable si elle est remplacée par des processus
naturels à un rythme ou vitesse comparable ou plus rapide que son taux de consommation par
les humains.
Fournies par le soleil, le vent, la chaleur de la terre, les chutes d’eau, les marées ou encore la
croissance des végétaux, les énergies renouvelables sont des ressources perpétuelles qui ne
présentent aucun souci d'un manque de disponibilité à long terme et qui n’engendrent pas ou
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
peu de déchets ou d’émissions polluantes. Elles participent à la lutte contre l’effet de serre et
les rejets de CO2 dans l’atmosphère.
Le solaire (photovoltaïque, ou thermique), l’hydroélectricité, l’éolien, la biomasse, la
géothermie sont des énergies à flux inépuisable par rapport aux combustibles fossiles.
Les ressources renouvelables peuvent également signifier des produits tels que le bois, le
papier et le cuir, si leur récolte est effectuée d'une manière viable.
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
Le principe d’énergie géothermique consiste à extraire l'énergie contenue dans le sol pour
l'utiliser sous forme de chaleur ou d'électricité. On distingue quatre types de géothermie selon
la température du gisement [Laplaige & Lemale, 2008] :
La géothermie haute température (>150°C) : cette énergie est utilisée pour produire de
l’électricité.
La géothermie moyenne énergie (90-150°C) : cette énergie est utilisée pour produire
de la chaleur qui est utilisée dans des processus industriels et éventuellement de
l’électricité.
La géothermie basse énergie (30 - 90°C) : les applications vont du chauffage urbain,
en passant par le chauffage des serres et le séchage des produits agricoles.
La géothermie très basse énergie (<30°C) : la chaleur extraite est utilisée pour assurer
le chauffage et le rafraichissement des locaux après élévation de la température au
moyen d’une pompe à chaleur.
6.3.5 Énergie solaire
L’énergie émise par le soleil, parvient à la terre sous forme de rayonnement
électromagnétique [Boutghan, 2012].
Le soleil est l’origine de la plupart des sources d’énergie. A l’origine du cycle du vent et de
l’eau, transformé en énergie par les plantes grâce à la photosynthèse dont nous disposons sans
son énergie, aucune vie sur terre ne serait possible, pour cela il y a une distinction entre
l’énergie solaire directe et indirecte. Les systèmes techniques employant l'énergie solaire
directe convertissent le rayonnement solaire entrant directement en énergie utile, par exemple
l'électricité ou la chaleur ou la lumière (l’éclairage).Vent, eau de rivière et biomasse sont les
formes indirectes d'énergie solaire. Ici, les processus normaux convertissent énergie solaire
dans d'autres types d’énergie [Tchinang, 2011].
L'énergie solaire est produite et utilisée selon plusieurs procédés (Figure I.3): Soit le solaire
thermique (passif ou actif), la solaire thermodynamique, le solaire photovoltaïque et
l’éclairage naturel.
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
utilisée directement pour le chauffage des bâtiments ou pour générer de l’eau chaude
sanitaire.
b. La solaire thermodynamique
Le procédé utilisé dans les centrales thermodynamiques consiste à la concentration des
rayonnements solaires pour le chauffage d’un fluide dit caloporteur à une température très
élevée. La chaleur du fluide est utilisée pour la génération de vapeur suffisante pour alimenter
les turbines à vapeurs qui actionnent un générateur pour produire de l’électricité.
c. Le solaire photovoltaïque
Des semi-conducteurs, comme le silicium, ont une capacité de transformer la lumière
(photons) en électricité (électrons). Cela est nommé l’effet photovoltaïque. Le principe de cet
effet est que la collision entre un photon et un semi-conducteur (silicium) produit des charges
positives et négatives qui engendrent un courant. Le silicium est utilisé pour la fabrication des
cellules photovoltaïques qui produisent un courant continu. Pour être injecté dans le réseau, il
doit être transformé en courant alternatif à travers un onduleur.
d. Éclairage naturel solaire
Le soleil peut combler une grande partie des besoins en lumière, La majorité des gens
préfèrent un éclairage naturel à un éclairage artificiel, de plus l’éclairage naturel est utilisé et
il est apprécié dans presque chaque maison. Puisque les fenêtres à haut rendement thermique
peuvent produire un éclairage naturel à l’intérieur d’une maison, avec une faible, ou aucune
augmentation des coûts annuels de chauffage, la possibilité d’accroître la lumière naturelle
dans la conception des maisons et des bâtiments est nettement plus importante qu’avant.
Cet éclairage naturel comporte plusieurs avantages tant au niveau du confort que de la qualité
de l’environnement intérieur. De plus, les économies d’énergie par exemple, en Europe, 50%
de l’énergie consommée est destinée à l’éclairage artificiel des constructions à usage non-
domestique .Il y a été aussi démontré qu’une réduction de l’ordre de 30 à 70% de cette
consommation est possible grâce à la combinaison de l’éclairage naturel et artificiel
[Belakehal & Tabet, 2003].
La technologie qui nous permet l’exploitation de l’énergie solaire utilise des systèmes appelés
capteurs solaires (sans ou avec concentration) [Boutghan, 2012].
e. Les capteurs solaires
Le fonctionnement de ces systèmes repose sur l’effet de serre, qui réside dans le fait qu’un
matériau peut être transparent pour le rayonnement solaire et opaque au rayonnement
infrarouge [Lacas, 1980].
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
Le récepteur est un tube placé sur ce foyer linéaire dans lequel circule un fluide caloporteur.
L’avantage de ces miroirs paraboliques c’est que le suivi du soleil est simplifié.
En effet, il s’effectue sur un seul axe au lieu de deux pour les héliostats. Ces concentrateurs
sont généralement orientés dans la direction Nord-Sud et pivotent d’Est en Ouest pour suivre
la course du soleil. La concentration est modeste, de 20 à 80 fois le rayonnement et les
températures obtenues sont de l’ordre de 400 °C [Boutghan, 2012].
On distingue deux usages principaux de cette technologie :
La production de chaleur (thermique)
La production d’électricité (thermodynamique)
Les systèmes solaires à concentration collectent uniquement le rayonnement solaire direct.
6.4 Avantages des énergies renouvelables
Les énergies renouvelables associent des avantages sur le plan environnemental, social,
économique, ainsi que géopolitique.
Dans le cas où les énergies renouvelables sont substituées aux énergies fossiles, elles
favorisent l'indépendance énergétique. Il est donc possible qu'elles participent à la
réduction des conflits liés aux intérêts énergétiques [Abdelhamid & al. 2012].
L'énergie renouvelable est inépuisable (sauf pour la biomasse, comme le bois).
La production de gaz à effet de serre est très inférieure à celle des énergies fossiles
(charbon, pétrole, gaz) [Aouadj & Lemmouchi, 2010].
Les déchets produits par un système de production d'énergie renouvelable sont
essentiellement des déchets de démantèlement des installations de production en fin
de vie, à l’inverse des centrales thermiques à hydrocarbures [Aouadj & Lemmouchi,
2010].
Les énergies renouvelables émettent toutefois des gaz à effet de serre,
particulièrement lors de la production des dispositifs d'exploitation énergétiques
(panneaux solaires, éoliennes, etc). Ces émissions sont très inférieures à celles des
énergies fossiles [Aouadj & Lemmouchi, 2010].
Le respect de l'environnement, lors de la fabrication, pendant le fonctionnement et en
fin de vie (démantèlement).
Les déchets sont peu dangereux [Aouadj & Lemmouchi, 2010].
La sûreté et la sécurité (faible risque d'accident, faible conséquence d'un éventuel
accident,...).
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
Par ailleurs, dans tous les cas, les énergies renouvelables réduisent la production de
CO2 par rapport aux énergies non renouvelables qu'elles remplacent [Aouadj &
Lemmouchi, 2010].
6.5 Contraintes et limites
6.5.1 Pollutions et nuisances
La notion d'énergie renouvelable est souvent confondue avec celle d'énergie propre. Une
énergie est dite propre si elle produit peu ou aucun polluant, ou bien elle génère des polluants
qui sont sans conséquences pour l’environnement du fait de leur grande vitesse de disparition.
Le terme énergie renouvelable ne signifie pas nécessairement une énergie propre (toutes les
énergies renouvelables ne sont pas nécessairement propres) ; car l’exploitation et la
manipulation des énergies renouvelables génère souvent des nuisances et des polluants
comme le cas de la collecte et la combustion de la biomasse (production des NO x, CO2,
réduction de la biodiversité…etc) ainsi que certains fluides frigorifiques utilisés dans les
circuits des pompes à chaleur géothermiques sont des gaz qui contribuent à l'effet de serre et
détruisent aussi la couche d’ozone. On peut dire alors qu’il n’y a pas de source d’énergie
propre, seulement des sources d’énergie plus ou moins nuisibles ou polluantes.
6.5.2 Le réchauffement climatique
Les énergies renouvelables présentent une solution adéquate pour le problème du
réchauffement climatique. Pour cette raison un développement suffisant de ces sources,
permettant ainsi la diminution de la consommation des énergies fossiles, devient une
nécessité.
Cependant, les énergies renouvelables rencontrent beaucoup de contrainte telles que : leur
rendement, leur stockage, la superficie ou les infrastructures nécessaires…etc. Autrement dit,
le développement des énergies renouvelables est nécessaire mais, il n’est pas suffisant.
Selon Jean-Marc Jancovici [Jancovici & Grandjean, 2006], le développement des énergies
renouvelables ne suffira pas à éviter une importante diminution des consommations
d'énergie : « malgré les renouvelables, des changements de nos modes de vie semblent
nécessaires ».
6.5.3 Conditions géographiques
La difficulté liée aux énergies renouvelables réside dans leur dépendance des phénomènes
naturels. Cela requiert certaines conditions géographiques comme la présence des vents
puissants et de longues durées d’ensoleillement…etc. Ce qui n’est pas favorable dans tous les
pays et les régions.
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
Figure I.4 : Part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique mondiale
finale en 2012 [REN21, 2012].
7.2 Les énergies renouvelables dans les divers secteurs de la consommation
Durant 2011, les énergies renouvelables modernes ont continué de progresser sensiblement
dans l’ensemble des secteurs de la consommation: l’électricité, le chauffage, le
refroidissement et le transport [REN21, 2012] :
Dans le secteur électrique, les énergies renouvelables représentent près de la moitié du
total estimé de la capacité électrique mondiale ajoutée durant 2011 (208 gigawatts/GW).
L’énergie photovoltaïque, éolienne et solaire atteint respectivement près de 40 % et 30 %
de la capacité des nouvelles énergies renouvelables, devant l’hydroélectricité (près de
25%). À la fin 2011, le total de la capacité mondiale des énergies renouvelables dépassait
le seuil de 1360 GW, en hausse de 8 % par rapport à 2010. Les énergies renouvelables
atteignent plus de 25 % de la capacité énergétique mondiale (estimée à 5 360 GW en
2011) et fournissent, selon les estimations, 20,3 % de l’électricité mondiale [REN21,
2012].
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
Les énergies renouvelables non liées à l’hydroélectricité ont dépassé le seuil de 390 GW,
enregistrant ainsi une augmentation de leur capacité de 24 % durant 2010 [REN21, 2012].
Figure I.5: Part estimée des énergies renouvelables dans la production électrique mondiale
[REN21, 2012].
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
transport. L’électricité alimente les trains, les métropolitains et une part minime, mais
croissante, des voitures particulières et des véhicules motorisés. Des initiatives
modestes, mais en forte expansion, visent à corréler le transport électrique et les
énergies renouvelables [REN21, 2012].
7.3 Développement des énergies renouvelables
7.3.1 Dans le monde
Les énergies renouvelables consolident rapidement la part qu’elles occupent dans la
fourniture énergétique de plusieurs pays et régions [REN21, 2012] :
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
Figure I.6 : Capacité électrique basée sue les énergies renouvelables de l’UE, des pays BRICS
et des sept pays de tête [REN21, 2012].
7.3.2 Le secteur des énergies renouvelables en Afrique du Nord
Tous les pays de la région disposent d’un potentiel en ER suffisant pour couvrir la quasi-
totalité des besoins de la demande actuelle et prévisionnelle à long terme, notamment les
différents services fournis par l’électricité (éclairage, climatisation, chauffage,
télécommunications, transport ferroviaire électrique etc.). Le solaire constitue le gisement le
plus important. A très long terme, cette forme d’énergie devrait être prépondérante dans les
bilans énergétiques de la région Afrique du Nord et très probablement de la plupart des autres
régions du continent africain. Ceci est conforté par le potentiel comparatif des différents
gisements, le développement technologique et les réalisations, projets et programmes en cours
[CEA-AN, 2012].
Le niveau du potentiel en ER mobilisable, ainsi que celui déjà mobilisé, varient selon les
pays. Ainsi, une grande partie du potentiel hydro-électrique est déjà exploitée en Algérie, en
Egypte, au Maroc et en Tunisie, alors que le Soudan dispose encore d’un potentiel très
important [CEA-AN, 2012].
Dans tous les pays de la région, la contribution des ressources solaires et éoliennes aux bilans
énergétiques est marginale, bien que l’Egypte, le Maroc et à un degré moindre la Tunisie et
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
l’Algérie, aient mis en place des programmes de développement à grande échelle de ces deux
formes d’énergie primaire [CEA-AN, 2012].
L’analyse des capacités électriques installées, hors hydro-électricité dans la région, montre
que la contribution des énergies renouvelables provient essentiellement des centrales
éoliennes, connectées au réseau installées en Egypte, au Maroc et en Tunisie (Tableau I.1). Il
convient aussi de tenir compte des installations décentralisées, plus particulièrement
photovoltaïques, pour les besoins des ménages (télécommunication, éducation etc.) qui certes,
ne constituent qu’une faible part de la capacité totale en ER, mais dont la contribution à la
qualité de vie des zones rurales est essentielle. Compte tenu de l’éloignement de ces zones par
rapport au réseau de transport et d’approvisionnement en combustibles fossiles et aussi de la
faible densité de la population en milieu rural, les options énergétiques renouvelables
décentralisées ont un avantage comparatif par rapport aux autres formes d’électrification
rurale [CEA-AN, 2012].
Le tableau suivant donne de manière quantitative la composition du parc électrique de chaque
pays et y intègre le pourcentage d’énergies renouvelables utilisées pour la production
d’électricité (2009).
Tableau I.1: Structure du parc électrique et part des ER en 2009 (MW)
Algérie Egypte Libye Maroc Mauritanie Tunisie Soudan
Centrales
11099 21435 6273 4166 104 3359 919
thermiques
Hydraulique 228 2800 - 1748 3022 66 1590
% 2% 11.3% - 28.5% 4% 1.9% 63%
Autre ER - 490 - 222 - 55 -
(éolien) - 1.9% 0.21% 3.6% - 1.6% -
Total 11325 24726 6273 6135 134 3480 2509
% ER 2% 13.2% < 0.2% 32.1% 22.4% 3.5% -
[Source: COMELEC bulletin statistiques 2009 pour les pays de l’UMA, Egyptian Electricity
Holding Company, Arab Union of Electricity (Soudan)]
La part de l’hydro-électricité ne va que faiblement augmenter dans la mesure où les
principaux sites ont déjà été mis en valeur, excepté au Soudan, dont le potentiel considérable
n’est que très partiellement exploité. Pour les autres pays, il existe un potentiel de petites
centrales hydro-électriques (micro et mini centrales), surtout au Maroc qui va certes
contribuer à une meilleure couverture des besoins énergétiques des populations rurales, mais
dont l’impact au plan quantitatif restera marginal. En revanche, les autres énergies
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
Figure I.8 Carte annuelle de la vitesse moyenne du vent à 10m du sol (m/s) en Algérie [Site
NEAL-dz].
La figure ci-dessus donne le potentiel éolien divergeant selon la situation géographique
d’Algérie.
On remarque que la majorité du territoire se trouve classé dans la gamme de vitesses allant de
4- 5 m/s (région des Hauts plateaux et Sahara).
Les vitesses du vent augmentent et sont maximales dans les régions situées au centre du grand
Sahara (Adrar, In Salah et Timimoun).
Le programme ER algérien prévoit dans un premier temps, sur la période 2011-2013,
l’installation de la première ferme éolienne d’une puissance de 10 MW à Adrar. Entre 2014 et
2015, deux fermes éoliennes de 20 MW chacune devraient être réalisées. Des études seront
menées pour détecter les emplacements favorables afin de réaliser d’autres projets sur la
période 2016-2030 pour une puissance d’environ 1 700 MW [Ainouch, 2006].
ii. Potentiel de l’énergie solaire
De part sa situation privilégiée, l’Algérie dispose du plus grand gisement solaire du bassin
méditerranéen. La durée moyenne d’ensoleillement du territoire algérien dépasse les 2000
heures annuelles, pour atteindre près de 3500 heures d’ensoleillement dans le désert du
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
Sahara. Le total d’énergie reçue est estimé à 169 400 TWh/an, soit 5000 fois la consommation
d’électricité annuelle du pays [Site NEAL-dz].
Tableau I.3 : Le potentiel solaire Algérien par région [Aouadj & Lemmouchi, 2010]
Régions Hauts Sahara
Régions
côtières Plateaux
Surface (%) 4 10 86
Durée moyenne d’ensoleillement 3500
2650 3000
(Heure/an)
Énergie moyenne reçue 2650
1700 1900
(Kwh/m2/an)
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
Les réservoirs les plus importants sont Hammam Meskoutine 98C° à Guelma, Hammam
Boutaleb 52 C° à Sétif et Hammam Bouhanifia 66 C° à Mascara [Ouali et al, 2006].
L’énergie géothermique au Sud d’Algérie
Le Sahara Algérien présente dans son ensemble un gradient géothermique moyen de l’ordre
de 4 C° /100m. Le Sahara occidental qui présente un fort gradient géothermique qui atteint
plus de 6 C° /100m, plus particulièrement dans les régions de Béchar, Beni Abbés et
Timimoun. Le Sahara septentrional dont le gradient géothermique moyen est de l’ordre de
3 C° /100m [Ouali et al, 2006].
Au Sahara septentrional, nous avons le réservoir de l’albien. Ce dernier couvre une superficie
de 600.000 km2. Dans cette partie orientale, le toit du réservoir est entre 1000 et 2600 m, la
température moyenne de l’eau est de l’ordre de 60 °C [Kedaid, 2006].
iv. Le potentiel hydroélectrique
L'Algérie étant un pays semi-aride, on évalue les ressources utiles et renouvelables en eau de
l'ordre de 25 milliards de m3. Actuellement 103 sites de barrages ont été recensés, plus de 50
barrages sont en exploitation [Amardjia, 2007].
La part de l’énergie hydraulique dans la production nationale d’électricité est encore faible
(5% de la production installée), due au nombre insuffisant de sites et la faible exploitation des
sites existants. Il y a quelques centrales hydraulique dans l’Algérie (Figure I.10), La puissance
totale installée s'élève à plus que 269.208 MW [Amardjia, 2007].
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
v. Le potentiel de la biomasse
Potentiel de la forêt
Le potentiel actuel est évalué à environ 37 millions de Tep. Le potentiel récupérable est de
l'ordre 3,7 millions de Tep. Le taux de récupération actuel est de l'ordre de 10% [Ouali & al,
2006].
Les régions selvatiques qui occupent 25.000.000 hectares environ, soit un peu plus de 10% de
la superficie totale du pays. La forêt couvre 1 800 000 hectares et les formations forestières
dégradées en maquis 1 900 000 hectares. Le pin maritime et l’eucalyptus sont des plantes
particulièrement intéressantes pour l’usage énergétique : actuellement elles n’occupent que
5% de la forêt algérienne [Ouali & al, 2006].
Potentiel énergétique des déchets urbains et agricoles
Cinq millions de tonnes de déchets urbains et agricoles ne sont pas recyclés. Ce potentiel
représente un gisement de l'ordre de 1.33 millions de Tep/an [Amardjia, 2007].
b. Programme Algérien des énergies renouvelables
L’Algérie a adopté en 2011 une stratégie ayant pour objectif de produire d’ici 2030, 40%
d’électricité à partir de ressources renouvelables. Cette stratégie vise en outre à développer
une véritable industrie du solaire, associée à un programme de formation et de capitalisation
qui permettra, à terme, d’asseoir un savoir-faire efficient, notamment en matière
d’engineering et de management de projets [CEA-AN, 2012].
Ce choix stratégique est motivé par l'immense potentiel en énergie solaire. Cette énergie
constitue l'axe majeur du programme qui consacre au solaire thermique et au solaire
photovoltaïque une part essentielle. Le solaire devrait atteindre d'ici 2030 plus de 37% de la
production nationale d'électricité. Malgré un potentiel assez faible, le programme n’exclut pas
l’éolien qui constitue le second axe de développement et dont la part devrait avoisiner les 3%
de la production d’électricité en 2030. L’Algérie prévoit également l’installation de quelques
unités de taille expérimentale afin de tester les différentes technologies en matière de
biomasse, de géothermie et de dessalement des eaux saumâtres par les différentes filières
d’énergie renouvelable [PAER, 2011].
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
Figure I.11: Pénétration des énergies renouvelables dans la production nationale en TWh.
[PAER, 2011]
Le programme des énergies renouvelables est défini ainsi pour les différentes phases [PAER,
2011] :
• d'ici 2013, il est prévu l'installation d'une puissance totale de l'ordre de 110 MW ;
• à l'horizon 2015, une puissance totale de près de 650 MW serait installée ;
• d'ici 2020, il est attendu l'installation d'une puissance totale d'environ 2 600 MW pour le
marché national et une possibilité d'exportation de l'ordre de 2 000 MW ;
• d'ici 2030, il est prévu l'installation d'une puissance de près de 12 000 MW pour le marché
national ainsi qu'une possibilité d'exportation allant jusqu'à 10 000 MW.
La première étape du programme (2011-2013) a été principalement consacrée à la réalisation
de projets pilotes pour tester les différentes filières technologiques.
c. Synthèse du programme Algérien par type de filière de production
La synthèse de ce programme, par type de filière de production, se présente comme suit :
i. L’énergie Solaire
Le potentiel national en énergies renouvelables étant fortement dominé par le solaire,
l’Algérie considère cette énergie comme une opportunité et un levier de développement
économique et social, notamment à travers l’implantation d’industries créatrices de richesse et
d’emplois [CEA-AN, 2012].
L’énergie solaire thermique
La stratégie adoptée par le gouvernement algérien repose en partie sur le développement
privilégié de la filière CSP, même si les autres filières technologiques ne sont pas écartées.
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
La priorité donnée aux CSP peut se justifier par un potentiel éolien limité et la nécessité d’une
plus grande maturation technologique et commerciale de la filière PV centralisée. L’objectif
recherché est de produire 7.200 MW à partir de la filière CSP. Sur la période 2016-2020, il est
prévu de réaliser quatre centrales thermiques avec stockage d’une puissance totale d’environ
1200 MW, puis l’installation de 500 MW par an jusqu’en 2023 et 600 MW par an jusqu’en
2030 [CEA-AN, 2012].
Ces projets viendront compléter le programme d’énergie solaire qui avait démarré avec
l’installation de la première centrale hybride, gaz naturel-solaire implantée à Hassi R'mel,
Un projet pilote de centrale thermique à concentration avec stockage, d’une puissance totale
d’environ 150 MW, en juillet 2011.
Cette centrale, réalisée par NEAL, en partenariat avec la firme espagnole ABENER, associe
la technologie à cycle combiné et celle des concentrateurs solaires cylindro-paraboliques. Il
s’agit du premier cycle combiné déployé loin de la côte, grâce à une technologie de
refroidissement de la vapeur par des aérocondenseurs. Le marché pour la réalisation de la
centrale a été attribué à ABENER qui est en charge de l’Engineering Procurement
Construction (EPC) et des opérations de maintenance [CEA-AN, 2012].
Le tableau suivant présente les autres projets CSP importants en Algérie:
Tableau I.4 : Projets de quatre centrales hybrides solaire en Algérie [Aouadj & Lemmouchi,
2010]
Centrale hybride Capacité installée
localisation Année
solaire CSP/MW
SPPI Solar Power juin 2011 (en
Hassi R’mel 150 dont 25 solaire
Plant One fonctionnement)
SPPII Solar Power
Mghair 470 dont 70 solaire 2014
Plant Two
SPPIII Solar Power
Naama 70 solaire 2016
Plant Three
SPPIV Solar Power
Hassi R’mel 70 solaire 2018
Plant Four
Les objectifs fixés dans le programme Algérien pour le développement de la filière du solaire
thermique sont résumés dans le tableau suivant :
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
Tableau I.5 : Les objectifs fixés dans le programme algérien pour le développement de la
filière du solaire thermique [CDER, 2011].
Période Programme
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
Période Objectifs
D’autres projets à petite échelle ont été réalisés, particulièrement par SONELGAZ.
Ainsi, entre 1992 et 2005, 18 villages du sud algérien, soit environ 1.000 ménages, ont
bénéficié d’installations photovoltaïques pour la satisfaction des besoins essentiels (éclairage,
réfrigération, télévision, ventilation) en électricité [CEA-AN, 2012].
D’autres programmes sont en cours comme le programme complémentaire de soutien à la
croissance en vue de l’électrification de 16 villages du sud de l’Algérie et celui du
développement des hauts plateaux qui concerne une soixantaine de localités des zones
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
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Chapitre I : Etude bibliographique sur les énergies renouvelables
8. Conclusion
Comme la consommation d'énergie primaire est dominée dans le monde entier par les
ressources énergétiques fossiles, l'augmentation de la consommation d'énergie a certainement
un effet direct sur ces réserves qui vont s’épuiser graduellement. Pour cette raison, un intérêt
particulier est accru aux nouvelles sources d’énergie (énergies renouvelables).
Notre étude consiste à évaluer les performances techniques et, surtout, environnementales de
ce type d’énergie. Différentes méthodes existent à cette fin.
Dans le chapitre suivant une récapitulation des méthodes d’EPE principales et les plus
utilisées ainsi que les meilleures techniques disponibles sont développées.
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
«MTD»
Chapitre II :
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
«MTD»
1. Introduction
Pour avoir une performance satisfaisante, les industriels doivent adopter des options propres
en termes de pratiques, procédures et technologies, le plus en amont possible de leur chaine de
production, en répondant de ce fait au principe de prévention.
C’est dans ce cadre qu’intervient le concept de Meilleures Techniques Disponibles « MTD »,
qui englobe toutes les options propres et qui est lié à la performance technique,
environnementale et économique d’une entreprise.
Dans ce chapitre, la performance environnementale a été traitée avec tous les concepts liés, à
savoir : l’évaluation de la performance environnementale et ses différents outils et méthodes,
l’introduction et la prise en compte des MTD dans cette évaluation.
2. Concept de performance environnementale
2.1 Terminologie
Compte tenu de l’utilisation du terme "performance" (performance technique, performance
économique, performance environnementale, performance globale), il semble indispensable
de préciser ces définitions. Définir cette notion n’est pas aisée car elle regroupe plusieurs
dimensions. Par ailleurs, une même dimension peut être encore divisée ce qui ne facilite pas la
perception et l’appréhension de cette notion [Cikankowitz, 2008].
Tout récemment, la notion de performance environnementale a connu un regain d’usage avec
l’apparition de nouvelles mesures telles que la norme ISO 14031.
2.2 Définition de la performance environnementale
Dans le domaine du management environnemental, les performances environnementales sont
« les résultats mesurables du système de management environnemental, en relation avec la
maîtrise par l’organisme de ses aspects environnementaux, sur la base de sa politique
environnementale, de ses objectifs et cibles environnementales » [ISO, 1996], [Hariz &
Bahmed, 2011].
3. Evaluation de la performance environnementale
L’évaluation environnementale est un processus systématique qui permet d’évaluer et de
documenter un système (produit ou service) par rapport à l’environnement afin de maîtriser
les externalités négatives sur l’environnement. Il s’agit d’évaluer les performances
environnementales d’un système dans une démarche de planification et de prise de décision
pour la prévision et la gestion des impacts environnementaux [Andre & al, 2003].
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
«MTD»
C’est un outil de management en interne qui apporte des informations pertinentes pour la
détermination et l’amélioration des objectifs de la performance environnementale [Jasch,
2000], [Hariz & Bahmed, 2013].
De plus, une évaluation, quelle qu’elle soit, est installée dans un climat de crainte pour les
individus et constitue donc une résistance à ne pas négliger. Une évaluation peut représenter
une menace potentielle par les résultats qu’elle produit. Pour être efficace, il est important de
rassurer l’ensemble des parties prenantes sur ses réelles intentions : « l’évaluation constitue un
levier de progrès qui vise à reconnaître les efforts accomplis, à identifier les bonnes pratiques
et à promouvoir les améliorations » [Iribarne, 2005], [Cikankowitz, 2008].
Pour cela, l’évaluation de la performance environnementale fait appel à des méthodes
spécifiques d’analyse et d’amélioration [Janin, 2000].
4. Méthodes d’évaluation de la performance environnementale
L’EPE nécessite la mise en œuvre d’outils plus ou moins innovants. Pour ce faire, les
entreprises sont de plus en plus nombreuses à concevoir des outils de contrôle en s’inspirant
des référentiels ISO 14000 [Boubaker, 2012].
L’intérêt de cette partie est de mettre en exergue pour l’industriel une collection d’outils et de
méthodes d’évaluation.
4.1 Analyse du Cycle de Vie (ACV)
Evaluation des impacts environnementaux tout au long du cycle de vie d’un produit depuis
l’extraction des matières premières jusqu’à l’élimination des déchets en passant par la
fabrication, le transport et l’utilisation [Cikankowitz, 2008], [El Bouazzaoui, 2008].
4.1.1 Objectifs de l’ACV
Minimiser les impacts environnementaux
Observation de différents systèmes et l’aide à la décision au niveau du choix entre
plusieurs systèmes remplissant la même fonction (exemple : comparaison de différents
produits ou différentes améliorations pour un même système) [El Bouazzaoui, 2008],
[ISO, 2006].
4.1.2 Critères pris en compte
Epuisement des ressources naturelles
Effets de serre
Dégradation de la couche d’ozone
Toxicité et écotoxicité (exposition + effets)
Altérations physiques des écosystèmes (biodiversité, etc.)
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
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La MFA comprend d’autres outils dérivés, à d’autres échelles, moins larges, dont
l’ACV et :
- Substance Flow Analysis (SFA)
- Material System Analysis (MSA)
- Local System Analysis (LSA)
- Firm Level Material Flow Analysis
- Local System Analysis
Agrégation des flux de matières sous forme d’indicateurs
Outil d’aide à la décision (politique environnementale et économique, productivité,
gestion durable des ressources, prévention des déchets, développement technologique,
etc.)
Nécessite un énorme travail de collecte de données (bilans matières)
Méthode difficilement applicable si : pas de données
Prend en compte l’environnement local contrairement à l’ACV mais fournit moins de
détails que les résultats issus de l’ACV (approche spécifique « produit »)
Permet un éclairage sur les questions de dématérialisation (« produire plus en utilisant
moins d’entrants ») de l’économie ainsi que de la délocalisation de certaines
productions [Gregoire & Jamet, 2007], [Site MFA].
4.4 MASIT (Multicriteria Analysis for Sustainable Industrial Technologies)
4.4.1 Objectifs
Comparer les nouvelles technologies aux technologies de référence afin d’identifier
les améliorations significatives pour l’ensemble des solutions de développement
durable.
Contribution aux démarches d’investissements [ADEME et al, 2001].
4.4.2 Critères pris en compte
Critères dépendant du secteur d’activité (critères sociaux, environnementaux,
techniques et financiers)
Prend en compte 7 points de vue pour classer les technologies: réglementation,
fonctionnel, technique, environnement, risques industriels et technologiques,
économie et social. [ADEME et al, 2001]
4.4.3 Limites de la méthode
Approche processus/produit
Approche centrée industrie
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«MTD»
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
«MTD»
Pour déterminer en quoi consistent les meilleures techniques disponibles, il faudrait, de façon
générale comme dans les cas particuliers, accorder une attention particulière aux facteurs
énumérés ci-après, en ayant à l’esprit les coûts et avantages probables de la mesure envisagée
et les considérations de précaution et de prévention [C.S, 2009], [D.P, 2006].
Considérations générales
Nature, effets et masse des rejets concernés ; les techniques peuvent varier en
fonction des dimensions de la source ;
Date de mise en service des installations nouvelles ou existantes ;
Délai nécessaire pour introduire les meilleures techniques disponibles ;
Nature et consommation des matières premières utilisées pour le procédé
considéré, et efficacité énergétique de ce procédé ;
Nécessité de prévenir ou de réduire au minimum l’impact global des rejets dans
l’environnement et les risques pour l’environnement ;
Nécessité de prévenir les accidents ou d’en réduire au minimum les
conséquences pour l’environnement ;
Nécessité de protéger la santé des travailleurs et d’assurer leur sécurité sur le
lieu de travail ;
Procédés, installations ou modes d’exploitation comparables qui ont été testés
avec succès à une échelle industrielle ;
Progrès de la technique et évolution des connaissances scientifiques [C.S,
2009], [D.P, 2006].
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
«MTD»
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
«MTD»
Il parait important de préciser son sens : une MTD évolue en fonction du temps ; cette notion
ne s’oppose donc pas à toute innovation. De plus, n’est considérée comme MTD qu’une ou
plusieurs techniques mises en œuvre de façon unique dans une installation. De ce fait, une
MTD varie dans l’espace [Laforest & Bertheas, 2004].
Ces techniques sont "disponibles", ce qui signifie les techniques auxquelles l’exploitant peut
avoir accès et qui sont mises au point sur une échelle permettant de les appliquer dans le
secteur industriel concerné, dans des conditions économiquement et techniquement viables,
compte tenu des coûts et des avantages [C.S, 2009], [D.P, 2006].
Cela signifie que les coûts et les avantages sont des éléments essentiels de la définition de
techniques considérées meilleures techniques disponibles. Cela sous-entend que ces
techniques sont le fruit d’une adaptation locale et que d’autres techniques peuvent être
meilleures que les meilleures techniques disponibles en termes de performance
environnementale globale ou pour un aspect particulier [Lucas & al, 2000], [Litten, 2002],
[CE, 2006]
Les meilleures techniques disponibles traduisent donc un équilibre entre des impacts
environnementaux et des coûts impliqués par leur fonctionnement, entretien et mise en
œuvre [Cikankowitz, 2008].
Enfin, par la notion de "techniques" on entend aussi bien la technologie utilisée, que la façon
dont l’installation est conçue, construite, entretenue, exploitée et mise hors service [C.S,
2009], [D.P, 2006].
Cette notion de "meilleures techniques disponibles" ("Best Available Techniques", en anglais)
fait partie intégrante des outils de maîtrise des risques industriels. Elle est utilisée à tous les
niveaux : au niveau décisionnel (politique) et exécutif (industriel) lors de la conception ou de
la gestion d’une installation. Un groupe de travail sur les MTD a identifié en 2003 que malgré
son emploi, ce concept n’est pas compris de façon homogène [Cikankowitz, 2008].
Souvent un amalgame se fait entre ces termes puisque "technologie" est utilisée à la place de
"technique" et vice versa. Pour éviter toute ambiguïté, Laforest [Laforest, 2004], a réalisé une
analyse sémantique en distinguant les termes techniques et technologies. Ainsi, le terme
technique regroupe à la fois des technologies (matériels et équipements) et les systèmes de
gestion associés (choix des opérations, enchaînement des opérations, bonnes pratiques de
management, conditions de fonctionnement). De ce fait, le terme technique englobe à la fois :
le matériel, l’homme et l’organisation. Ceci est plutôt clairement défini dans les documents de
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
«MTD»
références aux meilleures techniques disponibles, les « BREF », lors de leur définition
[Laforest, 2004].
5.3 Documents de référence sur les MTD
Pour déterminer les MTD par secteur d’activités au niveau européen, une démarche itérative a
été utilisée par le bureau E-IPPC-B. Sur la base de cette évaluation, les techniques
sélectionnées comme meilleures techniques disponibles ainsi que les informations associées
(effets croisés, niveaux d’émissions associés à l’utilisation des MTD, coûts associés, exemple
d’application ou encore des exceptions) ont été regroupées dans les documents techniques de
référence, dits les « BREF » [Cikankowitz, 2008].
5.3.1 Généralités sur les « BREF »
Les « BREF » sont des documents imposants (certains font plus de 700 pages).
L’ensemble des 33 « BREF » couvrant la globalité des activités IPPC a été adoptée en
décembre 2006 [Cikankowitz, 2008].
Les « BREF » peuvent concerner un secteur en particulier (6 « BREF » dits "vertical"), ou
concerner des dispositions communes de différentes activités industrielles (27 « BREF » dits
"horizontaux").
L’objectif de ces « BREF » est double [Perrin & al, 2010] :
Un catalogue de procédés existants en Europe, éprouvés industriellement pour les
activités industrielles définies dans l’annexe I de la directive IPPC.
Un outil d’aide à la décision d’une part, pour l’inspecteur étudiant une demande
d’autorisation à exploiter et d’autre part, pour les responsables d’une activité qui
doivent définir leur politique environnementale en justifiant de l’utilisation de
meilleures techniques disponibles.
L’autorité compétente doit utiliser les « BREF » lors de l’examen des demandes
d’autorisation et de la définition des conditions d’autorisation. Cela traduit l’aspect juridique
du « BREF ». Par ailleurs, les industriels doivent également s’appuyer sur ces documents pour
montrer qu’ils utilisent des meilleures techniques disponibles ou bien que les techniques
qu’ils appliquent ont des performances environnementales équivalentes aux MTD des
« BREF » [CE, 2003].
Ces guides ne "fixent" pas de valeurs limites d’émission mais "indiquent" des niveaux
d’émission associés à l’utilisation des MTD, c’est à dire des niveaux de performances
atteignables. Cela signifie que ces niveaux correspondent aux performances
environnementales prévisibles des techniques décrites, compte tenu des coûts et des avantages
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
«MTD»
inhérents à la définition des MTD, en cas d'application de ces dernières dans le secteur
considéré. Toutefois, certaines techniques atteignent de meilleurs résultats ou performances
mais, en raison des coûts entraînés ou des effets croisés qu'elles impliquent ; elles ne peuvent
pas être considérées comme des MTD pour le secteur dans son ensemble ou pour une unique
installation du secteur considéré [ Cikankowitz, 2008].
5.3.2 Structure des « BREF »
Sept chapitres composent ce document. Tous les « BREF » possèdent la même structure. Le
détail est présenté dans le tableau II.2 [BREF GIC, 2006].
Tableau II.2 : Contenu des « BREF » par chapitre [Cikankowitz, 2008].
Chapitre Contenu
1. Informations générales Communique les données générales sur le secteur industriel
concerné en Europe et par état membre (nombre de sites
industriels, taille, distribution géographique, capacité de
production, etc…)
Indique les impacts environnementaux majeurs.
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
«MTD»
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
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En ce sens, les « BREF » représentent un outil d’aide à la décision et à l’information pour les
industriels, autorités compétentes et le public [De Chefdebien, 2001].
5.4 Place des MTD dans le processus de production plus propre
Pour adopter une stratégie proactive de prévention de la pollution à la source, les exploitants
des installations classées doivent avoir recours aux meilleures techniques disponibles ou
l’adoption de technologies propres.
L’illustration de la figure II.1 identifie la place de ces différents termes (techniques de
dépollution, techniques propres, meilleures techniques disponibles et production plus propre)
dans une installation industrielle. Elle montre les points communs et les différences entre ces
différents concepts [Cikankowitz, 2008].
Figure II.1 : Place des MTD dans la stratégie de production plus propre [Laforest, 2004].
Par ailleurs, les technologies propres et les MTD sont mis au même niveau d’application. Les
objectifs généraux des deux concepts sont identiques ; ils sont issus d’une approche
préventive visant la minimisation des déchets, l’optimisation des ressources (eau, matières
premières), l’utilisation de produits moins toxiques, la prévention de la pollution, des
nuisances et des risques, l’efficacité énergétique, de sorte à préserver au maximum
l’environnement et à la fois offrir des avantages d’ordre économiques à l’industriel
[Cikankowitz, 2008].
Finalement, les MTD concernent la combinaison de techniques, préventive et/ou curative
d’une entreprise dans son fonctionnement global [Laforest, 2004].
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
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5.7 Les outils disponibles de la prise en compte des MTD à l’échelle d’une
Installation
Pour les industriels, la définition des meilleures techniques disponibles (MTD) permet
d’éviter soit la négligence totale du coût ou de la faisabilité pratique d’une technique, soit la
seule prise en compte de techniques déjà utilisées ou développées dans l’installation
concernée [Cikankowitz, 2008].
Ci-après, un bref récapitulatif des critères de définition des MTD [Laforest, 2006], [MEDEF,
2007] :
- Le coût doit être supporté par l’industriel,
- La réglementation n’impose pas de techniques particulières ni de méthodologie d’évaluation
des MTD ; l’industriel développe des moyens pour atteindre les résultats exigés qu’il doit
argumenter,
- Plusieurs techniques peuvent être considérées MTD pour une même installation : elles ne
sont pas « exclusives »,
- Pour un même résultat vis-à-vis de l’environnement, l’inspecteur des installations classées
peut imposer le choix de la MTD,
- Pour un même secteur d’activités mais pour deux installations distinctes, un même procédé
peut ne pas être une MTD (la taille de l’entreprise, sa capacité de production, son chiffre
d’affaire ou encore la sensibilité d’un cours d’eau à proximité de l’entreprise peuvent
influencer le niveau de performance exigé pour qualifier les procédés de « MTD ».
Le fait d’envoyer des effluents concentrés en centre de traitement agréé n’est pas considéré
comme une MTD ; toutefois, si la station d’épuration n’est pas optimisée pour des valeurs
limites d’émission plus contraignantes que celles de la réglementation, définies en raison de la
forte sensibilité du cours d’eau, l’exploitant envoie ses effluents pour traitement extérieur.
Cette pratique sera, dans ce cas, considéré comme une MTD.
- Ce sont des techniques éprouvées à l’échelon industriel par secteur d’activités, au niveau
européen et récemment aux pays méditerranéens.
- Les valeurs limites d’émission sont fixées sur la base des performances environnementales
des MTD.
Pour comparer les performances de ses techniques aux MTD, l’industriel dispose de:
- « BREF » (documents censés fournir des informations techniques, économiques et
environnementales),
- 12 considérations affichées dans l’annexe IV de la directive IPPC.
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
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des techniques dans un « BREF » baptisé « economic cross media issues under IPPC » ou
« Aspects économiques et effets multi-milieux ». Le coût de la technique étant un facteur très
important dans la détermination des MTD [De Chefdebien, 2001]. Il s’agit d’un « BREF « dit
« horizontal » c’est-à-dire transversal, à utiliser quel que soit le secteur de l’industrie
contrairement aux « BREF » dits « verticaux » définis par secteur d’activité. Il a été adopté
en 2006.
Pour aider la mise en œuvre de la directive IPPC tous les pays des Etats membres de l’UE ont
dû se mobiliser pour déterminer les MTD par secteur d’activité au niveau national avant de
regrouper les dites techniques dans les « BREF », au niveau européen.
La mise en œuvre de ces techniques contribue de façon significative à la réduction de la
pollution provenant des activités industrielles. Mais, elles engendrent également des coûts non
négligeables en matière d’investissement, de fonctionnement et de maintenance au niveau
local. Si les « BREF » prennent en compte ces paramètres techniques et économiques, les
industriels éprouvent des difficultés à déterminer si les performances de leurs techniques
existantes ont des performances équivalentes aux performances des MTD présentées dans les
« BREF » [Cikankowitz, 2008].
Dans la section suivante on identifie quelques méthodologies d’évaluation des MTD utilisées
à différents niveaux (local, national ou européen) pour de multiples applications (sectorielles
ou universelles). Ces méthodologies ont été développées afin [Cikankowitz, 2008]:
- d’aider les autorités compétentes à identifier les techniques MTD par secteur d’activité, au
niveau national, afin d’aider à la mise en œuvre de la directive IPPC, avant la publication
officielle des « BREF »,
- d’aider les industriels à évaluer les performances des MTD au niveau local et de faciliter
l’utilisation des « BREF » ainsi que,
- d’aider plus spécifiquement, le secteur de la recherche à développer des outils d’évaluation
des performances économiques comparé à l’armada d’outils environnementaux.
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
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Chapitre II : Evaluation des performances environnementales et Meilleures Techniques Disponibles
«MTD»
7. Conclusion
L’évaluation des performances environnementales des installations industrielles est un outil
essentiel dans l’approche de contrôle et de réduction des impacts négatifs sur
l’environnement. À la lumière des informations collectées dans ce chapitre, nous pouvons
mettre l’accent sur l’importance des MTD dans cette évaluation car elles fournissent de l’aide
aux :
- Industriels pour la justification de leurs choix des techniques utilisées.
- Autorités pour l’évaluation et la délivrance des autorisations environnementales.
Différentes méthodes et outils d’EPE sont traités au cours de ce chapitre. Parmi ces derniers,
la méthodologie L-BAT et d’autres outils ont été choisis pour notre étude. Une récapitulation
et les détails sur ces outils ainsi que la justification de notre choix sont abordés dans le
chapitre suivant (Chapitre III).
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
Chapitre III :
Méthodologie et Outils
d’analyse
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
1. Introduction
Notre étude est basée sur une évaluation des performances techniques et environnementales
d’une centrale électrique de type hybride solaire-gaz nommée SPPI située à Hassi R’mel au
sud algérien. A cette fin, nous nous proposons de vous présenter la méthodologie d’analyse
ainsi que les outils utilisés qui sont les suivants :
1- Les textes juridiques de la règlementation algérienne.
2- Les documents de référence sur les Meilleures Techniques Disponibles dits
« BREF » (Best available techniques Reference documents).
3- La méthodologie L-BAT pour l’évaluation et la comparaison des techniques
utilisées dans la centrale en vue de les comparer et les valider ou non MTD.
2. Les textes juridiques utilisés
La règlementation Algérienne est très riche en termes de textes règlementant les performances
des activités industrielles. Dans notre cas les textes suivants ont été utilisés [J.O.R.A] :
Le Décret Exécutif n° 06-138 du 15 Avril 2006 règlementant l’émission dans
l’atmosphère de gaz fumées, vapeurs, particules liquides ou solides, ainsi que les
conditions dans lesquelles s’exerce leur contrôle (journal officiel n°24 du 17 Rabie al
Aoual 1727 correspondant au 16 avril 2006)
Le Décret Exécutif n° 06-141 du 19 Avril 2006 définissant les valeurs limites des
rejets d’effluents liquides industriels.
Le Décret Exécutif n°93-160 du 10 Juillet 1993 réglementant les rejets d’effluents
liquides industriels.
Loi n°83-17 du 16 Juillet 1983 portant code des eaux (J.O.R.A n°30 du 19-07-1983)
Loi n°2005-12 du 4 Aout 2005 relative à l’eau.
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
sont pas couvertes par un autre « BREF » sectoriel. Charbon, lignite, biomasse, tourbe,
combustibles liquides ou gazeux (y compris l'hydrogène et le biogaz) sont considérés comme
des combustibles conventionnels. L'incinération des déchets n'est pas couverte, mais
la combustion, des combustibles récupérés et de déchets dans de grandes installations de
combustion est prise en compte. Le « BREF » couvre non seulement l'unité de combustion,
mais aussi les activités de l'amont et de l'aval directement associées au procédé de
combustion. Les installations de combustion qui brûlent des résidus de procédés ou des sous-
produits, ou des combustibles qui ne peuvent être vendus en tant que tels sur le marché, ainsi
que les procédés de combustion qui font partie intégrante d'un procédé spécifique de
production ne sont pas couverts par ce « BREF « [BREF GIC, 2006].
a. Informations communiquées
Un grand nombre de documents, rapports et informations émanant des états membres de l’UE,
des entreprises, des exploitants et des autorités ainsi que des fournisseurs d'équipements et des
Organisations non gouvernementales « ONG » activant dans le domaine de l’environnement
ont été utilisés pour rédiger le document. Des informations ont, en outre, été obtenues au
cours des visites des sites dans différents états membres de l'UE ainsi que par des entrevues
sur certaines technologies et, sur l'expérience acquise dans l'application des techniques de
réductions [BREF GIC, 2006].
b. Structure du document
La production d'électricité et/ou de chaleur, est un secteur très diversifié en Europe. La
production d'énergie se fonde sur un large éventail de combustibles, que l'on peut
généralement classer selon leur état: solide, liquide ou gazeux. Le « BREF GIC » a donc été
rédigé selon une approche verticale, combustible par combustible, mais les techniques et
aspects communs sont décrits dans les trois chapitres introductifs [BREF GIC, 2006].
c. Parties concernées par l’étude
Les parties du « BREF GIC » utilisées sont résumées dans le tableau III.1 :
Tableau III.1 : parties du BREF GIC concernées par notre étude [Réalisé par nos soins]
Partie Paragraphe
3.1 Quelques mesures primaires visant à 3.1.1 Changement de combustible
réduire les émissions 3.1.2 Modifications de la combustion
3.10 Techniques de contrôle des rejets dans 3.10.1 Eaux usées provenant des stations
l’eau d’épuration
3.10.5 Eaux usées provenant des sanitaires
3.10.6 Techniques de traitement des eaux usées
3.10.7 Autres eaux usées
3.15 Outils de gestion de l'environnement 3.15.1 Meilleures techniques disponibles pour
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
la gestion de l’environnement
7.1.7 Réduction des émissions [Link] Réduction des émissions de poussières
atmosphériques provenant des turbines à [Link] Réduction des émissions de SO2
gaz et des cycles combinés. [Link] Réduction des émissions de NOX
[Link].1 Injection d’eau ou de vapeur
[Link].2 Technologies bas NOx (voie sèche)
(DLN)
[Link].3 Réduction Catalytique Sélective
(SCR)
7.5 MTD pour la combustion des combustibles gazeux
7.1.9 Réduction des émissions de NOX des chaudières à gaz
7.1.11 Réduction des émissions sonores
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
Toutefois, un résumé des MTD sectorielles en matière d'efficacité énergétique a été établi à
partir des autres « BREF », il est disponible pour information sur l'espace de travail de
l’EIPPCB [CE, 2003].
b. Structure et contenu du document
L'efficacité énergétique est une question horizontale dans la procédure d'autorisation IPPC et,
comme il est précisé dans le guide d'élaboration des « BREF », le « BREF EE « ne respecte
pas totalement la structure habituelle. En particulier, du fait de la grande diversité des secteurs
industriels et des activités traités, il n'y a pas de chapitre consacré à la consommation ou aux
émissions. Certaines valeurs indicatives sont données en ce qui concerne les économies
d'énergie potentielles pour des techniques à considérer au titre des MTD et de nombreux
exemples sont présentés en annexe afin d'aider les utilisateurs à déterminer les techniques les
plus efficaces pour atteindre l'efficacité énergétique dans une situation donnée [BREF EE,
2009].
c. Parties concernées par l’étude :
Les parties du BREF GIC utilisées sont résumées dans le tableau III.2 :
Tableau III.2 : Parties du BREF EE concernées par notre étude [Réalisé par nos soins]
Partie Paragraphe
4.2 Meilleures techniques disponibles pour parvenir à l’efficacité énergétique au niveau
d’une installation
4.2.1 Management de l’efficacité énergétique
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
Figure III.1 : les étapes générales pour l’évaluation du niveau des performances
environnementales MTD d’une installation [Cikankowitz, 2008].
Les étapes 1 et 2 peuvent être réalisées simultanément. Dans l’étape 1 pour évaluer le niveau
de performance environnementale de ses technologies, l’industriel doit se référer au « BREF
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
« concerné par le secteur d’activité. Il doit également utiliser la liste des critères appropriés à
son secteur industriel [Cikankowitz, 2008].
L’étape 2 est consacrée à l’évaluation des performances des mesures organisationnelles
associées aux technologies ; pour ce faire, une liste de questions organisées par thèmes a été
créée. Des éléments de réponse pour l’aider à remplir cette grille y sont également référencés.
Dans un premier temps, une analyse du niveau de performance global de la combinaison des
techniques vis-à-vis des performances des MTD est effectuée (étape 3). Puis, dans une
quatrième étape, l’analyse de la sensibilité du milieu est associée aux résultats précédents
pour obtenir un niveau de performance représentatif de la réalité du terrain.
Effectivement, un impact environnemental ne peut pas être correctement évalué sans
connaitre la vulnérabilité de la cible. Cette étape, très importante, permet d’associer les
contraintes du milieu environnemental aux impacts de l’entreprise et ainsi de justifier de la
prise en compte du contexte local [Cikankowitz, 2008].
4.2 Définition des niveaux de performances
4.2.1 Niveau de performance des techniques, au cas par cas
Afin de pouvoir évaluer la conformité aux meilleures techniques disponibles, des niveaux de
maîtrise des technologies et des Systèmes de Gestion Environnemental et des Risques
(SGER) vis-à-vis des meilleures techniques disponibles sont déterminés. En outre, ces
niveaux pourront être utilisés dans la détermination des priorités d’action pour orienter
l’entreprise sur des techniques ayant des performances comparables aux meilleures techniques
disponibles.
Cinq niveaux de maîtrise présentés dans le tableau III.3 ont été déterminés allant de la «bonne
maîtrise» à « aucune maîtrise ». Ces niveaux ont été approuvés et validés par un centre
technique de la mécanique. A chaque niveau de maîtrise correspond une ou plusieurs classes
désignées par une des six premières lettres de l’alphabet ; « A » étant le meilleur niveau de
maîtrise et « F » le plus mauvais niveau de maîtrise.
Le libellé de chaque classe permet d’associer les classes aux niveaux de maîtrise. Puisqu’en
Algérie, les MTD ne sont pas encore établies et appliquées et les VLE ne sont pas encore
associées aux MTD. Notre jugement et analyse seront basés sur les libellés des différentes
classes comme les présente le tableau III.3 :
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
Tableau III.3 : Niveaux de maîtrise des technologies et des systèmes de gestion par rapport
aux performances des MTD [Réalisé par nos soins].
Niveaux de
Classes Libellé
maîtrise
Notons que le niveau « bonne maîtrise » sera attribué à des techniques si elles sont situées
indifféremment dans les classes A ou B. Il n’y a pas de distinction effectuée si la technique est
référencée dans le « BREF » ou dans la règlementation algérienne. En effet, rappelons que le
« BREF » est un document technique non exhaustif. Une technique non référencée dans ce
document peut être qualifiée de MTD pour une installation donnée à condition de le justifier
et de s’appuyer sur des critères précis et représentatifs de la réalité industrielle telle que la
conformité réglementaire via les VLE.
4.3 Analyse des performances
4.3.1 Examen du système de gestion de l’environnement et des risques
a. Synthèse des mesures de gestion et comparaison aux meilleures techniques
disponibles
L’analyse des performances des systèmes de gestion de l’environnement et des risques est
basée sur :
l’identification de toutes les mesures de prévention de l’entreprise à partir d’un
questionnaire.
la comparaison des mesures de prévention de l’entreprise par rapport aux actions des
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
Ce tableau III.4 montre que si 75% des techniques sont classées dans les niveaux A et B,
alors, l’installation a une performance satisfaisante, c’est-à- dire qu’elle met en œuvre des
meilleures techniques disponibles.
4.4 Intégration du concept de la « sensibilité du milieu naturel » dans la
méthodologie d’évaluation L-BAT :
Le contexte local intervient comme facteur déterminant dans l’identification des performances
des MTD au niveau d’une installation: « […] en prenant en considération les caractéristiques
techniques de l'installation concernée, son implantation géographique et les conditions
locales de l'environnement » [Directive IPPC, 1996].
Le niveau de sensibilité est évalué indépendamment de l’intensité des impacts issus de
l’activité industrielle. Il s’agit d’analyser l’état de l’environnement proche ou son niveau de
vulnérabilité intrinsèque hors contexte industriel.
4.4.1 Typologie des milieux :
Une typologie des milieux a été réalisée. Cinq thèmes ont été retenus :
Eaux superficielles
Air
Sol
Sous-sol : Eaux souterraines
Bruit
Le niveau de sensibilité de ces thèmes évolue en fonction de conditions spécifiques qui les
constituent et donc les caractérisent. Ces conditions font partie intégrante du milieu naturel et
humain mais, ils sont à distinguer des éléments constituant la classification précédente;
contrairement aux cinq milieux statiques définis précédemment, il s’agit de facteurs
dynamiques tels que [Cikankowitz, 2008]:
La faune et la flore
Les réseaux et servitudes (axes de communication et trafic)
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
Tableau III.5 : Typologie des milieux et facteurs permettant de caractériser la sensibilité des
milieux identifiés [Cikankowitz, 2008].
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Chapitre III : Méthodologie et outils d’analyse
Chacun des cinq thèmes est évalué au cas par cas sans agrégation. En effet, la sensibilité de
chaque thème est importante et doit être mise en valeur ; l’exploitant est en mesure de choisir
des actions adaptées au contexte local [Cikankowitz, 2008].
Dans la méthodologie L-BAT, en fonction des impacts les plus significatifs de l’activité et de
la sensibilité du milieu récepteur proche de l’installation, l’industriel devra porter une
attention particulière au milieu qualifié de « très sensible ». Pour analyser la vulnérabilité de
son environnement proche, un outil, sous la forme de questionnaire, a été développé
[Cikankowitz, 2008].
En effet, cette démarche expérimentale a favorisé le développement d’outils simples mais non
simplistes adaptés au contexte industriel, à l’échelle locale, dont le questionnaire d’analyse de
la sensibilité des milieux [Cikankowitz, 2008].
5. Conclusion
Les différents outils d’analyse utilisés pour l’étude menée dans le cadre de ce mémoire sont
choisis selon différents critères parmi lesquels nous pouvons citer le critère de
complémentarité qui permet d’atteindre les objectifs fixés.
Quelques modifications ont été apportées à la méthodologie L-BAT, pour l’adapter au
contexte algérien en général et de la centrale électrique hybride « SPPI », objet de notre étude,
en particulier.
Les différents textes législatifs listés dans ce chapitre et bien d’autres, sont utilisés comme
référence pour l’évaluation de la conformité de la centrale « SPPI » à la règlementation
environnementale, ainsi que, pour une analyse des écarts entre la politique environnementale
en Algérie et le système européen IPPC de Prévention et de Contrôle Intégrés de la Pollution.
Cette analyse fera l’objet du quatrième chapitre.
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
Chapitre IV :
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
1. Introduction
La nécessité de gérer de manière intégrée, les différents aspects environnementaux associés
aux activités du processus de production est l'un des principaux défis à relever dans la gestion
environnementale des entreprises industrielles. Pour stimuler cette approche, la Commission
Européenne a adopté en 1996 la directive européenne sur la prévention de la pollution
industrielle (IPPC) qui a été codifiée en 2008 et elle a fait récemment l’objet d’une refonte
avec la directive de l'Union Européenne (UE) sur les émissions industrielles. Les principes et
les exigences incluses dans ces directives ont établi le programme de l'UE de prévention et de
contrôle intégrés de la pollution (Integrated Pollution Prevention and Control « IPPC ») qui
est une approche stratégique de la gestion de l'environnement qui vise à changer les activités
traditionnelles liées aux procédés de production par la mise en œuvre des meilleures
techniques disponibles (MTD) [IED, 2010].
Pour cela, une bonne base juridique doit être présente pour soutenir ce changement. Une
analyse de cette base juridique pour soutenir la mise en œuvre des MTD et le transfert du
système IPPC en Algérie est faite dans le cadre de ce chapitre, suivant une méthodologie
basée sur les cinq principes du système IPPC : approche intégrée, Meilleures Techniques
Disponibles (MTD), flexibilité, les inspections environnementales et la participation du
public, qui sont définies pour atteindre un haut niveau de protection de l’environnement.
2. Etudes de cas pour le transfert du système IPPC à des contextes
extra-européens :
Pour stimuler les meilleures techniques disponibles dans les pays méditerranéens partenaires
« PMP », Le projet BAT4MED vise à transférer le système de l'UE de prévention et de
contrôle intégré de la pollution (IPPC) à des contextes extra-européens et en particulier pour
les pays méditerranéens partenaires (PMP). L'un des objectifs spécifiques du projet est
d'analyser comment cette approche peut contribuer activement à réduire les pressions
environnementales négatives découlant des activités industrielles des trois pays participant au
projet: à savoir l'Egypte, le Maroc et la Tunisie.
Dans la littérature, il ya quelques études de cas qui décrivent le transfert de l'approche de l'UE
pour la prévention et le contrôle intégrés de la pollution dans d'autres contextes. L'un d'eux
est l’article de Miller [Miller & al, 2008], comprenant des références à des programmes de
prévention de la pollution aux Etats-Unis ; Zarker et Kerr [Zarker & Kerr, 2008], décrivent
également certains programmes de pollution développés durant les dernières années.
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
Enfin dans l'étude de Calia et al. [Calia & al, 2009], ils ont envisagé des programmes de
prévention de la pollution, en accordant une attention à un programme spécifique à une
compagnie multinationale.
Un autre document est celui de Cagno et al. [Cagno & al, 2005], qui fournit une analyse de
plus de 130 projets de programmes de prévention de la pollution dans de nombreuses
entreprises et pays, avec une attention plus détaillée aux Etats-Unis. La contribution la plus
importante est le rapport technique du Centre national de l'innovation environnementale du
bureau de la politique, de l'économie et de l'innovation de l'Agence américaine de protection
de l'environnement [US EPA, 2008], qui traite la description du système IPPC adoptée au
Royaume-Uni et évalue son potentiel d’adaptation au cadre législatif des États-Unis
[Rodriguez & al, 2013].
Au Canada, existent également des initiatives au sujet des programmes de pollution. Le
champ d'application principal étant d'influencer l'industrie pour répondre aux besoins de
développement durable. Une de ces initiatives est : les programmes de durabilité de la région
de Toronto, qui fournit de l'aide aux entreprises dans la mise en œuvre de la prévention de la
pollution [Granek & Hassanali, 2006].
L'étude de Sarmiento examine le projet de prévention de la pollution de l'environnement de
l’Equateur qui vise à promouvoir une production plus propre dans les entreprises [Sarmiento,
2004].
Dans leur étude Hoque et Clarke [Hoque & Clarke, 2012], traitent la prévention de la
pollution avec une attention particulière sur le Bangladesh. L'étude indique que les initiatives
de prévention de la pollution sont sous-utilisées par rapport aux pays développés.
D'autres rapports portant sur la convergence des politiques de la législation environnementale
ont été préparés à cet effet. L'un de ces rapports est celui intitulé «Convergence avec la
législation environnementale de l'UE en Europe Orientale, au Caucase et l’Asie Centrale »,
dont l'objectif principal était de développer une feuille de route pour la convergence de la
législation environnementale dans les Nouveaux États indépendants (NEI) vers les directives
de l'UE, parmi eux, la directive IPPC.
Un autre rapport qui peut être pris en compte est celui intitulé « Convergence with EU IPPC
Policies: Short Guide for ENP Partners and Russia » (convergence avec les politiques IPPC
de l'UE: Petit guide pour les pays voisins partenaires de l’Europe et la Russie), dans lequel la
Commission Européenne fournit des informations sur la politique environnementale de l'UE
et de la législation pour ces pays dans des domaines clés, l'un d'eux, la «pollution
industrielle», y compris la directive IPPC.
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
A cet effet, une méthodologie a été suivie pour l’analyse des cadres politiques et législatifs
dans les PMP. Dans ce qui suit, une description de la méthodologie suivie, une indication sur
les principes liés au programme de l'UE de prévention et de contrôle intégrés de la pollution
ainsi qu’un scénario de référence en ce qui concerne la situation actuelle de ces principes en
Algérie. Enfin, des conclusions (options politiques) au sujet de cette étude sont également
fournies.
3. Méthodologie d'analyse des cadres politiques et législatifs dans les
PMP :
Le projet BAT4MED évalue la possibilité et l'impact de la diffusion du système
communautaire intégré de prévention et de réduction intégrée aux PMP à travers une analyse
de la politique et des cadres législatifs en matière de prévention et de contrôle de la pollution
dans ces pays. Une attention particulière est également accordée à la promotion et l'appui aux
programmes environnementaux nationaux visant à favoriser la mise en œuvre des MTD en
fournissant des recommandations de politiques à portée nationale. De cette façon, le projet
agit comme un catalyseur pour le changement de la politique de la prévention et le contrôle de
la pollution dans les PMP [Rodriguez & al, 2013].
Pour atteindre ces objectifs, le projet repose sur une approche méthodologique globale, fondée
sur une analyse de scénarios sur la façon dont le PMP pourrait se déplacer vers la
convergence des politiques en matière de prévention et de contrôle de la pollution dans le
contexte de la performance environnementale actuelle des industries dans les pays sud-
méditerranéens [Rodriguez & al, 2013].
En particulier, l'approche méthodologique développée dans le cadre de ce projet fournit les
lignes directrices pour analyser et comparer la politique et les cadres législatifs dans les PMP
en leur fournissant des informations sur le système européen intégré de prévention et de
réduction intégrée de la pollution.
La première étape de l'approche méthodologique est le développement des analyses nationales
des cadres politiques et législatifs pour soutenir la mise en œuvre des MTD dans les PMPs.
Sur la base des résultats des analyses nationales, une analyse comparative des cadres
politiques et législatifs qui soutiennent la prévention et le contrôle de la pollution industrielle
dans le PMP sera effectuée. Cet exercice d'évaluation sera la base de l’analyse
« cross-country » (étape 2), qui mettra l'accent sur les aspects les plus pertinents en matière de
l'approche de prévention et de contrôle de la pollution à la fois à l'UE et dans les PMP afin
d'identifier les synergies et les possibilités de convergence avec les politiques de l'UE
[Rodriguez & al, 2013] .
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
Enfin, les conclusions tirées de ce rapport fourniront les comptes rendus de politique (étape3)
pour favoriser la mise en œuvre des MTD dans les PMP.
D'une manière générale, avant la proposition de nouvelles initiatives, la Commission
européenne a évalué les conséquences économiques, environnementales et sociales
potentielles qui pourraient découler de leur mise en œuvre.
Cette procédure est inscrite dans la dite « UE Impact Assessment Guidelines », qui fournit un
ensemble d'étapes logiques visant à préparer les preuves pour les décideurs politiques sur les
avantages et les inconvénients des diverses options possibles en matière de politiques. Guidée
par cette idée, l'approche méthodologique décrite ici est une simplification de cette procédure
et qu'elle comprend les étapes clés suivantes [Rodriguez & al, 2013]:
3.1 Etape 1: Identification de la problématique
Afin de définir le problème et de comprendre clairement ce qui le provoque, un scénario de
référence doit être établi comme base pour la définition des objectifs, l’identification et la
comparaison des différentes options pour les cadres politiques qui soutiennent la mise en
œuvre des MTD dans les PMP. L'objectif du scénario de base est d'expliquer ce qu’est la
situation actuelle par rapport à la politique qui pourrait être mis en œuvre dans les PMP
[Rodriguez & al, 2013].
3.2 Etape 2: Définition des objectifs
Sans une compréhension claire de ce que la mise en œuvre de la politique et des cadres
législatifs liés à la prévention et le contrôle de la pollution dans les PMP est censé réaliser, il
est difficile d'identifier des pistes d'action possibles et, encore plus difficile de comparer les
différentes options pour la convergence des politiques.
Ces objectifs constituent le lien entre la définition du problème (scénario de référence) et les
différentes options pour les cadres politiques et législatifs liés à la convergence, la prévention
et le contrôle de la pollution dans les PMP. Afin de mieux définir ces objectifs, il est
nécessaire de les relier au système IPPC, qui est basé sur une série de principes.
Les informations recueillies pour mettre en place le scénario de référence et les objectifs
définis ont pour origine, les analyses nationales sur les cadres politiques qui soutiennent la
mise en œuvre des MTD dans les PMP [Rodriguez & al, 2013].
3.3 Etape 3: identification, description et comparaison des différentes options de
convergence de la politique
Les options de la politique sont étroitement liées à la fois à la définition du problème
(scénario de référence) et les objectifs à atteindre. Une fois analysé et défini, le cadre de la
politique de la prévention et de contrôle de la pollution dans les PMP, envisageant un large
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européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
éventail d'options politiques (basé sur le système IPPC), est une façon de montrer aux
décideurs politiques et aux parties prenantes que les options alternatives à retenir ont été
analysées [Rodriguez & al, 2013].
La première étape est de penser à grande échelle et à dresser une liste des options possibles
pour la convergence des politiques qui sont susceptibles d'être en mesure d'atteindre les
objectifs proposés dans le but d'identifier les synergies et les possibilités de convergence.
Cet exercice d'étalonnage a servi de base pour élaborer l'analyse de fond des cadres politiques
qui soutiennent la mise en œuvre des MTD dans les PMP. Cette analyse met en évidence la
plupart des aspects pertinents en matière de prévention et de contrôle de la pollution à la fois à
l'UE et dans les PMP [Rodriguez & al, 2013].
3.4 Etape 4: Conclusions et Recommandations
Afin d'aider l'intégration des résultats du projet, les partenaires PMP réuniront les conclusions
du projet pour fournir des recommandations des politiques au niveau national visant à
favoriser la mise en œuvre des MTD et le système IPPC. Ces séances d'information sont des
résumés concis pour cerner les meilleures politiques gouvernementales qui peuvent le mieux
soutenir la mise en œuvre effective des MTD dans chaque PMP [Rodriguez & al, 2013].
4. Système Européen: principes pour la prévention et le contrôle
intégrés de la pollution (IPPC) :
Le système de l'UE de prévention et de contrôle intégrés de la pollution est basé sur 5
principes, tous conçus pour atteindre un niveau élevé de protection de l'environnement dans
son ensemble. Ces principes sont les suivants :
4.1 Approche intégrée
Selon le schéma de l'UE de prévention et de contrôle intégrés de la pollution « Différentes
approches de contrôle des émissions dans l'air, l'eau ou le sol sont susceptibles de favoriser
des transferts de pollution d'un milieu à l'autre plutôt que de protéger l'environnement dans
son ensemble ». Il est donc opportun de prévoir une approche intégrée de la prévention et de
contrôle des émissions dans l'air, l'eau et le sol, ainsi que la gestion des déchets, l'efficacité
énergétique et la prévention des accidents [IED, 2010].
L'application de cette exigence a eu des conséquences importantes pour les installations
relevant de son champ d’application, tous les aspects sont réunis sous une approche intégrée,
ce qui signifie qu'ils doivent tenir compte de l'environnement dans son ensemble [Raya &
Vázquez, 2009], introduisant ainsi la procédure de l'autorisation environnementale unique
« l'autorisation environnementale intégrée » [Styles & al, 2009], ou autrement dit «permis».
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
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européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
4.3 Flexibilité
Le système Européen IPPC contient certains éléments de flexibilité.
L'autorité compétente peut fixer des valeurs limites d'émission qui diffèrent des NEA-MTD
en termes de valeurs, de périodes de temps et de conditions de référence, tant qu'il peut être
démontré que les émissions réelles ne dépassent pas les NEA-MTD [IED, 2010].
En outre, l'autorité compétente peut fixer des conditions d'autorisation plus sévères que celles
pouvant être atteintes par l'utilisation des meilleures techniques disponibles décrites dans les
conclusions sur les MTD [Miller & al, 2008]. Comme elle peut, dans des cas particuliers,
fixer des valeurs limites d'émission moins sévères" [IED, 2010].
Une telle dérogation ne peut s'appliquer que lorsque l'évaluation montre que la réalisation des
NEA-MTD entraînerait des coûts proportionnellement plus élevés par rapport aux bénéfices
environnementaux dus à :
la localisation géographique ou les conditions environnementales locales de
l'installation concernée,
les caractéristiques techniques de l'installation concernée.
L'autorité compétente doit indiquer les raisons pour se référer au critère de flexibilité, y
compris le résultat de l'évaluation et la justification des conditions imposées et, doit dans tous
les cas, veiller à ce qu'aucune pollution importante ne soit causée et, qu'un niveau élevé de
protection de l’environnement dans son ensemble soit réalisé [IED, 2010].
4.4 Les inspections environnementales
Une inspection de l'environnement signifie «toutes les actions, y compris les visites de sites,
surveillance des émissions et contrôle des rapports internes et documents de suivi, la
vérification de l'auto-surveillance, contrôle des techniques utilisées et de l'adéquation de la
gestion de l'environnement de l'installation, entrepris par ou au nom de l'autorité compétente
pour vérifier et promouvoir la conformité des installations aux conditions d'autorisation et, le
cas échéant, de surveiller leurs incidences sur l'environnement » [IED, 2010].
Selon le système IPPC ces conditions doivent être respectées par l’autorité compétente [IED,
2010]:
• Les conditions d'autorisation doivent inclure la surveillance appropriée des émissions et les
exigences de déclaration. En tant que telles, les émissions doivent être signalées à l'autorité
compétente régulièrement et, au moins annuellement.
• Mettre en place un système d'inspections environnementales des installations et élaborer des
plans d'inspection.
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• Sur la base de plans d'inspection, doit régulièrement élaborer des programmes d'inspections
environnementales de routine, y compris la fréquence des visites de sites pour les différents
types d'installations. Une visite du site doit avoir lieu au moins tous les 1 à 3 ans, en fonction
des risques environnementaux associés aux installations.
• Des inspections environnementales non programmées doivent être réalisées pour examiner
les plaintes environnementales, les accidents et incidents environnementaux graves, et les cas
de non-conformité.
4.5 La participation du public
Selon le schéma de l'UE et conformément à la « Convention de Århus sur l'accès à
l'information, la participation du public au processus décisionnel et l'accès à la justice en
matière d'environnement », la participation du public au processus décisionnel efficace est
nécessaire pour permettre au public d'exprimer et le décideur de tenir compte de ses avis et
préoccupations qui peuvent être utiles pour les décisions.
Ceci augmente la responsabilisation et la transparence du processus décisionnel et contribue à
sensibiliser le public aux questions environnementales et de soutien pour les décisions prises.
Le public concerné doit avoir accès à la justice en vue de contribuer à la protection du droit à
vivre dans un environnement adéquat pour sa santé et son bien-être [IED, 2010].
Le système communautaire européen intégré « IPPC » garantit le droit au public de participer
à la prise de décisions concernant l'environnement en donnant accès, entre autres, aux
demandes de permis, la délivrance des permis et les résultats de la surveillance des émissions
[IED, 2010].
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Dans ce cadre, la loi 03-10 propose notamment des incitations financières et fiscales pour
encourager le secteur industriel à intégrer l'élimination ou la réduction de l'impact
environnemental dans leurs activités.
La loi 04-20 du 20 décembre 2004 :
Établit des règles de prévention des risques majeurs et de réaction aux accidents dans le cadre
d'une stratégie de développement durable.
Le décret 98-339 du 03 novembre 1998 :
Définit une nomenclature des installations classées susceptibles de générer des nuisances ou
de présenter des dangers pour la santé des personnes ou pour l'environnement.
Le décret exécutif 90-78 du 27 février 1990 : définit le contenu d'une étude
d'impact sur l'environnement
La Loi n°01-19 du 12/12/2001 : relative à la gestion, au contrôle et à
l’élimination des déchets, définit les principes de base qui conduisent à une
gestion intégrée des déchets, de leur génération à leur élimination.
La loi relative aux hydrocarbures n° 05-07 du 28 Avril 2005, promulguée le
19 Juillet 2005 : La loi relative aux hydrocarbures fait obligation à tout
contractant d’exploiter les ressources en hydrocarbures en utilisant des moyens
efficaces et rationnels afin d’assurer une conservation optimale du gisement,
tout en respectant les règles de protection de l’environnement (article 3).
Il est fait obligation à toute personne devant entreprendre une activité régie par
cette loi de soumettre pour approbation à l’autorité de régulation des
hydrocarbures une étude d’impact sur l’environnement (article18), ainsi qu’un
plan de gestion de l’environnement (article17).
Elle exige le plus strict respect des obligations et prescriptions afférentes à la
santé, sécurité du personnel, à l’hygiène et à la salubrité publique, à
l’environnement, aux intérêts archéologiques, enfin à toutes les lois et
règlements en vigueur en matière de protection de l’environnement. Elle fait
également l’obligation sur les contractants et opérateurs à tout entreprendre
pour prévenir tous les risques qui sont inhérents à leurs activités (article 16).
Le décret exécutif 06-198 du 31 Mai 2006 : Définit la réglementation applicable aux
établissements classés pour la protection de l’environnement.
5.1.2 Sur le plan international
Les conventions et accords internationaux sur l'environnement dont l'Algérie est signataire se
résument sur le tableau ci-après:
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le 3décembre1999
Le Protocole d’Aarhus (Danemark, Juin 1988), entré en
vigueur en Octobre 2003, son objectif est de contrôler, de réduire
ou d'éliminer les rejets, les émissions et les pertes de polluants
organiques persistants dans l’environnement. Les Pop’s d'origine
industrielle visés par ce texte sont les polychlorobiphényles (PCB),
les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et les
Dioxines/Furannes.
Les valeurs-limites des rejets atmosphériques, fixées par le décret n°06-138, sont présentées
dans le tableau IV.4 :
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
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Tableau IV.6 : Décrets et articles pertinents des textes réglementaires régissant les
substances dangereuses, radioactives et explosives [J.O.R.A]
Articles
Nature Titre Réf Date Obligation
pertinents
Sont interdits,
l’importation, la
fabrication,
l’installation,
Article 2 l’achat, la vente, la
cession à titre
gratuit ou onéreux
des huiles à base
de PCB.
Relatif aux
huiles à base de Sont interdits,
polychlorobiphé l’importation, la
nyle (PCB), aux fabrication,
Décret équipements qui N°87-182 18-08-1987 Article l’installation, l’achat,
en contiennent 15 la vente, la cession à
et aux matériaux titre gratuit ou
contaminés par onéreux des huiles à
ce produit base de PCB.
Sont interdits,
l’importation, la
fabrication,
Article l’installation, l’achat,
17 la vente, la cession à
titre gratuit ou
onéreux des huiles à
base de PCB.
5.1.7 Déchets :
Les lois, décrets et articles relatifs à la gestion des déchets sont récapitulés dans les tableaux
IV.8 et IV.9 :
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
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Tableau IV.8 : Lois et décrets pertinents des textes règlementaires régissant les déchets.
[J.O.R.A]
Nature Obligation
Domaine
Loi n°01-19 du 12 décembre 2001, relative à la gestion, au
Loi contrôle et à l’élimination des déchets.
Décret n°84-378 du 15 décembre 1984, fixant les conditions de
nettoiement, d’enlèvement et du traitement des déchets solides
urbains.
Décret présidentielle n°98-158 du 16 mai 1998, portant
adhésion, avec réserve, à la Convention de Bâle sur le contrôle
des mouvements transfrontières des déchets dangereux et de
leur élimination.
Décret exécutif n°02-372 du 11 novembre 2002, relatif aux
Déchets déchets d’emballages.
Décret exécutif N°03-478 du 09 décembre 2003, définissant les
Décrets modalités de gestion des déchets des activités de soins.
Décret exécutif n° 04-409 du 14 décembre 2004 fixant les
modalités de transport des déchets spéciaux dangereux.
Décret présidentiel n°•06-170 du 22 mai 2006 portant
ratification de l’amendement à la convention de Bâle sur le
contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux
et de leur élimination, adopté à Genève le 22 septembre 1995.
Décret présidentiel n°•06-206 du 7 juin 2006 portant ratification
de la convention de Stockholm sur les polluants organiques
persistants, adoptée à Stockholm le 22 mai 2001.
Tableau IV.9: Articles pertinents des textes règlementaires régissant les déchets [J.O.R.A].
Art.
Nature Titre Réf Date perti Obligation
nents
Tout générateur et/ou détenteur de déchets
Art. 7 est tenu d'assurer ou de faire assurer la
valorisation des déchets engendrés par les
matières qu'il importe ou écoule et les
produits qu'il fabrique.
Lorsque le générateur et/ou le détenteur de
déchets est dans l'impossibilité d'éviter de
Relative à la
générer et/ou de valoriser ses déchets, il est
gestion, au
Loi N° 12-12- tenu d'assurer ou de faire assurer, à ses frais,
contrôle et à Art. 8
01-19 2001 l'élimination de ses déchets de façon
l'élimination des
écologiquement rationnelle, conformément
déchets
aux dispositions de la présente loi et de ses
textes d'application
Les déchets spéciaux ne peuvent être
Art. traités que dans des installations autorisées
15 par le ministre chargé de l'environnement
conformément aux dispositions
réglementaires en vigueur.
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
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Les valeurs limites des paramètres de rejets d’effluents liquides industriels fixées par le
Décret Exécutif n°06-141 du 19 avril 2006 sont définies dans le tableau suivant :
Tableau IV.11: Les valeurs limites des paramètres de rejets d’effluents liquides industriels
[J.O.R.A]
Température °c 30 30
DBO 5 mg/l 35 40
DCO mg/l 120 130
MES mg/l 35 40
Huiles et graisses mg/l 20 30
hydrocarbures mg/l 10 15
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
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Tableau IV.12 : valeurs limites des émissions du bruit selon le décret 93-184 [J.O.R.A]
Localisation Période diurne (6h à 22h) Période nocturne (22h à 6h)
Zones d’habitations et dans
les voies et lieux publiques 70 dB 45dB
ou privés
Voisinage immédiat des
établissements hospitalier ou
45dB 40dB
d’enseignement et dans les
aires de repos et de détente.
Les limites de bruit définies ci-dessus sont applicables pour l’ensemble des conditions
opératoires et un fonctionnement normal des installations.
L’exposition du personnel au bruit constitue une situation fréquente en milieu industriel, à cet
effet le niveau d’exposition (niveau de pression équivalant mesuré sur une période de 8
heures) ne dépassera pas 85 dB en tout point distant de plus de 1 mètre de la surface d’un
équipement et accessible au personnel.
Le niveau de crête (bruit à caractère impulsionnel) n’excède à aucun moment et en aucun lieu
accessible au personnel la valeur limite de 135 dB.
5.1.10 Nuisance olfactive
Dans l’environnement, l’étude des odeurs émises par une installation (par exemple,
industrielle) nécessite des connaissances supplémentaires dans des domaines aussi variés que
la dispersion atmosphérique pour décrire les phénomènes de transport des odeurs afin de
caractériser le processus de formation des molécules odorantes ou pour préconiser le système
de traitement le plus adapté. Sur le plan législatif, les émissions olfactives sont considérées
comme une forme de pollution atmosphérique.
5.2 Meilleures Techniques Disponibles (MTD)
L’Algérie ne dispose pas encore d'un mécanisme national intégré pour encourager l'utilisation
des MTD. Cependant, sur le plan économique, différents instruments viennent compléter les
actions réglementaires et institutionnelles et, qui peuvent contribuer partiellement à l'intérieur
de leurs zones d’intervention pour encourager les entreprises à la mise en œuvre de
technologies propres et / ou à contrôler et prévenir la pollution, Tels que :
Le fond pour l’environnement et la dépollution (FEDEP) qui a pour mission principale
l’incitation à la reconversion des installations existantes obsolètes et polluantes vers
des technologies de production plus propres et l’encouragement des projets
d’investissement intégrant des processus qui tiennent compte de la protection de
l’environnement [PNM Algérie, 2006].
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
La taxe forfaitaire affectée qui représente une taxe sur les activités polluantes ou
dangereuses.
Les Taxes écologiques d’orientation spécifiques définies par :
- La Taxe d’incitation au " déstockage" des déchets industriels.
- La Taxe d’incitation au déstockage des déchets liés aux activités de soins.
- La Taxe complémentaire sur la pollution atmosphérique d’origine industrielle.
- La Taxe relative aux activités polluantes ou dangereuses pour l’environnement
(TAPD) [PNM Algérie, 2006].
5.3 Flexibilité
L’Algérie n’applique pas encore les limites d’émissions liées aux MTD. Toutefois, les
sociétés d'exploitation doivent être conformes aux valeurs-limites pour les émissions fixées
par la réglementation.
5.4 Les inspections environnementales
En Algérie, Le Ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du Territoire est
l'organisme concerné dans le domaine du contrôle, de la préservation de l'environnement et
de la surveillance du respect de la conformité réglementaire au niveau industriel et, cela à
deux niveaux:
1- L'approbation des études d'impact environnemental.
2- Le contrôle des niveaux d'émission.
Toute exploitation soumise à autorisation doit procéder à des contrôles périodiques de ses
rejets et tenir à cet effet un registre indiquant la date et les résultats des analyses.
Le tableau suivant résume les textes et articles règlementaires régissant les contrôles
périodiques environnementaux :
Tableau IV.13 : textes et articles règlementaires régissant les contrôles périodiques
environnementaux [J.O.R.A].
Nature Titre Référence Date Articles pertinents Obligation
Les services habilités
réglementant en la matière
L’émission dans effectuent des
l’atmosphère de contrôles périodiques
Section 3 :
gaz, fumées,
Décret
15 Du contrôle des rejets et ou inopinés des
vapeurs, particules rejets atmosphériques
exécutif avril atmosphériques
liquides ou n° 06-138 visant à s'assurer
solides, ainsi que 2006 de leur conformité
les conditions Art. 13 aux valeurs limites
dans lesquelles fixées en annexe du
s'exerce leur présent décret.
contrôle.
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
Le contrôle des
rejets atmosphériques
Section 3 : comporte un examen
Du contrôle des rejets des lieux, des
atmosphériques mesures et analyses
opérées sur place et
Art. 14 des prélèvements
d'échantillons aux fins
d'analyses.
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européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
Article 37 : Les associations légalement agréées peuvent exercer les droits reconnus à la
partie civile en ce qui concerne les faits portant un préjudice direct ou indirect aux intérêts
collectifs qu’elles ont pour objet de défendre et constituant une infraction aux dispositions
législatives relatives à la protection de l’environnement, à l’amélioration du cadre de vie, à la
protection de l’eau, de l’air et de l’atmosphère, des sols et sous-sols, des espaces naturels, à
l’urbanisme ou ayant pour objet la lutte contre les pollutions [J.O.R.A].
Article 38 : Lorsque des personnes physiques ont subi des préjudices individuels qui ont été
causés par le fait d’une même personne et qui ont une origine commune, dans les domaines
mentionnés à l’article 37 ci-dessus, toute association agréée au titre de l’article 35 ci-dessus
peut, si elle a été mandatée par au moins deux (2) des personnes physiques concernées, agir
en réparation devant toute juridiction au nom de celles-ci [J.O.R.A].
Le mandat doit être donné par écrit par chaque personne concernée.
L’association qui exerce une action en justice en application des alinéas précédents peut
exercer devant toute juridiction pénale les droits reconnus à la partie civile
On peut également parler de la participation du public dans le cas de la publicité des
études d’impacts, comme mentionné dans le Décret Exécutif n° 90-78 du 27 février
1990 relatif aux études d'impact sur l'environnement : « La publicité de l'étude
d'impact doit être également assurée par une insertion dans deux quotidiens nationaux
au moins » (Article 10) [J.O.R.A].
6. Conclusions retenues de l'analyse des cadres juridiques algériens et
écarts par rapport au système IPPC
Prenant en compte les informations contenues dans la présente analyse de la politique et des
cadres législatifs pouvant soutenir la mise en œuvre des MTD en Algérie, les conclusions
suivantes sur la base des cinq principes du système IPPC ont été retenues :
6.1 Approche intégrée
Le champ d'application de l'EIE est très large et couvre toutes les catégories de projets
susceptibles d'avoir des incidences notables sur l'environnement. Elle introduit des éléments
de procédure à suivre telles que la fourniture d'une étude d'impact environnemental et de
consultation avec les autorités publiques et environnementales dans le cadre de procédures
d’autorisation pour les activités couvertes. Les résultats de l’EIE doivent être pris en
considération dans la procédure d'autorisation.
Le système Européen « IPPC » met l'accent sur la prévention et le contrôle des émissions dans
l'air, l'eau et le sol. Il est complété par des dispositions relatives à la consommation d'énergie,
les flux de déchets et la prévention des incidents et accidents et elles s'appliquent à certaines
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
les aspects économiques, environnementaux et la santé des travailleurs ainsi que celle fournie
par Ibáñez-Forés et al. [Ibáñez‐Forés, 2013] pour identifier des MTD viables et durables (cet
article est basé sur une étude de cas visée sur l'industrie espagnole des carreaux de
céramique).
Pour les exigences du projet BAT4MED, les derniers ajustements ont été faits à ce sujet afin
d'intégrer les éléments spécifiques des pays lors du transfert de la méthodologie.
6.2.2 Méthodologie proposée pour la sélection des MTD en Algérie
Après consultation de toutes ces méthodologies, on a essayé d’extraire les étapes principales
et similaires à adapter à l’Algérie.
Ces étapes comprennent :
La première étape est d’analyser le contexte industriel en Algérie afin de sélectionner les
secteurs les plus prometteurs avec le potentiel le plus élevé de bénéfices pour l'environnement
selon différents critères tels que : les impacts du secteur sur l’environnement et les coûts des
techniques utilisées ainsi que le critère de santé et sécurité des travailleurs et des citoyens (ce
dernier entre dans le critère social).
Des indicateurs peuvent être calculés pour faciliter la sélection en tenant compte des secteurs
couverts par le système IPPC, tel que mentionner dans la méthodologie de Daddi & al [Daddi
& al, 2012].
La deuxième étape consiste en une évaluation des MTD en suivant une méthodologie bien
conçue et structurée. Les MTD seront sélectionnées pour chaque secteur industriel identifié en
première étape en tenant compte des conditions locales des installations.
De plus, une analyse de la convergence de l'approche européenne IPPC avec les politiques
environnementales algériennes doit être effectuée, afin d'évaluer le potentiel de l'adaptation
future et pour permettre l’intégration des procédures et les principes de l'approche IPPC (cette
étape est couverte dans le cadre de ce chapitre).
Enfin et selon les résultats des évaluations précédentes, des MTD propres à chaque secteur
industriel et chaque type d’installation peuvent être définies et regroupées dans des documents
ou rapports accessibles aux autorités, aux industriels et même au public.
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
Figure IV.1 : Etapes de la méthodologie pour la sélection des MTD en Algérie [Réalisé par
nos soins]
Un élément très important pour le succès des études sur les MTD est la collecte de données et
d’informations, ce qui peut présenter un défi pour les chercheurs car les entreprises hésitent à
divulguer leurs données de performance financière en raison de problème de confidentialité.
Ceci rendra le suivi et les rapports difficiles menant à des données insuffisantes et non
actualisées. Par conséquent, cela peut affecter la qualité de l'analyse envisagée et ses résultats.
L'évaluation des MTD par exemple, peut être faite de manière quantitative et qualitative.
Toutefois, l'évaluation quantitative devient impossible lorsque les données d'entrée
nécessaires (par exemple, le coût des installations dans le pays, la solidité financière des
entreprises, la performance environnementale actuelle, etc.) sont absentes.
La solution envisagée pour ce problème, est d’utiliser le jugement d’experts des membres
Algériens des GTT comme référence pour donner des estimations des données nécessaires.
6.3 Flexibilité
Les études sur les MTD doivent être une référence pour fixer les conditions d'autorisation
environnementale des projets.
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
Toutefois, le cadre législatif en Algérie est très différent de celui de l'Europe, dans le sens où
les VLE ne sont pas fondées sur les MTD. Cela signifie que les conditions mise en place en
vertu du principe de flexibilité ne sont pas applicables en Algérie jusqu'à présent.
6.4 Les inspections environnementales
En Algérie, les activités de surveillance et d'inspection sont généralement régies par des lois
et règlements afin d'évaluer si l'installation est en conformité avec les conditions énoncées
dans l’autorisation environnementale. Cela se fait par la collecte d'informations générales sur
l'installation, ainsi que la collecte et l'analyse des observations contenues dans les registres
spéciaux.
En Algérie, le cadre légal régissant les EIE remonte à 1983. Toutefois, ce n’est qu’au 27
février 1990 que la législation détaillée relative aux ÉIE fut décrétée (décret exécutif 90-78).
Le 19 juillet 2003, la loi numéro n° 03-10 fut promulguée afin de définir les règles de
protection de l’environnement dans le cadre du développement durable et de décrire
également les EIE.
Depuis 1996, le Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, la
Direction générale de l’environnement (DGE) ainsi que les inspecteurs de l’environnement
dans les 48 wilayas participent à l’administration de l’EIE et à la délivrance de l’autorisation.
Cependant, ce corps d’inspecteurs ne semble pas jouer pleinement son rôle en matière d’EIE
sur les aspects de la promotion, de l’évaluation, de la gestion et du suivi. Le champ
d’intervention et de responsabilité des inspections reste encore vague et imprécis.
Ces inspecteurs ont pour missions de veiller à l’application de la réglementation en matière
d’environnement, d’élaborer des plans d’action, de sensibiliser et éduquer la population sur la
protection de l’environnement et de statuer sur les demandes d’autorisation des permis de
construire et d’investir.
La procédure d’examen des rapports de l’EIE telle que pratiquée par l’inspecteur de
l’environnement ou la sous-direction de l’environnement garantit la qualité de l’évaluation
des rapports d’EIE soumis aux autorités compétentes. Le champ d’intervention de ces
inspecteurs s’inscrit dans :
Tous les travaux, aménagements ou ouvrages qui peuvent par leur importance porter
atteinte à l’environnement.
L’évaluation de l’impact sur l’environnement des projets.
La surveillance des performances environnementales des installations industrielles et
des valeurs limite des émissions.
Veiller sur la qualité de l’eau en collaboration avec les services de santé publique.
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
7. Recommandations
D’après les résultats de la comparaison et l’analyse des écarts par rapport aux exigences du
système IPPC, les recommandations suivantes peuvent être données :
Adoption d’une approche intégrée en plaçant toutes les approches de contrôle des
émissions dans l’air, le sol et l’eau sous une seule approche pour la prévention et le
contrôle de la pollution, dans le but de la protection de l’environnement dans son
ensemble et éviter que l’une des approches de protection de l’un des aspects de
l’environnement affecte les autres.
Ajout de ces exigences dans les textes juridiques et législatifs pour leur prise en
compte dans la délivrance des autorisations et les inspections environnementales…etc.
Elargir l’EIE en une autorisation environnementale intégrées, couvrant touts les
aspects de l’environnement et les éléments techniques, économiques, efficacité
énergétique ainsi que les nouvelles techniques et systèmes communs de protection de
l’air, l’eau et le sol.
Elaboration de documents de références sur les MTD.
Prise en compte des nouvelles techniques et des MTD dans la délivrance des
autorisations, et la fixation des valeurs limite d’émissions.
Des éléments de flexibilité doivent être présents en matière de fixation et de
surveillance des valeurs limites d’émissions, de telle sorte que ces valeurs peuvent
varier dans un intervalle déterminé selon les différentes caractéristiques des
installations.
Mettre en place un système d’inspection et élaborer un plan d’inspections
environnementales.
Fixer une fréquence des visites sur site pour les différents types d’installations en
fonction des risques environnementaux associés aux différents secteurs d’activités
industrielles.
Effectuer des visites non programmées pour déceler les cas de non-conformité.
Veiller à la bonne application des éléments du système et plan d’inspections
environnementales.
L’ajout et l’adoption de tous ces éléments en plus des exigences déjà existantes citées
dans les textes juridiques, serviront à créer une bonne base pour la mise en œuvre des
MTD et le transfert du système européen IPPC en Algérie.
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Chapitre IV : Analyse de la conformité et l’adaptation des cadres politiques et législatifs en Algérie au système
européen IPPC pour la mise en œuvre des MTD en Algérie (analyse des écarts).
8. Conclusion
A ce titre, nous pouvons confirmer que la base juridique nécessaire pour l’élaboration et la
mise en œuvre des MTD en Algérie peut être qualifiée d’acceptable.
Le grand écart par rapport aux cinq principes du système IPPC se situe dans les principes de
l’approche intégrée et les MTD.
Concernant les inspections environnementales, toutes les exigences figurent dans les textes
règlementaires, mais leur application reste à mettre sous contrôle régulier.
Le droit à la participation du public dans les questions environnementales, prend un grand
espace dans la règlementation algérienne. Le problème demeure lié à la culture des citoyens,
à leur éducation et à la conscience personnelle pour leur participation dans l’amélioration de
leur qualité de vie.
Les résultats obtenus dans ce chapitre ont permis, également de conclure qu’en portant une
grande attention aux lacunes et aux écarts de la politique environnementale en Algérie par
rapport au système européen IPPC, l’Algérie possèdera une base favorable à la réussite du
transfert et l’importation de ce système.
Après avoir atteint ces résultats, nous aurons maintenant la possibilité d’évaluer les
performances techniques et environnementales de la première centrale électrique hybride
(solaire-gaz) « SPPI », choisie pour notre étude, en matière de MTD.
Dans le chapitre suivant, on procédera à une évaluation de la conformité de cette dernière
aux MTD et à la règlementation environnementale algérienne.
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Chapitre V :
Evaluation de la performance
environnementale de la centrale hybride
solaire-gaz « SPPI » de Hassi R’mel
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
1. Introduction
Le choix de la centrale , objet de notre étude, a été porté sur la centrale électrique hybride
SPPI de Hassi R’mel au sud algérien, qui a été réalisée dans le cadre de la nouvelle loi
algérienne sur l’électricité et la distribution publique du gaz par canalisation n° 02-01 du 5
février 2002 afin de satisfaire la demande nationale en énergie électrique, tout en mettant à
contribution les énergies renouvelables pour atteindre les objectifs nationaux en matière de
contribution des énergies renouvelables au profil national de consommation d’énergie, que
l’Algérie vient de réaliser une centrale hybride, qui est mise en service depuis 2011, utilisant
le gisement de gaz de Hassi R’mel et aussi l’énergie solaire.
Dans ce dernier chapitre, une évaluation de la performance environnementale de cette centrale
est faite ainsi que des propositions pour l’optimisation de ce type de systèmes (hybrides), pour
les projets futurs du programme algérien.
2. Présentation de la centrale
2.1 Situation et Emplacement
La centrale est située aux alentours de la ville de Hassi R’Mel au lieu dit « Tilghemnt »
(wilaya de Laghouat), à la limite sud de cette wilaya avec celle de Ghardaia. Du point de vue
administratif, elle est située dans la Daira de Hassi R’Mel.
La centrale se trouve sur la route qui va du point kilométrique 494,5 de la RN-1 à la ville de
Hassi R’Mel, à 2 km environ du carrefour.
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Exhaust
100°C
Steam
393°C 540°C, 100bar
383°C
Steam G~
turbine
220°C
293°C Condenser
Exhaust 45°C
600°C
Parabolic
Trough Collectors
G~ Elect r icit y
t o t h e g r id
Figure V.2 : Schéma simplifié d’une centrale thermo-solaire avec cycle combiné intégré
Gas turbine
[D. SPPI]
2.3 Description du procédé du cycle combiné intégré
Le schéma détaillé du procédé de la centrale est donné en annexe II. Nous allons commencer
tout d’abord par le circuit d’huile où celle-ci est préchauffée dans une chaudière auxiliaire
jusqu’à 35-38 °C pour alimenter la tuyauterie du champ solaire (l’irradiation solaire
concentrée réchauffe le fluide qui circule à l’intérieur du tube récepteur.
De cette manière, l’irradiation solaire directe se transforme en énergie thermique sous forme
de chaleur sensible du fluide qui circule dans le récepteur. La concentration optique est telle
que seule l’irradiation solaire directe est utilisable par le capteur, elle nécessite donc que le
capteur suive en permanence le soleil tout au long de la journée.
Quand la température d’huile à la sortie du circuit solaire atteint 391°C (P = 14 bars), l’huile
se dirige vers l’échangeur de chaleur au contact avec de l’eau qui est déjà préchauffée grâce
la chaudière « HRSG » (Heat Recovery Steam Generator) jusqu’à 195 °C (P = 94,18 bars) ;
l’huile sort à 291°C. Durant la période nocturne ou bien dans le cas où la température de
l’huile n’atteint pas la température voulue, la vanne d’huile du circuit du champ solaire se
ferme et la vanne de by-pass s’ouvre pour assurer la circulation d’huile en dehors de
l’échangeur.
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Ensuite, la vapeur sort des points 3 et 4 à 372 °C et à 87,2 bars, et se divise en deux partie
pour alimenter les deux chaudières de récupération « HRSG » correspondant aux deux
turbines à gaz pour être surchauffée. La vapeur arrive ensuite à la chaudière « HRSG »
(pratiquement à la même pression et la même température) et alimente la chaudière en amont ;
cette vapeur passe du côté tubes de la chaudière (les gaz d’échappement passant côté
calandre) et sort à 560°C et 83 bars qui sont les conditions de fonctionnement de la turbine à
vapeur. Après détente dans cette dernière, la vapeur sort à 52 °C et 0,14 bar. La vapeur se
dirige vers les aérocondenseurs, l’eau condensée va au réservoir principal d’où elle sera
ensuite pompée et se diviser en deux parties pour être préchauffée dans les deux chaudières
« HRSG ».
La vapeur est introduite dans la partie terminale de la chaudière, soit tout prés de la cheminée
principale. Elle passe par plusieurs étapes : tout d’abord par le préchauffeur d’où elle sort à
140 °C et 6,92 bars avant d’être dirigée vers un ballon séparateur (dégazeur) puis elle revient
dans l’évaporateur LP et retourne encore une fois au ballon pour subir une meilleure
séparation des gouttelettes d’eau entraînées. La vapeur passe ensuite dans l’économiseur-I HP
et sort finalement de la chaudière à 195 °C et 94 bars. C’est cette vapeur qui va alimenter la
chaudière « HTF » (Heat Transfer fluide) huile/eau.
Lorsque le crépuscule approche et que les niveaux d’énergie utiles baissent, le débit d’huile
diminue jusqu’à atteindre le débit minimal. Une fois que ce débit minimal ne permet plus
d’obtenir une température de sortie d’huile de 393 °C, la circulation est interrompue et une
nouvelle période nocturne commence.
Pendant la période nocturne, l’huile ne peut pas produire la vapeur au niveau de l’échangeur
« HTF » car sa température est trop basse. En fait, deux choses vont se produire :
L’huile circule en circuit fermé à travers le champs solaire, et passe aussi dans
la chaudière auxiliaire pour maintenir toujours la température de l’huile vers
35-38 °C pour éviter le givrage pendant le froid ou bien lorsque la température
est basse.
L’eau entre dans le préchauffeur de la chaudière auxiliaire en provenance du
réservoir principal d’eau condensée et passe dans le ballon dégazeur, ensuite
dans l’évaporateur LP. Elle pénètre alors dans l’économiseur-I HP. Dans ce
cas, au lieu de sortir du point 2, la vanne se ferme et l’eau passe dans
l’économiseur- II HP. L’eau sort de la chaudière pour aller dans le ballon “HP
drum “ensuite dans l’évaporateur HP. Finalement, la vapeur d’eau passe
directement dans les HP surchauffeur HP I et II qui sont munis de brûleurs
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
300 m
150 m
18.0m
12.5m
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Figure V.6 : schéma de principe de suivi des miroirs au soleil [D. SPPI]
2.4.3 Système Turbine à Vapeur - générateur
La centrale comporte une unité de génération composée par:
Une turbine à vapeur à trois états de type axial: La turbine à vapeur est livrée
avec tous les accessoires nécessaires à son bon fonctionnement. La turbine à
vapeur est du type à condensation, corps unique, simple flux, aubage à
réaction. La turbine est conçue avec l’échappement simple axial et elle est
prévue pour une utilisation en intérieur ; le sens de rotation est en sens horaire
en regardant du côté admission vapeur ; la puissance générée par la TAV est de
70 MWh.
Un générateur synchrone avec système de refroidissement d’eau, 50 Hz,11 kV,
0,85 facteur de pouvoir.
Les systèmes communs et les auxiliaires.
Le refroidissement du groupe sera fait au moyen d'un circuit de refroidissement fermé basé
sur la condensation à air.
2.4.4 Système Turbine à gaz-générateur
La centrale se compose de deux unités, chacune se compose d’une turbine à gaz (SGT 800) et
d’un générateur, lesquelles peuvent être divisées en systèmes et équipements suivants :
Une turbine au gaz naturel composée de :
Un compresseur à débit axial, multi-étages
des aubes directrices à ouverture variable
une turbine à trois étages
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Cette station est composée d'une station de filtration commune des chaudières et des turbines,
une station de règlement pour chaudières, autre station de règlement pour turbines, une ligne
de mesure pour turbine et une autre ligne de mesure pour chaudière.
Chacune de ces zones est formée par 2 lignes principales, une en service et une autre en
réserve. Les caractéristiques sont approximativement [D. SPPI]:
Débit maximum : 50.000 Nm3/h
Débit minimum : 10.000 Nm3/h
Pression d´entrée maximale : 65 bars.
Pression d´entrée minimale : 42 bars.
Le gaz naturel arrive à la centrale par une conduite souterraine où on trouve à l’entrée des
vannes d’isolement de l’entreprise fournisseuse.
Les conditions du gaz qui arrive sont de 70 bars et à une température ambiante. Une fois le
gaz arrive à la station, ce gaz est analysé, filtré et détendu pour adapter sa pression à celle qui
est demandée par chaque consommateur du système [D. SPPI]:
Les deux turbines à gaz
Les deux chaudières (post-combustion)
La chaudière auxiliaire pour le fluide caloporteur
La chaudière d’adéquation de température du gaz
La température du gaz à être consommé est adaptée par un système de chauffage composé par
une chaudière qui chauffe de l’eau, laquelle est utilisée pour augmenter le niveau thermique
du gaz jusqu’à la valeur désirée.
2.4.7 Installation de traitement d’eau (PTA)
Cette installation est composée des unités suivantes
Un système de filtration d´eau.
Un système d´osmose inverse.
Un système de déminéralisation
L’eau utilisée par la centrale est prise de la conduite arrivant de la station d’épuration des
eaux usées de Hassi R’mel, en assurant toujours des niveaux de qualité fixés dans le cadre du
contrat en ce qui concerne la turbidité, la teneur en matière organique, le pH, la conductivité,
ainsi que d’autres paramètres.
L’eau arrive au bac d’eau brute (40 m 3 environ) pour être envoyée vers le système
d’ultrafiltration et microfiltration. Si les paramètres cités ci-dessus le permettent, on peut by-
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
passer cette étape et aller directement à la filtration (voie des filtres de sable). L’eau sortante
de ces filtres est acheminée vers le bac d’eau filtrée/eau anti-incendie.
Cette eau peut être utilisée par plusieurs consommateurs :
Réseau anti-incendie
Réseau d’eau de process
Alimentation de l’unité de potabilisation d’eau
Alimentation aux unités d’osmose
L’unité d’osmose est composée de deux étapes d’osmose, la première desquelles fait passer
toute l’eau à travers deux blocs de cartouches. Le premier composé par 5 cartouches (l’eau
traverse ces 5 cartouches en parallèle), puis le deuxième composé par 4. Avec cette première
étape d’osmose on obtient une déminéralisation grosse de l’eau [D. SPPI].
L’unité d’osmose est complétée avec la deuxième étape de déminéralisation (étape fine). Elle
consiste en deux unités de deux étapes d’osmose chacune, qui sont disposées en parallèle.
Toute l’eau sortante de cette unité est envoyée au bac d’eau issue de l’osmose, d’où on peut
aller aux consommateurs suivants :
Alimentation à l’unité de déminéralisation
Réseau d’eau de l’osmose (le client principal est le point d’appoint pour le camion de
nettoyage des miroirs des champs solaires)
La dernière étape de la PTA s’agit d’une unité de déminéralisation, à partir d’eau de l’osmose.
Cette eau est envoyée vers le bac d’eau déminéralisée et utilisée à 99%, pour maintenir la
qualité du condensat du circuit condensat-vapeur du cycle combiné et chaudière de génération
solaire. Un autre consommateur est le laboratoire.
2.4.8 Installation de traitement d'effluents (PTE)
Pour la réception et l'homogénéisation des différents effluents de la centrale thermo solaire,
une fosse en génie civil est constituée, avec une capacité de 300 m 3.
Les différents effluents de la centrale, eaux d'égouts, émulsions, purges et drainages, eau de
processus, etc., sont conduits à l'unité de traitement des effluents avant d'être rejetés dans le
bassin d'évaporation ou éventuellement, avant d'être utilisés pour les besoins agricoles.
La centrale de traitement des effluents se compose de [D. SPPI]:
Un bassin d’homogénéisation.
Un bassin d’aménagement.
Un skid de dosage chimique.
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Figure V.7 : Schéma de base d'un système de contrôle continu d'émission [D. SPPI]
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Afin de ne pas surcharger le document les tableaux récapitulatifs des mesures de prévention
de la centrale et leur classification par niveau sont présentés en annexe I.
Remarque : l’abréviation « info » avec le signe « X » sont utilisés pour répondre aux
questions posées à titre d’information et qui pourront nous aider, par la suite, dans la
classification des mesures, pour cette raison, aucune classe ou couleur n’est attribuée aux
réponses de ces questions.
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Tableau V.1 : extrait de la grille du questionnaire relatif au SGER de la centrale SPPI [Réalisé par nos soins].
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
35
30
25
Classe A
20
Classe B
15 Classe C
Classe D
10
Classe E
5
Classe F
0
b. Répartition des mesures par classe (calcul des pourcentages de chaque classe) :
Nous avons ensuite calculé le pourcentage des mesures de prévention du « SGER » pour
chaque classe de maitrise. Le tableau V.3 résume les résultats.
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
5% 0% 4%
21% Classe A
24%
Classe B
46% Classe C
Classe D
Classe E
Classe F
Figure V.9 : Répartition des mesures de prévention par niveau de maîtrise [Réalisé par
nos soins].
Interprétation :
Le graphe de la figure V.9 vient compléter celui de la figure V.8.
La grande part appartient aux classes A et B d’un pourcentage de 67%. En deuxième position
vient la classe C par 24%.
Des pourcentages faibles (4% et 5%) pour les classes D « Maîtrise insuffisantes » et F
« Aucune Maîtrise ».
c. Taux de conformité du SGER par catégorie :
Le taux de conformité a été calculé pour chaque catégorie, selon la formule suivante:
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Tableau V.4 : Taux de conformité du SGER par catégorie [Réalisé par nos soins].
Limite minimale acceptable pour la
Catégorie (objectifs Taux de conformité à la règlementation et aux
environnementaux et risques) conformité MTDs
Réduction et minimisation
52% 75%
des impacts atmosphériques
Contrôle et minimisation des
rejets liquides (protection du 53% 75%
sol et sous-sol)
Sécurité – risque – incendie 97% 75%
Contrôle et réduction du
50% 75%
bruit et des odeurs
Réduction et minimisation
85% 75%
des impacts des déchets
Formation et information des
80% 75%
travailleurs
Gestion de l’environnement
(système de management 33% 75%
environnemental)
Efficacité énergétique. 60% 75%
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Réduction et
minimisation des
impacts
atmosphériques Contrôle et
100%
90% minimisation des
Efficacité 80%
70% rejets liquides
énergétique 60% (protection du Taux de
50%
40% sol et sous-sol) conformité pour
30%
Gestion de 20% chaque objectif
10% Sécurité-Risque- environnement et
l'environnement 0%
Incendie risque
(SME)
Contrôle et
Formation et limite minimale
réduction du
information des acceptable pour
bruit et des
travailleurs la conformité à la
odeurs
Réduction et règlementation et
minimisation des aux MTD
impacts des
déchets
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
TCG = 67%
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Les rejets
DE N° : 06- Réduction et la centrale ne possède
atmosphériques
138 du minimisation des pas des installations de
F ne sont pas
15/04/2006 impacts traitement des rejets
importants
Article 7 atmosphériques. atmosphériques.
Les contrôles effectués Les contrôles
par les services se faits par le
habilités visant à service
DE N° : 06-
Réduction et s’assurer de la environnement
138 du
minimisation des conformité aux valeurs de la centrale
15/04/2006 D
impacts limite des émissions et les résultats
Article 13
atmosphériques. atmosphériques fixées sont
en annexe du DE N° communiqués
06-138, sont peu aux autorités
fréquents. compétentes
La centrale ne possède
pas des mesures
secondaires pour la
Réduction et réduction des
Les rejets
BREF minimisation des émissions
D atmosphériques
« GIC » impacts atmosphériques, qui
ne sont pas
atmosphériques. visent à réduire ou
importants
éliminer les rejets
atmosphériques déjà
produits.
La mesure d’injection
Les émissions
Réduction et d’eau ou de vapeur
BREF des NOx sont
minimisation des pour la réduction des
« GIC » F réduites par des
impacts émissions de NOX
& [Link].1 mesures
atmosphériques. n’est utilisée dans la
primaires telles
centrale.
que
La technique de
l’utilisation de
réduction de sélective
gaz naturel
Réduction et catalytique (SCR) avec
BREF traité,
minimisation des de l’ammoniacaux de
« GIC » F optimisation de
impacts l’urée en présence d’un
& [Link].3 la combustion
atmosphériques catalyseur pour la
(combustion
réduction des NOX
complète)
n’est utilisée.
Réduction et Absence d’une
DE N° :06-
minimisation des conduite d’évacuation
138 du
impacts secondaire des rejets
F /
15/04/2006
atmosphériques atmosphériques.
Les contrôles
Les contrôles des rejets se faits par le
DE N° : 93- Réduction et
liquides effectués par service
160 du 10- minimisation des
des inspecteurs de D environnement
07-1993 impacts
l’environnement, sont de la centrale
Article 16 atmosphériques
peu fréquents. et les résultats
sont
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
communiqués
aux autorités
compétentes
Contrôle et
Les eaux d’extinction
minimisation des
REF « GIC » ne sont pas bien gérées.
rejets liquides
Elles ne sont pas
D /
(protection du sol
récupérées et traitées.
et sous-sol)
Le bassin
d’évaporation n’est pas
conforme à la
Contrôle et règlementation. Il n’est
DE N° : 06- mise en
minimisation des pas équipé d’une
141 du 19- conformité du
rejets liquides matière imperméable C
04-2006 bassin : projet
(protection du sol qui va résister aux
Article 5 en cours
et sous-sol) facteurs
environnementaux et
aux produits chimiques
Les résultats de
l’évaluation du niveau
sonore montrent que
les niveaux de bruit des Il s’agit d’une
machines, appareils, exposition
DE N° : 93- moteurs…..etc. sont fluctuante,
184 supérieurs aux valeurs c’est-à-dire les
Du 27-07- Contrôle et limites fixées par la travailleurs se
1993 réduction du bruit loi : D déplacent
réglementant et des odeurs. - Entre 70 et 98bd(A) (n’occupe pas
l’émission sur le site de travail un seul poste
des bruits (VL ≤85dB) pendant une
[évaluation entretenue longue
par le service santé de période)
la direction des affaires
sociales-Sonatrach-
Région de Hassi R’mel]
Aucune technique
BREF appliquée afin
« EE » d’optimiser les
Efficacité
& 4.3.8
énergétique
systèmes de pompage D /
(économiser l’énergie
consommé par les
systèmes de pompage)
Page 138
Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
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Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Interprétation :
En observant les résultats du questionnaire, nous remarquons que le milieu local où est
implantée l’installation n’est pas sensible (interprétation facilitée par le code de couleur), car
la grille ne contient aucune case de couleur rouge (milieu très sensible) ou rose (milieu
sensible).
Les deux et seules cases de couleur jaune (Moyennement sensible), appartiennent aux deux
thèmes : air et sol.
Dans la première case, la nature du voisinage sensible (présence d’installations classées à
risque dans le voisinage) peut présenter un souci, car un accident dans l’une de ces
installations pourrait être transférer aux autres. Cela, par conséquent, augmentera le volume
des dégâts humains et matériels ainsi que pour l’environnement (contamination des sols et
sous-sols, pollution de l’air…etc.)
Ceci, peut être justifié par le fait que ces installations industrielles possèdent des systèmes de
sécurité forts, vu que la sécurité est une question primordiale pour de tels établissements, ce
qui traduit la fréquence faible d’accidents graves dans ce site (région nord du champ gazier de
Hassi R’mel)
Pour la seconde, c’est presque la même préoccupation. Il s’agit du type d’usage du sol aux
alentours ou activités aux alentours (Zone d’activités industrielles : centrale électrique de
Sonelgaz « Tilghemt » d’une capacité de 220MW et très proche de la centrale hybride SPPI,
ainsi que module de traitement de Gaz Naturel appartenant à Sonatrach « Module 3 »).
En résumé, on peut dire que la zone où est implantée la centrale SPPI est une zone saharienne
industrielle, habitée uniquement par les travailleurs des installations dans des bases de vie. En
plus, elle contient peu d’éléments environnementaux sensibles (désert).
Le résultat est qu’une attention doit être prêté aux émissions atmosphériques pour préserver la
santé des travailleurs ainsi que la population de la ville de Hassi R’mel (environ 6km),
Page 141
Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
puisque la dispersion atmosphérique est très rapide ce qui rond l’air un élément vulnérable à
prendre en considération.
4. Conclusion et recommandations
Le but de notre évaluation n’était pas pour montrer les faiblesses du système SGER de la
centrale. Au contraire, notre but principal était de démontrer que les industriels en Algérie
utilisent des mesures pouvant être qualifiées de MTD, mais ne possèdent ni des références de
ces techniques pour les comparer ni d’outils nécessaires pour définir leurs performances
techniques et environnementales.
L’objectif principal cherché dans ce chapitre est de donner des recommandations et des
propositions pour l’optimisation des projets futurs des centrales hybrides en Algérie.
Le premier point à entamer est : la minimisation des émissions atmosphériques. Dans la
centrale SPPI, des mesures primaires (mesures à prendre pour éviter la formation et la
production de ces émissions), sont prises, telles que :
L’utilisation d’un combustible traité, dont la combustion génère peu de NOx et pas de
SOx,
L’optimisation de la combustion par son exécution en plusieurs étages avec une
température faible dans la première zone et un temps de séjour suffisant des gaz de
combustion dans le foyer pour une combustion complète.
Utilisation des turbines de détente pour récupérer le contenu énergétique des gaz
combustibles sous pression.
Pour ce type d’émissions, quelques mesures primaires et les mesures secondaires (mesures ou
techniques au point de rejet visant à réduire les émissions déjà formées) sont absentes.
La justification donnée pour l’absence de station de traitement des rejets atmosphériques par
exemple, est qu’il s’agit d’une centrale de capacité moyenne et que les rejets sont minimes.
En outre, les projets qui figurent dans le programme algérien sont de capacités plus grandes et
par conséquent de plus grandes quantités de ces rejets sont produites. Cela nécessite de prêter
une plus grande attention à ce point. Pour cette raison les mesures suivantes sont
recommandées et qui sont qualifiées de MTD dans le BREF « GIC »:
1- Préchauffage du gaz combustible en utilisant la chaleur perdue provenant de la
chaudière ou la turbine à gaz (utilisation efficace des ressources naturelles).
2- Injection d’eau ou de vapeur comme mesure pour l’élimination des NOx : L’injection
d’eau/de vapeur peut être pratiquée par injection d’un mélange de combustible et
d’eau ou de vapeur ou par injection d’eau ou de vapeur par le biais des injecteurs
Page 142
Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Page 143
Chapitre V : Evaluation de la performance environnementale de la centrale hybride solaire-gaz «SPPI»
Page 144
Conclusion générale
Conclusion
Générale
Page 145
Conclusion générale
Conclusion générale
A l’instar des pays voisins et dans un contexte international lié à la protection de
l’environnement, l’Algérie n’a pas hésité à se lancer dans un large processus de mise à niveau
des techniques permettant de limiter les effets négatifs sur l’environnement et répondre au
mieux aux risques liés au développement d’une manière générale et en particulier au
développement industriel, par l’élaboration d’un programme ambitieux de développement des
énergies renouvelables, de production propre et d’efficacité énergétique.
L’Algérie cherche à importer tous les éléments, principes et techniques pour construire une
bonne assise pour l’élaboration et la dispersion de la culture de sécurité et de protection de
l’environnement.
Ainsi, nous sommes intéressés dans ce travail de mémoire à une analyse de la base juridique
et règlementaire pour le transfert de ce système en Algérie, son élaboration et la mise en
œuvre des MTD, en premier lieu. L’analyse était basée sur les cinq principes du système
européen IPPC, à savoir : une approche intégrée, Meilleures Techniques Disponibles (MTD),
flexibilité, les inspections environnementales ainsi que la participation du public dans les
questions environnementales.
Page 146
Conclusion générale
Nous avons, également, pu observer, le grand écart par rapport au principe de l’adoption
d’une approche intégrée de protection de l’environnement qui s’avère très importante.
En résumé, et à la lumière des résultats de cette partie, nous pouvons dire que toutes les
exigences sont présentes dans les textes règlementaires. Cependant, l’absence d’une culture
environnementale reste un obstacle pour leur application.
Page 147
Conclusion générale
Page 148
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Page 157
Annexes
Annexes
Page 158
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 159
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Catégorie I : Réduction et minimisation des impacts atmosphériques. (NC : non concerné) -1-
Référence Est-ce que l’industriel
Mesure possède cette mesure ?
.
Projet Spécificités et
Réglementation
Q R BREF Algérienne
Oui Non en NC justification
cours
Est -ce que cette
installation a été Décrit exécutif
conçu construite et N° : 06-138 du
exploitée de manière à 15/04/2006
éviter prévenir ou Art. 4 :
réduire ,à la source , Des
les rejets prescriptions B
atmosphérique qui ne techniques
doivent pas déposer relatives aux
les limites rejets
d’émissions fixées par atmosphériques.
la règlementation ?
Est-ce que les rejets Les rejets
atmosphériques de la
Les cheminées atmosphériqu
centrale sont Décrit exécutif
identifiés et captés sont équipées es sont
N° : 06-138 du
aussi près que d’un système de
15/04/2006 D identifiés
possible de leur mesure en mais ils ne
Art. 5
source d’émission ? continu (IR400) sont pas
traités
Est-ce que la centrale
possède des
installations de
traitement ?si qui, est-
ce qu’elles sont
conçues, exploitées et De N° : 06-138
entretenues de du 15/04/2006 F
minimum les durées Art. 7
d’indisponibilités
pendant les quelles
elles ne peuvent
assurer pleinement
leur fonction
Est-ce que des Arrêt partiel
dispositions sont Décret exécutif de l’unité
prises en cas de N° : 06-138 du pour révision
dépassement des VL ? 15/04/2006 C pour la mise
Art. 7 en conformité
des VLE
Est-ce que la
réduction ou même
l’arrêt-si besoin- des
DE N° : 06-138 Arrêt partiel
activités concernées
par le dépassement
du 15/04/2006 C des activités
Art. 7 concernées
des limites
d’émissions, est
envisagée ?
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Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
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Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
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Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
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Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
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Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Catégorie II : Contrôle et minimisation des rejets liquides des (protections du sol et sous-sol). -1-
Référence Est-ce que l’industriel
Mesure possède cette mesure ?
Spécificités et
Projet
Réglementation justification
Q? R BREF Algérienne
Oui Non en NC
cours
Les rejets Les différents
liquides de effluents de la
l’installation centrale sont
(eaux usées, conduits à l’unité
effluents DE N° 93-162 de traitement des
liquides…..etc.) Du 10-07-93 B effluents (PTE)
sont ils traités sur avant d’être
site ? rejetés dans le
bassin
d’évaporation
Quelles sont les 1-Les effluents sont
méthodes de conduits à la PTE
traitement des 2-Ils sont jetés dans le
rejets liquides bassin
adaptées dans la
d’homogénéisation,
centrale ?
pour mesurer la
qualité de l’eau DE N° 93-162 X
(PH,T°,turbidité…etc) Du 10-07-93 Info
3-l’eau analysée va
être jetée dans le
bassin d’évaporation.
4-Récupérer les films
de liquides saturés en
impureté.
Les installations
de traitement des
effluents liquides
sont-elles
conçues, Le bassin
exploitées et d’évaporation
entretenues de n’est pas
manière à réduire DE N° : 06-141 conforme à la
à leur minimum du 19-04-2006 C règlementation.
les durées Art. 5 -mise en
d’indisponibilité conformité du
pendant bassin : projet
lesquelles elles en cours
ne peuvent
assurer
pleinement leur
fonction ?
Est-ce qu’un arrêt Arrêt partiel
des activités, est
envisagé dans le
cas de
DE N° : 06-141
dépassement des
valeurs limites
du 19-04-2006 C
Art. 5
imposées avec
indisponibilité
des installations
de traitement ?
Page 165
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Catégorie II : Contrôle et minimisation des rejets liquides des (protections du sol et sous-sol).-2-
Est - ce que l’industriel
Mesure Référence Possède cette mesure ?
Projet Spécificités et
Réglementation justification
Q? R BREF Algérienne
Oui Non en NC
cours
Est-ce- que
l’exploitant de la
centrale possède un
registre où sont
enregistrés les dates, et DE N° : 06-141
les résultats des du 19-04-2006 B
analyses effectués ? Art. 6
Page 166
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Catégorie II : Contrôle et minimisation des rejets liquides des (protections du sol et sous-sol). -3-
Référence Est -ce que l’industriel Spécificités et
Mesure possède cette mesure ? justification
Réglementation Projet en
Q? R BREF Algérienne
Oui Non cours
NC
Est-ce que des mesures
sont prévues, en cas de DE N° : 93-160
dépassement de ces
valeurs limites ? si oui,
DE N° : 93-161 C
du 10-07-1993
lesquelles ?
Page 167
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Catégorie II : Contrôle et minimisation des rejets liquides des (protections du sol et sous-sol). -4-
Référence Est - ce que l’industriel
Mesure possède cette mesure ?
Projet Spécificités et
Réglementation justification
Q? R BREF Algérienne
Oui Non en NC
cours
Est-ce que les eaux Les eaux
résiduaires issues du sont
fonctionnement des conduites
différentes vers une
installations de la cuve de Loi N° : 83-17
centrale sont décantation Du 16-07-1983
prétraitées avant leur ensuite à un Titre V B
rejet ? séparateur Ch. II
Si oui, quelles sont les d’huiles. Art.89
méthodes de
traitement ?
Est-ce que la
séparation des
matières solides,
liquides ou gazeuses
des eaux usées Loi N° : 83-17
industrielles se fait Du 16-07-1983
sur site ? Titre V B
Ch. II
Art.90
Page 168
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Catégorie II : Contrôle et minimisation des rejets liquides des (protections du sol et sous-sol). -5-
Référence Est - ce que l’industriel
Mesure possède cette mesure ?
Projet Spécificités et
Réglementation justification
Q? R BREF Algérienne
Oui Nom en NC
cours
Est-ce que les rejets Loi N° : 2005-12 Ils répondent
des eaux usées et les Du 4-08-2005 au cahier des
déversements de la Titre III B charges du
centrale sont Ch. 4 maitre de
réglementaires ? Art.46 l’ouvrage.
Est-ce qu’un
inventaire périodique
du degré de pollution
des eaux usées ainsi Loi N° : 2005-12
que des contrôles des Du 4-08-2005
caractéristiques des Titre III B
eaux de déversement Ch. 4
ou de rejet sont Art.49-50
effectués
conformément aux
dispositions de la loi ?
Est-ce que le mode de Par
circulation des eaux pompage
résiduaires vers les
BREF
différents composants
de la station « GIC » C
d’épuration est :par & 3.10
gravité ?
Si oui, les
prétraitements
effectués comportent
BREF
ils l’adoucissement et Uniquement la
la déminéralisation ?
« GIC » C déminéralisation
& 3.10.1
Page 169
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Catégorie II : Contrôle et minimisation des rejets liquides des (protections du sol et sous-sol). -6-
Référence Est - ce que l’industriel
Mesure possède cette mesure ?
Réglement Projet Spécificités et
Q? R BREF ation Oui Non en NC justification
Algérienne cours
Les huiles usagées
(lubrifiants) sont-elles BREF Par une
collectées et traitées par « GIC » A entreprise
un sous - traitant & 3.10.5 spécialisée.
autorisé ?
Les eaux usées spéciales
destinées au transport
pour traitement par un
sous-traitant autorisé
sont-elles collectées BREF GIC
d’une manière à éviter & 3.10.6 A
leur déversement ainsi
que la contamination des
sols et pollution des
eaux souterraines ?
Les eaux d’extinction Réseau
sont-elles bien gérées ? incendie avec
BREF GIC
Quels sont les modes de motopompe et D
gestion de ces eaux ? des baches à
eau.
Est-ce que les eaux
d’extinction sont
collectées par les BREF
systèmes de drainage, « GIC » F
stockées dans des & 3.10.6
cuvettes de rétention et
traitées ?
Est-ce que la réduction Economie de
de la consommation en l’eau
eau en optimisant le
recyclage des différents BREF GIC A
rejets dans l’installation
est l’une de vos
préoccupations ?
Est-ce que des mesures Les circuits
sont prises afin d’éviter BREF d’eau potable et
la contamination des « GIC » C l’eau d’incendie
eaux de pluie ? si oui & 3.10.7 sont étanches.
lesquelles ?
Comment sont tractées Faible
les eaux de BREF pluviométrie
ruissellement ? « GIC » C
& 3.10.7
Page 170
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 171
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Les travailleurs
exposés à ces
substances, sont-ils DE N° : 05-08
soumis à une du 08-01-2005 B
surveillance médicale Art.12
régulière ?
Des contrôles
périodiques sont ils
effectués pour le
contrôle des limites
DE N° : 05-08-
tolérées des substances
toxiques dans
du 08-01-2005 C
Art.12
l’atmosphère de travail
conformément aux
normes en la matière ?
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Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
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Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
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Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
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Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
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Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 177
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Est-ce qu’il y a
présence de matériel ou
passage de DE N° :01-342
canalisations Du 28-10-2001
X
étrangères au Ch. VI
Art.58 Info
fonctionnement du
matériel et canalisation
dans les emplacements
électriques ?
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Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 179
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 180
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 181
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Si la réponse à la Q
DE N° : 93-184
précédente est
du 27-07-1993
« oui » est-ce que les Art. 5
méthodes de
caractérisation et de
mesurage des bruits
B
sont effectuées
conformément aux
normes
Algériennes ?
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Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 183
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 184
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 185
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 186
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 187
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Les travailleurs
sont- ils informés et
formés aux risques
liés à la
manipulation des
DE N° :05-08
substances ou
produits ou
Du 08-01-2005 B
Art. 12
préparations
dangereuses et des
mesures à prendre
pour se protéger ?
Page 188
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 189
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
conscience et
compétence.
*communication
*implication des
employés
*documentation
*contrôle de
procédés efficace.
*programme de
maintenance
*état de préparation
pour les cas
d’urgence et
réactivité
*conformité à la
législation sur la
protection de
l’environnement
Est-ce que l’impact
environnemental de
l’éventuel dé- BREF
commissionnement « GIC »
de l’unité a été pris & 3.15.1 A
en considération au
cours de la phase
de conception ?
Page 190
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 191
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Est-ce que
l’efficacité
énergétique a été BREF (EE)
prise en compte lors & 4.2.3 A
de la conception de
la centrale ?
Page 192
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Est-ce que la
combustion est
BREF (EE)
optimisée ainsi que
son rendement
& 4.3.1 A
énergétique ?
Est-ce que
l’utilisation d’une
turbine de détente BREF (EE)
pour récupérer le & 4.3.1
contenu énergétique BREF GIC
des gaz présente & 7.1.1 A
l’une des mesures & 7.1.2
utilisées pour & 7.4.1
l’optimisation de la & 7.5.1
combustion ?
Page 193
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Est-ce que
l’efficacité des
échangeurs est
maintenue par :- une BREF (EE)
surveillance & 4.3.3
périodique de A
l’efficacité- la
prévention de
l’encrassement ou le
nettoyage ?
Page 194
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Est-ce que
l’optimisation de
l’alimentation
électrique est prise
en compte ?
BREF (EE)
(Techniques
d’amélioration de
& 4.3.5 C
l’efficacité
énergétique pour les
alimentations
électriques) ?
Page 195
Annexe I : Questionnaire relatif au « SGER »
Page 196
Annexe II : Schéma détaillé du processus de la centrale « SPPI »
Page 197
Résumé :
De toute activité industrielle mettant en œuvre des sources d’énergie conventionnelles (énergies
fossiles), résultent des effets négatifs sur l’environnement. Ce phénomène est devenu, ces dernières
années, un enjeu majeur pour les industriels. Pour cette raison, la recherche de nouvelles sources
d’énergie plus propres et renouvelables est devenue plus que nécessaire. L’exploitation croissante de ce
type d’énergie dans le monde est apparente. On remarque, à titre d’exemple, la dispersion de différentes
centrales électriques à base d’énergies renouvelables. Dans ce domaine, l’Algérie opte dans son
programme de développement des énergies renouvelables pour la configuration hybride ER-énergie
fossile. Ces systèmes hybrides ont prouvé leur efficacité économique et environnementale. De ce fait,
l’optimisation de ces systèmes est importante. Dans le cadre de ce mémoire, nous partons de l’hypothèse
de l’insuffisance de l’utilisation d’une source d’ER, comme solution aux problèmes environnementaux
sans avoir des effets sur le plan économique et la nécessité d’adopter, en plus de ces énergies propres, de
nouvelles techniques propres. Nous introduisons, ainsi, la possibilité de transfert du système européen de
prévention et de contrôle intégrés de la pollution (IPPC) et le concept de « Meilleures Techniques
Disponibles (MTD) » en Algérie. Le but étant d’optimiser les performances techniques et surtout
environnementales des systèmes hybrides solaire-gaz, en prenant comme étude de cas la première
centrale électrique hybride solaire-gaz « SPPI » à Hassi R’Mel. Une analyse des écarts de la politique
environnementale algérienne par rapport au système IPPC, ainsi qu’une évaluation des performances
techniques et environnementales de la centrale « SPPI », en matière d’exigences réglementaires et des
MTD sont développées dans notre étude.
Mots clés : Energies Renouvelables, Performance Environnementale, Systèmes Hybrides, Système
IPPC, Meilleures Techniques Disponibles « MTD »
Abstract :
All industrial activity implementing conventional energy sources (fossil fuels) has negative effects on
the environment. This latter, has become, in recent years, a major challenge for manufacturers. For this
reason, the search for new clean and renewable energy sources became more than necessary. The
increasing use of this type of energy in the world is obvious. We note, for example, the spread of
different power plants based on renewable energies. In this area, Algeria opts in its renewable energy
development program for the hybrid configuration RE-fossil energy. These hybrid systems have proven
their economic and environmental efficiency. Therefore, the optimization of these systems is important.
As part of this thesis, we start from the assumption that the use of a RE source, as a solution to
environmental problems, is insufficient without having effects on the economy and the need to adopt, in
addition to these clean energy sources, new clean technologies. We introduce thus the possibility of the
transfer of the European Integrated Pollution Prevention and control system (IPPC) and the concept of
"Best Available Techniques (BAT)" in Algeria. The goal is to optimize technical and especially
environmental performance of the solar-gas hybrid systems, treating as a case study the first electric
hybrid solar-gas plant "SPPI" of Hassi R'Mel. A gap analysis of the Algerian environmental policy
compared with to the IPPC system, and an assessment of technical and environmental performance of
the "SPPI" plant in terms of regulatory requirements and BAT are developed in our study.
Keys words: Renewable Energy (RE), Environmental Performance, Hybrid Systems, IPPC System,
Best Available Techniques (BAT).
ملخص:
وقد أصبحت هذه. يعتمد على المصادر التقليدية للطاقة (الطاقات األحفورية ) ينتج عنه آثار سلبية على البيئة، كل نشاط صناعي
نظيفة، أصبح البحث عن مصادر جديدة من الطاقة، من اجل هذا. تشكل تحديا كبيرا للشركات المصنعة، في السنوات االخيرة، الظاهرة
انتشار،على سبيل المثال، اذ نالحظ، إن االستخدام الم تزايد لهذا النوع الجديد من الطاقة في العالم جلي. ومتجددة شيئا جد ضروري
، في برنامجها لتطوير الطاقات المتجددة، اختا رت الجزائر، في هذا الصدد. المحطات الكهربائية التي تعتمد على الطاقات المتجددة
، من هنا. أثبتت فعالي تها االقتصادية والبيئية في نفس الوقت، هذه االنظمة الهجينة.) المحطات الهجينة (طاقة متجددة – طاقة أحفورية
ننطلق من فرضية أن استخدام مصدر طاقة متجددة غير كاف من أجل التخفيف، في إطار هذه الدراسة.تظهر أهمية تطوير هذه االنظمة
، ان اعتماد تكنولوجيا حديثة ونظيفة. من االثار السلبية للطاقات االحفورية على البيئة دون أن يكون هناك تأثير على الجانب االقتصادي
إمكانية نقل النظام االوروبي المتكامل للوقاية ومكافحة، باالضافة إلى هذه الطاقات المتجددة ضروري جدا وبالتالي نقدم في دراستنا
الهدف من هذا هو تحسين االداء التقني وخاصة. « الى الجزائرMTD » أفضل التقنيات المتاحة: " والمفهوم الجديد لــIPPC" التلوث
SPPI و ذلك باتخاذ أول محطة كهربائية هجينة في الجزائر بحاسي الرمل " المحطة,)غاز طبيعي-البيئي لالنظمة الهجينة (طاقة شمسية
IPPC" هذه االخيرة تتضمن تحليال للثغرات الموجودة في السياسة البيئي ة الجزائرية مقارنة بالنظام االوروبي. " كموضوع لهذه الدراسة
" بالنسبة للشروط المذكورة في النصوص القانونية ومقارنة بأفضل التقنياتSPPI" وتقييما لألداء التقني والبيئي للمحطة الهجينة، "
. « MTD » المتاحة
MTD" – أفضل التقنيات المتاحةIPPC الطاقات المتجددة – األداء البيئي – أنظمة هجينة – نظام: كلمات البحث