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Module 2

Ce module aborde la géométrie du système Terre-Soleil, en se concentrant sur le fonctionnement du Soleil, ses caractéristiques, et les différents types de rayonnement qu'il émet. Les étudiants apprendront à calculer des paramètres tels que la déclinaison du Soleil et les heures de lever et coucher. Le module traite également de l'activité solaire, y compris les taches solaires et leur impact sur la Terre.

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Module 2

Ce module aborde la géométrie du système Terre-Soleil, en se concentrant sur le fonctionnement du Soleil, ses caractéristiques, et les différents types de rayonnement qu'il émet. Les étudiants apprendront à calculer des paramètres tels que la déclinaison du Soleil et les heures de lever et coucher. Le module traite également de l'activité solaire, y compris les taches solaires et leur impact sur la Terre.

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Climatologie

GGR-2305-Z1

MODULE 2
Géométrie du système Terre–Soleil

Nathalie Barrette
Professeure responsable

Édition 2016
© Université Laval
Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Table des matières

Introduction..................................................................................................................................... 3
Objectifs du module ........................................................................................................................ 3
2.1 Notre Soleil .............................................................................................................................. 4
2.1.1 Les parties du Soleil .......................................................................................................... 6
2.1.2 Son mode de fonctionnement ......................................................................................... 8
2.1.3 Activité solaire (taches solaires) ....................................................................................... 8
2.2 Le rayonnement électromagnétique ..................................................................................... 12
2.3 Les modes de transfert de chaleur ........................................................................................ 14
2.4 Calcul de certains paramètres de la géométrie Terre–Soleil ................................................ 16
2.4.1 La déclinaison ................................................................................................................. 16
2.4.2 Heures du lever et coucher du Soleil ............................................................................. 17
2.4.3 Directions azimutales du lever et coucher du Soleil ...................................................... 20
2.4.4 Hauteur du soleil au midi solaire ................................................................................... 22
2.4.5 Courbes apparentes du Soleil......................................................................................... 23

2
Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Introduction

Dans ce module, nous verrons le mode de fonctionnement du Soleil ainsi que les grandes
caractéristiques des différents types de rayonnement qu’il émet. Les trois modes de transfert
d’énergie seront abordés : conduction, convection et rayonnement. La géométrie du système
Terre-Soleil sera étudiée à travers le calcul de différents paramètres.

Objectifs du module

Au terme de ce module, vous serez en mesure de :

Énumérer les grandes caractéristiques du Soleil et expliquer son mode de


fonctionnement ;

Décrire les parties du Soleil et l’activité solaire (nombre de Wolf) ;

Décrire les différents processus de transfert de chaleur ;

Décrire les principaux types de rayonnement associés au spectre électromagnétique ;

Calculer les paramètres suivants :

Déclinaison du Soleil ;

Heures du lever et coucher du Soleil ;

Directions azimutales du lever et coucher du Soleil ;

Hauteur du Soleil au midi solaire ;

Courbes apparentes du Soleil.

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

2.1 Notre Soleil

Notre Soleil est une étoile de petite taille (étoile naine) parmi les 200 milliards qui composent
notre Galaxie (Voie lactée). Il est situé sur l'un des bras extérieurs, aux 3/5 du centre de la Galaxie
(figure 2.1). Son diamètre est de 1,4 million de kilomètres, c’est-à-dire qu’il faudrait pratiquement
110 planètes Terre juxtaposées les unes aux autres pour atteindre ce diamètre (figure 2.2). Sa
masse représente à elle seule plus de 99% de la masse du système solaire, le 1% restant étant
l’imposante planète Jupiter. La constitution du Soleil fait de lui une étoile de génération
ultérieure, c'est-à-dire qu’il est né au sein d’un milieu enrichi des éléments lourds issus des étoiles
des générations précédentes. En fait, le Soleil est composé d’éléments qui auraient été
synthétisés dans les étoiles des générations précédentes, soit pendant leur vie, soit à leur mort
(supernova). Le Soleil est en grande partie composé d’hydrogène et d’hélium. En fait, 75% de la
masse totale est composée d’hydrogène alors que l’hélium correspond à 24,9% de la masse
totale. La petite fraction restante (environ 0,1%) est composée d’éléments plus lourds comme le
carbone, l’azote, l’oxygène, le néon, le magnésium, le silicium et le fer. Notons qu’il existe aussi
des étoiles primordiales beaucoup plus anciennes que notre Soleil qui seraient nées juste après
le Big Bang.

Figure 2.1 : Position relative de notre système solaire dans la Voie lactée.
Source : Laboratoire de cartographie, Université Laval

En ce qui concerne sa brillance, le Soleil est considéré comme une étoile moyenne, c’est-à-dire
qu’il existe des étoiles plus brillantes, mais aussi plus sombres que notre Soleil dans notre
Galaxie. La température à la surface (photosphère) du Soleil est de l’ordre de 5 800 kelvins (K)
alors que la température en son centre est estimée à 15,7 millions K.

Kelvin : Unité de température employée dans le Système international d'unités (0 K = –273,15°C).

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Figure 2.2 : Taille relative de la Terre par rapport au Soleil.


Source : [Link]

La couche externe du Soleil possède une rotation différentielle : à l'équateur, la surface accomplit
une rotation complète en 25 jours et, près des pôles, peut prendre jusqu’à 35 jours (figure 2.3).

Figure 2.3 : Vitesse de rotation à la surface du Soleil


La couleur rouge indique une vitesse de rotation élevée
alors que le bleu indique une vitesse de rotation plus faible.
Source : [Link]

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

2.1.1 Les parties du Soleil


Le Soleil possède six couches (figure 2.4). Elles sont présentées ici à partir du centre du Soleil vers
l’extérieur (surface du Soleil) :

1) Le noyau : C’est là que le Soleil génère son énergie à partir de réactions nucléaires. À noter
que c’est la partie la plus méconnue du Soleil.

2) Zone radiative : Couche intérieure du Soleil, se trouvant entre le noyau et la zone convective,
où l’énergie voyage vers l’extérieur par rayonnement. La forte densité du plasma fait en sorte
que l’énergie prend quelques milliers d’années pour voyager du noyau au sommet de la zone
radiative.

Plasma : Fluide qui est obtenu quand on ionise partiellement ou totalement un gaz à température très
élevée. Il est considéré comme le quatrième état de la matière.

3) Zone convective : Couche située directement sous la photosphère dont le principal


mécanisme de transport de l’énergie est la convection. La zone de convection est déployée
sur 70% du rayon solaire. À noter que l’énergie se déplace beaucoup plus rapidement dans
cette zone.

4) Photosphère : Couche de l'atmosphère du Soleil d'où provient la quasi-totalité du


rayonnement visible.

5) Chromosphère : Couche relativement mince (quelques milliers de kilomètres) de


l’atmosphère du Soleil située juste au-dessus de la photosphère. La température y est plus
élevée que dans la photosphère, mais plus faible que dans la couronne.

6) Couronne : Partie externe de l’atmosphère du Soleil, non homogène, de très haute


température (> 106 K). Les scientifiques ignoraient toujours, jusqu’à tout récemment,
pourquoi la température est si élevée dans cette couche. Des travaux menés par deux
astrophysiciens américains (Michael Hahn et Daniel W. Savin1) révèlent que des ondes
magnétiques, appelées ondes d’Alfvén qui émanent du Soleil lui-même, se propagent à
travers la couronne solaire et lui transmettent d'énormes quantités d'énergie. Cette couche

1
Ces travaux ont été publiés le 2 octobre 2013 dans la revue The Astrophysical Journal sous le titre « Observational
Quantification of the Energy Dissipated by Alfvén Waves in a Polar Coronal Hole: Evidence that Waves Drive the Fast
Solar Wind ».

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

est visible lors des éclipses ou grâce aux instruments spatiaux et n’a pas de limite précise. Un
flux de matière (rayonnement corpusculaire) s’en échappe en permanence, balayant tout le
système solaire.

Rayonnement corpusculaire : Ce type de rayonnement appelé aussi vent solaire est principalement
constitué d'électrons et de protons qui interagissent avec le champ magnétique terrestre au niveau de
la magnétosphère. Ce type de rayonnement peut affecter grandement les réseaux de distribution
d'énergie électrique.

Ondes d’Alfvén : Ces ondes, nommées d’après Hannes Alfvén, sont des ondes
magnétohydrodynamiques que l'on rencontre dans les plasmas.

Figure 2.4 : Structure du Soleil en coupe.


Source : [Link]

7
Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

2.1.2 Son mode de fonctionnement


Depuis 4,5 milliards d’années, le Soleil carbure à la fusion nucléaire suite à la contraction d’une
imposante masse de gaz sur elle-même. C’est la fusion de l’hydrogène en hélium qui fournit
l’énergie du Soleil : quatre atomes d’hydrogène fusionnent pour former un atome d’hélium :

4 H1,007 97 → He4,002 60 + énergie

Les 4 atomes d’hydrogène (masse atomique : 1,007 97, 4H = 4,031 88) ont une masse supérieure
de 1% à la masse d’un atome d’hélium (masse atomique : 4,002 6); cette masse supplémentaire
est donc convertie en énergie suivant la relation E = mc2, c’est-à-dire que l’énergie libérée est
égale au produit de la masse de matière convertie en énergie et du carré de la vitesse de la
lumière. Ça peut sembler peu, mais c’est plus de 600 millions de tonnes d’hydrogène qui sont
converties à la seconde!

À échéance, l’hydrogène du Soleil finira par s’épuiser et il deviendra une géante rouge. La
quantité de matière que le Soleil consomme chaque seconde permet d’estimer la durée de sa vie
à environ 10 milliards d’années. Au bout de ce temps, après une brève phase de contraction, il
commencera un nouveau processus de fusion nucléaire avec les éléments plus lourds. À ce
moment, il sera en expansion jusqu’à absorber l’orbite de la Terre. Finalement, il éjectera ses
couches externes, puis, n’ayant plus de carburant nucléaire utilisable, il se contractera à nouveau
pour devenir une géante rouge inerte et dense qui se refroidira peu à peu.

Géante rouge : Étoile de couleur orange ou rouge ayant une température plus basse que celle de
notre Soleil.

2.1.3 Activité solaire (taches solaires)


La genèse des taches solaires n’est pas encore pleinement élucidée, cependant on croit qu’elles
sont la résultante d’une intense activité magnétique locale qui limiterait la remontée du flux de
chaleur (provenant de la zone convective) vers la surface du Soleil. En effet, les taches solaires
sont associées à des zones où la température de surface est plus basse de 1 500 K à 2 000 K. Sur
les images satellites, ces zones plus froides apparaissent plus sombres que le reste de la
photosphère (figure 2.5). La taille des taches solaires peut être plusieurs fois le diamètre de la
Terre. Leur durée moyenne est de deux semaines.

8
Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Figure 2.5 : Taches solaires.


Source : [Link]

L’analyse des taches solaires a montré qu’il existe une alternance de minima et de maxima tous
les 11,2 ans, mais que la durée moyenne peut varier entre 8 et 15 ans (figure 2.6). L’amplitude
entre le minima et le maxima peut varier du simple au triple, c’est-à-dire que le nombre de Wolf
peut varier en moyenne entre 50 et 150 (voir encadré : Comment calculer l’activité solaire ?). En
période de forte activité, le Soleil peut éjecter de grandes quantités de matières sous forme de
rayonnement corpusculaire (surtout des électrons). La matière des plus puissantes éruptions,
provenant d’imposantes protubérances à la surface du Soleil, mettra 2 à 3 jours pour atteindre
l’atmosphère terrestre (figure 2.8). À ce moment, les ceintures de Van Allen seront déformées
sous le puissant vent solaire. Les particules qui entreront dans l’ionosphère provoqueront la
formation de magnifiques aurores boréales, mais aussi des interruptions dans les systèmes de
distributions électriques et les réseaux de télécommunication (figure 2.7). La Terre sera plongée
momentanément dans une véritable tempête magnétique (figure 2.8).

9
Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Figure 2.6 : Cycles solaires récents.


Source : [Link]

Figure 2.7 : Déformation des ceintures de Van Allen sous l’action d’un vent solaire puissant.
Source : [Link]

10
Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Figure 2.8 : Protubérance solaire (gauche), tempête magnétique terrestre (centre)


et aurores boréales (droite).
Source : [Link]

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Comment calculer l’activité solaire (taches solaires) ?


Depuis déjà deux millénaires, les astronomes grecs et chinois savent que le Soleil possède à sa surface
des petites taches sombres aux dimensions variées qui fluctuent dans le temps. Cependant, c’est Galilée
qui fut l’un des premiers à faire l’observation plus systématique de ces taches autour de 1612.
Aujourd’hui, l’avancement dans le développement des satellites permet de mesurer avec précision
l’activité solaire. Cependant, ces mesures existent depuis peu de temps et ne permettent donc pas de
réaliser une analyse de l’activité solaire sur une longue période. C’est plutôt le nombre de Wolf qui est
encore utilisé et pour lequel on a les plus longues séries de mesures (plusieurs siècles). Ceci consiste
à observer la photosphère, adéquatement filtrée et projetée sur un écran, et à compter les taches.
L’indice d’activité résultant est appelé « nombre de Wolf », du nom de l’astronome qui a suggéré cette
formule en 1848. Ce nombre ne tient pas compte uniquement du nombre de taches, mais aussi du
nombre de groupes de taches. La formule suivante permet d’estimer l’activité solaire (A) :
A = k (t + 10 g)
où t : nombre de taches
g : nombre de groupes de taches
k : coefficient qui corrige le résultat en fonction des moyens d’observation
(nombre d’observateurs, d’instruments...)
Évidemment, le résultat de ce calcul dépend de l’observateur, de son instrument et des conditions
d’observation (météorologie locale). Ainsi, pour obtenir une valeur quotidienne du nombre de Wolf, on
calcule une moyenne à partir de nombreuses observations faites à travers le monde par des
observatoires professionnels, mais aussi par des astronomes amateurs. C’est l’Observatoire Royal de
Belgique (Sunspot Index Data Center) qui est responsable de cette mission. Malgré son imprécision
relative, le nombre de Wolf a l’avantage d’exister depuis 250 ans.

Pour visionner encore plus de clichés de notre Soleil visiter le site web du projet SOHO :
[Link]

2.2 Le rayonnement électromagnétique

Tout corps ayant une température supérieure à 0 K ou –273,15°C émet un rayonnement


électromagnétique (appelé aussi rayonnement thermique). Le spectre électromagnétique est la
décomposition du rayonnement électromagnétique selon ses différentes composantes en termes
de fréquence, d’énergie ou de longueur d’onde. La lumière désigne un rayonnement
électromagnétique visible par l’œil humain, mais les ondes radio, les rayons X ou ultraviolets sont
également des types de rayonnement électromagnétique.

Le Soleil émet plusieurs types de rayons électromagnétiques dont le maximum d’intensité est
dans le visible (la lumière). La longueur d’onde est utilisée pour définir les différents types de

12
Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

rayons électromagnétiques. Selon ce paramètre, il existe huit grandes catégories de rayonnement


(de la plus petite longueur d’onde à la plus grande) :

1) Rayon gamma (longueur d’onde de 10–8 μm à 10–5 μm) : forme de rayonnement


électromagnétique de très haute énergie qui prend naissance à l’intérieur du noyau de
l’atome et qui est émis lors de la désintégration des corps radioactifs. Les astronautes doivent
se protéger contre ce type de rayonnement lors de leur sortie dans l’espace.

2) Rayon X (de 10–5 μm à 10–2 μm) : forme de rayonnement électromagnétique à haute


fréquence dont l’origine est extra-nucléaire (hors du noyau de l’atome). Il est très utilisé dans
de nombreuses applications en imagerie médicale.

3) Ultraviolet (de 10–2 μm à 10–1 μm) : forme de rayonnement électromagnétique d’une


longueur d’onde dite intermédiaire entre celle de la lumière visible (du violet plus
précisément) et celle des rayons X. Au total, presque 10% de l’énergie solaire reçue au
sommet de l’atmosphère est sous cette forme. Ce type de rayonnement est nocif pour la santé
humaine.

4) Visible (de 0,39 μm à 0,76 μm) : forme de rayonnement électromagnétique qui est visible
pour l’œil humain. Plus de la moitié du rayonnement solaire qui parvient au sommet de
l’atmosphère est dans le visible.

5) Infrarouge (de 1 µm à 300 µm) : forme de rayonnement électromagnétique dont la longueur


d’onde est supérieure à celle de la lumière rouge visible. Il est fortement associé à la chaleur
puisqu’à la température ambiante, les objets émettent des infrarouges. Le sommet de
l’atmosphère reçoit environ 40% de l’énergie solaire sous cette forme.

6) Infrarouge lointain (de 300 µm à 3 × 103 μm) : forme de rayonnement électromagnétique


appelé aussi onde radioélectrique. Il est encore peu exploité, car il existe peu de sources (et
de détecteurs) capables de produire ce type de rayonnement à faible coût.

7) Micro-onde et radar (de 3 × 103 μm à 105 μm) : les ondes radars sont particulièrement
importantes en météorologie, car on les utilise pour détecter les précipitations et les signes
annonciateurs de temps violent (ex. les tornades).

8) Onde de radiodiffusion (plus de 105 μm) : forme de rayonnement électromagnétique utilisée


dans le domaine des radiocommunications.

Le rayonnement électromagnétique émis par le Soleil est donc en grande partie constitué de
rayonnement visible, infrarouge et ultraviolet.

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

2.3 Les modes de transfert de chaleur

L’énergie (chaleur) peut être transférée d’un endroit à un autre par trois processus différents :

1) Conduction : Mode de transmission de la chaleur de proche en proche sans qu’il y ait


déplacement de matière. La transmission de la chaleur peut se faire d’une partie d’un corps à
une autre partie du même corps, ou d’un corps à un autre qui est en contact avec le premier.
Ce mode de transfert d’énergie s’applique principalement aux corps solides malgré que la
conduction s’observe aussi dans des fluides au repos, mais elle est beaucoup plus faible que
dans un solide (ex. un métal). Un bon exemple de ce mode de transfert de chaleur est
l’extrémité d’une barre de métal plongée dans le feu. Petit à petit, la chaleur de l’extrémité
de la barre chauffée sera transférée vers la partie la plus froide de la barre. En fait, c’est
l'agitation thermique des atomes situés à l’extrémité chauffée de la barre qui augmente et
qui se transmet de proche en proche dans la direction inverse du gradient thermique. Le
transfert de chaleur se fait donc sous l’influence d’un gradient de température, mais sans
mouvements macroscopiques.

Source : Laboratoire de cartographie, Université Laval

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

2) Convection : Transfert de chaleur résultant du mouvement naturel d’un fluide généré par une
différence de température ou de densité. La convection implique nécessairement le transport
de la chaleur par une partie d'un fluide qui se mélange avec une autre partie. La convection
concerne exclusivement les fluides (gaz ou liquides) puisqu'elle prend sa source dans un
transport macroscopique de matière. La convection a lieu par exemple lorsque l’on chauffe
une casserole d’eau. Le gradient thermique vertical est dirigé vers le bas. La masse volumique
du fluide inférieur s'abaisse (car celui-ci est plus chaud) et le fluide s’élève pour être remplacé
par du fluide plus lourd situé plus haut. La convection tente de s’opposer au gradient
thermique par un mouvement de fluide. Ce processus est associé à l’action de la gravité. On
note que si l’on chauffe la casserole par le haut, le fluide chaud se situe au-dessus du fluide
froid et la convection est annihilée. En regardant cette image, on s’aperçoit immédiatement
que la convection est importante dans l’atmosphère (les phénomènes de brises thermiques,
par exemple) puisque l’atmosphère est principalement chauffée par la surface terrestre.

Source : Laboratoire de cartographie, Université Laval

3) Rayonnement : Transmission d’énergie d’un corps à un autre, par des ondes


électromagnétiques, propagée à travers l’espace sans support matériel. Les rayons solaires
sont émis jusqu’à la surface de la Terre. Une fois absorbée par l’atmosphère et la surface de
la Terre, cette chaleur est échangée avec l’environnement par conduction (ex. dans le sol) ou
par convection (ex. dans l’atmosphère).

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Source : Laboratoire de cartographie, Université Laval

2.4 Calcul de certains paramètres de la géométrie Terre–Soleil

Les méthodes de calcul des différents paramètres seront illustrées à l’aide d’exemples.

2.4.1 La déclinaison

La déclinaison du Soleil (δ) correspond à l’angle entre le plan de l’orbite terrestre (ou plan de
l’écliptique) et le plan équatorial. Pour les besoins courants, on peut utiliser l’approximation
(erreur maximale autour de 0,5°) suivante pour le calcul de la déclinaison (en degrés) :

δ = 23,45° sin(360° (j + 284) / 365)

où δ : déclinaison (degrés)
j : numéro du jour (1 à 365)

Calculez la valeur de la déclinaison du Soleil pour le 22 février et le 7 juin.


Cas 22 février (j = 53)
δ = 23,45° sin(360° (53 + 284) / 365)
δ = 23,45° sin(332,38°)
δ = –10,87° ou –10° 52’
Cas 7 juin (j = 159)
δ = 23,45° sin(360° (159 + 284) / 365)
δ = 23,45° sin(436,93°)
δ = 22,84° ou 22° 50’

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

2.4.2 Heures du lever et coucher du Soleil


On utilise les deux formules suivantes pour calculer l’heure solaire vraie du lever et du coucher
du Soleil :

Heure solaire vraie du lever = 12 – H

Heure solaire vraie du coucher = 12 + H

où H : durée d’une demi-journée

On calcule H à partir de l’expression suivante :

cos(H) = –tan(φ) × tan(δ)

où H : durée d’une demi-journée (degrés)


φ : latitude du lieu (degrés)
δ : déclinaison (degrés)

17
Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Cas pour la ville de Québec :


À quelle heure (en heure solaire vraie) se lève et se couche le Soleil le 23 avril (j = 114) à Québec (46° 50’
N)?
Dans un premier temps, il faut calculer la déclinaison (δ) afin d’évaluer la durée d’une demi-journée (H).
Calcul de la déclinaison (δ)
δ = 23,45° sin(360° (j + 284) / 365)
δ = 23,45° sin(360° (114 + 284) / 365)
δ = 23,45° sin(392,55°)
δ = 12,62° ou 12° 37’
Calcul de la durée de la demi-journée (H)
cos(H) = –tan(φ) × tan(δ)
cos(H) = –tan(46,83°) × tan(12,62°)
cos(H) = –1,066 × 0,224
H = arccos(–0,239)
H = 103,81°
La durée de la demi-journée est en degrés, il faut la convertir en heures en multipliant par (24 h / 360°) :
103,81° × (24 h / 360°) = 6,92 heures
On peut maintenant utiliser les deux formules suivantes pour calculer l’heure solaire vraie de lever et
de coucher du Soleil :
Calcul de l’heure du lever
Heure solaire vraie du lever = 12 – H = 12 – 6,92 = 5,08 heures ou 5 h 05 min.
Calcul de l’heure du coucher
Heure solaire vraie du coucher = 12 + H = 12 + 6,92 = 18,92 heures ou 18 h 58 min.

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Cas pour la ville de Melbourne (Australie) :


À quelle heure (en heure solaire vraie) se lève et se couche le Soleil le 1 décembre (j = 336) à Melbourne (37°
45’ S)?
Dans un premier temps, il faut calculer la déclinaison (δ) afin d’évaluer la durée d’une demi-journée (H).
Calcul de la déclinaison (δ)
δ = 23,45° sin(360° (j + 284) / 365)
δ = 23,45° sin(360° (336 + 284) / 365)
δ = 23,45° sin(611,51°)
δ = –22,24° ou –22° 14’
Calcul de la durée de la demi-journée (H)
cos(H) = –tan(φ) × tan(δ)
cos(H) = –tan(–37,75°) × tan(–22,24°)
cos(H) = –(–0,774) × (–0,409)
H = arccos(–0,317)
H = 108,46°
La durée de la demi-journée est en degrés, il faut la convertir en heures en multipliant par (24 h / 360°) :
108,46° × (24 h / 360°) = 7,23 heures
On peut maintenant utiliser les deux formules suivantes pour calculer l’heure solaire vraie du lever et
du coucher du Soleil :
Calcul de l’heure du lever
Heure solaire vraie du lever= 12 – H = 12 – 7,23 = 4,77 heures ou 4 h 46 min.
Calcul de l’heure du coucher
Heure solaire vraie du coucher = 12 + H = 12 + 7,23 = 19,23 heures ou 19 h 14 min.

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

2.4.3 Directions azimutales du lever et coucher du Soleil


On utilise l’expression suivante pour calculer l’azimut astronomique (aa) :

cos(aa) = –sin(δ) / cos(φ)

où aa : azimut (degrés)
φ : latitude du lieu (degrés)
δ : déclinaison (degrés)

Par la suite, on transpose l’azimut astronomique en direction azimutale à l’aide des expressions
suivantes :

Lever → da = 180° – aa

Coucher → da = 180° + aa

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Cas pour la ville de Québec :


Dans quelle direction azimutale (pouvant être lue sur une boussole) se lève et se couche le Soleil le 23
avril (j = 114) à Québec (46° 50’ N)?
Dans un premier temps, il faut calculer la déclinaison (voir la section 2.4.2). Par la suite on utilise
l’expression suivante pour calculer l’azimut astronomique (aa) (attention : l’azimut se calcule à partir
du passage au midi solaire, donc à partir du sud pour l’hémisphère nord) :
cos(aa) = –sin(δ) / cos(φ)
cos(aa) = –sin(12,62°) / cos(46,83°)
cos(aa) = –0,219 / 0,684
cos(aa) = –0,319
aa = arccos(–0,319)
aa = 108,6°
Pour obtenir une direction que l’on peut repérer à partir d’une boussole, il faut transformer l’azimut
astronomique (aa) en direction azimutale (da) en utilisant les deux expressions suivantes :
Lever → da = 180° – aa
Coucher → da = 180° + aa
Calcul de la direction azimutale du lever et du coucher du Soleil
Lever → da = 180° – 108,6° = 71,4° ou 71° 24’
Coucher → da = 180° + 108,6° = 288,6° ou 288° 36’
À Québec, le 23 avril, le Soleil se lève donc à l’Est-Nord-Est (71° 24’) et se couche à l’Ouest-Nord-Ouest
(288° 36’).

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Cas pour la ville de Melbourne :


Dans quelle direction azimutale (pouvant être lue sur une boussole) se lève et se couche le Soleil le 1
décembre (j = 336) à Melbourne (37° 45’ S)?
Dans un premier temps, il faut calculer la déclinaison (voir la section 2.4.2). Par la suite on utilise
l’expression suivante pour calculer l’azimut astronomique (aa) (attention : l’azimut se calcule à partir
du passage au midi solaire, donc à partir du sud pour l’hémisphère nord) :
cos(aa) = –sin(δ) / cos(φ)
cos(aa) = –sin(–22,24°) / cos(–37,75°)
cos(aa) = 0,380 / 0,791
cos(aa) = 0,480
aa = arccos(0,480)
aa = 61,3°
Pour obtenir une direction que l’on peut repérer à partir d’une boussole, il faut transformer l’azimut
astronomique (aa) en direction azimutale (da) en utilisant les deux expressions suivantes :
Lever → da = 180° – aa
Coucher → da = 180° + aa
Calcul de la direction azimutale du lever et du coucher du Soleil
Lever → da = 180° – 61,3° = 118,7° ou 118° 42’
Coucher → da = 180° + 61,3° = 241,3° ou 241° 18’
À Melbourne le 1 décembre le Soleil se lève donc à l’Est-Sud-Est (118° 42’) et se couche à l’Ouest-
Sud-Ouest (241° 18’).

2.4.4 Hauteur du Soleil au midi solaire


La formule pour calculer la hauteur du Soleil au midi solaire (hmax), c’est-à-dire au moment de la
journée où il est le plus haut sur l’horizon, est la suivante :

hmax = 90° – |φ – δ|
où hmax : hauteur du Soleil au midi solaire (degrés)
φ : latitude du lieu (degrés)
δ : déclinaison (degrés)

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Cas pour la ville de Québec :


Quelle est la hauteur (en degrés) du Soleil au midi solaire le 23 avril (j = 114) à Québec (46° 50’ N) ?
Calcul de hmax
hmax = 90° – |φ – δ| = 90° – |46,83° – 12,62°| = 55,79° ou 55° 47’

Cas pour la ville de Melbourne :


Quelle est la hauteur (en degrés) du Soleil au midi solaire le 1 décembre (j = 336) à Melbourne (37° 45’
S) ?
Calcul de hmax
hmax = 90° – |φ – δ| = 90° – |–37,75° – (–22,24°)| = 74,49° ou 74° 29’

2.4.5 Courbes apparentes du Soleil


Les courbes apparentes du Soleil correspondent au dessin fait par la trajectoire du Soleil sur la
demi-sphère en coordonnées locales (X = directions azimutales, Y = hauteur du soleil). À partir de
trois points (au minimum), nous serons en mesure de tracer approximativement la trajectoire du
Soleil au-dessus de l’horizon. Ces trois points sont :

La direction azimutale du lever

La hauteur du Soleil au midi solaire

La direction azimutale du coucher

Dans l’ordre, il faut réaliser les calculs suivants pour trouver nos trois points :

Calcul de la déclinaison (δ)

Calcul de la hauteur du Soleil au midi solaire (hmax)

Calcul de l’azimut astronomique (aa)

Calcul de la direction azimutale (da) du lever et coucher du Soleil

Une fois les trois points trouvés, il ne reste plus qu’à les reporter sur un diagramme comme celui-
ci et à joindre les trois points.

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Source : Laboratoire de cartographie, Université Laval

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Module 2 : Géométrie du système Terre–Soleil GGR-2305-Z1

Cas pour la ville de Québec :


Quelle est la trajectoire apparente du Soleil le 23 avril (j = 114) à Québec (46° 50’ N)?
Calcul de la déclinaison (δ)
δ = 23,45° sin(360° (j + 284) / 365)
δ = 23,45° sin(360° (114 + 284) / 365)
δ = 23,45° sin(392,55°)
δ = 12,62° ou 12° 37’
Calcul de la hauteur du Soleil au midi solaire (hmax)
hmax = 90° – |φ – δ| = 90° – |46,83° – 12,62°| = 55,79° ou 55° 47’
Calcul de l’azimut astronomique (aa)
cos(aa) = –sin(δ) / cos(φ)
cos(aa) = –sin(12,62°) / cos(46,83°)
cos(aa) = –0,219 / 0,684
cos(aa) = –0,319
aa = arccos(–0,319)
aa = 108,6°
Calcul de la direction azimutale (da) du lever et coucher du Soleil
Lever → da = 180° – 108,6° = 71,4° ou 71° 24’
Coucher → da = 180° + 108,6° = 288,6° ou 288° 36’

Les trois points ont donc comme coordonnées (X, Y) : (71°, 0°), (180°, 55°) et (288°, 0°).
Rapporter ces trois points sur le canevas.
Le résultat graphique est le suivant :

Réalisation : Département de géographie, Université Laval.

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