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Cours Micro 2

Le document traite des concepts fondamentaux de la microéconomie, notamment la nécessité de faire des choix en raison de ressources limitées et le rôle des firmes dans la production de biens et services. Il aborde également la fonction de production, les coûts de transaction, les économies d'échelle, et les relations entre agents et principaux dans les grandes entreprises. Enfin, il explique les notions de produit total, produit marginal et produit moyen, ainsi que les implications de la loi des rendements marginaux décroissants.

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Cours Micro 2

Le document traite des concepts fondamentaux de la microéconomie, notamment la nécessité de faire des choix en raison de ressources limitées et le rôle des firmes dans la production de biens et services. Il aborde également la fonction de production, les coûts de transaction, les économies d'échelle, et les relations entre agents et principaux dans les grandes entreprises. Enfin, il explique les notions de produit total, produit marginal et produit moyen, ainsi que les implications de la loi des rendements marginaux décroissants.

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MICROECONOMIE 2

I. Le problème de production dans la


société
1.1 La possibilité de production et la nécessité des choix

L’économie implique la nécessité de faire des choix. Les ressources


étant limitées, la société (à travers un mécanisme, comme le marché)
devra effectuer des choix.

La possibilité de production reflète le fait que les sociétés ont des


ressources limitées et ne peuvent pas tout faire à la fois.
• Supposons qu’on puisse réduire la multitude de biens en deux
catégories : les biens et les services
Tableau 5.1 Choix de biens et services par la société

Biens (en milliards d’unités) Services (en milliards d’unités)


10 0
9,8 0,5
9,4 1
8,8 1,5
8,0 2,0
7,0 2,5
5,8 3,0
4,4 3,5
0 4,0
Services (en milliards d'unités)
4,5

3,5

2,5

1,5

0,5

0
0 2 4 6 8 10 12
Services (en milliards d'unités)
• Dans ce tableau, la société ne peut pas produire plus de 10 milliards
d’unités de biens, même en y consacrant toutes ses ressources.
• De même, en consacrant toutes ses ressources à la production de
services, elle ne pourra pas produire plus de 4 milliards d’unités.
• On remarque que le taux d’échange entre biens et services se modifie
d’une combinaison à l’autre.
• Ainsi, quand la société produit 10 milliards d’unités de biens et veut
produire 500 millions d’unités de services, il faut abandonner 200
millions d’unités de biens.
• On dit que le coût d’opportunité de 500 millions d’unités de services
en ce point est de 200 millions d’unités de biens.
• La courbe de la figue 5.1 construite à partir des données du tableau
5.1, montre le maximum que peut produire la société. La société a
intérêt à produire sur la frontière.
• Les points à l’extérieur de la frontière ne peuvent pas être
produits avec les ressources existantes.
• Les points à l’intérieur de la frontière impliquent un gaspillage (une
utilisation inefficace) ou une sous utilisation de ressources.

I.3 Déplacements de la courbe des possibilités


La courbe de possibilités se définit pour une période donnée, étant
données les ressources disponibles.
• Lorsque le temps passe, ou sous l’effet d’une modification importante
des techniques de production, la courbe des possibilités peut se
déplacer, offrant plus d’opportunités à la société.
• Application :
I. La croissance de la production d’un pays entre deux périodes T1 et
T2 est mesurée à partir de la production de deux biens X et Y.
a) Tracez un graphique, une courbe illustrant les possibilités de
production maximale des biens et donnez la signification de la
courbe
b) Illustrez les concepts de rareté, choix et coût d’opportunités avec le
même graphique
c) On suppose que la production augmente entre T1 et T2. Quelle en
est la conséquence sur la LPP ?
LA FIRME, SES OBJECTIFS ET SES CONTRAINTES
• Qu’est-ce que la firme ?
• Une firme est définie comme une entreprise d’affaires comprenant une ou
plusieurs personnes, travaillant sous la forme d’une unité de décision
engagée dans la production de biens ou de services.
• La firme est ainsi une institution, qui engage des facteurs de production
(inputs) et organise ces facteurs de manière à produire les biens et services
qu’elle vend.
• Une entreprise est un agent économique dont la fonction principale est de
produire des biens et services en combinant des facteurs de productions.
Pourquoi les firmes existent ? On peut imaginer un monde
sans firme ?
Les firmes existent pour répondre à un ensemble de fonctions :
• Elles permettent de réduire les coûts de transaction
• Elles permettent de réaliser des économies d’échelle
• Elles permettent de réaliser des économies d’équipes

Coûts de transaction. Ronald Coase qui a eu le prix Nobel


d’économie en 1990, a été le premier à proposer que les firmes
existent pour assurer des fonctions que le marché ne peut pas assurer
efficacement.
Pour Coase, la firme permet de réduire les coûts de
transaction
• Les coûts de transaction représentent l’ensemble des coûts associés à
la recherche de l’information (par exemple avec qui entreprendre une
affaire), la signature des ententes, le suivi des accords. La firme
permet de centraliser les transactions de manière à diminuer leur
nombre.
Economie d’échelle

• Lorsque le coût de production d’une unité de bien baisse suite à


l’augmentation de la quantité produite, on parle de la présence d’économies
d’échelle.
• Production d’équipe. Dans un processus de production où les individus se
spécialisent dans des tâches qui se complètent, on parle de production
d’équipe.
• Dans l’industrie, les chaînes de production constituent des exemples de
travail d’équipe. Une firme de production de produits de cuir par exemple
peut être vue comme un travail d’équipe comprenant des acheteurs de peaux
aux artisans fabriquant les produits finaux.
• Objectif de la firme
• Que cherche la firme ?
• Les théories de la firme font l’hypothèse que les firmes agissent de
manière a maximiser le profit, et le profit étant défini comme la
différence entre les recettes provenant des ventes et des couts engagés
dans la production. La firme combine des facteurs de production pour
produire.
PI=Recette – Cout total =PY –CY

Profits et problèmes de l’agent et du principal


• L’hypothèse que la firme maximise le profit se heurte a un problème
majeur, celui du contrôle de l’activité de la firme
• Lorsque la firme est petite, le propriétaire et le gérant sont parfois la
même personne.
• Dans les grandes firmes par contre, les propriétaires de la firme
(actionnaires) ne sont pas ceux qui gèrent. De même, de telles firmes
comprennent des travailleurs qui ne sont ni gérants ni propriétaires.
• Ainsi, les travailleurs travaillent pour les gérants lesquels travaillent pour
les propriétaires.
• Une situation où une personne (appelée agent) mène une activité au profit
d’une autre (appelée principal) est connue comme une relation principal-
agent.
• Le problème est que le principal et l’agent n’ont pas nécessairement les
mêmes objectifs. La problématique dans une relation principal-agent est
pour le principal de trouver un mécanisme qui amène l’agent à travailler à
l’avantage du principal.
• Une façon pour le principal de promouvoir la coopération de l’agent est de
mettre en place des mécanismes d’incitation.
III. La fonction de production
3.1 La technologie de production
a) La fonction de production
 On peut représenter la fonction de production d’une entreprise avec le concept
de fonction de production
 La fonction de production indique pour chaque combinaison d’inputs, le
niveau maximal d’output (q) produit par l’entreprise.
 Pour simplifier l’analyse, on se limitera à deux inputs (facteurs de production)
: le travail (L) et le capital (K)
 La fonction de production à deux inputs est donc :
q = F (K,L)

La fonction de production dépend du niveau de technologie. Si le niveau de


technologie augmente, alors, on peut produire plus avec la même quantité
d’inputs
Y = 3K+2L où Y est la production, K le facteur capital, L le facteur travail
(1) F(L) = L

b) Le cours terme et le long terme


Les entreprises mettent du temps à ajuster leurs facteurs de production si elles
désirent produire leurs biens avec des quantités d’inputs différentes.
 Court terme : Une période de temps durant laquelle, il n’est pas possible
d’ajuster les quantités d’un ou de plusieurs facteurs de production. Ces facteurs
sont appelés fixes.
 Long terme : Une durée de temps suffisamment longue pour que tous les
facteurs puissent être variables.

Remarque : Il n’y a pas de durée spécifique qui distingue le court terme du long
terme.
3.2 Production : un seul facteur variable (le travail)
• Analyse à court terme : un seul facteur variable, le travail. Le capital est
fixe. L’entreprise ne peut augmenter la production qu’en augmentant la
quantité de travail.
• Les entreprises prennent leurs décisions en comparant les recettes et les coûts
en termes marginaux.
• Aussi longtemps que la dernière unité de travail coûte moins chère que ne
rapporte la dernière unité produite, cela vaut la peine d’augmenter la quantité
de travail utilisée.
• Pour décider du nombre de travailleur à embaucher, elle doit connaître la
relation entre travail et production.
• Quelle augmentation de production peut-on obtenir en accroissant le travail
d’une unité ?
Quantité de travail (L) Quantité de capital (K) Production de travail (q)

0 10 0
1 10 15
2 10 40
3 10 69
4 10 96
5 10 120
6 10 138
7 10 147
8 10 152
9 10 153
10 10 150
11 10 143
12 10 133
Observations :
I. Quand la quantité de travail est nulle, la production est nulle.
II. En ajoutant du travail, la production (q) augmente jusqu’à un niveau 09
unités de travail
III. A partir de ce point, la production décline et augmenter la quantité de
travail se révèle contre-productif

3.3 Définition globale


Pour faire ses calculs de profit, la firme a besoin de connaître trois concepts
relatifs à la production.
3.3.1 Produit total / Productivité totale
C’est la production totale possible et obtenue. Le produit total est utile pour
obtenir les recettes totales de la firme.
3.3.2 Produit marginal ou productivité marginale
Elle mesure la variation de l’output qui résulterait de l’utilisation d’une unité
supplémentaire de l’input.
Le produit marginal du travail, noté 𝑷𝒎𝑳 est l’output additionnel produit par
une unité additionnelle de travail, les autres facteurs étant constants.
∆𝑭(𝑲,𝑳) 𝝏𝑭(𝑲,𝑳)
𝐏𝐦𝐋 = =
∆𝑳 𝝏𝑳
• Le produit marginal ou productivité marginale du facteur capital

∆𝑭(𝑲,𝑳) 𝝏𝑭(𝑲,𝑳)
𝐏𝐦𝐊 = =
∆𝑲 𝝏𝑲
3.3.3 Produit moyen ou productivité moyenne
Elle mesure la production par unité de facteur. Le produit moyen du travail
est le rapport entre l’output total (le produit total) et le nombre d’unités de
travail :
𝐹 (𝐾, 𝐿)
𝑃𝑀𝐿 =
𝐿
Le produit moyen du capital
𝐹 (𝐾, 𝐿)
𝑃𝑀𝐿 =
𝐾
Le produit moyen peut être calculé pour tout facteur de production
mesurable. La productivité moyenne mesure la part du facteur travail ou
capital dans la productivité globale
Exercice : Déterminer le PML et le PmL
Quantité de travail (L) Quantité de capital (K) Production de travail (q)

0 10 0
1 10 15
2 10 40
3 10 69
4 10 96
5 10 120
6 10 138
7 10 147
8 10 152
9 10 153
10 10 150
11 10 143
12 10 133
Exercice : Déterminer le PML et le PmL
Quantité de travail (L) Quantité de capital (K) Production de travail (q) PML PmL

0 10 0 - -
1 10 15 15 15
2 10 40 20 25
3 10 69 23 29
4 10 96 24 27
5 10 120 24 24
6 10 138 23 18
7 10 147 21 9
8 10 152 19 5
9 10 153 17 1
10 10 150 15 -3
11 10 143 13 -7
12 10 133 11.08 -10
La fonction de production d’une économie en l’année N1 est Y = 3K+2L où Y
est la production, K le facteur capital, L le facteur travail
a) Donnez la signification de cette fonction
b) Si à la période suivante N2, cette fonction devient Y=3/2K+L ; Qu’en dire
de la combinaison productive cette année par rapport à l’année N1
c) Comment peut-on mesurer la contribution du facteur capital à la
production
Correction
a) Signification de la fonction
Y = 3K+2L
La production totale obtenue à travers la combinaison du facteur de travail et
du facteur capital
b) Y = 3/2K+L 2Y2 = 3K+2L = Y1
Y1 = 3K+2L Y2 = ½ Y1 et Y1 = 2Y
On peut dire que la combinaison productive de l’année 1 représente le double de
combinaison de production de l’année 2.
c) On peut mesurer la contribution du facteur capital à la production à travers la
productivité marginale et la productivité moyenne de ce facteur
𝑌
𝑃𝑀𝐾 =
𝐾

3
3𝐾+2𝐿 2𝐿 3 𝐿
𝑁1 → =3+ 𝑁2 → 2𝐾+𝐿
𝐾
=
2
+
𝐾 𝐿 𝐾

𝜕𝑌
𝑃𝑚𝐾 = 𝑁1 = 3 𝑒𝑡 𝑁2 = 3/2
𝜕𝐾
Région 1. Le produit total et le produit marginal sont tous les deux
croissants. Durant cette phase, le produit marginal est supérieur au produit
moyen, ce qui cause la croissance de ce dernier. Dans cette phase, la firme a
intérêt à engager le maximum du facteur travail, puisque chaque unité
supplémentaire permet de faire monter le produit moyen qui en résulte.

Région II. Le produit moyen est décroissant, le produit marginal est


croissant. Il en résulte que le produit total croît mais à un rythme ralenti par
rapport à la phase I.

Région III. Le produit marginal devient négatif et le produit total décroît.


La firme n’a aucun intérêt à se situer dans cette région, car toute diminution
de la quantité de travail dans cette région permet d’augmenter le produit total.
3.5 Loi des rendements marginaux décroissants
• Lorsque dans un processus de production, on augmente la quantité d’un
facteur alors que d’autres facteurs demeurent fixes, le facteur dont la
quantité augmente verra éventuellement son impact sur le produit total
baisser.
• L’exemple précédent montre qu’il arrive un moment où les supléments de production se
réduisent, alors que l’utilisation d’un facteur de production augmente. C’est la loi des
rendements marginaux décroissants.
 Quand la quantité de travail est petite et que le capital est fixe, la production augmente
sensiblement, parce qu’un plus grand nombre de travailleurs permet une spécialisation de
chacun dans des tâches précises : leur productivité marginale augmente.
 Quand la quantité de travail est trop grande, certains deviennent inefficaces et la
productivité marginale du travail diminue.
3.6 Production à 2 facteurs variables

• Analyse à long terme : Tous les facteurs considérés (travail et capital) sont variables.
• Les entreprises peuvent atteindre un niveau de production avec différentes
combinaisons de capital et de travail.
• Lorsque le processus de production admet deux facteurs variables, nous pouvons
analyser le mécanisme de la production dans deux types d’espaces.
(I) L’espace produit-facteur permet de voir comment le produit total (ou moyen ou
marginal) se comporte en relation avec le facteur choisi
(II) L’espace facteur-produit permet de voir comment les deux facteurs sont combinés
pour donner un niveau de produit. Ici, nous nous concentrons sur cette dernière
analyse.
3.5. I Les isoquants
De manière générale, soit une fonction de production Y = F(K,L)
• L’isoquant est l’ensemble des combinaisons possibles d’input (K,L) d’output Y0
• Mathématiquement, l’isoquant est dérivé de la relation F(K,L) = Y0
Exercice
Une entreprise produisant des puces électroniques a une fonction de production dont certaines propriétés
apparaissent dans le tableau ci-dessous :

Quantité de travail Production totale Productivité marginale Productivité moyenne


du travail du travail
0 0

1 45

2 60

3 60

4 228

5 45

6 45

1. Complétez les cases manquantes


2. Représentez les trois fonctions. Que remarquez-vous ?
Exercice
Une entreprise produisant des puces électroniques a une fonction de production dont certaines propriétés
apparaissent dans le tableau ci-dessous :

Quantité de travail Production totale Productivité marginale Productivité moyenne


du travail du travail
0 0

1 45 45 45

2 120 75 60

3 180 60 60

4 228 48 57

5 273 45 54,6

6 270 -3 45

1. Complétez les cases manquantes


2. Représentez les trois fonctions. Que remarquez-vous ?
2. Commentaire
La productivité moyenne est croissante lorsque la productivité
marginale est supérieure à la productivité moyenne (jusqu’à L=3). La
contribution d’une unité supplémentaire de travail à la production est
telle qu’elle fait augmenter la production moyenne. C’est l’inverse
quand la productivité marginale est décroissante. Les deux courbes se
coupent au maximum de la productivité moyenne (en L=3).
• En faisant varier le niveau d’output, on obtient une carte d’isoquants.
• Tout comme dans le cas des courbes d’indifférence du consommateur, plus
l’isoquant est éloigné de l’origine, plus le niveau d’output est élevé.
• Ainsi, le point e implique un niveau de produit plus élevé que le point a. Les
points a et c ont le même niveau d’output.
• Dans le cas de l’isoquant, le nombre assigné à une courbe indique le niveau
réel de production obtenu par combinaisons diverses de facteurs le long de
l’isoquant.

3.7 Le taux marginal de substitution technique


Supposons que la firme décide d’utiliser plus de capitale et moins de travail.
• Si la quantité du facteur capital augmente de ∆𝐾, la variation nécessaire de la
quantité de travail ∆𝐿 pour permettre au produit de rester constant permet
de définir le taux marginal de substitution technique (TMST)
• Le TMSTKL mesure le nombre d’unités de L qu’il faut abandonner pour obtenir
une unité supplémentaire de K tout en maintenant le niveau de production
d’output ceteris paribus
TMSTKL = L/ K

• Le TMSTLK mesure le nombre d’unités de K qu’il faut abandonner pour obtenir


une unité supplémentaire de L tout en maintenant le niveau de production
d’output ceteris paribus
TMSTLk = K/ L

Au point A, par exemple de la figure 5-3, le TMST est défini comme la valeur
absolue de la pente de l’isoquant.
• On peut trouver une relation entre le TMST et les contributions marginales des
facteurs K et L. Une diminution de K, de K entraine une diminution de
l’output de Pmk x K.
• A l’opposé, l’augmentation de L pour compenser la baisse de K
s’accompagne d’une augmentation de l’output de PmL. L
• Le gain d’output provenant de la hausse du facteur travail est compensé par la
perte d’output provenant de la baisse du facteur capital.
• Ces forces sont de signes opposés. On a donc :
- Pmk x K =

Il en résulte la relation TMSTKL = PmK/PmL = L/ K


3.6.2 Les isoquants particuliers
• Les isoquants peuvent ressortir des formes particulières différentes de la
forme typique présentée dans la figure 5.3.
• Lorsque les inputs sont des substituts parfaits, les isoquants sont des lignes
droites.
• Lorsque les inputs sont des compléments parfaits, les isoquants épousent la
forme de L

3.8 Les rendements d’échelle


Une question d’importance pour l’organisation industrielle est de savoir si la
production est plus efficace à une échelle basse ou à une échelle élevée.

Dépendant de la réponse à cette interrogation, un marché donné sera mieux


soit par un nombre élevé de petites firmes, soit par quelques firmes de grande
taille.
• La propriété de la fonction de la production qui permet d’analyser ce genre de
questions, c’est-à-dire, la relation entre taille et efficacité est le concept de
rendements d’échelle. Les rendements d’échelle supposent que tous les inputs
sont variables. Il s’agit donc d’un concept essentiellement de long terme. On
distingue trois types de rendements d’échelle : rendements croissants,
rendements décroissants et rendements constants.
• Les rendements d’échelle concernent la façon dont l’output varie quand on
modifie l’échelle de production.
• Si les quantités de tous les facteurs sont multipliées par un certain facteur t et
que l’output est multiplié par t1
• Si 𝑡 = 𝑡1 , les rendements d’échelle sont constants
• Si 𝑡 < 𝑡1 , les rendements d’échelle sont croissants
• Si 𝑡 > 𝑡1 , les rendements d’échelle sont décroissants
Rendements d’échelle constants
• Lorsqu’une augmentation proportionnelle des inputs s’accompagne de
l’augmentation de la production dans la même proportion, on dit que les
rendements d’échelle sont constants.
• En doublant tous les inputs, la production double. La taille de la firme dans
une telle situation ne joue plus de rôle particulier, elle peut être petite ou
grande.

• Rendements d’échelle décroissants


• Lorsque l’augmentation de tous les inputs dans une même proportion conduit
à une augmentation du produit dans une moindre proportion, on dit que les
rendements d’échelle sont décroissants. Ainsi, une taille élevée devient un
handicap. Dans ce cas, les firmes auront tendance à être de petite taille.
Rendements d’échelle décroissants
• Lorsque l’augmentation de tous les inputs dans une même proportion conduit à une
augmentation plus que proportionnelle du produit, on dit que les rendements d’échelle sont
croissants.
• Ainsi, une taille élevée conviendrait mieux.

PRENONS DES EXEMPLES pour illustrer dans quels cas une fonction de production a des
rendements d’échelle constants, croissants ou décroissants.

• Soit la fonction Y = 2K+3L, i.e. l’output est tout simplement deux fois la quantité de capital
augmenté de 3 fois la quantité de travail.
• Multiplions K et L par 10, le nouvel output Y* = 2(10K) + 3 (10L) = 10 (2K+3L) = 10y

• Considérons la fonction Cobb-Douglas


Y = K….???????????
• En multipliant K et L par 10, on obtient y* = ?????????

• Ainsi, si
IV. Les fonctions de coûts
• La firme recherche les meilleures combinaisons de facteurs pour produire le
maximum d’output (c’est-à-dire opérer sur fonction de production) au moindre
coût.

4. I Le coût de la firme
Le coût supporté par la firme comprend les coûts avancés pour les inputs
variables et fixes.

4.1.1 Equation de coût et ligne d’isocoût


• Supposons que la firme utilise deux facteurs K et L. Les deux facteurs sont
échangés sur un marché à des prix fixes, r pour k et w pour L.
• L’équation de coût de la firme est : c = rK + wL
• C représente le coût total supporté par la firme lorsqu’elle emploi K unités de
capital et L unités de travail. Cette équation rappelle celle de la droite du
budget du consommateur.

• La ligne d’isocoût s’obtient en considérant toutes les combinaisons de K et L


qui aboutissent au même coût. Si le coût total s’établit à C0 , la droite d’isocoût
est donnée par l’équation
C0 = rK + wL
Dans l’espace (L,K), on obtient K en fonction de L :
K = (C0/r) – (W/r)L

La figure 5.5 donne des exemples de droites d’isocoûts.


5.5
4.1.2 Catégorisations des coûts

a) Coût économique et coût privé


• Il existe une différence entre le concept comptable de coûts et le concept
économique.
• En comptabilité, on ne compte que les coûts tangibles. Le coût économique
comprend le coût d’opportunité, en plus des coûts réellement supportés
• Du point de vue de la société, le coût est la valeur des facteurs utilisés dans la
production. En supposant que les facteurs (travail, capital, ressources
naturelles) sont pleinement employés (c’est-à-dire qu’il n y a pas de
gaspillage), le coût d’un processus représente la valeur de tous les facteurs qui
ont été détournés d’autres usages parce qu’utilisés dans ce processus.
• Du point de vue social, le coût traduit ainsi la rareté.
• Du point de vue de la firme, le coût représente la dépense monétaire pour
engager les facteurs de production (travailleurs, gestionnaires, terre,
machines, usines, intrants matériels).
• Le coût comptable (ou coût privé) de la firme est ainsi différent du coût
économique.
• Un exemple de coût social qui n’est pas inclus dans le coût privé est celui des
externalités (par exemple, si une firme produit en polluant l’atmosphère, ce
coût n’est pas supporté par la firme mais par d’autres, comme les résidents
des environs de l’implantation de la firme).

b) Coûts implicites et coûts explicites


Certains coûts sont facilement discernables alors que d’autres ne le sont pas.
On doit cependant comptabiliser tous les coûts. Considérer le cas du boutiquier
du quartier qui possède sa propre affaire.
• Les coûts supportés comprennent le salaire d’une aide (issu de la famille), l’électricité, le
loyer de la place : ce sont les coûts explicites.
• Les coûts implicites comprennent le temps personnel du propriétaire de la boutique (Il passe
14h par jour et 7 jours par semaine à vendre et à superviser) et le capital investi (les étagères
et autres aménagements ont coûtés 150 000Fcfa.
• Ces coûts sont souvent ignorés. Ce qui ne devrait pas être le cas. Par exemple, au lieu de
travailler dans sa propre boutique, le boutiquier pourrait trouver un emploi à 30 000FCFA par
mois. De même les 150 000 FCFA d’aménagement auraient pu être déposés dans une banque
et produire des intérêts de 4% par an. Le coût implicite du capital est donc de 6000FCFA par
an et le coût implicite de la main d’œuvre personnel 30 000FCFA par mois.
• Les coûts irrécupérables sont des coûts qui ne peuvent pas être évités ou modifiés par la
firme dans ses décisions courantes ou futures.
• Dans ce sens, les coûts irrécupérables ne doivent pas intervenir dans les calculs de la firme,
contrairement au coût d’opportunité qui est intangible et doit être pris en compte dans le
calcul du coût économique. Le coût irrécupérable est parfois bien tangible mais ne doit pas
être considérés dans les calculs ultérieurs.
IV.1.3 Les différents concepts de coûts
• Toutes les courbes de coûts se dérivent à partir de la courbe de coût total dont
la somme donne le coût total.
CT = CF + CV
Les autres concepts qui se dérivent de ce coût sont le coût marginal et le coût
moyen.

 Coûts fixes
• Les coûts fixes sont les coûts des facteurs fixes. Les quantités des facteurs ne
pouvant varier, le coût fixe est par définition, constant pour tous les niveaux de
l’output.
• C’est l’ensemble des coûts supportés par l’entreprise même en absence de
production.
• A court terme, le coût fixe n’intervient pas dans la décision de la firme.
• A long terme, les coûts fixes vont varier et deviennent importants dans les
décisions de la firme.
 Coûts variables
Les coûts variables, ce sont les coûts des facteurs variables. Les quantités de ces
facteurs varient avec le niveau de l’output. Le coût variable est une fonction de
l’output 𝐶𝑉 = 𝐶𝑇 − 𝐶𝐹
 Coût marginale
Le coût marginal représente le coût supporté par unité supplémentaire
produite. Le coût marginale est aussi le rythme d’accroissement du coût suite à
une augmentation. Il représente la pente de la courbe du coût total.

𝚫𝑪𝑻 𝝏𝑪𝑻
𝑪𝒎 = =
𝚫𝑸 𝝏𝑸
d – Le coût moyen
𝐶𝑇
• C’est le coût par unité produit de symbole 𝐶𝑀 = . Le coût moyen 𝐶𝑀 a jugé
𝑄
de la performance moyenne de la firme en terme de coût.
• Le coût moyen peut être décomposé en coût variable moyen et en coût fixe
moyen
𝐶𝑇 (𝐶𝐹 + 𝐶𝑉) 𝐶𝐹 𝐶𝑉
𝐶𝑀 = = = +
𝑄 𝑄 𝑄 𝑄

𝐶𝑀 = 𝐶𝐹𝑀 + 𝐶𝑉𝑀
• 4-2 COUTS ET PERIODE
• A-Couts de court terme
• Dans le court terme la firme ajuste les facteurs qui sont variables et ignore le reste.
Les différents types de couts sont définis dans le court terme.
• B-Couts de long terme
• Dans le long terme tous les facteurs sont variables et leur niveau d’utilisation sont
sous le contrôle du manager de la fibre
• Cout total de long terme confond avec le Cout variable de long terme car les couts
fixes sont nulles
• CMLT=CTLT/Q=CVCT/Q
• C-Couts de long terme et rendements d’échelle
• Il existe une relation entre les rendements d’échelle définis a partir de la fonction de
production et la fonction de couts de long terme. Lorsque la fonction de production
a des rendements d’échelle constants, le cout moyen est constant également et est
représenté par une ligne horizontale.
• Lorsque les rendements d’échelle sont croissants, le cout moyen est décroissant.
• La fonction de coût
• La fonction de coût est le coût minimum pour produire tout niveau d’output
donné. La détermination de la fonction de coût suit la logique suivante pour
tout niveau de production q.
• On détermine la combinaison optimale de facteur K et L qui minimise le coût
pour produire q.
• Lorsqu’on fait varier q, on obtient les différents coûts minimales. Le lieu de
tous ces points traduit le chantier d’expansion du produit.
• Pour avoir la fonction de coût, choisir un niveau de produit quelconque sur le
chantier d’expansion et déterminer la droite d’isocoût qui passe par ce point.
• Ensuite, assigner, le coût correspondant au niveau de production. En répétant
ceci pour tous les niveaux d’output, on obtient la fonction de coût.
• APPLICATION
Soit une usine dont la fonction de production est de type Corr Duglas
Q (K,L) = 2K ; K et L représentent les quantités de facteurs. Le prix du facteur
capital est égale Pk et celui du facteur travail est égale à PL
a) Déterminer la période de coût total de courte période
b) En déduire la fonction de coût moyen de courte période. En effectuer
l’étude succincte et la représentation graphique lorsque les prix des facteurs
sont égaux PL = 8 et PK = 2
c) En déduire les fonctions de coût total CT, de coût moyen CM, de coût
marginal Cm lorsque K = 10
IV.3 Le profit
• Le profit d’une entreprise est défini comme la différence entre les recettes et le
coût de production. Etant donné la distinction entre le coût comptable et le coût
social, on distingue également, le profit comptable et le profit économique.
a) Le profit comptable
C’est la différence entre la recette totale et le coût comptable.
b) Le profit économique
C’est la différence entre le coût total et le coût social sachant que le coût social
inclut le coût d’opportunité des facteurs de production.

Ex : Soit une firme produisant un seul produit en quantité Y. Si P est le prix


unitaire et C le coût total.
V. Optimum du producteur/ Combinaison optimale de facteurs et fonction de
coût
• Supposons que la firme se fixe une quantité de produit à atteindre par une
combinaison appropriée de facteurs. Quelque soit le niveau de l’output Y, on
peut supposer que la firme désirera produire une quantité au moindre coût. Si
la firme peut produire à moindre coût, elle peut accroître ses profits.
• La maximisation du profit nécessite donc la minimisation du coût. Le problème
du producteur peut être présenté sous trois angles :
- La maximisation de la production pour un budget donné
- La minimisation du coût total pour un niveau de production donné
- La maximisation du profit
a) La maximisation de la production pour un budget donné
• Solution graphique
Les droites d’isocoûts se déplacent selon le niveau de coût total. Les droits à
coûts bas étant le plus proche de l’origine.
Solution : Représentons dans le même graphique l’isoquant de la firme et
l’isocoût. On fixe la droit d’isocoût et o, fait déplacer les droites d’isoquants
jusqu’à obtenir le point de tangence entre l’isoquant et l’isocoût. Ce point de
tangence constitue l’optimum du producteur.

b) Minimisation du coût total pour un niveau de production donné


• Pour un niveau de produit donné, l’isoquant est fixe. Les droites d’isocoût se
déplacent selon le niveau de coût total. Les droites à coûts bas étant le plus
proche de l’origine. Le niveau de la production Y est donné par l’isoquant Y0.
• Le point de tangence entre l’isoquant et la droite d’isocoût donne le point de
combinaison optimale A (K*, L*).
• En ce point, le coût total est C* = rK* + wL* qui représente la dépense
minimale de l’entreprise pour produire le niveau Y0.

Au point A, la droite d’isocoût est tangente à l’isoquant. En ce point, les pentes


des deux coûts sont donc égales. On savait que la pente de l’isocoût est le
rapport des prix des facteurs (w/r). On sait également que la pente de l’isoquant
est le rapport des produits marginaux (PmL/PmK) qui est aussi égale au TMST.

TMSTLK = PmL/ PmK = w/r et TMSTKL = PmK/PmL = r/w


METHODE MATHEMATIQUE
a) Maximisation de la production pour un budget donné :
* Programme primal

max Q (K,L)

S/C. C = rK + wL + P

L = Q (K,L) – ß(rK + wL – C)
CPO
∂L/ K = 0
• Programme dual

min C = rK + wL

S/C = Q (K,L) = Q0
L = rK + wL + ß (Q0-Q(K,L))
c) La maximisation du profit
• Exercice d’application
Module 2. L’EQUILIBRE SUR UN MARCHE CONCURRENTIEL
6.1 LES CONDITIONS D’UN MARCHE CONCURRENTIEL
6.1.1 Les conditions d’un marché en concurrence parfaite
Le modèle de concurrence pure constitue le point de référence pour l’analyse des
marchés. Il repose sur les hypothèses fondamentales suivantes :
1. L’atomicité des acteurs
2. L’homogénéité des produits
3. La libre entrée et sortie sur le marché
4. Information parfaite

1. L’atomicité des acteurs


- Chacune des entreprises fait face à un grand nombre de concurrents directs
pour ses produits.
- Chaque entreprise ne vend qu’une petite proportion de la quantité totale
offerte sur le marché de sorte que ses décisions n‘ont aucun impact sur le prix
du marché
- Les entreprises considèrent le prix du marché comme donné
- Elles sont preneurs de prix (price takers)
- Systématiquement, chaque consommateur n’achète qu’une petite portion de
la quantité totale offerte sur le marché de sorte que ses décisions n’ont aucun
impact sur le prix du marché
- Ils sont, eux aussi, preneurs de prix.

2. L’homogénéité des produits


- Les produits de toutes les entreprises sur un même marché sont parfaitement
substituables.
- La qualité et les caractéristiques des produits sont relativement homogènes.
- Exemple : produits agricoles, pétrole, cuivre, acier,…
- Lorsque les biens sont hétérogènes, comme les produits de marque, les
entreprises peuvent les vendre à des prix différents. Elles disposent alors d’un
pouvoir de marché qui les fait échapper à la concurrente pure.

3. La libre entrée et sortie sur le marché


- Il n’y a pas de coût particulier à l’entrée sur le marché pour une nouvelle
entreprise ou à sa sortie si elle ne peut pas faire de profit.
- Les consommateurs peuvent facilement se fournir auprès d’une autre
entreprise si nécessaire.
- Les entreprises peuvent librement entrer sur un marché ou sortir d’un marché
concurrentiel.
Contestabilité
• La contestabilité suppose l’existence de concurrence au sein des acteurs qui
opèrent déjà sur le marché et entre ces acteurs et les entrants potentiels. Un
marché contestable exige l’absence de barrière à l’entrée et à la sortie.

• Toute firme en opération peut décider de fermer sans perdre son capital
investi (on suppose donc que les coûts sont récupérables). Et toute nouvelle
firme peut s’établir sans coût supplémentaire en comparaison aux firmes
existantes.
4. Information parfaite
On suppose que les firmes et les consommateurs disposent d’une information
totale pour leur prise de décision.
6.2 LA DETERMINATION DU NIVEAU D’OUTPUT DE LA FIRME

• Le chapitre précédent a développé les conditions de choix du niveau des


facteurs par la firme. La firme choisit les combinaisons de facteurs qui
minimisent sont coût de production pour un niveau donné de produit. Ce
processus aboutit à la fonction de coût de la firme. C (y)
• L’hypothèse de maximisation de produit déterminera la quantité de produit
que la firme désirera offrir sur le marché.

Les entreprise maximisent-elles leur profit ?


- Les dirigeants d’entreprises peuvent avoir d’autres objectifs :
• Maximisation des recettes (chiffre d’affaires)
• Augmentation de la croissance des recettes
• Maximisation des dividendes (pour les actionnaires)
• Maximisation du profit de court terme (pour obtenir un bonus ou une promotion) aux
dépens des profits de long terme.
• Limitations de ces objectifs :
- Dans le long terme, les actionnaires pourraient remplacer le conseil
d’administration
- Sans maximiser les profit à long terme, les entreprises ont peu de chance de
survie dans des secteurs concurrentiels.

• Les dirigeants/gestionnaires sont limités dans les choix autres que la


maximisation du profit à long terme.

6.2.1 La maximisation du profit et la décision du niveau d’output


• On suppose une firme en situation de concurrence parfaite. Soit p le prix du
produit auquel la firme fait face. Pour un niveau donné y d’output, la recette
totale de la firme est R(y) = PY
• Le profit est défini comme :
𝜋 =𝑅 𝑦 −𝐶 𝑦
= 𝑝𝑦 − 𝐶(𝑦)
• L’optimum du producteur
• En rappel, le producteur a pour objectif de maximiser son profit. Son optimum
sera atteint lorsqu’il aura réaliser un profit maximum.

a) Analyse de l’optimum du producteur à court terme.

𝑀𝑎𝑥 𝜋 = 𝑀𝑎𝑥 𝑅𝑇 − 𝐶𝑇
• Condition de maximisation
• Condition du premier ordre
𝜕𝜋
=𝑂
𝜕𝑦
• Condition du second ordre
𝜕2𝜋
2
<0
𝜕 𝑦

𝜕𝜋
= 0 → 𝑅𝑚−𝐶𝑚 = 0 → 𝑅𝑚 = 𝐶𝑚
𝜕𝑦
𝜕2 𝜋 𝜕𝑅𝑚 𝜕𝐶𝑚 𝜕𝐶𝑚
< 0 → − < 0 → > 0
𝜕2 𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦 𝜕𝑦

• Sur un marché de concurrence pure et parfaits les conditions pour un profit


maximum sont :
𝑃 = 𝐶𝑀
𝜕𝐶𝑚
> 0
𝜕𝑦
• L’entreprise sélectionne le niveau de production pour maximiser la différence
entre revenu et coût.
• On peut représenter le revenu, le coût et le profit sur un graphique
• La pente de la courbe de revenu est le revenu marginale = variation de la
recette totale due à une unité supplémentaire de production
• La pente de la courbe de coût est le coût marginale ) = variation du coût total
due à une unité supplémentaire de production.
GRAPHIQUE
•H
La demande perçue par une entreprise concurrentielle

• L’entreprise concurrentielle est un price taker.


• La courbe de demande à laquelle fait face chaque entreprise concurrentielle
est une droite horizontale, car :
- Les ventes d’une entreprise n’ont pas d’effet sur le prix du marché.
• La courbe de demande du marché a une pente négative, car :
- Elle décrit les quantités de biens que tous les consommateurs veulent acheter
à différents prix.
• COURBES
• L’entreprise concurrentielle vend chaque unité au prix du marché Pe, quel que
soit son niveau de production.
• 𝑅𝑚 = 𝑃 pour une courbe de demande horizontale. Une entreprise
parfaitement concurrentielle doit choisir son niveau de production de façon
que
𝐶𝑚 = 𝑅𝑚 = 𝑃 = 𝑅𝑀

b) Analyse de l’optimum du producteur à long terme


Il possède toutes les caractéristiques de l’optimum de court terme sauf le fait
qu’à long terme l’équilibre est assuré et il n’y a ni entré ni sorti.

𝑃 = 𝐶𝑚
→ 𝐶𝑚 = 𝐶𝑀
𝑃 = 𝐶𝑀
• Le profit est maximum quand la distance (positive) entre la recette totale et le
coût total est à son maximum. Cette distance maximum est obtenue au point
où la tangente à la fonction de coût est parallèle à la droite de recette totale.
• Mais la tangente à la courbe de coût représente la pente de cette courbe qui
n’est autre que le coût marginal.
• Quant à la pente de la droite de recette totale, c’est le prix p. Au niveau
d’output y* où le profit est maximum, on a donc la relation : 𝑪𝒎 𝒀

𝐶𝑚 𝑌 ∗ = 𝑃
• La condition 𝐶𝑚 = 𝑃 est indépendante de l’existence des coûts fixes et
s’applique aussi bien dans le court terme que dans le long terme.
• Dans le court terme, les coûts fixes jouent un rôle important et pour savoir s’il
vaut mieux ne rien produire ou produire selon la règle
• 𝐶𝑚 = 𝑃, il faut prendre en compte la présence de coûts fixes.
6.2.2 Décision de court terme

• Si la firme décide de ne rien produire à court terme, ses pertes se réduisent à


ses coûts fixes, CF
• Partons de l’équation du profit et exprimons le coût C(y) dans ses
composantes variables :
𝜋 = 𝑝𝑦 − 𝐶 𝑦
= 𝑝𝑦 − 𝐶𝑉 𝑦 − 𝐶𝐹 = 𝑦 𝑝 − 𝐶𝑉𝑀 𝑦 − 𝐶𝐹
• Si dans le court terme, le coût variable moyen est supérieur au prix de
marché p, les pertes de la firme en produisant y unités dépassent ses pertes
en fermant ses portes (y=0). A court terme, la firme a intérêt à arrêter sa
production si le coût variable moyen dépasse le prix du marché.
• Par contre, si le coût variable moyen est inférieur au prix, la firme réduit ses
pertes de la quantité y (p-CVM) en produisant Y unités
• Et si cette quantité est suffisamment élevée, elle peut excéder le coût fixe CF
et générer des profits positifs. On a donc la règle suivante :

• A court terme, la firme atteint sa décision de produire ou de ne pas produire


en comparant le prix de marché P à son coût variable moyen (CVM).

- Si 𝑃 < 𝐶𝑉𝑀, la firme produit 0 unités


- Si 𝑃 > 𝐶𝑉𝑀, la firme produit y* unités, la quantité y*étant obtenue à partir
de la condition 𝐶𝑚 = 𝑃

6.2.3 Décision de long terme


• A long terme, les coûts fixes sont nuls et le coût de la firme est entièrement
variable. L’option de ne rien produire implique tout simplement un profit nul
• La décision de la firme de produire ou de ne pas produire à long terme
s’obtient encore à partir de l’équation du profit :
𝜋 = 𝑃𝑦 − 𝐶 𝑦 = 𝑌 𝑃 − 𝐶𝑀(𝑦)
• La décision découle de cette décomposition du profit de long terme :
- A long terme, tant que le prix du marché p est inférieur au coût moyen
(CM(y), la firme ne produit rien et réalise un profit nul.
- Si le prix du marché p excède le coût moyen, la firme produit la quantité y*
déterminée à partir de l’égalité 𝐶𝑚 = 𝑃.
6.3 LA FONCTION D’OFFRE DE LA FIRME ET DE MARCHE

• La fonction d’offre de la firme est déterminée à partir du problème de la


maximisation du profit présenté dans la section précédente.
• La fonction d’offre de la firme s’obtient en considérant la variation du niveau
d’output y choisi lorsque le prix p du produit varie
• GRAPHIQUE
• Le minimum du coût variable moyen est le seuil de fermeture de la firme :
pour tout prix inférieur au minimum du coût variable, la firme a intérêt à ne
rien produire.
• Le seuil de fermeture est le prix en dessous duquel, il vaut mieux fermer
l’entreprise.
• En formalisant, la fonction d’offre 𝑆𝑡 s’obtient en écrivant les conditions
d’obtention du profit maximum 𝑃 = 𝐶𝑚
𝑆𝑖 = 𝑆𝑖 𝑃 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑃 ≫ min 𝐶𝑉𝑀
𝑆𝑖 = 0 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑃 < min 𝐶𝑉𝑀
• GRAPHIQUE
• Seuil de rentabilité de fermeture SF de long terme est égale au minimum du
coût moyen
• SFlt = min CM
• A long terme, le seuil de fermeture SF = SR
• On comprend alors que la condition p = Cm est une condition pour avoir un
optimum mais elle n’est pas suffisante.
• En effet, si le prix proposé par le marché inférieur au seuil de fermeture de
l’entreprise ne produit même pas et on ne peut donc pas parler d’optimum.

6.4 LE SURPLUS DU PRODUCTEUR


• L’économie du bien être (‘’welfare economics’’) permet d’évaluer si
l’allocation des ressources assurée par le marché est souhaitable.
• En particulier, l’économie du bien être mesure les bénéfices que les
consommateurs et les producteurs tirent de leur participation au marché et
établit si le mécanisme de marché permet de maximiser ces bénéfices.
• Le surplus du producteur mesure le bénéfice que le producteur retire de sa
participation au marché.
• Il est donné par le revenu qu’il reçoit pour ce qu’il vend moins le coût de
production (=prix de réserve) qu’il a dû subir pour réduire les biens.

• C’est la recette totale diminuée des coûts de production. Le surplus du


producteur est représenté par la surface entre la courbe d’offre du
producteur et le prix du marché.

Variation du surplus
La variation du surplus du producteur résulte de la variation du prix.
Le changement dans le surplus producteur suite à un changement de prix est
donné par la surface en dessous de la courbe d’offre entre les deux prix.
6.5 L’EQUILIBRE SUR UN MARCHE CONCURRENTIEL

• Conditions de l’équilibre concurrentiel de long terme


• La force motrice dans un marché concurrentiel est le profit économique. Le
profit est un indicateur de performance pour les entreprises en activité et
constitue l’appât principal pour les firmes potentielles.
• L’équilibre de marché de concurrence parfaite, ou équilibre concurrentiel de
long terme exige trois conditions :

1. Toutes les firmes maximisent le profit, se situant sur les leurs courbes
d’offre de court terme.
2. La demande est égale à l’offre, la courbe de demande croise la courbe
d’offre agrégée de court terme
3. Toutes les firmes ont un profit économique nul

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