Cours BM
Cours BM
Cours de
Biologie Moléculaire
S4
PLAN
• Chapitre 4 : Traduction
2
Chapitre 1 : Introduction, Structure et Organisation du
génome procaryote et eucaryote
1 Introduction
La biologie moléculaire est une discipline fondamentale des sciences de la vie qui étudie les
processus biologiques à l'échelle des molécules. Elle se concentre principalement sur l'ADN
(acide désoxyribonucléique), l'ARN (acide ribonucléique) et les protéines, en mettant l'accent
sur la manière dont l'information génétique est stockée, transmise, exprimée et régulée au sein
des cellules.
Cette discipline est à la base de nombreuses avancées scientifiques et médicales telles que :
Ainsi, la biologie moléculaire constitue une base essentielle pour comprendre la cellule au
niveau moléculaire et explorer les applications dans la recherche biomédicale, l’agriculture et
la biotechnologie. Elle s'intéresse particulièrement à l'ADN, l'ARN et aux protéines, ainsi qu'à
leurs interactions dans les cellules vivantes. Cette discipline permet de comprendre les
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mécanismes cellulaires complexes, de découvrir l'origine de certaines maladies génétiques, et
de développer des outils biotechnologiques modernes (PCR, séquençage, clonage...).
Tableau : Comparaison des caractéristiques du génome chez les procaryotes et les eucaryotes
Présence
Généralement absents Présents dans la plupart des gènes
d’introns
Les procaryotes (comme les bactéries) possèdent une organisation génétique simple mais
efficace. Leur génome est généralement compact, avec peu de séquences non codantes. Les
gènes sont organisés souvent en opérons, c'est-à-dire en groupes de gènes régulés ensemble et
transcrits sous forme d’un seul ARNm polycistronique. Cela permet une réponse rapide aux
changements environnementaux.
En revanche, les eucaryotes disposent d’un génome beaucoup plus vaste et structuré. La
transcription et la traduction sont séparées dans l’espace : l’ADN est transcrit dans le noyau,
puis l’ARNm est exporté vers le cytoplasme pour être traduit. Cette compartimentation permet
un contrôle plus fin de l’expression des gènes. Les gènes eucaryotes contiennent des introns
(séquences non codantes) qui sont retirés lors de la maturation des ARN. Cette organisation
permet également des phénomènes comme l’épissage alternatif, qui augmente la diversité des
protéines produites à partir d’un même gène.
Enfin, les génomes eucaryotes contiennent de nombreuses séquences répétées, des régions
régulatrices complexes et sont soumis à des mécanismes épigénétiques de régulation, comme
la méthylation de l’ADN ou les modifications des histones.
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3 Organisation du génome eucaryote
Chez les eucaryotes, l'information génétique est stockée sous forme de chromosomes linéaires
localisés dans le noyau cellulaire. Ces chromosomes sont composés d'ADN enroulé autour de
protéines histones, formant un complexe appelé chromatine.
Structure génétique
Des gènes composés d'exons (séquences codantes) et d'introns (non codantes), ces
derniers étant éliminés lors de la maturation de l'ARN.
Des séquences régulatrices permettant de moduler l'expression des gènes :
o Promoteurs : sites de départ de la transcription.
o Enhancers (amplificateurs) : augmentent l'expression d'un gène.
o Silencers : répriment l'expression génique.
Des séquences répétitives comme :
o ADN satellite : présent dans les centromères, joue un rôle structural.
o Minisatellites et microsatellites : utilisés en empreinte génétique (profil ADN,
tests de paternité).
o Transposons : séquences mobiles dans le génome influençant l'évolution
(mutation) et parfois la régulation des gènes.
Télomères
Les chromosomes eucaryotes possèdent des télomères, qui sont des répétitions d'unités courtes
d'ADN non codant (à base de 5' — T T A G G G — 3' chez l'humain). Ils protègent les
extrémités chromosomiques contre la dégradation ou la fusion avec d'autres chromosomes.
Leur raccourcissement progressif au fil des divisions cellulaires est associé au vieillissement
cellulaire.
Organisation fonctionnelle
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Ainsi, l'organisation du génome eucaryote reflète la complexité des fonctions cellulaires et la
nécessité d'une régulation fine de l'expression génétique.
Le génome mitochondrial est un petit génome circulaire présent à l'intérieur des mitochondries,
organites responsables de la production d'énergie dans la cellule (via la respiration cellulaire).
Il est spécifique aux cellules eucaryotes.
Caractéristiques principales :
Fonctionnement :
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Figure : Organisation du génome mitochondrial
Le génome des procaryotes (bactéries et archées) présente une organisation simple mais
hautement efficace, adaptée à leur mode de vie rapide et énergétiquement optimisé. Voici ses
principales caractéristiques :
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ADN circulaire : Un seul chromosome circulaire constitue la majeure partie du
génome, localisé dans une région du cytoplasme appelée nucléoïde.
Absence de noyau : Contrairement aux eucaryotes, il n'existe pas de membrane
nucléaire.
Compact : absence d’histones classiques (présence de protéines analogues chez
certaines archées), ce qui permet une transcription directe et efficace.
Organisation en opérons : Plusieurs gènes codant pour des protéines aux fonctions
liées peuvent être transcrits ensemble en un seul ARN messager (ARNm
polycistronique).
Plasmides : Petites molécules d'ADN circulaire supplémentaires, indépendantes du
chromosome principal. Ils peuvent contenir des gènes de résistance aux antibiotiques
ou de virulence, et sont transmis entre bactéries par conjugaison.
Réplication rapide : Le génome peut se répliquer rapidement, permettant des temps de
division très courts (parfois moins de 20 minutes).
L’efficacité de cette organisation permet aux bactéries de réagir très rapidement à des stimuli
environnementaux en modifiant l’expression de leurs gènes grâce à des systèmes de régulation
simples mais précis, comme l’opéron lactose (lac).
6 Applications
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Les connaissances en biologie moléculaire ont des retombées dans de nombreux domaines
scientifiques et industriels. Voici quelques exemples concrets :
1. Génomique
2. Médecine moléculaire
4. Biotechnologies et agriculture
5. Environnement et industrie
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Chapitre 2 : Réplication de l'ADN
1. Définition et objectifs
La réplication de l'ADN est le processus biologique au cours duquel une cellule copie
fidèlement son ADN avant de se diviser. Cette copie est essentielle pour transmettre le matériel
génétique à chaque cellule fille, garantissant ainsi la conservation de l'information génétique
d'une génération cellulaire à une autre.
2 Caractéristiques générales
La réplication de l'ADN est dite asymétrique car les deux brins d’ADN ne sont pas copiés de
la même manière.
L’ADN est une double hélice formée de deux brins complémentaires, orientés dans des
directions opposées : l’un va de 5’ vers 3’, l’autre de 3’ vers 5’. Or, l’enzyme ADN polymérase
ne peut synthétiser un nouveau brin que dans une seule direction : du 5’ vers le 3’.
Du coup :
Le brin directeur (leading strand) est synthétisé en continu, car il est orienté dans le
bon sens pour la polymérase.
Le brin retardé (lagging strand), lui, est orienté dans le sens opposé. Il est donc copié
par petits morceaux, appelés fragments d’Okazaki. Chaque fragment commence par
une amorce d’ARN synthétisé par primase, et ils sont ensuite reliés entre eux par une
enzyme appelée ligase.
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Figure : le mécanisme moléculaire de la réplication de l’ADN
Hélicase : sépare les deux brins d'ADN en rompant les liaisons hydrogène entre les
bases azotées.
Primase : synthétise des amorces courtes d'ARN permettant à l'ADN polymérase de
commencer la synthèse des fragments d’Okazaki.
ADN polymérase : enzyme clé qui ajoute des nucléotides au brin naissant en utilisant
le brin matrice comme modèle, uniquement dans le sens 5'→3'.
Ligase : relie les fragments d'Okazaki sur le brin retardé, formant un brin continu.
Protéines SSB (Single-Strand Binding proteins) : se fixent sur les brins déroulés pour
les stabiliser et empêcher leur réassociation.
Topoisomérase : prévient la formation de surenroulements et de tensions en amont de
la fourche de réplication en coupant temporairement l'ADN.
4 Origine de réplication
Chez les procaryotes : une seule origine de réplication (ex. OriC chez E. coli), ce qui
suffit en raison de la petite taille du génome.
Chez les eucaryotes : plusieurs origines de réplication par chromosome pour répliquer
rapidement des génomes beaucoup plus grands. Ces origines sont activées de façon
coordonnée.
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5 Synthèse du brin directeur et du brin retardé La réplication de l'ADN ne peut se faire
que dans le sens 5'→3'.
Brin directeur : synthèse continue car l'ADN polymérase peut suivre la progression de
la fourche de réplication.
Brin retardé : synthèse discontinue car l'ADN polymérase travaille dans le sens opposé
à l'ouverture de la fourche. Il est formé de fragments d'Okazaki, chacun commençant
par une amorce d'ARN, qui seront ensuite reliés par la ligase.
L'ADN polymérase possède une activité exonucléase 3'→5' qui lui permet de vérifier et corriger
les erreurs de couplage de bases au fur et à mesure de la synthèse ("proofreading").
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7 Cas spéciaux
Télomères : les extrémités des chromosomes linéaires des cellules eucaryotes posent un
problème lors de la réplication. En effet, l’ADN polymérase ne peut pas complètement répliquer
l’extrémité 3’ du brin retardé. Cela entraîne un raccourcissement progressif des chromosomes
à chaque division cellulaire. Pour compenser cette perte, une enzyme appelée télomérase ajoute
des séquences répétées (TTAGGG chez l’humain) aux extrémités des chromosomes. Ce
mécanisme est actif dans les cellules germinales, les cellules souches et les cellules cancéreuses,
mais inactif dans la majorité des cellules somatiques.
Réplication des plasmides : chez les bactéries, les plasmides sont des petites molécules d’ADN
circulaires qui se répliquent de manière autonome, indépendamment du chromosome principal.
Cette réplication permet une transmission rapide des gènes, notamment ceux codant pour la
résistance aux antibiotiques. Les plasmides sont largement utilisés en biotechnologie comme
vecteurs d’ADN.
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Figure : Structure fonctionnelle du plasmide : un vecteur recombinant pour l'expression
génique et la sélection bactérienne
8 Applications
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Chapitre 3 : Transcription et Maturation des ARN
(Expression des gènes procaryotes et eucaryotes)
1 Définition de la Transcription
Exemple : Lorsqu’un gène codant pour une enzyme digestive est activé, son information est
transcrite en ARNm, qui sera ensuite traduit en enzyme.
2 Étapes de la Transcription
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L’initiation de la transcription commence au niveau du promoteur, souvent caractérisé par
la boîte TATA située environ à -30 nucléotides du site +1.
Le facteur TFIID, contenant la protéine TBP, se fixe sur cette séquence et provoque une
courbure de l’ADN, facilitant l’assemblage du complexe de transcription.
Ensuite, les facteurs TFIIA et TFIIB se fixent pour stabiliser le complexe et positionner
correctement l’ARN polymérase II.
L’ARN polymérase II, associée à TFIIF, est recrutée et correctement alignée sur le
promoteur.
Enfin, TFIIE et TFIIH complètent le complexe. TFIIH ouvre l’ADN (activité hélicase) et
phosphoryle l’ARN polymérase II (activité kinase), permettant le démarrage de la
transcription. Une fois le complexe de pré-initiation formé, la transcription débute au site
+1 avec la synthèse d’un pré-ARNm.
L’ARN polymérase bactérienne est composée d’un cœur enzymatique (sous-unités α₂ββ')
et d’un facteur sigma (σ).
Les premières synthèses peuvent être abortives, produisant de courts transcrits, jusqu’à ce
que l’ARN polymérase dépasse une certaine longueur (~10 nucléotides).
Une fois l’ARN polymérase engagée dans la transcription, le facteur σ est libéré.
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Principe général de l’élongation
Lors de l’élongation :
Ainsi, le nucléotide nouvellement incorporé est toujours ajouté à l’extrémité 3' du brin
d’ARN en croissance.
Orientation : 3’ → 5’
Il est lu par l’ARN polymérase lors de la transcription.
La séquence d’ARN synthétisée est complémentaire à ce brin.
Brin codant
Appariement complémentaire
Pendant l’élongation :
Chez les eucaryotes, l’ARNm nouvellement synthétisé subira ensuite plusieurs modifications
post-transcriptionnelles, notamment la coiffe 5’, l’épissage et la polyadénylation.
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Figure : Élongation de la transcription chez les eucaryotes
Une fois l'initiation terminée, le facteur sigma (σ), qui a aidé l'ARN polymérase à reconnaître
le promoteur, est libéré. Cette dissociation permet à l'ARN polymérase de poursuivre la
transcription de manière processive.
Synthèse de l'ARN
Direction de lecture de l'ADN : L'ARN polymérase lit le brin d'ADN matrice dans le sens 3'
vers 5'.
Direction de synthèse de l'ARN : L'ARN est synthétisé dans le sens 5' vers 3', par addition
de ribonucléotides complémentaires :
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Guanine (G) de l'ADN → Cytosine (C) dans l'ARN
L'ARN polymérase provoque l'ouverture locale de la double hélice d'ADN, formant une
"bulle de transcription" d'environ 14 paires de bases. À l'intérieur de cette bulle, l'ARN en
cours de synthèse est apparié à l'ADN matrice sur une courte région, formant un hybride
ARN-ADN.
L'ARN polymérase procaryote est hautement processive, ce qui signifie qu'elle peut
synthétiser de longs segments d'ARN sans se détacher de l'ADN matrice.
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Pendant l’élongation :
Signal de polyadénylation
La séquence signal de polyadénylation est une séquence spécifique présente dans l’ARN
nouvellement transcrit.
Caractéristiques principales :
Ces protéines recrutent d’autres facteurs impliqués dans le clivage et la maturation de l’ARN.
Il est important de noter que certains de ces facteurs sont associés au domaine CTD de l’ARN
polymérase II, ce qui permet une coordination entre transcription et maturation de l’ARN.
Clivage de l’ARN
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Cette coupure libère la partie pré-ARNm destinée à devenir un ARNm mature.
Après le clivage :
Une enzyme appelée poly(A) polymérase ajoute une queue poly-A à l’extrémité 3’ de
l’ARN.
Stabilisation de l’ARNm,
Protection contre la dégradation,
Facilitation de la traduction.
Terminaison de la transcription
Après le clivage :
Produit final
À l’issue de ce processus, le transcrit obtenu est un ARN pré-messager, qui subira plusieurs
modifications post-transcriptionnelles :
Ces modifications permettent la formation d’un ARNm mature, prêt à être exporté vers le
cytoplasme pour être traduit en protéine.
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Figure : Terminaison de la transcription chez les eucaryotes
Pendant l’élongation :
Une autre séquence importante est le site Rut (Rho utilization site), qui sert de point de
fixation au facteur Rho.
Riche en cytosines ;
Pauvre en structures secondaires ;
Facilement accessible au facteur Rho.
Le facteur Rho (ρ) est une protéine hexamérique possédant une activité ATPase et hélicase.
Pendant ce temps :
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L’ARN polymérase ralentit ou s’arrête temporairement, souvent à cause de la
formation d’une structure secondaire de l’ARN. Cela permet à Rho de rattraper
l’ARN polymérase.
Terminaison de la transcription
Conséquences :
Résultat final
Chez les procaryotes, l’ARNm obtenu peut être immédiatement traduit en protéine, car la
transcription et la traduction peuvent se dérouler simultanément dans le cytoplasme.
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Figure : processus de transcription chez les eucaryotes
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Tableau : Comparaison de la transcription chez les procaryotes et les eucaryotes
Chez les eucaryotes, le produit direct de la transcription par l’ARN polymérase II est un pré-
ARNm. Ce transcrit primaire est immature et ne peut pas être traduit directement en protéine.
Avant d’être exporté vers le cytoplasme, le pré-ARNm subit plusieurs modifications post-
transcriptionnelles essentielles, qui permettent de former un ARNm mature fonctionnel.
Cette coiffe est constituée d’une 7-méthylguanosine (m⁷G) reliée au premier nucléotide de
l’ARN par une liaison triphosphate inhabituelle (5’–5’).
Fonctions de la coiffe 5’
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Protection de l’ARNm contre la dégradation par les nucléases.
Facilitation de l’export de l’ARNm du noyau vers le cytoplasme.
Reconnaissance par les ribosomes lors de l’initiation de la traduction.
Après le clivage du pré-ARNm, une enzyme appelée poly(A) polymérase ajoute une queue
constituée d’environ 200 résidus adénine (A), appelée queue poly-A.
Le pré-ARNm contient :
L’épissage consiste à :
Épissage alternatif
Dans certains cas, l’épissage peut être alternatif, ce qui signifie que différentes combinaisons
d’exons peuvent être assemblées.
Cela permet :
Exemple
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Le gène de la tropomyosine peut produire différents ARNm selon le type de tissu :
Muscle
Cerveau
Autres tissus
Ainsi, un seul gène peut donner naissance à plusieurs isoformes protéiques, augmentant la
diversité protéique chez les eucaryotes. Après ces étapes de maturation, le pré-ARNm devient
un ARNm mature, prêt à être exporté du noyau vers le cytoplasme, où il sera traduit en
protéine par les ribosomes.
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Figure : Différence entre la transcription chez les eucaryotes et les procaryotes
Chez les eucaryotes, la transcription produit une grande diversité de molécules d’ARN.
Cependant, seule une petite fraction de ces ARN correspond aux ARN messagers (ARNm) qui
codent pour des protéines.
La majorité des ARN transcrits sont des ARN non codants (ARNnc).
Ces ARN ne sont pas traduits en protéines, mais ils jouent des rôles essentiels dans de nombreux
processus cellulaires, notamment dans la traduction, la régulation de l’expression génique et
l’organisation de la cellule.
Les ARN de transfert (ARNt) sont des molécules d’ARN impliquées dans le processus de
traduction.
Fonction
Les ARNt assurent le transport des acides aminés vers les ribosomes, où se déroule la
synthèse des protéines.
Structure
Les ARNt possèdent une structure secondaire caractéristique en forme de trèfle comprenant
:
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Un anticodon, séquence de trois nucléotides capable de reconnaître un codon
complémentaire sur l’ARNm.
Les ARN ribosomiques (ARNr) sont les principaux constituants des ribosomes, les
structures responsables de la synthèse des protéines.
Caractéristiques
Les ARNr :
Fonction catalytique
Les microARN (miARN) sont de petites molécules d’ARN non codant d’environ 21 à 23
nucléotides.
Fonction
Mécanisme d’action
Les miARN :
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4.4 siARN (small interfering RNA)
Les siARN sont également de petits ARN non codants impliqués dans la régulation de
l’expression des gènes.
Caractéristiques
Fonction
Applications
Les siARN sont largement utilisés en biologie moléculaire et en recherche dans la technique
appelée :
Cette méthode permet de désactiver ou « faire taire » un gène spécifique afin d’étudier sa
fonction.
Les ARN non codants jouent un rôle central dans la cellule, notamment dans :
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Ils participent ainsi au contrôle fin du fonctionnement cellulaire et de l’expression du
génome.
ARN Transcrits
Localisation Fonctions principales
polymérase produits
ARNr 28S, 18S,
Polymérase I Nucléole Synthèse des ARN ribosomiques majeurs
5.8S
Polymérase ARNm, snARN, Transcription des gènes codant pour les
Nucléoplasme
II miARN, siARN protéines et certains petits ARN
Synthèse des ARN de transfert, de l'ARN
Polymérase ARNt, ARNr 5S,
Nucléoplasme ribosomique 5S et de certains petits ARN
III snARN U6
nucléaires
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Chapitre 4 : Traduction
1. Définition
La traduction est le processus par lequel l'information génétique contenue dans l'ARN
messager (ARNm) est convertie en une chaîne d'acides aminés, formant une protéine.
Ce processus se déroule dans le cytoplasme au niveau des ribosomes.
•ARNm :
Pas de coiffe 5’ ni queue poly-A ; il est souvent polycistronique (plusieurs protéines codées
par un même ARNm).
•Initiation :
Nécessite une séquence Shine-Dalgarno en amont du codon AUG pour le bon alignement avec
le ribosome.
IF1: Se fixe au site A du ribosome 30S et empêche les ARNt de s'y fixer prématurément.
IF3: Se fixe au 30S pour empêcher l’association prématurée avec la grande sous-unité 50S. Il
• Particularité :
Absence de compartiment nucléaire → la traduction peut commencer avant la fin de la
transcription.
• Facteurs d’élongation :
• Facteurs de terminaison :
ARNm :
ARNm mature, avec coiffe en 5’ (m⁷G) et queue poly-A en 3’, généralement
monocistronique (un seul cadre de lecture).
• Initiation :
La petite sous-unité ribosomique (40S) reconnaît la coiffe 5’, puis scanne l’ARNm jusqu’au
codon initiateur AUG.
• Facteurs d’initiation :
eIF (eukaryotic initiation factors) :
eIF1
eIF2
eIF3
eIF4 (complexe eIF4F)
Particularité :
L’ARNm subit plusieurs modifications post-transcriptionnelles avant son export vers le
cytoplasme.
• Facteurs d’élongation :
• Facteurs de terminaison :
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Le ribosome possède également trois sites fonctionnels :
Site Fonction
Site A entrée de l’ARNt chargé
Site P maintien de la chaîne polypeptidique
Site E sortie de l’ARNt vide
Acides aminés : unités de base des protéines, reliées par des liaisons peptidiques pour former
une chaîne polypeptidique.
3 Le code génétique
4.1. Initiation
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L’initiation correspond à l’assemblage du complexe de traduction, comprenant l’ARNm,
les sous-unités ribosomiques et l’ARNt initiateur.
Le ribosome complet 70S est alors formé et prêt à commencer la synthèse protéique.
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Figure : mécanisme d’initiation de la traduction chez les eucaryotes
4.2. Élongation
Site A permet l’entrée de l’ARNt chargé, Site P maintien de la chaîne polypeptidique et Site E
sortie de l’ARNt vide.
1. Un ARNt chargé d’un acide aminé est amené au site A par le facteur d’élongation
EF-Tu.
2. Si l’anticodon correspond au codon de l’ARNm, l’ARNt est accepté dans le ribosome.
3. Le ribosome catalyse la formation d’une liaison peptidique entre l’acide aminé du
site A et la chaîne polypeptidique du site P.
4. Le facteur EF-G permet la translocation du ribosome d’un codon le long de
l’ARNm.
5. L’ARNt vide quitte le ribosome par le site E.
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3. Le facteur eEF2 provoque la translocation du ribosome sur l’ARNm, ce qui
déplacent l’ARNt du site A vers le site P, et l’ARNt vide du site P vers le site E.
4. L’ARNt vide quitte le ribosome par le site E.
4.3. Terminaison
UAA
UAG
UGA
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1. Le facteur de libération eRF1 reconnaît les codons stop.
2. Le facteur eRF3 stimule l’hydrolyse de la liaison entre la chaîne polypeptidique et
l’ARNt.
3. La chaîne polypeptidique est libérée.
4. Le ribosome se dissocie en sous-unités 40S et 60S, prêtes à être réutilisées.
Résultat final :
La traduction produit une chaîne polypeptidique complète, qui subira ensuite un repliement
et des modifications post-traductionnelles pour devenir une protéine fonctionnelle.
5 Polysomes
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Chapitre 5 : Régulation de l'expression des gènes
L’expression des gènes est un processus hautement régulé permettant aux cellules d’adapter
la production des protéines en fonction de leurs besoins physiologiques et des conditions
environnementales.
Cette régulation joue un rôle fondamental dans plusieurs processus biologiques, notamment :
La différenciation cellulaire,
Le développement embryonnaire,
L’adaptation aux changements environnementaux,
La réponse immunitaire, et le maintien de l’homéostasie cellulaire.
Les exemples suivants illustrent différents mécanismes de régulation de l’expression des gènes
chez les procaryotes et les eucaryotes.
1.1 Régulation par opéron chez les procaryotes : l’opéron lactose (lac operon)
Situation :
La bactérie Escherichia coli rencontre du lactose dans son environnement.
Mécanisme :
En absence de lactose, une protéine répresseur se fixe sur la région opératrice et empêche la
transcription des gènes de l’opéron lac.
Lorsque le lactose est présent, il est converti en allolactose, qui agit comme un inducteur.
Celui-ci se lie au répresseur et modifie sa conformation, empêchant sa fixation sur l’ADN.
Résultat :
Les gènes responsables du métabolisme du lactose (lacZ, lacY, lacA) sont exprimés uniquement
lorsque le lactose est disponible.
Situation :
Lorsqu’un antigène est reconnu lors d’une infection.
Mécanisme :
Les lymphocytes B possèdent un grand nombre de gènes codant pour différente
immunoglobulines.
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Résultat:
Chaque lymphocyte B produit un anticorps spécifique dirigé contre un antigène particulier.
Situation:
Les cellules répondent à des signaux hormonaux.
Mécanisme :
Résultat
Les cellules adaptent leur activité métabolique et physiologique aux signaux hormonaux.
L’expression des gènes peut être régulée à plusieurs étapes du flux de l’information
génétique. Ces mécanismes permettent à la cellule de contrôler quand, où et en quelle
quantité une protéine est produite.
On distingue généralement quatre principaux niveaux de régulation.
Promoteur :
Région située en amont du gène, nécessaire à l’initiation de la transcription.
Exemple : boîte TATA (TATAAAA) , reconnue par les facteurs de transcription.
Enhancers (amplificateurs) :
Augmentent l’expression d’un gène, même à distance.
Exemple : enhancer du gène de la β-globine
Silencers (répresseurs) :
Diminuent ou bloquent l’expression d’un gène.
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Exemple : séquences inhibant l’expression du gène de l’insuline dans les cellules non
pancréatiques
Ce sont des protéines qui se fixent sur les séquences régulatrices (Promoteur, Enhancers et
Silencers) pour activer ou inhiber la transcription.
Exemples
L’organisation de la chromatine
Exemple
Ce sont des modifications chimiques qui influencent l’expression des gènes sans changer la
séquence d’ADN.
Types et exemples
Méthylation de l’ADN :
Ajout de groupements méthyle → répression de la transcription
Acétylation des histones :
Ajout de groupements acétyle → ouverture de la chromatine → activation de la
transcription
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• L’épissage alternatif, qui permet de produire plusieurs ARNm, et donc différentes protéines,
à partir d’un même gène, augmentant ainsi la diversité protéique.
• La stabilité de l’ARNm, qui détermine la durée pendant laquelle il peut être utilisé pour la
traduction. Cette stabilité dépend notamment de séquences spécifiques (comme la queue
poly(A) ou les régions UTR).
• L’export de l’ARNm vers le cytoplasme, étape indispensable chez les eucaryotes pour
permettre sa traduction après sa maturation dans le noyau.
• L’action de protéines régulatrices et de petits ARN non codants (miARN, siARN), qui se
fixent sur l’ARNm et entraînent soit une inhibition de la traduction, soit sa dégradation.
Elle peut être assurée par plusieurs mécanismes. Tout d’abord, certaines structures secondaires
de l’ARNm, notamment au niveau de la région 5’ non traduite (5’ UTR), peuvent empêcher la
fixation ou la progression du ribosome, inhibant ainsi la traduction.
Ensuite, des protéines régulatrices peuvent se lier à l’ARNm et bloquer ou favoriser l’initiation
de la traduction. Ces protéines agissent souvent en réponse à des signaux cellulaires ou
environnementaux.
De plus, les microARN (miARN) jouent un rôle important en se fixant sur l’ARNm cible, ce
qui peut entraîner soit une inhibition de la traduction, soit une dégradation de l’ARNm. Bien
que leur action soit classée dans la régulation post-transcriptionnelle, ils influencent directement
la traduction.
Par ailleurs, la régulation peut également concerner les facteurs d’initiation de la traduction
(eIF). Leur activation ou inhibition (par exemple via phosphorylation) contrôle l’assemblage
du ribosome sur l’ARNm.
Enfin, certains ARNm peuvent être stockés dans des structures cytoplasmiques spécifiques
(comme les granules de stress) où leur traduction est temporairement inhibée.
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également influencer la fonction ou la localisation des protéines. La dégradation des protéines,
notamment par le protéasome, qui reconnaît les protéines marquées par l’ubiquitine et les
dégrade en peptides. Ce processus permet d’éliminer les protéines inutiles, mal repliées ou
endommagées, et contribue au maintien de l’homéostasie cellulaire..
Chez les procaryotes, la régulation de l'expression génique est souvent simple, rapide et
efficace. Un bon exemple est l'opéron lactose (lac) chez Escherichia coli (E. coli), qui permet
à la bactérie d'adapter son métabolisme selon la disponibilité du lactose.
En absence de lactose :
o Le répresseur LacI est actif et se lie à l'opérateur.
o Cela empêche l’ARN polymérase de transcrire les gènes → les enzymes ne sont
pas produites.
En présence de lactose :
o Le lactose est transformé en allolactose, qui agit comme inducteur.
o L’allolactose se lie au répresseur LacI → changement de conformation → il ne
peut plus se fixer à l’opérateur.
o L’ARN polymérase peut alors transcrire les gènes → production des enzymes
nécessaires à la digestion du lactose.
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Ce système permet donc à la bactérie d’économiser de l’énergie en produisant les enzymes
seulement si le lactose est présent.
Influence du glucose
En absence de glucose :
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Chez les eucaryotes, la régulation de l'expression des gènes est particulièrement sophistiquée
et se produit à plusieurs niveaux. Elle permet une grande diversité cellulaire et une réponse
fine aux signaux de l'environnement.
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Figure : Régulation et complexe de transcription chez les eucaryotes
Figure : mécanisme de signalisation cellulaire via la voie mitogène induite par le facteur
de croissance EGF (Epidermal Growth Factor).
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Complémentarité
Type de petit ARN Origine Résultat final
avec ARNm
5. Épigénétique
L’épigénétique est l’étude des modifications héréditaires de l’expression des gènes sans
altération de la séquence d’ADN. Elle joue un rôle central dans la régulation de l’activité
génétique et dans le maintien de l’identité cellulaire. Ainsi, les cellules d’un même organisme,
possédant un génome identique, peuvent exprimer des gènes différents grâce aux mécanismes
épigénétiques.
Mécanismes principaux :
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1. Méthylation de l’ADN : Ajout d’un groupement méthyle (CH₃) sur les cytosines,
principalement dans les régions riches en CpG. Cette modification est généralement associée à
une répression de l’expression génique.
2. Modifications des histones : Les queues des histones peuvent subir diverses modifications
(acétylation, méthylation, phosphorylation, etc.) qui influencent la structure de la chromatine et
donc l’accessibilité de l’ADN aux facteurs de transcription.
3. ARN non codants : Certains ARN, notamment les miARN et siARN, participent à la
régulation de l’expression des gènes en modulant la stabilité des ARNm ou en inhibant leur
traduction.
• Cancers :
Dérégulation de l’expression des gènes, caractérisée par une activation d’oncogènes et une
inhibition des gènes suppresseurs de tumeurs (souvent par hyperméthylation).
• Maladies neurodégénératives :
Altérations épigénétiques impliquées dans des pathologies comme Alzheimer ou Parkinson.
• Troubles métaboliques :
Modifications de l’expression des gènes liés au métabolisme (ex. : diabète, obésité).
• Vieillissement prématuré :
Accumulation de modifications épigénétiques anormales affectant la régulation génique.
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Chapitre 6 : Mutations et réparations de l’ADN
1. Définition
Les mutations sont des altérations permanentes de la séquence de l’ADN. Elles peuvent se
produire de façon spontanée (erreurs de réplication, instabilité chimique) ou être induites par
des agents extérieurs (mutagènes). Bien que certaines mutations soient sans conséquence,
d'autres peuvent affecter gravement la cellule. Pour maintenir l'intégrité du génome, les cellules
disposent de systèmes de réparation efficaces.
2. Types de mutations
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Figure : Les trois types de mutations ponctuelles
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Figure : Principaux types de mutations chromosomiques structurales
Mutations spontanées :
o Résultent d’erreurs naturelles lors de la réplication ou de la dégradation
spontanée de bases (ex : désamination).
Mutations induites : causées par des mutagènes :
o Physiques : rayons UV (dimères de thymine), radiations ionisantes (cassures
d’ADN).
o Chimiques : agents alkylants, oxydants, analogues de bases.
o Biologiques : certains virus insèrent leur matériel génétique dans l’ADN hôte
ou perturbent sa réplication.
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Délétères : perturbent la fonction cellulaire → peuvent causer des maladies
génétiques, des cancers ou la mort cellulaire.
Mutation neutre :
o ADN : ...ATG GGA TTA...
o ARN : ...AUG GGA UUA...
o Acides aminés : Méthionine - Glycine - Leucine
o Mutation : GGA → GGG (toujours glycine) → pas de changement de protéine
Mutation bénéfique :
o ADN : ...ATG GGA TTA...
o ARN : ...AUG GGA UUA...
o Acides aminés : Méthionine - Glycine - Leucine
o Mutation : GGA → GAA (glycine → glutamate) → nouvelle fonction
avantageuse
Mutation délétère :
o ADN : ...ATG TAA GGT...
o ARN : ...AUG UAA GGU...
o UAA = codon STOP → la protéine est tronquée, non fonctionnelle
6.5 Mécanismes de réparation de l'ADN Les cellules ont développé des mécanismes
sophistiqués pour préserver la stabilité génomique
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Réparation des mésappariements (MMR) :
o Corrige les erreurs post-réplication (non corrigées par le proofreading).
o Reconnaît les mauvaises paires de bases et les remplace.
Réparation des cassures double brin :
o Recombinaison homologue (HR) : copie intacte du chromosome sœur utilisée
comme modèle.
o Recombinaison non-homologue (NHEJ) : recolle les extrémités cassées sans
modèle → plus sujette aux erreurs.
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Chapitre 7 : Initiation aux Techniques de Biologie
Moléculaire
1. Extraction d’ADN / ARN
But : Isoler le matériel génétique (ADN ou ARN) à partir de cellules ou tissus pour pouvoir
l’analyser.
Matériel utilisé :
Étapes :
Exemple :
But : Séparer les molécules d’ADN, d’ARN ou de protéines selon leur taille et charge
électrique.
Matériel :
Fonctionnement :
Les acides nucléiques sont chargés négativement → migrent vers le pôle positif.
Les petits fragments migrent plus loin que les gros.
Un marqueur de poids moléculaire permet d’estimer la taille des fragments.
Applications :
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3. PCR – Réaction en chaîne par polymérase
Composants :
Étapes :
Applications :
4. Clonage moléculaire
But : Insérer un fragment d’ADN (gène) dans un vecteur pour le multiplier ou l’exprimer.
Étapes :
Applications :
5. Séquençage d’ADN
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Méthode classique – Sanger :
Applications :
Applications :
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