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Section 2

Le document traite des impacts économiques, sociaux, institutionnels et environnementaux de la transformation numérique, notamment à travers l'automatisation, l'économie collaborative et les technologies financières. Il souligne les gains de productivité, les nouveaux modèles d'affaires, ainsi que les défis tels que l'exclusion numérique et les enjeux de cybersécurité. Enfin, il aborde les impacts environnementaux liés à la consommation énergétique des infrastructures numériques et la nécessité d'une transition écologique.

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Le document traite des impacts économiques, sociaux, institutionnels et environnementaux de la transformation numérique, notamment à travers l'automatisation, l'économie collaborative et les technologies financières. Il souligne les gains de productivité, les nouveaux modèles d'affaires, ainsi que les défis tels que l'exclusion numérique et les enjeux de cybersécurité. Enfin, il aborde les impacts environnementaux liés à la consommation énergétique des infrastructures numériques et la nécessité d'une transition écologique.

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Impacts & Enjeux

I. Impacts économiques
➢Transformation des modèles d’affaires (plateformes, économie collaborative, e-commerce).
➢Gains de productivité et réduction des coûts grâce à l’automatisation et au big data.
➢Création de nouveaux secteurs (FinTech)
➢Disparition de certains métiers traditionnels.
Principaux avantages de l’automatisation de l’analyse des données
Réduction des coûts
Réduction des coûts de main-d’œuvre :
Auparavant, les analystes de données, data scientists et professionnels IT réalisaient manuellement l’analyse et la visualisation
des données. L’automatisation de tâches répétitives diminue le nombre de ressources nécessaires au traitement. Le temps et les
ressources ainsi libérés peuvent être utilisés pour des activités à plus forte valeur ajoutée. Aujourd’hui, l’automatisation est
largement perçue comme un outil de soutien par les employés et les dirigeants.
Réduction du coût de traitement des données :
L’automatisation de la chaîne de données permet de réduire les coûts de stockage, de traitement et de maintenance. De plus, les
outils d’automatisation basés sur le cloud offrent une grande agilité, permettant aux entreprises d’élargir leurs opérations sans
augmentation proportionnelle des coûts.
I. Impacts économiques
Productivité accrue : - Traitement plus rapide des données
- Réduction des erreurs
- Décisions exploitables en temps réel
Scalabilité
Avec l’évolution des organisations, les volumes de données augmentent. Analyser manuellement un tel flux peut
devenir écrasant. L’automatisation permet de traiter des volumes croissants sans augmentation significative de taille
ou de coûts en ressources. Qu’il s’agisse d’une start-up ou d’une grande entreprise, les outils d’automatisation
s’adaptent aux besoins changeants du business.
Meilleure utilisation des ressources :
Automatiser les tâches chronophages comme le nettoyage des données ou la génération de rapports libère du temps
pour que les équipes se concentrent sur des activités à forte valeur ajoutée : initiatives stratégiques, résolution créative
de problèmes, ou projets nécessitant une expertise humaine. Cela renforce la productivité et l’efficacité globale de
l’organisation.
Les plateformes
Sont l’ensemble des systèmes automatisés qui facilitent la rencontre entre une offre et
une demande.
Généralement, une plate-forme créée fournit un lieu commun, réel ou virtuel, où les
agents peuvent interagir.
En l'absence de cette plateforme, les coûts de transaction seraient plus élevés, ce qui
pourrait empêcher certaines interactions d'avoir lieu.
L’économie du « partage » ou économie collaborative

Elle repose sur l’échange, la vente ou le don de biens/services entre particuliers.


Mutualisant les ressources de chacun, les acteurs de cette nouvelle économie deviennent à la fois
consommateurs et producteurs, utilisant dans la plupart des cas une plateforme numérique qui fait office
d’intermédiaire.

Nées il y a moins de dix ans, des sociétés comme Airbnb ou Uber pèsent désormais plus lourd en bourse que
des empires comme Hilton ou American Airlines, qui ont mis près d'un siècle à se construire
Le covoiturage (Blablacar), la livraison de repas à domicile (Deliveroo), l'hébergement gratuit des voyageurs
(Couchsurfing) ou la communauté de jardins partagés (Hyperlocavore) sont d'autres exemples d'une
mutation de notre économie vers de nouvelles formes de consommation et de commerce partagé.
Plus de trois milliards de personnes dans le monde utilisent régulièrement un service de médias sociaux.

Facebook est le plus populaire de ces services, avec environ 2,2 milliards d'utilisateurs.
Facebook a eu un impact significatif sur la façon dont les gens communiquent et organisent leur vie sociale.
L'industrie de la publicité a été radicalement transformée grâce à la façon dont les publicités sur les médias
sociaux peuvent être adaptées aux attitudes et aux préférences des utilisateurs.
En raison de l'impact mondial de l'entreprise, le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a été nommé
"personne de l'année" par Time Magazine en 2010. Cependant, Facebook n'est pas sans controverse,

6
Créé en 2008, Airbnb est devenu l'un des plus grands services d'accueil au monde. En 2017, Airbnb comptait
plus de 200 millions d'utilisateurs et proposait plus de trois millions d'hébergements dans 191 pays.
Airbnb permet aux propriétaires de louer leurs biens à des hôtes inscrits et constitue l'un des meilleurs exemples
de l'expansion de l'économie de partage.
Airbnb utilise le concept de plateformes multilatérales et la longue traîne dans ses opérations commerciales.
Les facteurs clés du succès d'Airbnb sont les suivants: l'adoption généralisée de l'accès à Internet, des réseaux
mobiles à haut débit et des smartphones.
Cependant, Airbnb a été accusé de réduire l'attractivité des quartiers dans lesquels il opère et s'est heurté à la
résistance des autorités locales à Paris et à New York, par exemple.

7
Le Bitcoin (BTC) a été créé en 2009 par Satoshi Nakamoto, une personne ou une organisation encore
inconnue. Il est devenu la crypto-monnaie la plus précieuse et la plus connue.
Le bitcoin utilise la technologie de la chaîne de blocs (blockchain) pour fournir une monnaie distribuée sans
aucune tierce partie impliquée.
Le bitcoin a le potentiel de devenir une véritable monnaie mondiale.
Toutefois, des enquêtes récentes ont révélé plusieurs faiblesses du bitcoin, notamment de longs délais de
transaction et une forte consommation d'énergie.
D'autres crypto-monnaies, telles que Litecoin (LTC), Ethereum (ETH) et Ripple (XRP), pourraient surmonter ces
défis et s'avérer être les crypto-monnaies dominantes de l'avenir, si tant est que les crypto-monnaies aient un
avenir

8
Spotify et d'autres fournisseurs de services de musique en ligne ont radicalement changé les
modèles économiques de l'industrie musicale notamment en réduisant les flux de revenus
provenant de la vente au détail de CD. Étant donné qu'une quantité croissante de musique
est échangée en ligne, le besoin de magasins physiques vendant des CD a presque disparu.
Les ventes mondiales de musique enregistrée ont diminué de 45 % entre 1999 et 2014.
L'année 2014 a également marqué la première année où la musique échangée en ligne a
égalé les ventes de formats physiques tels que les CD(Reid, 2015).
Uber et les modèles d’affaires numériques

Économie de plateforme : Uber ne possède pas de flotte de voitures, mais met en relation
conducteurs et passagers via une application mobile.
Désintermédiation : Suppression du rôle traditionnel des compagnies de taxis : relation
directe entre l’offre (chauffeurs) et la demande (clients).
Monétisation numérique :Revenus générés via des commissions sur chaque course.
Innovation organisationnelle : Recours à la gig economy (travailleurs indépendants,
flexibles, payés à la tâche).
Les technologies financières (FinTech) sont l'utilisation de technologies nouvelles et émergentes pour remplacer les services
financiers traditionnels.
Les exemples incluent les services de paiement mobile, crypto-monnaies, les méthodes de la blockchain, le crowdfunding et les
contrats intelligents.

Les services bancaires en ligne ont radicalement changé la façon dont les consommateurs approchent les banques et les autres
institutions financières.
La plupart des activités liées aux finances personnelles se déroulent désormais sur Internet, à l'aide de smartphones ou
d'ordinateurs personnels. Pour les utilisateurs actifs des services bancaires en ligne, il n'est pas nécessaire de se rendre dans une
banque physique pour payer les factures.
Les prêts peuvent être négociés avec la banque par l'intermédiaire d'Internet.
LE PHÉNOMÈNE DES RENDEMENTS CROISSANTS

Rappel : Rendements et productivité des


facteurs de production
• Rendements d’échelle : Relient la production à
une combinaison de facteurs variant
simultanément
• Rendements constants F (mK, mN)= m . F (K,
N)=> L’ouput augmente dans la même
proportion que les inputs
• Rendements décroissants F (mK, mN)< m .
F(K,N)=> L’output augmente dans une moindre
proportion que l’input => Il y a déséconomie
d’échelle
• Rendements croissants F (mK, mN)> m . F (K,
N)=> L’output augmente dans une proportion
plus grande que les inputs => Il y a économie
d’échelle.
II. Impacts sociaux

➢Nouveaux usages et modes de consommation (services en ligne, réseaux sociaux, streaming).

➢Changements dans l’éducation et la formation (e-learning) et évolution du travail (télétravail)

➢Risques d’exclusion numérique (fracture entre ceux qui maîtrisent et ceux qui n’ont pas accès).
III. Impacts institutionnels

➢Transformation de l’action publique (e-administration, open data, smart cities).


➢Nouveaux enjeux de souveraineté numérique (cloud, data centers, dépendance aux GAFAM).
➢Cybersécurité et lutte contre les cyberattaques
La cybersécurité protège personnes, systèmes et données contre les cyberattaques (malwares, phishing, IA
malveillante, etc.). Devenue un pilier de la gestion des risques en entreprise, elle attire des investissements
croissants : les dépenses mondiales devraient atteindre 377 Mds USD d’ici 2028.
Avec l’essor des menaces, le marché de l’emploi explose : aux États-Unis, les analystes en sécurité verront leurs
effectifs croître de 32 % entre 2022 et 2032.
Selon International Business Machines Corporation. (IBM )
Le coût des cyberattaques continue de croître. En 2024, le coût moyen d’une violation de données a atteint 4,88 M
USD (millions USD), contre 4,45 M en 2023 (+10 %, plus forte hausse depuis la pandémie). Les pertes d’activité
et frais post-incident ont progressé de près de 11 %. Les amendes explosent : +22,7 % pour celles >50 000 USD et
+19,5 % pour celles >100 000 USD.
Les différents types de cybersécurité

Une cybersécurité efficace repose sur plusieurs couches de protection couvrant l’ensemble de l’infrastructure
informatique d’une organisation. Parmi les types les plus importants, on retrouve :
• Sécurité basée sur l’IA (AI security)
• Sécurité des infrastructures critiques (Critical infrastructure security)
• Sécurité des réseaux (Network security)
• Sécurité des terminaux (Endpoint security)
• Sécurité des applications (Application security)
• Sécurité du cloud (Cloud security)
• Sécurité de l’information (Information security)
• Sécurité des identités (Identity security)
IV. Impacts environnementaux
➢Consommation énergétique des data centers et des réseaux.
➢Contribution à la réduction des déplacements (visioconférences, e-services).
➢Développement de solutions numériques pour la transition écologique (smart grids, optimisation énergétique).
Depuis 2010, le nombre d’internautes a doublé et le trafic mondial a été multiplié par 25. Malgré des progrès
notables en efficacité énergétique, les centres de données et réseaux consomment encore 1 à 1,5 % de l’électricité
mondiale.
Des efforts accrus en matière d’efficacité, de R&D et de décarbonation sont indispensables pour réduire la
demande et atteindre l’objectif Zéro Émission Nette d’ici 2050
Les centres de données et réseaux ont des impacts environnementaux tout au long de leur cycle de vie (extraction,
fabrication, transport, fin de vie). Au-delà de l’énergie et des émissions, ils contribuent à la consommation d’eau et
aux déchets électroniques. Les entreprises doivent réduire ces impacts en agissant sur leurs chaînes
d’approvisionnement et en adoptant des technologies sobres, surtout dans les zones sujettes à la sécheresse.
IV. Impacts environnementaux

Les entreprises TIC devraient publier des données fiables sur leur consommation d’énergie et leurs impacts
environnementaux (émissions, eau, etc.) afin d’aider chercheurs et décideurs.

Les opérateurs cloud doivent offrir des outils transparents pour mesurer et réduire les émissions liées aux services.

Les associations professionnelles devraient aussi partager leurs données et méthodes pour renforcer la crédibilité de
leurs engagements en durabilité.

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