SIHAM LAMARI
Cours d’Analyse micro-
économique II
Licence fondamentale Economie Gestion
1
Plan
Chapitre II – La théorie du comportement du
producteur
Chapitre III – Les marchés
2 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Chapitre II – La théorie du comportement du
producteur
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Introduction
Fonction de production
Fonction des coûts
Décision à court et long terme
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Introduction
Cette partie est destinée à approfondir l’analyse des déterminants de
l’offre. Pour cela, on représente les déterminants des choix de production
puis on revient sur la relation entre offre et prix de vente.
Cette analyse des décisions de production constitue le deuxième pivot de
l’analyse micro-économique.
Elle consiste à étudier certaines décisions, prises par les entreprises en
matière de choix de la technique de production et de la quantité à
produire en fonction des conditions du marché
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Q : Quels sont les objectifs de l’entreprise?
Production optimale pour un profit maximal
Minimisation des coûts pour une certaine quantité produite
Q : Contraintes auxquelles elle doit faire face?
Contraintes technologique (processus de production)
Coûts des facteurs de production
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Les objectifs de toutes les entreprises sont :
Réalisation d’une production « Output »
Production = Opération qui consiste à transformer par un processus de
production des « Inputs » en des biens ou services (output)
Inputs
Inputs Firme Output
Output
La relation entre quantité d’inputs et quantités d’output est décrite par
le moyen de la fonction de production
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Représentation des choix de production
La question à laquelle doit répondre un producteur est de savoir comment
produire, c’est à dire quelles méthodes de fabrication adopter et combien
produire.
Autrement dit, quelle quantité de salariés, de machines … doit-il utiliser
pour produire une quantité de biens qui lui permettra de maximiser son
profit. C’est ce qu’on appelle la gestion de production ou le contrôle de
gestion. Ce choix repose sur différents éléments concernant notamment les
techniques de production utilisées, les salaires versés, le coût des machines
ou le prix de vente des biens.
Dans cette option, nous supposons que les facteurs de production se
caractérise par :
La divisibilité
L’adaptabilité
La substituabilité ou la complémentarité
La variabilité ou la fixité des facteurs.
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Facteurs de production
Définition : On appelle production (ou outputs) les biens ou services que
l’entreprise crée à partir des facteurs de production.
Définition : On appelle facteurs de production (ou inputs) les biens ou
services dont l’entreprise a besoin pour pouvoir produire.
On différencie en général deux grandes catégories de facteurs de
production : le capital (qui regroupe les bâtiments, machines,
consommation intermédiaire …) et le travail (c’est-à-dire le nombre de
salariés ou d’heures de travail que l’entreprise utilise pour produire).
Le lien entre inputs et outputs est décrit par la fonction de production. Par
exemple, si une entreprise utilise une quantité K de capital et une quantité
L de travail pour produire une quantité Q de biens. Formalisation
mathématique : Q = f(K,L)
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Fonction de production
Définition : On appelle fonction de production la relation qui existe entre
la quantité de facteurs de production utilisés et le niveau de production.
Exemple:
Si on utilise plus de capital ou plus de travail et que les quantités produites varient,
on parle de production marginale. Par exemple, si le nombre hebdomadaire
d’heures travaillées dans une entreprise passe de 39 à 40 et que la production passe
de 78 000 tonnes à 80 000 tonnes, la production marginale d’une heure de travail
est de 2 000 tonnes.
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Quelques exemple de fonction de
production
Exemple :
Soit la fonction de production: Q = 6K + 2L
Il est possible d’avoir une production positive avec un des deux facteurs nuls (facteurs
de production substituables)
Soit la fonction de production: Q = 3K.L
Si on diminue un des deux facteurs, il est nécessaire d’augmenter l’autre pour avoir
une production identique.
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Représentation graphique
K
f(K,L)
L’ensemble de production désigne l’output qu’on peut techniquement
produire suite à une combinaison de quantités d’input K et L
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Court terme contre long terme
Différenciation entre le long terme et le court terme via les facteurs de
production. Il est plus facile d’ajuster les niveaux des 2 inputs à long terme
qu’à court terme.
Le court terme décrit une période où seulement 1des 2 inputs peut
varier, l’autre reste fixé. Habituellement, seul le facteur travail peut varier
à court terme.
Exemple: une nouvelle entreprise qui connait une énorme réussite.
Quels sont les choix pour le responsable?
…à court terme (dans les semaines/mois suivantes)?
Embaucher de nouveaux salariers…
…à long terme (les années suivantes)?
Agrandissement des locaux, …
Autrement dit, lorsque K est fixé, la seule manière d’augmenter la
production est d’accroître l’utilisation du facteur travail.
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La productivité des facteurs
Définition : La productivité d’un facteur de production exprime le rapport
entre la quantité de biens issus de la production et la quantité du facteur
de production en question nécessaire à cette production.
On peut préciser cette relation entre les facteurs de production utilisés et
la production à partir de la notion de productivité.
La contribution du facteur travail au processus de production peut être
appréciée en moyenne ou bien à la marge.
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Productivité moyenne
Si une entreprise produit une quantité Q de bien en utilisant un nombre
L d’heures de travail, la productivité du travail est : Pté(Travail)=Q/L
Productivité moyenne = quantité de biens produite par unité d’input de
travail. Cela représente la productivité de chaque travailleur.
Elle équivaut au volume de production par unité de travail.
De même, si une entreprise produit une quantité Q de bien en utilisant
un volume K de capital, la productivité du capital est : Pté(Capital)=Q/K
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Productivité marginale
Productivité marginale est la quantité supplémentaire produite résultant de
l’augmentation d’une unité supplémentaire d’input de travail. Cela
représente la productivité du dernier travailleur.
Définition : La production marginale est l’augmentation de la production
résultant de l’augmentation d’une unité d’un facteur de production.
Précision : La décision optimale de l’entreprise correspond au point
d’intersection des courbes de productivité moyenne et marginale car
l’intersection se fait quand la productivité moyenne est à son maximum.
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Représentation graphique PM et Pm
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Rendements factoriels marginaux
A court terme, si on combine un facteur de production variable (L) à un
facteur de production fixe (K), il existe une combinaison au-delà de
laquelle la production totale va croître mais à un rythme décroissant
incessamment l’augmentation du facteur variable de production
engendre un impact sur la production de plus en plus faible
Loi de la productivité marginale décroissante : « lorsqu’on augmente
l’utilisation d’un input (les autres inputs étant maintenus constants), il
existe un niveau d’utilisation de l’input variant à partir duquel la Pm de
cet input diminue »
∂Pm(L)/∂L≤0
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Relation entre PM et Pm
F
Propriétés Propriétés
Fonction convexeJjusqu’à L* Fonction convexe jusqu’à L*
La pente de la courbe augmente avec L La pente de la courbe augmente avec L
La PmL est croissante La PmL est croissante
I
Après L*, la fonction est concave Après L*, la fonction est concave
La pente de la courbe diminue avec L La pente de la courbe diminue avec L
La PmL est décroissante La PmL est décroissante
• Remarques • Remarques
PmL : pente de la fonction de production en un PmL : pente de la fonction de production en un point
point donné donné
PML : pente d’une droite partant de l’origine en PML : pente d’une droite partant de l’origine en passant
passant par un point donné de la fonction par un point donné de la fonction
La PML est croissante jusqu’en L’’, puis La PML est croissante jusqu’en L’’, puis décroissante
décroissante PmL > PML jusqu’en L’’, puis PML > PmL
PmL > PML jusqu’en L’’, Dpuis PML > PmL
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Relation entre PM et Pm: suite
F
PM=Pm au point ou PM atteint son
J maximum (E)
Pm = 0 quand PT atteint son Maximum
(D)
I Si Pm > PM, alors PM augmente
Si Pm < PM, alors PM diminue Si Pm = PM
(D), alors ∆PM =0
De 0 au point d’inflexion I(phase I), Pm
augmente et PT augmente de plus en
plus vite
Entre I et J (phase II), Pm diminue et la
PT augmente de moins en moins vite: Pm
est décroissante
D
La Pm peut être négative (phase III) et
la PT décroissante : phase
techniquement inefficace car on pourrait
produire plus avec moins d’input
variable
20
Rendements factoriels
La phase I correspond à des rendements croissants: le produit total augmente à
un rythme croissant en raison d’un rapport capital/ travail trop élevé.
La phase II correspond à des rendements décroissants. Il est possible
d’augmenter la production totale mais pour des quantités de plus en plus grande
d’inputs de travail.
La phase III correspond à des rendements négatifs. Le rapport capital / travail
est trop faible. Puisque le capital est fixé, le seul moyen d’augmenter la
production est de diminuer la quantité d’input de travail (il est contreproductif
d’embaucher).
Les décisions de l’entreprise sont rationnelles seulement dans la phase II.
Cela correspond à une productivité marginale du facteur travail strictement
positive (PmL>0) mais décroissante (dPmL/dL<0). Dans ce cas, le
rendement factoriel du travail est décroissant.
21 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Rendements d’échelle
La notion de ≪productivités≫ étudie la variation de l’output lorsqu’on ne fait
varier qu’un seul input (l’autre étant maintenu constant) Il s’agit donc d’une
notion de court terme
La notion de ≪rendements d’échelle≫ étudie la variation de l’output
lorsqu’on fait varier tous les inputs dans la même proportionIl s’agit donc
d’une notion de long terme
Les rendements d’échelle peuvent être croissants, constants ou
Décroissants
N.B. La comparaison de l’évolution des inputs au niveau de la production nous
permets de déterminer la nature des rendements.
22 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Rendements d’échelle: suite
Les Rendements d’échelle sont dits ‘‘croissants’’ lorsque :
f(βk,βl)>βf(k,l), β>1
Les Rendements d’échelle sont dits ‘‘constants’’ lorsque :
f(βk,βl)=βf(k,l), β>1
Les Rendements d’échelle sont dits ‘‘décroissants’’ lorsque :
f(βk,βl)<βf(k,l), β>1
23 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Rendements d’échelle: suite
Remarque importante
La nature des rendements d’échelle peut être déterminée par le degré
d’homogénéite de la fonction de production
Rappel mathématique : une fonction a deux variables est homogène
de degré k si et seulement si :
" a > 0, " x1, x2) f (ax1,ax2) = ak f (x1, x2)
Si k<1, les rendements d’échelle sont décroissants : si les inputs augmentent de ,
la production augmente de moins de a
Si K=1, les rendements d’échelle sont constants : si les inputs augmentent de , la
production augmente de a
pour a > 1 et k < 1, on a ak < a d'où f (a x1, a x2) = ak f (x1, x2) < a f (x1, x2)
pour a > 1 et k = 1, on a ak = a d'où f (a x1, a x2) = ak f (x1, x2) = a f (x1, x2)
Si K=1, les rendements d’échelle sont constants : si les inputs
augmentent de , la production augmente de plus de
pour a > 1 et k > 1, on a ak > a d'où f (a x1, a x2) = ak f (x1, x2) > a f (x1, x2)
24 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Les isoquantes
Une « isoquante » ou une courbe d’«iso-produit » désigne l’ensemble des
combinaisons de facteurs de production permettant d’obtenir le même
niveau de production.
La forme de l’isoquante traduit le caractère substituable ou
complémentaire des facteurs de production.
25 Siham Lamari : [Link]@[Link]
La forme des isoquants
Capital
par an Isoquants convexes et de pente
5 E décroissante (comme les courbes d’
indifference), ce qui implique des
rendements marginaux décroissants des
4 facteurs de production.
3
A B C
2
Q3 = 90
D Q2 = 75
1
Q1 = 55
1 2 3 4 5 Travail par an
26 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Isoquantes :cas de fonction Cobb- Douglas
Cette fonction illustre le cas où les facteurs de production sont
substituables :
Q=AKα.Lβ , A>0, α>0, β>0
La production d’une quantité Q1 peut s’effectuer en utilisant beaucoup
de travail et peu de capital ou peu de travail et beaucoup de capital.
Plus on se déplace vers le nord est du graphique plus la production est
élevée Q3>Q2>Q1.
La forme de l’isoquante traduit le caractère substituable ou
complémentaire des facteurs de production.
Le graphique ci-haut montre le cas de la substituabilité imparfaite
(imparfaitecar elle ne se fait pas au même taux)
α + β = 1 ; les rendements d’échelle sont constant
α + β > 1 ; les rendements d’échelle sont croissants
α + β < 1 ; les rendements d’échelle sont décroissants
27 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Isoquantes :cas de fonction Cobb- Douglas:
Représentation
K
5 E
3
A B C
2
Q3 = 90
D Q2 = 75
1
Q1 = 55
1 2 3 4 5 L
28 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Isoquantes :cas de fonction Leontief
Elle représente le cas de la complémentarité des facteurs de
production, les inputs sont combinés à des proportions fixes.
Q= min (αK, βL)
La complémentarité se traduit par une courbe en « L », et seul un
point A correspond à une production efficace.
Les situations optimales se situent sur la droite partant de l’origine
et passant par le point d’angle de chaque isoquante.
Les autres point constituent des situations de gaspillage dans la mesure où nous
augmentant un des facteurs de production sans pour autant une augmentation de
la production.
29 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Isoquantes :cas de fonction
Leontief: Représentation
30 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Isoquantes :cas de fonction à facteur de production
parfaitement substituable
Le TMST est constant en tout point de
Capital l’isoquant
A
Q1 Q2 Q3
Travail
31
Le taux marginal de substitution technique
Le TMST du facteur K au facteur L est égal à la quantité
additionnelle de facteur L nécessaire pour compenser la perte d’une
unité de facteur K, afin de maintenir le niveau de production.
∆K
L
∆L
32 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le taux marginal de substitution technique:suite
TMST= - dK/dL (le signe négatif est une convention compte tenue de la
décroissance de l’isoquante, cela permet d’avoir un signe positif pour le
TMST)
Lorsqu’on considère des variations infiniment petites, la corde se déplace
progressivement jusqu’à sa valeur limite : il s’agit de la tangente.
Lorsque les facteurs varient, l’impact sur la production est donné par la
différentielle totale de la fonction de production :
dQ = ∂f/∂[Link]+∂f/∂[Link]
=Pm(K).dK+Pm(L).dL
Si on reste sur la même isoquantedQ=0
Pm(K).dK+Pm(L).dL=0
- dk/dL = Pm(L)/Pm(K)
33 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Production avec deux facteurs variables
TMST et productivité marginale
Changement de production suite à un changement du facteur travail :
(Pml).( L)
Changement de production suite à un changement du facteur capital :
(Pmk).( K)
Si la production est constante et le travail est accru, alors :
on a : (Pml).( L) = (Pmk).( K) = 0
avec : (Pml)/(Pmk).= -( K/ L) = TMST
->Indique une subsitution du facteur capital par le facteur travail, au taux marginal de
subsitution des facteurs.
34 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Rappel
Le TMST est donc égal au rapport des productivités marginales des
facteurs, ou encore à la valeur absolue de la pente de la tangente à
l’isoquante.
TMST K PmL / PmK
L
Propriétés
On rappellera les propriétés fondamentales, déjà vérifiées lors de l’étude du
consommateur :
Les isoquante ne peuvent se couper,
Les isoquantes sont convexes et décroissantes,
Le TMST est décroissant.
35 Siham Lamari : [Link]@[Link]
La minimisation des coûts
L’entreprise fabrique un produit en utilisant des facteurs de production
Elle supporte des coûts de production liés a l’achat des inputs
Elle perçoit des recettes en vendant son output sur le marché
La rationalité du producteur le pousse à maximiser son profit, et pour
cela il doit:
définir et analyser sa fonction de production
définir et analyser sa fonction de couts
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Quels coûts ont de l’importance?
Coûts comptables
Dépenses réelles, plus les charges d’amortissement du
capital.
Coûts économiques
Coût de l’utilisation de ressources économique pour une
production, en incluant les coûts d’opportunité.
Coûts d’opportunité
Coûts associés aux opportunités manquées du fait de
l’utilisation des ressources dans un but donné.
Une firme possède un immeuble et ne paye donc pas de loyer.
Le coût des bureaux est-il nul pour autant?
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Fixité et variabilité des coûts
Définition : Les coûts fixes [CF] sont ceux qui résultent de facteurs de
production fixes : ces coûts sont les mêmes quelle que soit la quantité
produite.
Définition : Les coûts variables [CF(Q)] sont ceux qui résultent de
facteurs de production variables : ces coûts évoluent à la hausse ou à la
baisse selon la quantité produite.
Définition : Le coût total est la somme des coûts fixes et des coûts
variables [CT = CF + CV(Q)].
38 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Coût moyen
Définition : Le coût moyen correspond au coût de n’importe quelle
unité produite. C’est le rapport du coût total à la quantité produite :
CM =CT/Q
Définition : La courbe de coût moyen indique le coût moyen pour les
différents niveaux de production.
39 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Coût marginal
Définition : Le coût marginal correspond au coût supplémentaire
qu’entraîne la production d’une unité de plus. C’est le rapport de la
variation du coût total à la variation de la quantité produite :
Cm=∆CT/∆Q
Définition : La courbe de coût marginal indique le coût marginal
correspondant à chaque unité de production.
Puis qu’il existe des coûts fixes et des coûts variables, le coût production
d’une unité n’est pas nécessairement le même que le coût de production
d’une autre unité.
40 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Recap des Coûts
Coûts fixes et coûts variables
La production totale est une fonction des inputs variables et des inputs fixes. Dès
lors, le coût total de production égale la somme des coûts fixes (des inputs fixes) et
des coûts variables (des inputs variable).
Coût marginal
Le coût marginal (Cm) est le coût d’augmentation de la production d’une unité.
Coût moyen total
Coût total par unité de production, somme du coût moyen fixe et du coût moyen
variable.
41 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Coûts: suite
Soit un salaire fixe (w) par employés engagés. Alors:
Le coût variable total vaut : CV = w.L
CV wL
Cm
Le coût marginal vaut : Q Q
La variation du coût variable s’écrit: CV = w. L
La variation du produit marginal s’écrit
donc: Q
PmL
c’est à dire : L
L 1
L par unité Q
Q PmL
Un produit marginal faible conduira à un coût marginal élevé, et vice versa.
w
Cm
PmL
42 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Coûts de long terme
Choix des facteurs minimisant les coûts de production
Hypothèses
L
Deux facteurs de productions: Travail ( ) & Capital ( ) K
Prix du travail: taux de salaire (w)
Prix du capital : r = dépréciation + taux d’ Intérêt .
43 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Les isocôuts
Elle représente l’ensemble des combinaisons de facteurs qui conduisent
au même coût de production
La combinaison des facteurs K et L conduisent à un coût de production
d’un certain montant C, défini par:
rK+wL=C
Où
- r représente le coût de location du capital
- w représente le coût du facteur travail (salaire)
44 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Coûts de long terme
La courbe Isocoût
C = wL + rK
OU K = C/r - (w/r)L
Isocoût : Courbe montrant toutes les combinaisons de L &
K qui peuvent être utilisées pour le même coût
Pente de l’isocoût:
K
L
w
r
est le ratio entre le salaire et le coût du capital.
Indique à quel taux le capital peut être substitué au
travail sans changement de prix.
La minimisation des coûts pour un niveau donné de
production s’obtient par la combinaison des isocoûts et
des isoquants .
45 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Production donnée à un coût minimum
Capital
Q1 est l’isoquant de la production Q1.
Il est tangent à l’isocoût C1, représentant le
coût minimum possible de l’output Q1.
K2
CO C1 C2 sont 3 Droites d’isocoût (coût croissant
courbes d’isocoûts à mesure que l’on se déplace
vers la droite)
A
K1
Q1
K3
C0 C1 C2
L2 L1 L3 Travail
46
Minimisation des Coûts
Minimisation des Coûts
Choix de l’Entreprise :
Détermination des facteurs qui conduisent à une production q
correspondant à un coût minimal
doit se situer sur la courbe d’isocoût située le plus bas possible
mais pour un niveau de production donné
Formellement :
Minimiser r K + w L
Sous la contrainte de production : f ( K , L ) = q
47 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Point de Tangence : les pentes des 2 fonctions sont égales
– Pente de l’isoquante : TMST du facteur capital au facteur travail
= rapport des productivités marginales
=PmL/PmK
– Pente de l’isocoût : rapport des prix des facteurs travail et capital
= - ( w / r)
A l’Optimum :
f
TM ST - L
PmL
w
f PmK r
K
48 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Substitution d’un facteur lors d’un changement de
prix
Capital
Si le prix du travail change, l’isocoût devient plus raide
suite au changement de pente -(w/L).
La combinaison B est utilisée à la place de A.
Le coût du travail étant plus élevé, il y a
B substitution vers plus de capital
K2
A
K1
Q1
C2 C1
L2 L1 Travail
49 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Coûts de long terme
Minimisation des coûts avec une production variable :
Le chemin d’expansion d’une firme montre la
combinaison de capital let de travail minimale en coût
pour chaque niveau de production à long terme.
Permet donc de déterminer la courbe de coût de long
terme d’une entreprise.
50 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Chemin d’expansion
Capital
par an
150 3000 Isocoût
2000 Chemin d’expansion
Isocoût
100
C
75
B
50
Isoquant à 300 unités
A
25
Isoquant à 200 unités
Travail par an
50 100 150 200 300
51
Lien entre CM à CT et LT
La courbe de CMLT enveloppe les courbes de CMCT
52 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Economie d’échelle
53 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Les coûts de production
54 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Représentation graphique CF,CV et CT
CT
CV
CF CT(y)
CV(y)
CF
y
55 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Les coûts de production
Coût Moyen (CM) et Coût marginal (Cm)
Le CM (ou coût total moyen) est le coût par unité de production
CT y CV y CF
CM y CVM y CFM y
y y y
Les coûts moyens de l’entreprise sont donc la somme des Coûts Fixes Moyens (CFM)
et des Coûts Variables Moyens (CVM)
CFM
CVM CM
y y y
56 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Les coûts de production
Le Cm est le coût de production d’une unité supplémentaire produite
La fonction de coût marginal donne la variation des coûts engendrée par une
variation donnée (très petite) du niveau de l’output
CT y CT y y CT y
Ou encore Cm y
y y
CV y CV y y CV y
Cm y
y y
CV ( y y ) CV ( y ) dCT ( y )
Cm ( y ) lim
y 0 y dy
Remarquons que le niveau du CF ne modifie pas le Cm
57 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Les coûts de production
Relation entre le CM et le Cm
On sait que :
CT y
D’où : CM y
y
d CT ( y ) CT ( y ). y CT ( y ).1 1
CM y Cm( y ) CM ( y )
dy y y² y
L’évolution du CM(y) dépend donc de la relation qui existe entre le Cm(y) et le
CM(y)
Le CM est croissant : CM ( y ) 0 Cm( y ) CM ( y )
Le CM est constant : CM ( y ) 0 Cm( y ) CM ( y )
Le CM est décroissant : CM ( y ) 0 Cm( y ) CM ( y )
58 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Cm Relation entre CM, Cm et CVM
CM
CVM
Cm
CM Si la fonction de Cm est inferieure à
la fonction de CVM, alors la fonction
de CVM est décroissante
CVM
Si la fonction de Cm est supérieure
à la fonction de CVM, alors la
fonction de CVM est croissante
La fonction de Cm coupe la fonction
de CVM à son minimum
La fonction de Cm coupe la fonction
de CM à son minimum
59
Marchés en concurrence parfaite
Caractéristiques
Atomicié des agents économiques
Transparence
Homogénétié des produits
Entrées et sorties libres
Mobilité des facteurs de production
60 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Objectif de maximisation du profit
Les firmes maximisent-elles les profits?
Possibilité d’autres objectifs
Maximisation du chiffre d’affaires, des dividendes, du
résultat à court terme.
Conséquences des objectifs non-profit
A long terme, les investisseurs ne soutiendraient plus
l’entreprise
Sans profit, peu de chance de survie
La maximisation du profit de long terme est un objectif
primordial.
61 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Maximisation du profit de l’entreprise
À court terme, le producteur doit choisir y de telle manière que les
valeurs de RT et CT de court terme qui en découlent rendent la différence
(profit) la plus grande possible
Autrement dit:
max max RT ( y) CTCT ( y) max p. y CTCT ( y)
y y y
Condition de premier ordre
d ( y ) dRT dCT CT
( y ) 0
dy dy dy
Pour maximiser son , le producteur doit offrir sur le marché
la quantité dont le Cm de court terme est égal au prix de
l’output
p( y*) CmCT ( y*)
62 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Offre du producteur
Pour que y* corresponde bien à un maximum de la fonction de profit,
elle doit vérifier la condition de second ordre
d 2 ( y*) d 2CTCT ( y*) dCmCT ( y*)
0 0 0
dy 2 dy 2 dy
La condition de second ordre montre que, pour le niveau de
production y*, le Cm doit être croissant
En résumé, la quantité optimale de production y* qui maximise le
profit doit être telle que :
Son Cm soit égal au prix de l’output (condition de 1er ordre)
Son Cm doit être croissant (condition de 2nd ordre)
Cm Cm
A
Pour le prix p, la quantité optimale de
P
production est égale à y*
y
63 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Objectif de maximisation du profit
Production maximisant le profit :
Coût,
Profit (Q) = Recettes Total - Coût Total Recettes,
C(q)
Recettes Totales (RT) = P*Q Profit
R(q)
Coût Total(CT) = C*Q A
En dérivant par rapport à q et en
annulant la dérivée (maximisation), on B
trouve : Rm - Cm = 0,
Donc : max à C m= Rm
0 q0 q*
(q )
Output (unités par an)
64
Choix de l’output
Prix Cm
60
50 Profit perdu pour Profit perdu pour
qq < q * q2 > q *
D A
40 AR=Rm=P
CTM
C B
30 CVM
q1 : Rm > Cm et A q*: Rm = Cm
q2: Cm > Rm et 20 et P > CTM
q0: Cm = Rm mais
Cm baisse ABCD
10
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11
q0 q1 q* q2 Output
65
Firme en concurrence, et en pertes
Prix Cm CTM
B
C
D P = Rm
A
CVM
F Le producteur
E continuera-t-il à produire
à pertes?
A q*: Rm = Cm q* Output
et P < CTM
Pertes = P- AC) x q* or ABCD 66
Firme en concurrence, et en pertes: suite
L’offre de la firme à court terme
À court terme, si l’entreprise ne produit rien, elle doit supporter une perte
égale au montant des coûts fixes (la RT et les CV étant nuls)
(0) CF
Pour qu’une entreprise décide de produire une quantité y*, il faut que son profit
soit supérieur ou égal à moins les coûts fixes
D’où:
( y*) p. y * CTCT ( y*) CF
p. y * (CV ( y*) CF ) CF
p. y * CV ( y*) 0 p. y* CV ( y*)
p CVM ( y*)
L’entreprise offrira une quantité d’output y* sur le marché à condition que
le prix imposé par le marché soit au moins égal au CVM(y*)
67 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Firme en concurrence, et en pertes: suite
Sachant que la quantité optimale y* est définie telle que p=Cm(y*), on aura :
Cm( y*) CVM ( y*)
Et, sachant que le Cm est supérieur au CVM lorsque le CVM est croissant (au-
delà du minimum du CVM)
Donc, l’entreprise offrira une quantité non nulle d’output y* sur le marché à
condition que le prix imposé par le marché soit supérieur au minimum du
CVM(y*)
p min CVM ( y*) 1ère condition de l’offre
Si p < min CVM(y*), l’entreprise n’a pas intérêt à produire car le prix de vente
unitaire ne couvre pas les coûts variables moyens
Le prix correspondant au min du CVM est appelé seuil de fermeture de
l’entreprise: c’est le prix pF à partir duquel l’entreprise peut offrir sur le
marché une quantité non nulle de son output
68 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Firme en concurrence, et en pertes: suite
La 1ère condition d’une offre non nulle (p ≥ min CVM) ne garantit pas à
l’entreprise de réaliser un profit positif ou au moins nul
Le profit est positif ou nul si : ( y*) 0 p. y * CTCT ( y*) 0
( y*) 0 p. y* CTCT ( y*)
D’où: ( y*) 0 p CM ( y*)
L’entreprise réalisera un profit positif à condition que le prix imposé par le
marché soit au moins égal au CM(y*)
Comme p=Cm(y*) Cm(y*) ≥ CM(y*) et comme le Cm est supérieur au CM au-
delà du minimum du CM
Donc, l’entreprise réalisera un profit positif à condition que le prix imposé
par le marché soit supérieur au minimum du CM(y*)
p min CM ( y*) 2ème condition de l’offre
69 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Choix de l’output à court terme
Synthèse des décisions de production
Le profit est max. quand Cm = Rm (coût marginal =
revenu marginal)
Si P > CTM (prix > coût total moyen) l’entreprise fait des
profits.
Si CVM < P < CTM (prix < coût variable moyen)
l’entreprise devrait produire à perte (à court terme).
Si P < CVM < CTM l’entreprise doit fermer.
Règle de fermeture : une entreprise doit fermer si son
prix est inférieur au coût moyen économique de
production.
70 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Quelques considerations de coûts pour les
gestionnaires
Trois règles d’estimation du coût marginal :
Le coût variable moyen n’est pas un substitut au coût
marginal.
Un élément de coût comptable peut avoir une partie
seulement impliquant un coût marginal (ex : salaires des
employés licenciés).
Tous les coûts d’opportunités devraient être inclus dans
le calcul du coût marginal.
71 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Courbe d’offre de court terme en concurrence
Prix
La firme fixe sa production à Rm = Cm,
tant qu’elle peut couvrir ses coûts variables.
Cm
P2 CTM
P1 CVM
Que se passe-t-il
P = CVM si P < CVM?
q1 q2 Q
72 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Courbe d’offre à court terme en concurrence
O = Cm au-dessus de CVM
La pente est croissante à cause des rendements décroissants.
Prix Des prix plus élevés compensent la hausse des coûts moyens et
accroissent le profit car s ’appliquent à toute la production.
Cm
P2 CTM
P1 CVM
P = CVM
Fermeture
Q
q1 q2
73 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Offre de marché de court terme
Prix
La courbe d’offre de marché à O
Cm1 Cm2 Cm3 court terme est la somme
horizontale des offres des firmes
individuelles.
P3
P2
P1 Question: si une hausse de la
production augmente le prix de
l’input, quel impact cela aura-t-il
sur l’offre de marché?
Quantité
0 2 5 6 7 8 10 15 22
74 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Offre de marché de court terme
Elasticité de l’offre de marché
Es ( Q / Q ) /( P / P )
75 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Surplus du producteur
Surplus du producteur à court terme
Une firme gagne un surplus sur toutes ses unités
d’output, sauf la dernière.
Le surplus producteur est l’écart entre le prix perçu par
un vendeur et le coût de production. ‹Il mesure le
bénéfice retiré par les vendeurs qui participent au
marché
Le surplus producteur est la somme, pour toutes les
unités produites, de la difference entre le prix de
marché d’un bien et le coût marginal de production = SP
= R - CV
76 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Surplus du producteur
Le profit est la différence entre le revenu et les coûts
totaux (fixes et variables) :
= R - CV - FC
A court terme, s’il y a des coûts fixes : SP >
77 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Surplus du producteur individuel
A q* Cm = Rm.
Entre 0 et q , Rm > Cm pour
toutes les unités.
P
Surplus du
Producteur Cm CVM
B
A P
D R vaut P x q* ou OABq*.
C
Min CVM Surplus du Producteur =
R - CV ou ABCD.
0 q* Output
78
Offre de la firme
La fonction d’offre totale de court terme
Appelée aussi la branche: l’ensemble des n entreprises produisant le même
bien
Chaque entreprise i a sa propre fonction d’offre de court terme dépendant
de ses coûts
L’offre totale/ agrégée est la somme des n offres individuelles de chaque
entreprise i composant la branche.
n
O p Oi p
i 1
79 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Profit et offre de l’entreprise à long terme
À long terme, l’entreprise peut varier les quantités de tous les facteurs de
production
À long terme, le producteur doit choisir la quantité y de façon à ce que les
valeurs de RT et CT qui maximisent le profit
max max p. y CTLT ( y )
y y
En respectant les conditions de 1er et 2nd ordres, le producteur doit :
Offrir la quantité y* dont le Cm de LT est égal au prix de l’output
Et , pour y*, le Cm de long terme doit être croissant
p Cm LT ( y*)
dCm LT ( y*) 0
dy
80 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Profit et offre de l’entreprise à long terme (Suite)
Pour que le profit soit positif ou nul, la quantité offerte doit permettre de vérifier
:
p. y * CTLT ( y*) 0 p. y* CTLT ( y*) p CM LT ( y*)
Sachant que la quantité optimale y* est définie telle que p=CmLT(y*), on aura
CmLT(y*)≥CMLT(y*)
Et, sachant que le CmLT est supérieur au CMLT lorsque le CMLT est croissant (au-
delà du minimum du CM)
Donc, à long terme, l’entreprise offrira une quantité d’output y* à condition que
le prix du marché soit supérieur au min du CMLT(y*)
La fonction d’offre de LT d’une entreprise est donc la suivante :
si p min CM LT ( y ) alors y* 0
si p min CM LT ( y ) alors y * sera tel que p Cm LT ( y*)
Le seuil de fermeture à LT est donc égal au minimum du CMLT
81 Siham Lamari : [Link]@[Link]
La fonction d’offre totale à long terme
À LT, avec la concurrence les entreprises utilisent la même technique de
production pour un niveau d’output donné
n
OLT ( p) OiLT ( p)
i 1
Comme les offres individuelles de LT sont les mêmes pour les n entreprises
présentes sur le marché, on aura :
OLT ( p) [Link] ( p)
82 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Conclusion
À court terme comme à long terme, la quantité optimale de production y* qui
maximise le profit doit être telle que :
Son Cm soit égal au prix de l’output (condition de 1er ordre)
Son Cm doit être croissant (condition de 2nd ordre)
La courbe d'offre à court terme est la partie croissante de la courbe des coûts
marginaux à court terme situé au dessus du minimum du coût variable moyen
La courbe d'offre à long terme est la partie croissante de la courbe des coûts
marginaux à long terme situé en dessus du minimum du coût moyen
L'offre à court terme du marché est la somme des offres individuelles à court
terme de tous les producteurs du bien vendu sur le marché
les courbes de coût et les offres individuelles de LT sont similaires pour toutes les
entreprises présentes sur le marché
83 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Chapitre III
La théorie des marchés
84 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Introduction
Le Marché de CPP
Le monopole
L’oligopole
85 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Introduction
L’analyse microéconomique a pour objectif d’étudier le comportement
des agents économiques qui cherchent à:
Consommateur : maximisation de la satisfaction (utilité), respect de la
contrainte budgétaire.
Producteur : maximisation du profit, minimisation des coûts.
Afin de maximiser leur besoin en matière de satisfaction ou profit, les
agents procèdent à des échanges marchands
86 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Introduction (Suite)
Le marché est le mécanisme qui organise la confrontation des offres
et des demandes des agents pour un bien/service donné et qui
conduit à la détermination d’un prix
Il y a échange marchand si l’offre et la demande pour le bien sont égales
Le prix d’échange d’un bien, appelé aussi prix de marché ou prix d’équilibre est
déterminé par la confrontation de l’offre et de la demande.
87 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Introduction (Suite)
La théorie néoclassique du comportement du producteur et du
consommateur explique comment le prix d’équilibre et la quantité
échangée sont déterminés dans une structure de marché hypothétique
de concurrence pure et parfaite (CPP)
D’autres structures de marché plus réalistes priment dans la réalité dans la mesure où
l’ensemble des conditions posées pour le cas de CPP ne sont pas satisfaits
Ce qui donne naissance à des structures de marché imparfaites en termes de
concurrence imparfaite
88 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Introduction (Suite)
Les formes de marchés: (tableau de Stackelberg)
Offreurs
Un petit Un grand
Un seul
Demandeurs nombre nombre
Monopole Monopsone
Un seul Monopsone
bilatéral contrarié
Monopole Oligopole
Un petit nombre Oligopsone
contrarié bilatéral
Un grand nombre Monopole Oligopole CPP
89 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Introduction (Suite)
La microéconomie études les comportements des agents à travers la
notion d’équilibre
Définition: C’est une situation dans laquelle aucun acteur individuel n’a
d’intérêt particulier à modifier son comportement
Chaque acteur atteint au mieux son objectif particulier étant données
les actions entreprises par les autres acteurs
90 Siham Lamari : [Link]@[Link]
L’équilibre du marché en Concurrence Pure
et Parfaite (CPP)
91 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP-Introduction
Le régime de concurrence pure et parfaite est un cas idéal où les 5 conditions
suivantes sont respectées :
L’atomicité des agents: il existe un grand nombre d’acheteurs et de vendeurs
sur le marché du bien considéré
L’homogénéité des produits échangés de telle sorte que les acheteurs
s’adressent indifféremment aux entreprises présentes sur le marché
Liberté d’entrée et de sortie du marché : tout producteur et tout acheteur
sont libres d’entrer sur un marché ou d’en sortir
La mobilité des facteurs de production d’un marché à un autre
La transparence du marché: l’information (sur le produit, le prix, l’offre et la
demande, etc.) est gratuite et accessible à tous les acteurs du marché
Lorsque l’une de ces 5 hypothèses n’est pas satisfaite, on parle de concurrence
imparfaite
92 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à court terme
L’équilibre est atteint à l’intersection de la courbe d’offre globale et de
la courbe de demande globale du bien considéré
L’équilibre est unique, il y a un seul prix et une seule quantité. Il
satisfait à la fois les désirs des acheteurs et ceux des vendeurs
L’offre globale = La demande globale
• A cours terme:
Un commissaire-priseur crie des prix jusqu’à ce qu’il constate que la
quantité totale demandée est égale à la quantité totale offerte
On arrive alors à l’équilibre par tâtonnement walrasien (Léon Walras 1834-
1910 )
Y * YO YD ou Y * O( p* ) D( p* )
93 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à court terme (Suite)
Prix Offre totale
Point d’équilibre
Prix d’équilibre P*
Demande totale
Quantité
Y*
Au prix d’équilibre, les décisions individuelles des agents participant à l’échange sont
mutuellement compatibles
À ce prix, la quantité totale du bien demandée par l’ensemble des consommateurs
est précisément égale à la quantité totale de ce bien offerte par les producteurs
Que se passe-t-il lorsque le prix du marché est différent du prix d’équilibre ?
94 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à court terme (Suite)
1er Cas : le prix effectif du marché est supérieur au prix d’équilibre
Prix Offre totale
Surplus de production
P1
P*
Demande totale
Yd Y* Yo Quantité
La quantité offerte est supérieure à la quantité demandée : Yo>Yd
Surproduction ou surplus de Offre excédentaire
production
Tendance naturelle à la baisse du prix qui décourage l’offre jusqu’à
atteindre le prix d’équilibre : il y a rationnement de l’offre
95 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à court terme (Suite)
2ème Cas: le prix effectif du marché est inférieur au prix d’équilibre
Prix Offre totale
P*
P2
Demande totale
Pénurie
Yo Y* Yd Quantité
La quantité demandée est supérieure à la quantité offerte : Yd>Yo
Pénurie ou sous-production Demande excédentaire
Augmentation du prix qui tempère la demande jusqu’à atteindre le prix
d’équilibre : il y a rationnement de la demande
96 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à court terme (Suite)
En résumé, lorsque le prix du marché est différent du prix d’équilibre,
un processus d’ajustement par les prix (par tâtonnement walrasien)
garantit qu’on revienne vers l’équilibre
Une fois ce point d’équilibre est atteint, tout le monde est satisfait et le
prix ne subit plus aucune pression
Le prix d’un bien s’ajuste de manière à assurer l’équilibre de l’offre et
de la demande
97 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à court terme (Suite)
Caractéristiques de l’équilibre de marché
Existence, unicité et stabilité de l’équilibre
Existence et unicité de l’équilibre
Pour chaque marché, il existe généralement un équilibre et un équilibre unique qui
égalise l’offre et la demande
En revanche, dans certains cas particuliers, l’existence ou l’unicité d’un équilibre ne
sont pas assurées
Inexistence d’un équilibre
Prix
Si le prix est inférieur au seuil de fermeture,
Offre
l’offre sera nulle
P1
Si le prix est supérieur au prix de fermeture,
l’offre est non nulle mais la demande est
PFermeture systématiquement inférieure à l’offre
Demande
yD1 yO1 Quantité
98 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à court terme (Suite)
Marché à deux équilibres
Prix La fonction de demande est typique: elle est
P 2* fonction décroissante du prix
La fonction d’offre est atypique : elle est
croissante pour des niveaux bas du prix, puis elle
P 1* Dde change de nature et devient une fonction
Ore
décroissante du prix
y 2* y 1* Quantité
Cas rencontré sur certains marchés du travail où la demande correspond à la
demande de travail des entreprises et l’offre à l’offre de travail des salariés
Sur ces marchés, l’offre de travail peut être une fonction décroissante du salaire:
lorsque le salaire horaire augmente, certains salariés préfèrent travailler moins
puisque leur revenu peut se maintenir grâce à cette augmentation (cas français)
99 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à court terme (Suite)
Stabilité de l’équilibre
Un équilibre est dit « stable » si, lorsqu’on s’écarte du point d’équilibre,
un mécanisme automatique fait revenir le système au point d’équilibre
Si l’équilibre n’est pas « stable », le processus de tâtonnement walrasien (via le
commissaire-priseur) ne converge jamais vers le prix d’équilibre
La stabilité de l’équilibre dépend selon Walras du signe (+ ou -) de la
demande nette : c’est la condition de stabilité walrasienne
La demande nette (DN(p)) sur un marché est la différence entre la demande totale et
l’offre totale : DN(p)=D(p) – O(p)
Si DN(p)>0 pour un prix p, la demande totale est supérieure à l’offre totale, le prix
crié par le commissaire-priseur doit être supérieur à p
Si DN(p)<0 pour un prix p, la demande totale est inférieure à l’offre totale, le prix crié
par le commissaire-priseur doit être inférieur à p
100 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à long terme (Suite)
Les profits réalisés par les entreprises présentes sur un marché
particulier à court terme incitent de nouvelles entreprises à y pénétrer
L’analyse à long terme permet de tenir compte de l’arrivée de nouvelles
entreprises sur le marché et d’étudier son impact sur l’équilibre
L’équilibre de LT du marché est atteint à la rencontre de l’offre totale
de LT et de la demande totale
La demande totale est égale à la somme des n demandes individuelles des n
consommateurs présents sur le marché n
D( p) d i ( p) avec D' ( p) 0
i 1
L’offre totale de LT est égale à la somme des m offres individuelles de LT des m
entreprises présentes m
O LT ( p) o LT
'
j ( p ) m .o j ( p ) avec O ( p) 0
LT LT
j 1
Rappelons que les fonctions d’offres individuelles de LT sont identiques pour les m
entreprises de la branche
101 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à long terme (Suite)
L’équilibre de LT du marché est atteint à l’égalité entre l’offre totale de
LT et la demande totale :
L’égalisation de l’offre totale de LT et la demande totale à l’équilibre
détermine un prix p* appelé prix d’équilibre du marché
O LT ( p) D( p)
À ce prix d’équilibre, la quantité échangée y* est appelée quantité
d’équilibre du marché: elle est égale à la quantité totale offerte à LT et
à la quantité totale demandée
Y O
* LT
( p ) D( p )
* *
Graphiquement, le prix et la quantité d’équilibre sont donnés par
l’intersection des courbes d’offre totale de LT et de demande totale
102 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à long terme (Suite)
L’équilibre à LT d’une entreprise représentative
Supposons que les m entreprises de la branche produisent dans les
mêmes conditions, les courbes de coûts de chacune d’elles ont donc
exactement la même forme
Chacune des m entreprises maximise son profit à LT en produisant et en
vendant une quantité y* telle que son coût marginal de LT soit égal au
prix d’équilibre du marché
p* Cm LT ( y* )
Comme l’offre totale de LT Y* est égale à la somme des m offres
individuelles de LT y*, donc chaque offre individuelle y* est égale à
l’offre totale Y* divisée par le nombre d’entreprises m
m *
Y
Comme Y * y * ( p) m . y * donc y *
j 1 m
103 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à long terme (Suite)
L’équilibre de l’entreprise représentative à LT est déterminé par le
graphique suivant :
D(p) OLT(p)
Prix CmLT
CmLT
CMLT
CMLT
P* P*
CMLT(Y*)
Y* Quantité y* Quantité
Équilibre du marché Équilibre de l’entreprise représentative
L’équilibre de marché de LT définit un prix d’équilibre p*. Pour ce prix, l’entreprise
représentative offre une quantité y*. Cette quantité est déterminée par sa courbe
d’offre individuelle, elle est telle que le CmLT(y*)=p*
104 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à long terme (Suite)
Processus d’ajustement de LT de la branche
Chaque entreprise de la branche réalise un profit positif ou superprofit
puisque le prix d’équilibre du marché p* est supérieur au minimum du
coût moyen de LT (CMLT)
Conséquence 1 : les hypothèses de transparence du marché et de libre-
entrée font que d’autre entreprises seront informées de ces superprofits
et seront donc incitées à intégrer la branche
Conséquence 2 : les entreprises nouvellement installées vont ajouter
leur offre aux offres déjà existantes. L’offre totale de LT va augmenter
Conséquence 3 : la courbe d’offre totale se déplace vers la droite, d’où
une diminution du prix d’équilibre du marché
105 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à long terme (Suite)
Augmentation de l’offre totale avec l’entrée de nouvelles entreprises dans la branche
D(p) OLT(p) O1LT(p)
Prix
O2LT(p)
P*
P 1*
P 2*
Y* Y 1* Y 2* Quantité
Les entreprises vont continuer à entrer dans la branche (et l’offre totale augmenter) tant que
les superprofits resteront positif (supérieur au min du coût moyen de LT)
106 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -L’équilibre à long terme (Suite)
L’entrée de nouvelles entreprises dans la branche continuera jusqu’à ce
que le prix d’équilibre du marché annule les superprofits (profit devient
nul)
Le profit sera nul lorsque le prix d’équilibre du marché égalisera le min
du coût moyen de long terme
À ce prix, le nombre d’entreprises de la branche est stable et les profits
sont nuls. La branche est donc dans une situation d’équilibre stable à LT
Équilibre du marché Équilibre de l’entreprise représentative
Prix D(p) CmLT
OLT(p) CmLT
CMLT
CMLT
PLT* PLT*
YLT* Quantité YLT* Quantité
107 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -Surplus
L’équilibre du marché en CPP est caractérisé par la détermination d’un
prix unitaire p* et d’une quantité totale échangée y*
L’existence d’un prix d’équilibre unique permet aux consommateurs et
aux producteurs de bénéficier d’un gain psychologique ou surplus
La notion de surplus permet d’évaluer un équilibre de marché en
déterminant l’avantage que retirent les agents de l’échange au prix p*
Le surplus des consommateurs
Le surplus des producteurs
Le surplus collectif
108 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -Surplus
Le surplus du consommateur
Le surplus d’un consommateur est une évaluation monétaire de
l’avantage net de satisfaction qu’il retire de la consommation d’une
quantité y* à un prix p*
La consommation d’un bien permet au consommateur de retirer non seulement un
avantage brut mais aussi un avantage net
L’avantage brut est le supplément de satisfaction retiré par le consommateur de la
consommation de chacune des unités constituant la quantité y* d’un bien
L’avantage net retiré de la consommation d’un bien est l’avantage brut diminué de la
dépense supportée par le consommateur pour acheter la quantité y*
[Link] pouvoir calculer l’avantage net, il devient donc nécessaire d’exprimer l’avantage brut en termes
monétaires
109 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -Surplus
Pour déterminer le surplus du consommateur, considérons la courbe de
demande d’un bien
Rappel: la demande d’un bien représente, pour chaque niveau de prix, la quantité du
bien qui permet au consommateur d’avoir un max de satisfaction
La courbe de demande peut être lue différemment : Pour
Prix
consommer y1 unité du bien, le consommateur serait prêt à
p0 d(p) payer le prix p1; pour passer de y1 à y2 unités, il serait prêt à
p payer p2 … jusqu’à atteindre y*
1
Avantage brut
p2 Le prix devient une mesure monétaire de la satisfaction retirée
de chaque quantité supplémentaire consommée
p*
L’avantage brut représente la somme en termes monétaires
des satisfactions induites par chaque quantité
supplémentaire du bien jusqu’à atteindre y*: surface grisée
0 y1 y2 y* Qté
L’avantage brut peut donc être interprété comme la dépense maximale que le consommateur serait
prêt à supporter pour acquérir y* unités du bien considéré
110 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -Surplus
L’avantage net ou surplus est égal à l’avantage brut diminué de la
dépense effective réalisée par le consommateur pour acquérir y*
La dépense effective est égale à p*.y*
Prix Prix Prix
p0 d(p) p0 d(p) p0 d(p)
p1 p1 p1
Avantage brut Avantage net ou
p2 p2 p2 surplus
Dépense effective
p* p* p*
0 y1 y2 y* Qté y1 y2 y* y1 y2 y*
0 Qté 0 Qté
L’avantage net ou surplus peut être interprété comme la différence entre la somme maximale
que le consommateur serait prêt à débourser pour avoir une certaine quantité d’un bien et la
somme effectivement dépensée pour avoir cette même quantité du bien
111 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -Surplus
Le surplus du producteur
Le surplus du producteur est égal à la différence entre sa recette
effectivement réalisée de la vente de y* quantité du bien au prix p* et la
recette minimale pour laquelle il accepterait de vendre y*
Prix
O(p)
Cm(y)
La recette effective réalisée par le producteur de la vente de y* quantité au prix p*
P* est égale à p*.y* (surface grisée)
PF
Qté
0 y*
Offre du producteur
112 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -Surplus
La recette minimale est la somme minimale pour laquelle le producteur
accepterait de vendre la quantité y*
Pour chaque quantité comprise entre 0 et y*, le producteur exige un prix au moins
égal au coût marginal de cette quantité
La recette minimale est donc égale au min CVM
Prix
O(p)
Cm(y)
P*
PF
Qté
0 y*
113 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -Surplus
Le surplus du producteur est égal à la différence entre sa recette
effectivement réalisée de la vente de y* quantité du bien au prix p* et la
recette minimale pour laquelle il accepterait de vendre y*
Prix Prix Prix
O(p)
O(p) O(p)
Cm(y)
Cm(y) Cm(y)
P* P* P*
PF PF PF
0 y* Qté 0 y* Qté 0 y* Qté
Recette effective Recette minimale Surplus du producteur
114 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -Surplus
Le surplus collectif
Le surplus collectif (ou social ou total) est l’avantage retiré par
l’ensemble des agents qui participent à l’échange sur le marché d’un
bien
Il est égal à la somme des surplus des consommateurs (Sc) et des
producteurs (Sp)
P O
Surplus
Consommateur
Surplus collectif
P*
Surplus
Producteur D
Q* Output
115 Siham Lamari : [Link]@[Link]
CPP -Conclusion
Sur un marché de CPP, l’échange entre acheteurs et vendeurs ne se fait
qu’à l’équilibre du marché, c’est-à-dire à la rencontre de la courbe
d’offre globale et de la courbe de demande globale du bien considéré
À l’équilibre, les décisions individuelles des agents participant à
l’échange sont mutuellement compatibles
Lorsque le prix du marché est différent du prix d’équilibre, un processus
d’ajustement par les prix (par tâtonnement walrasien) garantit qu’on
revienne vers l’équilibre
L’existence d’un prix d’équilibre unique permet aux consommateurs et
aux producteurs de bénéficier d’un gain psychologique ou surplus
La notion de surplus permet d’évaluer un équilibre de marché en
déterminant l’avantage net que retirent les agents de l’échange au prix
p*
116 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le marché de monopole
117 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Introduction
Le monopole est une structure de marché qui s’oppose à la CPP, qui se
caractérise par l’existence d’un seul offreur face à une multitude de
demandeurs, des barrières à l’entrée du marché s’imposent
Le produit fabriqué par le monopole n’a pas de substituts proches: l’élasticité croisée
entre la demande de bien que produit le monopole et le prix de tous les autres biens
est faible sinon nulle
La branche qui représente la branche exérce un certain pouvoir au monopole dans la
mesure où elle peut imposer ses conditions sur le marché, notamment en termes de
prix. L’entreprise est alors « price maker »
118 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Introduction
Différentes raisons peuvent être à l’origine de situations de monopole:
Une réglementation de l’Etat (monopole institutionnel) : l’Etat peut
décider que, dans certains secteurs, seule une entreprise peut exercer
l’activité. L’entrée de nouvelles entreprises sur le marché est alors
interdite par les pouvoirs publics
Exemple :?????
Innovation (monopole innovateur): une innovation soldée par un dépôt
de brevet offre à l’entreprises des droits monopolistiques sur sa
découverte. L’entreprise sera alors seule à produire le bien.
Exemple: Brevet pharmaceutique
Il s’agit d’un pouvoir de monopole temporaire ou provisoire car le dépôt de brevet est limité dans le temps
119 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Introduction
Le contrôle d’une ressource rare ou d’une matière première: la firme
développe une position monopolistique car elle est la seule propriétaire
d’un input nécessaire au processus de production
Ce monopole peut être provisoire car d’autres entreprises peuvent découvrir un
nouvel accès ou l’Etat peut intervenir pour limiter la position du monopole
L’existence de rendements d’échelle décroissants (monopole naturel) : il
s’agit d’entreprises dont les coûts fixes sont très importants. Pour
couvrir ces coûts fixes, il faut produire des quantités très importantes et
donc avoir une taille maximale. Ce qui implique l’existence d’une seule
entreprise qui monopolise le marché
Lourdeurs des infrastructures en réseaux (électrique, ferroviaire, etc.)
(monopole naturel) : d’autres entreprises sont incapables de dédoubler
ces infrastructures lourdes et coûteuses. Les coûts fixes importants
poussent à produire des quantités très importantes pour les couvrir. Une
seule entreprise de taille importante monopolise donc le marché
120 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Introduction
Remarque importante
Les monopoles naturels se justifient économiquement par la sous-
additivité de la fonction de coût : il est moins coûteux pour une
entreprise seule en position de monopole de produire un bien que pour
plusieurs d’entre elles
S’il y a n entreprises sur un marché qui ont la même fonction de coûts total CTi(xi)
Si le coût de production de la quantité totale CT(X) est inférieur à la somme des coûts
de production de la quantité xi que produirait chaque entreprise i présente sur le
marché
n n
CT ( X ) CTi ( xi ) avec X xi
i 1 i 1
Il y a donc sous-additivité de la fonction de coût, justifiant l’apparition d’un monopole
naturel
121 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Introduction
Les catégories de monopole
Le monopole pur : lorsque l’entreprise est la seule à produire un bien ou
un service homogène pour lequel il n’existe pas de substitut
Le monopole discriminant : lorsque l’entreprise pratique des prix
différents pour différentes catégories de consommateurs, selon l'impact
qu'a le prix sur le volume de leur consommation
Le monopole à établissements multiples : lorsque l’entreprise partage sa
production d’un bien entre plusieurs établissements lui appartenant
Les marchés contestables : Un monopole peut être sur un marché
contestable, c’est à dire être en situation de concurrence potentielle, si
de nouveaux entrants peuvent entrer librement sur le marché. (W.J.
Baumol, J. Panzar et B. Willing, 1982)
122 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
Comme toute entreprise en CPP, l’objectif du monopole est de
maximiser son profit.
Les points de différences entre les deux:
En CPP, l'entreprise est price-taker
Le volume de production est calculé en fonction du Cm (Cm=P*)
Le monopole est quant à lui price-maker,
Il ne peut pas vendre à n'importe quel prix.Le monopole est contraint par la
demande
NB. La demande est une fonction décroissante du prix, plus le monopole produit, plus
il doit baisser son prix de vente pour maximiser son profit, il doit prendre en
considération la demande pour déterminer le niveau de production C'est ce niveau
de production qui va lui permettre de fixer le prix
123 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
Π = Recettes – Coûts
L’équilibre du monopole nécessite donc d’étudier la fonction de
demande
La demande du monopole
Puisque le monopole est le seul offreur du bien sur le marché, la
demande qui s’adresse à lui est égale à la demande agrégée, càd à la
somme des demandes individuelles
Cette demande agrégée Y, supposée connue du monopoleur, est fonction
du prix p : Y=Y(p)
124 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
Comme la demande du monopole est une fonction décroissante du prix
(plus le monopole produit, plus il doit baisser son prix de vente), il est
plus judicieux d’exprimer le prix p en fonction de la quantité y :
p p(Y )
C’est la fonction de demande inverse, qui est fonction décroissante de la
quantité achetée
Le prix diminue à mesure que les ventes de l’entreprise augmentent
Le prix augmente à mesure que les ventes de l’entreprise diminuent
La fonction de demande inverse indique au monopole le prix maximal
qu’il peut pratiquer en fonction de la quantité qu’il souhaite vendre
125 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
Les fonctions de recettes
La recette totale RT(y) du monopole est égale au produit de la quantité
vendue par le prix RT (Y ) Y . p(Y )
La recette moyenne RM(Y) est égale à la RT par unité vendue
RT (Y ) Y . p(Y )
RM (Y ) p(Y )
Y Y
La RM(Y) est égale à la fonction de demande inverse du marché
La RM(Y) est une fonction décroissante de la quantité: la recette unitaire décroît
quand la quantité vendue augmente
La recette marginale Rm(Y) est le supplément de recette obtenu par
unité supplémentaire vendue
RT (Y )
Rm(Y )
Y
126 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
La recette marginale (suite) : dans le cas de variations infinitésimales des quantités
vendues, la Rm est égale à la limite du rapport entre l’augmentation de la RT et
l’augmentation des quantités vendues, lorsque cette augmentation des ventes tend
vers zéro
dRT (Y )
Rm(Y ) p(Y ) p' (Y ).Y
dY
Où p’(Y) est la dérivée première de la fonction de demande inverse
p’(Y) <0 car p(Y) est une fonction décroissante
Comme p’(Y)<0, Rm(Y)<p(Y) ou encore Rm(Y)<RM(Y) car p(Y)=RM(Y)
En cas de monopole, le supplément de recette apportée par une unité
supplémentaire vendue (Rm) est inférieur au prix auquel étaient vendues les unités
précédentes
Le monopole doit baisser son prix pour pouvoir vendre une unité supplémentaire:
vendre plus, c’est vendre moins cher
127 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
Représentation graphique des courbes de RT, RM et Rm
Prix Supposons que la fonction de demande est linéaire (et
bien sûr décroissante)
RT(Y)
La fonction de demande inverse p(Y) sera donc aussi
linéaire et décroissante
RM(Y) Comme RM(Y)=p(Y), alors RM(Y) et Rm(Y) seront aussi
décroissantes et linéaires
Rm(Y)
Nous savons aussi que la Rm(Y)<RM(Y)
Qté Y
La RT est maximale lorsque Rm=0
Au-delà du point maximum, une hausse de la quantité
écoulée par le monopole se traduit par une baisse de la
RT et la Rm devient donc négative
128 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
Relation entre la Rm du monopole et l’élasticité de la demande
Rappel : l’élasticité de la demande par rapport au prix mesure la variation relative de la
quantité demandée qui résulte d’une variation de 1% du prix
dY Y dY p
.
dp p dp y
Nous savons que la Rm du monopole est égale à: Rm(Y ) p(Y ) p' (Y ).Y
On peut alors exprimer la Rm en fonction de l’élasticité de la demande
dp(Y ) dp(Y ) Y 1
Rm(Y ) p(Y ) .Y p(Y )1
p(Y )
. p(Y ) 1
dY dY
Comme l’élasticité de la demande est négative (la demande est fonction
décroissante du prix), on aura :
1
Rm (Y ) p(Y )1
129 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
Si =1 alors la Rm=0
Prix 1 Si tend vers l’infini, càd 1(si la demande est
A élastique), alors la Rm est positive et tend vers P
1
1
Si est inférieure à 1, càd 1(si la demande est
inélastique), alors la Rm est négative
P B
Rm(Y) Dde C
y Qté
Lorsque 1, une hausse de la quantité vendue se traduit par une baisse du prix sur le
marché mais cette diminution est plus que compensée, en termes relatifs, par
l’accroissement relatif des ventes
Plus la demande est inélastique et plus la Rm est faible (pour vendre 1 unité de plus, il est
nécessaire de baisser fortement le prix)
L’entreprise en situation de monopole aura alors intérêt à choisir un niveau de production pour
lequel la demande soit élastique, sans quoi produire une unité supplémentaire réduirait sa
recette totale
130 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
L’équilibre du monopole
Comme en CPP, l’entreprise en situation de monopole cherche à maximiser son
profit :
Max MaxRT ( y ) CT ( y )
y y
La condition de 1er ordre donne:
Max ( y ) ' ( y ) Rm( y*) Cm( y*) 0 Rm( y*) Cm( y*)
y
Le profit est donc maximal lorsque Rm(y*)=Cm(y*)
Si la Rm>Cm, le monopole peut accroître son profit en augmentant sa production
Si la Rm<Cm, le monopole peut accroître son profit en diminuant sa production
131 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
La condition de 2ème ordre donne :
d 2
( y ) 0 2 Rm' ( y ) Cm' ( y ) 0 Rm' ( y ) Cm' ( y )
dy
Le profit est donc maximal lorsque le taux d’augmentation de la recette
marginale est plus faible que le taux d’accroissement du coût marginal
Si une augmentation de la production engendrait un supplément de recette plus
élevé que le surcroît de coût correspondant, le monopole aurait intérêt à
continuer à produire et la situation d’équilibre correspondant à Rm(y)=Cm(y) ne
serait pas stable
132 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
Equilibre du monopole
Cm • La condition de 1er ordre
Prix • Produir y* telle que Rm(y*)=Cm(y*) (point E)
• Le prix d’équilibre p* pour la quantité y* est
déterminé en se reportant à la courbe de demande
inverse
• Le profit du monopole est la différence entre la RT
CM et le CT, soit la surface grisée
P*
E • Remarque 1: la quantité qui maximise le profit se
situe dans une zone de la fonction de demande où
RM l’élasticité-prix est supérieure ou égale à 1
P(y)
Rm • Remarque 2: à la différence de l’entreprise en CPP,
y* Qté le monopole maximise son profit en produisant une
quantité telle que son Cm de production est
inférieur au prix payé par les consommateurs
133 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
Pouvoir de marché du monopole
Le pouvoir de marché du monopole, càd sa capacité à fixer son prix à un niveau
supérieur au Cm, peut être mesuré par l’indice de Lerner
1
Nous savons que Rm( y*) p * ( y )1 et que Rm(y*)=Cm(y*)
1
Donc: Cm ( y*) p * ( y )1
À partir de cette relation, nous pouvons démontrer que :
p * ( y ) Cm( y*) 1
Indice de Lerner
p * ( y)
À l’équilibre du monopole, l’écart relatif entre le prix et le Cm est égal à
l’inverse de l’élasticité prix de la demande
134 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
Le pouvoir de marché du monopole dépend donc de l’élasticité prix de la
demande :
Plus l’élasticité de la demande est faible (demande faiblement
élastique), plus le pouvoir du monopole sera important
Le prix d’équilibre du monopole sera fixé à un niveau bien supérieur au Cm
Plus l’élasticité de la demande est forte (demande fortement
élastique), plus le pouvoir du monopole sera faible
Le prix d’équilibre du monopole sera fixé à un niveau proche du Cm
135 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
Les effets économiques du monopole
L’équilibre du monopole, fixant le prix à un niveau supérieur au Cm, ne réalise
pas l’intérêt général
Le surplus collectif est plus faible qu’en CPP et la situation n’est pas optimale
pour la société
Le monopole est donc inefficace. Il contribue à réduire le bien-être de la
collectivité en créant une situation de mauvaise allocation des ressources
Ceci peut être démontré par la comparaison du surplus collectif en situations de
monopole et de CPP
136 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
À l’équilibre du monopole, il doit produire une
quantité yM* pour un prix pM*. Le surplus des
Cm consommateurs est donc égal à la surface pM*CA
Prix (barres horizontales)
C En concurrence, l’équilibre est atteint lorsque
P=Cm. Le prix d’équilibre est pC* et la quantité
yC*. Le surplus des consommateurs est donc égal
à la surface pC*CB (barres verticales)
P M* A
Avec le monopole, les consommateurs perdent
PC * B
D doublement: ils paient un prix supérieur et
doivent se contenter d’une quantité inférieure.
RM Le monopole produit moins à un prix plus élevé
Rm P(y)
y M* yC* Le monopole entraîne une perte de surplus des
Qté consommateurs égale à la surface p *BAp *
C M
Surplus des consommateurs
La surface ADB. Cette perte de surplus des consommateurs n’est pas compensée par un
transfert de revenu vers le monopole. Elle est totalement perdue pour la société
137 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
En situation de concurrence, le surplus de
Cm l’entreprise est égal à la surface FEBPC* (barres
Prix verticales)
C Le surplus du monopole est égal à la surface
FEGAPM* (barres horizontales)
PM* A CM Par rapport à la concurrence, le monopole :
PC* D
B Profite d’une hausse de surplus obtenue sur
la production yM* (surface PC*DAPM*)
F G
E RM
P(y) Subit une perte de surplus liée à la baisse des
Rm
quantités par rapport à la concurrence de yC*
yM* yC*
Qté à yM* (surface GDB)
Surplus du monopole
138 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
Cm Cm
Prix Prix
C Charge morte du C
monopole
PM* A CM A CM
PM*
B PC * B
D
F G F
E RM G RM
P(y) E
Rm Rm P(y)
yM* yM*
Qté yC* Qté
Surplus collectif en cas de monopole Surplus collectif en cas de concurrence
En cas de monopole, le surplus En cas de concurrence, le surplus
collectif collectif (consommateur+monopole)
(consommateur+monopole) est est égal à la surface FEBC
égal à la surface FEGAC
La perte sociale totale est le triangle AGB: c’est la charge morte du Monopole
139 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole pur
L’effet économique du pouvoir de marché consiste en:
une mauvaise allocation des ressources
une redistribution des revenus des consommateurs vers les producteurs
une réduction du bien-être économique agrégé
140 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole à établissements multiples
Monopole vendant son produit sur un marché unique mais dont la
production est réalisée dans plusieurs sites
Exemple: Cas de deux sites de production pour un même produit
La quantité totale produite X = x1(quantité produite dans le site 1) + x2
(quantité produite dans le site 2)
CT(X) = CT1(x1) + CT2(x2)
RT ( X ) p( X ). X p( x1 x2 ).( x1 x2 )
Le profit du monopole est : RT ( X ) CT1 ( x1 ) CT2 ( x2 )
141 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole à établissements multiples
L’objectif du monopole est de maximiser son profit en déterminant les quantités x1*
et x2*:
Max Max RT ( X ) CT1 ( x1 ) CT2 ( x2 )
x1 , x2 x1 , x2
Les conditions du premier ordre sont:
Rm x1 x 2 Cm1 x1 0
x1
d ' où Rm x1 x2 Cm1 ( x1 ) Cm 2 ( x2 )
Rm x1 x 2 Cm 2 x2 0
x 2
À l’équilibre, un monopole à deux établissements choisit de produire les
quantités x1* et x2* qui égalisent la recette marginale au coût marginal de
chaque site de production
142 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole à établissements multiples
Détermination graphique de l’équilibre du monopole
1ère étape: Détermination graphique du Cm agrégé Cm(X)
Prix, Cm Cm1 Pour chaque niveau de Cm (p), il existe:
Cm2
Cm une quantité x1 correspondant à ce niveau de
P Cm dans le site 1
une quantité x2 correspondant à ce niveau
de Cm dans le site 2
Une quantité totale X correspondant au Cm
Qté agrégé
x1 x2 X=x1+x2
143 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole à établissements multiples
2ème étape: Détermination graphique de l’équilibre du monopole à plusieurs
établissements
Prix
L’équilibre est atteint lorsque le Cm=Rm:
Cm1 point X*
Cm2
P* Cm
Le prix d’équilibre P* est déterminé en
reportant X* à la courbe de demande
Cm1* = RM inverse
Cm2* =
Cm*
Rm
La quantité totale X* est répartie entre
les deux sites de production selon leurs
Qté Cm en x1* et x2*
x*1 x*2 X*
144 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole discriminant
La discrimination par les prix est une stratégie pratiquée par les
monopoles consistant à vendre un même produit à des prix différents
Les différences de prix ne correspondent pas à des différences de coûts
La demande n’est pas homogène et regroupe des consommateurs qui
n’ont pas les mêmes fonctions d’utilité ni la même disposition à payer
Exemple: activités de services non transférables d’un individu à un
autre: prix « jeunes », « étudiants » dans un salon de coiffure, au
cinéma, dans les transports ou dans la téléphonie mobile: des tarifs
jeunes sont généralement proposés, sur le principe que ces derniers ont
une disposition à payer plus faible
La discrimination n’est possible qu’à condition que les acheteurs qui
paient le prix le plus faible ne puissent vendre le produit à d’autres à un
prix plus élevé
145 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole discriminant
Considérons un monopole vendant un produit à deux catégories de consommateurs
différents
La fonction de demande (et la fonction de demande inverse ou RM) vont être
différentes pour les 2 groupes
1er groupe : x1(p1) fonction de demande inverse: p1(x1)
2ème groupe : x2(p2) fonction de demande inverse: p2(x2)
Les fonctions de RT et RM du monopole sont:
RT x1 , x2 p1 x1 . x1 p2 x2 . x2
avec p1 x1 RM 1 x1 et p2 x2 RM 2 x2
146 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole discriminant
Les fonctions de Rm sont:
1
Rm1 x1 p1 x1 p x1 . x1 p1 x1 .1
'
1
1
1
Rm 2 x 2 p2 x 2 p2 x 2 . x 2 p2 x 2 .1
'
2
Les fonctions de CT, CM et Cm sont:
CT X CT x1 x2
CT ( X )
CM ( X ) CM ( x1 x2 )
X
Cm ( X ) Cm ( x1 x2 )
147 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole discriminant
L’objectif du monopole discriminant est de maximiser son profit en déterminant
la quantité X* et en la répartissant en quantités x1*, x2*:
Max MaxRT x1 , x2 CT x1 x2
Les conditions du premier ordre sont:
Rm1 x1 Cm x1 x2 0
1 x
d ' où Rm1 x1 Rm 2 ( x2 ) Cm ( x1 x2 )
Rm 2 x 2 Cm x1 x2 0
x 2
À l’équilibre, un monopole discriminant choisit de produire les quantités x1*
et x2* telles que les Rm soient égales pour chaque groupe de consommateurs
et que ces Rm soient égales au Cm
148 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole discriminant
Remarques importantes
L’égalité des Rm n’implique pas l’égalité des prix de ventes des deux catégories
de consommateurs
L’existence de deux catégories de consommateurs implique des prix de vente
différents et des élasticités-prix de la demande différentes
L’égalité des Rm implique:
1 1
Rm1 x1 Rm 2 x2 p1 x1 .1 p2 x 2 .1
1 2
si 1 2 alors p1 x1 p2 x 2
149 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Le monopole discriminant
Détermination graphique de l’équilibre du monopole
1ère étape: Détermination graphique de la Rm agrégé
2ème étape: Détermination graphique de l’équilibre du monopole
Prix
Cm
P2*
P1*
Rm1* = Rm2* = Cm*
Rm1 RM1 Rm2 Rm RM2 Qté
x*1 x*2 X*
150 Siham Lamari : [Link]@[Link]
L’oligopole
151 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Oligopole
Caractéristiques
Nombre restreint de firmes
Différentiation de produits éventuelle
Barrières à l’entrée
Exemples
Secteur automobile
Industrie lourde : Acier, Aluminium, Pétrochimiques
Electronique…
152 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Oligopole
Types de barrières à l’entrée:
Naturelles
Economies d’échelle
Technologie
Reconnaissance du nom
Strategiques
Inondation du marché
Contrôle de matières premières-clés
153 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Oligopole
Equilibre en marché oligopolistique
Seule forme de marché où chaque firme doit considérer la réponse de
ses concurrents avant de choisir un niveau de production et un prix.
fonction de réaction établit la relation entre les décisions d’une
entreprise et celles de ses concurrents sur le marché
Définition de l’équilibre?
Les firmes agissent au mieux et n’ont pas d’incitant à changer leur decisions en
matière d’output ou leur prix.
Toutes les firmes font l’hypothèse que leurs concurrents prennent leur décisions
en compte.
154 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Oligopole - Cournot - Nash
Equilibre de Nash
Chaque firme agit au mieux de ses intérêts, étant donné ce que font ses concurrents.
Les firmes retirent un profit moindre que si elles avaient coopéré
« aucun joueur ne peut améliorer son gain étant donné la stratégie de
l’autre joueur »
155 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Oligopole - Cournot - Nash
Modèle de Cournot
Duopole
Deux firmes en concurrence
Biens homogènes
L’output de l’autre firme est supposé fixé
156 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Concurrence en quantité: le modèle de Cournot
Analyse date de 1838 (projet intellectuel de
Cournot : partir d’un marché de monopole puis
étudier le développement de la concurrence de
manière à montrer son efficacité)
Hypothèses fondamentales :
Concurrence par les quantités (prix correspond à ce que
les consommateurs sont prêts à payer pour la demande
totale)
Producteur considère le comportement de l’autre
comme un donnée et se définit comme étant en monopole
sur la portion de marché restante
157 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Concurrence en quantité: le modèle de Cournot
Supposons d’abord que chacune des firmes choisit son niveau d’output,
et laisse le marché décider du prix de vente de cet output.
Si la firme 1 produit y1 unités et la firme 2 produit y2 unités, la quantité
totale qui sera offerte sera de y1 + y2 unités.
Le prix de marché sera de p(y1+ y2).
Les fonctions de coûts (totaux) des firmes sont c1(y1) et c2(y2) .
158 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Oligopole - Cournot
Droites de réaction
Construction (voir graphe)
Si la firme 1 pense que 2 ne va rien produire, elle produira 50, sur base de Rm1, sa droite de demande et
telque Rm1 = Cm1
Si la firme 1 pense que 2 produira 50, elle produira 25, sur base de Rm2, sa nouvelle droite de demande et
telque Rm2 = Cm1; etc.
Le niveau de production optimal d’une firme est donc une fonction décroissante de la
production attendue de la firme concurrente.
159 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Décision de production de la firme 1
P1
D1(0)
Rm1(0)
D1(75)
Cm1(75)
Cm1
Cm1(50) D1(50)
12.5 25 50 Q1
160
Pour chaque fraction de marché, le producteur calcule la
production qui lui permet de maximiser son profit (égalisation
prix – coût marginal)
Détermination des fonctions de réaction
Equation de demande (Q1 et Q2 correspondant à la
production des deux entreprises) :
P = -a (Q1 + Q2) + b
Fonctions de coût :
C1 = c Q12
C2 = d Q22
161
Profit de l’entreprise 1 : P Q – C1
soit
Q1 (-a (Q1 + Q2) + b) – c Q12
Profit de l’entreprise 2 :
Q2 (-a (Q1 + Q2) + b) – d Q22
Maximisation du profit de 1 (sous l’hypothèse que Q2 est une donnée) si :
- 2a Q1 – a Q2 + b – 2c Q1 = 0
Maximisation du profit de 2 (sous l’hypothèse que Q1 est une donnée) si :
- 2a Q2 – a Q1 + b – 2d Q2 = 0
162 Siham Lamari : [Link]@[Link]
on peut alors déduire les fonctions de réaction
Quantité produite par une entreprise qui permet de maximiser son profit
compte tenu de la production de l’autre
aQ2 b
Q1
2(a c) 2(a c)
aQ1 b
Q2
2(a d) 2(a d)
163 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Représentation graphique
La droite de réaction de la firme 1 décrit la production
optimale en fonction des anticipations de production de la
Q2 firme 2.
Le même raisonnement est répliqué pour construire la droite
de réaction de la firme 2.
Fonction de réaction de 1
Equilibre du marché correspond au point
d’intersection entre les deux fonctions de réaction
Production de
2 Fonction de réaction de 2
Production de Q1
1
164
1ère interrogation sur le modèle de Cournot
Quelles sont les modalités pour atteindre l’équilibre ?
Solution de Cournot (tâtonnement) apparaît contradictoire avec l’hypothèse
d’indépendance des décisions des entreprises
2ème interrogation sur le modèle de Cournot
Quel est la pertinence de l’hypothèse de concurrence par les quantités ?
165 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Oligopole - Cournot
Que se passe-t-il quand les firmes ne produisent pas à l’équilibre ?
-> rien n’est dit dans ce modèle sur la dynamique d’ajustement
Dans quel contexte peut-on faire l’hypothèse d’une production fixe ?
-> quand la production, une fois fixée, ne peut plus changer, ou quand il
n’y a plus d'incitant au changement, càd, quand les firmes sont à
l’équilibre
166 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Oligopole - Cournot
Exemple d’équilibre de Cournot
Duopole - Demande linéaire
Demande de marché P = 30 - Q ; Q = Q1 + Q2
Cm1 = Cm2 = 0
Droite de réaction - Firme 1
Revenu total : R1 = PQ1 = (30-Q1-Q2)Q1
= 30Q1- Q12 -Q2Q1
Revenu marginal: MR1 = R1/ Q1 = 30-2Q1-Q2
Optimum : Rm1 = 0 = Cm1
Droite de réaction - Firme 1 : Q1 = 15 - 1/2Q2
Droite de réaction - Firme 2 : Q2 = 15 - 1/2Q1
167 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Collusion ou rivalité
Dilemme du prisonnier:
Paul et Jacques complices, coupables de délits, séparés (ne peuvent pas
communiquer)
Pas d’autre preuve que leurs aveux
si aucun ne dit rien, ils seront tous les deux acquittés
S’ils avouent, justice plus clémente envers celui qui avoue
168 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Dilemme du prisonnier
Peines de prisons potentielles:
Jacques
Nie Avoue
J: acquitté J: 2 ans
Nie
P: acquitté P: 10 ans
Paul
J: 10 ans J: 5 ans
Avoue
P: 2 ans P: 5 ans
Chaque prisonnier a intérêt à avouer pour éviter un trop long emprisonnement ET
puisqu’il ne connaît pas l’attitude de son complice…
… Sauf s’ils se sont promis mutuellement de ne jamais rien dire!
169
Stratégie dominante
= stratégie qu’un joueur a toujours intérêt à jouer quelque soit la stratégie
de l’autre joueur
170 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Dans le cadre d’un duopole:
1) Hypothèse 1:
Chaque vendeur sait que s’il baisse son prix, il lui est possible
d’accroître son profit (si son rival ne modifie pas son comportement)
S’ils diminuent simultanément leur prix, ils verront leur profit diminuer
mais moins fortement que si un des deux maintient un prix élevé alors
que l’autre vend moins cher
171 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Firme B
Hypothèse 1
Prix élevé Prix + bas
πA = 100 πA = 40
Prix élevé
πB = 100 πB = 150
Firme A
πA = 150 πA = 70
Prix + bas
πB = 40 πB = 70
172
Quelque soit la stratégie adoptée par A, B a intérêt à jouer la stratégie
du prix plus bas
Quelque soit la stratégie adoptée par B, A a intérêt à fixer un prix faible
Chacune des firmes a une stratégie dominante:
* Firme A: fixer prix faible
* Firme B: fixer prix faible
πA = πB = 70
173 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Remarques:
Si elles avaient coopéré, elles auraient obtenu chacune 100 elles ont
intérêt à coopérer (NB: ça devient très complexe si >2 firmes…)
2 firmes n’ont pas intérêt à se lancer dans une guerre de prix s’il en
résulte finalement une diminution du profit de chacune.
Cependant une guerre de prix peut permettre dans le long terme
d’éliminer les concurrents les moins efficaces
174 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Firme B
Hypothèse 2
Prix élevé Prix + bas
πA = 100 πA = 30
Prix élevé
πB = 200 πB = 180
Firme A
πA = 150 πA = 60
Prix + bas
πB = 50 πB = 80
175
Ici, une des 2 firmes (B) n’est pas toujours capable d’augmenter son
profit en baissant son prix
Quelque soit la stratégie adoptée par B, la meilleure stratégie pour la
firme A est de fixer un prix bas
Firme A: stratégie dominante: prix faible
La firme B n’a pas de stratégie dominante et B a intérêt à se comporter
comme A (adopter la même stratégie que A)
Firme B: copier la politique de A: prix faible
πA = 60 et πB = 80
176 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Remarques:
Les firmes retirent un profit moindre que si elles avaient coopéré
Il s’agit d’un équilibre de Nash:
« aucun joueur ne peut améliorer son gain étant donné la stratégie de
l’autre joueur »
177 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Collusion ou rivalité
Les firmes composant un oligopole ont intérêt à coopérer (pour empêcher
leurs profits de diminuer…)
Collusion explicite (cartel) souvent interdite par la loi
Alternative: collusion tacite: règles de bonne conduite réciproque
178 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Implications du dilemme du prisonnier
en oligopole
Comportement en oligopole
dans certains marchés oligopolistiques, les décisions de pricing peuvent créer un
environnement prévisible, et faire apparaître de la collusion implicite.
Dans d’autres, les firmes sont très agressives et la collusion est impossible:
Les firmes sont réticentes à changer leur prix, de peur de la réaction de leurs
concurrents.
Dans ce cas, les prix tendent à être relativement rigides.
179 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Attention:
La négociation et le maintient d’un accord stable entre les firmes dépend:
Du nombre de firmes concernées
De la forme de concurrence possible entre ces firmes
De l’opportunité qu’elles ont à s’engager dans des campagnes
publicitaires
Des potentielles différences de coût entre elles
De la + ou – grande stabilité de la demande et des coûts
…
180 Siham Lamari : [Link]@[Link]
L’oligopole de Bertrand
1883 : remise en cause de l’hypothèse
de concurrence par les quantités au profit de l’idée
d’une concurrence par les prix
Conclusion : présence de deux entreprises sur un marché conduit
nécessairement à un équilibre comparable à celui de la concurrence pure et
parfaite (« guerre des prix »)
Interrogation : hypothèses fortes sont nécessaires et leur levée conduit à des
conclusions différentes du modèle initial
181 Siham Lamari : [Link]@[Link]
L’oligopole de Stackelberg
1934 : reprise de l’hypothèse de
concurrence par les quantités mais avec
l’identification d’une entreprise « leader »
Firme « leader » détient de l’information pertinente sur la firme « suiveuse » ce
qui lui permet de maximiser son profit
la firme suiveuse est caractérisée par une fonction de réaction mais la firme
leader peut construire une courbe d’isoprofit
182 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Représentation graphique
Q2 Interrogation : pourquoi une
firme se trouve-t-elle en
position de leader ?
Fonction de réaction de 2
Courbe d’isoprofit de 1
Quantités
produites
par 2
Quantités produites par 1 Q1
183 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Théorie de la demande coudée
Permet de montrer qu’en oligopole, sous des hypothèses réalistes, les
prix tendent à rester plus stables que sur n’importe quelle autre forme
de marché.
Si un vendeur son prix, ses rivaux vont leur prix aussi
il ne vendra finalement pas davantage!
Si un vendeur son prix, ses rivaux ne vont pas le leur!
il perdra une partie importante de sa clientèle
184 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Sweezy
Reprise du principe de Bertrand (concurrence par les prix)
Mais comportement asymétrique des concurrents (suivent les
baisses de prix mais pas les hausses)
Définition d’une courbe de « demande coudée »
185 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Prix Concurrents ne suivront pas une hausse des
prix donc hausse des prix entraîne forte baisse
de la demande
Concurrents suivront
une baisse des prix donc
faible hausse de la
demande
Quantités
Conclusion de Sweezy est que les entreprises ont intérêt à maintenir un prix légèrement
plus élevé que celui de l’équilibre concurrentiel (« collusion tacite » ou « équilibre de la
terreur »)
Phénomènes de « guerre des prix » ne peuvent se maintenir durablement (Edgeworth)
186 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Si vendeur son prix, sa demande sera plus élastique (les autres firmes
ne réagissent pas, donc perte de clientèle) → pente plus faible
Si vendeur son prix, sa demande est plus rigide (puisque les firmes
rivales diminuent aussi leur prix) → pente plus forte
La courbe de demande (correspondant à la courbe de RM) est coudée (2
segments de pentes différentes)
187 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Collusion tacite
Afin de contourner les dispositions règlementaires, les firmes peuvent
coopérer tacitement (pour éviter tte attitude de rivalité)
Règles de bonne conduite les unes envers les autres (ligne de conduite)
sans pour autant renoncer à toute leur autonomie en matière de
décision.
Négociation ‘informelle’ (pas ‘ouverte’) en échange de garanties (part
de profit assurée, pas de guerre de prix, …)
188 Siham Lamari : [Link]@[Link]
NB: Une des firmes peut jouer un rôle directeur en matière de fixation
des prix:
Firme dominante
ou
Firme barométrique
189 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Firme dominante
= firme qui détient une partie importante du marché, entourée d’un
ensemble de ‘petites firmes marginales compétitives’ (pfmc)
Ces ‘pfmc’ se conduisent comme un ensemble de concurrents parfaits qui
adaptent leur niveau de production au prix du marché P* (fixé par la
firme dominante)
190 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Firme barométrique
= firme qui ne détient pas forcément une position dominante sur le marché
mais dont les ajustements de prix sont imités par les autres firmes de
la branche
rôle directeur
les autres firmes ont confiance en ses capacités d’appréhender les
tendances du marché
191 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Cartels
Caractéristiques
Accords explicites dans le but de fixer la production et le prix.
N’incluent pas forcément toutes les firmes d’un marché.
Le plus souvent internationaux:
Exemples de cartels réussis : OPEP; International Bauxite Association; Mercurio Europeo
Exemples de cartels ratés : cuivre, étain, café, thé cacao
192 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Cartels
Caractéristiques
Conditions de succès :
Les menaces concurrentielles sont suffisantes pour décourager la triche
Pouvoir de monopole potentiel - demande inélastique
La plupart des cartels incluent une portion du marché qui se comporte
alors comme une firme dominante.
193 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Cartels
A propos de l’OPEP
Coûts marginaux très bas
Demande totale inélastique
Offre des pays non-OPEP inélastique
DOPEP relativement inélastique
194 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Cartels
Observations
Pour être réussi:
La demande totale ne doit pas être très élastique en
prix
Soit le cartel doit contrôler pratiquement toute l’offre
mondiale, soit l’offre des producteurs hors cartel ne
doit pas être élastique au prix.
195 Siham Lamari : [Link]@[Link]
La coopération efficiente
Coopération ne renvoie pas nécessairement à l’obtention d’une part plus
importante du surplus mais à un gain d’efficacité dans la production ou
la distribution d’un produit par réduction de la concurrence
Coopération verticale (contrats de distribution sélective, franchises)
Coopération horizontale (accords de R et D pour réduire des risques)
196 Siham Lamari : [Link]@[Link]
Pouvoir du marché des firmes
Concurrence Monopolistique
CPP Oligopole Monopole pur
Nombre important Nombre important Quelques Une entreprise
d’entreprises avec produit
homogène d’entreprises avec entreprises avec
différenciation pouvoir de
produit marché
197 Siham Lamari : [Link]@[Link]