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TD4 Questions

Le document présente un exercice sur le traitement d'équations quadratiques selon la méthode d'Al-Khwārizmı̄, en détaillant les étapes de résolution et les conditions à vérifier. Il aborde également la réduction d'équations et la justification des procédés utilisés. Enfin, il explore le calcul formel et les règles associées, tout en posant des questions sur des applications spécifiques et des preuves mathématiques.

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Le document présente un exercice sur le traitement d'équations quadratiques selon la méthode d'Al-Khwārizmı̄, en détaillant les étapes de résolution et les conditions à vérifier. Il aborde également la réduction d'équations et la justification des procédés utilisés. Enfin, il explore le calcul formel et les règles associées, tout en posant des questions sur des applications spécifiques et des preuves mathématiques.

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Exercice 1 : Traitement d’une équation du type x2 + c = bx par Al-Khwārizmı̄

1. Procédé
Les carrés et le nombre égaux à des racines. C’est par exemple lorsque
tu dis : un carré et vingt et un dirhams sont égaux à dix racines, c’est-à-
dire que, si tu ajoutes à un carré quelconque vingt et un dirhams, ce que tu
obtiens sera égal à dix racines de ce carré.
Procédé : partage en deux moitiés le nombre des racines ; on aura cinq ;
multiplie le par lui-même, on aura vingt-cinq, dont tu retranches vingt et
un, ce qu’on a dit être le carré ; il reste quatre ; prends sa racine, qui est
deux ; retranche la de la moitié du nombre des racines, qui est cinq. Il reste
trois, qui est la racine du carré que tu veux. Et le carré est neuf.
Si tu veux, ajoute la racine à la moitié du nombre des racines ; on aura sept,
qui est la racine du carré cherché, et le carré est quarante-neuf.
Si tu rencontres un problème qui te mène à cette sorte, vérifie son exactitude,
soit en ajoutant, sinon en retranchant nécessairement. Ce procédé se fait à
la fois en ajoutant et en retranchant.
Sache que, si tu partages le nombre des racines dans cette sorte en deux
moitiés, et que tu multiplies une moitié par elle-même de sorte que le produit
soit moins que les dirhams qui sont avec les carrés, le problème devient alors
impossible ; et si le résultat est égal aux dirhams eux-mêmes, la racine du
carré est alors égale à la moitié du nombre des racines exactement, sans
excédent ni diminution.
Tout ce qui te parvient de deux carrés, ou plus, ou moins, ramène-le à un
seul carré, comme nous te l’avons montré dans la première sorte.
a) Quelle est la condition à vérifier avant de commencer à mettre en œuvre le procédé ?
b) Combien de solutions le procédé fournit-il dans chaque cas ?
c) Appliquer le procédé d’Al-Khwārizmı̄ à l’équation x2 + 15 = 16x.
d) Traduire l’algorithme d’Al-Khwārizmı̄ en une formule algébrique et vérifier que cette formule
algébrique correspond à la formule moderne usuelle. Réinterpréter dans ce cadre la condition du a).
2. Réduction
Cinquième problème. Tu divises dix en deux parties, tu multiplies chaque
partie par elle-même et tu additionnes les produits. On a cinquante-huit
dirhams.
On l’infère ainsi : tu poses l’une des deux parties une chose, et l’autre dix
moins une chose. Tu multiplies dix moins une chose par lui-même ; on a cent
plus un carré moins vingt choses. Tu multiplies ensuite une chose par une
chose, on a un carré. Tu les additionnes ensuite ; cela sera cent plus deux
carrés moins vingt choses, égaux à cinquante-huit dirhams.

1
Restaure le cent et les deux carrés par les vingt choses soustraites, et ajoute-
les aux cinquante-huit. On a cent plus deux carrés égaux à cinquante-huit
dirhams plus vingt choses. Ramène cela à un seul carré en prenant la moitié
de ce que tu as. On a cinquante dirhams plus un carré égaux à vingt-neuf
dirhams plus dix choses.
Réduis, et ceci en ôtant vingt-neuf des cinquante ; il reste vingt et un plus
un carré égaux à dix choses.
Partage en deux moitiés le nombre des racines, qui est cinq, et multiplie-le
par lui-même. On a vingt-cinq, desquels tu ôtes les vingt et un qui sont avec
le carré ; il reste quatre. Prends sa racine, qui est deux, et soustrais-la de la
moitié du nombre des racines, qui est cinq ; il reste trois qui est l’une des
parties ; et l’autre est sept.
Ce problème t’a mené à l’un des six procédés qui est : des carrés plus un
nombre sont égaux à des racines.

a) Traduire le problème en termes algébriques modernes.


b) Retranscrire les étapes permettant de ramener le problème à l’équation x2 + 21 = 10x.
c) Comment s’appellent l’étape « Restaure le cent et les deux carrés par les vingt choses soustraites,
et ajoute-les aux cinquante-huit » et l’étape « Réduis, et ceci en ôtant vingt-neuf des cinquante » ?
3. Justification
Un carré plus vingt et un dirhams sont égaux à dix racines.
Justification du procédé. Posons pour le carré une surface carrée de côtés
inconnus ; soit la surface AD. Joignons-lui ensuite un rectangle dont la lar-
geur est égale à l’un des côtés de la surface AD – soit le côté EN – et dont
la surface est EB. La longueur des deux surfaces réunies est le côté CE.
[. . . ] lorsqu’on dit : un carré plus vingt et un sont égaux à dix racines, nous
savons que la longueur de côté EC est dix en nombre, car le côté CD est la
racine du carré. Nous partageons le côté CE en deux moitiés au point H,
et nous le prolongeons jusqu’au point I ; [. . . ] Nous ajoutons à la droite HI
sur son prolongement une droite égale à l’excédent de CH sur HI pour que
la surface devienne carrée ; soit la droite HK ; la droite IK sera alors égale
à la droite KM ; on engendre donc une surface carrée, de côtés et d’angles
égaux ; soit la surface MI. Mais il est clair que la droite IK est cinq ; les
côtés de MI lui sont égaux ; sa surface est par conséquent vingt-cinq, ce qui
est le produit de la moitié du nombre des racines par elle-même, c’est-à-dire
cinq par cinq ; on a vingt-cinq.

2
[. . . ] Si donc tu retranches [HA qui est deux] de la droite HC, qui est la
moitié du nombre des racines, il reste la droite AC, qui est trois, et qui est
la racine du premier carré ; si tu l’ajoutes à la droite CH, qui est la moitié
du nombre des racines, tu obtiens sept, qui est la droite GC ; elle sera une
racine d’un carré plus grand que ce carré qui, si tu lui ajoutes vingt et un,
est égal à dix racines.
Ce qu’il fallait démontrer.

a) Quel rectangle a une aire correspondant à 10x ? Quel rectangle a une aire correspondant à
21 ?
b) En vous appuyant sur le texte d’Al-Khwārizmı̄, démontrer que CA = 3 est une racine de
l’équation.
c) Justifier que CG = EA = 7 est la deuxième racine cherchée.
Problème (pp. 158-160) :
Tu partages dix en deux parties ; tu multiplies chaque partie par elle-même ;
tu additionnes et tu leurs ajoutes la différence entre les deux parties avant
de les multiplier, pour que cela atteigne cinquante-quatre dirhams.
On l’infère ainsi : tu multiplies dix moins une chose par lui même ; on a
cent plus un carré moins vingt choses. Tu multiplies la chose qui reste de
dix par elle-même ; on a un carré. Tu additionnes cela ; on a cent plus deux
carrés moins vingt choses. Mais il a dit : tu leur ajoutes la différence entre
les deux parties avant de les multiplier. Tu dis : la différence entre elles
est dix moins deux choses. La somme de cela est donc cent dix plus deux
carrés moins vingt-deux choses, égale à cinquante-quatre dirhams. Si tu
restaures et réduis, tu dis : cent dix dirhams plus deux carrés sont égaux à
cinquante quatre dirhams plus vingt- deux choses. Ramène les deux carrés
à un seul carré, et ceci en prenant la moitié de ce que tu as ; on a cinquante-
cinq dirhams plus un carré égaux à vingt-sept dirhams plus onze choses.
Ôte vingt-sept de cinquante-cinq ; il reste un carré plus vingt-huit dirhams
égaux à onze choses.
d) Identifier l’utilisation d’al-jabr.
e) Identifier l’utilisation d’al-muqābala.
f) À quel type d’équations s’est on ramené ?
g) Résoudre le problème en appliquant le procédé d’al-Khwārizmı̄.
Exercice 2 : Le calcul formel selon al-Khwārizmı̄
h) Pages 122-128. Expliciter les calculs proposés par al-Khwārizmı̄. Mettre en évidence les règles
de calcul formel qu’il expose ici.
i) Pages 130-136. Mêmes questions concernant le calcul formel avec les radicaux.
j) Détailler la preuve de "la racine de deux-cents, moins dix, additionnée à vingt moins la racine
de deux cents" est égale à dix. Connaissez-vous une preuve plus simple ?

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