Type Description Exemples au Maroc
Prises de participations au
Fonds gérés par AMIC ;
Capital- capital d'entreprises non
15,7 MMDH investis en
investissement cotées pour croissance et
2024 sur 320 entreprises.
revente avec plus-value.
41% des opérations en
Financement d'entreprises
2024 ; croissance de 26%
Capital-risque jeunes/innovantes à haut
(2006-2011) à 63%
risque/potentiel.
(2018-2024).
Collecte auprès d'un large
Plateformes comme
public via plateformes en
Cotizi, Happy Smala7, Alif
Crowdfunding ligne (don, prêt,
Crowd ; supervisées par
investissement). Encadré par
Bank Al-Maghrib/AMMC.
loi 15-18 (2021).
Investisseurs individuels
(expérimentés) apportant
Business Apportent expérience,
fonds, réseau et
Angels réseau et stratégie.
accompagnement à startups
précoces.
Finance Mourabaha (91% des cas Banques participatives
Islamique pour actifs), Salam (fonds de
roulement). comme Al Akhdar Bank.
Le capital-investissement consiste pour un investisseur à prendre des participations
dans le capital d’entreprises non cotées afin de financer leur croissance, leur
développement ou leur restructuration. L’investisseur revend ensuite ses parts lorsque
l’entreprise a pris de la valeur afin de réaliser une plus-value.
Le capital-risque est un sous-ensemble du capital-investissement, destiné
spécifiquement aux startups et entreprises innovantes en phase de démarrage ou de
développement précoce, caractérisées par un risque élevé mais un fort potentiel de
croissance.
Le crowdfunding, ou financement participatif, est un mécanisme de financement
qui permet de collecter des fonds auprès d’un large public via des plateformes en
ligne afin de financer un projet, une startup ou une PME, en contrepartie d’un don,
d’un prêt ou d’une participation au capital.
Les business angels sont des investisseurs privés expérimentés (ex-entrepreneurs,
cadres) injectant capitaux personnels dans startups précoces, en échange d'equity et
d'un accompagnement stratégique. Ils apportent non seulement fonds, mais aussi
réseau professionnel, expertise et mentoring, idéal pour PME en phase initiale à haut
risque.
Finance islamique
La politique monétaire est l'ensemble des décisions prises par
une banque centrale pour piloter les taux d'intérêt à court terme et
contrôler la liquidité. Elle s'appuie sur des théories classiques
comme la théorie quantitative de la monnaie et la courbe de
Phillips pour arbitrer entre inflation et chômage. Cependant, face à
la complexité croissante des marchés, les banques centrales (BCE,
FED, BAM) ont dû renforcer leur autonomie et leur transparence
pour gagner en crédibilité
Sur le crédit et l'investissement : Une baisse des taux d'intérêt
rend l'emprunt moins cher. Cela encourage les entreprises à
investir et les ménages à consommer, augmentant ainsi la quantité
de monnaie en circulation.
Sur la valeur de la monnaie (Change) : Des taux d'intérêt élevés
attirent les capitaux étrangers, ce qui augmente la demande pour
la monnaie nationale et tend à apprécier son taux de change
La trappe à liquidité
Le document mentionne une limite critique de l'impact des taux : lorsque le taux
d'intérêt est déjà extrêmement bas, la préférence pour la liquidité devient "absolue".
Dans ce cas, même si la banque centrale augmente la masse monétaire, les taux ne
baissent plus et la politique monétaire devient inopérante car tout l'argent est conservé
sous forme liquide au lieu d'être investi
· La vision Keynésienne (Active) : Le taux d'intérêt est le lien vital entre la monnaie
et l'économie réelle. En modifiant les taux, la Banque Centrale peut stimuler ou
freiner la croissance.
· La vision Classique (Neutre) : La monnaie n'est qu'un instrument d'échange. Le
taux d'intérêt n'influence pas la production à long terme, mais agit surtout sur le
niveau des prix (inflation).
Performance Bancaire : Elle ne se limite plus à la simple rentabilité mais inclut la
capacité à résister aux chocs tout en finançant l'économie.
PNB (Produit Net Bancaire) : Mesure la valeur ajoutée créée par la [Link] se
compose de la marge d'intérêt (intérêts perçus moins intérêts payés) et des
commissions (revenus des services).
Coefficient d'Exploitation : Calcule l'efficacité de la gestion interne (Frais
d'exploitation / PNB). Plus il est faible, plus la banque est efficace.
ROE (Return on Equity) : Mesure la rentabilité des capitaux investis par les
actionnaires (Résultat Net / Capitaux Propres).
Résilience Bancaire : Capacité d'une banque à continuer de fonctionner lors
d'événements graves (crise sanitaire, cyberattaque, etc.). Elle repose sur deux piliers :
Résilience Financière : Protège contre les crises économiques et les pertes.
Résilience Opérationnelle : Garantit le fonctionnement technique (systèmes
informatiques) malgré les pannes ou attaques.
. Régulation et Sécurité (Bâle III)
Ratio de Solvabilité : Règle d'or mesurant la capacité à absorber des pertes via les
fonds propres. Il s'appuie sur les RWA (Actifs pondérés par le risque) : plus un prêt
est risqué, plus la banque doit mettre de fonds propres de côté
Ratio de Liquidité (LCR) : Assure que la banque dispose de suffisamment d'argent
immédiatement disponible (actifs liquides HQLA) pour faire face à un "bank run" ou
une panique financière.
Arbitrage Performance/Résilience : Renforcer la sécurité coûte cher à court terme
(augmentation des charges IT, conformité LBC-FT), ce qui peut dégrader le
coefficient d'exploitation et limiter les dividendes, mais protège la rentabilité à long
terme.
1️⃣Pourquoi les finances alternatives ?
📌 Définition générale
Les finances alternatives regroupent l’ensemble des modes de financement non
bancaires classiques, utilisés par les entreprises pour compléter ou remplacer le
crédit bancaire.
🔹 1. Difficulté d’accès au crédit bancaire
Les banques exigent :
garanties élevées
historique financier solide
capacité de remboursement prouvée
👉 Problème surtout pour :
PME
start-ups
entreprises innovantes
➡️Les finances alternatives contournent ces contraintes.
🔹 2. Coût du financement
Taux d’intérêt élevés
Frais bancaires
Conditions strictes
➡️Certaines alternatives :
coût plus flexible
paiement étalé
partage du risque
📌 Question examen typique
Pourquoi les entreprises recourent-elles aux finances
alternatives ?
2️⃣Les principales formes de finances
alternatives
🔹 I. Le crédit-bail (Leasing)
📘 Définition
Le crédit-bail est une opération par laquelle : une société de crédit-bail achète un bien
le loue à une entreprise avec option d’achat à la fin du contrat
📌 L’entreprise utilise le bien sans en être propriétaire au départ.
📌 Question examen
Expliquez le mécanisme du crédit-bail et ses avantages
pour une PME.
🔹 III. Le capital-investissement
📘 Définition
✅ Avantages
Pas d’endettement
Apport d’expertise
Renforcement de la crédibilité
❌ Inconvénients
Perte partielle de contrôle
Exigence de rentabilité élevée
📌 Question examen
Expliquez les différentes formes du capital-
investissement.
🔹 IV. Le crowdfunding (financement
participatif)
📘 Définition
✅ Avantages
Accès rapide au financement
Visibilité et marketing
Validation du projet
❌ Inconvénients
Incertitude du succès
Cadre réglementaire
Dilution du capital
📌 Question examen
Présentez les différentes formes de crowdfunding.
🔹 V. La finance islamique (TRÈS
IMPORTANT AU MAROC 🇲🇦)
📘 Principes fondamentaux
❌ Interdiction de l’intérêt (Riba)
❌ Spéculation excessive (Gharar)
✅ Adossement à un actif réel
✅ Partage des profits et pertes
📌 Instruments de la finance islamique
🔸 Mourabaha
Vente avec marge bénéficiaire connue
Très utilisée par les banques participatives
🔸 Moudaraba
Une partie apporte le capital L’autre le travail
Partage des profits
🔸 Moucharaka
Partenariat
Apport en capital des deux parties
Partage profits et pertes
🔸 Ijara
Location avec option d’achat
Équivalent du crédit-bail islamique
🔸 Salam / Istisna
Salam : paiement anticipé (agriculture)
Istisna : fabrication / construction
📌 Question examen fréquente
Expliquez les principes et instruments de la finance
islamique.