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EXPOSE RSE Document Final

Le document examine l'impact de l'urbanisation rapide et de la croissance démographique sur la gestion des déchets dans les villes ivoiriennes, soulignant l'importance de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et de l'économie circulaire comme leviers pour une gestion durable. Il présente un cadre théorique et conceptuel, analyse les interrelations entre gestion des déchets, économie circulaire et RSE, et évalue les défis et opportunités d'optimisation. L'objectif est de transformer la gestion des déchets en un véritable moteur de développement durable.

Transféré par

Loïc Hermann Assi
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EXPOSE RSE Document Final

Le document examine l'impact de l'urbanisation rapide et de la croissance démographique sur la gestion des déchets dans les villes ivoiriennes, soulignant l'importance de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et de l'économie circulaire comme leviers pour une gestion durable. Il présente un cadre théorique et conceptuel, analyse les interrelations entre gestion des déchets, économie circulaire et RSE, et évalue les défis et opportunités d'optimisation. L'objectif est de transformer la gestion des déchets en un véritable moteur de développement durable.

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SOMMAIRE

INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1

I. CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL................................................................... 2

II. INTERRELATIONS ENTRE GESTION DES DÉCHETS, ÉCONOMIE

CIRCULAIRE ET RSE ........................................................................................................ 15

III. LA RSE COMME MOTEUR DE TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE

CIRCULAIRE DANS LES VILLES IVOIRIENNES ......................................................... 17

IV. LIMITES, DÉFIS ET LEVIERS D’OPTIMISATION ............................................. 24

CONCLUSION ........................................................................................................................ 27

BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 28

WEBOGRAPHIE ..................................................................................................................... 29

TABLE DES MATIERES ....................................................................................................... 30


INTRODUCTION

L’urbanisation rapide et la croissance démographique dans les villes ivoiriennes engendrent


une augmentation considérable de la production de déchets solides, constituant un défi majeur
pour la gestion environnementale et urbaine. Cette situation complexe impacte directement la
santé publique, la qualité de vie des populations ainsi que la préservation des milieux naturels.
Face à ces enjeux, il devient impératif d’adopter des stratégies innovantes et durables qui
dépassent les simples mécanismes traditionnels de collecte et de traitement.

Dans ce cadre, la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) ainsi que les principes de
l’économie circulaire apparaissent comme des leviers essentiels pour repenser la gestion des
déchets en intégrant des pratiques respectueuses de l’environnement et socialement
responsables. Ces approches favorisent non seulement la valorisation des déchets mais aussi la
mobilisation concertée des acteurs publics, privés et communautaires autour d’objectifs
communs de développement durable. Dès lors, une question fondamentale se pose : dans quelle
mesure les initiatives RSE mises en œuvre dans les villes ivoiriennes permettent-elles de
transformer la gestion des déchets en un véritable levier d’économie circulaire au service
du développement durable ?

Ce travail propose d’analyser les initiatives développées dans les villes ivoiriennes visant à
intégrer la gestion des déchets dans une démarche RSE et d’économie circulaire. Il s’articulera
autour de quatre axes majeurs : une présentation du cadre théorique et conceptuel, montré une
interaction entre la gestion des déchets, l’Economie Circulaire et RSE, une étude des actions
concrètes menées par les différents acteurs, puis une évaluation des limites, défis et leviers
d’optimisation de ces initiatives.

1
I. CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL

Dans cette partie, nous présenterons les concepts clés en lien avec notre thématique, en mettant
l’accent sur leurs définitions, leurs principes fondamentaux ainsi que leurs objectifs.

1. Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE)

1.1.Définition

La RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) regroupe l’ensemble des pratiques mises
en place par les entreprises dans le but de respecter les principes du développement durable
(social, environnemental et économique). Mais d’autres définitions plus complexes sont
données par certains auteurs et institutions.

EL GHMARI, O., EL GHMARI, I. & ED-DAHHANI, M. (2024) la Responsabilité Sociale


des Entreprises (RSE) se définit comme « l’intégration volontaire par les entreprises des
préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations
avec leurs parties prenantes ».

Selon la Commission Européenne, dans sa 3ème Communication Sur la RSE (2011) définit la
RSE comme « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la
société ». Elle s’inscrit dans une logique de développement durable, cherchant à concilier
performance économique, équité sociale et préservation de l’environnement.

[Link]

Les principes de la RSE, issus de la norme ISO 26000, visent à intégrer des préoccupations
sociales et environnementales dans les activités des entreprises. Les 7 Principes de la RSE :

1.2.1. Communautés et développement durable

Ce pilier vise à renforcer l’ancrage territorial des entreprises et leur impact positif sur les
communautés locales.

Les actions attendues incluent :

2
• La création d’emplois locaux durables et non délocalisables,

• Le soutien aux initiatives communautaires et aux réseaux de coopération,

• L’implication dans des projets de développement durable, notamment via


l’économie circulaire,

• Le recours aux achats responsables auprès de fournisseurs locaux.

1.2.2. Questions relatives aux consommateurs

Ce pilier protège les droits des consommateurs et garantit la qualité des produits et services :

• Mise en place d’une démarche qualité stricte,

• Protection de la santé et de la sécurité des consommateurs,

• Information claire, traçabilité et prévention des risques liés aux produits.

1.2.3. Loyauté des pratiques

Ce pilier encourage l’éthique et la transparence dans les relations commerciales :

• Respect des droits de propriété,

• Éthique commerciale : lutte contre la corruption, concurrence loyale,

• Transparence vis-à-vis des consommateurs et partenaires.

Il s’applique aux relations avec les fournisseurs, distributeurs, sous-traitants et clients.

1.2.4. Droits de l’homme

Ce pilier garantit la dignité et l’égalité pour tous, à travers :

• L’égalité homme/femme,

3
• L’inclusion des personnes en situation de handicap,

• Le respect de la diversité culturelle et sociale,

• La lutte contre toute forme de discrimination ou de travail forcé.

1.2.5. Relations et conditions de travail

Ce pilier soutient un environnement de travail sain et équitable :

• Qualité de vie au travail (QVT),

• Dialogue social et relations équilibrées entre employeurs et employés,

• Prévention des risques professionnels, sécurité au travail,

• Développement des compétences et formation continue.

Il reflète l’engagement social de l’entreprise vis-à-vis de ses collaborateurs.

1.2.6. Environnement

Pilier central dans les démarches RSE liées à la gestion des déchets et à l’économie circulaire.
Il inclut :

• La prévention de la pollution,

• La gestion durable des ressources naturelles,

• La réduction des déchets et du gaspillage,

• L’usage d’achats écoresponsables.

L’ISO 26000 souligne l’importance d’un usage rationnel des ressources tout au long de la
chaîne de valeur de la production à la distribution.

4
1.2.7. Gouvernance, dialogue et communication

Ce dernier pilier concerne la manière dont l’entreprise est dirigée, impliquant :

• Une gouvernance éthique et transparente,

• La concertation des parties prenantes (collectivités, ONG, clients, employés),

• Un meilleur équilibre des pouvoirs et une responsabilisation des décideurs.

Il relie directement la RSE à la stratégie globale de l’organisation.

[Link]

Adopter ces principes permet aux entreprises non seulement de répondre aux attentes sociétales
croissantes, mais aussi de renforcer leur image de marque, d'attirer et de retenir les talents, et
de créer un avantage concurrentiel durable. La RSE est donc un levier stratégique pour le
développement durable et la performance économique des entreprises.

Les principaux objectifs de la RSE sont :

• Réduire l’impact environnemental des activités économiques.

• Améliorer les conditions de travail et promouvoir le bien-être social.

• Renforcer l’image et la réputation des entreprises.

• Encourager l’innovation responsable.

• Contribuer à la durabilité et à la résilience des territoires.

5
2. Gestion des déchets

2.1.Définitions

2.1.1. Gestion

La gestion désigne l’ensemble des actions de planification, d’organisation, de coordination et


de contrôle visant à atteindre des objectifs précis avec efficacité et efficience. Elle s'applique à
divers domaines, qu’il s’agisse de ressources humaines, financières, matérielles ou
environnementales.

2.1.2. Déchets

Selon le Code de l’Environnement ivoirien « Les déchets sont des produits solides, liquides ou
gazeux, résultant des activités des ménages, d'un processus de fabrication ou tout bien meuble
ou immeuble abandonné ou qui menace ruine. Selon leur origine, leur nature et leur dangerosité,
les déchets peuvent être valorisables ou non, inertes, dangereux ou biodégradables.

Selon l’Union Européenne, le déchet est juridiquement défini comme « toute substance ou tout
objet qui relève des catégories dont le détenteur se défait ou dont il a l’intention de se défaire
(ou dont il doit se défaire) (Tinni, A., 2003).

2.1.3. La gestion des déchets

La gestion des déchets regroupe l’ensemble des opérations visant à réduire, collecter, trier,
transporter, traiter, valoriser et éliminer les déchets produits par les activités humaines, dans
le respect des normes environnementales et sanitaires. Elle s’inscrit dans une logique de
protection de l’environnement, de préservation de la santé publique et de développement
durable.

2.2. Les principaux types de déchets

La classification des déchets se base généralement sur leur origine et leur nature, ce qui
permet de déterminer les solutions les plus appropriées pour leur collecte et leur traitement.

6
On distingue quatre grandes catégories de déchets, chacune nécessitant des méthodes
spécifiques :

2.2.1. Les déchets ménagers

Ils sont produits au quotidien par les foyers. On distingue trois types principaux :

• Les ordures ménagères : Ce sont les déchets non recyclables issus des activités
domestiques courantes

o Exemples : restes alimentaires, plastiques souillés, emballages sales…

• Les déchets recyclables : Ils incluent les matériaux valorisables via le tri sélectif.

o Exemples : bouteilles en verre, cartons, journaux, flacons plastiques, canettes,


boîtes de conserve…

• Les déchets ménagers spéciaux (DMS) : Ce sont des déchets nécessitant un traitement
particulier en raison de leur toxicité potentielle.

o Exemples : piles, batteries, ampoules, pots de peinture…

2.2.2. Les déchets industriels

Il s'agit des déchets résultant d'une activité professionnelle. On regroupe sous cette appellation
les déchets industriels banals, les déchets industriels spéciaux et les déchets inertes.

[Link].Les déchets industriels banals (DIB)

Il s'agit des déchets non dangereux issus des activités économiques (industrie, commerce,
artisanat, agriculture…). Leur composition est semblable à celle des ordures ménagères (on les
appelle aussi " déchets assimilables aux ordures ménagères ") mais leur proportion diffère. Il
s'agit du papier et carton, plastique, bois, verre, textile, caoutchouc, des métaux...

Les déchets d'emballages sont des déchets appartenant à la catégorie des DIB mais qui sont
soumis à une réglementation spécifique et à des objectifs de valorisation stricts (Resse, 1999).

7
[Link].Les déchets industriels spéciaux (DIS)

Les déchets industriels spéciaux proviennent, en général, des activités industrielles. Ils
contiennent, en quantités variables, des éléments toxiques ou dangereux qui présentent des
risques accrus pour la santé humaine et l'environnement (Bertolini G., 1996).

[Link].Les déchets toxiques en quantités dispersées (DTQD)

Ils sont de même nature que les DIS mais ont la particularité d'être produits en faibles quantités
(en général conditionnés en containers, en fûts de 200 litres ou en bidons). Ces déchets
proviennent de secteurs variés : industrie, PME, artisanat, commerces, laboratoires…
(Bertolini.G et Nunesmaia,. M. F, 2002).

[Link].Les déchets inertes

Ce sont des déchets minéraux qui ne sont pas susceptibles d'évolution physico-chimique ou
biologique (ils ne présentent donc pas de risque de pollution pour les sols et les eaux).

2.2.3. Les déchets dangereux

Ils présentent des risques pour la santé humaine et l’environnement. Leur gestion nécessite
des précautions et traitements spécifiques.

• Origine : industries, laboratoires, hôpitaux, ou même certains foyers.

Exemples : solvants, peintures, acides, produits chimiques, aérosols, huiles usagées.

Ces déchets sont réglementés et doivent être traités dans des centres agréés.

2.2.4. Les déchets liquides

Ils nécessitent des systèmes d’assainissement spécialisés car ils peuvent contaminer les sols et
les eaux. Exemples : eaux usées domestiques, liquides issus des fosses septiques, huiles,
effluents industriels.

• Traitement : stations d’épuration, vidange de fosses, traitement physico-chimique ou


biologique selon le type de liquide.

8
[Link]

L’objectif principal de la gestion des déchets est de réduire les impacts négatifs des déchets
sur l’environnement et la santé humaine, tout en valorisant les ressources selon les
principes du développement durable. Plus concrètement, cela signifie :

• Protéger l’environnement, en évitant la pollution des sols, de l’air et de l’eau causée


par les déchets mal traités ou abandonnés.

• Préserver la santé publique, en limitant les risques sanitaires liés aux déchets
(prolifération de moustiques, maladies infectieuses, intoxications, etc.).

• Réduire la quantité de déchets produits, en encourageant la réduction à la source, le


réemploi, et une consommation plus responsable.

• Favoriser le tri et le recyclage, pour permettre la transformation des déchets en


nouvelles matières premières ou en énergie.

• Contribuer à l’économie circulaire, en considérant les déchets non plus comme une
nuisance, mais comme une ressource pouvant générer de la valeur.

• Responsabiliser les citoyens, à travers des actions de sensibilisation, d’éducation


environnementale et d’engagement communautaire.

• Améliorer la qualité de vie urbaine, en rendant les villes plus propres, plus attractives
et plus durables à long terme.

9
3. Contexte, définition, principe et objectifs de l’économie circulaire

[Link]

L’économie circulaire, un modèle économique écologique ; un substitut à l’économie linéaire


qui a atteint ses limites

L'économie linéaire est un système dans lequel les consommateurs achètent un produit,
l'utilisent, puis le jettent. C’est un modèle au service du régime d’accumulation capitalistique.

• Il prend naissance dès le développement du marché triangulaire (XVème siècle)

• Il s’intensifie à travers les vagues d’innovations des révolutions industrielles,

• Il s’amplifie de façon alarmante sous l’effet des besoins de la société de consommation


devenue nécessaire pour créer et renouveler les débouchés des productions industrielles

L’ECONOMIE LINEAIRE ou le modèle “TAKE-MAKE-WASTE “

Source : Fossou, Economie Circulaire DECHETS, (2024), p(20)

3.1.1. Les limites de l’économie linéaire

Les limites de l’économie linéaire sont nombreuses et mettent en évidence les raisons pour
lesquelles ce modèle traditionnel n’est plus soutenable à long terme, surtout dans un contexte
d’urbanisation rapide comme celui des villes ivoiriennes.

10
• L’épuisement des ressources naturelles : Le modèle linéaire repose sur une logique
« extraire – produire – consommer – jeter ». Cette logique exploite les ressources de
manière intensive sans tenir compte de leur renouvelabilité. Or, de nombreuses
ressources (métaux rares, énergies fossiles, bois, etc.) sont non renouvelables ou
nécessitent des décennies pour se régénérer. Cela crée une pression insoutenable sur
les écosystèmes.

• L’augmentation des déchets : L’économie linéaire engendre une accumulation


massive de déchets, souvent non recyclés. Ces déchets, surtout plastiques, organiques
ou électroniques, s’accumulent dans les décharges, les océans ou les rues, entraînant
pollution des sols, des eaux et de l’air.

• Un modèle énergivore : Les étapes de production et de transport dans une économie


linéaire consomment beaucoup d’énergie, en particulier d’origine fossile (pétrole,
charbon, gaz). Cela aggrave les émissions de gaz à effet de serre et contribue au
changement climatique.

• Des coûts croissants pour les collectivités : Les communes doivent gérer des volumes
de déchets de plus en plus importants, ce qui engendre des coûts élevés en collecte,
traitement et enfouissement. Ces charges pèsent lourdement sur les budgets municipaux
et sont souvent inefficaces sans tri à la source.

• Une faible résilience économique : En cas de crise (pénurie de matières premières,


hausse des prix de l’énergie, instabilité des marchés mondiaux), le modèle linéaire est
vulnérable. Il dépend trop des importations et des ressources vierges, ce qui fragilise
l’économie locale.

• Un impact social négatif : Les populations les plus pauvres vivent souvent à proximité
des décharges ou dans des conditions d’insalubrité liées à une mauvaise gestion des
déchets. De plus, ce modèle crée peu d’emplois durables car il privilégie le jetable au
réparable ou au recyclable.

11
• Une absence de vision à long terme : Le modèle linéaire ne prend pas en compte les
cycles de vie des produits ni l’optimisation de leur usage. Il néglige l’écoconception, la
réutilisation et le partage, ce qui limite les innovations durables.

3.2.Définition

L’Economie Circulaire qui est un modèle économique collaboratif et en plein développement


repose sur de nouveaux modes de conception, de production et de consommation selon la
logique des 3 « R », pour ne jeter qu’en toute dernière issue :

• Réduire (les prélèvements de ressources en favorisant aussi l’usage plutôt que la


possession) ;

• Réparer (pour prolonger la durée d’usage vie des produits) ;

• Recycler ou réutiliser (pour diminuer les prélèvements et les rejets dans la nature). Sa
mise en valeur passe par le partage de connaissances et de la mise en réseau de
l’ensemble des forces vives de la société.

Selon le ministre gouverneur BEUGRE MAMBE 2022, l’économie circulaire est un modèle
économique qui vise à réduire le gaspillage des énergies et des ressources, à rallonger la durée
d’usage des biens de consommation et à redonner une nouvelle vie aux déchets. Autrement dit,
c’est un programme de recyclage ou de réutilisation d’ordures ménagères.

3.3. Les 7 principes et 3 domaines de l’économie circulaire

3.3.1. Les 7 principes

L’économie circulaire repose sur 7 grands principes qui visent à optimiser l’utilisation
des ressources à chaque étape du cycle de vie des produits :

• Éco-conception : Concevoir des produits en limitant leur impact environnemental dès


la phase de création (durabilité, réparabilité, recyclabilité).

12
• Écologie industrielle et territoriale : Mutualiser les ressources, énergies,
infrastructures entre entreprises d’un même territoire (ex : chaleur fatale, déchets
valorisés localement).

• Économie de la fonctionnalité : Privilégier l’usage à la possession : vendre un service


plutôt qu’un bien (ex : location, partage).

• Consommation responsable : Encourager les consommateurs à choisir des produits


durables, réparables et recyclables.

• Allongement de la durée d’usage : Réparer, réemployer ou reconditionner les


produits pour prolonger leur vie utile.

• Recyclage : Réintroduire les matériaux en fin de vie dans de nouveaux cycles de


production.

• Approvisionnement durable : Utiliser des ressources renouvelables ou issues du


recyclage, produites de façon responsable.

3.3.2. Les 3 domaines

Les 3 domaines d’application de l’économie circulaire. Ces principes s’appliquent à trois grands
domaines complémentaires :

• Production et offre de biens et services : Éco-conception, énergies renouvelables,


circuits courts, réduction de l’impact des produits dès leur conception.

• Consommation : Produits écoresponsables, modes de consommation collaboratifs,


réparabilité, réemploi.

• Gestion des déchets : Tri à la source, valorisation matière et énergétique, réintégration


dans le cycle de production (recyclage).

13
Source : Fossou, Economie Circulaire DECHETS, (2024), p(23)

[Link]

L’économie circulaire, l’objectif est de maintenir la valeur des produits le plus longtemps
possible en les réutilisant, en les réparant, en les restaurant et en les recyclant. C’est pourquoi
l’E. circulaire est considérée comme « génératrice de valeur », alors que l’économie linéaire
est considérée comme un « destructrice de valeur ».

Figure : ECONOMIE CIRCULAIRE

Source : Fossou, Economie Circulaire DECHETS, (2024), p(24)

14
II. INTERRELATIONS ENTRE GESTION DES DÉCHETS, ÉCONOMIE
CIRCULAIRE ET RSE

1. La gestion durable des déchets comme pilier de la RSE environnementale

La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) intègre dans sa dimension environnementale


l’obligation pour les entreprises de limiter leur empreinte écologique. Parmi les enjeux majeurs
de cette responsabilité figure la gestion durable des déchets, qui consiste à réduire la production
de déchets à la source, à assurer leur tri, leur recyclage et leur valorisation.

En Côte d’Ivoire, certaines entreprises comme LafargeHolcim ou Nestlé CI adoptent des


démarches RSE en mettant en place des politiques de gestion écologique des déchets, incluant
des programmes de recyclage, des partenariats avec des coopératives locales, et des campagnes
de sensibilisation. Ces actions traduisent une volonté de contribuer activement à la préservation
de l’environnement et à la santé publique.

La gestion des déchets devient ainsi un levier stratégique permettant aux entreprises de :

• Respecter la réglementation environnementale locale (via l’ANAGED),

• Améliorer leur image de marque,

• Réduire leurs coûts opérationnels via la valorisation de matières premières secondaires,

• Participer au développement durable des communautés locales.

2. L’économie circulaire comme modèle de développement urbain durable

L’économie circulaire fait partie du champ de l’économie verte. Les enjeux de l’économie
circulaire sont à la fois environnementaux, économiques et sociaux.

Plusieurs pays et organisations ont reconnu la transition vers une économie circulaire est
reconnue officiellement comme l’un des objectifs de la transition énergétique et écologique et
comme l’un des engagements du développement durable.

15
Elle s’inscrit naturellement dans la logique RSE, en particulier pour les collectivités territoriales
et les villes qui cherchent à réduire leur empreinte écologique. Dans le contexte ivoirien,
plusieurs initiatives traduisent cette orientation :

• Le projet de tri à la source lancé par l’ANAGED dans 22 communes (dont 13 à


Abidjan), qui vise à réduire le volume de déchets mis en décharge,

• L’opération « zéro déchet plastique » portée par Coliba Africa et Coca-Cola, qui crée
de l’emploi tout en intégrant les déchets plastiques dans une boucle de réutilisation
industrielle.

L’économie circulaire permet ainsi aux villes de :

• Favoriser la création d’emplois verts (collecte, recyclage, valorisation énergétique),

• Réduire la pression sur les ressources naturelles,

• Optimiser la gestion urbaine des déchets et améliorer la qualité de vie des citoyens.

Source : Fossou, Economie Circulaire DECHETS, (2024), p(25)

16
III. LA RSE COMME MOTEUR DE TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE
CIRCULAIRE DANS LES VILLES IVOIRIENNES

1. Comprendre la RSE dans le contexte ivoirien

La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) désigne l’engagement volontaire des


entreprises à intégrer des préoccupations sociales, environnementales et économiques dans
leurs activités et dans leurs interactions avec les parties prenantes. En Côte d’Ivoire, bien que
la RSE soit encore à un stade évolutif, elle s’impose progressivement comme un levier
incontournable du développement durable, notamment dans les grandes agglomérations.

Le cadre réglementaire ivoirien, à travers des textes comme la Loi n° 2014-138 relative au Code
de l’environnement, encourage les entreprises à limiter leur impact écologique. De plus,
l'adhésion de la Côte d'Ivoire aux Objectifs de Développement Durable (ODD), en particulier
l’ODD 11 (villes durables) et l’ODD 12 (consommation et production responsables), constitue
un fondement pour l’ancrage des politiques RSE à l’échelle urbaine.

De nombreuses entreprises, surtout les multinationales et certaines grandes entreprises locales,


ont commencé à structurer leur démarche RSE autour de l’environnement. Elles investissent
dans la réduction de leur empreinte écologique, soutiennent les initiatives communautaires et
s’associent aux collectivités territoriales pour promouvoir des pratiques durables. L’économie
circulaire, en tant que modèle fondé sur la valorisation des déchets, devient alors un axe
stratégique pour ces entreprises.

L’intégration des principes de l’économie circulaire dans les politiques RSE se traduit par :

• L’optimisation des flux de matières,

• La conception de produits durables,

• La réutilisation des ressources, et la collaboration avec les acteurs du recyclage.

Ainsi, les entreprises ne se contentent plus de produire de manière responsable, elles participent
activement à la construction d’un système urbain résilient où le déchet devient une ressource.

17
2. Étude des initiatives RSE concrètes en matière de gestion des déchets

Plusieurs villes ivoiriennes, confrontées aux défis croissants de la gestion des déchets,
bénéficient aujourd’hui d’initiatives RSE portées par des entreprises engagées. Ces actions,
bien que souvent ponctuelles, contribuent à poser les jalons d’une économie circulaire locale.

2.1. Situation de la gestion des déchets en côte d’ivoire

Dans la figure suivante on constate le point des déchets en Côte d’Ivoire

Source : nous même à partir des données de l’ANAGED : Actualités - ANAGED

[Link] actions d’initiative RSE menées par l’ANAGED et ses partenaires dans les
villes

La gestion des déchets en Côte d'Ivoire est régulée par l'ANAGED et vise à instaurer une
économie circulaire, mais fait face à des défis importants tels que le recyclage limité et la
pollution. L'ANAGED (Agence Nationale de Gestion des Déchets) est l'autorité responsable de
la régulation de la gestion des déchets solides en Côte d'Ivoire. Créée en 2018, son objectif
principal est d'instaurer une économie circulaire à travers une gestion optimale des déchets.
Cela inclut la collecte, le tri, et la valorisation des déchets pour réduire leur impact
environnemental.

18
2.2.1. Méagui (Sud-Ouest)

La coopérative CPSL transforme les cabosses de cacao en charbon vert. Ce processus permet
de :

• Réduire la pression sur les forêts en limitant l'utilisation du bois pour le charbon.

• Valoriser les déchets agricoles, contribuant ainsi à une économie circulaire.

• Créer des emplois, notamment pour les femmes impliquées dans la commercialisation
du produit.

Le charbon produit présente un pouvoir calorifique supérieur et est plus économique que le
charbon traditionnel.

2.2.2. Affery (Sud-Est)

L'Association des Producteurs de Forêts Naturelles et Plantations (APFNP) utilise divers


déchets agricoles pour produire du biocharbon :

• Cabosses de cacao : 118 kg de cabosses séchées produisent 40 kg de matière carbonisée.

• Balles de riz : 205 kg de balles donnent 75 kg de charbon.

• Coques de café : 205 kg de coques produisent 50 kg de charbon.

Ce biocharbon est ensuite compacté avec un liant naturel, comme l'amidon de manioc filtré,
pour former des briquettes prêtes à l'emploi.

19
Source : Issouf Sanogo, « Du charbon de bois organique fabriqué à partir de déchets et de
matériaux récupérés dans les scieries d’Affery, dans le sud-est de la Côte d'Ivoire », (le 18 août
2017).

2.2.3. Abidjan

• Bioani (Abobo) : Cette start-up transforme des déchets organiques en protéines


animales en élevant des larves de mouches soldats noires. Ces larves sont utilisées
comme substitut à la farine de poisson dans l'alimentation animale, et leurs déjections
servent d'engrais naturel. Ce processus contribue à réduire les déchets organiques et à
promouvoir une économie circulaire.

• LafargeHolcim Côte d'Ivoire (Treichville) : En partenariat avec Grafica Ivoire,


l'entreprise recycle ses déchets administratifs et industriels, notamment le papier, les
équipements électroniques et les huiles usagées. Les papiers recyclés sont transformés
en crayons contenant des graines, favorisant ainsi le reboisement et la sensibilisation
environnementale.

• Cotiplast (Yopougon) : Spécialisée dans la fabrication d'emballages plastiques,


Cotiplast récupère les déchets plastiques pour les recycler dans ses usines. L'entreprise
s'engage également dans la réinsertion sociale en collaborant avec le Ministère de
l’Environnement pour intégrer des personnes en difficulté dans ses centres de collecte.

• Electronic Waste Africa (Marcory et Adjamé) : Cette entreprise sociale se consacre


à la gestion écologique des déchets électroniques. Elle valorise les déchets électroniques
en les démontant et en réutilisant les composants, créant ainsi une économie circulaire
informelle qui soutient de nombreuses familles.

20
• Impactum / Biowaste to Charcoal : Transformation de déchets organiques (feuilles
mortes, coques, etc.) en charbon écologique par carbonisation contrôlée.

Avantages :

o Réduction de la déforestation liée au charbon de bois traditionnel.

o Recyclage des déchets organiques.

o Réduction des émissions de CO₂.

• Cocody (Abidjan) Endeavour Mining : En collaboration avec l'Association Ivoirienne


de Valorisation des Déchets Plastiques (AIVP) et l'Agence Nationale de Gestion des
Déchets (ANAGED), Endeavour Mining a lancé l'initiative "Commune-Propre". Cette
opération vise à débarrasser les rues des déchets plastiques, avec la participation active
des employés de l'entreprise.

• Initiative "Villes Vertes" : Lancée par la FAO en collaboration avec le District


Autonome d'Abidjan, cette initiative vise à promouvoir des systèmes agroalimentaires
durables et la foresterie urbaine dans 14 districts de la Côte d'Ivoire.

2.2.4. Bouaké

• Coliba Africa : Après son succès à Abidjan, Coliba Africa a lancé une unité de
transformation des déchets plastiques à Bouaké. L'entreprise se concentre sur la collecte,
le tri et le recyclage des déchets plastiques, tout en mettant l'accent sur l'emploi des
femmes. Ce projet est soutenu financièrement par la Fondation Coca-Cola.

• La société Thysner produit le charbon Biocebon à partir de divers déchets organiques:

o Paille d’herbe séchée

o Épluchures de manioc, d’ignames et de bananes

o Coques d’arachides et de coco

21
o Débris de maïs et son de riz

Ces déchets sont carbonisés, broyés, mélangés à un liant (argile ou amidon), puis moulés
en formes variées pour la cuisson domestique.

Par ailleurs, un atelier soutenu par l'Organisation Internationale du Travail (OIT) a été lancé
pour former des femmes et des jeunes à la production de biocharbon et de biogaz à partir des
résidus de manioc, favorisant ainsi l'emploi vert.

2.2.5. Bouaké et Yamoussoukro

• Association JVE Côte d’Ivoire : Formation des jeunes à la fabrication de charbon


écologique à base de déchets végétaux.

Objectif : Promouvoir l’entrepreneuriat vert et sensibiliser à la gestion durable des déchets.

2.2.6. San Pedro

• BIR Wast : En partenariat avec TIC4ED, BIR Wast a organisé une formation sur le
recyclage des plastiques dans le cadre du projet Mounou Mounou. Cinquante
participants ont été formés aux techniques de recyclage, à la sensibilisation
environnementale et à la transformation des plastiques en objets du quotidien.

2.2.7. Aboisso

• BIR Wast : Lors de l'événement "Invest In Sud-Comoé", BIR Wast a présenté ses
solutions de valorisation des déchets plastiques. L'entreprise transforme les déchets
plastiques en produits utiles et durables, contribuant ainsi à un environnement plus
propre.

2.2.8. Korhogo

• Centre Songhaï Côte d’Ivoire : Pyrolyse de déchets agricoles (balles de riz, coques de
karité, etc.).

22
Résultat : Production de biocharbon utilisé comme combustible mais aussi comme fertilisant
pour les sols.

2.2.9. Grand-Bassam

• Nestlé & ANAGED : Mise en place de points de collecte de déchets plastiques et


application mobile pour la collecte.

2.2.10. Gagnoa (Centre-Ouest)

• La FAO a mis en place des unités artisanales de production de charbon vert à


partir de balles de riz. Ce processus implique la pyrolyse des balles, suivie du broyage,
de l'ajout d'un liant (comme l'amidon ou la gomme arabique) et du compactage pour
former des briquettes.

2.2.11. Divo (Sud-Ouest)

• Un projet de centrale biomasse est en développement à Divo, utilisant


principalement des déchets de cacao :

o Coques de fèves de cacao

o Cabosses de cacao "Cocoa sweatings" (liquide sucré issu de la fermentation des


fèves)

o Cette centrale, d'une capacité prévue de 75 MW, vise à valoriser les déchets
agricoles pour la production d'énergie.

2.2.12. Yamoussoukro

• Nestlé Côte d’Ivoire mise sur l'éducation environnementale à travers Le Maggi


Sustainability Challenge, un programme lancé en partenariat avec l’INP-HB en 2025.
Ce concours encourage les étudiants à proposer des solutions de valorisation des déchets
agroalimentaires, qui consiste a collecté, recyclé des emballages magie. Cette initiative
favorise l’innovation environnementale tout en impliquant la jeunesse ivoirienne.

23
IV. LIMITES, DÉFIS ET LEVIERS D’OPTIMISATION

1. Limites

Malgré une prise de conscience croissante des enjeux environnementaux, les initiatives RSE
liées à la gestion des déchets en Côte d'Ivoire présentent plusieurs limites structurelles et
contextuelles :

• Faiblesse du cadre institutionnel et juridique

o Absence d'un cadre réglementaire spécifique encadrant les actions RSE


environnementales.

o Insuffisance de mécanismes de suivi et d'évaluation des engagements RSE.

o Coordination insuffisante entre les acteurs publics, parapublics et privés.

• Inadéquation des infrastructures de gestion des déchets

o Faible capacité des centres de tri et de traitement des déchets.

o Logistique inadéquate (manque de bennes, camions, compacteurs, etc.).

o Retards technologiques dans le recyclage ou la valorisation.

• Limites économiques et financières

o Faible accès à des financements dédiés aux projets RSE environnementaux.

o Absence de dispositifs fiscaux incitatifs pour les entreprises engagées.

o Rentabilité faible à court terme des investissements circulaires.

• Carence en ressources humaines qualifiées

o Manque de compétences locales spécialisées en gestion durable des déchets.


24
o Absence de filières de formation aux métiers verts dans les villes secondaires.

2. Défis à relever pour faire émerger une économie circulaire urbaine

Pour que les initiatives RSE aient un impact significatif dans la construction d'une économie
circulaire, plusieurs défis opérationnels et sociétaux doivent être relevés :

• Croissance urbaine rapide : explosion de la population urbaine (de 3,6 millions en


1960 à 27 millions en 2021), dépassant les capacités de gestion actuelle. La Côte d'Ivoire
produit en moyenne 0,64 kg de déchets par habitant par jour, ce qui est supérieur à la
moyenne de l'Afrique subsaharienne. Cependant, seulement 5 à 20 % des déchets
plastiques sont recyclés, le reste étant souvent jeté dans les rues ou brûlé à l'air libre, ce
qui pose de graves problèmes de santé publique et de pollution.

• Effet des serre : en 2020 les émissions de gestion des effet de serre de 51,5 millions de
tonnes dont 7,69% des déchets produits en Côte d’Ivoire.

3. Leviers d’optimisation des initiatives RSE au service de l’économie circulaire

Pour maximiser l'impact des actions RSE sur la gestion des déchets et la transition circulaire,
plusieurs leviers stratégiques peuvent être actionnés :

• Renforcement du cadre juridique et fiscal

o Adoption d'une législation incitative en matière de RSE environnementale.

o Réduction d'impôts pour les entreprises investissant dans le recyclage.

o Mise en place de sanctions positives et négatives.

• Financement et incitations économiques

o Création d'un fonds national pour l'économie circulaire.

o Partenariats avec les bailleurs internationaux (BAD, ONUDI, etc.).

25
o Mécanismes de subvention pour les innovations locales.

• Renforcement des capacités et de l'éducation environnementale

o Intégration de l’éducation à l’environnement dans les programmes scolaires.

o Formation professionnelle aux métiers verts.

• Changement de comportement des citoyens

o Renforcement de la culture du tri sélectif à la source.

o Lutte contre l'incivisme environnemental et les décharges sauvages.

o Sensibilisation continue sur les conséquences sanitaires et écologiques.

• Intégration des acteurs informels dans la chaîne de valeur

o Formalisation des collecteurs et recycleurs de déchets.

o Valorisation des savoir-faire des coopératives locales.

o Accès à la protection sociale pour les travailleurs informels.

• Innovation et digitalisation du secteur

o Utilisation des outils numériques pour le suivi de la collecte.

o Développement d'applications mobiles pour signaler les points noirs.

• Territorialisation des politiques RSE

o Adaptation des initiatives aux réalités locales de chaque ville.

o Intégration des volets environnementaux dans les plans de développement locaux.

26
CONCLUSION

En conclusion, la gestion des déchets dans les villes ivoiriennes demeure un enjeu
environnemental, social et économique majeur, au cœur des défis liés à l’urbanisation et à la
croissance démographique. Face à ces contraintes, les initiatives s’inscrivant dans une
démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises et d’économie circulaire constituent des
réponses prometteuses pour améliorer la valorisation des déchets, réduire la pollution et
favoriser un développement urbain plus durable.

Toutefois, malgré les progrès réalisés, plusieurs défis persistent, notamment en matière
d’infrastructures, de coordination des acteurs et de sensibilisation des populations. Pour
maximiser l’impact de ces initiatives, il apparaît essentiel de renforcer les partenariats public-
privé, d’améliorer le cadre réglementaire, et de promouvoir l’innovation sociale et
technologique.

Ainsi, les villes ivoiriennes ont l’opportunité de devenir des exemples de transition écologique
réussie, à condition d’intégrer pleinement les principes de la RSE et de l’économie circulaire
dans leurs politiques de gestion des déchets, avec une mobilisation accrue de l’ensemble des
parties prenantes.

27
BIBLIOGRAPHIE

Fossou, « Cours Gestion des déchets PDF - Sciences Environnementales », (2024),42p

Fossou , « GENERALITES SUR LA GESTION DES DECHETS f», (2024),24p

Fossou, « Economie Circulaire DECHETS », (2024), 43p

Konan KOUADIO , « La gestion des ordures ménagères et leurs impacts sur l’environnement
à Daloa (centre-ouest de la Côte d’Ivoire) » 19 janvier 2022, - Regard sud

Soro SIMEON, « COURS SUR LA RSE pdf », 2025, 37p ;

28
WEBOGRAPHIE

Gestion des déchets : [consulté le 25/05/2025 à 09h11]; [en ligne] ; Projet pilote de
valorisation énergétique des déchets solides par bio-digestion anaérobie dans la ville de
Yamoussoukro. - ANAGED

Gestion des déchets : [consulté le 25/05/2025 à 10h15]; [en ligne] ;(PDF) Déchets
municipaux dans le District d’Abidjan en Côte d’Ivoire: source potentielles de pollution
des eaux souterraines

Economie circulaire : [consulté le 25/05/2025 à 11h03]; [en ligne] ;Économie circulaire :


définition, importance et bénéfices | Thèmes | Parlement européen

Economie circulaire : [consulté le 25/05/2025 à 11h08]; [en ligne] ; 7 piliers de l'économie


circulaire - Recherche

Economie circulaire : [consulté le 25/05/2025 à 11h14]; [en ligne] ;Les 7 principes de


l'économie circulaire (avec exemples) –

Responsabilité Sociétale des Entreprises : [consulté le 25/05/2025 à 12h03]; [en ligne]


;Qu'est-ce que la RSE ? Définition, principes, but, et piliers

Responsabilité Sociétale des Entreprises : [consulté le 25/05/2025 à 17h05]; [en ligne]


;Comprendre la RSE : principes, but, piliers et définition - %

29
TABLE DES MATIERES

SOMMAIRE .............................................................................................................................. 1

INTRODUCTION ...................................................................................................................... 1

I. CADRE THEORIQUE ET CONCEPTUEL................................................................... 2

1. Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) .......................................................... 2

1.1. Définition ........................................................................................................... 2

1.2. Principe............................................................................................................... 2

1.2.1. Communautés et développement durable ...................................................... 2

1.2.2. Questions relatives aux consommateurs ........................................................ 3

1.2.3. Loyauté des pratiques ..................................................................................... 3

1.2.4. Droits de l’homme .......................................................................................... 3

1.2.5. Relations et conditions de travail ................................................................... 4

1.2.6. Environnement ............................................................................................... 4

1.2.7. Gouvernance, dialogue et communication ..................................................... 5

1.3. Objectifs ............................................................................................................. 5

2. Gestion des déchets ..................................................................................................... 6

2.1. Définitions .......................................................................................................... 6

2.1.1. Gestion ........................................................................................................... 6

2.1.2. Déchets ........................................................................................................... 6

2.1.3. La gestion des déchets .................................................................................... 6

2.2. Les principaux types de déchets ......................................................................... 6

2.2.1. Les déchets ménagers ..................................................................................... 7

2.2.2. Les déchets industriels ................................................................................... 7

[Link]. Les déchets industriels banals (DIB) ........................................................ 7

[Link]. Les déchets industriels spéciaux (DIS) ..................................................... 8

[Link]. Les déchets toxiques en quantités dispersées (DTQD) ............................. 8

[Link]. Les déchets inertes .................................................................................... 8

30
2.2.3. Les déchets dangereux ................................................................................... 8

2.2.4. Les déchets liquides ....................................................................................... 8

2.3. Objectifs ............................................................................................................. 9

3. Contexte, définition, principe et objectifs de l’économie circulaire .......................... 10

3.1. Contexte ........................................................................................................... 10

3.1.1. Les limites de l’économie linéaire................................................................ 10

3.2. Définition ......................................................................................................... 12

3.3. Les 7 principes et 3 domaines de l’économie circulaire .................................. 12

3.3.1. Les 7 principes ............................................................................................. 12

3.3.2. Les 3 domaines ............................................................................................. 13

3.4. Objectifs ........................................................................................................... 14

II. INTERRELATIONS ENTRE GESTION DES DÉCHETS, ÉCONOMIE


CIRCULAIRE ET RSE ........................................................................................................ 15

1. La gestion durable des déchets comme pilier de la RSE environnementale ............. 15

2. L’économie circulaire comme modèle de développement urbain durable ................ 15

III. LA RSE COMME MOTEUR DE TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE


CIRCULAIRE DANS LES VILLES IVOIRIENNES ......................................................... 17

1. Comprendre la RSE dans le contexte ivoirien ........................................................... 17

2. Étude des initiatives RSE concrètes en matière de gestion des déchets .................... 18

2.1. Situation de la gestion des déchets en côte d’ivoire ......................................... 18

[Link] actions d’initiative RSE menées ANAGED et ses partenaires par dans les villes
…………………………………………………………………………………….18

2.2.1. Méagui (Sud-Ouest) ..................................................................................... 19

2.2.2. Affery (Sud-Est) ........................................................................................... 19

2.2.3. Abidjan ......................................................................................................... 20

2.2.4. Bouaké .......................................................................................................... 21

2.2.5. Bouaké et Yamoussoukro............................................................................. 22

2.2.6. San Pedro...................................................................................................... 22

31
2.2.7. Aboisso ......................................................................................................... 22

2.2.8. Korhogo ........................................................................................................ 22

2.2.9. Grand-Bassam .............................................................................................. 23

2.2.10. Gagnoa (Centre-Ouest) ............................................................................ 23

2.2.11. Divo (Sud-Ouest) ..................................................................................... 23

2.2.12. Yamoussoukro .......................................................................................... 23

IV. LIMITES, DÉFIS ET LEVIERS D’OPTIMISATION ............................................. 24

1. Limites ....................................................................................................................... 24

2. Défis à relever pour faire émerger une économie circulaire urbaine......................... 25

3. Leviers d’optimisation des initiatives RSE au service de l’économie circulaire....... 25

CONCLUSION ........................................................................................................................ 27

BIBLIOGRAPHIE ................................................................................................................... 28

WEBOGRAPHIE ..................................................................................................................... 29

32

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