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Modelisation RSM

Le document présente des méthodes numériques pour résoudre des équations non-linéaires et des équations aux dérivées partielles, en détaillant des techniques telles que la méthode de dichotomie, la méthode de Newton et la méthode des différences finies. Il inclut des démonstrations géométriques et analytiques, ainsi que des formulations matricielles pour des conditions aux limites de Dirichlet et Neumann. Enfin, il aborde des schémas explicites et implicites pour l'équation de la chaleur en 1D et 2D, en discutant des conditions de stabilité.

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Le document présente des méthodes numériques pour résoudre des équations non-linéaires et des équations aux dérivées partielles, en détaillant des techniques telles que la méthode de dichotomie, la méthode de Newton et la méthode des différences finies. Il inclut des démonstrations géométriques et analytiques, ainsi que des formulations matricielles pour des conditions aux limites de Dirichlet et Neumann. Enfin, il aborde des schémas explicites et implicites pour l'équation de la chaleur en 1D et 2D, en discutant des conditions de stabilité.

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Formulaire : Modélisation Numérique

Relations et Démonstrations

Chapitre 1 : Équations non-linéaires f (x) = 0


1. Méthode de Dichotomie
Relation de récurrence

À chaque itération n, sur l’intervalle [an , bn ], le point milieu est défini par :

an + b n
cn = (1)
2
Condition de validation : On sélectionne le sous-intervalle tel que le produit des fonctions
aux bornes soit négatif (théorème des valeurs intermédiaires) :

f (an ) × f (cn ) ≤ 0 ou f (cn ) × f (bn ) ≤ 0

2. Méthode de Lagrange
Relation de récurrence
La racine approximée wn correspond à l’intersection de la droite sécante avec l’axe des abscisses
:
bn − an bn − an
wn = bn − f (bn ) = an − f (an ) (2)
f (bn ) − f (an ) f (bn ) − f (an )

3. Méthode de Newton
Schéma numérique de Newton

f (xn )
xn+1 = xn − (3)
f ′ (xn )

1
Démonstration géométrique et analytique de Newton

L’objectif est de trouver xn+1 comme point d’intersection entre la tangente à la courbe au
point (xn , f (xn )) et l’axe des abscisses.
Sur le triangle formé par le point (xn , f (xn )), sa projection sur l’axe des abscisses, et le point
xn+1 , la pente de la tangente (notée tan θ) s’exprime par le rapport côté opposé sur côté
adjacent :
f (xn )
tan θ = (Eq. 1.4) (4)
xn − xn+1
Par définition analytique, cette pente correspond à la dérivée de la fonction f au point xn :

f (xn ) − f (xn+1 )
f ′ (xn ) = lim = tan θ (Eq. 1.5) (5)
(xn −xn+1 )→0 xn − xn+1

En combinant les équations 1.4 et 1.5, on remplace tan θ par f ′ (xn ) :

f (xn )
f ′ (xn ) =
xn − xn+1

En réarrangeant les termes pour isoler l’inconnue xn+1 :

f (xn )
xn − xn+1 =
f ′ (xn )
f (xn )
xn+1 = xn − ′
f (xn )

Ce qui achève la démonstration du schéma d’ordre 2 de Newton.

2
Chapitre 2 : Méthode des Différences Finies (MDF)
1. Discrétisation en 1-Dimension (1-D)
A. Dérivée Première
Relations des schémas de la dérivée première

ui+1 − ui−1
Schéma centré (Ordre 2) : u′i = + o(h2 ) (6)
2h
ui+1 − ui
Schéma décentré à droite (Ordre 1) : u′i = + o(h) (7)
h
ui − ui−1
Schéma décentré à gauche (Ordre 1) : u′i = + o(h) (8)
h

Démonstration du schéma centré de l’ordre 2


Développements en série de Taylor au voisinage du nœud i aux points xi+1 = xi + h et
xi−1 = xi − h :

h2 ′′ h3
u(xi + h) = u(xi ) + hu′ (xi ) + u (xi ) + u(3) (xi ) + o(h3 ) (9)
2! 3!
h2 ′′ h3
u(xi − h) = u(xi ) − hu′ (xi ) + u (xi ) − u(3) (xi ) + o(h3 ) (10)
2! 3!
En soustrayant l’équation (5) de l’équation (4), les termes d’ordre pair s’annulent :

2h3 (3)
u(xi + h) − u(xi − h) = 2hu′ (xi ) + u (η) + o(h3 ) (11)
6
En isolant u′ (xi ) et en passant aux approximations discrètes (ui ≈ u(xi )) :

u(xi + h) − u(xi − h) ui+1 − ui−1


u′ (xi ) = + o(h2 ) =⇒ u′i =
2h 2h

B. Dérivée Seconde
Relations des schémas de la dérivée seconde

ui+1 − 2ui + ui−1


Schéma centré (Ordre 2) : u′′i = + o(h2 ) (12)
h2
ui+2 − 2ui+1 + ui
Schéma décentré à droite (Ordre 1) : u′′i = + o(h) (13)
h2
ui−2 − 2ui−1 + ui
Schéma décentré à gauche (Ordre 1) : u′′i = + o(h) (14)
h2

3
Démonstration de la dérivée seconde centrée
En effectuant la somme algébrique directe des équations de Taylor (4) et (5) :

u(xi + h) + u(xi − h) = 2u(xi ) + h2 u′′ (xi ) + o(h2 ) (15)

En isolant le terme de la dérivée seconde u′′ (xi ) :

u(xi + h) − 2u(xi ) + u(xi − h) ui+1 − 2ui + ui−1


u′′ (xi ) = 2
+ o(h2 ) =⇒ u′′i =
h h2

2. Discrétisation en 2-Dimensions (2-D)


Relations des opérateurs discrets 2D

Soit un maillage régulier défini par xi = x0 + i∆x et yj = y0 + j∆y :

ui+1,j − 2ui,j + ui−1,j


(u,xx )i,j = + o(∆x2 ) (16)
∆x2
ui,j+1 − 2ui,j + ui,j−1
(u,yy )i,j = + o(∆y 2 ) (17)
∆y 2
ui+1,j + ui−1,j + ui,j+1 + ui,j−1 − 4ui,j
Laplacien (∆x = ∆y = h) : ∆u = + o(h2 ) (18)
h2
ui+1,j+1 − ui−1,j+1 − ui+1,j−1 + ui−1,j−1
Dérivée mixte centrée : (u,xy )i,j = + o(∆x2 , ∆y 2 )
4∆x∆y
(19)

3. Conditions aux Limites de Neumann (Sur la frontière au nœud 1)


Relations de Neumann aux limites

 
∂u u2 − u1
Schéma d’ordre 1 : = + o(h) (20)
∂x 1 h
 
∂u −3u1 + 4u2 − u3
Schéma décentré d’ordre 2 : = + o(h2 ) (21)
∂x 1 2h

4
Démonstration du schéma de Neumann décentré d’ordre 2
On pose un polynôme quadratique d’approximation P2 (x) = a + bx + cx2 aux coordonnées
localisées x1 = 0, x2 = h, x3 = 2h :

P2 (0) = a = u1 (I)

P2 (h) = a + bh + ch2 = u2 (II) (22)

 2
P2 (2h) = a + 2bh + 4ch = u3 (III)

En injectant (I) dans (II), on isole le coefficient quadratique c :

ch2 = u2 − u1 − bh (23)

On substitue cette expression de ch2 au sein de l’équation (III) :

u3 = u1 + 2bh + 4(u2 − u1 − bh)


u3 = −3u1 + 4u2 − 2bh
−3u1 + 4u2 − u3
2bh = −3u1 + 4u2 − u3 =⇒ b =
2h
La dérivée analytique étant P2′ (x) = b + 2cx, sa valeur sur la frontière (x1 = 0) est P2′ (0) = b.
On obtient ainsi le coefficient de pente d’ordre 2 recherché :
 
∂u −3u1 + 4u2 − u3
=b=
∂x 1 2h

4. Formulations Matricielles Stationnaires 1D


A. Cas avec Conditions de Dirichlet : −u′′ (x) = f (x), u(0) = α, u(1) = β

Système linéaire global


    α 
2 −1 0 . . . 0 u1 f1 + ∆x 2
−1 2 −1 . . . 0   u2   f2 
1  .. .. ..

.
 
.


0 . . . 0
  ..  = 
  .. 
(24)
∆x 2 




  


 0 . . . −1 2 −1 uN −2   fN −2 
β
0 . . . 0 −1 2 uN −1 fN −1 + ∆x 2

B. Cas avec Conditions Mixtes (Neumann Ordre 1 en x = 1) : u′ (1) = β

Système linéaire avec nœud de bord intégré

f1 ∆x2 + α
    
2 −1 0 . . . 0 0 u1
−1 2 −1 . . . 0 0 2 
  u2   f2 ∆x 
  

.. .. .. ..  .   ..
. 0  ..  = 
 
0 . . . . 
(25)
2
    
0
 . . . −1 2 −1 0  uN −2   fN −2 ∆x 
   
0 . . . 0 −1 2 0   uN −1   2
fN −1 ∆x 
0 ... 0 0 −1 1 uN β∆x

5
∂T 2
5. Équation de la Chaleur 1D Transitoire : ∂t
= α ∂∂xT2
∆t
On pose le paramètre adimensionnel de diffusion : λ = α ∆x 2.

A. Schéma Explicite (Évaluation au pas de temps n)

Relation nodale et stabilité

Tin+1 = λTi−1
n
+ (1 − 2λ)Tin + λTi+1
n
(26)
∆x2
Condition stricte de stabilité numérique : 1 − 2λ ≥ 0 =⇒ ∆t ≤ 2α

B. Schéma Implicite (Évaluation au pas de temps n + 1)

Relation algébrique implicite

n+1
−λTi−1 + (1 + 2λ)Tin+1 − λTi+1
n+1
= Tin (27)
Propriété théorique : Schéma inconditionnellement stable (aucune restriction sur ∆t).

∂2T ∂2T
6. Équation de la Chaleur 2D Stationnaire : ∂x2
+ ∂y 2
=0

Formulation Matricielle Bloc (pour ∆x = ∆y)

L’équation discrétisée s’écrit : Ti+1,j + Ti,j−1 + Ti−1,j + Ti,j+1 − 4Ti,j = 0. Le système global se
structure sous forme tridiagonale par blocs :
  
D I 0 T1
 I D I  T2  = −B (28)
0 I D T3

Où I est la matrice identité d’ordre 3, et D est le bloc tridiagonal suivant :


 
−4 1 0
D =  1 −4 1  (29)
0 1 −4

Intégration d’un flux de Neumann de bord (y = 0)

L’évaluation du flux de chaleur ϕb par un schéma d’ordre 1 s’écrit :


   
∂T Ti,1 − Ti,0 ϕb ∆y
−λ = −λ = ϕb =⇒ Ti,1 − Ti,0 = − (30)
∂y i,0 ∆y λ

6
Rb
Chapitre 3 : Intégration Numérique a f (x)dx
1. Formules d’intégration élémentaires (Simples et Composites)
b−a
Pour les formules composites, l’intervalle [a, b] est subdivisé en m intervalles réguliers de pas h = m .

1. Méthode du Point Milieu

 
a+b
Formule simple : I0 (f ) = (b − a) × f (31)
2
m−1  
X xi + xi+1
Formule composite : I0,m (f ) = h f (32)
2
i=0

2. Méthode du Trapèze

f (b) + f (a)
Formule simple : I1 (f ) = (b − a) × (33)
2
m−1
!
h X
Formule composite : I1,m (f ) = f (x0 ) + 2 f (xi ) + f (xm ) (34)
2
i=1

3. Méthode de Simpson

   
b−a a+b
Formule simple : I2 (f ) = f (a) + 4f + f (b) (35)
6 2
m−1 m−1   !
h X X xi + xi+1
Formule composite : I2,m (f ) = f (x0 ) + 2 f (xi ) + 4 f + f (xm )
6 2
i=1 i=0
(36)

2. Formules de Quadrature
Formulation générale

Une approximation numérique de l’intégrale s’écrit sous la forme d’une somme pondérée :
n
X
In (f ) = αi f (xi ) (37)
i=0

Où les (xi ) sont les nœuds et les (αi ) sont les poids.

Méthode Point Milieu Trapèze Simpson


a+b a+b
Nœuds (xi ) 2 a, b a, 2 , b
b−a b−a b−a b−a b−a

Poids (αi ) (b − a) 2 , 2 6 , 4 6 , 6

7
3. Degré d’exactitude (r)
Définition du degré d’exactitude

Une formule de quadrature est exacte de degré r si elle intègre parfaitement tout polynôme de
degré ≤ r, et commet une erreur pour le degré r + 1.
Z b Z b
In (xk ) = xk dx pour k = 0, 1, . . . , r et In (xr+1 ) ̸= xr+1 dx (38)
a a

Démonstration : Point milieu (r = 1)


a+b

Évaluons la méthode du point milieu I0 (f ) = (b − a)f 2 sur les monômes successifs :
Rb
- Pour f (x) = 1 : I0 (1) = (b − a) · 1 = (b − a) et a 1dx = (b − a) =⇒ Exact.
 b2 −a2 Rb b2 −a2
- Pour f (x) = x : I0 (x) = (b − a) a+b2 = 2 et a xdx = 2 =⇒ Exact.
2
b3 −a3
Rb
- Pour f (x) = x2 : I0 (x2 ) = (b − a) (a+b)
4 or a x2 dx = 3 =⇒ Inexact !

La formule échoue au degré 2, donc son degré d’exactitude est r = 1. (Il en va de même pour
le Trapèze).

Démonstration : Simpson (r = 3)

Évaluons la méthode de Simpson I2 (f ) = b−a a+b


 
6 f (a) + 4f 2 + f (b) :
 2  3 3
- Pour f (x) = x2 : I2 (x2 ) = b−a
6 a2 + 4 a+b2 + b2 = · · · = b −a3 =⇒ Exact.
 
b−a a+b 3 b4 −a4
- Pour f (x) = x3 : I2 (x3 ) = a3 + 4 + b3 = · · · =

6 2 4 =⇒ Exact.

b−a
Rb
- Pour f (x) = x4 : I2 (x4 ) = 24 (5a
4 + 6a3 b + 4a2 b2 + 6ab3 + 5b4 ) or a x4 dx =
b5 −a5
5 =⇒ Inexact !

La formule échoue au degré 4, donc son degré d’exactitude est exceptionnellement de r = 3.

8
Chapitre 4 : Équations Différentielles Ordinaires
1. Le Problème de Cauchy
Formulation générale

La résolution d’une EDO du premier ordre (Problème de Cauchy) s’écrit sous la forme :
(
y ′ (t) = f (t, y(t))
(39)
y(a) = y0

La forme générale discrétisée des méthodes à un pas s’exprime par :

yn+1 = yn + h × Φ(tn , yn , h) (40)

2. Méthodes de type Euler


Les 3 Schémas d’Euler
En remplaçant la dérivée y ′ (tn ) par les approximations aux différences finies, on obtient :

1. Euler explicite (progressif ) : yn+1 = yn + h × f (tn , yn ) (41)


2. Euler implicite (régressif ) : yn+1 = yn + h × f (tn+1 , yn+1 ) (42)
3. Euler centré : yn+1 = yn−1 + 2h × f (tn , yn ) (43)

Démonstration de l’ordre d’erreur d’Euler explicite (Ordre 1)

On suppose y de classe C 2 . On effectue un développement de Taylor au point tn+1 = tn + h :

h2 ′′
y(tn+1 ) = y(tn ) + h × y ′ (tn ) + y (η) avec η ∈ [tn , tn+1 ] (44)
2
En remplaçant y ′ (tn ) par f (tn , yn ) et en isolant l’approximation de la dérivée :

y(tn+1 ) − y(tn ) h
− f (tn , yn ) = y ′′ (η)
h 2
L’erreur de troncature est proportionnelle à h1 , donc le schéma d’Euler explicite est
d’ordre 1. (Même principe et même ordre pour Euler implicite en posant t = tn−1 ).

9
Démonstration de l’ordre d’erreur d’Euler centré (Ordre 2)

On suppose y de classe C 3 . On écrit les développements de Taylor à l’ordre 2 en tn+1 et tn−1 :

h2 ′′ h3 (3)
y(tn+1 ) = y(tn ) + hy ′ (tn ) + y (tn ) + y (η1 ) (45)
2 6
h2 h3 (3)
y(tn−1 ) = y(tn ) − hy ′ (tn ) + y ′′ (tn ) − y (η2 ) (46)
2 6
En soustrayant ces deux équations, le terme en h2 s’annule :

y(tn+1 ) − y(tn−1 ) h2  (3) 


− y ′ (tn ) = y (η1 ) + y (3) (η2 ) =⇒ Erreur en O(h2 )
2h 12
L’erreur étant proportionnelle à h2 , le schéma d’Euler centré est d’ordre 2.

Méthodes de Runge-Kutta d’ordre 2

1. Schéma de Crank-Nicolson (via Trapèze - Implicite) :

h
yn+1 = yn + [f (tn , yn ) + f (tn+1 , yn+1 )] (47)
2
2. Schéma de Heun (Rend Crank-Nicolson Explicite) :

hh i
yn+1 = yn + f (tn , yn ) + f tn+1 , yn + hf (tn , yn ) (48)
2
3. Euler Modifié (via Point Milieu - Explicite) :
 
h
yn+1 = yn + h × f tn+1/2 , yn + f (tn , yn ) (49)
2

4. Méthode de Taylor (Ordre 2)


Algorithme de Taylor d’ordre 2

h2
 
∂f (tn , yn ) ∂f (tn , yn )
yn+1 = yn + hf (tn , yn ) + + f (tn , yn ) (50)
2 ∂t ∂y

10
Démonstration de la méthode de Taylor

Le développement de Taylor à l’ordre 2 de la solution analytique s’écrit :

h2 ′′
y(tn+1 ) = y(tn ) + hy ′ (tn ) + y (tn ) + o(h3 ) (51)
2
L’équation différentielle nous donne directement y ′ (tn ) = f (tn , y(tn )).
Pour trouver y ′′ (tn ), on dérive la fonction f (t, y(t)) par rapport au temps en appliquant la
règle de la chaı̂ne pour les dérivées partielles :

∂f (t, y(t)) ∂f (t, y(t)) ′


y ′′ (t) = f ′ (t, y(t)) = + · y (t) (52)
∂t ∂y

En remplaçant y ′ (t) par f (t, y(t)) dans cette dernière expression, on obtient :

∂f (tn , y(tn )) ∂f (tn , y(tn ))


y ′′ (tn ) = + · f (tn , y(tn )) (53)
∂t ∂y

Il suffit enfin d’injecter y ′ (tn ) et y ′′ (tn ) dans le développement de Taylor initial et de négliger
les termes d’ordre 3 pour obtenir le schéma itératif final :

h2 ∂f (tn , yn ) ∂f (tn , yn )
 
yn+1 ≃ yn + hf (tn , yn ) + + f (tn , yn )
2 ∂t ∂y

11
Annexe Théorique : Les Questions de Cours
1. Les 4 Étapes de la Modélisation Numérique
Le Processus de Modélisation
Pour passer de la réalité au résultat informatique, on suit 4 étapes consécutives

- 1. Modèle physique : Description qualitative (avec des mots) du phénomène physique


observé après une analyse minutieuse

- 2. Modèle mathématique (continu) : Mise en équations (souvent des Équations aux


Dérivées Partielles - EDP)

- 3. Modèle numérique (discret) : Discrétisation de l’espace et du temps (maillage)


pour transformer les équations continues en un système algébrique (linéaire ou non)

- 4. Modèle informatique : Programmation des algorithmes de résolution. Cette étape


exige une analyse critique des résultats pour s’assurer qu’ils ont un sens physique

2. Les 3 Types de Stabilités

À ne pas confondre !

Il est crucial de distinguer la source de l’instabilité dans un modèle

- Système chaotique (Stabilité physique) : Une petite variation des données initiales
entraı̂ne une variation totale des résultats

- Sensibilité (Stabilité mathématique) : Problème mal conditionné, où une petite va-
riation des paramètres entraı̂ne une grande variation des résultats

- Instabilité (Stabilité numérique) : Propagation importante des erreurs numériques


de discrétisation au cours du calcul

3. Notions Fondamentales d’Analyse Numérique

Théorème de l’Équivalence

Ces trois notions relient la solution exacte à la solution numérique

- Consistance : Propriété qui assure que l’équation discrète tend vers l’équation
différentielle continue lorsque le pas de discrétisation (h) tend vers 0

- Stabilité : Propriété qui assure que la différence entre la solution numérique obtenue et la
solution exacte reste bornée (l’erreur n’augmente pas et n’explose pas au cours du calcul)

- Convergence : Une méthode est convergente si, lorsque h → 0, la solution numérique


tend vers la solution exacte

Règle d’Or de l’Analyse Numérique :


Une méthode consistante et stable est toujours convergente.

12

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