Introduction
>définition de la dictature
>contexte historique
I) Montée au pouvoir de Nicolas Maduro
>succession d’Hugo Chavez
>Elections contestées
II) Caractéristiques de la dictature
>répression politique
>censure des médias
>violations des droits de l’homme
III) Crise économique
>hyperinflation et effondrement économique
>implications pour la population
Conclusion
INTRODUCTION
>Définition d’une dictature
Une dictature est un système de gouvernement qui concentre tout le
pouvoir en une seule personne ou un seul groupe , qui exerce le
commandement absolu par la force ou la fraude, sans respecter les principes
constitutionnels démocratiques et réprimer les libertés individuelles .
La dictature se caractérise par :
L’identification de l’ État à un parti politique unique .
L’abolition de la division des pouvoirs.
La figure d’un chef ou d’un dictateur.
Contrôle des médias et censure de la presse.
La propagande de l’idéologie officielle et sa diffusion répétitive.
L’usage de la force militaire et de la violence.
La répression des droits de l’homme et des libertés individuelles.
>Contexte historique
Ce pays a, avant l’accession au pouvoir d’Hugo Chavez et de Nicolás Maduro, été
une démocratie prospère. Tandis que le Chili de Pinochet et l’Argentine de Videla
connaissaient deux dictatures sanguinaires (de 1974 à 1990 pour le premier et
de 1976 à 1981 pour le second), la République bolivarienne du Venezuela, pays
peuplé de 28 millions d’habitants, coulait des jours heureux. Gouverné par des
partis centristes (aujourd’hui dans l’opposition) tels que l’« Action
Démocratique » et le « Comité d’organisation politique indépendante
d’obédience sociale-chrétienne ».
I)Montée au pouvoir de Nicolas Maduro
Avant l'arrivée de Maduro au pouvoir, le Venezuela était dirigé par Hugo
Chávez, un leader charismatique qui a mis en œuvre une politique
socialiste connue sous le nom de la "Révolution bolivarienne".
Nicolás Maduro a été un fidèle partisan de Chávez, occupant diverses
fonctions au sein du gouvernement, notamment celle de ministre des
Affaires étrangères de 2006 à 2013.
En décembre 2012, Hugo Chávez, alors gravement malade, a désigné
Maduro comme son successeur potentiel. Chávez a demandé à ses
partisans de voter pour Maduro si une nouvelle élection présidentielle
devait avoir lieu.
Hugo Chávez est décédé le 5 mars 2013. Conformément à la constitution
vénézuélienne, une élection présidentielle a été convoquée dans les 30
jours suivant sa mort.
Nicolás Maduro a remporté de justesse l'élection présidentielle en avril
2013, battant Henrique Capriles Radonski, un leader de l'opposition. Son
élection a été entachée de controverses et d'allégations de fraude
électorale.
Une fois président, Maduro a commencé à consolider son pouvoir. Il a fait
face à de multiples défis, notamment une opposition politique croissante,
une grave crise économique et une inflation galopante.
Maduro a utilisé divers moyens pour maintenir son pouvoir, y compris la
répression des manifestations, l'emprisonnement d'opposants politiques,
et la censure des médias.
En 2017, Maduro a convoqué une Assemblée nationale constituante,
largement vue comme une tentative de contourner l'Assemblée nationale
contrôlée par l'opposition. Cette action a été largement critiquée à l'échelle
internationale et a mené à des accusations supplémentaires de dérive
autoritaire.
Maduro a été réélu en 2018 dans une élection considérée comme illégitime
par une grande partie de la communauté internationale. Cette réélection a
entraîné une augmentation des sanctions et de l'isolement international.
>Elections contestées
Face à une situation bloquée, l’opposition tente de s’organiser et, au mois de
décembre 2019, le président de l’assemblée élu en 2017 Juan Guaidó se
proclame lui-même chef de l’Etat par intérim. Il est aussitôt reconnu par de
nombreux pays, dont les Etats-Unis, une partie des pays de l’Union européenne
dont la France, qui demandent l’organisation d’élections avant le mois de février
2019. Il reçoit également le soutien de l’organisation des états américains, alors
que Nicolás Maduro reçoit quant à lui le soutien de Cuba, de la Russie, de la
Turquie et de la Bolivie.
Depuis, la situation s’est dégradée. Face à l’affaiblissement de l’opposition, Juan
Guido a perdu le soutien de la communauté internationale ainsi que sa qualité de
président intérimaire.
II)Caractéristiques de la dictature
>Répression politique
La réintégration de fait du président vénézuélien dans la communauté
internationale est pourtant le résultat du renforcement du pouvoir de la dictature
devenue incontournable et de la faiblesse d’une opposition qui ne parvient plus à
s’organiser et à faire face à la répression. Car cette répression est féroce et peu
de responsables politiques pour différentes raisons, abordent la question.
Ce régime dit socialiste est avant tout un pouvoir mafieux. Il n’existe plus de
responsable politique intéressé pour défendre le pays.
Le pouvoir se maintient aussi par une terrible répression sur le peuple
vénézuélien, non seulement par l’armée régulière mais aussi et surtout par des
milices tristement connues dans ce pays, les colectivos. Ce sont des milices
armées composées d’hommes circulant à moto et souvent vêtus en noir et rouge
qui sèment la terreur parmi la population. Ce sont surtout des supplétifs mafieux
qui se livrent à un véritable racket sur les habitants de ce pays de Caracas à
Maracaibo en passant par Valence, Barquisimeto et Merida.
Exemple :
>censure des médias
Loi sur la responsabilité sociale de la radio et de la télévision
Cette loi s’impose, entre autres, à tous les prestataires de services stations de
radio et de télévision pour transmettre les messages et discours que
l’assemblée national a prononcés l’estime nécessaire. Ils doivent également
diffuser gratuitement et Messages culturels, éducatifs, informatifs ou
préventifs obligatoires choisies par l’Exécutif national, qui ne doivent pas
dépasser quinze minutes par jour. De même, l’article 9 interdit expressément
la publicité sous quelque forme que ce soit (y compris par emplacement) dans
ces médias substances telles que : les boissons alcoolisées, les cigarettes,
stupéfiants, etc. ; ainsi que des explosifs, des armes, etc.