Modélisation du dépôt d'énergie laser dans des matériaux diélectriques
CONTEXTE : Lorsqu’un laser intense (centaine de joules, durées d’impulsion de
Physique du noyau, atome, molécule
l’ordre de la dizaine de nanosecondes) est focalisé sur un matériau, la matière
solide exposée au laser se transforme en plasma. Ce plasma se détend
brutalement, et en réaction à la matière ablatée, une pression de plusieurs GPa est
générée sur la face exposée au laser et une onde de choc est produite. Pour
maitriser la propagation d’un tel choc, et l’employer pour des applications
industrielles (recyclage de matériaux composites par décollement d’empilements),
ou académiques (caractérisation des propriétés mécaniques et thermodynamiques
des matériaux), il faut donc être capable de contrôler précisément la charge
d’entrée, donc le dépôt d'énergie laser.
OBJECTIFS : Depuis une vingtaine d'années, le CEA DAM développe ESTHER,
un code open-source d’hydrodynamique radiative, lagrangien et unidimensionnel,
qui permet notamment d’étudier le comportement dynamique d’empilements de
matériaux soumis à ces rayonnements lasers intenses. Pour le dépôt d'énergie
laser dans des matériaux métalliques (matériaux conducteurs, opaques et très
absorbants), le code ESTHER est éprouvé: il est capable depuis 20 ans de
reproduire des mesures expérimentales.
En revanche, le code n'est pas prévu pour traiter l'interaction laser-matière pour les
matériaux types diélectriques (matériaux isolants, transparents et non absorbants).
Ces matériaux sont souvent déposés sur la face avant d'une cible métallique:
puisque transparents aux premiers instants du tir laser, ils confinent la détente du
plasma formé sur le métal et décuplent l'amplitude du choc formé. Cependant, pour
certaines conditions de durée et d'intensité du laser, ce matériau diélectrique est
susceptible de claquer: il passe brutalement de transparent à opaque, et de non-
conducteur à conducteur: l'énergie laser est alors absorbée dans ce matériau plutôt
que dans le métal, ce qui est détrimental à l'expérience.
Les objectifs du stage sont les suivants:
- s'approprier la physique de l'absorption laser dans les matériaux diélectriques,
- développer et implémenter de nouveaux modèles basés sur l'implémentation
actuelle dans le code ESTHER,
- utiliser ces développements pour interpréter des expériences de chocs laser
confinés issues du GCLT, un laser du CEA-DAM.
DURÉE : 6 mois
NIVEAU D’ÉTUDES : Bac+5
COMPETENCES SOUHAITEES : Vous êtes en dernière année d’école
d’ingénieurs ou universitaire (Bac+5), dans un cursus physique avec
une dominante mécanique, matériaux ou électromagnétisme, avec une appétence
pour la simulation numérique et les mathématiques appliquées.
1. Vous maitrisez le langage de programmation Python ;
2. Une utilisation précédente du langage FORTRAN est un plus ;
3. Une expérience d'un projet de développement de code est un plus.
METHODES/LOGICIELS SPECIFIQUES : Python, Fortran
POURSUITE EN THÈSE : Possible
CENTRE CONTACT
CEA/DAM Île-de-France LAGREE Mathurin
Bruyères-le-Châtel - 91297 Arpajon E-mail : [Link]@[Link]
Tél : 01-69-26-40-00
Email : [Link]@[Link]
151
Sources de rayonnement X femtoseconde sur accélérateur laser-plasma
CONTEXTE : L'accélération laser-plasma est une méthode unique permettant de
Physique du noyau, atome, molécule
produire, sur des distances millimétriques, des faisceaux d'électrons relativistes
atteignant des énergies de plusieurs centaines de MeV voire au-delà du GeV. Une
partie de cette énergie est convertie en rayonnement X de grande brillance et de
durée femtoseconde. Ces flashes X peuvent ensuite être utilisés pour sonder la
matière par des méthodes de radiographie ou de spectroscopie d'absorption, avec
une résolution temporelle plus fine que sur de grands instruments.
Une série d’expériences menées en collaboration avec les laboratoires LOA
(Palaiseau) et CELIA (Bordeaux) a démontré la maturité de ce type de source, afin
notamment d'explorer des dynamiques ultra-rapides au sein de matériaux
préalablement excités par une impulsion laser intense.
L'objectif de ce stage est de définir les futurs schémas de génération de
rayonnement X qui permettront d'étudier des régimes inexplorés de la physique à
haute densité d'énergie.
OBJECTIFS : Les électrons relativistes issus de l’accélération laser-plasma
peuvent émettre des photons de haute énergie par différents processus. Il peut
s'agir de rayonnement bêtatron, qui est un rayonnement de type synchrotron émis
pendant l’accélération lors d’oscillations transverses dans le plasma ; de diffusion
Compton des électrons dans un champ laser ; ou de rayonnement de freinage
(Bremsstrahlung) des électrons lorsqu’ils rencontrent un élément de Z élevé. Dans
ce dernier cas, ils peuvent ensuite mener à la production de faisceaux de neutrons
ou de jets de paires électrons/positrons, d'intérêt majeur en astrophysique.
L’objet du stage est tout d'abord d'assimiler le principe et d’étudier les
caractéristiques et l'intérêt de chacune de ces sources en fonction de l’utilisation
visée. Ensuite, le(la) candidat(e) cherchera plus spécifiquement à déterminer les
configurations les plus adaptées pour une émission de photons X dans la gamme
10-100 keV, qui puissent être compatibles d'infrastructures laser existantes ou en
développement. Il(elle) considérera en particulier le cas de la diffusion Compton, et
cherchera des méthodes permettant de maximiser le nombre de photons dans
cette gamme spectrale. Enfin, la faisabilité de ce type de schéma sur une
installation de grande envergure type LMJ-PETAL sera étudiée.
Le travail consistera en premier lieu en une étude théorique basée sur le formalisme
analytique du rayonnement produit par des électrons relativistes. Il(elle) pourra être complété
par une approche numérique reposant soit sur des codes « Particle-In-Cell », soit sur des
calculs Monte-Carlo ayant pour but de modéliser plus fidèlement la ligne de lumière (codes
de transport électrons et photons). Enfin, en fonction de ses appétences, le(la) candidat(e)
aura également l'opportunité de participer aux campagnes expérimentales dédiées. Une
poursuite en thèse pourra être envisagée.
DURÉE : 4-6 mois
NIVEAU D’ÉTUDES : Bac+4/+5
COMPETENCES SOUHAITEES : Formation en physique dans ou plusieurs de ces
domaines : physique des plasmas, physique des accélérateurs, optique, laser.
METHODES/LOGICIELS SPECIFIQUES : Calcul numérique (Python ou
Matlab/Octave).
POURSUITE EN THÈSE : Possible
CENTRE CONTACT
CEA/DAM Île-de-France MAHIEU Benoît
Bruyères-le-Châtel - 91297 Arpajon E-mail : [Link]@[Link]
Tél : 01-69-26-40-00 DAVOINE Xavier
Email : [Link]@[Link] [Link]@[Link]
152
Evaluer les propriétés radiatives d'un plasma avec un réseau de neurones
CONTEXTE : Les lasers de puissance permettent de réaliser des expériences
Physique du noyau, atome, molécule
d'astrophysique de laboratoire en chauffant des échantillons de matière à des
millions de degrés et en les comprimant à des densités proches d'un méga bar. Les
codes fluides sont utilisés pour simuler ces systèmes, mais ils sont limités car ils
ne prennent pas en compte toute la physique mise en jeu. Les physiciens ont donc
proposé et implémenté des modèles simplifiés pour réduire le temps de calcul, mais
leur hypothèses trop simplificatrices limitent la capacité d'interprétation de certains
résultats expérimentaux.
OBJECTIFS : Lors de ce stage, vous créerez une base de données et entrainerez
un réseau de neurones qui évalue les propriétés radiatives d'un plasma de krypton,
c’est-à-dire sa capacité à absorber ou propager des radiations. Ces propriétés
radiatives sont déduites de fonctions complexes à évaluer et qui dépendent de
quelques centaines de paramètres. Le modèle pourra être amélioré et servira à
raffiner l'interprétation d'une campagne au Laser Mégajoule (LMJ) du CEA. Au
cours du stage, vous acquerrez des connaissances théoriques en physique
atomique, des compétences en programmation (Linux, Python) et en méthodes de
machine learning. Ce stage s'adresse aux personnes de M2 ou en césure qui ont
une formation en mathématiques appliquées et/ou en physique atomique/des
plasmas. La date de début peut être adaptée selon le besoin.
DURÉE : Césure ou 6 mois
NIVEAU D’ÉTUDES : Bac+5
COMPETENCES SOUHAITEES : Curiosité, Notions de programmation
POURSUITE EN THÈSE : Non
CENTRE CONTACT
CEA/DAM Île-de-France MARTINEZ Bertrand
Bruyères-le-Châtel - 91297 Arpajon E-mail : [Link]@[Link]
Tél : 01-69-26-40-00
Email : [Link]@[Link]
153
Modélisation des couplages Magnétosphère-Ionosphère-Thermosphère
planétaires
CONTEXTE : Plusieurs objets du système solaire disposent d'un champ
Physique du noyau, atome, molécule
magnétique suffisamment important pour créer une magnétosphère : la Terre,
Jupiter, Saturne et même certains satellites. Celles-ci se forment par interaction
avec du plasma, peuplant le milieu interplanétaire, et provenant la plupart du temps
du vent solaire.
Certains possèdent également une ionosphère, plus proche de la surface, et à la
dynamique complexe, puisqu'interagissant d'une part avec la magnétosphère et
d'autre part avec les couches supérieures de l'atmosphère, en particulier la
thermosphère pour le cas terrestre.
Les caractéristiques de ces différentes strates varient fortement d'un objet à l'autre,
mais également au cours du temps en fonction des courants, injectants ou
éjectants de la matière de et vers l'espace, mais aussi de la météo spatiale.
OBJECTIFS : Pour étudier ces interactions entre plasma et magnétosphère, nous
utilisons un code de magnétohydrodynamique (MHD) pour résoudre les équations
qui régissent ce problème.
L'objectif de ce stage est de modéliser un système magnétosphère-ionosphère-
thermosphère global et les principaux échanges d'énergie auquel il est soumis. En
particulier, le(la) candidat(e) pourra implémenter des conditions de vent solaire
variables en temps et en espace, mais également les différentes configurations du
champ magnétique interplanétaire menant à des structures à grande échelle
spécifiques. On pourra également s'intéresser aux mécanismes de dissipation
d'énergie aux plus basses altitudes, menant par exemple aux aurores polaires
observées sur plusieurs planètes. Pour cela, plusieurs méthodes numériques
seront explorées en se basant sur des modèles déjà éprouvés, mais également en
se comparant aux données obtenues in situ.
Les compétences acquises seront multi-domaines : numériques (utilisation du
code, des supercalculateurs, développement de post-traitement, analyse de
données) et physiques (étude bibliographique, mise en place d’un modèle crédible,
interprétation des résultats).
DURÉE : 5-6 mois
NIVEAU D’ÉTUDES : Bac+4/+5
COMPETENCES SOUHAITEES : Un bagage en astrophysique et en
développement de code serait apprécié. Physique des plasmas,
Magnétohydrodynamique
METHODES/LOGICIELS SPECIFIQUES : Méthodes numériques
POURSUITE EN THÈSE : Possible
CENTRE CONTACT
CEA/DAM Île-de-France MENU Mélissa
Bruyères-le-Châtel - 91297 Arpajon E-mail : [Link]@[Link]
Tél : 01-69-26-40-00
Email : [Link]@[Link]
154
Modèles d’atome dans un plasma et simulations de dynamique moléculaire
CONTEXTE : La notion d’atome dans un plasma présente un intérêt pour la
Physique du noyau, atome, molécule
compréhension de la physique microscopique des plasmas et le calcul de certaines
de leur propriétés (propriétés radiatives, coefficients de transport, sections
efficaces atomiques). Dans ce contexte, la recherche de modèles théoriques
pertinents est un sujet actif.
D’autre part, les simulations de dynamique moléculaire prenant en compte une
description quantique des électrons sont de plus en plus accessibles. Ces
simulations peuvent apporter un éclairage sur la pertinence des modèles
atomiques.
OBJECTIFS : Dans ce stage de nature théorique, on réalisera des simulations de
dynamique moléculaire, afin d’en analyser les résultats et de les comparer à des
modèles atomiques de plasmas. L’enjeu est de comprendre ce qui peut amener
des différences qualitatives entre ces approches.
Le(la) candidat(e) pourra se familiariser avec différents modèles d’atome dans un
plasma, et avec les calculs de dynamique moléculaire, en collaboration avec des
personnes impliquées dans ces sujets au CEA.
Le stage s'effectuera au sein d’un laboratoire du CEA DAM Ile-de-France. Le profil
requis est celui d'un Master 2 de physique ou d'une dernière année d'école
d'ingénieur ayant un intérêt pour la théorie, à l'aise à la fois avec les calculs
analytiques et la programmation scientifique.
DURÉE : Césure ou 6 mois
NIVEAU D’ÉTUDES : Bac+5
POURSUITE EN THÈSE : Non
CENTRE CONTACT
CEA/DAM Île-de-France PIRON Robin
Bruyères-le-Châtel - 91297 Arpajon E-mail : [Link]@[Link]
Tél : 01-69-26-40-00
Email : [Link]@[Link]
155
Modélisation du ralentissement des protons dans la matière
CONTEXTE : Le calcul des fonctions de ralentissement (ou pouvoirs d'arrêt) des
Physique du noyau, atome, molécule
particules chargées dans les plasmas denses est important pour les recherches
concernant la fusion par confinement inertiel et plus généralement pour les études
de la matière dense et tiède (WDM : Warm Dense Matter), dans le but par exemple
de connaître l'équation d'état [1] d'un plasma en détente quasi-isentropique.
Différents modèles existent comme celui de l'atome moyen qui consiste à
représenter l’ensemble du plasma par un ion fictif, dont la charge correspond à
l’ionisation moyenne du plasma. Ils permettent d’obtenir, à l’approximation du
champ central, la structure électronique la plus probable du plasma. Ces modèles
ont besoin d'être testés expérimentalement notamment dans les régimes limites
comme celui de la WDM. Les expériences de chauffage par protons permettent
d'atteindre ces régimes.
OBJECTIFS : L'objectif du stage est d'exploiter les données des expériences de
chauffage par faisceau de protons et de déterminer à partir de modèle simplifié le
ralentissement des protons dans la matière. Le(la) candidat(e) commencera par
appliquer les modèles existants [2] pour modéliser les spectres de protons produits
par l'interaction d'un laser très intense et très court avec la matière. Il(elle) devra
ensuite développer une méthodologie afin d’évaluer le ralentissement d’un faisceau
de protons dans la matière. Il(elle) appliquera différents modèles de pouvoirs d'arrêt
[3] afin de déterminer le modèle le plus adapté à nos expériences.
[1] M. E. Foord, D. B. Reisman and P. T. Springer, Rev. Sci. Inst. 75, 2586 (2004).
[2] P Mora, et al. "Plasma Expansion into a Vacuum," Physical Review Letters
90(18), 185002 (2003).
[3] C. Deutsch and G. Maynard, Mat. Rad. at Extremes 1, 277 (2016).
DURÉE : 4-6 mois
NIVEAU D’ÉTUDES : Bac+4/+5
COMPETENCES SOUHAITEES : Physique atomique des plasmas, mécanique
quantique, physique statistique, programmation.
METHODES/LOGICIELS SPECIFIQUES : Linux, Python.
POURSUITE EN THÈSE : Non
CENTRE CONTACT
CEA/DAM Île-de-France RASSOU Sébastien
Bruyères-le-Châtel - 91297 Arpajon E-mail : [Link]@[Link]
Tél : 01-69-26-40-00 PAIN Jean-Christophe
Email : [Link]@[Link] [Link]@[Link]
156
Instabilités de Kelvin-Helmholtz dans la magnétosphère et les plasmas de laser
CONTEXTE : Le vent solaire, au contact de la magnétosphère terrestre, génère
Physique du noyau, atome, molécule
des instabilités de Kelvin-Helmholtz. Ces instabilités sont la source d’émission
d’ondes ultra-basse fréquence (ULF) qui accélèrent les électrons évoluant dans
toute la magnétosphère en les transportant de la queue de la magnétosphère
jusqu’aux ceintures de radiations. Les doses de particules énergétiques reçues par
un satellite en orbite autour de la Terre vont en dépendre. Les instabilités de Kelvin-
Helmholtz apparaissent aussi dans les expériences de Fusion par Confinement
Inertiel (FCI) au niveau de l’interface de la cible lors de la formation du plasma par
l’impulsion d’un laser. L’utilisation d’un champ magnétique pour contrôler et amortir
les instabilités est une solution prometteuse.
OBJECTIFS : L’objet de ce stage est de calculer numériquement des instabilités
de Kelvin-Helmholtz magnétisées (KHM) dans différentes conditions, dont celles
de la magnétosphère terrestre et d’expériences avec de grands lasers (Mégajoule
et National Ignition Facility). le(la) candidat(e) en thèse utilisera un code
massivement parallèle de magnétohydrodynamique dédié à la simulation de la
magnétosphère 3D sous l’influence du vent solaire. Il s’agira de prendre en main le
code, son utilisation en parallèle, et ses outils de post-traitement. Le premier
objectif est de calculer l’évolution de l’instabilité KHM, d’abord en deux dimensions,
pour des configurations académiques de MHD, afin d’appréhender la physique et
de quantifier l’influence stabilisatrice du champ magnétique sur l’écoulement.
L’écoulement sera défini par des paramètres couvrants un vaste domaine, allant
des plasmas de la magnétosphère, froids et dilués, jusqu’aux plasmas denses et
chauds des expériences de FCI. Des conditions initiales, monomodes ou
multimodes, serviront pour exhiber les principaux modes de croissance. le(la)
candidat(e) calculera les taux de croissance de l’instabilité en régime linéaire et non
linéaire et caractérisera les profils en vitesse et en énergie et leurs fluctuations.
Il(elle) déterminera une cartographie des instabilités en fonction des paramètres
principaux de l’écoulement et du champ magnétique. Il(elle) devra également
assimiler les résultats de la littérature scientifique afin de mettre en avant
l’originalité des résultats et des conclusions et de pouvoir expliquer théoriquement
ses résultats.
DURÉE : 6 mois
NIVEAU D’ÉTUDES : Bac+5
POURSUITE EN THÈSE : Possible
CENTRE CONTACT
CEA/DAM Île-de-France RIPOLL Jean-Francois
Bruyères-le-Châtel - 91297 Arpajon E-mail : [Link]@[Link]
Tél : 01-69-26-40-00
Email : [Link]@[Link]
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Propagation et Effets des Ondes Electromagnétiques à Orbites basses
CONTEXTE : Avec l’important essor de l’activité spatiale, les états et les sociétés
Physique du noyau, atome, molécule
commerciales imaginent, investissent et développent de nouveaux concepts
spatiaux pour les télécommunications, la navigation, l’observation et la défense qui
sont hautement stratégiques pour les peuples et leurs économies. Ces systèmes
sont alors soumis à des menaces, soit naturelles et engendrées par les orages
magnétiques, soit potentiellement humaines. Ce stage va s’intéresser, au plan de
la physique et de la simulation, aux effets d’activités électromagnétiques sur des
systèmes embarqués, et aux moyens d’y remédier ou d’y résister.
OBJECTIFS : L’objectif de ce stage de physique est d’étudier différentes ondes
électromagnétiques émises dans l’ionosphère ou la magnétosphère ainsi que leur
mesure à distance effectuée depuis des satellites d’observation (e.g. Arase de
JAXA et Swarm de l'ESA) afin de mieux comprendre les interactions ondes-
particules dans l’espace à orbite bas. En particulier, le(la) candidat(e) cherchera à
caractériser la propagation des ondes électromagnétiques et leurs propriétés lors
du transport dans un champ magnétique réaliste. Pour cela, il(elle) utilisera un code
de lancer de raies afin de traiter et d’analyser un ensemble d’observations spatiales
d’ondes électromagnétiques. Il(elle) utilisera et développera des codes numériques
en Python ou Matlab pour analyser les résultats et les mesures satellites, afin de
comprendre les effets de ces ondes. Il(elle) pourra être amené.e à calculer les
interactions de ces ondes avec des électrons énergétiques, comme, par exemple,
les électrons du milieu ambiant des ceintures de Van Allen.
DURÉE : 6 mois
NIVEAU D’ÉTUDES : Bac+5
POURSUITE EN THÈSE : Possible
CENTRE CONTACT
CEA/DAM Île-de-France RIPOLL Jean-Francois
Bruyères-le-Châtel - 91297 Arpajon E-mail : [Link]@[Link]
Tél : 01-69-26-40-00 BLELLY Pierre-Louis
Email : [Link]@[Link] [Link]@[Link]
158
Modélisation et calculs de flux d’électrons pendant les orages géomagnétiques
CONTEXTE : Les équipements électroniques des satellites en orbite sont
Physique du noyau, atome, molécule
constamment soumis aux flux d’électrons énergétiques qui sont piégés par le
champ magnétique terrestre dans les ceintures de Van Allen. Les doses reçues
dépendent fortement des injections de particules provenant des éjections de masse
coronarienne ou du vent solaire et de la dynamique de la magnétosphère, en
particulier des ondes électromagnétiques qui affectent la répartition des électrons
énergétiques sur les lignes de champs, provoquent des accélérations ou des
précipitations des électrons dans l’atmosphère terrestre.
OBJECTIFS : L’objet de ce stage est de contribuer aux études numériques
concernant la dynamique de particules énergétiques piégées dans les ceintures de
Van Allen et subissant des interactions fortes avec des ondes électromagnétiques
ambiantes.
Le(la) candidat(e) aura pour mission de prendre en main un code Fokker-Planck
de diffusion quasi-linéaire existant et développé depuis plusieurs années au CEA
DAM pour le calcul de l’évolution des ceintures de radiation. Il(elle) effectuera des
développements physico-numériques dans ce code. Ces développements pourront
concerner soit des modèles d’interactions ondes-électrons, qui rendent compte de
la diffusion des électrons sous l’effet des ondes électromagnétiques de type siffleur,
au travers de la prise en compte de modèles détaillés d’ondes électromagnétiques
ou de la résolution plus précise des fréquences de résonance. On cherchera aussi
à prendre en compte le champ magnétique variable et non-dipolaire lors d’orages
solaires au travers du décodage des invariants adiabatiques.
Une partie importante du stage sera consacrée à la réalisation de simulations pour
les valider par comparaison aux mesures satellites récemment obtenues à partir
de la mission des Van Allen Probes de la NASA. Cela nécessite de traiter et
d’intégrer des données satellites (conditions initiales et limites, profils de flux
mesurés de référence, etc.) dans le code de calculs pour réaliser les simulations
les plus réalistes. Ces travaux sont en lien avec la météorologie spatiale qui vise à
prédire l’environnement particulaire autour de la Terre.
DURÉE : 6 mois
NIVEAU D’ÉTUDES : Bac+5
COMPETENCES SOUHAITEES : En dernière année d’école d’ingénieur ou en Master
2, très bonnes bases dans l’une ou plusieurs des disciplines suivantes : mathématiques
appliquées (équations de diffusion), calcul numérique et parallélisme, physique des
plasmas, physique des interactions ondes-particules, ou en science de l’espace. Anglais
indispensable. Stage orienté selon les compétences du stagiaire.
Parfaitement balisé, ce stage fait suite à une série de stages d’ingénieur et à une thèse sur
cette thématique et s’intègre dans des activités de recherche à la pointe de la discipline. Le.a
candidat.e motivé.e et ré[Link] sera amené.e à produire des résultats de haute qualité pour
alimenter les publications en cours. Ce stage a vocation à former pour le.a conduire à une
thèse financée par la DAM sur un sujet proche s’il en a l’aptitude.
METHODES/LOGICIELS SPECIFIQUES : Python, C, Fortran 90, MPI, OpenMP,
Shell.
POURSUITE EN THÈSE : Possible
CENTRE CONTACT
CEA/DAM Île-de-France RIPOLL Jean-Francois
Bruyères-le-Châtel - 91297 Arpajon E-mail : [Link]@[Link]
Tél : 01-69-26-40-00
Email : [Link]@[Link]
159
Etude de la désexcitation d'un noyau atomique avec le détecteur SFYNCS
CONTEXTE : La capture d’un neutron par un noyau amène à un noyau composé
Physique du noyau, atome, molécule
prompt à se désexciter en émettant des raies gammas si l’énergie d’excitation est
inférieure à quelques MeV. Ce processus est appelé capture radiative. Cette
réaction dont on sait précisément mesurer la section efficace pour des noyaux
stables ou proche de la vallée de stabilité, reste difficilement mesurable pour des
noyaux plus exotiques. Les modèles de réactions nucléaires basés sur les noyaux
stables peinent à apporter des prédictions fiables sur ces noyaux exotiques. Des
avancées ont permis d’entrevoir des voies d’améliorations significatives en
s’intéressant aux ingrédients plus microscopiques, qui restent accessibles à des
mesures : la fonction de force gamma et la densité de niveaux. Ceux-ci gèrent
respectivement la manière dont la cascade gamma se déroule et la structure du
noyau à haute énergie d’excitation. Leur amélioration a un impact direct sur la
prédiction des sections efficaces pour des noyaux instables.
OBJECTIFS : Ce stage en physique nucléaire expérimentale a pour objectif le
dépouillement et l'analyse des données d'une expérience 185,187Re(d,pg) qui sera
réalisée en décembre 2025 avec l'ensemble de détection SFYNCS. Dans les
expériences avec SFYNCS, la détection des protons issus de la réaction de
transfert (d,p), est effectuée à l’aide de détecteurs Si à pistes. L’émission des raies
gammas de désexcitation est suivie avec un spectromètre gamma composé de
soixante détecteurs NaI. La première étape du dépouillement sera le tri et
l'étalonnage des signaux provenant de chaque détecteur en utilisant des données
prises avec des sources radioactives standards, et en faisceau de particules avec
des cibles bien connues de 208Pb et 12C. La deuxième étape sera pour la réaction
185,187Re(d,p), l'analyse de ces mesures étalonnées des énergies des protons et
des rayonnements gamma afin d'en extraire des observables corrélées : l'énergie
d'excitation laissée dans le noyau étudié et les énergies des gammas qu'il émet
pour se désexciter (spectre).
Le(la) candidat(e) sera intégré(e) dans l’équipe d’expérimentateurs du laboratoire.
Il(elle) sera responsable du dépouillement et de l'analyse des mesures. Pour cela,
il(elle) bénéficiera de l’expertise expérimentale du laboratoire. Le stage comprendra
en plus une partie "instrumentation" avec des prises de données supplémentaires
en sources, et une partie "simulation" consistant à simuler la réponse des
détecteurs avec le code GEANT4. Le sujet de stage pourra déboucher sur une
thèse.
DURÉE : 4-6 mois
NIVEAU D’ÉTUDES : Bac+4/+5
COMPETENCES SOUHAITEES : Physique nucléaire, détection, analyse de
données, programmation, anglais.
METHODES/LOGICIELS SPECIFIQUES : C++.
POURSUITE EN THÈSE : Possible
CENTRE CONTACT
CEA/DAM Île-de-France ROIG Olivier
Bruyères-le-Châtel - 91297 Arpajon E-mail : [Link]@[Link]
Tél : 01-69-26-40-00 FOUGERES Chloé
Email : [Link]@[Link] [Link]@[Link]
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