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Controle AM

La fabrication additive (FA) est en pleine expansion dans l'industrie et le secteur médical, mais son adoption nécessite des contrôles rigoureux pour garantir que les pièces produites répondent aux mêmes normes de qualité que celles fabriquées par des méthodes traditionnelles. Cet article détaille les contrôles nécessaires à chaque étape du processus de fabrication additive, y compris sur la matière première, le matériau, la pièce finie et la machine. Des méthodes de caractérisation spécifiques sont également proposées pour assurer la conformité des pièces fabriquées.

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La fabrication additive (FA) est en pleine expansion dans l'industrie et le secteur médical, mais son adoption nécessite des contrôles rigoureux pour garantir que les pièces produites répondent aux mêmes normes de qualité que celles fabriquées par des méthodes traditionnelles. Cet article détaille les contrôles nécessaires à chaque étape du processus de fabrication additive, y compris sur la matière première, le matériau, la pièce finie et la machine. Des méthodes de caractérisation spécifiques sont également proposées pour assurer la conformité des pièces fabriquées.

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Réf.

: BM7950 V2

Fabrication additive :
Date de publication :
10 novembre 2022 contrôles

Cet article est issu de : Mécanique | Fabrication additive – Impression 3D

par Anne-Françoise OBATON

Mots-clés Résumé La fabrication additive s’impose progressivement dans l’industrie et le médical.


fabrication additive | contrôles Cependant, pour que la technologie soit complètement adoptée, il est nécessaire d’établir
que les caractéristiques des pièces réalisées en fabrication additive sont équivalentes à
celles réalisées traditionnellement. Cela requiert la réalisation de contrôles à tous les
stades du processus de fabrication: sur la matière première, sur le matériau, sur la pièce
finie et sur la machine de fabrication. Après quelques rappels de rigueur, cet article
identifie les contrôles spécifiques à la fabrication additive. Ensuite, ces contrôles sont
repris en détail et des méthodes de caractérisation sont proposées.

Keywords Abstract Additive manufacturing is increasingly used in industry and the medical sector.
additive manufacturing | However, the technology can be fully adopted only if there is proof that the characteristics
controls
of the additive manufactured parts are equivalent to those produced traditionally.
Inspections are required at all stages of the manufacturing process chain: feedstock,
material, finished part and machinery. After a reminder of some basics, this article
specifies the inspections needed in additive manufacturing. These are then presented in
detail, and characterization methods are proposed.

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Fabrication additive : contrôles

par Anne-Françoise OBATON


Docteur (HDR) en métrologie pour la fabrication additive,
Laboratoire commun de métrologie LNE/CNAM,
Laboratoire National de Métrologie et d’Essais (LNE), Paris, France

1. Rappels.............................................................................................. BM 7 950v2 – 2
1.1 Principe de la FA ................................................................................ — 2
1.2 Catégories de procédés ..................................................................... — 2
1.3 Atouts de la FA ................................................................................... — 2
2. Identification des besoins en contrôles spécifiques à la FA.. — 3
3. Contrôles nécessaires en FA......................................................... — 6
3.1 Matière première ................................................................................ — 6
3.2 Matériau ............................................................................................. — 8
3.3 Pièce finie ........................................................................................... — 10
3.4 Machine .............................................................................................. — 13
4. Conclusion........................................................................................ — 14
5. Glossaire ........................................................................................... — 14
6. Sigles ................................................................................................. — 14
Pour en savoir plus..................................................................................Doc. BM 7 950v2
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C ommunément appelée, par abus de langage, impression 3D, la fabrication


additive (FA) est une véritable révolution, car elle permet de pallier les limites
de la fabrication traditionnelle (injection plastique, usinage, formage, assem-
blage). En effet, elle donne toute latitude pour fabriquer des pièces de grande
complexité, irréalisables par d’autres techniques, ouvrant ainsi des perspectives
d’innovation. Cependant, la presse grand public a tendance à présenter la FA
comme une technologie presse bouton, accessible à tous. La réalité est tout autre.
En FA, le matériau et la pièce sont fabriqués simultanément, couche après
couche, à partir d’un modèle numérique. Mais, réaliser une pièce ne consiste
pas simplement à transférer un dessin numérique à la machine, à appuyer sur
un bouton et à attendre que la pièce soit fabriquée. Il y a de nombreuses étapes
en aval et en amont. Le processus complet comprend la conception de la pièce,
la préparation de la machine, sa configuration, puis la fabrication de la pièce, et
enfin son post-traitement. La conception de la pièce se décline en plusieurs éta-
pes : la sélection du matériau et de la structure (pleine ou lattice) ; la conception
du modèle numérique décrivant la géométrie de la pièce avec ou sans optimi-
sation topologique ; la discrétisation de la surface de la pièce ; le positionne-
ment et l’orientation de la pièce, voire des pièces, sur le plateau de fabrication ;
la mise en supports de la pièce et le découpage du modèle numérique en stra-
tes représentant les couches à réaliser. La préparation de la machine comprend,
suivant les procédés : le nettoyage de la machine, le chargement de la matière
première, éventuellement son homogénéisation et son nivellement sur le lit de
la chambre de fabrication et le réglage de la hauteur du niveleur.
La configuration de la machine consiste à la paramétrer ; par exemple, pour la
catégorie fusion sur lit de poudre par laser, à choisir la vitesse de balayage du
laser, sa puissance, la taille du faisceau, la stratégie de balayage, le nombre de

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FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

passages du niveleur. Il ne faut pas omettre d’enregistrer les données d’entrée


pour la traçabilité du processus de fabrication. À la fin du processus, il faut
extraire la pièce de la matière première non transformée et la nettoyer. Ensuite,
il faut procéder au post-traitement thermique de la pièce. Cela consiste, suivant
les procédés, à un recuit pour éliminer les contraintes résiduelles ou pour par-
faire le processus de liaison de la matière première ou encore pour délianter la
pièce. Enfin, la pièce est détachée du plateau de fabrication de la machine, ses
supports sont découpés, son état de surface amélioré et elle est nettoyée. Outre
le fait que ces nombreuses étapes démontrent la nécessité de revoir les procé-
dures de conception, elles mettent en lumière la complexité du processus.
En conséquence, avant que la FA ne puisse être adoptée par les industriels,
principalement ceux concernés par la production de petites séries (aéronau-
tique, aérospatial et médical), il est indispensable de qualifier les machines et
de démontrer que les pièces réalisées en FA répondent aux mêmes exigences
de qualité que celles réalisées par des techniques traditionnelles. Pour cela, il
faut effectuer non seulement des contrôles sur les machines, mais également à
tous les stades du processus de fabrication, à savoir sur la matière première,
sur le matériau et sur la pièce finie.
Dans cet article, il est question de l’ensemble de ces contrôles. Certains sont
communs aux techniques traditionnelles, mais d’autres sont spécifiques à la
FA. Différentes méthodes de contrôles sont également suggérées. Dans une
première partie, le principe de la FA, les différentes catégories de procédés et
les atouts de la technologie sont rappelés.
Le lecteur trouvera en fin d’article un glossaire et un tableau des sigles
utilisés.
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polymères. Les acteurs du domaine de la FA ont tendance à utiliser


1. Rappels les termes commerciaux pour désigner les différents procédés et
cela n’est pas toujours facile pour les néophytes de s’y retrouver.
Afin de clarifier les choses, les groupes de normalisation internatio-
Avant d’aborder les contrôles spécifiques nécessaires en FA, il nale (ISO/TC261), américain (ASTM F42) et français (UNM 920) ont
convient de rappeler quelques aspects fondamentaux de la fabrica- classé l’ensemble de ces procédés en sept catégories (accord de
tion additive. développement conjoint ISO/ASTM) [1]. La figure 1 rappelle les
dénominations normalisées française et anglaise de ces catégories
et décrit succinctement leur principe. Depuis la publication de la
1.1 Principe de la FA norme en 2016, de nombreux procédés de la catégorie DED ont
été développés. On sépare souvent ceux qui impliquent du fil de
Contrairement à l’usinage qui consiste à enlever de la matière ceux qui impliquent de la poudre. Pour plus de détails, on se réfé-
d’un bloc de matériau, la fabrication additive regroupe l’ensemble rera à l’article [BM 7 017] et aux deux articles [2] [3], rédigés au sein
des procédés permettant de fabriquer des pièces, non plus à partir du groupe « fabrication additive » de la confédération française
d’un bloc de matériau, mais à partir de matière première brute. pour les essais non destructifs (Cofrend), qui suggèrent notamment
Suivant les procédés, cette matière première se présente sous des acronymes pour distinguer les différents procédés d’une caté-
forme de poudre, de liquide, de pâte, de feuilles ou de filament. gorie selon leur source d’activation.
Elle sera transformée (liée, solidifiée, conglomérée ou fusionnée)
sélectivement au cours du processus de fabrication, couche après Cependant, les termes commerciaux continuent à être utilisés.
couche, en suivant un modèle numérique pour créer la pièce tout Pour plus de clarté, le tableau 1 reprend les principaux termes
en élaborant le matériau. On qualifiera, par comparaison, l’usinage commerciaux usités et les classe dans leur catégorie respective.
de fabrication soustractive. Il rappelle également la source d’activation impliquée, dans le pro-
cédé cité, pour transformer la matière première.

1.2 Catégories de procédés


1.3 Atouts de la FA
Il existe une multitude de procédés de FA, et ceux-ci impliquent
différents types de matériaux. Cependant, on s’intéressera dans cet La FA permet de réaliser, en un seul cycle de production,
article uniquement aux principaux matériaux utilisés dans l’indus- des pièces de grande complexité géométrique (canaux, structures
trie et le secteur médical, à savoir : les métaux, la céramique et les internes, etc.), qui seraient irréalisables par des techniques

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––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES

STRATIFICATION DE COUCHES
Liaison de feuilles
(sheet lamination)
de matière découpées
sélectivement
(bois, polypère, céramique, métal)

EXTRUSION DE MATIÈRE PROJECTION DE LIANT


(material extrusion) (binder jetting)
(filament de polymère ou céramique) 7 catégories (polymère, céramique, métal)
de procédés
selon la norme
NF EN ISO 17296-2
PROJECTION DE MATIÈRE FUSION SUR LIT DE POUDRE
(material jetting) (powder bed fusion)
(fines gouttelettes de polymère) (polymère, céramique, métal)

PHOTOPOLYMÉRISATION EN CUVE DÉPÔT DE MATIÈRE


(vat photopolymerization) SOUS ÉNERGIE CONCENTRÉE
(liquide ou pâte de polymère, ou (directed energy deposition)
polymère chargé en céramique
ou en métal) (métal)

Solidification sélective d’une résine ou d’un matériau fondu Conglomération ou fusion de poudre

Figure 1 – Dénominations normalisées [1] et description succincte des différentes catégories de procédés utilisées en fabrication additive
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traditionnelles. Cette liberté de formes permet donc de réduire les


assemblages et les soudures, et par voie de conséquence le coût À retenir
de production des pièces complexes. Elle autorise également
– En fabrication additive le matériau est élaboré simultanément
l’optimisation topologique, qui consiste à fabriquer des pièces à la pièce, couche après couche, à partir de matière première
avec uniquement la quantité de matière nécessaire à la pièce, brute.
pour qu’elle conserve ses propriétés mécaniques, l’allégeant – La fabrication additive permet de manufacturer des pièces
ainsi. Or, la masse d’une pièce est primordiale dans l’aérospatiale. personnalisées, de géométrie très complexe, en masse sans
Thales Aleria Space (TAS) rapportait lors d’une conférence qu’un surcoût.
kilogramme de matière équivalait à 20 000 €. Le résultat de ces – Selon la norme NF EN ISO 17296-2, il existe sept catégories
optimisations donne parfois des structures très curieuses. Parmi de procédés de fabrication additive :
les géométries complexes qu’autorisent la FA, figurent aussi les • photopolymérisation en cuve (vat photopolymerization),
structures lattices qui permettent d’une part d’alléger les pièces, • projection de matière (material jetting),
mais également, au secteur médical, de réaliser des implants • extrusion de matière (material extrusion),
avec des structures poreuses. L’intérêt de ces structures poreuses
• projection de liant (binder jetting),
est de favoriser l’intégration des implants dans le corps humain ;
• fusion sur lit de poudre (PBF : Powder Bed Fusion),
en effet, les pores seront colonisés par les cellules présentes dans
• dépôt de matière sous énergie concentrée (DED : Directed
le corps [4]. Enfin, il est possible de réaliser des structures articu-
Energy Deposition),
lées (mécanismes) lors d’un seul cycle de production. Il faut souli-
gner que toute cette complexité est sans surcoût. • stratification de couches (sheet lamination).

Un autre atout considérable de la FA réside dans la possibilité de


fabriquer en masse des pièces personnalisées, et ce, sans surcoût.
En effet, que l’on fabrique 20 pièces différentes sur un plateau ou
20 pièces identiques, cela ne se répercute pas sur le coût de pro-
duction. Cette possibilité de personnalisation ouvre des perspecti-
2. Identification des besoins
ves considérables aux professionnels du secteur médical pour réa- en contrôles spécifiques
liser des dispositifs médicaux sur mesure s’adaptant parfaitement à
l’anatomie du patient. à la FA
Au final, un autre atout que l’on peut souligner est le côté écolo-
gique et économique de la FA. Dans les catégories photopolyméri-
sation en cuve, fusion sur lit de poudre et projection de liant, la La FA ne remplacera pas les technologies traditionnelles. C’est
matière première non transformée au cours du processus de fabri- une technologie complémentaire destinée à la réalisation de piè-
cation peut être réutilisée dans les processus suivants. ces en petites séries de géométrie complexe ou personnalisées.

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FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Tableau 1 – Dénomination normalisée des catégories de procédés –


Termes usités et source d’activation impliquée dans le procédé (d’après [1])

Catégorie de procédés Dénomination commerciale et fabricants Source d’activation

SLA, SL : StéréoLithographie Apparatus Laser (généralement UV) + miroir


Photopolymérisation en cuve
(vat photopolymerization)
DLP : Digital Light Processing Lampe (généralement UV) + photomasque

PJET ou PJ : PolyJet Inkjet

MJP : MultiJet Printing

Projection de matière
MJM : Modelage à Jets Multiples Rayonnement lumineux
(material jetting)

Materials Deposition

DLF : Directed Light Fabrication

Dépôt de fil fondu

FDM : Fused Deposition Modeling


Extrusion de matière Chaleur, ultrasons ou réaction chimique entre
(material extrusion) les composants
FFF : Fused Filament Fabrication

ADAM : Atomic Diffusion Additive Manufacturing

Impression 3D
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Projection de liant
CPJ : ColorJet Printing Agent de liaison
(binder jetting)

3DP : Power Bed and Inkjet 3D Printing

FSL : Frittage Sélectif par Laser

SLS : Selective Laser Sintering

SLM : Selective Laser Melting

LS : Laser Sintering

LBM : Laser Beam Melting Laser + miroir

DMLS : Direct Metal Laser Sintering

Fusion sur lit de poudre


DMP : Direct Metal Printing
(PBF : Powder Bed Fusion)

DMS : Direct Metal Sintering

LC : LaserCUSING‚

SHS : Selective Heat Sintering Source thermique

EBM : Electron Beam Melting


Canon à électrons focalisé
EBF : Electron Beam Freeform

SMS : Selective mask sintering Lampe infrarouge + masque

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––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES

Tableau 1 – Dénomination normalisée des catégories de procédés –


Termes usités et source d’activation impliquée dans le procédé (d’après [1]) (suite)

Catégorie de procédés Dénomination commerciale et fabricants Source d’activation

Projection

DED : Dépôt énergétique direct

CLAD : Construction Laser Additive Directe

LMD : Laser Metal Deposition

LDT : Laser Deposition Technology

BPLAM : Blown Powder Laser Additive

LENS : Laser Engineered Net Shaping

DMD : Direct Metal Deposition


Dépôt de matière sous énergie concentrée Laser, canon à électrons focalisé arc plasma
(DED : Directed Energy Deposition) DLD : Direct Laser Deposition transféré

DMT : Laser-aided Direct Metal Tooling

EBF : Electron Beam Free Form

DPM : Direct Plasma Manufacturing


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EBAM : Electron Beam Additive Manufacturing

EBFFF : Electron Beam Free Form Fabrication

WAAM : Wire arc additive manufacturing

WLAM : Wire Laser Additive Manufacturing

UAM : Ultrasonic Additive Manufacturing


Par rouleau continu
UC : Ultrasonic Consolidation
Stratification de couches
(sheet lamination) LOM : Laminated Object
Par rouleau discontinu
Manufacturing Stratoconception

Usinage par empilement Laser, fraise

En conséquence, principalement l’aéronautique, l’aérospatial et


le secteur médical seront concernés, du moins pour la réalisation Encadré 1 – Contrôles spécifiques à la fabrication additive
de pièces fonctionnelles de haute technicité nécessitant des
1. Utilisation de matière première brute :
contrôles pointus. Dans le domaine de l’automobile, la FA est sur-
– contrôles de la matière première,
tout utilisée pour du prototypage, mais progressivement pour de
l’outillage (moule d’injection) et la fabrication de pièces de – contrôles de l’évolution de la matière première dans le temps.
rechange non sujettes à de fortes contraintes. Suivant les domai- 2. Recyclage éventuelle de la matière première (catégorie pho-
nes et la fonction de la pièce fabriquée, le niveau de contrôle est topolymérisation en cuve, fusion sur lit de poudre, projection
différent. Certains de ces contrôles sont identiques, quel que soit de liant) :
le principe de fabrication, mais d’autres sont spécifiques à la FA. – contrôles de la matière première recyclée pour déterminer :
Sur la base des principales différences entre la FA et les métho- • le nombre de cycles admissibles,
des de fabrication traditionnelles, les contrôles spécifiques à la • la procédure de recyclage.
FA sont énumérés dans l’encadré 1.

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FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

3. Élaboration du matériau simultanément à la pièce : dépôt de matière sous énergie concentrée. Par ailleurs, ces para-
mètres peuvent affecter la rugosité de surface de la pièce finie.
– contrôles du matériau, La taille et la distribution en taille des poudres peuvent être éva-
– contrôles de la pièce finie. luées avec un tamis [5] ou par diffraction laser [6], ou encore avec
4. Élaboration de la pièce à partir d’un modèle numérique : un microscope électronique à balayage (MEB). En ce qui concerne
– contrôles d’écarts de forme et de cotes entre le modèle la forme et la distribution en forme des poudres, seules des mesu-
numérique et la pièce finale. res MEB suivies d’une analyse d’images seront possibles. Les pou-
5. Réalisation en masse de pièces personnalisées : dres utilisées en FA sont fournies avec un certificat renseignant
– contrôles de routine des pièces personnalisées. notamment leur granulométrie. Par exemple, pour les poudres de
6. Réalisation de pièces plus complexes (structures internes,
canaux, lattices) :
Tableau 2 – Ensemble des contrôles
– contrôles en volume de la pièce finie :
à effectuer sur les poudres
• recherche de défauts (porosités, inclusions, densité,
rugosité, fissures), et méthodes de caractérisation possibles
• contrôle géométrique (déformations, variations géomé-
triques, comparaison CAO ou DICOM/pièces finales). Type
Méthode de caractérisation
7. Élaboration des pièces couche après couche : de caractérisation
possible
à effectuer
– contrôles en temps réel de la fabrication de chaque couche.
Dépendance des propriétés de la pièce finale avec les paramè-
tres machines :
– contrôles de la machine.

Taille
À retenir Forme
– La fabrication additive est une technologie complémentaire Distribution en taille et
aux procédés de fabrication traditionnelle. Elle est destinée à la en forme
réalisation de pièces en petites séries, de géométrie complexe Porosités
ou personnalisée. intraparticulaires
– Suivant les domaines et la fonction de la pièce fabriquée, le
niveau de contrôle est différent. Microscope électronique
– Afin de garantir une bonne répétabilité et une bonne repro- à balayage (MEB)
ductibilité du processus de fabrication additive et l’obtention
de pièces conformes au cahier des charges, il faut réaliser des
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contrôles à tous les stades de la chaı̂ne de fabrication.

3. Contrôles nécessaires
en FA
Forme
cristallographique
3.1 Matière première
Le contrôle de la matière première concerne essentiellement les
poudres. Cependant, le contrôle de la teneur en noir de carbone et
du taux de cendre pour les liquides, des températures de change-
ment de phase pour les filaments, de la planéité, de la rugosité et Diffractomètre à rayons X (DRX)
de l’ondulation pour les feuilles peut également être requis.
& Afin de garantir une bonne répétabilité et une bonne reproducti-
bilité du processus de fabrication et obtenir des pièces de bonne
qualité (prédictibles et reproductibles), les caractéristiques des pou-
dres doivent répondre à certains critères qu’il est nécessaire d’éva-
luer par des contrôles. In fine, le résultat de ces contrôles donnera
la corrélation entre les caractéristiques de la poudre et le matériau
fabriqué. En effet, les caractéristiques du matériau vont dépendre
des paramètres machine, mais également des caractéristiques de
Masse
la poudre. L’ensemble de ces contrôles est listé dans le tableau 2.
volumique
& La granulométrie (taille, forme, distribution en taille et en absolue
forme), la forme cristallographique, la masse volumique absolue/
apparente/après tassement des poudres sont des paramètres pri-
mordiaux à évaluer. Ils vont d’une part, conditionner son aptitude
à l’écoulement (coulabilité), au tassement et ainsi la répartition
des grains de poudre après étalement dans la chambre de fabrica- Pycnomètre à gaz
tion, et d’autre part, avoir une incidence sur ses propriétés de
fusion dans les cas des catégories fusion sur lit de poudre et

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––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES

Tableau 2 – Ensemble des contrôles Tableau 2 – Ensemble des contrôles


à effectuer sur les poudres à effectuer sur les poudres
et méthodes de caractérisation possibles (suite) et méthodes de caractérisation possibles (suite)

Type Type
Méthode de caractérisation Méthode de caractérisation
de caractérisation de caractérisation
possible possible
à effectuer à effectuer

Ø 65
Ø 50,8

Températures de

5
changement de phase
Vitesse de
cristallisation

1
Calorimètre différentiel à balayage (DSC)

60
Aptitude à l’écoulement
Masse volumique 60 ºa
3,2 + 0,1

apparente (versée) Ø Db
5,2

Ø 18
Ø 20
Porosité ouverte ou
Ø 55 surface spécifique

Entonnoir
Méthode d’adsorption de gaz basée sur la
théorie de Brunauer-Emmett-Teller
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Masse volumique
après
tassement (tapée) Absorbance
Colorimétrie

Cylindre en verre gradué + balance

Spectromètre optique

la catégorie fusion sur lit de poudre par faisceau d’électrons, figure


sur le certificat la répartition en taille des poudres : 94,7 % entre 45
et 105 mm, 1,1 % < 45 mm et 4,2 % > 105 mm.
La forme cristallographique sera déterminée avec un diffractomè-
tre à rayons X (DRX), la masse volumique absolue avec un pycnomè-
tre à gaz (tableau 2), la masse volumique apparente par la méthode
Chromatographe en phase Chromatographe
de l’entonnoir [7] ou par la méthode du volumètre de Scott [8] et la
Composition gazeuse (CPG) ICP-OES masse volumique après tassement avec un cylindre en verre gradué
chimique dans lequel la poudre est tassée associée à une pesée [9].
Homogénéité La coulabilité peut être déterminée directement par des mesures
chimique angulaires (méthodes dites d’angle de talus [10] ou d’angle de rota-
tion par tambour tournant [11]), ou par la mesure du temps d’écou-
lement en utilisant un entonnoir calibré dit appareil de Hall [12].
Dans la chambre de fabrication, la poudre, pour certains procé-
dés, est préalablement chauffée avant d’être fondue. Elle subit
donc une élévation de température également dans les bacs de dis-
tribution, ce qui peut influer sur son aptitude à l’écoulement ainsi
Fluorescence X
qu’au tassement. En conséquence, il peut être souhaitable de réali-
ser également les mesures de coulabilité et de tassement à diver-
ses températures, afin de se replacer dans les conditions régnant à

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FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

l’intérieur de la chambre de fabrication. Cela renseignera sur la sta- Quant à l’ensemble des caractéristiques décrites dans ce para-
bilité thermique de la poudre qui pourra par ailleurs être étudiée graphe, elles conditionnent la répartition des grains de poudre après
par analyse thermogravimétrique (ATG) [P 1 260]. étalement dans la chambre de fabrication, ainsi que la mise en couche.
& La composition chimique et l’homogénéité chimique des pou-
dres sont également des paramètres d’importance, afin d’étudier 3.2 Matériau
leur contamination par d’éventuels polluants ou allergènes, leur
teneur en eau ainsi que la composition des alliages. Deux types Comme nous l’avons souligné précédemment, la particularité de
d’analyses sont possibles : des analyses moléculaires (contami- la FA notamment par rapport à l’usinage et au formage, est de
nants) ou des analyses élémentaires (éléments spécifiant les exi- concevoir le matériau simultanément à la pièce. Sa loi de compor-
gences et les tolérances de composition). tement sera donc différente de celle d’un matériau coulé, formé,
etc. Or, ses propriétés doivent répondre aux contraintes mécani-
Les analyses moléculaires pourront être pratiquées avec un ques, chimiques, électriques et thermiques auxquelles la pièce
titreur Karl Fischer (teneur en eau), avec des méthodes chromato- sera soumise dans son utilisation finale. En conséquence, le maté-
graphiques en phase gazeuse ou liquides (après extraction au sol- riau doit être systématiquement contrôlé.
vant ou désorption thermique), ou encore avec des méthodes opti-
ques (spectroscopie sous ultraviolet/visible/infrarouge). Ces contrôles sont pratiqués, en général, sur des éprouvettes de
géométrie spécifique au banc de test, appelées éprouvettes de
En revanche, les analyses élémentaires seront pratiquées par spec- suivi. Elles sont fabriquées simultanément à la pièce, réparties à
trométrie avec source à plasma (ICP-MS : Inductively Coupled Plasma- proximité de celle-ci et sur toute la hauteur de fabrication. Si la
Mass Spectrometry, ICP-OES : Inductively Coupled Plasma-Optical technique de conception du matériau diffère des procédés tradi-
Emission Spectrometry) ou par fluorescence X (XRF : X-Ray Fluores- tionnels, les contrôles demeurent similaires. On retrouvera les tra-
cence). Les seuls éléments qui ne peuvent pas être mesurés par ces ditionnels contrôles mécaniques. En FA, ils sont d’autant plus
méthodes sont le carbone, l’azote, l’oxygène et l’hydrogène. Le importants qu’ils permettent d’étudier l’influence du post-traite-
dosage du carbone est réalisé par combustion dans un four à induc- ment thermique de la pièce ou encore l’influence de l’orientation
tion ou à résistance et par la mesure subséquente du dioxyde de car- et/ou de l’emplacement de fabrication dans la chambre sur les pro-
bone produit par absorption infrarouge. Pour déterminer la teneur en priétés mécaniques du matériau. L’ensemble de ces contrôles est
hydrogène et en azote, des méthodes d’extraction à haute tempéra- énuméré dans les tableaux 3 et 4.
ture sous gaz inerte suivie d’une détection par conductivité thermique
(catharométrie) seront utilisées (méthodes séparées) [13]. La teneur en
oxygène est déterminée par fusion carburante suivie d’une mesure Tableau 3 – Ensemble des contrôles mécaniques
par infrarouge ou conductivité thermique du monoxyde de carbone à effectuer sur le matériau
formé par réaction de l’oxygène avec le graphite du creuset. Un MEB
peut également être utilisé pour évaluer l’homogénéité chimique et, si et méthodes de caractérisation possibles
l’appareil est équipé d’un détecteur X à discrimination en énergie, il
donnera aussi la composition chimique élémentaire approchée. Type
Dans certaines des catégories de procédés impliquant des pou- de caractérisation Méthode de caractérisation possible
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dres, ces dernières sont frittées ou fondues avec des sources lumi- à effectuer
neuses (laser, lampes) ou des faisceaux d’électrons. Par ailleurs, ces
poudres peuvent être préalablement chauffées dans la chambre de
fabrication et celles n’ayant pas été transformées resteront à haute
température pendant toute la durée du processus de fabrication de
la pièce. En conséquence, les propriétés thermiques des poudres
vont se révéler des paramètres pertinents à évaluer également.
Un calorimètre différentiel à balayage (DSC : Differential Scanning
Calorimeter) permet de mesurer les températures de fusion, transi-
tion vitreuse, cristallisation et la vitesse de cristallisation [14].
& Afin de prévenir des défauts dans la pièce, la porosité des pou- Traction
dres devra être évaluée. Pour déterminer la porosité ouverte ou sur- Compression
face spécifique, on pourra utiliser une méthode d’adsorption de gaz Cisaillement
basée sur la théorie de Brunauer-Emmett-Teller (BET). Quant à la
porosité intraparticulaire, elle pourra être évaluée à partir d’une
analyse MEB d’un échantillon de poudre polie.
Le vieillissement des poudres peut être mis en évidence par
méthode optique en mesurant son absorbance en fonction de la lon- Banc de traction
gueur d’onde ou encore par colorimétrie avec un spectromètre optique.
& Le conditionnement et le stockage de la poudre influeront éga-
lement sur ses caractéristiques. Il faut donc suivre l’évolution de
ces caractéristiques dans le temps afin de s’assurer qu’elles ne se
sont pas altérées et satisfont toujours aux critères de qualité requis.
Cela pourra également permettre de définir un mode de stockage
plus propice à la conservation des propriétés de la poudre. Par ail-
leurs, dans certains procédés, la poudre sera recyclée ; il faut donc
suivre son évolution au cours du recyclage pour évaluer la procé- Flexion
dure de recyclage (proportion de poudre neuve à mélanger à la
poudre recyclée, nombres de cycles…) et le nombre de cycles
maximal permettant de produire une pièce tout en conservant les
mêmes exigences de qualité de la pièce. Les caractéristiques mor- Banc de flexion
phologiques, de coulabilité, thermiques, chimiques ou encore colo-
rimétriques permettent de suivre l’évolution dans le temps de la
poudre, ainsi que son évolution au cours du recyclage.

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––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES

Tableau 3 – Ensemble des contrôles mécaniques Tableau 3 – Ensemble des contrôles mécaniques
à effectuer sur le matériau à effectuer sur le matériau
et méthodes de caractérisation possibles (suite) et méthodes de caractérisation possibles (suite)

Type Type
de caractérisation Méthode de caractérisation possible de caractérisation Méthode de caractérisation possible
à effectuer à effectuer

Fatigue Frottement

Banc de fatigue alternée :


traction-compression Banc de frottement
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Résilience Vieillissement

Mouton pendule Chambre climatique

Dureté (Vickers,
Brinell…)

Fluage
Duromètre

Il est à noter que l’état de surface du matériau, que l’on pourra


évaluer avec un profilomètre, aura beaucoup d’influence sur les pro-
priétés mécaniques du matériau. Un défaut de surface peut servir
Banc de fluage d’amorce de rupture. En conséquence, ces différents contrôles
s’effectueront, dans la grande majorité des cas, sur le matériau poli.
Par ailleurs, afin de comparer les matériaux issus de fabrication
traditionnelle à ceux issus de FA, il conviendra de ne pas préparer

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FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

en FA les éprouvettes à la géométrie adaptée aux contrôles. On réa- 3.3 Pièce finie
lisera un bloc de matériau identique à ceux réalisés en fabrication
traditionnelle que l’on usinera ensuite à la configuration adaptée au Les contrôles sur la pièce finie sont essentiels pour garantir la
banc de test comme cela est pratiqué en fabrication traditionnelle. qualité de la pièce dans son utilisation finale, mais également
L’ensemble de ces contrôles permet de nous renseigner sur la pour vérifier que les spécifications géométriques et dimensionnel-
qualité du matériau, sur ses caractéristiques, ainsi que sur son les définies dans le modèle numérique sont conservées (tableau 5).
comportement, et de les corréler aux paramètres de la machine, & De par son principe, la FA peut engendrer de nombreux défauts.
ainsi qu’aux propriétés de la poudre utilisée pour les réaliser. Ces derniers peuvent être d’origines multiples. Lorsque le procédé
implique la fusion ou le frittage de poudre, des porosités peuvent
apparaı̂tre du fait d’une dégradation de la poudre (humidité…),
Tableau 4 – Ensemble des contrôles thermiques d’une répartition hétérogène de la poudre sur le lit (mauvaise distri-
à effectuer sur le matériau bution en taille et en forme de la poudre, projections sur le lit de pou-
dre en cours de processus), d’une transformation non homogène de
et méthodes de caractérisation possibles la poudre ou encore d’un défaut de contour. Dans ce type de procé-
dés, s’il ne s’agit pas de porosité, il peut s’agir d’inclusions (poudre
Type non fondue, vide, bulles d’air) dans le matériau à cause d’un défaut
Méthode de caractérisation
de caractérisation de mise en couches (épaisseur de couche insuffisante, hauteur de
possible
à effectuer niveleur inadaptée). Une répartition non homogène de la poudre
sur le lit et une transformation non homogène de la poudre vont éga-
lement jouer sur la densité du matériau. Cette densité risque d’être
hétérogène. L’anisotropie de la technologie, les projections sur le lit
de poudre, la présence de particules détachables, ou encore des
défauts de contour impactent l’état de surface de la pièce.
Ces défauts peuvent également être d’origine métallurgique. Les
Température de contraintes résiduelles présentes dans la pièce peuvent donner
changement de phase naissance à des fissures ou à des déformations de la pièce.
Capacité thermique
Enfin, le concepteur ou l’opérateur peuvent être tenus pour respon-
sable de ces défauts. En effet, si un nombre insuffisant de supports
Calorimètre différentiel
ont été prévu, cela peut provoquer des déformations et occasionner
à balayage (DSC)
des fissures. Il est à noter que ces supports permettent non seule-
ment de supporter la pièce lors du processus de fabrication, mais
dans certains procédés également d’évacuer la chaleur. Une erreur
de paramétrage (vitesse de balayage et puissance de la source d’acti-
vation), ou de réglage préalable de la machine (hauteur du nive-
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leur…) peut engendrer des défauts de trajectoire ou de mise en cou-


che, ce qui peut aussi créer des inclusions et influer sur la rugosité.
Coefficient de dilatation
linéique Tableau 5 – Ensemble des contrôles à effectuer
sur la pièce finie et méthodes de caractérisation
Banc de dilatométrie possibles

Type
de caractérisation Méthode de caractérisation possible
à effectuer

Diffusivité thermique

Banc de diffusivité thermique

Tomographie térahertz

Défauts

Conductivité thermique
(peut également être
évaluée, à partir du produit
de la diffusivité, par la
capacité thermique et la
masse volumique
du matériau)

Banc de conductivité Tomographie micro-ondes


thermique

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––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES

Tableau 5 – Ensemble des contrôles à effectuer Tableau 5 – Ensemble des contrôles à effectuer
sur la pièce finie et méthodes de caractérisation sur la pièce finie et méthodes de caractérisation
possibles (suite) possibles (suite)

Type Type
de caractérisation Méthode de caractérisation possible de caractérisation Méthode de caractérisation possible
à effectuer à effectuer

Défauts

Spectroscopie par résonance


ultrasonore Masse volumique

Banc de pesées hydrostatiques

Scanner 3D Machine à mesurer


(Space Spider tridimensionnelle
d’Artec 3D représenté (MMT)
par Boreal)
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Géométrique
Dimensionnel
Planéité
Mécanique

Banc de torsion pour des mesures


de fatigue
Tomographe à rayons X
(Metrotom 800 de ZEISS)

Comportement au feu
(résistance, réaction,
incombustibilité)
Rugosité

Profilomètre Essai de réaction au feu

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FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

– suivie d’une phase purement mathématique, à savoir une


Tableau 5 – Ensemble des contrôles à effectuer phase de résolution du problème inverse, à l’aide d’algorithmes
sur la pièce finie et méthodes de caractérisation spécifiques, qui consiste à reconstruire numériquement la pièce
possibles (suite) dans un volume 3D.
En ce qui concerne les autres méthodes de CND mentionnées,
Type les deux articles de la Cofrend cités précédemment [2] [3] présen-
de caractérisation Méthode de caractérisation possible tent leurs limitations pour la FA et listent les références des normes
à effectuer les décrivant.
En fait, le matériau, la géométrie de la pièce, le type et la taille des
défauts recherchés déterminent la technique de CND à utiliser.
À l’heure actuelle, parmi toutes ces techniques de CND, la plus perfor-
Pour des fonctions mante pour la détection de défauts est la tomographie à rayons X
alimentaires : (XCT : X-ray computed tomography). En effet, le pouvoir de pénétra-
• analyses chimiques dans tion des rayons X est nettement supérieur à celui des ondes térahertz
des simulants de denrées et micro-ondes. De plus, l’XCT permet de visualiser une image 3D de
alimentaires mis au la pièce en volume, tandis que la radiographie X n’en donne qu’une
contact des matériaux, projection 2D. Par ailleurs, cette méthode est indépendante de la
• calcul ou modélisation complexité géométrique de la pièce et de son état de surface contrai-
numérique des phénomènes rement aux méthodes de CND ultrasonores. Cependant, le pouvoir de
de transfert. pénétration des rayons X dépend de leur énergie, donc suivant l’éner-
gie disponible cette technique est limitée par la taille, la densité et
Analyses chimiques l’épaisseur des pièces. C’est également une technique relativement
onéreuse, longue et compliquée à mettre en œuvre, et les fichiers
volumineux ne sont pas simples à analyser. En conséquence, la plu-
part des tomographes à rayons X ne sont pas adaptés aux grandes
pièces, du moins ceux de laboratoires, ni au contrôle de routine.
Les méthodes de spectroscopie par résonance ultrasonore (RUS :
Pour des fonctions Resonant Ultrasound Spectroscopy) sont, quant à elles, adaptées
médicales : aux pièces quels que soient leur taille, leur complexité et leur état
• essais de bio-compatibilité, de surface [16] [17] [18] [19]. De plus, elles sont rapides, faciles à met-
• contrôles mécaniques, tre en œuvre et beaucoup moins onéreuses. Il s’agit de méthodes
dimensionnels et surfaciques. volumiques globales consistant à exciter la pièce de façon mécanique
et ensuite à analyser sa signature spectrale (fréquences de résonance
des modes propres de vibration de la pièce) par comparaison à
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d’autres pièces. Cependant, s’agissant de méthode globale, elles per-


Banc de contrôle mécanique mettent la détection de défauts mais pas leur localisation. Par ail-
leurs, il s’agit de méthodes comparatives donc inadaptées aux pièces
uniques et aux toutes petites séries (< 3-4 pièces).
L’ensemble de ces défauts fragilise la pièce, il diminue ses proprié- En ce qui concerne la rugosité, on utilisera un profilomètre
tés mécaniques et sa tenue en fatigue. Certains d’entre eux peuvent (tableau 5).
même provoquer l’arrêt de la machine. Il est donc important de les
contrôler. Idéalement, les méthodes de contrôle doivent être capables & Le dernier type de défaut, que nous n’avons pas encore évoqué,
de détecter les défauts dans la pièce, de déterminer leur type, leur est celui des erreurs géométriques. Ces erreurs sont également
taille, leur forme et leur position de façon non destructive. L’analyse liées au principe de la FA. En effet, la fusion de la matière première
des résultats doit permettre de prendre une décision quant à la vali- et particulièrement le déliantage de la pièce provoquent des varia-
dation de la pièce selon les exigences. De nombreuses méthodes de tions géométriques de la pièce. Il va donc falloir contrôler que les
contrôle non destructif (CND) existent [15]. Elles se répartissent en caractéristiques géométriques du modèle numérique initial, ainsi
deux familles : les méthodes dites de surface et les méthodes dites que les tolérances du cahier des charges sont bien respectées. Ces
de volume. Comme leur nom l’indique, celles de surface permettent contrôles sont couramment réalisés avec un scanner 3D ou une
de caractériser uniquement les défauts débouchant. Les techniques machine à mesurer tridimensionnelle (MMT) (tableau 5). Ils per-
courantes regroupent l’examen visuel direct ou assisté (endosco- mettent de comparer le nuage de points issu de la mesure au
pique et télévisuel), le ressuage et la magnétoscopie [BM 6 450]. modèle numérique initial. Cependant, ces contrôles n’autorisent
Celles de volumes regroupent les courants de Foucault (sub-surfa- l’inspection que de la géométrie externe de la pièce.
cique), les ultrasons, la radiographie, la thermographie (sub-surfa-
& Or, nous avons souligné préalablement que l’un des principaux
cique), l’émission acoustique, ainsi que la tomographie (à rayons
X [P 950], térahertz [RE 172], micro-onde, ultrasonore). intérêts de la FA relevait de la possibilité de réaliser des pièces de
grande complexité avec des structures internes. De telles structures
La tomographie permet d’imager en 3D la structure interne d’une ne vont donc plus pouvoir être contrôlées uniquement avec des
pièce en la sondant avec des ondes électromagnétiques ou sonores méthodes surfaciques, il va falloir avoir recours à des méthodes
sous différents angles de vue. Quel que soit le type d’ondes utili- volumétriques, afin de pouvoir inspecter également la géométrie
sées, le principe du tomographe est similaire. Le dispositif de base interne de la pièce. Parmi les techniques volumétriques, la seule
comprend un émetteur d’ondes permettant d’exciter la pièce, un qui permet de réaliser ce type de contrôle géométrique, mais égale-
récepteur pour détecter la perturbation (atténuation, réflexion, dif- ment des mesures dimensionnelles, avec une résolution suffisante,
fusion, diffraction) subie par les ondes lors de leur interaction aussi bien de l’extérieur que de l’intérieur de la pièce, est encore la
avec la pièce, et un système de translations et de rotations permet- tomographie à rayons X (tableau 5). Il est néanmoins nécessaire de
tant de réaliser des mesures autour de la pièce (ces fonctions pou- qualifier préalablement métrologiquement le tomographe. Ce n’est
vant aussi être réalisées avec un réseau multiplexé d’émetteurs et qu’à l’issue de cette qualification que le nuage de points extrait des
de récepteurs). La méthode comporte deux étapes principales : mesures pourra être comparé au dessin numérique initial de la
– une phase de mesures de la perturbation des ondes par la pièce pièce, pour vérifier que les spécifications géométriques et dimen-
pour différentes positions angulaires ; sionnelles définies dans le modèle numérique sont bien respectées.

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––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES

& En résumé, la tomographie à rayons X est la technique la plus contrôle direct et individuel des différentes composantes de la
complète de toutes ces techniques de CND. Elle permet d’une part machine ou un contrôle indirect par fabrication d’un échantillon
d’inspecter la pièce en volume (de détecter des défauts externes et témoin à caractériser ultérieurement. Le contrôle direct nécessite
internes) de caractériser la géométrie externe et interne de la pièce, d’instrumenter la machine et de caractériser ses différentes compo-
et d’autre part de réaliser des mesures dimensionnelles avec une santes pour évaluer la répétabilité et la reproductibilité de la
grande résolution. Par ailleurs, elle permet de sonder tous types machine ainsi que les facteurs d’influence. L’ensemble de ces
de matériaux (métal, céramique et polymère), tandis que les contrôles sont énumérés dans le tableau 6.
ondes térahertz et micro-ondes ne permettent pas de sonder le
métal, et les ondes ultrasonores et acoustiques autorisent difficile- Ces contrôles ne sont pas forcément aisés à pratiquer par l’utili-
ment de sonder les polymères. Cependant, suivant l’énergie dispo- sateur de la machine. Une méthode alternative est de réaliser un
nible dans le tomographe, la technique peut être limitée par la échantillon témoin que l’on caractérise ensuite.
taille, la densité et l’épaisseur de la pièce. En conséquence, le Depuis l’échantillon proposé par le NIST (figure 2), la norme
tomographe X reste un outil d’analyse incontournable en phase
ISO/ASTM 52902 décrit en détail des pièces types d’essai permet-
de développement du produit et d’optimisation de la procédure de
tant d’évaluer le potentiel géométrique des machines de fabrica-
fabrication, afin de la valider à condition que l’énergie disponible
tion additive.
dans le tomographe soit suffisante. En revanche, en phase de pro-
duction, il sera moins coûteux d’avoir recours à des méthodes de L’intérêt des résultats de la caractérisation de ces échantillons
routine comme la spectroscopie par résonance ultrasonore, notam- témoins sur le contrôle direct est de fournir les caractéristiques sui-
ment pour les pièces de grandes tailles ou très épaisses, ou encore vantes de la machine :
à des mesures de masse volumique (tableau 5) pour la recherche – résolution en taille,
de défauts. Quant aux mesures dimensionnelles, on favorisera le
– évaluation des erreurs géométriques (rectitude, linéarité, circu-
scanner 3D pour une mesure rapide de la géométrie externe et la
larité, cylindricité, parallélisme, perpendicularité, trous, bosses,
machine à mesurer tridimensionnelle (MMT) pour une mesure de
exactitude…),
la géométrie externe avec une plus grande exactitude.
– exactitude en position, en orientation,
Outre ces contrôles de défauts et géométriques, on vérifiera, en – évaluation de l’état de surface (planéité, rugosité, porosité),
phase de développement, les propriétés mécaniques de la pièce
– évaluation des propriétés physiques et mécanique,
par des tests.
– répétabilité (suivant la zone d’impression, suivant l’orientation
Enfin, suivant la fonction de la pièce et son domaine d’applica- de la pièce…),
tion, des contrôles spécifiques pourront s’avérer nécessaires : com- – reproductibilité.
portement au feu, pour des fonctions alimentaires ou médicales
(tableau 5), à la corrosion.
Tableau 6 – Ensemble des contrôles directs
3.4 Machine à effectuer sur la machine
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La FA est une technologie émergente. Certains des procédés sont Sur la source
tellement récents que les utilisateurs rencontrent encore de nom- Sur la matière première Dans la chambre
d’activation
breuses pannes machine. Pour fiabiliser le procédé de fabrication
et réduire le nombre de pièces défectueuses, il faut réaliser des Étalement de la poudre Puissance Largeur des
contrôles in situ de la fabrication de chaque couche en temps réel Distribution en taille de la Taille et profil du couches
ou contrôler la machine. poudre étalée faisceau Température
& Le contrôle en temps réel de l’évaluation de la mise en couche Quantité de poudre étalée Vitesse de Facteurs
Planéité du lit de poudre balayage d’influence
ou de la dépose de gouttes, suivant les procédés, commence à
Température du lit de Pas de balayage Répétabilité
être proposé par les fabricants de machines. Il s’agit essentielle-
poudre Positionnement Reproductibilité
ment de contrôle optique par prises d’images consistant en une
et orientation
analyse d’images en fin de processus. La détection d’un défaut
n’entraı̂ne pas une rétroaction de la machine, ni même l’arrêt de
cette dernière. En conséquence, ce contrôle en temps réel revient
en fait à un contrôle des images en fin de processus. Cela engendre
donc une perte de temps et de matière première, si la pièce s’avère
défectueuse. Or, ce que recherchent les industriels, ce sont des
méthodes in situ capables de détecter une anomalie (défauts de
mise en couche, manque de fusion, porosité, contraintes résiduel-
les, déformations, fissurations), mais également d’analyser et de
juger sa criticité en temps réel, afin de stopper la machine ou idéa-
lement d’être capable de rétroagir sur les paramètres de cette der-
nière pour rectifier et minimiser les dérives du procédé. Ils pourront
ainsi garantir la santé matière de la pièce tout au long de la produc-
tion, ce qui réduira le nombre de contrôles post-traitement. Il faut
donc continuer à œuvrer sur ces types de contrôle et particulière-
ment sur la rétroaction de la machine.
De nombreux laboratoires de recherche et fabricants de machines
travaillent sur le sujet : contrôles par ultrasons laser, acoustiques,
thermiques. Le laboratoire américain National Institute of Standard
and Technology (NIST) a développé un système d’asservissement
en temps réel du laser dans les procédés de fusion sur lit de poudre.
& En ce qui concerne le contrôle des machines, une périodicité
annuelle ou biannuelle n’est pas suffisante. Il faut réaliser des Figure 2 – Échantillon témoin réalisé par le NIST pour contrôler les
contrôles réguliers. Deux possibilités s’offrent à l’utilisateur : un machines

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FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

Ces paramètres permettent d’évaluer les limitations de la


machine et ses possibilités (quantification de son exactitude, iden- 6. Sigles
tification des sources d’erreurs…), de combiner toutes les erreurs
de la machine, de vérifier les performances de la machine et de
comparer des machines entre elles.
Sigle Désignation
À retenir
FA Fabrication Additive
– Contrôle des poudres : il faut en particulier contrôler la gra-
nulométrie, l’homogénéité chimique et la porosité des poudres.
– Contrôles sur le matériau : il faut pratiquer des tests méca- MEB Microscope Électronique à Balayage
niques sur des éprouvettes de suivi.
– Contrôles sur la pièce finie : il faut contrôler que la pièce DRX Diffractomètre à Rayons X
est conforme au cahier des charges et qu’elle ne contient pas
de défauts. La tomographie à rayons X et la spectroscopie par
résonance ultrasonore sont les méthodes de contrôles non XRF X-Ray Fluorescence
destructives volumiques les plus adaptées.
– Contrôles sur la machine : il faut contrôler les différentes BET Brunauer-Emmett-Teller
composantes de la machine et, en concevant des échantillons
témoins, évaluer ses limitations et ses possibilités.
ATG Analyse thermogravimétrique
De plus, il faudrait pouvoir contrôler le processus de fabrica-
tion in situ et corriger les erreurs en temps réel.
DSC Differential Scanning Calorimeter

ICP-MS Inductively Coupled Plasma-Mass Spectrometry


4. Conclusion
ICP-OES Inductively Coupled Plasma-Optical Emission
Spectrometry
La fabrication additive se développe et s’impose au fur et à
mesure de la maı̂trise de sa technologie, et cela passe nécessaire-
ment par des contrôles. Aujourd’hui, de nombreux industriels CND Contrôle Non Destructif
s’intéressent de près ou de loin à la FA. Certains évaluent les diffé-
rents procédés en faisant réaliser des pièces par des prestataires de MMT Machine à Mesurer Tridimensionnelle
service. D’autres se sont équipés d’une machine et évaluent un pro-
cédé bien spécifique tout en essayant d’élaborer un protocole de
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fabrication. Quels qu’ils soient, ils réalisent des contrôles, car le UNM Union Nationale de la Mécanique
mot « évaluation » sous-tend le mot « contrôle ».
Cet article a pour vocation d’énumérer les contrôles nécessaires ASTM American Society for Testing and Materials
au procédé et aux pièces suivant leur spécificité et leur fonction.
Cependant, la technologie étant en plein essor, la nécessité d’autres CEN Comité Européen de Normalisation
contrôles peut apparaı̂tre. Par ailleurs, l’absence de cadre normatif
pénalise le développement et la généralisation de l’utilisation de la
FA. Il faut donc poursuivre nos efforts en termes de normalisation ISO International organization for standardization
(consulter la partie documentation de cet article) pour promouvoir
l’acceptation de la FA par l’industrie. Il faut d’une part réviser les TC Technical Commitee
normes existantes dédiées aux technologies de fabrication tradi-
tionnelle pour les adapter à la FA, et d’autre part en écrire des spé-
cifiques à la FA, notamment sur les protocoles de contrôle. Les arti- JG Joined Group
cles [2] [3], rédigés au sein du groupe « fabrication additive » de la
confédération française pour les essais non destructifs (Cofrend) WG Working Group
œuvrent en ce sens. Ils recensent notamment les normes existan-
tes en FA. Par ailleurs, ils réalisent un parallèle avec les normes
DEL Diode ElectroLuminescente (LED pour « Light
dédiées au soudage pour proposer des orientations à suivre en
Emitting Diode »)
matière de normalisation pour la FA.

Cofrend Confédération française pour les essais


non-destructifs
5. Glossaire
ICWAM International Congress on Welding, Additive
Manufacturing
lattice ; lattice
Désignation des structures alvéolaires, en nid d’abeille, réalisées XCT X-ray Computed Tomography
en fabrication additive.
déliantage ; debinding RUS Resonant Ultrasound Spectroscopy
Action d’éliminer le liant ayant servi à la fabrication d’une pièce.

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P
O
U
Fabrication additive : contrôles R

E
par Anne-Françoise OBATON
Docteur (HDR) en métrologie pour la fabrication additive,
N
Laboratoire commun de métrologie LNE/CNAM,
Laboratoire National de Métrologie et d’Essais (LNE), Paris, France

S
A
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P
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P FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

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À lire également dans nos bases


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A Fabrication additive. Principes généraux.


[BM 7 017] (2016).
[P 950] (2013).

V
Événements
O De nombreux séminaires ou journées techniques sont dispensés chaque l’École Centrale Paris. Cette conférence de qualité permet de rencontrer tous

I année sur le thème de la fabrication additive. Des sessions dédiées à la FA


sont intégrées dans de grands événements comme le salon de l’aéronau-
tique ou encore le salon de l’industrie. Cependant, les deux principaux
les acteurs du domaine et d’avoir une vue d’ensemble de ce qui se fait en FA
en France dans tous les secteurs d’activités aussi bien dans l’industrie, que
dans le médical, l’art et la bijouterie ([Link]

R salons nationaux dédiés entièrement à la FA se tiennent annuellement à


Lyon :
Évidemment, de nombreuses conférences internationales se tiennent à
l’étranger.
– les APS Meetings ([Link] ;
Plus spécifiquement dédié aux contrôles, la confédération française pour
– le 3D Print ([Link]
les essais non destructifs, la Cofrend ([Link] organise
Au cours de ces salons, on peut assister à des conférences ou à des tables régulièrement des évènements focalisés sur la fabrication additive, sans

P rondes et rencontrer des industriels.


Toutefois, les Assises de France Additive sont un événement national
oublier le congrès international ICWAM, organisé par l’Institut de Soudure,
qui se tient chaque année à Metz au mois de juin.
Parution : novembre 2022 - Ce document a ete delivre pour le compte de 7200023220 - universite de lorraine // [Link]

L incontournable sur la FA. Elles ont lieu chaque année, au mois de juin, à

U Annuaire
S Constructeurs français de machines de FA pour l’industrie
Ce recensement se veut aussi exhaustif que possible. L’auteur présente
céramique), subit un traitement thermique afin de la délianter et la fritter.
Cette étape permet d’éliminer la résine et de densifier la céramique à 100 %.
Elle induit un rétrécissement géométrique de la pièce de 17 à 20 % suivant le
ses excuses pour une éventuelle omission involontaire.
matériau.
La FA a vu le jour quasiment simultanément en France (juillet 1984) et
aux États-Unis (août 1984). Cependant, c’est aux États-Unis qu’elle a
d’abord prospéré grâce à la création de la Société 3D Sytems par Charles
W. Hull. Depuis, la France compte quelques fabricants de machines à voca-
tion industrielle.
& AddUp ([Link]
AddUp est né en 2016 de la volonté de deux grands groupes industriels
français, Michelin et Fives, de créer un acteur majeur dans le domaine de la
fabrication additive métallique. AddUp fabrique et commercialise des
machines de fusion laser sur lit de poudre métallique (figure 1). En 2018,
AddUp a racheté la société BeAM qui fabriquait et commercialisait des
machines de la catégorie « dépôt de matière sous énergie concentrée » lui
permettant ainsi d’élargir son éventail Ces machines utilisent également
des poudres métalliques.
& 3D Ceram Sinto ([Link]
Depuis 2010, 3D Ceram conçoit et, depuis 2014, commercialise des machi-
nes de la catégorie « photopolymérisation en cuve » (figure 2). Leur techno-
logie utilise le procédé FCP (Fast Ceramic Production) développé par le labo-
ratoire du CNRS de Limoges dirigé par Thierry Chartier « Science des
procédés céramiques et traitements de surface (SPCTS) ». Ces machines
sont dédiées à la céramique : alumine, zircone, hydroxyapatite, ATZ (Alu-
mina Toughened Zirconia). 3D Ceram fabrique également des pièces et déve-
loppe les formulations de pâtes céramiques composées de résine photosen-
sible et de céramique utilisées dans leur machine.
Le principe de la fabrication consiste à construire la pièce, couche après
couche, par photopolymérisation de la résine avec un laser UV (355 nm). En
sortie machine, la pièce, dite verte (composée de résine photosensible et de Figure 1 – Machine AddUp

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––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES


P
O
& Prodways ([Link] & Cirtes ([Link] U
Prodways, du groupe Gorgé, conçoit des machines de la catégorie « photo-
polymérisation en cuve ». Cette société a racheté en 2013 Phidias Technolo-
gies créée en 2008. Leur technologie utilise le procédé MOVINGLight
Le Cirtes fabrique et commercialise des machines de la catégorie « stratifi-
cation de couches » dédiées à tous types de matériaux en plaque dont le
métal (figure 5).
R
(figure 3). Cette technologie combine une source de lumière à base de dio-
des électroluminescentes (DEL) UV (365 nm) à forte puissance et une tête & Pollen AM ([Link]
d’impression comprenant des puces micro-électroniques (DLP : Digital Light Pollen AM fabrique et commercialise des machines de la catégorie « extru-
Processing). Ces puces se composent d’une matrice contenant jusqu’à 2 mil-
lions de miroirs microscopiques orientables. La tête se déplace d’une zone
d’impression à l’autre projetant une seule image sur la totalité de la surface
sion de matière » dédiées au polymère, à la céramique, mais également au
métal (figure 6). Le principe de leur machine repose sur une alimentation
directe en granulés de polymère qui peuvent être chargés en poudre céra-
E
d’une résine de polymère liquide. Chaque miroir représente un pixel de
l’image à projeter. Suivant son orientation, il illumine ou pas la surface de
photopolymères. La photopolymérisation d’une couche est donc réalisée en
mique ou en poudre métallique. En fin de processus de fabrication, dans
les deux derniers cas de figure, la pièce est déliantée et frittée. N
une seule étape. Lorsque la matière liquide exposée est durcie, le processus & Epeire 3D ([Link]
se répète. Prodways propose des polymères liquides ou sous forme de pâte, Epeire 3D fabrique et commercialise des machines de la catégorie « extru-
mais également des polymères fortement chargés en céramique, ce qui per- sion de matière » dédiées au polymère, mais également au titane et aux
met de réaliser des pièces en céramique par déliantage. Plus récemment,
Prodways a développé et commercialisé des machines à fil métallique de la
catégorie « dépôt de matière sous énergie concentrée ».
alliages de titane (figure 7). Le principe de leur machine repose sur une ali-
mentation directe en granulés de polymère qui peuvent être chargés en pou-
S
dre métallique. En fin de processus de fabrication, dans le dernier cas de

& VLM-Robotics ([Link]


figure, la pièce est déliantée et frittée.
& Qualup SAS ([Link]
A
VLM-Robotics fabrique et commerciale des machines de la catégorie
« dépôt de matière sous énergie concentrée » dédiées au métal (figure 4).
Il conçoit et fabrique également des machines sur mesure, adaptées aux
Qualup SAS conçoit, assemble et commercialise des machines de la caté-
gorie « extrusion de matière » à granulés ou à filament (simple ou double
V
besoins du client, adoptant le même principe de fabrication. Il s’agit d’un
procédé fil déposé par un robot piloté par commande numérique.
buses) de polymère pouvant être chargés en métal (figure 8). Une chambre
chauffée maintient la température de la pièce jusqu’à 275  C permettant la
fabrication de pièces en thermoplastiques hautes performances, comme le
O
PEEK, le PEKK ou encore l’ULTEM, avec une grande exactitude. Des pièces
métalliques peuvent également être manufacturées par déliantage et frittage. I
R

P
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L
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Figure 4 – Machine VLM-Robotics

Figure 2 – Machine 3D Ceram Sinto

Mouvement
Miroir horizontal
et vertical
Élévateur

Modèle 3D

Plateforme
Polymère liquide

Figure 3 – Représentation schématique du procédé MOVINGLight de


Prodways Figure 5 – Machine Cirtes

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P FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

O
U
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E
N

S
A
V
O
I Figure 8 – Machine Qualup SAS

R Figure 6 – Machine Pollen AM

P
Parution : novembre 2022 - Ce document a ete delivre pour le compte de 7200023220 - universite de lorraine // [Link]

L
U
S

Figure 9 – Machine eMotion Tech

France Additive Filière Impression 3D : [Link]

Figure 7 – Machine Epeire 3D Cofrend : [Link]


Formations
Par ailleurs, Qualup SAS conçoit, suivant ce principe, des machines adaptées
Au niveau national, il existe encore peu de formations continues pour
à la demande.
appréhender la technologie de fabrication additive. Cependant, les forma-
& eMotion Tech ([Link] tions suivantes ont pu être recensées :
eMotion Tech fabrique et commercialise des machines de la catégorie [Link]
« extrusion de matière », simple ou double buse (figure 9), uniquement [Link]
dédiées aux polymères. Ces machines permettent la fabrication de pièces
[Link]
de grandes tailles (600 mm x 420 mm x 500 mm).
EAIaIQobChMIlP_zqO_g9AIVWflRCh16RQWREAAYASAAEgJtA_D_BwE
Organismes – Fédérations – Associations [Link]
nouveaux-metiers
L’Association France Additive Filière Impression 3D est très active au
niveau de la FA. En ce qui concerne les CND, on s’adressera à la Confédéra- [Link]
tion française pour les essais non destructifs (Cofrend). additive-metallique

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––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––– FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES


P
O
[Link] [Link]
U
metallique/
[Link]
sion-3d-1516
[Link]
additive/ R
[Link]
[Link]
duction-regulation-organisation-industrielle La liste de ces formations n’est pas exhaustive.

E
Normes et standards
N
Pour que la FA soit adoptée massivement, il faut impérativement définir – NF EN ISO/ASTM 52911-1 septembre 2019 Fabrication additive –
un cadre normatif. Seules les normes permettront de promouvoir l’accepta- Conception – Partie 1 :
tion de la FA dans l’industrie. fusion laser sur lit de
Les groupes de normalisation nationaux (UNM 920 pour la France,
ASTM F42 pour les États-Unis… et internationaux, CEN/TC438 au niveau – NF EN ISO/ASTM 52911-2 octobre 2019
poudre métallique ;
Fabrication additive –
S
européen et ISO/TC 261 au niveau mondial) sont très actifs dans le domaine Conception – Partie 2 :
de la FA. Ils sont parvenus à travailler ensemble, en bonne intelligence, en
respectant un accord de développement conjoint ISO/ASTM. La France se
fusion laser sur lit de
poudre polymère ;
A
singularise par son dynamisme en matière de normalisation. Elle est notam-
ment à l’origine de la création du groupe européen CEN/TC438 dont elle a
pris la présidence en 2015. En revanche, le secrétariat de l’ISO/TC261 est
– PR NF EN ISO/ASTM 52921 novembre 2019 Fabrication additive –
Principes généraux –
Pratique normalisée
V
assuré par le DIN, membre de l’ISO pour l’Allemagne.
Aujourd’hui, de nombreuses normes ont été écrites ou reprises en version
française, ou encore en projet (dans ce cas elles sont précédées par l’acro-
pour le positionnement,
les coordonnées et
l’orientation de la pièce ;
O
nyme PR) :
– NF EN ISO 17296-2 décembre 2016 Fabrication additive –
– NF EN ISO/ASTM 52910 mars 2020 Fabrication additive –
Conception – Exigences,
lignes directrices et
I
Principes généraux – Par-
tie 2 : vue d’ensemble
des catégories de procé- – PR NF EN ISO/ASTM 52924 mai 2020
recommandations ;
Fabrication additive –
R
dés et des matières Principes de qualifica-
premières ; tion – Classification des
propriétés de la pièce
– NF EN ISO 17296-3 décembre 2016 Fabrication additive –
Principes généraux –
Partie 3 : principales
pour la fabrication addi-
tive de pièces en
polymère ;
P
Parution : novembre 2022 - Ce document a ete delivre pour le compte de 7200023220 - universite de lorraine // [Link]

caractéristiques et
méthodes
correspondantes ;
d’essai – PR NF EN ISO 52925 mai 2020 Procédés de fabrica-
tion additive – Frittage
laser de pièces poly-
L
– NF EN ISO/ASTM 52921 décembre 2016 Terminologie normali-
sée pour la fabrication
additive – Systèmes de
mères/fusion laser sur
lit de poudre de pièces
polymères – Qualifica-
U
coordonnées et métho-
des d’essai ; – NF EN ISO/ASTM 52904 juin 2020
tion des matériaux ;
Fabrication additive –
S
– XP E67-030 mai 2013 Fabrication additive – Caractéristiques et per-
Pièces réalisées par formances du procédé
fabrication additive – – Pratique du procédé
Cahier des charges et de fusion sur lit de pou-
conditions de réception ; dre métallique en vue
de répondre aux appli-
– NF EN ISO/ASTM 52900 décembre 2021 Fabrication additive – cations critiques ;
Principes généraux –
Fondamentaux et – NF EN ISO/ASTM 52942 septembre 2020 Fabrication additive –
vocabulaire ; Principes de qualifica-
tion – Qualification des
– NF EN ISO/ASTM 52915 avril 2020 Spécification pour le opérateurs machine
format de fichier pour des machines à fusion
la fabrication additive laser sur lit de poudre
(AMF) Version 1.2 ; et équipements utilisés
dans les applications
– NF EN ISO/ASTM 52901 octobre 2018 Fabrication additive –
aérospatiales ;
Principes généraux –
Exigences pour l’achat – PR NF EN ISO/ASTM 52903-2 octobre 2020 Fabrication additive –
de pièces ; Fabrication additive de
matériaux plastiques à
– NF EN ISO/ASTM 52907 décembre 2019 Fabrication additive – base d’extrusion de
Matières premières – matière – Partie 2 : équi-
Méthodes pour caracté- pement du procédé ;
riser les poudres
métalliques ; – NF EN ISO/ASTM 52941 novembre 2020 Fabrication additive –
Performance et fiabi-
– NF EN ISO/ASTM 52902 septembre 2019 Fabrication additive – lité du système –
Pièces types d’essai – Essais de réception
Évaluation de la capa- pour machines de
cité géométrique des fusion laser sur lit de
systèmes de fabrication poudre pour les maté-
additive ; riaux métalliques pour

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P FABRICATION ADDITIVE : CONTRÔLES –––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––––

O
U l’application
aérospatiale ; Tableau 1 – Titre des normes en cours d’élaboration
R – NF E67-010 décembre 2020 Fabrication additive –
Poudres autres que
dans les groupes de travail des groupes joints
métalliques – Spécifica-
de l’ISO/TC261
tions techniques ;
Indice de
– PR NF EN ISO/ASTM 52950 février 2021 Fabrication additive – Dénomination de la norme
E Principes généraux –
Vue d’ensemble des
classement

Fabrication additive – Sécurité, hygiène et environnement


échanges de données ;
N – NF EN ISO/ASTM 52903-1 mars 2021 Fabrication additive –
Fabrication additive de
E 67-006
– Exigences liées aux matériaux métalliques

ISO/ASTM 52903-1 : Fabrication additive – Fabrication


matériaux plastiques à E 67-007-1 additive de matériaux plastiques à base d’extrusion de
base d’extrusion de matière – Partie 1 : Matières premières
matière – Partie 1 :

S – PR NF EN ISO/ASTM 52920 septembre 2021


matières premières ;
Fabrication additive –
E 67-019
EN ISO/ASTM 52944 : Fabrication additive –
Caractéristiques et performances du procédé –
Principes de qualifica- Spécification normalisée pour les procédés de fusion sur
A tion – Exigences pour
les sites de fabrication
lit de poudre dans des applications aérospatiales

additive industrielle ;
V – PR NF EN ISO/ASTM 52936-1 octobre 2021 Fabrication additive de
polymères – Fusion
E 67-022
EN ISO/ASTM 52922 : Fabrication additive – Conception –
Dépôt sous énergie dirigée

O sur lit de poudre – Par-


tie 1 : Principes géné-
raux et préparation
E 67-023
EN ISO/ASTM 52923 : Fabrication additive – Conception –
Support de décision

I des éprouvettes pour


PBF-LB ; E 67-028
EN ISO/ASTM 52914 : Fabrication additive de polymères –
Conception – Extrusion de matériaux des
thermoplastiques
– PR NF EN ISO/ASTM 52931 novembre 2021 Fabrication additive –
R Santé et sécurité envi-
ronnementale – Lignes EN ISO/ASTM 52943-1 : Fabrication additive –
Caractéristiques et performances du procédé – Partie 1 :
directrices normalisées
pour l’utilisation de E 67-029-1 Spécification normalisée pour le dépôt d’énergie dirigée
matériaux métalliques ; utilisant un fil et un faisceau dans des applications
aérospatiales
P – NF EN ISO/ASTM 52900 décembre 2021 Fabrication additive –
Principes généraux –
Fondamentaux et EN ISO/ASTM 52943-3 : Fabrication additive –
Parution : novembre 2022 - Ce document a ete delivre pour le compte de 7200023220 - universite de lorraine // [Link]

Caractéristiques et performances du procédé – Partie 3 :


L De nombreuses autres normes sont en cours d’élaboration au niveau de
l’ISO/TC261 (tableau 1). Elles sont développées au sein de groupes joints
vocabulaire.
E 67-029-3 Spécification normalisée pour le dépôt d’énergie dirigée
utilisant de la poudre soufflée au laser dans des
applications aérospatiales
U dans des groupes de travail :
– WG1 : Terminologie, ISO/ASTM TR 52918 : Fabrication additive – Formats de

S –


WG2
WG3
WG4
:
:
:
Méthodes, processus et matériaux,
Méthodes d’essai,
Données et conception,
– données – Support du format de fichier, écosystème et
évolutions

– WG6 : Environnement, santé et sécurité.


Site de l’UNM920 : [Link]
Dans pratiquement chacun de ces groupes joints, siège un membre fran- sion=249
çais de l’UNM920 afin que la France soit bien représentée à l’international.
Site de l’ISO/TC 261 : [Link]
L’UNM 920 est présidé par Eric Baustert de la société Volum-e et le secré- technical_committees/other_bodies/iso_technical_committee.htm?commid=
tariat est assuré par Véronique Berthier et Cyrielle Fournier de l’UNM. 629086

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