Dépression
25-35% des étudiants universitaires qui souffrent de symptômes
dépressifs
Difficulté à identifier état psychotique
Approche cognitivo-comportementale est la plus efficace pour l’expliquer
Nous avons des lunettes teintées de rose, nous voyons la vie plus belle
pour fonctionner tandis que les personnes déprimées voient la vie comme
elle est (misérable, difficile, pleine d’obstacles)
2 types de dépression : unipolaire (clinique, majeure, caractérisée ou
dysthymique/persistant) ou Bipolaire (périodes de manies, d’euphorie +
épisodes dépressifs)
Psychodynamique ne contribue pas beaucoup à la compréhension de la
dépression.
1. Dépression unipolaire (5-17% de la population qui vivra un épisode
dans sa vie)
Nous n’en savons pas grand-chose, beaucoup de recherches, on sait
comment la traiter, mais on ne comprend pas trop le phénomène. Peu
importe la méthode utilisée, 2 versus 1 de ratio des femmes atteintes
comparativement aux hommes.
Hypothèse : Les femmes sont plus ouvertes à s’ouvrir quant à leurs
sentiments, sont plus orientées vers leurs émotions, ont plus tendance à
ruminer que les hommes (ceux-ci sont axés sur la recherche active de
solutions), SPM, corps plus vulnérables aux ravages hormonaux
(Accouchement, Ménopause), plus préoccupées par le corps idéal (Influence
des médias, plaire aux hommes) ce qui mène à certains régimes alimentaires
pour se conformer
Nous ne connaissons pas les raisons, ce sont seulement des hypothèses
Dépression = construit ( au moins 5 des symptômes sont là depuis deux
semaines, observé par les autres, sommeil perturbé insomnie ou
hypersomnie, ralentissement psychomoteur, perte d’énergie, idées noires,
perte de concentration, perte d’appétit, baisse vie sexuelle, affaiblissement
du système immunitaire : vulnérabilité et contraction plus)
Émotionnel : Je me sens triste, je suis misérable, je suis malheureuse, je suis
inquiète, je vaux rien, (anxiété liée à la dépression), pleurer, à fleur de peau,
perte d’intérêt dans le fonctionnement biologique (manger et relations
sexuelles)
Cognitif : Pensées négatives (triade négative), faible estime de soi, sentiment
d’échec même lorsque ce n’est pas le cas, incapacité de se souvenir de la
période avant la dépression et d’imaginer un futur positif.
Motivationnel : Problèmes de motivation, de se lever, s’habiller, prendre des
décisions, d’entreprendre des gros projets, dans la forme extrême il peut y
avoir un ralentissement psychomoteur (surtout observé par les autres :
exemple du patient replié sur lui-même avec démarche lente)
Psycho : lenteur à répondre aux questions ou incapacité à exprimer
les pensées
Moteur : Démarche physique
Somatique : Sommeil perturbé insomnie ou hypersomnie, ralentissement
psychomoteur, perte d’énergie, idées noires, perte de concentration, perte
d’appétit, baisse vie sexuelle, affaiblissement du système immunitaire :
vulnérabilité et contraction plus facile de virus ou de maladies qui courent
Pas besoin d’un diagnostic pour procéder au traitement, il s’agit d’un point
de repère.
2. Dépression bipolaire (1% de la population)
(4-5% si on inclut tous les troubles bipolaires et apparentés)
*De type 1 : épisodes hypomaniaques et épisodes dépressifs caractérisés et
manie
Manie : Période délimitée, irritabilité anormale et persistante, activités
orientées vers un but, augmentation de l’énergie, au moins 3 des symptômes
(…) voir Power Point, changements par rapport au comportement habituel,
augmentation de l’estime de soi, idées de grandeur, réduction du sommeil
(sujet se sent reposé après 3 heures), fuites des idées, facilement perturbé
par les stimuli extérieurs, imprudence dans les comportements (pratiques
sexuelles à risque)
Émotionnelle : euphorie, irritabilité, se mettre à pleurer lorsqu’elle est
frustrée, ne voit pas de limites à sa capacité, ne voit pas les conséquences
négatives des actes, fuite des idées, cas extrêmes : illusions de grandeur
(missionnaire frénétique), pensées dichotomiques (noir ou blanc),
Motivationnel : hyperactivité, activités nombreuses, frénétiques et intrusives,
conduites d’automobile dangereuses, investissements sans bon sens
Somatique : moins besoin de sommeil, la personne court tout le temps
Approche biomédicale pour la traiter (l’individu nécessite d’être
médicamenter, même s’il est résistant, ils aiment leur « high », tout est
beau)
2.1. Bipolaire de type II
Période de dépression caractérisée, cyclique et il y aura des périodes
d’hypomanie
Approche psychodynamique : Dépression est une rage/colère dirigée contre
soi-même : Lorsqu’on a des relations dans notre vie on investit notre libido
alors une perte/rupture nous fait perdre notre investissement. Phase du deuil
où l’on est fâché « Pourquoi il m’a fait ça! ». On réincorpore notre libido, mais
cette énergie absorbée est la colère/rage causée par l’abandon qui s’exprime
alors par une dépression.
Approche béhaviorale : Théorie de Seligman (impuissance acquise après
l’expérience des chiens) Lorsqu’on est confronté à une série d’échecs, des
difficultés, on essaie des moyens, rien ne fonctionne puis cette accumulation
nous mène à réduire nos efforts et à nous rendre apathique. (La réduction
des efforts mène à une détérioration de la situation). Stimulus aversif :
situation où deux élèves ont eu la même note, mais l’un est déprimé alors
que l’autre est content. (Même stimulus pour les deux, mais perçu
différemment)
Approche cognitive : Approche la plus utile pour comprendre la dépression,
triade négative de Beck, Dépression est souvent liée à des croyances :
sentiment d’échec, perception du futur influencée par les distorsions
cognitives, « Je suis bon à rien », Il faut amener le client à comprendre que la
situation n’est pas représentative de toute la vie de l’individu.
Approche biomédicale : Débalancement des neurotransmetteurs (voir
chapitre deux pour se remémorer le fonctionnement du neurone) Le neurone
reçoit un signal d’un autre neurone, qui est envoyé à travers l’axone, ce qui
est important est le bouton terminal, les deux neurones ne se touchent pas
et c’est là qu’on retrouve les neurotransmetteurs qui sont nécessaires à la
transmission du signal. Pour la dépression il y a deux écoles de pensée Ou
bien c’est le neurone un qui absorbe trop de norabénéphrine ou n’en boit pas
assez ce qui nuit à la, OU sont trop inhibés par les autres
neurotransmetteurs (trop efficaces) (norabéné : sérotonine, dopamine… Voir
notes) Le débat était : quelle famille était affectée durant la dépression.
1. Tricyclique : Agir sur la réabsorption de la nora par le neurone 1,
surdosage trop facile
2. Inhibiteurs :
Histoire de Prozac 1974 : Agit sur sérotonine + dopamine SRS (Sur les
inhibiteurs Sélectifs de Sérotonine) Moins d’effets secondaires. Traitement de
choix (plus populaire auprès des médecins), sevrage difficile (les clients ne
veulent pas prendre de chance en arrêtant la médicamentation alors on
diminue graduellement)
Traitements :
Pharmacothérapie : danger des antidépresseurs : Prennent 2 semaines à
faire effet. Juste assez de vitalité ou d’énergie pour provoquer une tentative
de suicide. (Le moment où les patients doivent être le plus supervisés)
Traitement biomédical : Administration de chocs électro-compulsifs, courants
dans les hémisphères du cerveau surtout pour la schizophrénie, traitement
considéré barbare depuis les années 30-60 qui existe depuis les années 30,
ça causait des convulsions qui pouvaient casser les bras et les os. (Unilatéral
et bilatéral : dans les deux hémisphères, effets secondaires plus
considérables, mais plus efficace) Taux de rechute assez élevé, à l’intérieur
d’un an unilatéral de 80%, bilatéral 50%.
Combinaison la plus efficace pour traiter la dépression d’après les
recherches : pharmacothérapie + thérapie cognitive
Modèles d’évaluation du traitement du suicide
Les gens sont gênés de demander « Êtes-vous suicidaire? », il ne faut pas
substituer les mots et parler d’« idées noires ». Il y a deux réponses à la
question (Oui ou Non)
1. Êtes-vous suicidaire (si oui, passer à la deuxième question)
2. Avez-vous un plan pour vous suicider? (Risque de donner l’idée au
patient d’établir un plan)
Les délinquants sexuels sont toujours dans le bas de l’échelle par rapport à la
bonne humeur.
Parfois les gens ont des idées peu réalistes pour se suicider alors que
d’autres ont des plans détaillés pour procéder au suicide (journée précise,
achat d’outils, dons des effets personnels, il faut s’inquiéter lorsque les
individus dépressifs suicidaires sont de bonne humeur et sont heureux, car ils
ont enfin trouvé la solution à leurs problèmes : le suicide.
Établir une entente avec l’autre : contrat suicide-action, faire promettre au
client de ne pas se suicider et renouveler le contrat fréquemment.
Règle : oublier le concept de confidentialité (Il faut jurer si le client le
demande pour obtenir de l’information, mais ne pas le respecter) dans le cas
de suicide ou d’abus d’enfants. Le risque est de perdre un ami ou un client,
mais il est toujours préférable au suicide.
Il faut accompagner les patients à l’urgence, et faire le truc « le plus
haïssable au monde » si on ne peut pas rester avec eux, si les patients ne
veulent pas se rendre à l’hôpital il faut appeler l’ambulance.
Certains ne vont pas avouer qu’ils sont suicidaires pour que personne
n’interfère dans leur plan de suicide. C’est dommage, mais dans certains cas
on ne peut rien faire.
« Est-ce qu’il y a quelque chose de plus que j’aurais pu faire? »