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La crise alimentaire est une situation où l'accès à une nourriture suffisante et de qualité est gravement compromis, entraînant des conséquences telles que la malnutrition et la famine, souvent causées par des catastrophes naturelles ou des conflits. Pour lutter contre cette crise en Afrique, des solutions clés incluent le développement de l'autosuffisance agricole, la dynamisation du commerce intra-africain et la création d'opportunités pour la jeunesse dans le secteur agroalimentaire. Des investissements accrus, l'autonomisation des femmes et un leadership fort de la Banque africaine de développement sont nécessaires pour renforcer la sécurité alimentaire sur le continent.

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La crise alimentaire est une situation où l'accès à une nourriture suffisante et de qualité est gravement compromis, entraînant des conséquences telles que la malnutrition et la famine, souvent causées par des catastrophes naturelles ou des conflits. Pour lutter contre cette crise en Afrique, des solutions clés incluent le développement de l'autosuffisance agricole, la dynamisation du commerce intra-africain et la création d'opportunités pour la jeunesse dans le secteur agroalimentaire. Des investissements accrus, l'autonomisation des femmes et un leadership fort de la Banque africaine de développement sont nécessaires pour renforcer la sécurité alimentaire sur le continent.

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II-définition et manifestation

1- Définition
Le terme de crise alimentaire est utilisé pour plusieurs phénomènes
différents, qui touchent la santé et l’alimentation.
Une crise alimentaire est une situation où l’accès à une nourriture
suffisante et de qualité est gravement compromis pour une population
donnée. Cela peut être causé par les évènements tels que des
catastrophes naturelles, des conflits armés, des perturbations
économiques, des épidémies de maladies animales ou des problèmes
environnementaux. Les crises alimentaires peuvent entrainer des
conséquences graves telles que la malnutrition, la famine, la migration
forcée et la violence. Elle se réfère à une situation caractérisée par une
insuffisante de denrées alimentaires pour répondre aux besoins de la
population.
2- Manifestation d’une crise alimentaire.
1 La malnutrition : c’est l’un des principaux signes de la crise ali-
mentaire en Afrique. Elle affecte principalement les enfants
de moins de cinq ans, les femmes enceintes et les personnes
âgées. La malnutrition peut entrainer des retards de crois-
sance, des maladies et même la mort.
2 La famine : la famine est une situation extrême où les gens
n’ont pas suffisamment de nourriture pour survivre. Elle est
souvent causée par des sécheresses, des inondations ou des
conflits armés. La famine peut entrainer des décès massifs et
des déplacements de population.
3 Les prix élevés des denrées alimentaires : les familles pauvres
ne peuvent pas se permettre d’acheter suffisamment de
nourriture pour subvenir à leurs besoins. Les prix élevés
peuvent être causés par les facteurs tels que la sécheresse. La
flambée des prix alimentaires fait craindre une aggravation de la
faim dans le monde. Cette inflation va alourdir la facture des
Etats africains dépendant des importations pour nourrir leur
population. A titre d’exemple, l’Afrique importe un tiers des
céréales qu’elle consomme – et même plus de 50 % en
Afrique du Nord –, selon la FAO. Or, les prix du blé
atteignent aujourd’hui un niveau inédit depuis mai 2011. Une
gageure dans des pays où les ménages peuvent consacrer aux
dépenses alimentaires jusqu’à deux tiers de leurs revenus

4 Les Conflit : une crise alimentaire se manifeste généralement par


les conflits. Une crise alimentaire, notamment dans les pays
les moins avancés, conduit à une situation de pénurie, voire
de disette et de famine.

IV-Des solutions de lutte contre la crise alimentaire en Afrique

I-TROIS solutions CLÉS


Les facteurs externes tels que les subventions agricoles occidentales
ou le changement climatique restent largement hors du contrôle des
pays africains. Mais les gouvernements africains peuvent prendre des
mesures concrètes pour transformer leur secteur agricole et
renforcer la sécurité alimentaire nationale. Avec des terres agricoles
abondantes, des ressources en eau inexploitées et une main-d’œuvre
peu coûteuse, l’Afrique a le potentiel pour se nourrir, et aider à
nourrir le monde.
1 Développer l’autosuffisance :
L’Afrique possède un quart des terres arables de la planète,
mais elle ne représente que 10% de la production agricole
mondiale. Depuis 2012, l’Afrique Subsaharienne a importé pour
40 à 50 milliards de dollars par an de denrées alimentaires,
dépassant ainsi les exportations alimentaires (environ 35
milliards de dollars). L’augmentation de la production pourrait
également contribuer à stimuler le PIB (près d’un quart du PIB
de l’Afrique Subsaharienne provient déjà de l’agriculture) et à
réduire la pauvreté. Les investissements dans l’agriculture
sont deux à trois fois plus efficaces pour réduire la pauvreté que
les investissements dans d’autres secteurs.
2 Dynamiser le commerce intra-africain :
Seuls environ 20 % des importations alimentaires africaines
proviennent de l’intérieur du continent. Une grande partie de
ces importations pourrait être produite et
commercialisée localement, ce qui permettrait de créer des
emplois, d’augmenter les revenus et de renforcer la sécurité
alimentaire. La zone de libre-échange continentale africaine
(l’AfCFTA) vise à améliorer la coordination du commerce à
l’intérieur et à l’extérieur du continent en regroupant et en
valorisant les produits de base africains. À ce jour, 43 des 55
pays ont entamé le processus de ratification. S’il est pleinement
mis en œuvre, l’AfCFTA pourrait stimuler le commerce intra-
africain de biens et de services à hauteur de 25 % d’ici 2040, et
permettre aux agriculteurs et aux entreprises agroalimentaires
africains de contribuer à un pourcentage plus important des
besoins alimentaires croissants de l’Afrique.
3 Créer un mouvement de la jeunesse agricole africaine :
L’Afrique a la population la plus jeune et à la croissance la plus
rapide du monde. D’ici 2035, le nombre de jeunes entrant sur le
marché du travail en Afrique dépassera celui du reste du monde
réuni. La création d’opportunités pour cette population dans
l’industrie agroalimentaire augmentera la production
alimentaire et diminuera le taux de chômage élevé des jeunes
dans les pays africains.
II-TROIS PROCHAINES ÉTAPES
Le renforcement de la sécurité alimentaire en Afrique nécessitera des
investissements importants et des mesures politiques.
1 Augmenter les investissements du secteur public :
Les gouvernements africains ont consacré en moyenne 2,6 % de
leurs dépenses publiques à l’agriculture en 2020, contre 3,1 %
en 2001. Et ce, malgré l’engagement pris en 2003 (la
Déclaration de Maputo) et réitéré en 2014 (la Déclaration de
Malabo) d’allouer au moins 10 % des dépenses publiques
chaque année à l’agriculture. L’Afrique Subsaharienne aura
besoin de huit fois plus d’engrais, de six fois plus de semences
améliorées, d’au moins 8 milliards de dollars d’investissements
dans le stockage de base et jusqu’à 65 milliards de dollars dans
l’irrigation pour maximiser ses rendements agricoles. Des
investissements dans les infrastructures, notamment les routes,
les ports et l’électricité, seront également nécessaires.
2 Le pouvoir aux femmes :
Les femmes jouent un rôle essentiel dans la production
alimentaire de l’Afrique, mais elles ont moins accès aux
ressources productives et aux droits fonciers. Améliorer l’accès
des femmes à ces deux éléments permettraient d’augmenter
les rendements agricoles jusqu’à 30% et de réduire la faim
jusqu’à 17%. Mais il faut pour cela démêler un réseau complexe
de politiques et de normes sociales qui dictent les droits
fonciers, les services financiers et le pouvoir de décision. Par
exemple, dans de nombreux pays africains, les lois
documentées sur la propriété foncière sont moins
répandues que les lois coutumières sur la propriété et, souvent,
elles ne garantissent pas aux propriétaires tous leurs droits (par
exemple, celui de transférer des terres). Et les lois coutumières
peuvent empêcher les femmes (ou certains hommes) de
prendre des décisions importantes concernant leurs terres ou
d’obtenir les financements nécessaires. Les gouvernements
africains doivent mettre en place des mesures qui garantissent
aux propriétaires les pleins droits sur leurs terres.

3 Un leadership continu de la part de la Banque africaine de


développement :
La Banque africaine de développement a approuvé un
financement de 1,13 milliard de dollars pour 24 nations
africaines afin d’atténuer la hausse des prix alimentaires,
l’inflation et le déficit alimentaire actuel (qui représente au
moins 30 millions de tonnes de nourriture). Ce financement
permettra de fournir à 20 millions de petits exploitants
agricoles africains des semences certifiées et un meilleur accès
aux engrais, ce qui contribuera à mettre fin à la dépendance à
l’égard des importations russes et ukrainiennes. En cas de
succès, le fonds soutiendra la production des agriculteurs
africains de 11 millions de tonnes de blé, 18 millions de tonnes
de maïs, 6 millions de tonnes de riz et 2,5 millions de tonnes de
soja d’ici 2024. C’est ce qu’on veut entendre

Conclusion

Au terme de notre étude, il ressort que la crise alimentaire


peut être perçu non seulement comme un signe d’un échec
politique à cause de la mauvaise gestion des ressources
naturelles, de l’instabilité politique et des faibles
investissements dans l’agriculture mais aussi comme une
fatalité car on a des mauvaises conditions climatiques,
environnementales et la fréquence des phénomènes
climatiques limitant ainsi la pratique de l’agriculture.

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