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TDcap

Le document présente une série d'exercices sur différents types de capteurs, incluant des capteurs de flexion, capacitifs, inductifs, et à potentiomètre. Chaque exercice demande des calculs spécifiques tels que la détermination de l'épaisseur d'un capteur, la sensibilité, et l'inductance, tout en tenant compte des effets de température et de linéarité. Les exercices visent à approfondir la compréhension des principes de fonctionnement et des caractéristiques des capteurs en ingénierie.

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Le document présente une série d'exercices sur différents types de capteurs, incluant des capteurs de flexion, capacitifs, inductifs, et à potentiomètre. Chaque exercice demande des calculs spécifiques tels que la détermination de l'épaisseur d'un capteur, la sensibilité, et l'inductance, tout en tenant compte des effets de température et de linéarité. Les exercices visent à approfondir la compréhension des principes de fonctionnement et des caractéristiques des capteurs en ingénierie.

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Série de TD de capteurs

Exercice n° 1
Le corps d’épreuve, d’un capteur de flexion à deux jauges de
contrainte métalliques identiques, est une lame rectangulaire en
cuivre à 2 % de béryllium dont le module d’élasticité de Young est
Y = 1,3 . 1011 N/m2, de longueur L = 120 mm, de largeur l = 100
mm et d’épaisseur e.
Quand ce capteur est sollicité à un effort de flexion
d’intensité F, son corps d’épreuve subit une déflexion f donnée
4.F.L3
par : f = et l’une des jauges de contrainte se déforme de
Y.l.e3
6.F.0,8.L 
= . La deuxième jauge, ne subissant pas l’effet de
Y.l.e2
l’effort F, est utilisée pour compenser les grandeurs d’influence.
L’instrument de mesure électronique constitué de ce capteur
et du conditionneur de signal associé présente le domaine de
mesure [0 ; 20000 N], la sensibilité relative Sr = 4 (µV/V)/N à la
température de référence 25 °C et l’erreur relative due à la
température sur la sensibilité T = 2 . 10-4 /°C, celle sur le zéro
étant négligeable. On rappelle que la sensibilité relative d’un
instrument est le rapport de sa sensibilité et de la tension
d’alimentation E de l’électronique associée.
La sensibilité du corps d’épreuve admettant comme
mesurande l’effort F appliqué et comme grandeur de sortie sa
déflexion f est : Sd = 2,46 µm/N.

1 - Déterminer l’épaisseur e du corps d’épreuve.

2 - Sachant qu’à la température de référence, la variation relative


ΔR
x= de la résistance R de la jauge active est de 5 % quand le
R
capteur est sollicité à l’effort maximum, déterminer le facteur de
jauge des éléments sensibles.

3 - L’électronique associée étant alimentée sous la tension E = 10


V et délivrant à sa sortie une tension u en réponse à l’effort
appliqué, déterminer la sensibilité du conditionneur de signal de
cet instrument admettant comme grandeur d’entrée x.

1
4 - On applique à ce capteur l’effort maximum. Déterminer la
tension de sortie u de cet instrument quand la température de
fonctionnement devient T = 15 °C.

Exercice n° 2
Un capteur capacitif différentiel utilisé pour mesurer des
positions angulaires est constitué de trois armatures métalliques
parallèles ayant la forme d’un quart de disque de rayon r.
L’armature intermédiaire mobile est séparée des armatures
périphériques fixes par deux couches diélectriques d’épaisseur e
et de permittivité relative r. Les circonférences de ces armatures
définissent un cylindre de rayon r et autour de l’axe duquel
tourne l’armature intermédiaire. Les deux armatures fixes sont
placées de manière que leur projection sur un même plan
parallèle constitue un demi - disque de rayon r comme c’est
indiqué à la figure n° 1. L’angle de rotation  de l’armature mobile
est compté algébriquement par rapport à la position centrale pour
laquelle les deux condensateurs ainsi constitués présentent des
capacités égales à C0.

C’
C 
/4

Fig. - 1

1 - Donner le domaine de mesure le plus étendu pour lequel le


fonctionnement de ce capteur en mode différentiel est assuré.

2 - Etablir les expressions des capacités C et C’ de ces deux


condensateurs en fonction de r, r, e,  et la permittivité du vide
0.

2
3 - En choisissant pour ce capteur comme grandeur de sortie
C - C'
y= , calculer la sensibilité de ce capteur et conclure quant à
C0
sa linéarité.
On monte ce capteur dans le pont de Sauty représenté à la
figure n° 2.

4 - Etablir l’expression de la tension de déséquilibre v du pont en


fonction de E et . En déduire la sensibilité de l’instrument de
mesure de position angulaire ainsi constitué admettant comme
grandeur de sortie v.

C R
v
E

C’ R

Fig. - 2

N.B.
On rappelle que l’aire d’un secteur de rayon R et d’angle au
sommet  est R2/2.

Exercice n° 3
Un capteur de déplacement rectiligne à potentiomètre
résistif, de résistance totale Rn = 10 k, est constitué d’un fil
homogène, isolé par une couche d’émail, dénudé sur la partie de
contact avec le curseur, bobiné sur un mandrin cylindrique et
isolant de manière que ses spires, dont la section est circulaire et
de diamètre d = 200 µm, soient jointives. L’étendue de mesure de
ce capteur est de Ln = 20 cm.

1 - Donner la résolution de ce capteur.

2 - Déterminer le nombre N de spires.

3
3 - Déterminer la sensibilité de ce capteur admettant comme
grandeur de sortie la résistance R vue entre le curseur et l’une
des extrémités fixes du potentiomètre.

On alimente le potentiomètre sous une tension constante Vn.


La mesure du déplacement du curseur se ramène alors à celle de
la tension V existant entre le curseur et l’extrémité du
potentiomètre raccordée à la masse de l’alimentation.

4 - En faisant intervenir le coefficient de température T et le


coefficient thermique de dilatation linéaire L du matériau
constituant l’enroulement du potentiomètre, montrer qu’une
variation uniforme de la température du potentiomètre est sans
influence sur la mesure du déplacement faite à partir de celle de
V.

Exercice n° 4
Un capteur inductif différentiel utilisé pour la mesure de
déplacement et représenté à la figure n° 3 a l’étendue de mesure
suivante : -xm, xm. Il est constitué d’un barreau en fer se
déplaçant entre deux noyaux identiques en fer et ayant la forme
en “ U ” et dont les deux enroulements à N spires sont identiques.
Deux circuits magnétiques sont, ainsi, constitués avec des
entrefers d’épaisseurs, l1(x) = l0 - x et l2(x) = l0 + x, variables sous
l’effet du déplacement transversal du barreau de la quantité x par
rapport à la position médiane correspondant à x = 0.

l2(x) l1(x)

L2 N N L1

0 x
Direction de déplacement

Fig. 3

4
On désigne par A l’aire des sections, des deux circuits
magnétiques, supposées uniformes dans le fer et les entrefers,
par lf la longueur totale du parcours moyen des lignes de champ
dans le fer dans chacun des deux circuits magnétiques, par µ0 la
perméabilité magnétique dans le vide, par µf la perméabilité
magnétique relative dans le fer et par L1 et L2 les coefficients
d’auto-induction des deux circuits magnétiques.
On suppose que µf >> 1 et par suite on néglige l’interaction
entre les deux circuits magnétiques.

1 - Montrer que l’expression de l’inductance L1 du circuit


magnétique, dont l’entrefer a pour épaisseur l1(x), est donnée
L0 lf μ 0 AN 2
par : L1 = où l'0 = 2l0 + et L0 = .
1 - 2x/l'0 μf l'0
On se propose de faire une étude comparative, en terme de
sensibilité et de linéarité, du capteur utilisé en mode différentiel
et en mode non différentiel.
ΔL1 L1 - L0 ΔL2 L 2 - L0
On désigne par y1 = = et y 2 = = les
L0 L0 L0 L0
variations relatives des inductances L1 et L2, respectivement, et on
suppose que xm = l’0/20.

2 - En approximant y1 par son développement limité au premier


ordre, montrer que l’expression de la sensibilité S1 du capteur
non différentiel, admettant comme mesurande le déplacement x et
2
comme grandeur de sortie y1, est : S1 = .
l'0

3 - Montrer que l’écart de linéarité du capteur non différentiel est


2x
donné par : ε1 = 100 m et calculer sa valeur.
l'0

4 - En approximant y1 et y2 par leurs développements limités au


second ordre, montrer que la sensibilité du capteur différentiel
admettant comme grandeur de sortie y = y1 - y2 est : S = 2S1.

5 - Montrer que l’écart de linéarité du capteur différentiel est :


2
 2x m 
 = 100  et calculer sa valeur.
l'
 0 

5
On rappelle que le développement limité à l’ordre n de l’expression
(1 + )-1 est : 1 +   = 1 -  +  2 + ...+ - 1  n .
-1 n

Exercice n° 5
On se propose d’étudier le capteur de position rectiligne à
base d’un transformateur différentiel à variation linéaire (LVDT)
représenté à la figure n° 4, dont l’enroulement primaire a une
résistance de fuite R1 et une inductance de dispersion L1 et est
alimenté par une source de tension sinusoïdale u1(t) = U1sin(2ft)
avec U1 = 10 V et f = 5 kHz.
Le déplacement d’un noyau ferromagnétique le long de l’axe
de ces enroulements modifie le couplage magnétique entre
l’enroulement primaire et chacun des deux enroulements
secondaires. La position du noyau est repérée par son abscisse x
sur cet axe dont l’origine coïncide avec sa position médiane.
L’inductance mutuelle M1(x) existant entre l’enroulement
primaire et l’un des enroulements secondaires est :
M1(x) = M0 - a.x + b.x2 - c.x 3
où M0, a, b et c sont des constantes.
On donne : a = 9 . 10-3 H/m et c = 0,04 H/m3.
Ce capteur présente aux fréquences d’excitation f1 = 2,5 kHz
et f2 = 10 kHz les impédances d’entrée Z(f1) = 123,6  et Z(f2) =
385,4 . Le domaine de mesure de ce capteur est : [-xm , xm] avec
xm = 50 mm. Le coefficient de température de ce capteur est T =
+0,08 %/°C.

x
M2(x)

v
0 u1

M1(x)

Fig. 4 – Schéma d’un capteur de déplacement à LVDT

1 – Montrer que L’inductance mutuelle M2(x) existant entre


l’enroulement primaire et le deuxième enroulement secondaire est
donnée par :

6
M1(x) = M0 + a.x + b.x2 + c.x 3

2 - Montrer que la tension différentielle secondaire complexe,


quand le RVDT est à vide, est donnée par :
U1
V = 2π jf M 2 x  - M 1 x 
Z

3 - Montrer que :
f 22 Z 2  f 1  + f 12 Z 2  f 2  1 Z 2  f 2  - Z 2  f1 
R1 = et L1 = .
f 22 - f 12 2π f 22 - f 12
Calculer les valeurs de R1 et L1.

4 - En prenant comme grandeur de sortie l’amplitude V de la


tension différentielle et en négligeant le terme de non - linéarité,
donner l’expression de la valeur absolue S(f) de la sensibilité de
ce capteur en fonction de f, a, U1 et Z. Calculer la valeur absolue
de S pour la fréquence f = 5 kHz. Vers quelle limite tend la
sensibilité S si on alimente le capteur à une fréquence infiniment
grande ?

5 - Montrer que l’écart de linéarité de ce capteur est :


cx m2
ε = 100 et calculer sa valeur.
a + cx m2

6 - En tenant compte de l’erreur de linéarité, calculer la valeur


erronée de l’amplitude V de la tension différentielle correspondant
à la position extrême x = xm quand la température  augmente
de  = 20 °C par rapport à la température de fonctionnement
normal pour laquelle sont données les valeurs des
caractéristiques de ce capteur.
On rappelle que le coefficient de température est défini par :
100 V θ  - V θ0 
T = où V() et V(0) sont les amplitudes de la
Δθ V θ 
tension différentielle, respectivement, à la température  et à celle
de fonctionnement normal 0.

7
Exercice n° 6
L’élément sensible d’un capteur capacitif de pression est un
diaphragme de rayon r, d’épaisseur a, de coefficient de Poisson 
et de module d’élasticité de Young Y. Sous l’effet d’une pression P,
le diaphragme se déforme en prenant la forme d’un disque bombé
dont la flèche f est proportionnelle à la pression :
3 1 -  2 r 4
f = kP avec k  .
16Ya 3
On montre que la capacité de ce capteur est donnée par :
 1 kP 1  kP  
2

C P   C0 1     
 2 e 0 6 e
 0  
où e0 est l’écartement à pression nulle entre le diaphragme et
l’électrode rigide opposée, C0 étant sa capacité à pression nulle.
On choisit comme grandeur de sortie pour ce capteur, dont
le domaine de mesure est [0 , Pm], la variation de sa capacité :
y = C = C – C0.
On se place dans l’hypothèse où la condition kPm << e0 est
vérifiée.

1 – En éliminant le terme de non linéarité dans l’expression de y


en fonction de P, donner l’expression approchée ya de y
permettant d’assimiler le capteur à un organe linéaire. En
déduire, alors, la sensibilité approchée Sc de ce capteur en
fonction de C0, e0, , r, Y et a.

2 – Etablir l’expression de l’erreur de linéarité c, donnée en


pourcent, de ce capteur en fonction de k, e0 et Pm.

C
ic
e i
~

-e ic’

C’

Fig. 5

8
Ce capteur est monté dans le circuit galvanométrique
représenté à la figure n° 5 et dans lequel la mesure porte sur le
courant i. L’alimentation de ce montage est assurée par deux
sources de tension sinusoïdales et symétriques e et (-e)
d’amplitude E et de pulsation . Dans ce montage, la capacité du
condensateur étalon variable C’ est réglée avec précision à la
valeur C0 par l’annulation du courant de mesure i à pression
nulle.

3 – Exprimer l’amplitude I du courant i en fonction de P, C0, k, e0,


E et .

On désire améliorer la linéarité de ce capteur en lui


associant en série un condensateur de capacité fixe C1 dont la
valeur est déterminée de façon que pour les faibles pressions, la
capacité équivalente Cs de C et C1 ait une variation quasi-linéaire
en fonction de P. Cette quasi-linéarité correspond, en fait, à la
constance de la sensibilité S du capteur ainsi constitué pour les
pressions voisines de 0 pascal. On a donc : S(P) = 0 pour P # 0, ce
qui implique :
dS(P)/dP = 0 pour P # 0.

4 – En choisissant comme grandeur de sortie, pour le nouveau


capteur, la variation z(P) = Cs(P) – Cs(0) de la capacité Cs et en
appliquant cette condition de linéarisation, montrer que la
capacité C1 vérifie la relation suivante :
2

C 0   C1 d C2  - 2  dC    0


2

dP  P  0   dP  P  0 
En déduire que la valeur qu’il faut retenir pour C1 est C0/2.

5 – En approximant la fonction Cs(P) par son développement


limité au premier ordre au voisinage de P = 0, établir l’expression
approchée Csa de la capacité équivalente Cs du capteur.
On rappelle que le développement limité au premier ordre
est donné par :
dC 
C sa  C s 0   P  s 
 dP  P  0

6 – Exprimer en pourcent de l’étendue de mesure du nouveau


capteur l’erreur de linéarité  en fonction de k, e0 et Pm.

9
7 – En remplaçant C par Cs dans le montage donné à la figure n°
1, exprimer en fonction de C0, la nouvelle valeur à laquelle il faut
régler la capacité du condensateur C’.

8 – Application numérique. Calculer les valeurs de c et  quand


kPm/e0 = 0,05.

Exercice n° 7
Un capteur de courant est constitué d’une bobine plate à N
spires parcourue par le courant i à mesurer et au centre de
laquelle est placée une lame semi-conductrice en antimoniure
d’indium de façon que l’axe de la bobine soit normal aux grandes
faces de la lame pouvant être le siège de l’effet Hall. On désire
étudier l’influence de la température sur le fonctionnement de ce
capteur et une méthode de compensation de son effet.
Le courant i à mesurer et circulant dans la bobine crée au
centre de celle-ci un champ d’induction magnétique d’intensité :
Ni
B = 4π x 10 -7 pratiquement uniforme dans la lame si les
2r
dimensions de celle-ci sont négligeables devant le rayon r de la
bobine.
Dans la suite, on néglige l’effet de la perturbation introduite
sur la mesure du courant i par le champ magnétique terrestre.
A la température de fonctionnement T0, la lame présente une
résistance longitudinale R(T0) et est parcourue longitudinalement
par un courant d’intensité I.
L’injection d’un courant longitudinal I à travers la lame peut
être provoquée par l’application d’une tension constante V entre
ses bornes. Etant donné que les concentrations et les mobilités
des porteurs de charge sont sensibles à la variation de la
température, celle-ci constitue une grandeur d’influence pour ce
capteur de courant. En effet, les lois de variation de la résistance
R(T) suivant la direction longitudinale de la lame et de sa
constante de Hall sont :
R T  = R 0 e -a'T et K H T  = K H 0 e -aT où T est la température
exprimée en °C et a = 0,014 °C-1 et a’ = 0,017 °C-1 sont les
coefficients de température de l’antimoniure d’indium.
B.I T 
On rappelle que la tension de Hall est : V H T  = K H T 
e
où e est l’épaisseur de la lame.

10
1 – Quels sont le corps d’épreuve et l’élément sensible de ce
capteur ?

2 – Exprimer VH(T) en fonction de B, V, e, KH(0), R(0) a, a’ et T.

100 dVH T 
3 – Exprimer la sensibilité thermique relative   de
VH T  dT
ce capteur en fonction de a et a’ puis calculer sa valeur.

4 - Si la température effective T du capteur varie par rapport à


celle T0 de fonctionnement normal de T = 10 °C sans qu’on ne le
sache, déterminer l’erreur relative systématique, exprimée en
pourcent, qu’on a sur la mesure du courant i.

Pour compenser l’effet de la variation de température, on


monte une résistance fixe R1 en série avec la lame et on alimente
l’ensemble sous la tension constante V. La valeur de R1 doit être
choisie de façon que la sensibilité thermique de ce capteur soit
nulle à la température de fonctionnement T0.

5 – Donner, alors, la nouvelle expression de la tension de Hall et


exprimer la résistance additionnelle Rl en fonction R(T0), a et a’.

6 – Déterminer, alors, l’erreur relative systématique, exprimée en


pourcent, qu’on a sur la mesure du courant i lorsque la
température varie de T = 10 °C sans qu’on ne s’en rende compte.

Exercice n° 8
Un capteur de courant est constitué d’une sonde à effet Hall
placée dans l’entrefer d’un circuit magnétique et raccordée à un
amplificateur assurant la conversion tension différentielle –
courant et réalisant, en outre, une rétroaction sur le circuit
magnétique comme c’est indiqué à la figure n° 6.
On sait que la tension de Hall VH, délivrée par ce capteur,
est proportionnelle à l’induction magnétique B dans l’entrefer
d’épaisseur e = 1,5 mm : VH = 1.B avec 1 = 0,1 [Link]-1.
Le courant à mesurer Im circule dans un enroulement à N1 =
1 spire.

11
Un enroulement de compensation à N2 = 1000 spires permet
de créer les ampères-tours N2Ic.
On suppose que l’amplificateur opérationnel est parfait et
qu’il fonctionne en régime linéaire.
On donne : mR1 = 0,1 .

R2

Im N1 V2 mR2
e -
Ic N2 VH
+
V1 mR1 R1

Ic

V Vs

Vm Rm

Fig. 6 – Schéma d’une sonde de mesure de courant à effet Hall

1 - En négligeant la réluctance du circuit dans le fer, de


perméabilité magnétique relative µf, devant celle de l’entrefer de
perméabilité magnétique µ0 = 410-7 Tesla.m/A, montrer que l’on
a : VH = 2(N1Im - N2Ic) où 2 = 1µ0/e. On calculera 2.

2 – Montrer que l’on a : VH = mR1Ic.

3 – En déduire l’expression du rapport Ic/Im en fonction de mR1,


N1, N2 et 2.

4 – Quels intérêts présente ce capteur ?

12
Corrigé des exercices de la série de TD de capteurs

Corrigé de l’exercice n° 1
df
1 – La sensibilité du corps d’épreuve est : S d = .
dF
4.F.L3 4L3
Or, on a : f = ⇒S d = ⇒
Y.l.e3 Yle3
4 4
e = L3 = 120 3 = 6 mm.
YlSd 1,3 . 10 . 0,1 . 2,46 . 10 -6
11

ΔR x
Le facteur de jauge K est tel que : x = = Kε ⇒K = .
R ε
Quand le capteur est sollicité à l’effort maximum Fmax = 2000
6.0,8.L .Fmax
daN, on a : x = 5 % et ε = .
Y.l.e2
xYle2
D’où : K =
0,8L 6Fmax
0,05 . 1,3 . 1011 . 0,1 . 0,006 2
K= = 2,03.
0,8 . 0,12 . 6 . 20000

3 – En désignant par u la tension de sortie de cet instrument de


mesure d’effort de flexion, la sensibilité de celui-ci est :
du du dx dε df dε S
S = [Link] = = . . . ⇒ S r = S e .K. . d
dF dx dε df dF df E
où Se est la sensibilité du conditionneur de signal. On a :
4.F.L3 6.F.0,8.L  6 . 0,8 e f dε 4,8 e 1,2 e
f= 3 et  =  ε = ⇒ = = 2 .
Y.l.e Y.l.e2 4L2 df 4L2 L
S r .E S r .E S r .L2 .E
On a donc : S e = = =
dε 1,2 e
K. .Sd K. 2 .Sd 1,2 [Link]
df L
4 . 10 -6 . 0,122 . 10
Se = = 16 V.
1,2 . 0,006 . 2,03 . 2,46 . 10 -6

4 – La sensibilité S (T) à la température T est telle que :


1 dS T  1 S T  - S
T  .  .
S dT S T - 25
⇒S T   S 1  T - 25   T   S r 1  T - 25   T E

13
Pour l’effort maximum Fmax, la tension de sortie est
u = S T .Fmax
A la température T = 15 °C, on a :
u = 4 . 10 -6 .1 - 10 . 2 . 10 -4  . 20000 . 10 = 0,798 V.

Corrigé de l’exercice n° 2
1 – Le domaine de mesure le plus étendu et assurant un
fonctionnement en mode différentiel pour ce capteur est
 π π
l’intervalle :  ,  .
 4 4

2 – Les aires des surfaces en regard des armatures sont :


1  π
A  r 2 θ   pour le condensateur de capacité C
2  4
1 π 
et A'  r 2  - θ  pour le condensateur de capacité C’.
2 4 
ε r ε 0 π 4  θ r 2 ε r ε 0 π 4 - θ r 2
On a donc : C  et C'  .
2e 2e

3 – Pour la position centrale de l’armature intermédiaire, la


capacité des deux condensateurs est :
ε r ε 0 r2π 4  ε r ε 0 r2
C= = .
2e 8e
La grandeur de sortie de ce capteur est :
C - C' ε r ε 0 r 2 π 4  θ  - ε r ε 0 r 2 π 4 - θ  2e
y 
C0 ε r ε 0 r 2 π 4  2e
π 4 +θ - π 4 +θ 8
y= = θ = 2,546 θ .
π4 π
dy 8
La sensibilité de ce capteur est alors : S c = = = 2,546.
dθ π
La sensibilité étant indépendante du mesurande, ce capteur
est linéaire.

4 – La tension de déséquilibre v du pont est :


1 C' 1 C E E C - C'
v= E- E= E- =
1 C + 1 C' 2 C + C' 2 2 C + C'

14
εrε π
4 + θ r 2 ε r ε 0 π 4 - θ r 2
0
-
E 2e 2e E 2θ 2
v= = = Eθ .
2 ε r ε 0 π 4 + θ r ε ε π 4 - θ r
2 2
2 2π 4 π
+ r 0
2e 2e
dv 2
La sensibilité de cet instrument est : S = = E.
dθ π

Corrigé de l’exercice n° 3
1 – La résolution r de ce capteur est définie par la distance
existant entre deux spires voisines quelconques.
On a donc : r = d = 200 µm.

Ln 20 . 10 -2
2 – Le nombre de spires est : N = = = 1000 .
d 200 . 10 -6

3 – Soit L le déplacement du curseur compté à partir d’une


extrémité du potentiomètre. On a :
R Rn R
= ⇒R = n L .
L Ln Ln
La sensibilité de ce capteur est alors :
dR R n 10 . 10 3
S    50 Ω / mm .
dL Ln 200

4 – En appliquant la méthode du diviseur de tension, on a :


R
V= V .
Rn n
L Ln
On a : R = ρ et Rn = ρ
A A
où  et A sont, respectivement, la résistivité et l’aire de la section
du fil constituant le potentiomètre à la température T.
Si la température varie de T à T’, les valeurs de R et Rn
L' L'
deviennent respectivement R' = ρ ' et Rn = ρ ' n
A' A'
avec ρ'  ρ 1   T T' - T  , L'  L 1   L T' - T  et
Ln '  Ln 1   L T' - T .
La nouvelle valeur V’ de la tension V devient :
R' L' L R
V' = Vn = Vn = Vn = V ⇒V' = V.
Rn ' Ln ' Ln Rn n
15
Ceci montre qu’une variation uniforme de la température du
potentiomètre est sans effet sur la mesure du déplacement faite à
partir de celle de V.

Corrigé de l’exercice n° 4
1 – La réluctance du circuit magnétique dont l’entrefer a pour
lf 2l x 
épaisseur l1(x) est : R1   1
μ f μ0 A μ0 A
N2 N2
Son inductance est : L1  
R1 1  lf 
  2 l - x  
A  μ f 
0
μ 0 
μ AN0
2

L1 = .
lf
2l0 + - 2x
μ f
En introduisant la longueur totale du circuit magnétique
lf
ramené dans le vide l 0' = 2l0 + et son inductance propre
μ f
μ 0
AN2
L0 = , à l’état de repos correspondant à x = 0, , on
l0'
obtient :
μ 0 AN2 L0
L1 = ' = .
l0 1 - 2x l0'  1 - 2x l0'

2 – La sensibilité du capteur non différentiel est par définition :


dy
S1 = 1 .
dx
Or, on a :
L -L L 1 2x 2x
y1 = 1 0 = 1 - 1 = - 1 ≈ 1 + - 1 = = y1a .
L0 L0 1 - 2x l0' l0' l0'
2
On a donc : S1 = ' .
l0

3 – En approximant y1 par sa valeur approchée y1a, on commet


l’erreur suivante :
2x
e1 = y1a - y1 = ' -
1
+ 1=

1 + 2x l0' 1 - 2x l0'  - 1 - 2x l0' 
=
2

.
l0 1 - 2x l0' 1 - 2x l0' 1 - 2x l0'
16
L’écart de linéarité du capteur inductif non différentiel est :
2xm l0' 2 2xm l0' 2
Max e1 1 - 2x m l0' 1 - 2x m l0'
ε 1  100 .  100 .  100 .
y1max 1 1 - 1  2x m l0'
- 1
1 - 2x m l0' 1 - 2x m l0'
2x m 1
ε 1 = 100 . ' = 100 . 2 . = 10 %.
l0 20

dy
4 – La sensibilité du capteur différentiel est : S = .
dx
L’interaction entre les deux circuits magnétiques étant
μ 0 AN2 L0
négligeable, par analogie, on a : L 2 = ' = .
l0 1 + 2x l0  1 + 2x l0'
'

On a donc :
2
1 2x  2x 
y1 = - 1  1  '   '  - 1  y1a
1 - 2x l0' l0  l0 
2
1 2x  2x 
y2 = - 1  1    '  - 1  y 2a
1  2x l0' l0'  l0 
4x 4
⇒y = y1 - y 2 ≈ ' = y1a '
- y '2a = ya ⇒S = ' = 2S1 .
l0 l0

5 – En approximant y par son expression approchée ya, on


commet l’erreur suivante :
4x 1 1
e = ya - y = ' - + 1 + -1
l0 1 - 2x l0' 1 + 2x l0'
4x - 1  2x l0'   1 - 2x l0' 4x 4x l0'
e '   ' - .
l0 1 - 2x l0'  l0 1 - 2x l0' 
2 2

L’écart de linéarité du capteur inductif différentiel est :


Max e
ε = 100 .
y max
4xm l0'
ymax =
1 - 2xm l0' 
2

4x  1  4x - 2x l0' 2
e = ' 1 - 2 
= . .
l0  1 - 2x l0'   l0' 1 - 2x l0' 
2

17
4x m
.
2xm l0'  2

l0' 1 - 2x m l0' 


2

On a donc : ε  100 .
4x m l0'
1 - 2x m l0' 
2

2 2
 2x  1 
ε  100 .  ' m   100 .  2 .   1 %.
 l0   20 

Corrigé de l’exercice n° 5
1 - Quand le noyau se déplace à partir de l’origine de la quantité
x, pour le deuxième enroulement secondaire tout se passe comme
s’il était à la place du premier enroulement secondaire et comme
si le noyau se déplaçait de la quantité (-x) à partir de la position
médiane. L’inductance mutuelle M2(x) est alors donnée par :
M2(x) = M1(-x) = M0 - a.(-x) + b.(-x)2 - c.(-x) 3 = M0 + a.x + b.x2 + c.x 3
2 – La tension primaire complexe est :
U 1  R1  2π jfL1 I 1  2π jfM 2 x I 2 - 2π jfM 1 x I 2
La tension différentielle secondaire complexe est :
V  R 2''  2π jfL''2 I 2  2π jfM 2 x I 1  R 2'  2π jfL'2 I 2 - 2π jfM 1 x I 1
où R2’ et R2’’ sont les résistances de fuite et L2’ et L2’’ sont les
inductances de dispersion des enroulements secondaires.
A vide, on a : I 2  0 
U 1  R1  2π jfL1 I 1 et V = jω M 2 x I 1 - jω M 1 x I 1

3 – Les impédances d’entrée de ce capteur aux fréquences f1 et f2


sont : Z  f 1  = R12 + 4π 2 f 12 L12 et Z  f 2  = R12 + 4π 2 f 22 L12
 1 Z 2  f 2  - Z 2  f 1
L1 =
R12 + 4π 2 f 12 L12 = Z 2  f 1   2π f 22 - f 12
⇒ 2 ⇒
R1 + 4π f 2 L1 = Z  f 2  f 22 Z 2  f 1  - f 12 Z 2  f 2 
2 2 2 2

R1 = f 22 - f 12

 1 385 ,4 2 - 123,6 2
L
 1 = = 6 mH
 2π 10 
4 2
- 2500 2

⇒
 
10 4 . 123,6  - 2500 . 385,4
2 2

R1 =  
4 2
10 - 2500 2
= 80 Ω .

18
4 - L’amplitude de la tension différentielle est :
U U U
V  2π f M 2 x  - M 1 x  1  2π f 2ax  2cx 3 1  4π f 1 x a  cx 2 
Z Z Z
En négligeant le terme de non linéarité cx devant a, on peut
2

U
approcher V par Va : V ≈ Va = 4π f 1 a x
Z
La sensibilité de ce capteur est :
dV dVa 4π faU1 4π faU1
S ≈  signe x   signe x 
dx dx R1  4π f L1
2 2 2 2
Z f 
Z  f   R12  4π 2 f 2 L12  80 2 + 4π 2 5000 2.6 2.10 -6  205 Ω
4 π 5000.9.10-3.10
S=  27,6 mV/mm .
205
Lorsque la fréquence tend vers l’infini, la sensibilité tend
4π faU1 2aU1 2 . 0.009 . 10
vers S      30 mV/mm.
2 f L1 L1 6 . 10 -3

5 - L’erreur de linéarité, exprimée en pourcent de l’étendue de


Va - V
mesure, est : ε = 100 .
Vmax
La valeur maximum de la grandeur de sortie est :
U
Vmax  4π f 1 x m a  cx m2 
Z
U U
On a : Va - V  4π f 1 a x - 4π f 1 x a  cx 2 
Z Z
U
Va - V = 4f 1 c x 3
Z
U
D’où, on a : MaxVa - V = 4f 1 cx m3
Z
cxm2
L’erreur de linéarité est, alors :  = 100
a + cxm2
100
ε= = 1,1% .
0,009
+1
0,04.502.10 -6

6 – Soient 0 la température de fonctionnement normal et  celle


effective. On a : θ - θ0 = Δ θ = 20 °C.
Le coefficient de température est défini par :
19
100 V θ  - V θ0   .Δθ
T = ⇒V θ  - V θ0  = T . V θ  
Δθ V θ  100
V θ0 
V θ  =
 .Δθ
1- T
100
U
Or, on a : V θ0   4π f 1 x a  c x 2 
Z
Pour x = xm, la valeur exacte de V est :
10
V θ0   4 π . 5000 . . 50.10- 3 . 0,009  0,04 . 50 2 . 10 -6   1,395 V.
205
La valeur erronée de V correspondant à  = m quand la
température augmente de  = 20 °C par rapport à 0 est :
1,395
V θ  =  1,418 V.
0,08 . 20
1-
100

Corrigé de l’exercice n° 6
1 – La grandeur de sortie du capteur est :
 1 kP 1  kP  
2
 1 1 kP 
kP
y  Δ C  C - C0  C0 1      - C0  C0 2  6 e  .
 2 e0 6  e0   e0
 0 

1 kP
l’expression linéaire approchée de y est : y a = C0 .
2 e0
La sensibilité approchée de ce capteur est :
dya C0 3 1 -  2 r 4
Sc = = k= C0 .
dP 2e0 32e0Ya 3

Max ya - y
2 – L’erreur de linéarité de ce capteur est : εc = 100
ymax
 1  kP  2   
2

Max  C0    1 kP kPm
C0  m
 100 .
6  e0   6  e0  e0
ε c  100 .  100 .  .
kPm  1 1 kPm  kPm  1 1 kPm  kPm
C0    C0    3
e0  2 6 e0  e0  2 6 e0  e0

3 – En appliquant la 1ère loi de Kirchhoff au nœud de concours à


la masse, on obtient : i = ic + ic '.

20
Or, on a : I c = E jCω et I c ' = - E jC' ω
Ce qui donne : I = E jCω - E jC' ω .
En tenant compte de : C = C0 + C et C’ = C0, on déduit :
I E j ω ΔC .
L’amplitude du courant i est :
kP  1 1 kP  kP
I  E ω y  E ω C0     E ω C0 .
e0  2 6 e0  2e0

4 – La sensibilité du nouveau capteur est :


dz d C s P  - C s 0  dC s
S= = = .
dP dP dP
C.C1 C12
Or, on a : C s = = C1 - .
C + C1 C + C1
dC 1
D’où S = C12 ⇒
dP C + C1 
2

2
dS d 2C C12  dC  C12
 - 2   .
dP dP 2 C  C1   dP  C  C1 
2 3

dS
L’application de la condition de linéarisation = 0 conduit
dP
2
d 2C  dC 
à : C  C1  2 - 2    0.
dP  dP 
Pour que cette condition soit vérifiée au voisinage de P = 0,
on doit avoir :
2
 d 2C   dC  
C 0   C1  2  - 2      0
dP  P  0   dP  P  0 
dC 1 k 2  k   2
d 2C 2  k 
2

On a :  C0     P  et  C0   .
dP  2 e 0 6 e
 0   dP 2
6  e0 
La condition de linéarisation s’écrit alors :
2 2
2 k  1 k 
C0  C1  C0   - 2  C0   0  C0  C1  1 - 1 C0  0
6  e0   2 e0  6 4
3
⇒C0 + C1 = C0 ⇒C1 = C0 2 .
2

5 – Le développement limité au 1er ordre de Cs(P) est :


 dC 
C sa P   C s 0   P. s  .
 dP  P  0
21
C 0 .C1 C .C 2 C 2
On a : C s 0  = = 0 0 = 0 = C0 3.
C 0  + C1 C0 + C0 2 1 + 1 2
C12 dC s C12 dC
On a aussi : C s = C1 - ⇒ =
C + C1 dP C + C1 2 dP
dC s C02 4 1 k 1  k  
2

 2 2
C 0    P 
dP  1 kP 1  kP    2 e
 0 3  e0  
2 3
C0      
 
 2 2 e0 6  e0  
dC s  1 1 k 1 k
 dP   .C0
 C 0
P 0 4 .9 4 2 e0 18 e0
C 1 k
C sa P  = 0 + C0 P
3 18 e0

6 – L’erreur de linéarité du nouveau capteur est :


Max z P  - C sa P  - C s 0 
ε = 100 .
z max
C12
On a : C s P  = C1 -
C P  + C1
1 C02 4
C s P   C0 -
2  1 kP 1  kP 2  1
C0 1       C0
 2 e0 6  e0   2
Cs(P) et donc z(P) passent par un maximum pour P = Pm.
1 C02 4
z P  = C s P  - C s 0 = C0 -
6  1 kP 1  kP  2  1
C0 1 + +    + C0
 2 e0 6  e0   2
kP
3+
1 kP e0
z P  = C0 . 2
.
6 e0 kP kP 
9+3 +
e0  e0 
2
3 kP 1  kP 
3+ +  
2 e0 2  e0  C0 C0 kP
C s P  - C sa P  = C0 2
- -
kP  kP  3 18 e0
9+3 +  
e0  e0 

22
2 2 2 3
3 kP 1  kP  kP 1  kP  1 kP 1  kP  1  kP 
3+ +   - 3 - -   - -   -  
2 e0 2  e0  e0 3  e0  2 e0 6  e0  18  e0 
= C0 2
kP  kP 
9+3 + 
e0  e0 
3
 kP 
 
C0 e
 0 
C s P  - C sa P  = - 2
.
18 kP  kP 
9+3 + 
e0  e0 
L’écart C s (P ) - C sa (P ) passe par un maximum pour P = Pm.
Max z P  - C sa P  - C s 0  = C s Pm  - C sa Pm 
3
 kPm 
 
C0  0 e
C s Pm  - C sa Pm   - 2
.
18 kP  kP 
9  3 m   m 
e0  e0 
D’où, on a :
3 2
 kPm  kP  kP 
  9 + 3 m +  m 
ε = 100. 0
C  e0  .
6
.
e0  e0 
kPm  kPm  C kPm kP
2
18
9+3 +   0
3+ m
e0 e0 e0
 e0 
2
 kPm 
 
100  e0 
ε= .
3 kP
3+ m
e0

7 – Il faut régler la capacité du condensateur C’ à la valeur qui


annule le courant i à pression nulle. Donc, on doit prendre :
C' = C s 0  = C0 3.

8 – Application numérique
Quand kPm/e0 = 0,05, on a :
0,05
ε c = 100 . = 1,64 %.
3 + 0,05
100 0,05 2
ε  0,028 %.
3 3  0,05
23
Corrigé de l’exercice n° 7
1 - La bobine et la lame constituent, respectivement, le corps
d’épreuve et l’élément sensible de ce capteur.

V B.V K H T 
2 - On a : I T   ⇒V H T  = .
R T  e R T 
B.V K H 0  (a' - a)T
⇒V H T  = . e .
e R 0 

3 – La sensibilité thermique relative de ce capteur est :


100 dV H T 
  100 a' - a   100 . 0,017 - 0,014  0,3 %/C
V H T  dT

4 - Si la température effective T du capteur varie par rapport à


celle T0 de fonctionnement normal de T = 10 °C sans qu’on ne le
sache, l’erreur relative systématique, exprimée en pourcent, qu’on
a sur la mesure du courant i est donnée par :
V T  _ V H T0 
ε  100. H  100. e (a' - a) Δ T - 1 .
V H T0 
Numériquement, pour T = 10 °C, on obtient :
 = 3,05 %.

5 – La nouvelle expression de la tension de Hall devient :


B.V K H 0 e - aT
V H T  =
'
. .
e R 0 e - a'T  R1
La sensibilité thermique s’annule pour T = T0 si la condition
dV H 
'

 dT   0 est vérifiée. Or, on a :


 T  T
0

dV '
K H 0 BV - ae-aT R 0 e -a'T  R1   a' R 0 e -a'T e -aT
H
.
dT e R 0 e -a'T  R1 2
 dV H' 
 dT   0 ⇒- aR1e -aT  R 0 e -(a  a' )T a' - a   0
0 0

 T  T
0

a' - a a' - a
⇒ R1  R 0 e -a'T0
 R T0  .
a a

24
6 - L’erreur relative systématique, exprimée en pourcent, qu’on a
sur la mesure du courant i lorsque la température varie de T0 à T
sans qu’on ne s’en rende compte est :
V H' T  _ V H' T0 
ε'  100.
V H' T0 
B.V K H 0 e - aT B.V K H 0 e - aT
0

. - .
e R 0 e - a'T  R1 e R 0 e - a'T  R1
0

ε'  100.
B.V K H 0 e - aT0

.
e R 0 e - a'T  R1
0

 R 0 e - a'T  R1 
0
 R T   R1 
ε'  100. e -a Δ T . - 1  100. e -a  T . - a' Δ T 0 - 1
 R 0 e - a'T
 R1   e R T0   R1 
 a' e -a Δ T 
ε'  100. -a' Δ T - 1 .
 e - 1a  a' 
La linéarité du capteur ne peut que s’améliorer. En effet,
dans le cas où T = 10 °C, l’erreur relative systématique est
numériquement : ’ = - 0,22 %.

Corrigé de l’exercice n° 8
1 - L’application du théorème d’Ampère donne :
N1Im - N2Ic = R.B.S
où R est la réluctance du circuit magnétique et S est l’aire de la
section de ce circuit supposée uniforme.
En négligeant la réluctance du circuit dans le fer, de
perméabilité magnétique relative µf, devant celle de l’entrefer, on
obtient :
e lf e
R= + ≈ .
μ 0S μ f μ 0S μ 0S
e
On déduit de ce qui précède : N 1 I m - N 2 I c = B.S .
μ 0S
En tenant compte de la relation VH = 1.B, on obtient :
e VH
N 1I m - N 2 I c = .
μ 0 λ1
En introduisant 2 = 1µ0/e, on a : VH = 2(N1Im - N2Ic).
Pour e = 1,5 mm, on a : 2 = 83,8 .10-6 .

2 - En appliquant la première loi de Kirchhoff aux entrées


inverseuse et non inverseuse de l’amplificateur, on obtient :
25
V2 - V V - Vs
 ⇒V2 - V  m V - Vs 
mR 2 R2
V1 - V V - Vs
 Ic  ⇒V1 - V  mR1 I c  m V - Vs 
mR1 R1
En combinant ces équations, on élimine (V - Vs) et on déduit
l’expression suivante : VH = mR1Ic.

3 - D’après ce qui précède, on a :


VH = mR1Ic = 2(N1Im - N2Ic)
I λ2 N 1
⇒ c = soit numériquement, dans le cas où mR1 = 0,1
I m mR1 + λ2 N 2
I
, N1 = 1 et N2 = 1000 : c = 4,55 . 10 -4 .
Im

4 - Ainsi, ce capteur permet la mesure du courant sans contact


électrique et ceci pour des fréquences relativement élevées. Grâce
à l’enroulement de compensation, il permet aussi d’éviter la
saturation du circuit magnétique et d’élargir ainsi l’étendue de
mesure du courant. En effet, le fonctionnement de ce capteur est
assuré dans la zone linéaire de sa courbe d’aimantation
représentant sa caractéristique induction / champ magnétique.

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