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La Conscience

La conscience en philosophie est définie comme la capacité introspective de l'esprit humain, permettant à l'individu de se percevoir comme sujet. Elle soulève des enjeux éthiques et existentiels, et est abordée par des philosophes tels que Kant, Freud et Hegel, chacun ayant une conception distincte de son rôle et de sa nature. La conscience est également liée à la communication intersubjective, soulignant l'importance des autres dans la construction de soi.

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La Conscience

La conscience en philosophie est définie comme la capacité introspective de l'esprit humain, permettant à l'individu de se percevoir comme sujet. Elle soulève des enjeux éthiques et existentiels, et est abordée par des philosophes tels que Kant, Freud et Hegel, chacun ayant une conception distincte de son rôle et de sa nature. La conscience est également liée à la communication intersubjective, soulignant l'importance des autres dans la construction de soi.

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La conscience et l’inconscient

Qu'est-ce que la conscience en philosophie ? Comment la définir ? La conscience est-elle liée à la


morale ? Quels sont les courants de pensées à retenir sur la notion de conscience en philosophie ?
Kant, Socrate, Pascal, Descartes, Husserl, Sartre... : toutes les citations à connaître.

Cours de Philo terminale : définition de la conscience

La conscience et l’inconscient font partie du groupement « le sujet ». Leurs thématiques sont liées à la
question « Qu’est-ce que l’homme ? » que Kant considère comme celle la philosophie dans son
ensemble. Avec le « désir », ces notions permettent aussi d’aborder de nombreux sujets portant sur la
liberté. Voilà pourquoi vous y serez particulièrement attentifs.

La conscience représente l'état permanent et direct de perception de soi par soi-même. Elle
désigne la capacité introspective de l'esprit humain, soit son aptitude à se considérer lui-même.
Grâce à la conscience, l'être humain a la possibilité de se réfléchir comme sujet de sa propre
réflexion, de la même manière qu'il réfléchit sur les éléments qui l'entourent.

On admet généralement que la conscience est le propre de l'être humain et son existence au même
titre que la raison. Pourtant, la conscience est une forme de présence au monde qui semble
commune à certains animaux et aux êtres humains. On distinguera donc la conscience spontanée,
commune aux animaux supérieurs et à l'homme, et la conscience réfléchie, propre aux êtres humains

Philosophie : quel est l’enjeu de la conscience ?

La conscience représente à la fois un défi existentiel et un sujet d'étude scientifique. Elle est un sujet
d’études scientifiques, car elle demeure une énigme, tant par ses origines que par son rôle dans le
processus évolutif. Sur le plan individuel, elle incarne un challenge dans la quête de l'auto-
compréhension. En outre, elle soulève des questions d'ordre éthique concernant notre manière
d'interagir avec les autres, la planète et le monde animal.

La conscience est le propre de l’homme

L’étymologie du mot, littéralement « savoir (scientia) avec (cum) » suggère l’idée d’un
accompagnement. Par la conscience, une représentation du monde m’accompagne. Mais en même
temps, la conscience est ce qui me place en position de sujet, seul, parmi tous les êtres vivants, à
posséder le sentiment de mon existence.

Comment définir la conscience humaine ? Auteurs & citations : Socrate, Pascal

De Socrate (« Connais-toi toi-même ») à Kant, les philosophes classiques accordent donc à la


conscience une place centrale : « Qu’est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. Qu’est ce que
cela ? C’est bien une chose qui doute, qui connaît, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui
imagine aussi et qui sent » (Méditations Métaphysiques 2).
Le philosophe Pascal récuse pour sa part l’idée de conscience « substance » (« une chose » pensante)
et lui préfère la métaphore du roseau qui évoque non seulement la grandeur de l’homme mais aussi
sa fragilité : « La grandeur de l’homme est grande en ce qu’il se connaît misérable. Un arbre ne se
connaît pas misérable. Pensée fait la grandeur de l’homme […] L’homme n’est qu’un roseau, le plus
faible de la nature. Mais c’est un roseau pensant »

Quels philosophes ont parlé de la conscience ?

De nombreux philosophes ont abordé cette notion, notamment Kant, Freud et Hegel. Voici leurs
principales conceptions philosophiques de la conscience.

Kant : Toute conscience est une conscience morale

La conscience serait donc la capacité de se séparer de soi-même pour se « représenter » soi-même.


Elle constitue notre dignité mais aussi notre douleur.

Tout d’abord, la conscience implique la responsabilité de nos actes. J’ai conscience de mon unité
malgré la diversité de mes pensées ou de mes sentiments : le fait de dire « Je » en témoigne, et ceci
dans toutes les langues ou cultures, même si ce mot n’existe pas séparément. Kant : « Posséder le «
Je » dans sa représentation : ce pouvoir, élève infiniment l’homme au-dessus de tous les êtres vivants
sur la terre. Par là il est une personne… » (Anthropologie du point de vue pragmatique).

Mais cette aptitude à nous reconnaître dans nos propres actes, qui n’est pas dissociable de la liberté,
est aussi source de souffrance. Puisque je suis conscient de ce que je fais, je dois en répondre devant
les tribunaux humains mais aussi devant ma propre conscience, à laquelle je ne peux échapper. Un
Homme sans conscience ne serait plus un Homme. Or, il arrive que notre conscience nous
tourmente malgré nous, en nous reprochant des actes ou des pensées que nous n’avons pas voulus.

Qu’est-ce que la conscience pour Freud ?

La conscience chez Freud est un aspect central de sa théorie psychanalytique, mais elle représente
seulement la partie émergée de l'iceberg dans la structure de l'esprit humain.

Freud divise l'appareil psychique en trois grandes catégories : le ça, le moi et le surmoi.

 Le ça représente la partie la plus primitive de la personnalité, agissant selon le principe de


plaisir et cherchant la satisfaction immédiate des besoins et désirs. Le ça est entièrement
inconscient.

 Le moi est la partie de la personnalité qui est principalement consciente et sert


d'intermédiaire entre les désirs du ça et les exigences du surmoi ainsi que les réalités du
monde extérieur. Il fonctionne selon le principe de réalité, cherchant à satisfaire les besoins
du ça de manière acceptable socialement.

 Le surmoi représente les valeurs morales et les idéaux que nous acquérons de nos parents et
de la société. Il pousse le moi à agir non seulement de manière réaliste, mais aussi
moralement.

Dans ce contexte, la conscience chez Freud est principalement associée au moi. Elle agit comme une
sorte de système d'alerte. Elle est considérée comme la partie de notre esprit à laquelle nous avons
un accès direct, mais elle ne constitue qu'une petite partie de notre activité psychique totale, la
majeure partie de celle-ci étant inconsciente.

Quelle est la thèse de Hegel sur la conscience ?

Pour Hegel, la conscience est fondamentalement liée à la liberté : elle vise à se libérer de l'aliénation
et à atteindre une reconnaissance de soi qui est à la fois personnelle et universelle.

La conscience devient pleinement elle-même seulement en se reconnaissant dans l'autre et dans le


monde, réalisant ainsi son unité avec l'universel. Aussi, la conscience est un processus dynamique et
dialectique où la conscience évolue de la sensation immédiate à une compréhension rationnelle du
monde, pour finalement reconnaître sa liberté et son autonomie à travers la réalisation de la
conscience de soi au sein de l'histoire et de la culture qui nous façonnent.

La communication des consciences

La philosophie classique a eu tendance à considérer la conscience comme auto-suffisante, à la suite


de Descartes : « Or maintenant je sais avec certitude que je suis, et en même temps, qu’il se peut que
toutes ces images et généralement que tout ce qui est rapporté à la nature du corps ne soient rien
que des rêves ».

Aujourd’hui, on ne considère plus la conscience comme une sorte de bulle ou de ballon susceptible
d’accueillir le monde entier pour le représenter ou l’exprimer. A la suite notamment de Husserl, la
philosophie moderne insiste sur le caractère ouvert de la conscience : « toute conscience est
conscience de quelque chose ». Les phénoménologues (Husserl, Merleau-Ponty) nomment «
intentionnalité » cette structure d’ouverture de la conscience : nous avons besoin de l’autre pour
accéder à nous-mêmes. « L’autre est le médiateur entre moi et moi-même » (Sartre). La psychanalyse
confirme ce point de vue. La conscience n’est pas entièrement transparente à elle-même, ni
maîtresse d’elle-même.

Pour nous comprendre nous même, pour nous construire, nous avons besoin des autres. La
conscience n’est donc pas le miroir de tout l’univers, mais plutôt un miroir de miroirs qui répercute
sans fin les images entrelacées de nous-mêmes, des nos proches et de l’univers dans son ensemble.
On appelle « intersubjectivité » la communication immédiate et intuitive des consciences entre elles.

Les citations à connaître sur la conscience

Pour étayer votre dissertation de philosophie, vous aurez besoin de citations de philosophes ou
d’écrivains célèbres. En voici quelques-unes :

 « La conscience est la conséquence du renoncement aux pulsions. » (Freud)

 « La conscience, c’est Dieu présent dans l’Homme. » (Hugo)

 « Choix et conscience sont une seule et même chose. » (Sartre)

 « Ce tribunal que l’homme sent en lui est la conscience. » (Kant)

 « L’histoire universelle est le progrès dans la conscience de la liberté. » (Hegel)


Conscience : sujets de dissertation en philo
Pour parfaire vos révisions du bac de philosophie, n’hésitez pas à vous entraîner avec des exemples
de sujets de dissertation. Par exemple :

 Que peut-on savoir de soi ?

 La conscience de soi suppose-t-elle autrui ?

 Toute prise de conscience est-elle libératrice ?

 La conscience de ce que nous sommes fait-elle obstacle au bonheur ?

 L'illusion de la conscience : quelles limites notre conscience peut-elle connaître ?

 La conscience morale : innée ou acquise ?

 La conscience est-elle un produit de l'évolution ?

 La conscience est-elle toujours en conflit avec l'inconscient ?

 La conscience de soi est-elle une connaissance ?

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