Doco
Doco
UNIVERSITE DE KINSHASA
Faculté des Sciences Economiques et de Gestion
SUPPORT D’ENCADREMENT
AUX ENSEIGNEMENTS DE
DOCUMENTS COMMERCIAUX
ET MATHEMATIQUES
FINANCIERES
Octobre 2014
2
INTRODUCTION
La première partie traite des documents commerciaux (1). Nous comprenons par le terme de
« document » un titre. Il peut être un objet quelconque (beaucoup plus un écrit) pouvant servir
de preuve. La deuxième partie traite des mathématiques financières (2).
Livré en un jeu complet de deux parties, ce support constitue un des documents de référence
dans la maitrise des concepts et préceptes de base intéressants les opérations de commerce
particulièrement au travers de l’établissement, la circulation, la conservation et le contrôle des
documents commerciaux, d’une part, et les procédés de calculs financiers et commerciaux,
d’autre part.
Les deux parties du cours sont d’importance égale et possèdent la même pondération dans la
cotation finale. Les travaux pratiques seront organisés tant pour la première que pour la
deuxième partie. A la fin de chaque partie, il est procédé à une évaluation sous forme
d’interrogation qui compte également pour la cotation finale.
CHAPITRE I.
QUELQUES CONSIDERATIONS GENERALES SUR
LE COMMERCE ET LE COMMERÇANT
On nous raconte qu’à l’origine, les hommes n’étaient pas si ambitieux qu’ils ne le sont
aujourd’hui. Ils se contentaient, disait-on, de peu chose et s’efforçaient de produire tout ce qui
leur était nécessaire pour leur usage personnel. Leur mode d’échange était le troc, c’est-à-dire
échanger un bien contre un autre bien pour satisfaire un besoin personnel et/ou collectif. En
réalité, à cette époque, les hommes produisaient un objet déterminé en quantité plus grande
que celle qui leur était nécessaire pour leur usage personnel et à échanger le surplus avec
d’autres personnes contre les marchandises dont ils avaient besoin et qu’ils ne produisaient
pas eux-mêmes. Mais la pratique de troc à vite montré ses limites. Les raisons essentielles
avancées sont :
- Difficulté de trouver une contrepartie dans l’échange c’est-à-dire quelqu’un qui a
besoin de ce que l’on a produit de trop et qui offre en échange ce que l’on cherche
pour satisfaire son propre besoin
- Difficulté de faire coïncider les besoins aux désirs de deux parties en présence soit
parce que les biens à échanger ne sont pas divisibles, soit parce qu’ils ne présentent
pas la même valeur
Devant l’impossibilité de résorber ces difficultés, le troc a cédé sa place à la monnaie.
Désormais, les marchandises commencent à s’échanger contre la monnaie qui sert
d’intermédiaire entre ceux qui cherchent à vendre et ceux qui cherchent à acheter. Ainsi
naquit le commerce : un ensemble d’opérations de vente et d’achat des biens et/ou des
services. Certains individus deviendront spécialistes dans les opérations et en feront une
habitude au point de s’en professionnaliser.
1.2. LE COMMERCE
1.2.1. Définition
De manière simple, le commerce est l'échange de tous biens et services en vue de réaliser un
bénéfice. C’est l’activité qui consiste à acheter des biens et services ou encore des valeurs
pour les vendre, après transformation ou non contre un prix. Cette définition peut s’étendre
légèrement en intégrant certaines considérations légales (Encadré 01).
4
On peut étendre la définition de commerce par quelques considérations suivantes dont la source
demeure la loi. La loi répute donc comme acte de commerce :
- Tout achat des produits en vue de revendre soit en nature ou après transformation ;
- Les opérations d’entreprise de manufacture, de commissions de transport, de fourniture de
services ;
- Toute opération de change ou de banque ;
- Toute obligation entre négociant, marchands ou banquiers,
- Lettre de change ou remise d’argent de place à place
- Toute entreprise de construction
- Tout achat ou vente de navires
- Toute assurance et autre contrats concernant le commerce maritime
- Etc…
On observe que dans le commerce extérieur, il existe une subdivision importante, on parle de :
La légalité suppose une réglementation ou une loi. Ainsi, nous pouvons trouver :
- le commerce monopolisé : ici l'Etat se réserve le droit exclusif d’exploiter
certains produits ou certaines opérations (Fabrication et vente des tabacs et des
cigarettes, la gestion des Postes et Télécommunications, etc.);
- le commerce réglementé : ici, l'Etat soumet la vente ou l’achat de certains produits
et services à un contrôle pour des raisons de sécurité et d'intérêt public (armes,
produits pharmaceutiques, Hôtellerie, etc.).
- le commerce nationalisé : on parle de la nationalisation quand l'Etat devient
propriétaire de certaines entreprises pour l'intérêt général. C’est ici l’occasion de
rappeler certaines mesures de nationalisation qu’a connu la RDC à une certaine
époque de son histoire. Il s’agit du cycle appelé « processus de zaïrianisation-
radicalisation- rétrocession », un ensemble des mesures économiques successives qui
ont d’abord nationalisées les entreprises étrangères en exigeant que les étrangers
gèrent collégialement avec les congolais ; ensuite d’autres mesures sont venues
radicalisées simplement ces mesures en octroyant à des congolais ces entreprises
étrangères (acquéreurs) et, enfin, une dernière mesure est venue restituer ces
entreprises à leurs propriétaires (rétrocession).
- le commerce libre : ce commerce libre suppose que tous les produits sont vendus
librement sans qu’ils soient contrôlés.
L’échange peut porter sur les marchandises, l’argent, les assurances. Ainsi, on peut avoir :
6
1.3. LE COMMERCANT
1.3.1. Définition
Selon la loi qui régi le commerce en République Démocratique du Congo, « Est commerçant
celui qui fait profession d’actes qualifiés de commerciaux » c’est-à-dire ceux qui exercent
des actes de commerce et en font leurs occupations habituelles. On observe chez le
commerçant une permanence, une répétition d’actes portant sur la vente et/ou achat des biens
ou des services.
Le commerce joue un rôle important dans le développement d’une économie ; dans une nation
moderne, il joue le rôle de distributeur : il fait passer la marchandise du producteur au
consommateur. De ce fait, pour remplir cette tâche, les marchandises doivent être mises à la
disposition des consommateurs en quantité suffisante et désirée à un endroit et un moment
déterminé.
Par conséquent, les commerçants doivent tenir un certain nombre des livres et payer la
patente. Leurs actes professionnels sont de la compétence des tribunaux de commerce. Une
7
personne déclarée juridiquement incapable n’est pas autorisée à faire le commerce. C’est ainsi
que, l’exercice du commerce en RDC est incompatible avec certaines fonctions publiques.
Etre juridiquement capable : 18 ans révolus, mineur émancipé (15 ans autorisation
paternelle ou tutélaire), femme mariée autorisée. Sont réputés incapables : mineurs,
femmes mariées non autorisées, prodigues, faibles d’esprit, aliénés mentaux internés
ou interdits. Ils sont protégés par la loi contre les dangers et les aléas du commerce.
Sont réputés actes de commerce tous les effets de commerce (traites, billets à ordre, chèque,
mandat) ou tous autres effets à ordre ou au porteur. Toute signature apposée sur ces effets et
titres est un acte de commerce. C’est donc la signature qui confère la commercialité à l’acte,
indépendamment de la qualité du signataire. Ce sont des actes de commerce par leur forme.
Ce sont des actes dont leur commercialisions s’opèrent de la personne qui les pose
(commerçant sauf preuve contraire) ou de la forme de l’acte (opérations sur les effets de
commerce, telles que l’endossement, l’aval…).
8
Ce sont des actes dont leur caractère commercial découle de l’intention de réaliser un profit
par leurs auteurs, même posés isolément. Sont ainsi qualifiés de « commerciaux par la loi » ;
- Tout achat de marchandises destinées à la revente ou location ;
- Toute vente ou location des marchandises achetées pour être revendues ;
- Toute location des meubles pour les sous-louer et toute sous-location des meubles.
Les commerçants sont astreints à des obligations qui peuvent se résumer à ces éléments :
Un commerçant est obligé de tenir un certain nombre de livres de commerce. Les plus
importants sont :
Le journal :
C’est document où est enregistré au jour le jour les opérations de l’entreprise et y récapitule
au moins mensuellement les totaux de ces opérations
Le livre d’inventaire :
C’’est un document qui présente l’état des biens et dettes de l’entreprise à dresser chaque
année
Le bilan et Tableau de Formation de Résultat :
Sur la base du livre d’inventaire, ces documents présentent la situation patrimoniale de
l’entreprise. Ils ont force probante et font l’objet d’un contrôle régulier et permanent
Toutes correspondances :
Dès qu’il y a cessation de paiement assortie d’un ébranlement de crédit, le commerçant doit
informer le greffe du Tribunal de Grande Instance endéans les trois jours, avec, en annexe de
cet aveu le bilan et les livres obligatoires (grand livre, journal, comptes…).
Employer le système métrique de poids et mesure ainsi que des instruments de pesage
ou de mesurage.
Tenir des engagements et respecter la loi. Notamment en payant ses impôts et charges
sociales
10
Le commerçant doit devoir payer ses impôts et charges sociales. En RDC, les impôts à payer par
le commerçant peuvent être :
- Les impôts sur les bénéfices
- Les impôts sur le chiffre d’affaire (sur le montant net des ventes)
- Les impôts sur le montant des salaires payés
- Les impôts sur les signes extérieurs de la richesse (valeur locative
- des locaux)
Par contre les charges sociales payées par le commerçant qui emploie du personnel sont :
- Les cotisations à l’INSS
- Les cotisations des allocations familiales
- Les assurances pour couvrir les accidents de travail
- Les soins médicaux
Bénéficier de certains droits, notamment être électeurs et éligible aux instances des
Tribunaux de Commerce.
Pouvoir utiliser certains moyens (brevet, marque, raison…) pour se défendre contre
leurs concurrents.
Le fonds de commerce est le montant payé lors de l’achat d’une entreprise déjà existante
pour l’ensemble de ses valeurs corporelles et incorporelles. Ce prix varie essentiellement avec
le chiffre d’affaire et le bénéfice réalisé. Les valeurs corporelles et incorporelles peuvent
commenter comme suit :
11
CHAPITRE II :
LES OPERATIONS LIEES A LA VENTE COMMERCIALE
La vente est un contrat par lequel une partie (vendeur) s’engage à livrer une chose et l’autre
(l’acheteur) à en payer la contrevaleur.
L’exécution d’une telle convention peut être prouvée par un bon de commande, une lettre ou
une facture acceptée ou quand il s’agit d’opération importante par un contrat de vente.
Pour que la vente soit conclue, il faut que le vendeur et l’acheteur soient d’accord sur la chose
vendue et sur le prix. Cet accord peut être donné oralement, par lettre, téléphone, etc.
Dans la plupart des cas, le contrat de vente s’établit à la suite d’une offre. L’offre est ferme
lorsque le vendeur s’engage pendant un temps déterminé à exécuter toute commande aux
conditions mentionnées dans l’offre. Celle-ci sera sans engagement quand le vendeur n’est
pas certain de pouvoir exécuter les commandes éventuelles, soit parce que les quantités
disponibles sont limitées, soit parce que les prix présentent des fluctuations très fortes. Dans
ce cas, l’offre est alors une simple indication de prix.
La vente au comptant est celle liée à une livraison immédiate, décalée ou dans un court délai.
On peut avoir les cas ci-après :
- Comptant compté : c’est le cash telle la vente en magasin
- Comptant contre remboursement : c’est quand la livraison est effectuée par le
transporteur contre remise du prix
- Comptant d’usage : paiement dans un délai très rapproché comme la fin du mois ou
dans les jours de facturation par exemple
On parle d’une vente à crédit, c’est lorsque la livraison a eu lieu immédiatement mais le
paiement est reporté à une date future. Le crédit de un, deux ou trois mois repose sur la
confiance, les usages et les conditions économiques. Le crédit se justifie dans les relations
entre grossistes et commerçants, entre industriels et négociants. Dans les sociétés de
13
consommation, les commerçants accordent le crédit aux consommateurs des produits pour
développer les ventes et la consommation de ce qu’on appelle le crédit à la consommation. Le
prix d’une marchandise à vendre à crédit est toujours excessif que celui d’une vente au
comptant.
La livraison et le paiement sont retardés jusqu’à une date fixée d’avance lors de la conclusion
du marché. Cette sorte de vente est seulement pratiquée dans le commerce de gros de
certaines matières. L’acheteur et le vendeur passent un marché, c’est-à-dire un contrat de
vente qui porte sur une grosse quantité de marchandises et la livraison de ces marchandises est
échelonné sur 6 mois ou 1 an. Les dates de livraison sont prévues. Le prix de la marchandise
est le plus bas possible, inférieur au prix d’une vente unique en gros.
La vente à tempérament est une forme de crédit qui échelonne le règlement sur un temps
parfois assez long (de 6 mois à 2 ans). Elle se rencontre surtout dans le crédit à la
consommation pour faciliter l’achat d’articles couteux
La vente à tempérament s’apparente également à la location-vente : ici l’objet loué est mis en
possession chez le preneur moyennant une mensualité plus élevée que celle de la location
simple. Après paiement d’un certain nombre de mensualités, le preneur devient propriétaire
de la chose. S’il est défaillant, les mensualités sont perdues pour lui et l’objet doit être rendu
Ici, les marchandises sont mises à la disposition de l’acheteur immédiatement ou dans un délai
très court. Dans ce cas, le vendeur a les marchandises en stock
C’est une forme de la vente qui s’effectue par un accord entre les deux parties : le vendeur
et l’acheteur. Ils se conviennent sur les conditions de vente (prix, marchandises, transport,
qualité, paiement, etc.)
Ici, tous fournisseurs concurrents sont invités par voies d’annonces ou d’affiches à se faire
connaitre et à envoyer leurs conditions sous pli fermée avant une date déterminée. Celui qui
est le fournisseur le moins disant, qui fait l’offre le plus favorable devient l’adjudicataire.
L’Etat, les Entités Administratives Décentralisées recourent souvent à ce procédé pour obtenir
les meilleurs prix.
C’est une vente publique qui est plus appliquée pour des articles d’occasion.
C’est une vente à un intermédiaire qui se voit attribuer un monopole d’un article considéré
dans une région déterminée
15
Lorsqu’un contrat de vente conclu, toutes les conditions de vente doivent être spécifiées avec
exactitude, afin de prévenir toute contestation ultérieure entre l’acheteur et le vendeur.
Il est très cruciale de décrire la qualité d’un produit, on peut le faire de différentes manières
telles : première qualité, qualité supérieure, qualité ordinaire. Cette détermination de la
qualité peut se faire au moyen de :
- La Marque de fabrique : c’est quand il s’agit des produits très connus, il suffit de
mentionner la marque de fabrique tels : Samsung, Peugeot…
- L’échantillon : c’est une petite quantité d’un stock de marchandises qui est remise à
l’acheteur pour lui permettre de juger du stock entier
- L’analyse : la qualité de certains produits est définie par le résultat de leur analyse
chimique et constatée dans un certificat d’inspection
- La description : on écrit certains produits dont la qualité ne peut être déterminée au
moyen d’un échantillon
La quantité peut être exprimée en unité de longueur (mètres, pieds), de poids (Kg, tonnes), de
surface (m2,, pieds carrés) de volume (m3 ) ou en nombre de pièces, etc. pour les marchandises
emballées, il convient de tenir compte du poids de l’emballage. Ici on rencontre les
expressions suivantes :
a) Pour le poids
Poids net : poids des marchandises sans emballage
Poids brut : poids total des marchandises et de l’emballage
Tare : poids de l’emballage ou poids du contenant. Il existe plusieurs types de
tares :
- Tare moyenne : on pièce quelques unités pour calculer les droits
d’entrée sur le poids net des marchandises importées, c’est le droit
spécifique perçu sur la quantité des marchandises importées
- Tare d’usage : c’est la tare usuelle, généralement appliquée pour les
marchandises avec emballage standard. Elle s’exprime en
pourcentage du poids brut ou en Kg par unité. Elle est calculée
16
Le prix de la marchandise est toujours fixé par unité ou par quantité (m, m2, m3kg, tonne, stère, 1, hl,
pièce, dizaine, etc.)
Les frais de livraison sont généralement à charge du vendeur tandis que ceux d'enlèvement sont en
principe à charge de l'acheteur. Sur le prix on peut appliquer différentes réductions ou
bonifications, l'escompte pour le paiement comptant, la remise, le rabais et la ristourne pour les
autres paiements. Ces réductions se calculent successivement sur le prix obtenu après les autres
réductions comme :
17
- La remise
C'est une bonification ou réduction accordée à un client qui achète en grande quantité.
- La ristourne
La ristourne est une réduction qu’on accorde à un client fidèle à la fin de chaque période en termes
du chiffre d’affaires réalisé avec ce dernier. L’objectif de bonification est d’inciter inciter les
commerçants à s'approvisionner toujours chez la même firme en vue de réaliser un chiffre d'affaires
très élevé et bénéficier ainsi d'un pourcentage de remise supérieure.
- Le rabais
C'est une réduction accordée si la quantité des marchandises livrées ne correspond pas à la
quantité demandée. Pour éviter que les marchandises soient refusées, le vendeur accorde un rabais.
- L'escompte
C'est une réduction financière qu’on accorde à un client qui paie sa dette de façon anticipative ou
avant l’échéance (c'est le règlement anticipé).
- Frais de livraison
Ce sont les frais de la mise à la disposition à l'endroit prévu. Ils sont à la charge du vendeur.
- Frais d'enlèvement
Ce sont les frais constitués par le chargement, le déchargement, le transport, l'assurance. Ils
18
- Lieu de livraison
Il est important d’indiquer le lieu de la destination des marchandises ; mais il arrive parfois que
la destination soit fixée après la conclusion du contrat. S'il s'agit d'un chargement partiel la
destination doit être indiquée à la signature du contrat.
En cas de chargement complet (full cargo), l'acheteur dispose d'un certain temps pour indiquer
une destination provisoire du navire, destination située entre deux ports à indiquer dans le contrat.
Dans ce cas, le navire commence le voyage sans que la destination finale soit connue. Il est alors
dirigé vers un port t'attente ou port d'ordre où des instructions seront données par l'acheteur quant
au port de débarquement.
L'acheteur peut ainsi diriger la cargaison vers la destination où il peut obtenir le prix le plus
avantageux. Actuellement, les ports d'ordre ne sont plus nécessaires, on donne les instructions par
télégramme ou par radio aux navires en pleine mer.
Le paiement au comptant
Il a lieu au moment où la marchandise est livrée (ou quelques jours après). Une modalité très fréquente
de paiement au comptant est « l'envoi contre remboursement » : dans ce cas, le paiement a lieu à la
livraison, le transporteur à son tour doit faire parvenir le montant reçu au vendeur.
Le paiement à terme
C'est le paiement qui a lieu un certain temps après la livraison des marchandises. Une modalité très
répandue de la vente à terme est « la vente à tempérament » : l'acheteur se libère par le
paiement d'une somme au comptant et par des paiements à terme échelonnés sur quelques mois.
19
CHAPITRE III :
DOCUMENTS SERVANTS DE SUPPORT AUX OPERATIONS D'ACHAT ET AUX
OPERATIONS DE VENTE
Une convention ou un contrat de vente, est un document, généralement écrit, par lequel
un vendeur s'engage à livrer une chose vendue et un acheteur s'engage à payer le prix de
cette chose moyennant certaines modalités, formes et conditions.
C'est un document commercial établi par le client et adressé au fournisseur pour lui indiquer les
marchandises à livrer et les conditions de livraison, de paiement, etc. Ce document se présente en
deux parties.
3.3.1. Définition
C'est une note qui accompagne la livraison des marchandises. Il renseigne sur la
20
Le note de réception, séparée du bon de livraison par un pointillé, est une simple
note énumérative des marchandises reçues, que le livreur remet au client au moment de la livraison
et que le client signe et remet ensuite au livreur qui le conserve comme preuve de livraison.
C’est un document combiné qui remplace le bon de livraison et le bon de réception. Il possède donc
les propriétés de ces deux bons. Il les réunit en un seul. Il accompagne les marchandises du
magasin du fournisseur jusqu'au domicile du client. Il renseigne sur la qualité et la quantité
des marchandises (nombre de colis et nature des marchandises).
3.4. FACTURE
La facture est un document commercial établi par le fournisseur et adressé à l'acheteur; elle signifie
le détail des marchandises vendues ou des prestations fournies ainsi que le décomptage de leur
prix. Ce document comporte également deux parties et se présente comme dans l’encadré n°05
Toute facture qui a été acceptée fait preuve du contrat. L'acceptation est soit tacite, soit écrite. Elle est
tacite lorsque l'acheteur ne réclame rien dans le délai d'acceptation habituel ou conventionnel ; il est
donc important de procéder le plus rapidement possible au contrôle de la facture. Un paiement partiel
du montant de la facture vaut acceptation de celle-ci. Il ne faut donc pas payer partiellement une
facture s'il y a une contestation sauf évidemment si on exprime des réserves. En cas de contestation,
on prévient immédiatement le vendeur par pli recommandé.
Il n’existe pas de forme standard de facture commerciale. Chaque entreprise imprime un type
adapté à ses besoins, pourvu qu’elle contienne toutes les clauses du contrat de vente et
ressortisse les deux parties qui la composent : l’en-tête et le corps (Encadré n°05). Leur
diversité reflète la variété des activités commerciales et des modalités de vente.
Les Imprimés
Les renseignements sur le vendeur (nom, adresse, genre d'activité, numéro d'immatriculation au registre de
commerce et de crédit mobilier, numéro du téléphone, du C.C.P., etc.,). Les conditions de vente, notamment : le
mode d'expédition, lieu, date et modalité de paiement, le numéro d'ordre, la mention « FACTURE », la mention «
DOIT »,
Les manuscrits ou dactylographiés
b) Le corps
Elles sont généralement imprimées au verso : on les retrouve parfois au recto soit en bas de la feuille, soit
verticalement sur le côté gauche de la facture. Les clauses marginales ont la même valeur que les stipulations écrites
dans le corps du document, sauf si elles sont contraires à celles-ci.
Exemple de clauses :
en cas de litige, le tribunal de Kinshasa sera seul compétent,
en cas de conflit, les parties s'en remettront à la décision de l'arbitre.
22
Etablies quand il y a livraison directe des marchandises au client par le fournisseur habitant le
même lieu que lui. La simplification résulte de l'absence des mentions relatives au transport. Ce
sont des factures de simples de faibles montants se rapportant à des fournitures, de papeterie, de
denrées, etc. Elles sont couramment appelées aussi notes.
Le document rédigé par les détaillants, les petits artisans et les personnes exerçant une profession
libérale, pour constater une vente ou un travail exécuté ne s'appelle pas facture, mais note. Le
paiement s'effectue au comptant. Comme la facture, la note se compose se présente également
sous deux parties (Encadré n°06) :
Le mémoire se présente comme un état détaillé de divers travaux effectués et de leurs prix. Il reprend
23
le prix des articles et autres facteurs utilisés (matériaux, main-d’œuvre, taxes, escompte).
Une vente peut se faire à condition. Dans ce cas, il établit une facture provisoire. Cette facture
provisoire devient définitive si, à la réception ou au terme du délai convenu, le client ne restitue
pas les marchandises.
Elle est appelée de diverses façons. C’est un document établi par un commissionnaire à l'adresse
de son commettant. Elle est appelée :
Compte d'achat, si l'intermédiaire a effectué une opération d'achat pour son client. Le
compte d'achat établi par le commissionnaire et destiné au commettant donne le
décompte du prix d'achat ainsi que les divers frais payés par le commissionnaire-acheteur.
Ce document comprend donc
le prix d'achat de la marchandise,
les frais payés par le commissionnaire-acheteur pour faire arriver les
marchandises,
la commission du commissionnaire,
la valeur nette à payer.
compte de vente, si l'opération accomplie pour le client est une vente. Le compte de vente
donne le décompte du produit net de la vente effectuée par un commissionnaire
vendeur, d'ordre et pour le compte de son commettant. Il comprend :
l'en-tête,
le corps (copie du corps de la facture et toutes les déductions accordées aux
tiers acheteurs,
les irais occasionnés par cette vente,
la commission calculée sur le montant brut de la vente,
les avances sur le prix de revient faites par le commissionnaire au
commettant,
les intérêts calculés sur les avances,
le solde à envoyer au commettant.
24
3.7. Facture pro-forma (pour la forme) ou facture simulée ou facture fictive qui
précède une vente.
Elle correspond à une facture d'expédition qui est visée au départ par le consul du pays destinataire
ou importateur, dans le pays exportateur pour certifier à l'intention de la douane l'origine et la
valeur des marchandises importées. Le certificat d'origine donne les détails sur la provenance et
l'expédition de la marchandise.
Elle ne concerne que les clients commerçants. Elle doit indiquer les modalités et les détails de
règlement. Le créancier non payé dans le délai peut faire dresser un protêt (déclaration écrite
dressée par un huissier à la demande d'un bénéficiaire d'un effet de commerce, non payé à
l'échéance).
Adressée par le vendeur à l'acheteur, cette facture, constate des bonifications consenties pour
diverses raisons : remise, escompte, rabais, retour des marchandises, frais à rembourser, erreurs
de calcul ou à la suite de sur-paiement d'une facture etc. La mention « AVOIR » est portée de
manière très apparente sur le document qui, très souvent, est établi sur papier de couleur. Cette
facture donne droit à un remboursement de la différence pour le compte de l'acheteur.
C'est un document qui reprend des factures (facture de doit et facture d’avoir) en souffrance et
des factures d'avoir adressées pendant une période donnée à un même acheteur par un
vendeur. Ce relevé ne mentionne que la date, le numéro et le montant de ces diverses factures. Il
indique habituellement le mode de règlement.
25
La note de poids est un écrit qui accompagne la facture et qui indique le poids de chaque colis pris
séparément Cette spécification s'inscrit parfois au bas de la facture.
La note de frais est un document transmis aux particuliers par les détaillants ou les artisans.
Elle contient le montant dû pour les marchandises livrées ou les travaux effectués. La note
de frais est souvent un document imprimé.
La note de débit est une facture supplémentaire établie par le vendeur au cas où l'on découvrait une
erreur de sous paiement après la première facture sous facturée. Cette deuxième facture sera envoyée
à l'acheteur (client) qui va payer la différence au vendeur.
26
CHAPITRE IV
DOCUMENTS SERVANTS DE SUPPORT AUX OPERATIONS DE PAIEMENT
4.1.1. Considérations
La monnaie constitue une marchandise ayant une valeur intrinsèque, acceptée dans les
échanges et qui, de par la loi et la coutume, est devenue un moyen d'acquitter une dette.
C’est aussi un instrument de mesure et d'échange des marchandises et des services.
La monnaie est une marchandise ayant une caractéristique principale, celle d’être acceptée par
tout le monde en échange d'autres marchandises. Ce fait constitue la première et la plus
importante fonction de la monnaie: la monnaie est un moyen d'échange et une mesure des valeurs ;
en effet, elle est employée comme mesure pour exprimer la valeur d'un bien. Aussi grâce à la
monnaie il est possible de comparer entre elles les valeurs d'échange de tous les produits. Enfin,
la monnaie est un moyen de paiement.
1. La monnaie métallique
Lorsque les hommes ont commencé à échanger des produits, ils faisaient du troc puis ils choisissaient
une unité de mesure et d'échange qui était soit une marchandise, soit un objet, c'est la
monnaie. Cette monnaie devait remplir les qualités ci-après :
Etre abondante sur le marché ;
Pouvoir se fractionner pour servir aux transactions peu importantes.
On prit ensuite des métaux comme monnaie. Mais la pesée et l'essayage ne favorisèrent pas les
échanges. On imprima alors sur des lingots, à l'aide d'un pinceau une marque ou une estampille
garantissant au public le poids et la valeur du métal. Les métaux précieux furent choisis comme
monnaie pour leur qualité et à cause de leur :
Valeur d'échange appréciée par les hommes,
Valeur stable due à la production relativement faible,
Inaltérabilité : pas de détérioration (qui ne s'abîme pas),
Divisibilité car le fractionnement n'enlève rien à la valeur.
27
La monnaie fiduciaire est une monnaie dont la valeur repose sur la confiance du porteur envers
l'émetteur. Elle est matérialisée par les billets de banque.
à l'origine: la monnaie fiduciaire est un certificat de dépôt, remboursable à vue en espèce.
C'est la monnaie de papier,
dans la suite: c'est un titre émis par une banque auquel l'Etat donne le cours forcé
qu'on est obligé d'accepter en paiement; c'est le papier monnaie. La valeur du papier
monnaie est basée sur la situation économique du pays et sur sa politique monétaire.
3. La monnaie scripturale
C’est monnaie est aussi appelée monnaie de banque, elle est créée par la banque à l'occasion de la
constitution de dépôts. Elle circule sous forme de chèque et de virement.
Le paiement s’opère au moyen de différents instruments de paiement dont la plupart sont émis
avec l'intervention des banques. La preuve de paiement peut être établie soit par une formule
inscrite sur un document, soit par une quittance ou un reçu.
4.2.1. L'acquit
L'acquit n'est pas un document, mais une mention apposée sur un document stipulant que la
dette dont il est question a été soldée. La formule « pour acquit » est suivie de la date et de la signature
du créancier. Toutefois, une simple signature vaut acquit.
4.2.2. La quittance
C'est un document établi par le créancier qui reconnaît avoir reçu un paiement en apurement
total ou partiel de sa créance. La quittance suppose donc une créance préalable et ne se rapporte qu'à
une somme d'argent. Le créancier déclare de ce fait que le débiteur a payé sa dette.
Le reçu ou récépissé est un document délivré contre remise, en prêt ou en dépôt d'une
somme d'argent ou des choses autres que des espèces tels des titres. Le débiteur reconnaît avoir
reçu une somme ou un objet déterminé.
28
QUITTANCE RECU
- provient du créancier, - provient du débiteur,
- constate le paiement d'une dette - constate un dépôt,
préalable, - se rapporte à des sommes
- se rapporte à des sommes d'argent ou à toutes
d'argent. autres sortes de dépôts.
4.2.4. Le chèque
le chèque postal ;
le chèque bancaire ;
le chèque d'autres institutions financières non bancaires comme la caisse LUYMAS
CADECO, CBCO, CAMEC etc.
La banque a pour rôle de récupérer les capitaux improductifs et les mettre au service de
l'industrie et du commerce. Toute personne ayant des fonds disponibles peut les déposer en banque.
Ce dépôt en banque à plusieurs avantages vis-à-vis de l’économie :
- les paiements ne posent plus de problèmes car ils sont effectués simplement et
rapidement et la banque fait le reste du travail ;
- l'argent devient facile, les économies sont placées en sécurité et s'augmentent d'elles-mêmes ;
- Les encaissements sont aisés et souples car la banque veille à ce que l'argent soit rapidement
inscrit au compte du bénéficiaire.
Ce dépôt se trouvant en banque présente aussi d’autres avantages pour le déposant et pour le
banquier tels que nous détaille l’encadré n°07 ci-après.
29
Encadré n° 08 : Avantages de dépôt en Banque tant pour le déposant que pour le banquier
Pour le déposant :
- sécurité : on évite les risques de pertes et de vols, la banque disposant d'installations sûres,
- commodité : restitution possible des fonds sans délai à la demande du déposant,
- léger intérêt : à partir d'un certain minimum de dépôt un intérêt est accordé au déposant,
- la banque assure le service de caisse du déposant: le commerçant peut utiliser
les divers services financiers de la banque: encaissement des factures, chèques, effet,
domiciliation des coupons, etc.
Pour le Banquier :
- Grâce aux dépôts, le banquier se procure des capitaux considérables avec lesquelles il
entreprend des opérations beaucoup plus importantes qu'avant ces dépôts.
Le compte à vue est un compte chèque, comptes immédiatement exigibles dont la provision peut être retirée « à
vue » c'est-à-dire à tout moment; ils produisent un intérêt peu élevé. Le solde est immédiatement exigible sans
aucune restriction.
2) Les comptes à préavis
Sont ceux qui sont ouverts avec un préavis de 15 jours, de 1, 3, 6 ou 12 mois. Leur maturation (échéance)
est déterminée par la date de réception du préavis, date à partir de laquelle les fonds doivent encore rester en
compte pour la période choisie lors de l'ouverture du compte.
3) Les comptes à terme fixe
Ces comptes sont échelonnés de 15 jours à 4 ans. Ils sont disponibles à l'échéance fixée à l'ouverture du
compte. Les comptes à préavis et les comptes à terme fixe bénéficient d'un intérêt plus élevé.
4) Les comptes courant commerciaux
Quand la banque prête de l'argent à un commerçant, il ouvre pour celui-ci un compte d'avance appelé «
compte courant ». Le banquier prête à un taux élevé les capitaux reçus en dépôt et les intérêts permettent de
couvrir ses frais généraux et lui assurent un bénéfice.
30
Ce sont les carnets destinés à favoriser l'épargne ; ils jouent les mêmes rôles que les livrets
d'épargne des coopératives. La stabilité de ce genre des dépôts permet aux banques d'octroyer un
intérêt aussi élevé que celui consenti aux livrets d'épargne. Les retraits sont toutefois limités à un
montant déterminé suivant une période déterminée.
Le livret de compte
Le livret permet aux déposants de soutirer des fonds contre présentation du document, sans préavis et
sans limitation du montant.
C’est une annonce faite au client sur toute opération passée à son compte par un avis de débit ou
de crédit. Les avis de débit et de crédit sont joints à un état de situation journalière ou extrait de
compte journalier ou extrait de compte journalier servant au client de prendre connaissance de
toutes les opérations traitées à son compte dans la journée.
Cet extrait indique :
- le montant et la valeur appliquée, c'est-à-dire la date à partir de laquelle le montant porté
en compte produit ou cesse de produire des intérêts ;
- l'ancien solde du compte ;
- Le nouveau solde.
C’est un instrument ou document qui indique le nombre et le montant des billets et des pièces versés
en banque, établi par le déposant en deux exemplaires (au moins), il reçoit le cachet de la banque
31
C'est le document qu'on remplit avant de déposer un chèque à la banque pour un virement ou un
transfert des fonds.
Le chèque est un instrument par lequel une personne qui ayant ses avoirs déposés et
disponibles en banque peut effectuer le retrait de tout ou partie de ceux-ci à vue soit à son profit ou
au profit d'un tiers. Le titulaire du compte en banque (tireur) donne au banquier (tiré) l'ordre de
payer une certaine somme à vue à une certaine personne (bénéficiaire) ou à son ordre. Ces principes
peuvent se résumer comme suit :
- existence d'une provision dès l'émission du document ;
- la dénomination de « chèque » est insérée dans le texte du
document ;
- existence du mandat pur et simple de payer une somme déterminée ;
- le chèque est payable sur simple présentation ;
- il y a tirage sur un banquier (le tiré).
32
a) Chèque au porteur
Ce chèque est payé auprès de la personne qui le présente. La propriété de ce chèque peut être
transférée sans aucun problème. II y a donc une transmission de main à main par la mention «
Payer au porteur ». Même en cas de perte, il peut être encaissé par toute personne l'ayant en sa
possession.
b) Chèque à ordre
Sa propriété peut être transférée par le titulaire par la formule d'endossement avec la mention «
Payer à l'ordre de ... ». Dans ce cas on doit bien vérifier l'identité du bénéficiaire.
Ce chèque est payable à la personne dont le nom est mentionné sur le document. Il n'est pas
transmissible avec la mention « Payer contre ce chèque non à ordre à.... ». Le chèque revêt
certaines mentions obligatoires
- Le chèque dont le montant est écrit plusieurs fois, soit en toute lettre soit en chiffre ne vaut,
en cas de différence, que pour la moindre somme;
33
- Le chèque dont le montant est écrit à la fois en lettres et en chiffres vaut, en cas de
différence, pour la somme écrite en toute lettre.
3. Transmission
- Le chèque stipulé payable au profit d'une personne dénommée, avec ou sans clause « à
ordre », est transmissible par endossement. Par contre, si le chèque porte la mention
« non à ordre », il est seulement transmissible dans les formes d'une cession ordinaire,
- Le chèque au porteur est transmissible par simple remise de la main à la main. Si on omet de
biffer la mention « au porteur », il est considéré comme étant au porteur.
4. Endossement
C'est une indication écrite au dos du chèque ou sur une allonge et signée par l'endosseur. La mention
« payer à l'ordre de H... » est suivie de la signature ; mais la signature seule suffit. Cette
mention transmet la propriété du chèque avec tous les droits qui en résultent. L'endossement doit être
pur et simple, sans conditions, ni réserve, il ne peut être partiel.
L'endossement peut être complet ou en blanc. L'endossement complet indique aussi le nom du
bénéficiaire, alors que l'endossement en blanc ne comprend que la signature du dernier endosseur.
5. Aval
L'aval est la caution personnelle garantissant le paiement d'effet de commerce donné par un tiers
appelé «donneur d'aval ou encore avaliseur». Le paiement d'un chèque peut être garanti, pour
tout ou partie de son montant, par un aval. L'aval peut être four nie par un tiers sauf le tiré, ou par un
signataire du chèque.
II est donné :
34
- soit sur le chèque, par la mention «bon pour aval» suivi de la signature ou par
une simple signature au recto,
- soit par actes séparé.
L'aval doit indiquer pour compte de qui il est donné, sinon il est réputé donné pour le tireur.
II peut être donné pour le tiré, pour le tireur ou pour un endosseur. Le donneur d'aval qui a payé le
chèque acquiert les droits résultant du chèque.
Ce document est payable à vue, même s'il est postdaté : il est payable le jour de la
présentation, même s'il est présenté au paiement avant le jour indiqué comme date d'émission.
7. Délai de présentation
Un chèque émis et payable au Congo doit être présenté au payement dans un délai de
soixante jours. Le chèque émis à l'étranger et payable au Congo doit être présenté dans le délai de
cent vingt jours.
Les délais de présentation prennent cours à la date d'émission indiquée sur le chèque. Lorsque le
dernier jour du délai accordé pour la présentation est un jour férié légal, ce délai est prolongé
jusqu'au premier jour ouvrable qui en suit l'expiration.
8. Chambre de compensation
9. Paiement
10. Solidarité
Toutes les personnes obligées en vertu d'un chèque sont tenues solidairement envers
leur porteur. Celui-ci peut agir contre elles, individuellement ou collectivement, dans
n'importe quel ordre. Celui qui a remboursé le chèque acquiert les mêmes droits que le
porteur. Indépendamment de ses recours, le porteur peut, avec la permission du
Président du Tribunal de Commerce, saisir conservatoirement les effets mobiliers des tireurs
et endosseurs.
11. Prescription
Les actions en cours du porteur contre les endosseurs, le tireur et les autres obligés se prescrivent par
6 mois à partir de l'expiration du délai de présentation. En cas de prescription, il subsiste une action
contre le tireur qui n'a pas fait provision et contre le tireur ou l'endosseur qui se
serait enrichi. Injustement Cette action est soumise à la prescription de 30 ans, (comme cas
général) ou de 5 ans pour les chèques tirés pour de faits de commerce.
Celui qui a été involontairement et accidentellement dépossédé d'un chèque peut demander le
paiement du chèque et l'obtenir en vertu de l'ordonnance du Président du Tribunal de Première
Instance en justifiant de sa propriété et en donnant caution. En cas de refus de paiement, il conserve
ses droits en faisant établir un protêt.
13. Opposition
C'est un acte par lequel un titulaire d'un compte s'oppose au paiement d'un chèque émis de son
compte
a) Avantages
Inconvénients
1. Le chèque barré
C’est un chèque qui est pourvu au recto de deux lignes parallèles transversales. Ce chèque barré ne
peut être exhibé au paiement que par une banque ou un des clients de la banque. Le chèque peut être
barré aussi bien par le tireur que par le porteur. Si le porteur d'un chèque trace le barrement, il n'a
plus à craindre la perte ou le vol de son document, car la personne qui détiendrait illégalement ce
chèque devrait décliner son identité et ne pourrait pas l'encaisser. En effet, le chèque ne sera pas payé
en espèces. Le porteur devra transmettre le chèque barré à une banque qui en transférera le montant à
son compte.
Le barrement a pour but de minimiser les risques de vol du chèque. Le barrement est
général si aucune mention n'est inscrite entre les deux barres parallèles, dans ce cas, le chèque doit
être payé par le tiré à n'importe quelle banque ou à un de ses clients. Ce barrement est spécial si, entre
les lignes parallèles, figure le nom d'une banque, dans ce cas, le chèque ne peut être payé par le tiré
qu'à la banque indiquée ou à un de ses clients.
Le tireur ou le porteur peut prohiber le paiement en espèces, en portant au recto la mention "à
porter en compte" ou "sans sortie de caisse" ou une autre mention équivalente. Dans ce cas, le chèque
ne peut donner lieu qu'à un règlement par écriture valant paiement (crédit en compte, virement,
compensation). Cette indication ne peut être barrée.
3. Le chèque visé
Ici, tiré souligne ou indique l'existence de la provision du chèque au moment de son émission
(opération faite sur la demande du tireur). Le banquier ne s'engage pas au paiement et n'immobilise
pas la provision.
37
4. Le chèque certifié
Ce genre de chèque est utilisé lors de déplacement à l'étranger, enfin de disposer à tout
moment des moyens de paiement à l'étranger tout en se couvrant contre les risques de perte ou
de vol d'argent. Le chèque de voyage est toujours nominatif et établi en monnaie étrangère. La
banque émet de chèques de voyage tirés sur banque étrangère par prélèvement sur les avoirs en
compte du client
1. Définition
L’ordre de virement est une opération par laquelle le titulaire d'un compte en banque règle un tiers
en faisant transférer une somme du crédit de son propre compte au compte de ce tiers. Le
virement est effectué de compte en compte dans la même banque par un document appelé ordre de
virement (O.V.).
2. Formes de virement
Le virement peut se faire sous la forme d’une simple lettre, d’un formulaire de la banque du
débiteur. Le donneur d'ordre utilise des formulaires imprimés à son nom et à son numéro de
compte appelés ordre de payement (O.P.).
Cette opération est faisable lorsque les deux parties ont leurs comptes ouverts dans des agences ou
succursales différentes de la même banque ou dans des banques différentes ou l'une dans une
banque et l'autre à la poste.
C’est une opération similaire au virement. Mais le transfert est effectué d'un compte d'une banque
à un compte dans une autre banque. Il y a des formules spéciales dans les transferts
internationaux. Il faut alors indiquer la monnaie et le motif de paiement.
38
4.3.6. L'accréditif
L'accréditif est un document par lequel une banque donne l'ordre à son agence ou succursale de
payer à vue une somme déterminée à l'ordre d'une personne et qui verse les fonds à cet effet La
propriété de l'accréditif est transférée au moyen de l'endossement. Comme le chèque bancaire,
l'accréditif peut être barré (barrement général ou spécial) pour éviter le transport des fonds. Les
bulletins de paie émis par le Ministère des Finances sur demande de la Banque du Congo et
servant au payement des Agents et Fonctionnaires de la Fonction Publique jouent aussi le rôle
d'accréditifs et sont appelés ainsi.
1. Définition
C'est l'écrit sous forme de lettre par lequel le signataire (banque) invite un ou plusieurs de ses
correspondants à faire au bénéficiaire (porteur de la lettre) nominativement désigné, les
paiements jusqu'à concurrence d'un montant déterminé et éventuellement pendant un délai
déterminé.
a) Forme
C’est une lettre ayant aucune forme spéciale, car c'est une simple lettre. Quand elle est spécifiée
"lettre de crédit simple", elle est adressée alors à un seul correspondant. Les paiements dans ce
cas ne peuvent pas être effectués par les correspondants de différentes villes,
b) Transmission
Un document à personne dénommée, donc non transmissible même pas par endossement,
c) Echéances
Elle n’a aucune échéance fixée, car il est payable par acomptes successifs effectués contre
quittance et indiqués au verso de la lettre de crédit. Le bénéficiaire est libre d'user la lettre selon
ses besoins (partiellement ou intégralement) à condition de respecter le délai prévu éventuellement.
d) Paiement
A toute opération paiement, la somme versée est inscrite sur la lettre et visée par le
39
correspondant. Lorsque le crédit ouvert est épuisé, on dit que la lettre est fermée. La lettre de crédit
élimine les risques de perte ou de vol de l'argent en dispensant le bénéficiaire qui se rend ailleurs
d'emporter de fortes sommes d'argents. Actuellement l'usage de la lettre de crédit pour
l'étranger a été substitué par le chèque de voyage.
4.4.1. Le mandats-poste
[Link]. Définition
Avant d’expédier de fonds par la poste, on peut utiliser le mandat-poste. Dans ce cas, les fonds
doivent être remis au bureau de poste, accompagnés d'un mandat-poste dûment rempli. Le mandat-
poste est un document par lequel servant l'administration des postes de s'engage à payer à la
personne désignée sur ce mandat, une somme qui a été versée au profit de cette dernière dans l'un
des bureaux postaux du pays. Ce procédé est surtout utilisé lorsque le débiteur et le créancier ne
sont ni l'un ni l'autre titulaire d'un compte à l'Office des Chèques Postaux. Le mandat-poste
est toujours nominatif. Il n’est pas transmissible même pas par endossement.
a) Le talon de contrôle
b) Le reçu
Le reçu est un document remis au déposant (expéditeur) lors de l'émission et pourra lui servir de
preuve en cas de réclamation.
C’est un document adressé au bénéficiaire par la poste et ce document est remis à la poste au
moment de l'encaissement, le verso porte la mention « pour acquit » à coté de laquelle le bénéficiaire
doit mettre la date, le numéro de sa carte d'identité et sa signature.
d) Le coupon
Il est aussi un document adressé au bénéficiaire par la poste. Il peut être détaché par le
40
destinataire (bénéficiaire) et être conservé par lui. Au verso, l'expéditeur peut y faire une
communication au destinataire. On peut barrer le mandat-poste reçu et l'envoyer pour
encaissement à sa banque ou à l'Office des Chèques Postaux si on y est titulaire d'un compte (c'est
le mandat-poste barré).
[Link]. Définition
C’est un document par lequel le titulaire d'un compte chèques postaux (le tireur), donne ordre à
l'Office des Chèques Postaux (le tiré) d'effectuer un payement au comptant et a vue, au
bénéficiaire du titre, sous réserve de fonds disponible.
a) L'avis de débit
C’est un document envoyé par l'Office des Chèques Postaux à l'émetteur avec l'extrait de compte.
b) Le coupon
C'est la partie au verso duquel l'émetteur peut inscrire une communication; elle est à conserver
par le bénéficiaire.
c) Le chèque
C'est la partie portant au verso la mention « pour acquit » et à signer lors de l'encaissement.
C’est un chèque qui est transmissible par simple remise ; on peut soit l'encaisser à l'Office des
Chèques Postaux (le paiement a lieu entre les mains du détenteur, sans vérification des identités), soit
le remettre à une banque pour encaissement. Le détenteur peut aussi l'encaisser dans un bureau de
poste ; il lui suffit d'inscrire au recto du chèque son nom et son adresse. Il peut également faire porter
41
le montant du chèque au crédit de son compte de chèques postaux en inscrivant son nom et son adresse
au recto, en barrant le chèque et en inscrivant la mention « compte de chèques postaux n°... ».
Le chèque ne doit pas être signé pour acquit, sauf lorsqu'il porte la mention « à payer en mains
propres ».
b) Chèque nominatif
Le chèque nominatif doit être adressé à l'Office des Chèques Postaux, qui débite le compte du
tireur, valide le chèque et l'envoie au bureau de poste desservant le bénéficiaire pour être remis
à l'adresse indiquée sur le titre. Le chèque nominatif peut être porté au crédit d'un compte
postal après avoir été barré avec indication de la mention "compte chèques postaux n°..." entre les
deux barres. Les chèques nominatifs ne sont pas transmissibles à des tiers par voie d'endossement.
Le paiement peut avoir lieu à domicile si l'intéressé appose la mention "à domicile" et la signe.
c) Chèque de paiement
C’est un chèque qui est accordé au titulaire d'un compte chèque postal (C.C.P.) de :
- retirer de l'argent de son compte (chèque de retrait) ;
- payer un tiers qui n'a pas de compte chèque postal (chèque de paiement ou
d'assignation).L'assignation est un chèque nominatif validé par l'Office des Chèques
Postaux en vue de son paiement par un bureau de poste.
- l'avoir nouveau tout en sachant qu'un compte chèque postal n'est jamais débiteur.
[Link]. Relations banque et centre des chèques postaux
- Le client peut tirer un chèque sur sa banque et l'endosser à l'ordre du chef de centre des
chèques postaux,
- Il peut aussi donner un ordre de virement à la banque pour le C.C.P.
c) Autres opérations
- faire encaisser un effet de commerce dont il est bénéficiaire, domicilier des effets
de commerce tirés sur lui,
- porter sur son compte chèque postal des divers mandats pour lesquels il ne désire
pas recevoir un paiement en espèces.
Les institutions financières ont de mêmes prérogatives avec les banques de dépôts, car elles
reçoivent du public le dépôt, elles octroient le crédit et elles les moyens de paiement mais la seule
différence on peut retenir entre une Institution Financière Bancaire et Institution Financière Non
Bancaire est qu’une institution bancaire crée de la monnaie, tandis qu’une institution non bancaire
ne crée pas de la monnaie. Ces notions seront plus approfondies dans les cours ultérieurs
43
CHAPITRE V.
DOCUMENTS SERVANT DE SUPPORT AUX OPERATIONS DE
CREDIT EN GENERAL
En abordant les généralités sur les opérations de crédit une question nous vient à l’esprit. Quand
est ce qu’on peut parler de l’opération de crédit ?
On parle de l’opération de crédit, lorsque la prestation et la contre-prestation n'ont pas lieu
simultanément. On en déduit qu’il peut se faire :
- En espèce : une opération de crédit en espèce se fait lorsque la banque octroie le crédit à
un client qui s'engage à rembourser ce montant augmenté du loyer de la somme
empruntée (l'intérêt) ;
- A terme : une opération de crédit à terme se fait lorsque le fournisseur vend à crédit et
livre la marchandise à un client qui en paiera le montant dans un temps futur.
C’est une sorte de crédit qui permet au bénéficiaire d'acquérir des biens à consommer ou à
utiliser sans payement au comptant.
Pour de raison d’augmenter son chiffre d’affaires, un industriel peut acquérir sans payement au
comptant de nouvelles machines pour être en mesure de produire plus et moins cher ou un
commerçant peut acheter des marchandises à crédit pour réaliser un chiffre d'affaires plus
important.
Selon que le crédit est accordé pour une courte durée, c’est le crédit dont le paiement de jamais
dépassé un an, et le crédit à long terme est celui dont le paiement peut aller au-delà de 5ans
On parle du crédit public, c’est lorsque le demandeur est l'Etat, par contre, on parle du crédit privé,
c’est lorsqu’il s’agit d’un particulier qui est le demandeur.
44
Leur importance dans le commerce que le vendeur fasse confiance à son client et lui livre
immédiatement des biens qui ne lui seront payés que plus tard. Il lui fait ainsi un crédit. Il a sur son
client une créance personnelle. Cependant, le vendeur (fournisseur) pourra avoir besoin de
liquidité avant la date prévue pour règlement, il devra dans ce cas transformer sa créance
personnelle en une créance d'une autre nature qui sera facilement transmissible par endossement et
qui, surtout, pourra être couverte en valeur disponible par des documents appelés effets de commerce
dont la lettre de change (traite) et le billet à ordre (promesse). Ces documents, remis à une banque
ou à un établissement financier permettront au créancier (fournisseur) d'obtenir immédiatement
sans formalités compliquées les fonds dont il a besoin.
[Link]. Définition
Une lettre de change, c’est aussi une traite, qui est un document sur lequel figure la dénomination
lettre de change et par lequel une personne dite créancier ou tireur donne l'ordre à une autre
personne dite débiteur ou tiré qui a reçu des valeurs « provisions » de la première personne de payer
à l'ordre d'elle même ou d'une autre personne dite bénéficiaire une somme indiquée à une
période et dans un lieu déterminé.
C’est un document qui permet la disponibilité immédiate d'une créance qui sera exigible après un
certain délai, par l'escompte de la lettre de change émise en représentation de cette créance.
- le mandat pur et simple de payer une somme déterminée, donc sans aucune
condition quelconque: « veuillez payer » ;
- le nom de celui à qui ou à l'ordre qui le paiement doit être fait (le
bénéficiaire). Le bénéficiaire peut être un tiers ou le tireur lui-même. Il pourra
ensuite négocier la traite en l'endossant. La traite sera ainsi libellée : « veuillez
payer..., à l'ordre de nous-mêmes » ;
- le nom de celui qui doit payer (le tiré). Le tiré peut être le tireur lui-même tel le cas
d'une firme qui tire sur une succursale ;
45
[Link]. Mentions obligatoires qui ne peuvent entraîner l’annulation d’une lettre de change
- clauses de domiciliation : la lettre de change peut être payable non au domicile du tiré,
mais à celui d'un tiers ;
- clause « non à ordre » : cette clause empêche que la lettre de change soit encore
transmissible par endossement ;
- clause stipulant que la lettre de change produira des intérêts. Elle n'est valable que par
les lettres payables à vue ou à un certain délai de vue ; elle devra indiquer le taux des
intérêts ;
- indication des éléments constitutifs de la provision justifiant le tirage; notamment
«valeur tracée en représentation de ...» ou «en vertu de la facture n°... du... relative à la
fourniture de...».
- Principes : pour être dispenser de tous problèmes pouvant avoir une conséquence fâcheuse
sur la présentation de la lettre de change, celle-ci a fait l’objet d’une normalisation. La
standardisation porte sur les dimensions, la rédaction et la couleur du document
- Texte : voir encadré n°10
46
Dans le langage usuel la lettre de change s'appelle traite quand on la considère du point de vue de
rapport entre le tireur et le tiré et remise quand on la considère du point de vue rapport entre cédant et
cessionnaire.
[Link]. Provision
La provision est la valeur reçue par le tiré et à régler par celui-ci à l'échéance. Elle peut revêtir
différentes sortes :
- Sommes d'argent remises par le tiré,
- Marchandise livrée par le tireur au tiré,
- Créances du tireur sur le tiré (par exemple pour ouverture de crédit) la provision doit
être constituée soit par le tireur soit par le donneur d'ordre lorsque la lettre est tirée pour
compte d'autrui.
En pratique il est opportun de constituer la provision dès la création de la traite et on veut qu'elle
soit acceptée par le tiré. L'absence de provision constitue une fraude. Par le mécanisme de
l'escompte, le porteur d'une lettre de change peut obtenir la mobilisation d'une créance
exigible seulement après un certain délai. Pour se procurer des fonds, certaines personnes
créent les lettres de change qu'aucune opération commerciale ou financière ne justifie et sur
des personnes qui n'existent pas ou encore sur des personnes qui ne leur doivent rien.
C'est un effet tiré sur une personne inexistante ou qui ne doit rien au tireur.
b) Traite de complaisance
C'est un effet tiré avec la complicité du tiré qui n'a pas de dette envers le tireur. Mais durant
l'échéance, le tireur versera au tiré les fonds nécessaires au paiement de l'effet.
c) Traite en cavalerie
A l'échéance d'une traite de complaisance, le tireur doit verser le montant au tiré qui pourra ainsi
payer. Si le tireur ne dispose pas des fonds nécessaires, il émettra une traite de complaisance
qui sera également escomptée et dont le montant servira à payer la première traite. Il y a alors
chevauchement d'une traite sur l'autre, d'où traite « en calvalerie ».
d) Tirage croisé
Deux personnes qui se mettent d'accord pour tirer l'une sur l'autre des traites de complaisance
effectuent un tirage croisé.
NB: Le code pénal punit ces différentes formes de fraudes et prévoit des sanctions pour celui qui se
fera frauduleusement procurer des fonds par des effets tirés sur une personne imaginaire ou qu'il
savait non débitrice de lui-même, ou ne pas devoir l'être à l'échéance et sans autorisation de celle-ci.
[Link]. Endossement
La propriété d'une lettre de change peut être transférée à une autre personne. En effet, les
mots à l'ordre signifient que la propriété d'une lettre de change peut être transférée à une autre
personne.
a) Définition
L'opération d’endossement est inscrite au dos de la lettre de change ou sur une allonge, par
laquelle le porteur transmet la propriété de la lettre de change à l'endossataire, avec tous les droits
qui y sont attachés. La lettre de change peut être endossée au profit de toute personne y compris
le tireur ou le tiré.
- L'opération endossement doit être pure et simple : il ne peut être conditionnel et transmet
tous les droits de la traite,
48
- L’opération d’endossement ne peut être partielle. Il doit être effectué pour le montant total
de la traite.
c) configurations
L'endossement en blanc présente un grave inconvénient en cas de perte car l'effet peut être
endossé pour quelqu'un qui n'a pas droit au paiement. Lorsque l'endossement est en blanc, le
porteur peut :
d) Espèces d'endossement
[Link]. Acceptation
Pour plus de certitude d'obtenir le paiement de la lettre de change, le tireur peut inviter le tiré à
accepter la lettre de change. L'acceptation est donc l'engagement pris par le tiré de payer à
l'échéance.
49
Cette opération d'acceptation est imprimée au recto de la lettre de change par le mot « accepté
» suivi de la signature du tiré ou encore par la simple signature du tiré. Elle ne doit pas être datée,
sauf si la traite doit être présentée à l'acceptation dans un délai déterminé, ou si la traite est payable à
un certain délai de vue.
b) Stipulations
c) Effet de l'acceptation
L'acceptation du tiré confère à celui-ci la qualité de débiteur principal et direct, même s'il n'a pas de
provision.
[Link]. Aval
C'est l’effet de payer une tierce personne un effet à l'échéance en cas de défaillance du tiré.
Souvent ce tiers mentionne, à côté du nom de la personne pour qu'il se porte garant, les mots « Bon
pour aval » ainsi que sa signature. La personne qui donne l'aval est l'avaliseur, le bénéficiaire de
l’aval est l'avalisé.
[Link]. Solidarité
C’est une opération imposée en matière de change par la loi, pour garantir la sécurité de la traite et
en faciliter ainsi la circulation. Donc, Toutes les personnes dont les noms sont mentionnés sur la
lettre de change sont solidairement responsables du paiement de celle-ci. A l'échéance, le porteur de
l'effet doit d'abord s'adresser au tiré (débiteur principal) ; si le tiré ne paie pas, le porteur peut alors
50
poursuivre au choix le tireur ou des endosseurs par le droit de recours. Le porteur doit faire protester
l'effet en cas de non-paiement ou de non acceptation. L'endosseur qui a payé la traite peut à son tour
poursuivre le tireur ou un des endosseurs qui le précèdent.
[Link]. Protêt
Lorsque le tiré refuse d'accepter ou de payer l’effet à l’échéance, le porteur est obligé de faire
protester l'effet. Le protêt est un acte authentique adressé par un huissier constatant le refus
d'acceptation ou de payement d'un effet. Les frais de protêt sont à charge du tiré. Si la lettre de
change porte la mention « retour sans frais » le porteur est dispensé de faire dresser un protêt.
L'acte de protêt présente un certain nombre des mentions telles qu’on peut lire dans l’encadré n°11 ci-
après :
C'est la date du paiement de la lettre de change et son paiement peut être payable à vue,
c'est-à-dire à sa présentation :
- à une date déterminée par exemple au 02 juillet prochain
- veuillez payer à un certain délai de vue : délai à partir de la date d'acceptation ou celle
de protêt. Ainsi pour un effet à 3 mois de vue, créé le 30 août prochain accepté le 03
septembre prochain, l'échéance aura lieu le 03 décembre prochain. (3 mois après le 3
septembre),
- à un certain délai de date: délai à partir de la date de création. Ainsi pour effet à 2 mois
de date créé le 06 juin prochain, l'échéance aura lieu le 06 août prochain.
51
N.B: Si l'échéance tombe un dimanche ou un jour férié légal, le paiement est reporté au premier jour
ouvrable qui suit.
[Link]. Paiement
Une traite payée soit dans la monnaie mentionnée sur l'effet si cette monnaie a cours légal dans le
pays où la lettre est payable soit dans la monnaie du pays.
En cas de non indication de lieu de paiement sur une lettre de change, celle-ci est payable d'office
à l'adresse du tiré. La lettre de change domiciliée par contre, n'est payable qu'au domicile du
tiré. D’habitude, le tireur indique le nom et l'adresse de sa banque où aura lieu le paiement.
De cette manière, il évite les manipulations d'espèces avec tous les inconvénients qu'elles
comportent.
La traite est souvent négociée en banque avant l'échéance. Le porteur négocie (vend) la lettre de
change, la banque escompte (achète) la lettre de change. La banque ne paie pas la valeur
nominale (valeur inscrite sur l'effet) ; elle retient un certain montant et ne paie donc pas la valeur
actuelle. Cette retenue appelée l'escompte est proportionnellement au temps restant à courir
jusqu'à l'échéance et destinée à indemniser la provision de l'argent.
Une lettre de change bénéficie plusieurs avantages locales qui renforcent la confiance qu'on lui
accorde et favorisent son utilisation dans les transactions commerciales :
- elle dépend de la juridiction commerciale, plus rapide que la juridiction
civile,
- le porteur bénéficie de la solidarité de tous les signataires,
- sa transmissibilité est aisée,
- le porteur a un privilège sur la provision et un recours contre les garants.
Elle est aussi un document qu’on utilise dans le commerce international que dans les
transactions intérieures. Son utilisation permet d'éviter les transferts d'or et de devises
étrangères. Elle est donc un instrument de paiement, un instrument de transport des capitaux
comme l'instrument de crédit, la lettre de change a le grand avantage d'être facilement mobilisable
52
Le billet à ordre est un document élaboré par le débiteur (souscripteur) qui s'engage à payer à ordre de
créancier (bénéficiaire) une certaine somme à une date déterminée (échéance). Le billet à ordre
contient les mentions suivantes présentées dans l’encadré n°12
Billet à ordre n°
Au .................. (à vue), le soussigné, .............................. paiera contre ce billet
à ordre, à l a Banque ....................................................... ou à son ordre, la
somme de (en lettres) ........................................................
Signature du souscripteur
Ou bien
Identité du souscripteur Lieu et date
Billet à ordre n°
A l'échéance, je payerai contre ce billet à ordre à .................................................... résidant à la somme
Signature du souscripteur
Toutes les dispositions légales relatives à la lettre de change sont également applicables au billet à
ordre excepté celles qui concernent l'acceptation et la provision.
Le rôle principal de la Banque est de faire du crédit. La banque est un intermédiaire financier qui
gère des capitaux constitués essentiellement des dépôts appartenant à des tiers. Comme rappelée
bien avant, les opérations de crédit se font :
- soit sous la forme de crédit,
- soit sous la forme d'avance de fonds ou simplement de prêts purs et simples.
Ces opérations sont couvertes par certaines garanties réelles ou personnelles que sont :
- par des garanties réelles, avec inscription hypothécaire sur des immeubles, ou construction
d'un gage en titres, en marchandises, en effet de commerce, etc.
- par les garanties personnelles avec caution ou aval d'un tiers.
53
C’est un contrat par lequel le banquier prend l'engagement de mettre à la disposition de son client :
soit sa signature en lieu et place de son client pour servir de garantie ;
soit des fonds jusqu'à concurrence d'un montant déterminé sous une forme déterminée et
pour une durée déterminée, généralement suivant un préavis de dénonciation.
En ouvrant un crédit de caisse, la banque autorise son client à effectuer des retraits ou des paiements
par chèques, virements etc. pour un montant supérieur à ses avoirs en compte courant. Ce dernier
compte qui est par essence (par définition) un compte créditeur peut donc devenir débiteur
jusqu'à concurrence du plafond mis à la disposition du client. Comme le client ne paie des intérêts
que pour la durée des soldes débiteurs, il a avantage à exécuter toutes ses transactions par
l'intermédiaire de son compte en banque.
La banque escompte, à concurrence d'un plafond fixé, des lettres de change, des billets à ordre
ou des factures. Les effets escomptés sont endossés à l'ordre du banquier.
La banque s'engage vis-à-vis du crédit (le tireur des traites) à accepter à l'escompte les traites tirées
par lui à concurrence d'un montant déterminé. Après l'escompte d'une traite, le compte du client
est crédité du produit net (montant nominal de la traite moins les frais d'escompte).
Ici, la banque s'engage vis-à-vis du crédit à escompter les traites tirées sur lui et acceptées par lui
jusqu'à concurrence de la ligne de crédit accordée, en faveur des tireurs de ces traites. Les
fournisseurs reçoivent au comptant le montant de la traite qui correspond au paiement. Le tiré est
débité des frais d'escompte et plus tard, à l'échéance du montant de la traite, il doit naturellement
avoir une provision suffisante à son compte
54
On parle du crédit d’acceptation lorsque la banque prête sa signature et non des fonds. II autorise
son client ou un tiers désigné par son client à tirer sur lui (le banquier) des lettres de change qu'il
s'engage à revêtir de son acceptation. Ces traites sont alors négociées sur le marché financier.
A la date de l'échéance, les traites sont exhibées à l'encaissement chez le banquier qui lui paie
au moyen de la provision constituée par son client bénéficiaire du crédit. En matière de commerce
international, le crédit par acceptation permet à l'importateur d'offrir à son fournisseur étranger
une garantie bancaire et d'obtenir ainsi un délai de paiement.
C'est une opération d'engagement pris par un banquier d'effectuer pour le compte d'un client
(donneur d'ordre) un paiement à un tiers (bénéficiaire) à condition que ce bénéficiair e
remette au banquier les documents se rapportant à des marchandises. Les documents se répartissent
en trois catégories :
a) ceux qui justifient l'expédition des marchandises et pénètrent leur enlèvement: lettre de
transport ou lettre de voiture ou lettre de voiture de transport, messagerie, lettre de transport
aérien, Connaissement maritime ou fluvial, lettre de chargement, manifeste, charte-partie,
b) ceux qui décrivent la marchandise: facture, note d'envoi, certificat d'origine,
c) ceux qui assurent la sauvegarde de la marchandise : police d'assurance.
Le banquier de l'importateur accepte une traite tirée sur lui contre remise des documents qui y
sont attachés. Cette acceptation sera ensuite négociée. Si la lettre de change est tirée sur l'acheteur,
c'est la traite directe et si cette lettre de change est tirée sur la banque désignée par l'acheteur et
agréée par le vendeur c'est la traite indirecte.
C'est un juste avis signifiant les conditions dans lesquelles le paiement pourra s'effectuer contre
remise des documents. Le banquier ne prend aucun engagement et peut révoquer le crédit sans
aviser le bénéficiaire lorsque les garanties ne sont pas jugées suffisantes; ce crédit n'offre
aucune garantie à l'exportateur.
C’est un engagement que le banquier prend envers le bénéficiaire, d'exécuter toutes les conditions de
paiement, d'acceptation, ou de négociation prévues dans le crédit à condition que les documents
lui soient présentés. II ne peut être modifié sans l'accord des deux parties (importateur et
exportateur). Ces documents sont de deux catégories :
Cela permet à l’importateur d’effectuer ses achats en sécurité puisque le paiement sera effectué en
conformité avec les conditions du crédit.
Le crédit de la courte durée est couvert par les marchandises et peut éventuellement donner
naissance à de nouvelles opérations bancaires : avance sur marchandises, escompte de traite.
56
Ces sont de prêts accordés à des personnes n'ayant pas des disponibilités suffisantes pour faire
face à certaines dépenses exceptionnelles. Ces prêts sont remboursables par mensualité (12, 24
ou 36 mois) et peuvent être octroyés pour :
- le paiement de frais relatifs à des naissances, mariages, funérailles, maladies, etc.,
- l'achat d'un terrain à bâtir,
- l'aménagement de droit de succession,
- l'acquisition d'un fonds de commerce,
- le paiement anticipé d'impôt, etc.
Un prêt personnel ne peut légalement pas servir à l'achat des biens de consommation ou
au paiement des voyages et des frais de réparation d'automobiles.
Les banques accordent des crédits pour permettre à leurs clients d'effectuer des achats à
tempérament. Elles financent notamment les achats à crédit de voitures, camions,
mobiliers, objets ménagers, matériel agricole, industriel et artisanal. L'acheteur doit
payer au comptant un certain pourcentage du prix, environ 25% d'achat ; le complément est
avancé par la banque.
Le financement se fait :
- soit par l'intermédiaire du vendeur (exportateur) qui tire sur l'acheteur (importateur)
une lettre de change que l'acheteur aura à accepter. C'est le crédit d'escompte
qui est appelé escompte documentaire,
- soit directement par la banque au profit de laquelle l'acheteur (importateur) souscrira un
billet à ordre tiré sur lui par son exportateur contre remise des documents constatant
l'importation, c'est le crédit documentaire. Le remboursement est réparti sur une
durée variant entre 5 et 12 mois avec un taux d'intérêt d'environ 12%.
57
CHAPITRE VI :
DOCUMENTS SERVANTS DE SUPPORT AUX OPERATION DE CREDIT
DOCUMENTAIRE (CREDOC)
Le crédit documentaire est l’opération par laquelle une banque émettrice s’engage
d’ordre et pour compte de son client importateur, « donneur d’ordre », à régler à un tiers
exportateur, le « bénéficiaire », dans le délai déterminé, via une banque intermédiaire
(ou une banque notificative) un montant déterminé contre la remise de documents
strictement conformes justifiant la valeur et l’expédition des marchandises.
Le crédit documentaire est aujourd’hui très utilisé pour sécuriser les transactions de
commerce international.
Lorsque la technique du crédit documentaire est utilisée, le bénéficiaire (vendeur) est
plus souvent payé ou a la certitude d'être payé. Le donneur d'ordre concerne (acheteur)
en revanche, court des risques en ce qui concerne la livraison de la marchandise.
Pour éliminer ces risques, Le paiement peut être subordonné à la remise de certains
documents. Il s'agit des documents qui confèrent le droit de disposer de la marchandise,
qui prouvent que la marchandise a été expédiée ou qui en donnent une description ou une analyse
précise.
Les documents utilisés dans le cadre de l’opération du crédit documentaire peuvent être
classés en trois grandes catégories :
Dans une opération de crédit documentaire, l’importateur, le « donneur d'ordre » est responsable
de la fixation des conditions de crédit documentaire. Il lui incombe de spécifier avec
précision, dans ses instructions, les documents à lever.
Les documents de transport devront être émis par le transporteur. Dans ce contexte, il est interdit à la
banque d'accepter des connaissements émis par le transitaire.
58
Nous rencontrons plusieurs sortes de documents de transport selon qu'il s'agisse de tel ou tel mode de
transport utilisé. Nous avons ainsi :
le connaissement fluvial ;
le connaissement maritime ;
la lettre de voiture ;
le mate's receipt (M/R),
le delivery-order ( D/O),
le laissez-suivre, (LIS),
le récépissé postal.
C’est un document établi par le transporteur d’un navire qui confirme la mise à bord des
marchandises et s'engage à les transporter et à les livrer au port de destination, dans l'état où il les a
reçues, contre présentation de connaissement original. Ce document de transport doit porter une
signature manuscrite.
Dans la pratique, le connaissement est également signé par le transporteur ou son agent. Le
connaissement n'est pas un titre de propriété mais il confère la possession des marchandises. Le
document peut être à ordre ou au porteur ou encore nominatif. Ainsi, on distingue :
Le connaissement à bord (on board: B/Z) qui prouve la mise à bord effective des
marchandises,
le connaissement «reçu pour embarquement» (received for shipment: B/L) ; il n'est pas
de garantie absolue quant à l'embarquement des marchandises et à la date de départ.
Concernant le connaissement, le capitaine s'étant engagé à livrer la marchandise dans l'état où il l'a
reçue, il aura intérêt à la vérifier soigneusement. Il pourra limiter ses responsabilités en ajoutant
des clauses ou annotations sur le connaissement. Un connaissement qui ne porte pas de clauses
ou annotations surajoutées, constatant expressément l'état défectueux de la marchandise et ou de
l'emballage est dit
« net » (clean).
Un contrat de transport par voie fluvial se constate par un connaissement fluvial. En effet, celui-ci
ne diffère pas du connaissement maritime, et en pratique, il ne représente presque jamais un titre
59
de propriété et n'est donc pas négociable. Le connaissement fluvial est signé par le batelier. La seule
valeur qui puisse être généralement accordée au connaissement fluvial est celle d'une lettre de
voiture ordinaire, étant donné que la plupart de bateliers livreront la marchandise au destinataire
sans que soit produit le connaissement original.
Ce document de transport constitue le récépissé des marchandises et est délivré par le « FIRS MAIE
ON BORAD » après l'embarquement. Il est fréquemment employé pour les livraisons F.O.B.
quand un M/R a été établi, l'usage veut que le connaissement ne soit remis qu'au porteur du M/R.
Le M/R permet au fournisseur d'exercer un droit de rétention sur les marchandises jusqu'à leur
paiement. Il évite en outre à l'exportateur de devoir faire connaître à son fournisseur le nom de
l'acheteur final.
La législation belge ignore l'existence de M/R Son utilisation repose uniquement sur les usages du
port.
Ce document sert surtout à scinder le connaissement. Il est principalement en usage lorsque les
marchandises sont revendues en plusieurs lots. Le delivery-order peut être établi par l'émetteur
du connaissement ou par le porteur du connaissement. Il peut être nominatif, à ordre ou au porteur.
Le laissez-suivre est établi par le possesseur ou détenteur de gage (agent maritime) et donne
l'ordre au dépositaire (douane ou transitaire) de livrer des marchandises débarquées ou
entreposées au destinataire (bénéficiaire).
60
L'administration des postes délivre pour les expéditions dont elle se charge, des attestations
appelées «récépissés postaux», des «certificats postaux» ou encore des «certificats d'expédition
par poste».
C’est un contrat qui met en relation deux parties d’un part, on a l’assureur, qui prend en charge
tous risques pouvant avoir une incidence péjorative sur l’assuré et d’autre part, on à l’assuré
qui paie sa prime et ce dernier à le droit d’être indemniser en cas d’un dommage prévu dans le
contrat.
L'établissement de la police n'obéit pas à des règles uniformes, mais dépendra des conditions du
contrat de vente, de la nature des marchandises, etc. La police fixe les conditions, décrit le risque
assuré et indique les marchandises assurées et leur valeur. La police peut être établie à
personne dénommée « pour le compte de qui il appartient »ou au porteur.
Dans la pratique, la police d'assurance adopte souvent la forme d'une police d'abonnement, par
laquelle l'assuré obtient une couverture pour tous les transports pendant une période déterminée.
C’est un document confirmant que les marchandises énumérées ont été assurées en vertu d'une
police déterminée.
C’est une note détaillée des marchandises vendue. Elle est établie par le vendeur et présentée à
l'acheteur. Ce document commercial contient des données relatives à la vente des marchandises entre
autre : le nom et le domicile de l'acheteur et du vendeur, la description des marchandises et de leur
prix, le mode paiement, etc.
La facture ou copie de celle-ci ne confère aucun privilège à son porteur. Il s'agit néanmoins d'un
document important. II prouve que la vente a eu lieu et permet de déterminer la valeur de la
marchande ainsi que l'exactitude du montant à payer.
61
Avant que la marchandise ne soit livrée. Il peut être utile pour l'acheteur de recevoir un modèle
de facture, notamment pour remplir les formalités douanières, obtenir des autorisations, etc.
C'est une facture visée par le consul du pays de destination (généralement sur des formules
spécialement conçues à cet effet.
C'est un document de la même nature que la facture consulaire. La facture douanière est
également destinée à permettre le dédouanement des marchandises.
Pour prévenir les risques d'infection et des maladies, endémiques, l'introduction des insectes
nuisibles, des germes pathogènes, etc., la plupart des pays exigent à l'importation des produits
agricole et des biens d'origine animale, un certificat délivré par le Ministère de l'Agriculture ou
à un autre organisme mandaté à cet effet dans le pays de l'expéditeur ou de son représentant.
Lors de l'embarquement ou avant celui-ci, des firmes spécialisées pour la plupart internationales,
procèdent à une vérification de la marchandise. Par le certificat d'inspection, ces firmes attestent que
les marchandises ont été vérifiées en ce qui concerne leur nature, la qualité et la quantité, le
conditionnement, les marques, etc.
CHAPITRE VIII
DOCUMENTS SERVANTS DE SUPPORT AUX OPERATIONS DE TRANSPORT EN
GENERAL
8.1. GENERALITES
Le transport fait partie du commerce en général. La loi considère comme acte de commerce en matière
de transport :
- toute entreprise de transport par terre, par eau ou par air ;
- tout acte de transport maritime ;
- est donc commerçant celui qui effectue des transports des personnes, des marchandises ou
des choses, moyennant paiement d'un prix, dans le cadre d'une entreprise, c'est- à -dire à
titre professionnel.
Le transport s’opère pour le compte d'un tiers constitue un acte juridique et donne lieu à un
contrat.
Le contrat de transport est une convention par laquelle le transporteur (voiturier) s'engage,
moyennant le paiement d'un prix convenu, à livrer dans un délai convenu à un destinataire une
chose qui lui été remise par l'expéditeur, ou bien à faire parcourir à une personne un itinéraire
déterminé.
1. Obligations
et si celui-ci n'a pas envoyé dans les trois jours au transporteur une réclamation
par lettre recommandée.
2. Droits
la lettre de transport aérien (L.T.A.), ou Air Way Bill pour le transport par air,
Ces documents précisent les conditions du contrat et sont transmis par l'expéditeur au
destinataire par l'intermédiaire du transporteur.
64
Il existe les transports publics subventionnés par l'Etat et les transports assurés par des
entreprises privées.
Ici, le ticket ou le billet ou un titre de transport simplifié fait foi d'un contrat car le ticket indique
souvent les tarifs, les honoraires et les parcours.
Il y a les services réguliers, les services à la demande et les services spéciaux. Ici, il est délivré
une licence pour chaque véhicule du transporteur qui doit déclarer le tonnage de ses véhicules
et ses munir des carnets de bord.
8.3.3. Documents
C'est un document écrit qui constate le contrat de transport entre l'expéditeur et le transporteur et qui
règle les conditions dans lesquelles les marchandises seront transportées. Ce document comprend les
informations ci-après :
C'est un document sous forme d'imprimé de valeur que le Ministère des Transports et
Communications délivre à un transporteur pour l'autoriser à transporter des personnes.
C'est un document pliant qui a deux volets (Encadré n°13)
a) Au recto
Volet de gauche :
la période de validité,
l'identité du véhicule,
la charge et le nombre de personnes admises,
l'itinéraire.
Volet de droite
identification du propriétaire,
lieu et date de délivrance,
signature de l'autorité civile.
a) Au verso :
Volet de gauche
Volet de droite :
identification du Ministère,
la mention Autorisation de Transport routier des Personnes et son
numéro,
le taux.
C'est un document qui ne diffère de l'autorisation de transport des personnes que par la couleur et
le titre.
Pour les petits colis le document de transport est la lettre de transport ou la messagerie et pour les
autres expéditions le document de transport est aussi la lettre de transport établie en
plusieurs exemplaires pour :
- l'expéditeur,
- le destinataire,
- la gare,
- le bordereau de taxation.
Ce mode de transport économique ayant le désavantage d'être lent. Il convient particulièrement aux
marchandises lourdes et non périssables (minerais, etc.). Il est donc tout à fait indiqué pour le Congo.
Le contrat de transport intervenant entre l'expéditeur ou affréteur et le transporteur ou fréteur
peut être constaté par une lettre de voiture ou lettre de transport fluvial ou par un connaissement
fluvial.
8.5.1. Généralités
a) Le navire
Les transports maritimes ont un caractère essentiellement international. Ils sont assurés par des
navires. Le navire est tout bâtiment de mer qui effectue une activité commerciale quelconque.
Chaque navire possède un état civil : nom, port d'attache où il est immatriculé, nationalité,
tonnage ou jaugeage (capacité du navire).
Les distinctions apparaissent en ce qui concerne les titres (documents) exigés pour le capitaine
du navire, les mesures de sécurité et la douane.
- les voiliers,
- les vapeurs ou steamership (S/S),
67
- les navires de côtes ou de bordage: pour la navigation le long des côtes ou une
distance ne dépassant pas 83 Km,
- les navires de cabotage : pour la navigation à courte distance des côtes (qui ne
s'éloigne pas sensiblement des côtes). II y a le cabotage national et le cabotage
international comme entre Matadi et Lobito,
- les navires à long cours qui effectuent des voyages à longues distances dépassant
les limites du cabotage.
c) L'état de navigabilité
d) Les ports
Le port assure :
port donne lieu au paiement de droits et taxes (droits de quai, taxe d'outillage, taxe de séjour
de péage et d'accès). Ces taxes frappent le navire et les marchandises.
e) L'exploitation du navire
L'armateur
Le capitaine
- il doit être en possession de tous les documents nécessaires ( acte de propriété du navire, rôle
de l'équipage, connaissements et chartes, P.V. des risques de sécurité du navire,
manifeste, congé, autorisation de quitter le port...),
- il tient un livre de bord où il note tout ce qu'il a à noter (avarie...), joue un rôle en matière de
preuve. Dans les 24 heures de son arrivée, il doit faire viser son livre de bord par les autorités
du pays et leur présenter un « rapport de mer ». Les marchandises ne peuvent être
déchargées avant le dépôt de ce rapport,
- il doit être présent lors de l'entrée et la sortie du navire dans les ports.
8.6.2. Documents
[Link]. Charte-partie
C'est un écrit qui matérialise le contrat d'affrètement d'un navire. II définit toutes les conditions et
les modalités auxquelles s'effectuent l'affrètement (location) du navire et qui lie le propriétaire
du navire et le locataire (affréteur ou chargeur). La charte-partie est nominative et, est rédigée en
69
C'est un document sur lequel sont mentionnées les conditions relatives au contrat de transport.
Cette lettre est adressée en deux exemplaires dont l'un est destiné à l'expéditeur et l'autre au
transporteur.
C'est un écrit servant de preuve et attestant l'origine d'une marchandise, il est délivré par
l'autorité qualifiée du pays d'expéditeur.
Une lettre de transport (L.T.A.) est appelée également «AIR WAY BILL». Elle est établie par la
compagnie aérienne lors du dépôt des marchandises. Des étiquettes portant le même numéro que la
70
C'est un document établi par le transporteur et qui reprend tous les noms des personnes qui sont
embarquées dans un avion.
C’est un document établi par le transporteur et reproduit toutes les marchandises embarquées
dans l'avion.
C'est un document établi par l'expéditeur des biens dans lequel celui-ci mentionne tout ce qu'il
envoie dans l'avion au destinataire.
CHAPITRE VIV
DOCUMENTS SERVANTS DE SUPPORT AUX OPERATIONS DE DOUANE
L'administration des douanes et accises a pour tâche d'assurer la perception des droits d'entrée et des
droits d'accises. Les droits d'entrée sont des impôts qui doivent être payés pour les marchandises
importées au pays et destinées à y être consommées.
Les droits d'accises sont des impôts qui doivent être payés à l'Etat par le producteur de certaines
marchandises appelées marchandises d'accises (par exemple: l'alcool, le tabac, le sucre etc.). Ces
droits procurent des ressources à l'Etat (caractère fiscal) et protègent l'industrie nationale contre la
concurrence étrangère (caractère protecteur).
9.2. Tarif
9.2.1. Notion
Le tarif est un ensemble de droits ou simplement un document (le tarif proprement dit).
- tarif autonome : tarif fixé par l'Etat et que celui-ci peut modifier à tout instant,
- tarif conventionnel : appliqué aux marchandises de tel ou tel pays auquel l'Etat est lié par
un traité de commerce. Il ne peut être modifié unilatéralement,
- tarif général : il est applicable aux produits en provenance des pays avec lesquels il n'y a pas
d'accord douanier.
Les marchandises qui entrent sur le territoire ou qui en sortent sont susceptibles de supporter des
droits d'importation ou des droits de sortie. II y a plusieurs façons de calculer les droits de douane.
- « droits spécifiques » : ils sont établis d'après la nature de la marchandise. Ils sont
calculés soit par objet, soit par quantité, soit d'après le poids (la taxe est alors
exprimée en % du poids brut ou net). L'inconvénient est que deux objets de même poids
mais de qualité différente sont passibles des mêmes droits ; ceux-ci peuvent grever plus
l'article de qualité inférieure,
- droits «ad valorem » établis d'après la valeur de la marchandise, valeur établie au moment
où celle-ci est présentée à la douane,
72
- à l'importation, les droits portant sur le prix d'achat à l'étranger augmentés des droits
de sortie du pays étranger, des fiais de transport, d'assurance, etc.,
- à l'exportation : sur le prix facturé de la marchandise si la vente est faite franco port de
débarquement; les droits sont calculés sur le montant net diminué des frais de transport
et d'assurance.
N.B. Certains pays pratiquent la détaxe à la sortie des marchandises, dans le but de promouvoir
leurs exportations.
9.3. Documents
9.3.1. Le manifeste
C'est un document commercial reprenant l'état général de la cargaison qui doit être signé par le
capitaine ayant des mentions obligatoires ci-après :
- espèces et nombres de colis ;
- marques et numéros ;
- nature des marchandises ;
- lieux de chargement ;
- le manifeste ne doit porter :
ni ratures,
ni surcharges,
ni mots en interlignes,
ni plusieurs articles sur la même ligne.
9.3.2. La déclaration sommaire (D.S.)
Elle est datée par le déposant qui récapitule les éléments ci- dessous :
N.B. Cette déclaration peut être déposée avant l'arrivée du navire pour le déchargement.
CHAPITRE X
DOCUMENTS RELATIFS A L'ENTREPOSAGE
L'entreposage une opération qui consiste à déposer provisoirement des biens ou des
marchandises dans des magasins généraux ou dans des entrepôts.
Ce sont des vastes locaux exploités par des sociétés, qui sont destinés à recevoir en dépôt
moyennant des droits de magasinage des marchandises appartenant à des tiers. Les magasins
généraux sont des magasins publics sous contrôle de l'Etat et qui reçoivent en dépôt dans des
locaux leur appartenant les matières premières, les marchandises, les denrées ou les produits
fabriqués que leur confient les industriels commerçants ou les agriculteurs.
Le magasinier peut refuser l’entrée dans le magasin général d'une catégorie des marchandises
qui par leur état ou nature seraient susceptibles de nuire à la bonne conservation des autres
marchandises. Le dépôt peut être constaté par un bulletin d'entrée qui ne joue pas le rôle de titre
propriété. Ce bulletin d'entre est incessible. Et les magasiniers sont tenus sur demande des
déposants de leur remettre des reçus d'une nature particulière appelés « récépissés ».
Ces entrepôts sont ceux n'ayant pas encore payé leurs droits de douane ou d'accise.
Ce sont des entrepôts qui sont sous la garde exclusive du propriétaire fournissant en
cautionnement, les droits afférents aux marchandises entreposées. Ils sont souvent contrôlés par la
douane.
Ce document tire sa source de provenance vers 1e siècle en France. Les industriels se plaignaient de
ce qu'il leur était très difficile d'obtenir de leurs banques des avances gagées par des
marchandises. De leur côté, les banquiers faisaient observer que les avances sur les
marchandises représentaient des immobilisations pour eux d'autant plus gênantes qu'ils ne
savaient jamais quand ils seraient remboursés. Car trop souvent le client leur laissait les
marchandises en gage, il leur fallait entamer des procédures longues et coûteuses pour obtenir soit le
75
remboursement du prêt, soit la réalisation du gage. C'est alors que les autorités en France ont
adopté les institutions anglaises du « magasin général » et du warrant ».
b) Importance du warrant
c) Le warrant-cédule
C’est document qui est plus utilisé en remplacement du warrant-cédule. C'est un document simple
n'ayant pas le double volet comme le warrant-cédule et servant au même usage que ce
dernier. Il n'est pas endossable, il n'est pas négociable, il est accompagné d'un permis de sortie des
marchandises.
76
CHAPITRE XI
DOCUMENTS SERVANT DE SUPPORT AUX OPERATIONS DE D’ASSURANCE
EN GENERAL
Dans le souci de récupérer les pertes ou dommages qui peuvent être causés à une personne
par suite d'événements fortuits ou de force majeure, cette personne peut avant que ces événements ne
soient produits et dans la simple prévision de leur éventualité s'adresser à un tiers qui
moyennant rétribution, s'engage à couvrir un risque déterminé si la perte ou le dommage viennent
à se produire, le mot risque peut signifier :
- certains faits portant atteinte à la personne ou aux biens ;
- la chose ou la personne qui est menacée (un immeuble, une récolte, une auto, etc.) ;
- lorsque le risque se réalise, l'événement est appelé sinistre.
a) D'après la forme
- assurance des personnes : l'assuré peut obtenir le versement d'une somme fixée d'avance
(forfaitaire) à l'occasion de l'événement assuré. Il peut aussi obtenir le versement d'une
77
11.3. Documents
C'est une convention daté du jour de la souscription et signé par l'assureur et l'assuré. Elle
comprend les éléments ci-après :
- les noms des parties, la chose assurée, la nature des risques garantis.
En cours d'exécution, des modifications peuvent être apportées au contrat; on rédige alors un
acte modificatif appelé « AVENANT ». Il y a différents motifs d'assurance
C'est un document donné à l'assuré comme preuve de paiement du montant et taxe demandés.
11.4.1. L'assuré
- doit faire connaître à l'assureur au plus tard dans 8 jours du sinistre le fait survenu et en
apporter la preuve ;
- doit payer les primes, généralement payables d'avance et calculées pour l'année. Le paiement
peut être fractionné. A défaut de paiement des primes, l'assurance et son effet seront
suspendus ;
- doit faire connaître à l'assureur toutes les circonstances permettant d'évaluer le risque
dès la formation du contrat et faire aussi connaître les changements; qui ont aggravé le
risque au cours du contrat ;
11.4.2. L'assureur
Ici, l’assureur a l’obligation de payer l'indemnité promise en cas de sinistre, c’est-à dire le
montant du dommage effectivement subi à condition que le risque soit assuré pour sa valeur réelle.
Si l'assurance a été établie pour un montant trop bas, le dommage ne sera que partiellement
indemnisé. Si elle est établie pour un montant trop élevé, seul le montant réel du dommage subi sera
indemnisé car l'assurance ne doit jamais être une source de profit pour l'assuré.
11.4.3. Le bénéficiaire
Pour être bénéficiaire, l'assuré ou un tiers (héritier, créancier) doit disposer d'une action directe
contre l'assureur pour se faire payer l'indemnité.
Lorsqu'un tiers a provoqué par sa faute un sinistre, la victime peut exiger réparation du
dommage. Dans les assurances de personne, l'assureur n'a aucune action contre le tiers. La victime
peut donc cumuler l'indemnité reçue de l'assureur et les dommages ainsi que les intérêts reçus du
tiers responsable. Mais dans les autres cas, l'assureur qui a payé l'indemnité est subrogé jusqu'à
concurrence de cette somme dans les droits d2 l'assuré contre le tiers.
79