BEP Math
BEP Math
MATHÉMATIQUES
BREVETS D’ENSEIGNEMENTS PROFESSIONNELS
I. OBJECTIFS
1. Le programme qui suit concerne les classes de Seconde professionnelle et de Terminale débouchant
sur un brevet d'études professionnelles (B.E.P.). Conformément au texte définissant les objectifs du cycle
de détermination B.E.P., la perspective est celle d'une formation permettant aussi bien l'entrée dans la vie
professionnelle à l'issue du B.E.P., tout en veillant aux capacités d'adaptation à l'évolution scientifique et
technique, que la poursuite d'études.
Ce programme vise à assurer une bonne continuité avec les programmes des classes fréquentées par les
élèves les années antérieures (mis en vigueur en 1989-1990 en Troisième et en 1990-1991 en Troisième
technologique), qui [ont davantage appel à l'activité des élèves et sont plus tournés vers la résolution des
problèmes et des applications.
2. L'enseignement des mathématiques doit fournir des outils permettant aux élèves de suivre avec profit
les enseignements des disciplines scientifiques et technologiques. Il doit aussi contribuer au développement
de la formation scientifique à travers la pratique d'une démarche mathématique : mathématisation d'un
problème simple, travail d'expérimentation et de recherche, mise en œuvre d'outils et de raisonnements
pour résoudre ce problème, contrôle des résultats obtenus et analyse de leur portée. Plus largement,
l'enseignement des mathématiques doit contribuer au développement des capacités d'argumentation,
d'organisation et de communication.
3. La démarche consiste à bâtir des mathématiques le plus souvent possible à partir de problèmes
apportés notamment par les disciplines scientifiques et technologiques, et, en retour, à utiliser les savoirs
mathématiques comme outils pour la résolution de problèmes issus des autres disciplines ou de la vie
courante. Les situations étudiées doivent fréquemment être issues de la dominante technologique de la
classe (sciences et techniques industrielles, sciences biologiques et sociales, sciences et techniques
économiques).
4. Dans le cycle de détermination B.E.P., il convient de développer les capacités de chaque élève et de
l'aider à préciser son projet de formation et à le réaliser.
Tout au long des deux années, la communication des objectifs à atteindre et la mise en œuvre de
formes diversifiées d'évaluation peuvent aider efficacement les élèves à progresser, à se situer et à
effectuer un choix d'orientation. D’autre part, il est souhaitable que des mesures d'aide aux élèves dont le
niveau n'est pas en accord avec leur projet d'orientation puissent être mises en place pour leur permettre de
réaliser ce projet dans de bonnes conditions. De même, on peut, en fonction de ces projets, diversifier le
choix et le niveau d'approfondissement des activités proposées ; mais cette diversification ne saurait
conduire à supprimer des rubriques du programme ou à détruire son équilibre général.
1. LE CADRE GÉNÉRAL
Le texte du programme concerne l'ensemble des spécialités de B.E.P. ; les indications délimitant le
programme spécifique de chaque B.E.P. sont intégrées dans le texte.
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Pour donner prise à un travail efficace à partir des acquis des classes antérieures et bien remplir son rôle
d'initiation aux enseignements ultérieurs éventuels, le programme requiert d'être appliqué avec réalisme et
souplesse ; il est essentiel d'assurer un bon équilibre entre les différentes parties.
Le texte du programme définit les objectifs, précise les connaissances et savoir-faire que les élèves
doivent acquérir et délimite le champ des problèmes à étudier, mais les professeurs gardent toute liberté
pour l'organisation de leur enseignement en veillant à réaliser un bon équilibre entre les deux années de
formation. Toutes les indications mentionnées dans le programme valent pour l'ensemble des devoirs de
contrôle, y compris l'épreuve du B.E.P. ; en cas de doute, l'interprétation minimale doit prévaloir.
a) Ce texte comporte d'abord un chapitre définissant les objectifs et les capacités valables pour
l'ensemble du programme. Ensuite, chaque chapitre comporte :
Un bandeau définissant les objectifs essentiels de ce chapitre et délimitant le cadre général d'étude des
notions relatives à ce chapitre ;
Un texte en deux colonnes : deux sortes de spécificités leur sont attribuées.
D'une part, à gauche, sont fixées les connaissances et savoir-faire de base figurant au programme avec, à
droite, un commentaire précisant le sens ou les limites à donner à certaines questions, et repérant le cas
échéant l'interaction du sujet étudié avec d'autres figurant au programme.
D'autre part, à gauche, figure le champ des techniques et des problèmes que les élèves ont à étudier
avec, à droite, un commentaire fournissant des repères pour le niveau d'approfondissement de cette étude.
A chaque section de B.E.P. correspond un formulaire officiel que les élèves apprendront à utiliser
pendant les deux années du cycle de détermination B.E.P. et qui est à leur disposition pour l'épreuve écrite
de mathématiques du B.E.P. Ce formulaire fera l'objet d'une note de service publiée au Bulletin officiel de
l'Education nationale.
b) En ce qui concerne les connaissances et savoir-faire, on a délimité, d'une part, ceux que les élèves
doivent acquérir et d'autre part, ceux qui relèvent d'activités possibles et souhaitables. En outre, pour
éviter toute ambiguïté sur les limites du programme et lutter contre l'inflation, il est indiqué que certains
sujets sont « hors programme » (ce qui signifie qu'ils n'ont pas à être abordés au niveau considéré, ou que
« toute virtuosité technique est exclue » ou encore qu'il faut se limiter à des « exemples simples »).
Pour les démonstrations, le professeur est laissé juge de l'opportunité de les faire, d'en donner une
esquisse, ou d'admettre le résultat, tout en maintenant un bon équilibre entre ces différentes possibilités. La
mention « admis » signifie que la démonstration est hors programme.
c) Les champs de problèmes mentionnés dans le programme sont de deux sortes pour les uns des
techniques classiques et bien délimitées sont mises en œuvre et leur maîtrise est exigible des élèves. Pour
les autres, qui portent la mention « exemples de » (ce sont les plus nombreux), l'objectif est de développer
un savoir-faire ou d'illustrer une idée : les élèves devront, au terme du cycle de formation, avoir acquis une
certaine familiarité avec le type de problème considéré, mais aucune connaissance spécifique ne peut être
exigée à leur propos et toutes les indications utiles doivent être fournies aux élèves, notamment au cours
des épreuves d'évaluation.
Dans cette perspective, la résolution de problèmes, et l'étude de situations occupent une part
importante du temps de travail. En particulier, il convient d'articuler la mise en place de contenus
nouveaux avec l'étude de situations assez riches, certaines étant liées aux autres disciplines, et qui peuvent,
selon les questions étudiées, servir de motivation, fournir des secteurs d'intervention ou constituer le
support même pour cette mise en place. La synthèse, qui constitue le cours proprement dit, doit être brève
; elle porte non seulement sur les quelques notions, résultats et outils de base que les élèves doivent
connaître et savoir utiliser, mais aussi sur les méthodes de résolution de problèmes qui les mettent en jeu.
Bien entendu, le choix d'une stratégie pour la mise en place de notions, de résultats et d'outils nouveaux
ne saurait être uniforme : l'analyse des concepts à étudier et de leur articulation avec le champ des
problèmes à résoudre, les acquis antérieurs des élèves, la simplicité, l'efficacité… sont autant de facteurs à
prendre en compte.
L'étude de situations plus complexes, sous forme de préparation d'activités en classe ou de problèmes à
résoudre et à rédiger, alimente le travail de recherche, individuel ou en équipe, et permet aux élèves
d'évaluer leur capacité à mobiliser leurs connaissances dans des secteurs variés ;
Les travaux individuels de rédaction (solution de problèmes, mise au point d'exercices étudiés en classe,
rapport de synthèse sur un thème d'étude, analyse critique d'un texte, éventuellement rapport de stage … )
visent essentiellement à développer les capacités de mise au point d'un raisonnement et d'expression
écrite ; vu l'importance de ces objectifs, ces travaux de rédaction doivent être fréquents mais leur longueur
doit rester raisonnable ;
Les devoirs de contrôle, peu nombreux, combinent des exercices d'application directe du cours et des
problèmes plus synthétiques, comportant des questions enchaînées de difficulté progressive et permettant
aux élèves de vérifier leurs résultats. Ils doivent être suffisamment courts pour permettre à la grande
majorité des élèves d'étudier l'ensemble des questions posées et de rédiger posément la solution qu'ils
proposent ;
Plus largement, pour le choix des exercices et des problèmes, il est utile de se poser quelques questions.
Font-ils appel aux seules capacités requises des élèves ? Sinon, les élèves disposent-ils des indications utiles
pour les résoudre ? Leur contexte mathématique est-il compréhensible par un élève de Seconde
professionnelle ou de Terminale B.E.P. ? Leur résolution a-t-elle valeur de méthode ?
L'exploitation des documents, individuels ou en équipe, peut contribuer notamment au développement
des capacités d'organisation et d'expression écrite (rédaction d'un rapport) ou orale (mise au point d'un
exposé).
III. PROGRAMME
A) Objectifs et capacités
valables pour l'ensemble du programme
1. REPRÉSENTATIONS GRAPHIQUES
Les représentations graphiques tiennent une place importante : en effet, outre leur intérêt propre, elles
permettent de donner un contenu intuitif et concret aux objets mathématiques étudiés dans les différentes
parties du programme ; leur mise en œuvre développe aussi les qualités de soin et de précision et met
l'accent sur des réalisations combinant une compétence manuelle et une réflexion théorique. Plus
largement, notamment dans les sections du secteur industriel, on développera une vision géométrique des
problèmes, notamment en analyse, la géométrie mettant au service de l'intuition et de l'imagination son
langage et ses procédés de représentation.
Les problèmes et méthodes numériques sont largement exploités, car ils jouent un rôle essentiel dans la
compréhension de nombreuses notions mathématiques et dans les différents secteurs d'intervention des
mathématiques ; ils permettent aussi d'entraîner des élèves à combiner l'expérimentation et le
raisonnement en mathématiques et concourent au développement des qualités de soin et de rigueur.
Dans l'ensemble du programme, les aspects algorithmiques des problèmes étudiés seront
progressivement dégagés, en particulier à propos de la gestion de calculs (description de l'enchaînement
des opérations à effectuer pour un calcul numérique ou pour le calcul des valeurs numériques d'une
fonction d'une variable réelle). Aucune connaissance spécifique sur les algorithmes n'est exigible des élèves.
Dans les classes du cycle de détermination B.E.P., l'emploi des calculatrices en mathématiques a pour
objectif, non seulement d'effectuer des calculs, mais aussi de contrôler des résultats et d'alimenter le
travail de recherche. De plus, en analyse, cet usage permet d'accéder rapidement à des fonctions variées
et éventuellement à leur représentation graphique.
De plus, les élèves doivent être capables de calculer une moyenne ou un écart type d'une population à
l'aide des touches statistiques d'une calculatrice.
Pour répondre aux spécifications et aux objectifs précédents et pour couvrir l'ensemble de ce cycle, une
calculatrice scientifique non programmable suffit (en particulier, les écrans graphiques ne sont pas
demandés).
En cas d'achat, le choix d'une calculatrice en début de Seconde professionnelle ou au cours de ce cycle
dépend du projet d'orientation de l'élève ; en particulier dans les Premières d'adaptation de la plupart des
séries technologiques une calculatrice programmable est nécessaire , les sujets de mathématiques des
baccalauréats technologiques correspondants sont conçus pour des candidats disposant d'une calculatrice
programmable, les calculatrices graphiques n'étant pas exigées.
D'autre part, l'emploi en mathématiques des matériels informatiques existant dans les établissements est
à encourager : par exemple, utilisation de micro-ordinateurs par les élèves en travaux dirigés, utilisation
dans la classe d'un micro-ordinateur équipé d'une tablette de rétroprojection ou d'un grand écran. Dans les
classes du cycle de détermination B.E.P., l'utilisation de logiciels (tableur, grapheur ... ) peut faciliter
grandement la compréhension de nombreuses notions mathématiques et la résolution de problèmes : en
produisant très rapidement des figures propres et variées, en permettant le mouvement de certains éléments
choisis sur une figure… ces logiciels fournissent toute une série d'exemples et de contre-exemples
numériques ou graphiques susceptibles d'apporter une motivation, d'alimenter le débat au sein de la classe
et de donner du sens aux concepts mathématiques figurant dans les différentes parties du programme
(fonctions, statistique, géométrie ... ).
4. UNITÉ DE LA FORMATION
Il est important que de nombreux travaux fassent intervenir simultanément des parties diverses du
programme pour en faire ressortir l'unité (par exemple, activités géométriques et algébriques relatives aux
fonctions, articulation entre géométrie du plan et de l'espace…). Dans cette perspective, et notamment
dans le cadre de la bivalence pour les sections du secteur industriel, l'enseignement des mathématiques est
aussi à relier à celui des autres disciplines sous deux aspects principaux : étude de situations issues de ces
disciplines ; organisation concertée des activités d'enseignement.
5. FORMATION SCIENTIFIQUE
6. VOCABULAIRE ET NOTATIONS
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Certaines questions (traitement des équations, emploi des propriétés caractéristiques en géométrie...)
amènent à utiliser des équivalences logiques ; on observera qu'au collège seule la formulation en deux
énoncés séparés est au programme.
L'emploi des symboles ⇒ et ⇔ n'est pas un objectif du programme. Tout exposé de logique
mathématique est exclu.
Enfin, on aura le souci de se limiter à un petit nombre de notations simples. Certaines ont été introduites
au collège : appartenance, égalité et inégalité, égalité approchée ≈ , racine carrée, cosinus, sinus, tangente,
droite (MN), segment [MN], distance MN, parallélisme et orthogonalité. S'ajoutent en Seconde
professionnelle et en Terminale B.E.P., outre les notations indiquées dans les différents chapitres, les
notations N , Z , Q , R ; sur ces différents points, il s'agit d'un simple vocabulaire et aucun développement
n'est au programme. Pour les fonctions, on utilise les écritures y = f ( x ) et x a f ( x ) mais les symboles
f + g , fg , gof , f < g … sont hors programme.
Ce chapitre, à l'exception des paragraphes 1.d) et 1.e) est commun à l'ensemble des spécialités.
La résolution de problèmes issus des autres disciplines et de la vie courante constitue l'objectif majeur de
cette partie du programme.
On dégagera, sur des exemples, les différentes phases du traitement d'un problème choix des inconnues,
mise en équation, résolution, contrôle et exploitation des résultats.
Le traitement des problèmes combine les calculs de valeurs exactes et de valeurs approchées ; il fait
appel aux différentes formes de calcul : mental, à la main et à la machine. Les interprétations graphiques,
l'usage des calculatrices jouent un rôle capital, à la fois comme outils et comme sources de problèmes.
Dans cette perspective, le programme vise notamment à consolider et à compléter les acquis des classes
antérieures.
Les travaux s'articulent sur deux axes :
Consolider la pratique conjointe du calcul littéral et du calcul numérique ;
Poursuivre l'étude des équations et des inéquations à une inconnue et des systèmes d'équations linéaires.
Dans ce domaine, c'est la maîtrise des mécanismes élémentaires indiqués par le programme qui est
importante ; toute virtuosité technique est exclue, notamment en ce qui concerne les factorisations et les
calculs portant sur des fractions ou des radicaux. On tiendra compte du fait que, sur ces différents points,
les exigences à l'issue de la classe de Troisième ou de Troisième technologique sont modestes. Il convient
en outre de ne pas multiplier gratuitement les exercices de pur calcul littéral.
a) Calcul sur les puissances et les racines carrées Il s'agit ici de compléter les acquis du premier
: cycle et de s'assurer que les élèves maîtrisent bien les
puissances de 10 et savent les employer pour lire ou
Puissances d'un nombre. écrire un nombre en notation scientifique et pour
Formules : (ab )m = a m b m ; a m+n = a a ; évaluer un ordre de grandeur.
m n
(a )m n
= a mn où m et n sont des entiers relatifs.
Ces formules constituent une nouveauté pour les
Racines carrées. élèves issus de Troisième technologique.
a a
Formules : ab = a b ; =
b b
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b) Valeur absolue, intervalle, approximation : Les valeurs absolues et les intervalles ne figurent
pas au programme de Troisième. L'essentiel est de
Valeur absolue, distance. savoir interpréter b − a comme étant la distance
Intervalles. Notation des divers types d'intervalles. des points a et b et, dans cette perspective, des
relations telles que x − 2 < 1 ou x − 2 < 1 / 100 à
l'aide des intervalles de centre 2.
Dans le secteur industriel on fera le lien avec la
notion de tolérance autour d'une valeur théorique.
Dans le secteur tertiaire on reliera la valeur
absolue à l'écart moyen.
La notion de valeur absolue ne doit pas donner
lieu à des exercices répétitifs.
Ces notions ne sont pas des objets d'étude en soi :
Pratique, sur des exemples numériques, du
elles interviennent dans les problèmes
vocabulaire concernant les approximations d'un
d'approximation. Sur quelques exemples
nombre a :
numériques, la précision obtenue pour une somme
Lorsque b < a < c , on dit que b et c encadrent a
pourra être évaluée ; mais toute étude générale du
Lorsque a − a ′ < 10 −4 on dit que a' est une
calcul des approximations est exclue et aucun
approximation (ou valeur approchée) de a à la énoncé de résultats à ce propos n'est exigible des
précision 10 −4 . élèves.
La pratique des troncatures, déjà engagée dans les
classes antérieures, sera poursuivie sans
formalisation de ces notions.
L'objectif est non seulement de mettre en œuvre une technique de résolution, mais surtout d'étudier des
problèmes issus d'autres disciplines et de la vie économique et professionnelle, en mettant en valeur les
phases de mise en équation, de traitement mathématique, de contrôle et d'interprétation des résultats. Les
exemples -étudiés conduiront à des équations ou inéquations à une inconnue ou à des systèmes d'équations
linéaires à coefficients numériques.
Les exemples trop techniques ou coupés de tout contexte seront évités.
a) Equations et inéquations du premier degré à L'objectif est de conjuguer l'étude numérique et
une inconnue à coefficients numériques : l'étude graphique, et non d'apprendre des formules
Résolution numérique ; de résolution ; en particulier la notion de
Exemples d'étude de situations conduisant à une déterminant et les formules de Cramer ne sont pas
ou plusieurs équations ou inéquations du premier au programme.
degré à une inconnue.
C) Fonctions
Acquérir une bonne maîtrise des fonctions usuelles indiquées dans le programme et un certain
savoir-faire, toutes les indications utiles étant fournies, pour l'étude de fonctions qui s'en déduisent
simplement.
On exploitera largement des situations issues de la géométrie, des sciences physiques, des disciplines
technologiques et de la vie économique et sociale, en marquant les différentes phases - mise en équation,
traitement mathématique, contrôle et exploitation des résultats.
Le programme combine les études qualitatives (croissance, allure des représentations graphiques ... )
avec les études quantitatives (recherches d’extremums ... ). Il ne porte que sur l'étude d'exemples et se
place dans le cadre des fonctions définies sur un intervalle ; on évitera tout exposé général sur les fonctions
(statut mathématique du concept de fonction, notion d'ensemble de définition, opérations algébriques,
composition, relation d'ordre, restriction ... ).
L'intervalle de définition sera indiqué lors de la donnée de la fonction considérée. Cet intervalle peut
aussi résulter de contraintes naturelles portant sur l'inconnue (exprimées, dans un contexte concret, par des
inégalités portant sur cette inconnue).
b) Exemples simples de calculs de valeurs d'une Les calculatrices programmables ne sont pas
fonction à l'aide d'une calculatrice. exigées,
2. FONCTIONS USUELLES
A travers l'étude des fonctions figurant au programme et de situations menant à des fonctions qui s'en
déduisent de façon simple, on mettra en valeur la diversité du comportement des fonctions. Dans ce cadre,
il est important que les élèves soient entraînés à mieux maîtriser les situations de proportionnalité et en
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particulier de pourcentages, dont l'étude a été abordée dans les classes antérieures, en relation avec l'étude
des fonctions linéaires et des fonctions affines.
L'étude générale des fonctions polynômes de degré deux et des fonctions homographiques est hors
programme. Pour les sections industrielles concernées, l'introduction des fonctions circulaires constitue une
simple prise de contact de caractère expérimental : on s'appuiera sur l'étude du cercle trigonométrique (cf.
programme de géométrie) et sur l'exploitation des touches de la calculatrice. Tout développement
théorique est exclu.
Le choix de situations issues des sciences physiques et des disciplines technologiques contribue à
éclairer la signification des changements d'origine ou d'échelles. Tout exposé général sur ces points est
exclu ; on se limitera à quelques exemples simples et toutes les indications utiles seront fournies aux élèves.
d) Etude des fonctions cosinus et sinus : Ce paragraphe ne figure au programme que des
périodicité, symétries, sens de variation. Courbes sections du secteur industriel.
représentatives. On entraînera les élèves à retrouver sur le cercle
trigonométrique des propriétés des fonctions cosinus
et sinus telles que :
cos(π + x ) = − cos x ; sin (π − x ) = sin x ;
π
sin − x = cos x ; …
2
Les élèves n'ont pas à mémoriser ces formules,
l'étude de la fonction tangente et tes formules
d'addition sont hors programme.
Dans les sections industrielles concernées, on
pourra être amené à étudier, en liaison avec d'autres
disciplines, des fonctions telles que
t a a sin (ωt + ϕ ) où a, ω et ϕ sont
numériquement fixés, mais aucune connaissance
n'est exigible sur ce sujet en mathématiques.
D) Statistique
Ce chapitre, à l'exception des notions de médiane et d'écart moyen, est commun à l'ensemble des
spécialités de B.E.P.
Il complète les acquis des classes antérieures. Il présente un triple intérêt. D'abord la lecture pertinente
de tableaux statistiques est nécessaire à la compréhension des phénomènes économiques, sociaux,
physiques et technologiques. Ensuite, c'est un excellent terrain pour des activités interdisciplinaires où les
élèves peuvent faire preuve d'initiative et développer leurs méthodes de travail. En outre, savoir organiser,
représenter et traiter des données fournies à l'état brut, savoir apprécier l'intérêt et les limites d'un
processus de mathématisation d'une situation est un élément majeur de formation.
On entraînera les élèves à la pratique de la démarche propre à la statistique en tirant parti des possibilités
offertes par les outils informatiques (calculatrice, ordinateur) :
Lecture de données recueillies sur les individus d'une population ;
Choix des résumés (regroupements en classe, indicateurs ... ) à mettre en œuvre pour décrire cette
population ;
Exécution des calculs à la machine ;
Présentation des résultats (histogrammes, graphiques...) ;
Contrôle et analyse critique de ces résultats.
On insistera sur le choix du mode de représentation, des unités, des amplitudes de classe et, sur quelques
exemples, on observera les conséquences de ces choix quant à l'interprétation que l'on peut faire de
données statistiques.
Les documents nécessaires seront proposés en liaison avec les enseignements des autres disciplines ou
empruntés à l'environnement de l'élève. Il est souhaitable que ces documents soient authentiques et
motivants, sans qu'ils soient d'un volume et d'une complexité exagérés.
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1. Séries statistiques à une variable : Ces notions, ainsi que les suivantes, ne doivent
Répartition d'une population en classes ; pas faire l'objet d'un exposé général mais être mises
Effectifs, fréquences. en place à travers l'étude de situations propices à
leur approche.
2. Séries statistiques à une variable quantitative : Grâce à l'étude d'exemples bien choisis, on
Effectifs cumulés, fréquences cumulées ; montrera l'intérêt d'un regroupement en classes pour
Caractéristiques de position : moyenne, médiane le calcul de moyenne et d'écart type et on mettra en
(détermination graphique) , valeur la signification de la moyenne x et de l'écart
Caractéristiques de dispersion : écart type, écart type. On observera, par exemple que, pour de
moyen. nombreux phénomènes, le pourcentage d'éléments
n'appartenant pas à l'intervalle [x − 2σ ; x + 2σ] ou
[x − 3σ ; x + 3σ] est voisin de 5% ou de 1%. Les
élèves pourront utiliser les fonctions statistiques de
leur calculatrice.
Les notions de médiane et d'écart moyen ne
sont pas au programme des sections du secteur
industriel.
E) Géométrie
Tout point de vue axiomatique est exclu ; il ne s'agit pas de s'étendre sur les aspects théoriques, mais de
développer chez les élèves une bonne connaissance des objets du plan et de l'espace.
La pratique des figures doit tenir une place centrale, car elle joue un rôle décisif pour la maîtrise des
notions mathématiques mises en jeu. De même, l'exploitation des écrans graphiques d'ordinateur peut aider
efficacement les élèves à développer leur perception des objets du plan et de l'espace.
Toute reprise systématique des notions vues clans les classes antérieures est exclue. Cependant, certains
points (théorème de Thalès, notion de vecteurs), qui figurent au programme de Troisième mais non à celui
de Troisième technologique, sont repris dans ce texte. L'enseignement de ces points devra être adapté à
cette situation.
1. Exemples de tracés de figures planes usuelles. La pratique des tracés géométriques, l'étude de
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5. Etude expérimentale de droites et de plans de Les objets usuels étudiés dans les classes
l'espace : observation de solides usuels dans le but antérieures (cube, parallélépipède rectangle, prisme
de préciser des positions relatives et en particulier de droit, pyramide, sphère, cylindre et cône de
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mettre en évidence des situations de parallélisme et révolution) constituent un terrain privilégié pour les
d'orthogonalité de deux droites, d'une droite et d'un activités.
plan, de deux plans. L'objectif n'est pas de mettre en place des
résultats théoriques mais de familiariser les élèves
avec des configurations courantes.
6. Description de solides usuels en utilisant des La recherche de sections planes de solides doit se
projections orthogonales, sections planes, limiter à des cas très simples ; elle permettra de
développement. préciser la forme du solide dans l'espace et sera le
support d'activités numériques. Les élèves seront
alors amenés à choisir certaines sections planes de
solides mais, pour les travaux non encadrés par le
professeur, les « plans de coupe » seront indiqués.
Les activités exploiteront conjointement des
maquettes des objets étudiés et des représentations
de ces objets effectuées, selon les problèmes posés,
à main levée ou à l'aide des instruments de dessin.
7. Exemples de calculs de distances, d'angles, Les formules donnant les aires et volumes des
d'aires et de volumes dans les configurations solides usuels sont admises.
usuelles du plan et de l'espace.
Des activités expérimentales dégageront l'effet
d'un agrandissement ou d'une réduction sur les
longueurs, les aires et les volumes.
8. Trigonométrie.
Ce paragraphe ne figure qu’au programme des sections du secteur industriel.
En relation avec l'introduction des fonctions circulaires, le programme comporte une initiation à la
mesure des angles orientés. On s'appuiera sur des observations concernant le cercle trigonométrique
(mesure d'arcs, mouvement circulaire uniforme ... ).
On choisira comme champ d'application des situations issues des disciplines technologiques.
a) Cercle trigonométrique ; mesures de l'angle L'unité d'angle est le radian. La mesure principale
orienté de deux vecteurs unitaires, mesure appartient à l'intervalle ]− π ; π] . On fera le lien avec
principale. le degré décimal et les angles non orientés employés
dans les classes antérieures.
b) Cosinus et sinus d'un nombre réel. Relation L'application au triangle rectangle constitue une
cos x + sin x = 1 .
2 2
articulation essentielle. L'utilisation de la calculatrice
et les méthodes graphiques permettront d'obtenir
cos x et sin x .
c) Définition de la tangente d'un nombre réel à La définition et l'utilisation de l'axe des tangentes
partir de la relation : sur le cercle trigonométrique n'est pas un objectif du
sin x programme.
tan x =
cos x
d) Résolution des équations cos x = a , sin x = b Le nombre et l'ordre de grandeur des solutions
sur l'intervalle ]− π ; π] . éventuelles de chacune de ces équations seront
obtenus à partir de l'observation du cercle
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