SCÈNE
(Cour de l’école)
Narrateur : Notre pays traverse
des défis. Insécurité,
découragement, abandon
scolaire… Beaucoup de jeunes
pensent que fuir est la solution.
Mais la vraie question est : Qui
construira demain si la jeunesse
abandonne aujourd’hui ?
(David et CLARA assis, l’air
découragé)
DAVID : Moi, j’en ai marre… Les
études deviennent difficiles, la vie
aussi.
CLARA : Moi aussi. Parfois je me
dis qu’il vaut mieux tout laisser
tomber.
DAVID : Oui… partir, chercher
ailleurs… abandonner.
(Awa et Fatou entrent avec leurs
cahiers)
Awa : Abandonner ? Et qui va bâtir
ce pays à votre place ?
Fatou : Le pays a besoin de
jeunes courageux, pas de jeunes
fatigués.
CLARA : Vous parlez facilement…
mais la réalité est dure.
Awa : Justement. La résilience, ce
n’est pas fuir. C’est rester debout
malgré les tempêtes.
(Le professeur arrive)
Professeur : Très bien dit.
David : Monsieur, parfois on se
sent inutiles.
Professeur : Erreur. Un élève qui
apprend est déjà un soldat de la
nation. CLARA : Un soldat ?
Professeur : Oui. Celui qui combat
l’ignorance protège aussi son
pays.
Fatou : La souveraineté
commence aussi dans la salle de
classe.
(Bureau du directeur)
Directeur : J’ai appris que certains
veulent abandonner.
David : Monsieur… nous sommes
fatigués.
Directeur : Fatigués ? Vos parents
ont souffert pour vous envoyer ici.
Le pays investit en vous. Et vous
voulez fuir ?
CLARA : Nous pensions que partir
était mieux… Directeur : On ne
construit pas une nation avec des
fuyards, mais avec des jeunes
responsables.
(À la maison)
Maman : David, ton père
travaillait sous le soleil pour payer
tes études. David : Maman… je
suis perdu.
Maman : Mon fils, la pauvreté
n’est pas une honte. Abandonner
ses rêves, oui.
David : (silencieux)
Maman : Le Burkina a besoin de
jeunes debout, pas de jeunes qui
baissent les bras.
(Entrée du Sage)
Sage : Quand nous nous battions
pour la dignité, nous rêvions
d’une jeunesse forte.
(Tous l’écoutent)
Sage : La souveraineté ne se
chante pas seulement. Elle se
construit. Par le travail. Par
l’école. Par la discipline. Par
l’amour de la patrie.
David : Alors nous aussi… nous
pouvons servir ?
Sage : Chaque cahier ouvert est
une victoire. Chaque effort
honnête est une défense du pays.
Fatou : Alors nous devons rester
unis.
Awa : Et avancer ensemble.
Narrateur : Ce jour-là, David
comprit que fuir n’était pas la
solution. La jeunesse n’est pas
l’avenir seulement… elle est le
présent.
David : Je ne fuirai plus.
Karim : Moi non plus.
Awa : Nous allons travailler.
Fatou : Nous allons persévérer.
Professeur : Nous allons bâtir.
Directeur : Nous allons servir.
Maman : Nous allons espérer.
Sage : Et ensemble…
TOUS : Nous allons servir notre
nation !
Tous ensemble (main sur le cœur)
: La jeunesse ne fuit pas ! La
jeunesse construit ! Le Burkina se
défend aussi par l’école, par le
courage et par la responsabilité !
Narrateur : La résilience n’est pas
un mot. C’est un choix. Et ce choix
commence aujourd’hui.
PRESENTATION
JEDIDJA ODG 67771923