0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues29 pages

Cours Pompes

Le document traite des principes fondamentaux de la mécanique des fluides, en se concentrant sur les pompes et la statique des fluides, y compris la définition de la pression et les forces en jeu. Il aborde également la dynamique des fluides incompressibles, les débits, et les équations de conservation de la masse et de l'énergie, notamment à travers le théorème de Bernoulli. Des notions clés comme la pression absolue et relative, ainsi que les unités de mesure, sont également discutées.

Transféré par

shadow game
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues29 pages

Cours Pompes

Le document traite des principes fondamentaux de la mécanique des fluides, en se concentrant sur les pompes et la statique des fluides, y compris la définition de la pression et les forces en jeu. Il aborde également la dynamique des fluides incompressibles, les débits, et les équations de conservation de la masse et de l'énergie, notamment à travers le théorème de Bernoulli. Des notions clés comme la pression absolue et relative, ainsi que les unités de mesure, sont également discutées.

Transféré par

shadow game
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

Cours NR 3
Durée : 08/08 heures
Classe : EI2ETN
Code : NEI206

LES POMPES

I RAPPEL DE MECANIQUE DES FLUIDES :


1. Introduction
a. Définition :
Un fluide peut être considéré comme étant formé d'un grand nombre de particules
matérielles, très petites et libres de se déplacer les unes par rapport aux autres. Un
fluide est donc un milieu matériel continu, déformable, sans rigidité et qui peut s'écouler.
Parmi les fluides, on fait souvent la distinction entre liquides et gaz.
b. Liquides et gaz :
Les liquides et gaz habituellement étudiés sont isotropes, mobiles et visqueux. La
propriété physique qui permet de faire la différence entre les deux est la compressibilité.
 l'isotropie assure que les propriétés sont identiques dans toutes les directions de
l'espace.
 la mobilité fait qu'ils n'ont pas de forme propre et qu'ils prennent la forme du
récipient qui les contient.
 la viscosité caractérise le fait que tout changement de forme s'accompagne d'une
résistance (frottements).
c. Forces de volume et forces de surface.
Comme tout problème de mécanique, la résolution d'un problème de mécanique des
fluides passe par la définition du système matériel S, particules de fluide à l'intérieur
d'une surface fermée limitant S. A ce système on applique les principes et théorèmes
généraux de mécanique et thermodynamique :
 principe de la conservation de la masse.
 principe fondamental de la dynamique.
 principe de la conservation de l'énergie.
2. STATIQUE DES FLUIDES
a. La grandeur PRESSION :
Définition de la pression:
df Dans un milieu quelconque, donc aussi dans un milieu fluide, la
force que la partie (1) exerce sur la partie (2) à travers un
df élément de surface réel ou fictif dS a une direction
N 
quelconque. Mais cette force d f peut toujours être
df
T
2
dS
décomposée en :
- une composante tangentielle dfT
1

Page 1 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

- une composante normale dfN.


La quantité dfT /dS représente la contrainte tangentielle et dfN /dS la dfN
contrainte normale.
p 
dS
Par définition on appelle Pression la contrainte normale :
Unité: Le Pascal (Pa) [p] = M L-1 T-2 .
Remarque : En statique des fluides, seules interviennent les forces de pression df N,
normales à l'élément dS.
Les forces tangentielles dfT n'apparaissent qu'en dynamique des fluides : elles
correspondent aux frottements visqueux des couches fluides en mouvement les unes par
rapport aux autres et par rapport à la paroi de la conduite.
Pression en point d'un fluide :
En tout point d'un fluide existe une certaine pression. Soit un point M dans un fluide. Si
on considère une surface imaginaire dS passant par M, la résultante de toutes les forces
dues aux chocs sur dS des particules de fluides en mouvement désordonné est
perpendiculaire à cette surface dS et on peut écrire :
 
d f  p n dS
n 
n étant le vecteur unitaire de la normale à dS orienté vers
M l'extérieur.
dS
Cette force df dépend évidemment de la surface dS envisagée,
mais la pression pM au point M du fluide ne dépend pas de dS.

b. Principe Fondamental de la Statique des Fluides


Soit un élément de volume de fluide dV se trouvant au point M. Il est soumis à des forces
de pression exercées par les parties voisines du fluide. Si le fluide est en équilibre, les
forces force de frottement sont nulles. L'élément de volume dV n'est alors soumis,
généralement, qu'à son poids et aux forces de pression.
La condition d'équilibre de cet élément de fluide permet d'écrire l’équation fondamentale
de la « Statique des Fluides »:
Expression différentielle de la relation fondamentale :
  
Dans un repère (O, i , j , k ) (l'axe Oz orienté vers le haut) et dans le champ de pesanteur,
 
g   g. k , l’expression différentielle de la relation fondamentale de la statique des
fluides s'écrit :
dp
  g ou dp    g dz
dz
Cas des fluides isovolumes :
Dans le cas d'un liquide, (ou pour un gaz dans lequel la variation de pression est faible), la
masse volumique  ne dépend pas de la pression. De plus, si on suppose la température
uniforme, la masse volumique sera considérée comme constante. D'autre part, pour des
différences d'altitude courantes, l'accélération de la pesanteur g peut aussi être
considérée constante. Dans ce cas on peut intégrer la relation précédente :

Page 2 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

2 2 2 z
1
dp   gdz  g dz
1 1
p2  p1  g (z2  z1)

ou encore p2  gz2  p1  gz1 soit : p   g z  Cte M1(z1)

Conclusions :
- Dans un fluide la pression croît de haut en bas.
M2(z2)
- les surfaces isobares sont des plans horizontaux.
- la surface de séparation entre deux fluides non miscibles est un plan horizontal.
Pression absolue et pression relative ou effective :
La pression absolue est une grandeur essentiellement positive (nulle à la limite).
La pression relative est mesurée par rapport à la pression atmosphérique pat : elle est
égale à p1 - pat ; elle peut être positive (surpression) ou négative (dépression).
Unités de pression :
Dans le système international, l'unité légale est le pascal (Pa). Mais dans la pratique on
utilise des unités dérivées du pascal, ou des unités liées à la méthode de mesure des
pressions.
1 bar = 105 Pa 1 mbar = 10-3 bar = 100 Pa = 1 hPa
Patm
p
D'autre part en divisant tous les termes de g  z  Cte
la relation de l'hydrostatique par la quantité
H
.g on obtient :
P On exprime souvent les pressions en hauteur de colonne de
fluide (mCF).
Ex : Pression atmosphérique normale :
p0= 760 mm Hg = 101 325 Pa  1 013 mbar.

Remarque : on rencontre encore certaines unités ne faisant partie d'aucun système :


L'atmosphère (atm) correspond à la pression d’une colonne de 760 mm de mercure
(Hg).
Le Torr correspond à la pression d’une colonne de 1 mm Hg (soit 133,3 Pa)
Le Psi (pound square inch) correspond à 6,895 x 103 Pa.
Applications : Mesures des pressions, calcul des forces pressantes s'exerçant sur une
surface plane ou gauche.
Grandeurs physiques utilisées :
 : masse volumique (M L-3 ). g : accélération de la pesanteur (LT-2 )
p : pression statique (M L-1 T-2 ) F Force (M L T-2 )

Page 3 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

Notion de pression dans une conduite :


B B'

Lorsque la conduite est cylindrique notamment, on


admettra que la répartition des pressions est
hydrostatique dans une section droite.
A

S On peut donc brancher des tubes piézométriques ; ils


A' mesurent par rapport au plan de référence la quantité :
p
 z  Cte
g
3. DYNAMIQUE DES FLUIDES INCOMPRESSIBLES
a. DEFINITIONS :

Le DEBIT est la quantité de matière qui traverse une section droite de la conduite
pendant l'unité de temps.
Débit masse :
Si dm est la masse élémentaire de fluide qui a traversé une section droite de la conduite
pendant l’intervalle de temps dt, le débit-masse s’écrit :
dm
qm  unité : kgs-1 (M T-1)
dt
Débit volume :
Si dV est le volume élémentaire de fluide qui a traversé une section droite de la conduite
pendant l’intervalle de temps dt , le débit-volume s’écrit :
dV
qV  unité : m3s-1 (L3 T-1 )
dt
Relation entre qm et qV : La masse volumique  est donnée par la relation : 
dm
dV

d'où : qm   qV

Remarques : Les liquides sont incompressibles et peu dilatables (masse volumique


constante) ; on parle alors d'écoulements isovolumes.
Pour les gaz, la masse volumique dépend de la température et de la pression.(L'étude des
fluides compressibles sera faite ultérieurement). Pour des vitesses faibles (variation de
pression limitée) et pour des températures constantes on retrouve le cas d'un écoulement
isovolume.
b. Ecoulements PERMANENTS OU STATIONNAIRES :
Un régime d'écoulement est dit permanent ou stationnaire si les paramètres qui le
caractérisent (pression, température, vitesse, masse volumique, ..), ont une valeur
constante au cours du temps.

Page 4 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

c. EQUATION DE CONSERVATION DE LA MASSE ou EQUATION DE


CONTINUITE
DEFINITIONS :
Ligne de courant : En régime stationnaire, on appelle ligne de courant la courbe suivant
laquelle se déplace un élément de fluide.
Tube de courant : Ensemble de lignes de courant s'appuyant sur une courbe fermée.
Filet de courant : Tube de courant s'appuyant sur un élément de surface dS.
La section de base dS du tube ainsi définie est suffisamment petite pour que la vitesse du
fluide soit la même en tous ses points (répartition uniforme).
d. CONSERVATION DU DEBIT MASSE :
[Link]

dS2'
dS2 ligne de
courant (L)
[Link]
M2'
M2 v2
dS1'
dS1
M1'
sens de
M1
l'écoulement
v1

Pendant l'intervalle de temps dt, infiniment petit, la masse dm 1 de fluide ayant traversé
la section dS1 est la même que la masse dm2 ayant traversé la section dS2.
Les volumes correspondants sont égaux à M1 M1'. dS1 et M2M2'. dS2. La conservation de la
masse s'écrit :
1M1M1' dS1  2M2M'2dS2 soit encore : dqm1  dqm2
En régime stationnaire, le débit masse est le même à travers toutes les sections
droites d'un même tube de courant.
Expression en fonction de la vitesse :
La distance MM' s'écrit v dt en fonction de la vitesse du fluide et donc la relation
précédente se met sous la forme : dqm1  dqm2 soit : 1v1dS1  2 v 2dS2 ou
dqm   v dS  Cte
Pour un écoulement isovolume ( = Cte) : dqV1  dqV 2 soit : v1dS1  v 2dS2 ou
dqV  v dS  Cte
On retrouve évidemment la relation : dqm =  dqv
Vitesse Moyenne :
En général la vitesse v n'est pas constante sur la section S d'un tube de courant ; on dit
qu'il existe un profil de vitesse (forces de frottement). Le débit masse ou le débit volume
s'obtient en intégrant le débit élémentaire sur toute la surface S.

Page 5 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

S S vmoy

Dans une section droite S de la canalisation, on appelle vitesse moyenne vm la vitesse


telle que :
qm   dqm  Cte ou qV   dqV  Cte qV
(S) (S)
v moy 
qV  v1moyS1  v 2moyS2  Cte S

La vitesse moyenne vmoy apparaît comme la vitesse uniforme à travers la section S qui
assurerait le même débit que la répartition réelle des vitesses.
Si l'écoulement est isovolume, cette vitesse moyenne est inversement proportionnelle à
l'aire de la section droite.
e. EQUATION DE CONSERVATION DE L'ENERGIE
THEOREME DE BERNOULLI
Soit m une masse de fluide parfait (écoulement stationnaire isovolume, pas de
frottement) entre les sections dS1 et dS2 à l'instant t (schéma ci-dessous); à l'instant t +
dt, m se trouve entre dS1' et dS2'.

dS2'

g dS2
pression
P2

v2
cote z2
dS1' M2
dS1
pression
P1 masse
volumique 
v1
cote z1
M1
sens de
l'écoulement
masse
volumique 1

Par application de la conservation de l’énergie, appliquée à cette masse m entre les


instants t et t + dt , on montre que l'on peut écrire :

v2 v2 v2
 2  gz2  p 2   1  gz1  p1 = Cte soit encore :   gz  p  Cte
2 2 2
travail des forces de volume (poids) et des forces de surface (pression)

Page 6 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

v2
p est la pression statique, gz est la pression de pesanteur,  est la pression
2
cinétique.
En divisant tous les termes de la relation précédente par le produit g, on écrit tous les
termes dans la dimension d'une hauteur (pressions exprimées en mètres de colonne de
fluide).
v2 p
z  HT  Cte ( HT = Hauteur Totale)
2g g
p v2
= Hauteur de Pression, = Hauteur dynamique, z = Hauteur de position ou côte
g 2g
p
z = Hauteur piézométrique.
g
Cas d'un écoulement (1)  (2) sans échange de travail
Lorsque, dans un écoulement d’un fluide parfait, il n'y a aucune machine (ni pompe ni
turbine) entre les points (1) et (2) d'une même ligne de courant, la relation de Bernoulli
peut s’écrire sous l'une ou l'autre des formes suivantes :
1
 v 22  v12   g (z 2  z1)  p2  p1   0 ou 
1 2
 p  p 
v 2  v12  (z 2  z1)  2 1  0
2 2g g
f. RELATION DE BERNOULLI GENERALISEE
Cas d'un écoulement (1)(2) avec échange d’énergie
Si les forces de frottement interviennent (Pf puissance dissipée < 0) ou lorsque le fluide
traverse une machine hydraulique, il échange de l’énergie avec cette machine : la puissance
P échangée est :
1 2
  p  p1   P
v 2  v 12  ( z 2  z1 )  2
2g g gqv
 P > 0 si l’énergie est reçue par le fluide (ex. : pompe PG) ;
 P< 0 si l’énergie est fournie par le fluide (ex. : turbine PR ).
v 22 v 12 P  PR  PG
(  gz 2  p 2 )  (  gz1  p1 )  f
2 2 q
q
v 1 2
Cas d’une pompe :


1 2
 p  p1   P
v 2  v 12  ( z 2  z1 )  2
p
om
pe
2g g gqv
Pour une pompe on appelle Hauteur nette ou Hauteur manométrique la grandeur H donnée
par :
P P
H ou H qV est le débit volume, qm est le débit
gqV g qm
masse

Page 7 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

Frottements
Il reste maintenant à établir la puissance dissipée par les forces de frottement ; c'est le
calcul des pertes de charge qui sera détaillé dans le chapitre suivant.
g. Relation générale
On utilise la relation entre deux points 1 et 2 (le fluide se déplaçant dans le sens 1  2)
sous la forme :

Pour une pompe (générateur) : HT1  Hpompe  HT 2   hi

Pour une turbine (récepteur) : HT1  HT 2   hi  Hturbine


v2 p
z  HT
2g g
 hi représente toutes les pertes de charge (mCF) entre 1 et 2.

v12 p1 v2 p
Par ex : (   z1)  Hpompe  ( 2  2  z 2 )   hi
2g g 2g g i

4. VISCOSITE
a. Introduction :
Sous l'effet des forces d'interaction entre les molécules de fluide et des forces
d'interaction entre les molécules de fluide et celles de la paroi, chaque molécule de fluide
ne s'écoule pas à la même vitesse.
On dit qu'il existe un profil de vitesse
v max Si on représente par un vecteur, la vitesse
de chaque particule située dans une
z+dz
v+dv section droite perpendiculaire à
z
v l'écoulement d'ensemble, la courbe lieu
des extrémités de ces vecteurs
représente le profil de vitesse.
v=0

Le mouvement du fluide peut être considéré comme résultant du glissement des couches
de fluide les unes sur les autres.
La vitesse de chaque couche est une fonction de la distance z de cette courbe au plan fixe
: v = v(z).
b. Définition de la viscosité dynamique – Loi de Newton :
Considérons 2 couches contiguës distantes de dz.
La force de frottement F qui s'exerce à la surface de séparation de ces deux couches
s'oppose au glissement d'une couche sur l'autre. Elle est proportionnelle à la différence
de vitesse des couches soit dv, à leur surface S et inversement proportionnelle à dz :
Le facteur de proportionnalité  est le coefficient de viscosité
dv
F   S dynamique du fluide. Dimension : [] = M·L-1·T-1.
dz

Page 8 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

Unité : Dans le système international (SI), l'unité de viscosité est le Pas ou Poiseuille (Pl)
: 1 Pl = 1 kgm-1s-1
On trouve encore les tables de valeurs numériques le coefficient de viscosité dans un
ancien système d'unités (CGS) : L'unité est le Poise (Po) ; 1 Pl = 10 Po = 1 daPo = 103 cPo.
Autres unités : La viscosité de produits industriels (huiles en particulier) est exprimées
au moyen d'unités empiriques : degré ENGLER en Europe, degré Redwood en Angleterre,
degré Saybolt aux USA.
Par rapport aux faits expérimentaux, on est conduit à considérer deux types de fluides :
 D’une part les fluides newtoniens qui satisfont à la loi de Newton. Ces fluides ont un
coefficient de viscosité indépendant du gradient de vitesse. C’est le cas des gaz, des
vapeurs, des liquides purs de faible masse molaire.
 D’autre part les fluides non-newtoniens. Ce sont les solutions de polymères, les
purées, les gels, les boues, le sang, la plupart des peintures, etc … L’étude de ces
fluides relève de la rhéologie : fluides pseudo plastiques, rhéoplastiques,
thixotropiques, rhéopectiques.

c. Viscosité cinématique :
Dans de nombreuses formules apparaît le rapport de la viscosité dynamique  et de la
masse volumique .

Ce rapport est appelé viscosité cinématique  :  Dimension : [] = L2·T-1.

Unité : Dans le système international (SI), l'unité de viscosité n'a pas de nom particulier :
(m2/s).
Dans le système CGS, l'unité est le Stoke (St) : 1 m2/s = 104 St.

d. Influence de la température :
La viscosité des liquides diminue beaucoup lorsque la température augmente.
Ainsi pour l'eau : à 10°C  = 1,3 x 10-3 Pl
à 20°C  = 1,0 x 10-3 Pl
à 90°C  = 0,3 x 10-3 Pl
Il n'existe pas de relation rigoureuse liant  et T. On peut cependant utiliser un modèle
utilisant l'équation empirique de Guzman-Andrade de la forme :
a et b étant des constantes dépendant de la nature du liquide et T la
b
ae T

température absolue.
Contrairement à celle des liquides, la viscosité des gaz augmente avec la température.

Page 9 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

5. DYNAMIQUE DES FLUIDES VISQUEUX INCOMPRESSIBLES


a. Rappels : Les différents régimes d'écoulement : nombre de Reynolds
Les expériences réalisées par Reynolds (1883) lors de l'écoulement d'un fluide dans une
conduite cylindrique rectiligne, ont montré l'existence de deux régimes d'écoulement :
laminaire et turbulent.
En utilisant des fluides divers (viscosité différente), en faisant varier le débit et le
diamètre de la canalisation, Reynolds a montré que le paramètre qui permettait de
déterminer si l'écoulement est laminaire ou turbulent est un nombre sans dimension
appelé nombre de Reynolds et donné par :
vD vD
Re  ou Re  avec :
 
 = masse volumique du fluide, v = vitesse moyenne, D = diamètre de la conduite

 = viscosité dynamique du fluide,  = viscosité cinématique  

L'expérience montre que :
si Re < 2000 le régime est LAMINAIRE
si 2000 < Re < 3000 le régime est intermédiaire
si Re > 3000 le régime est TURBULENT
Ces valeurs doivent être considérées comme des ordres de grandeur, le passage d'un type
d'écoulement à un autre se faisant progressivement.
b. Visualisation de l’écoulement

6. Calcul des Pertes de Charge


Lorsqu'on considère un fluide réel, les pertes d'énergie spécifiques ou bien comme on les
appelle souvent, les pertes de charge dépendent de la forme, des dimensions et de la
rugosité de la canalisation, de la vitesse d'écoulement et de la viscosité du liquide mais
non de la valeur absolue de la pression qui règne dans le liquide.

La différence de pression p = p1 - p2 entre deux points (1) et (2) d'un circuit hydraulique
a pour origine :

Page 10 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

 Les frottements du fluide sur la paroi interne de la tuyauterie ; on les appelle


pertes de charge régulières ou systématiques.
 La résistance à l'écoulement provoquée par les accidents de parcours (coudes,
élargissements ou rétrécissement de la section, organes de réglage, etc...) ; ce sont
les pertes de charge accidentelles ou singulières.
Le problème du calcul de ces pertes de charge met en présence les principales grandeurs
suivantes :
 Le fluide caractérisé par sa masse volumique  et sa viscosité cinématique .
 Un tuyau caractérisée par sa section (forme et dimension) en général circulaire
(diamètre D), sa longueur L et sa rugosité k (hauteur moyenne des aspérités de la
paroi).
Ces éléments sont liés par des grandeurs comme la vitesse moyenne d'écoulement v ou le
débit q et le nombre de Reynolds Re qui joue un rôle primordial dans le calcul des pertes
de charge.

a. PERTES DE CHARGE ACCIDENTELLES


Ainsi que les expériences le montrent, dans beaucoup de cas, les pertes de charge sont à
peu prés proportionnelles au carré de la vitesse et donc on a adopté la forme suivante
d'expression :

v 2 v2
p  K h  K
2 2g
Différence Perte de charge exprimée en
de pression (Pa). mètres de colonne de fluide (mCF)
K est appelé coefficient de perte de charge singulière (sans dimension).
La détermination de ce coefficient est principalement du domaine de l'expérience.

b. PERTES DE CHARGE SYSTEMATIQUES


i. Généralités :
Ce genre de perte est causé par le frottement intérieur qui se produit dans les liquides ;
Il se rencontre dans les tuyaux lisses aussi bien que dans les tuyaux rugueux.
Entre deux points séparés par une longueur L, dans un tuyau de diamètre D apparaît une
perte de pression p. exprimée sous la forme suivante :

v 2 L v2 L
p   h   et J 
Δh

v2
2 D 2g D L 2gD
Différence de pression (Pa) Perte de charge exprimée en Perte de
charge linéique mètres de colonne de fluide (mCF)
(m/m)
 est un coefficient sans dimension appelé coefficient de perte de charge linéaire.
Le calcul des pertes de charge repose entièrement sur la détermination de ce coefficient
.
Page 11 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

ii. Cas de l'écoulement laminaire : Re < 2000


Dans ce cas on peut montrer que le coefficient  est uniquement fonction du nombre de
Reynolds Re ; l'état de la surface n'intervient pas et donc  ne dépend pas de k (hauteur
moyenne des aspérités du tuyau), ni de la nature de la tuyauterie.
64
 avec Re 
vD
Re 
Il est alors immédiat de voir que h est proportionnel à la vitesse v et donc au débit q,
ainsi qu'à la viscosité cinématique .
Loi de Poiseuille h
Pour un écoulement laminaire, dans une conduite cylindrique
2r
r 4 r 4 D4
qv  p1  p2   Δp  Δp p1 p2
8L 8L 128L v

horizontale, de longueur L, de rayon r (diamètre D), le débit- l


volume du fluide est donné par :
iii. Cas de l'écoulement turbulent : Re > 3000
Les phénomènes d'écoulement sont beaucoup plus complexes et la détermination du
coefficient de perte de charge résulte de mesures expérimentales. C'est ce qui explique
la diversité des formules anciennes qui ont été proposées pour sa détermination.
En régime turbulent l'état de la surface devient sensible et son influence est d'autant
plus grande que le nombre de Reynolds Re est grand. Tous les travaux ont montré
l'influence de la rugosité et on s'est attaché par la suite à chercher la variation du
coefficient  en fonction du nombre de Reynolds Re et de la rugosité k du tuyau.
La formule de Colebrook est actuellement considérée 1  k 2,51 
 2 log   
comme celle qui traduit le mieux les phénomènes   3,7D Re  
d'écoulement en régime turbulent. Elle est présentée sous
la forme suivante :
L'utilisation directe de cette formule demanderait, du fait de sa forme implicite, un calcul
par approximations successives ; on emploie aussi en pratique des représentations
graphiques (abaques).
Résolution de l’équation de Colebrook :
Pour simplifier la relation précédente, on peut chercher à savoir si l'écoulement est
hydauliquement lisse ou rugueux pour évaluer la prédominance des deux termes entre
parenthèses dans la relation de Colebrook.
Ce sont les formules de Karman-Nikuradse écrites séparément :
1 1 D
 2 log(Re  )  0,8  2 log( )  1,735
  2k
Ec turbulent lisse Ec turbulent rugueux

Remarques :

Page 12 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

On fait souvent appel à des formules empiriques plus simples valables pour des cas
particuliers et dans un certain domaine du nombre de Reynolds.

Formule de Blasius : (pour des tuyaux lisses et Re < 105)   0,316 Re


0, 25

Formule de Nikuradse ( 106 < Re < 108 )   0,0032  0,221 Re 0,237


13x106
Formule de Darcy (conduites en fonte) : DJ  4v 2 (5,07x104  )
D
J = pertes de charge linéaire (mCF/m)
Bien d'autres relations sont utilisées dans le cas de l'eau :
formule de Williams et Hazen (USA), formule de Strickler (EDF).
Comme en régime laminaire, le régime turbulent ne s'établit parfaitement qu'à partir
d'une certaine longueur l qui dans ce cas a pour valeur approximative : l  105 D/ Re .
Pour de grandes valeurs de Re, l'influence de cette longueur ne peut être sensible que
pour des tuyaux courts.
On voit donc que des formules empiriques ou des abaques sont utilisées pour avoir des
ordres de grandeur corrects des pertes de charge: il est bien entendu que des calculs
très précis sont inutiles, car les installations sont toujours dimensionnées avec un
coefficient de sécurité permettant une adaptation à des fonctionnements imprévus.
En conclusion, pour diminuer l'ensemble des pertes de charge dans une canalisation, afin
de diminuer les coûts de fonctionnement dus aux pompes, il faut:
 diminuer la longueur de canalisation,
 diminuer le nombre d'accidents sur la canalisation,
 diminuer le débit de circulation,
 augmenter le diamètre des canalisations,
 faire circuler des liquides le moins visqueux possible,
 utiliser des matériaux de faible rugosité.
Il est néanmoins évident que le procédés de fabrication impose parfois des contraintes
d'ordre supérieur (viscosité élevée des produits utilisés, débits forts imposés...).

Page 13 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

7. Théorème d'Euler
a. Introduction :
Le théorème de Bernoulli est d'une utilisation trop limitée. En effet, il ne permet pas
d'exprimer les actions mécaniques pouvant apparaître entre des fluides et des solides par
exemple. D'où la nécessité d'introduire un deuxième théorème.
Dans ce qui suit on considérera un fluide parfait (incompressible, non visqueux) et un
écoulement stationnaire.
b. Théorème d'Euler :
On établit le théorème d'Euler à partir de la relation fondamentale de la dynamique :
 
dp
  Fext
dt
 
p est la quantité de mouvement du système et  Fext la somme des forces extérieures
appliquées au système.

S2
On considère un tube de courant. On délimite V2
une partie du fluide par une surface fermée S1
(surface de contrôle) ; la représentation de
cette surface permet de définir le système. V1 t

En calculant la variation de la quantité de


mouvement entre les instants t et t + dt, on t+dt
montre que : t

  
F ext  qm (v 2  v1)

qm est le débit masse du fluide.


v1 et v2 sont les vitesses moyennes dans les sections S1 et S2.

 Fext représente les forces de volume (poids) et l'ensemble des forces de surface
(pression).

c. Application du théorème d'Euler :


Définir le système par une surface de contrôle convenable.
Faire le bilan des forces et appliquer la relation précédente.
Résoudre par une méthode graphique ou par projection.
Remarques :
- La surface fermée (contrôle) est toute entière dans le fluide et ne coupe pas un corps
solide. Elle est limitée en général par 2 sections et les parois de la canalisation.
- Lorsqu'on fait le bilan des forces on est amené à faire figurer systématiquement le
poids du fluide considéré. Or, la surface de contrôle est quelconque et cela pose un
problème. On peut régler ce problème de deux façons :
* Soit on peut négliger le poids (grands débits, faibles sections).
Page 14 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

* Soit on effectue les projections de l'équation vectorielle dans un plan horizontal.

II LES POMPES :
1. Introduction
Les pompes sont des appareils permettant un transfert d’énergie entre le fluide et un
dispositif mécanique convenable. Suivant les conditions d’utilisation, ces machines
communiquent au fluide soit principalement de l’énergie potentielle par accroissement de
la pression en aval, soit principalement de l’énergie cinétique par la mise en mouvement du
fluide.
L’énergie requise pour faire fonctionner ces machines dépend donc des nombreux
facteurs rencontrés dans l’étude des écoulements :
 Les propriétés du fluide : masse volumique, viscosité, compressibilité.
 Les caractéristiques de l’installation : longueur, diamètre, rugosité, singularités …
 Les caractéristiques de l’écoulement : vitesse, débit, hauteur d’élévation, pression …
Devant la grande diversité de situations possibles, on trouve un grand nombre de machines
que l’on peut classer en deux grands groupes :
 Les pompes volumétriques comprenant les pompes alternatives (à piston, à diaphragme,
…) et les pompes rotatives (à vis, à engrenage, à palettes, hélicoïdales, péristaltiques
…).

 Les turbo-pompes sont toutes rotatives ; elles regroupent les pompes centrifuges, à
hélice, hélico-centrifuges.

Page 15 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

2. Classification des pompes :

Domaine d’utilisation dans l’industrie :

3. Caractéristiques générales des pompes centrifuges.


Une pompe centrifuge est une machine tournante destinée à communiquer au liquide
pompé une énergie suffisante pour provoquer son déplacement dans un réseau hydraulique
comportant en général une hauteur géométrique d‘élévation de niveau (Z), une
augmentation de pression (p) et toujours des pertes de charges.

Page 16 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

Une pompe centrifuge est constituée principalement par une roue à ailettes ou aubes
(rotor) qui tourne à l’intérieur d’un carter étanche appelé corps de pompe.

Pour améliorer le rendement de la pompe, on peut intercaler entre le rotor et la volute


une roue fixe appelée diffuseur qui est munie d’aubes de courbure convenable.
Le calcul des pompes centrifuges s’effectue par l’analyse dimensionnelle et par le
théorème d’Euler.
Débit :
Le débit qv fourni par une pompe centrifuge est le volume refoulé pendant l’unité de
temps. Il s’exprime en mètres cubes par seconde (m3 /s) ou plus pratiquement en mètres
cubes par heure (m3/h).
Hauteur manométrique :
On appelle Hauteur manométrique H d’une pompe, l’énergie fournie par la pompe à l’unité
de poids du liquide qui la traverse. Si HTA est la charge totale du fluide à l’orifice
d’aspiration et HTR la charge totale du fluide à l’orifice de refoulement, la hauteur
manométrique de la pompe est : H = HTA - HTR
La hauteur varie avec le débit et est représentée par la courbe caractéristique H = f(qv)
de la pompe considérée.
Rendement :
Le rendement  d’une pompe est le rapport de la puissance utile P (puissance hydraulique)
communiquée au liquide pompé à la puissance absorbée Pa par la pompe (en bout d’arbre) ou
par le groupe (aux bornes du moteur). Si qv est le débit volume du fluide,  sa masse

Page 17 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

volumique et H la hauteur manométrique de la pompe, la puissance P et le rendement 


sont donnés par :
qv  g H
P  qv  g H 
Pa
Le rendement de la pompe varie avec le débit et passe par un maximum pour le débit
nominal autour duquel la pompe doit être utilisée ( voir courbe  = f(qv)..ci-après).

3.1. Limitation de la hauteur manométrique d’aspiration - NPSH (1) ; Cavitation


La cavitation est la vaporisation du liquide contenu dans la pompe quand il est soumis à une
pression inférieure à la tension de vapeur correspondant à sa température.
Ce phénomène se produit à l’orifice d’aspiration de la pompe ; des bulles apparaissent dans
les zones où la pression est la plus faible (entrée des aubes de roue des pompes
centrifuges) : elles sont transportées dans les zones de pressions plus fortes où se
produit leur recondensation. Des implosions se produisent alors à des fréquences élevées
et créent des surpressions locales très élevées (jusqu'à des centaines de bars)
La cavitation est un phénomène à éviter absolument, car il entraîne de graves
conséquences:
 érosion du matériau pouvant aller jusqu'au perçage des aubes de turbine des
pompes centrifuges
 augmentation du bruit et des vibrations générés par la pompe
 chute des performances des pompes avec diminution importante de la hauteur
manométrique totale, du débit et du rendement.

Le critère qui sert à définir la pression nécessaire à l’aspiration pour obtenir un bon
fonctionnement de la pompe, c.-à-d. pour maintenir en tout point du fluide une pression
supérieure à la pression de vapeur saturante, est le « ‘NPSH » (sigle de l’abréviation
anglo-saxonne de « Net Positive Suction Head » over vapour pressure).
Cette caractéristique, donnée par le constructeur est qualifiée de « NPSH requis ». Elle
tient compte en particulier de la chute de pression que subit le fluide lors de son
accélération à l’entrée de la roue.
La pompe ne fonctionnera correctement que si la pression totale à l’entrée p A est
supérieure à la somme p° + NPSH requis. On appelle « NPSH disponible » la différence
entre la pression totale à l’entrée et la pression de vapeur saturante :
NPSHdisponible  pA  p0

Pour qu’une pompe fonctionne normalement (sans cavitation), il faut que le NPSH
disponible (calculé) soit supérieur au NPSH requis (indiqué par le constructeur).
NPSH disponible > NPSH requis
Les conditions d’aspiration sont d’autant meilleures que la différence entre les deux est
grande.

Page 18 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

En conclusion, on peut dresser une liste de conseils à respecter, si le procédé le permet,


pour éviter la cavitation:
 préférer si possible les montages de pompes en charge.
 éviter de transporter des liquides à des températures trop élevées.
 éviter une alimentation à partir d'un réservoir sous pression réduite.
 diminuer les pertes de charge du circuit d'aspiration.
Si ces conseils ne peuvent être appliqués en raison des exigences du procédé, il ne reste
plus qu'à trouver une pompe dont les caractéristiques montrent des valeurs de
[Link] suffisamment faibles.
3.2. Caractéristiques
Les résultats indiquent comment la hauteur
manométrique Hm, la puissance Pa et le
débit q varient en fonction des paramètres
(vitesse et diamètre du rotor, nature du
fluide, …).
En particulier, la hauteur H ne dépend pas
de la masse volumique du fluide (application
à l’amorçage des pompes centrifuges).

Ci-contre les variations de H en fonction de


la vitesse de rotation.
Ci-dessous, les caractéristiques en fonction
du modèle choisi.

Page 19 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

Pompe en aspiration Pompe en charge


4. Courbe de réseau
Courbe représentative des pertes de charge en fonction du débit
Considérons l’installation ci-dessous :

En appliquant la relation de Bernoulli généralisée, on peut exprimer la hauteur


manométrique H de la pompe sous la forme :
v12 p1 v2 p
HT1  Hpompe  HT 2   hi soit (   z1)  Hpompe  ( 2  2  z2 )   hi
2g g 2g g i

En négligeant les termes de vitesse et en supposant p1 = p2 Hpompe  (z2  z1)   hi


i

Les pertes de charge Hj1 +Hj2 dans la conduire d’aspiration (1) et dans la conduite de
refoulement (2) sont données par la somme des pertes de charge singulières et des
pertes de charge systématiques :
v i2 v 2j L j
i Ki 2g  j  j 2g D
j

Page 20 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

Si l’écoulement est turbulent rugueux,  est une constante et donc les pertes de charge
sont proportionnelles à q2 .Dans le cas d’un écoulement turbulent lisse ( = 0,[Link]-025
relation de Blasius), les pertes de charge sont proportionnelles à q1,75 .
h
i
i est donc d’allure parabolique et ressemble à la courbe ci-dessous :

Le point de fonctionnement de l’installation se situe à l’intersection de la courbe de réseau


et de la caractéristique de la pompe.

5. Association de pompes
5.1. Pompes en parallèle :
Lorsque l'on met deux pompes en parallèle, les débits s'ajoutent. Ainsi, on peut
reconstruire la caractéristique de l'ensemble des deux pompes en sommant le débit pour
une hauteur manométrique donnée. En Figure ci-dessous, trois pompes identiques sont
mises en parallèles. Les caractéristiques pour une pompe, puis deux et trois pompes en
parallèle sont tracées. Il est à noter que le rendement ne change pas.

Page 21 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

Pompes identiques montées en parallèles


Lorsque les pompes sont différentes, il faut veiller à ce que les pompes délivrent des
hauteurs manométriques proches.

Pompes différentes montées en parallèles


5.2. Pompes en série :
Lorsque les pompes sont en série, il faut ajouter la hauteur manométrique. On retrouve ce
cas dans les pompes multicellulaires.

Page 22 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

6. Régulation du débit et problème d’amorçage :


6.1. Régulation de débit :
Plusieurs méthodes sont possible pour changer le débit.
 Changement de la vitesse de rotation de la pompe
C'est la méthode la plus employée. Cependant, la régulation électrique du moteur via un
variateur de fréquences engendre une consommation d'énergie supplémentaire dont il
faut tenir compte

 Ajout d'une vanne réglable sur le conduite de refoulement


L'ajout d'une vanne plus ou moins ouverte sur la conduite de refoulement engendre des
pertes de charges singulières qui vont déplacées la caractéristique du réseau vers les
faibles débits.
Cette méthode est très coûteuse d'un point de vue énergétique et est donc à prohiber.
 Réglage par By-Pass :
Le principe du réglage de débit par By-Pass consiste à dériver une partie du débit au
refoulement pour le réinjecter à l'aspiration. Cette méthode est d'un point de vue
énergétique pas très rationnelle.

 Réglage du débit par plusieurs pompes en parallèles :

Page 23 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

6.2. Amorçage des pompes centrifuges :


La pompe centrifuge n’est généralement pas auto-amorçante. Quand le corps de pompe est
plein d’air, la pompe centrifuge de conception usuelle ne peut engendrer suffisamment de
pression pour fonctionner. Elle tourne « à vide ».
Les pompes immergées ne posent pas de problème d’amorçage, par contre, si le niveau du
liquide à pomper est plus bas que le corps de pompe, il y a lieu de prévoir un dispositif
d’amorçage.

Page 24 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

- S’il ya disponibilité d’eau sous pression’ on peut introduire de l’eau dans la pompe par une
ouverture appropriée dans le corps de pompe’ soit au moyen d’une conduite auxiliaire fixée
en permanence’ soit a l’aide d’un boyau amovible, il faut, en même temps, ouvrir l’évent
jusqu'à ce que l’air soit expulse (figure a) ;
- Quand en ne peut avoir d’eau sous pression, on prévoit l’installation d’une pompe
volumétrique accessoire’ manuelle ou mécanique, permettant de remplir la pompe comme
figure b.
- Si’ la vanne de refoulement étant fermée, la conduite de refoulement est normalement
pleine d’eau’ on peut remplir le corps de pompe a l’aide d’une dérivation (figure c)
- une pompe volumétrique ou un éjecteur, raccorde au corps de pompe, permet d’en
évacuer l’air et de l’emplir par aspiration (figure d).

7. Les pompes volumétriques :


7.1. Principe et caractéristiques générales
Un volume VO de fluide emprisonné dans un espace donné (le récipient de départ) est
contraint à se déplacer de l’entrée vers la sortie de la pompe par un système mécanique.
Ce volume prélevé dans la conduite d’aspiration engendre une dépression qui fait avancer
le fluide vers la pompe par aspiration. Cet effet confère aux pompes volumétriques d’être
auto-amorçante.
Dans le cas des liquides, la pression d’aspiration ne doit pas s’abaisser en-dessous de la
pression de vapeur saturante sous peine de voir le liquide entrer en ébullition. Ce
phénomène peut d’ailleurs intervenir sur n’importe quelle machine. On obtient un débit
théorique moyen proportionnel à la vitesse de rotation. Par contre, si le volume aspiré ne
peut s’évacuer dans la canalisation de sortie (vanne fermée, ou canalisation obstruée)
l’augmentation de pression aboutirait soit à l’éclatement de la conduite, soit au blocage du
moteur d’entraînement de la pompe. C’est pourquoi une soupape de sûreté doit être
impérativement montée à la sortie de la pompe.
Les pompes sont classées en 3 grandes familles :
- pompes à engrenages ;
- pompes à palettes ;
pompes à pistons.
Dans ces familles, il existe différentes technologies de construction et pour certaines
des variantes à cylindrée variable.
7.2. Les pompes à engrenage externes :
7.2.1. Principe de fonctionnement d'une pompe à engrenage extérieur
La partie mobile des pompes à engrenage est composé de deux pignons qui engrènent et
qui sont logés dans un corps.

Page 25 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

Un de ces "arbres pignons" est menant, couplé par un système de liaison élastique à
l'arbre moteur. L'autre est mené par son engrènement dans le premier.
Le fluide hydraulique remplit le volume entre- dents et il est transporté de l'aspiration
vers le refoulement en occupant le volume entre- dents.
La dépression nécessaire à l'aspiration est provoquée par l'augmentation de volume
engendré par le dés-engrenement progressif de 2 dents d 1 et d2 en contact.
Coté refoulement, 2 dents d3 et d4 rengrènent progressivement, ce qui engendre une
diminution de volume et de ce fait, un refoulement du fluide.
L'étanchéité radiale entre l'aspiration et le refoulement est assurée au centre par le
contact entre deux dents, sur l'extérieur par un film d'huile entre les pignons et le corps
de pompe. L'étanchéité axiale est réalisée par une compensation avec un flasque mobile
sur lequel ont vient appliquer la pression de refoulement.

7.2.2. Les pompes à palettes à cylindrée fixe :

Fonctionnement :
- Le stator 2 est fixe dans le corps de pompe 1 . Le rotor 3 est muni de rainures dans
lesquelles sont logées des palettes 6 .

Page 26 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

- Le rotor est entraîné en rotation dans le sens horaire par le moteur électrique. Les
palettes sous faction de la force centrifuge sont plaquées sur le stator. L'excentration e
entre rotor 3 et stator 2 permet aux palettes d'effectuer des mouvements alternatifs
dans les rainures exécutées dans le rotor.
- Quand les palettes passent devant le lamage d'aspiration 5 , le volume entre palettes
augmente, c'est la phase aspiration de la pompe.
Les palettes continuant leur rotation, elles sont repoussées dans leur logement sous
l'effet de l’excentration e . Le volume entre palettes est en diminution, c'est la phase de
refoulement de la pompe.
7.2.3. Les pompes a pistons axiaux :

Principe de fonctionnement :
- Dans cet exemple, le barillet solidaire de l'arbre de pompe porte généralement 9
pistons. Le mouvement alternatif des pistons est imposé par l'inclinaison du plateau. Cette
inclinaison peut-être fixe ou variable.
- Durant la phase d'aspiration, les pistons 4 sortent du barillet 5 ( augmentation de
volume ).
- Durant la phase de refoulement, l'inclinaison du plateau chasse les pistons dans le
barillet, c'est la diminution de volume.
- Le frottement de glissement est assuré par des patins qui lient mécaniquement les
pistons au plateau.

8. Conduite et entretien des pompes :


 Incidents de fonctionnement:
 un défaut d’étanchéité (garniture mécanique ou joint défectueux)
 un bruit anormal en fonctionnement

Page 27 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

 une élévation de température au niveau des paliers (roulements)


 un manque de débit ou de pression (ou des variations)
 des vibrations anormales.
 Dépose d’une pompe centrifuge:
 Isoler l’installation électrique (prévenir l’électricien et le grade responsable de
l’installation)
 Isoler les vannes d’aspiration et de refoulement de la pompe.
 Vidanger la pompe (soit par le robinet de vidange de la volute quand il existe, ou
soit par la bride d’aspiration).
 Procéder à la dépose des brides d’aspiration et de refoulement. Obturer par des
tapes pleines les collecteurs d’aspiration et de refoulement.
 Libérer la pompe de son châssis en veillant au repérage des cales d’epaisseur.
 Remplacer la boulonnerie à faux frais.
 Suivre la gamme de démontage prévu par le constructeur.
 Remontage d’une pompe centrifuge:
Avant remontage, il est conseillé d’expertiser toutes les pièces et de remplacer le
rechange systématique prévu dans la documentation ainsi que tous les joints.
Suivre la gamme de remontage prévu par le constructeur
 Diagnostic des problèmes inhérentes aux pompes volumétriques :

PROBLEMES CAUSES POSSIBLES REMEDES


Signes de cavitation ; Le NPSH est-il correcte ? Vérifier l’aspiration pour le
cognement ; vibrations ; niveau de liquide ; voir s’il y
pulsation irrégulières. aucune obstruction ou si la
vanne est partiellement
fermée.
Coup de bélier ?
Vérifier les chambres anti-
bélier.
Bruit suspect ; vibrations Pompe bien ancrée au sol ? Vérifier l’alignement
Socle bien ancre au massif ?
Lubrification déficiente Lubrifier
Cavitation La pression absolue doit
être supérieure à NPSH.
Pression de refoulement Vitesse de pompage Vérifier l’entrainement
déficiente ;
Faible débit. Poche d’air en amont de la Vérifier les conditions
pompe d’aspiration
Clapet défectueux Effectuer les réparations
Presse garnitures nécessaires.
défectueux
Page 28 sur 29
Module : Auxiliaires Machines CF Nagmar Neji

Liquide de scellement
manquant
Fuite dans la conduite
Soupape de décharge
défectueuse
Echauffement du moteur ou
de la pompe.
Echauffement du moteur ou Frottement excessif de la Effectuer les corrections
de la pompe garniture nécessaires.
Frottement du piston ;
manque de lubrification
Défectuosité mécanique ;
arbre faussé.

 Hygiène, sécurité et les conditions de travail:


◦ s’assurer que les appareils sont bien isoles électriquement avant tout
démontage.
◦ port des chaussures de sécurité.
◦ Port de la combinaison de travail (poches fermées, fermetures “éclair”
remontée)
◦ pas de manche de combinaison
◦ enlever montre, bracelet, chaine, bague…
◦ pas de cheveux flottants (barrette ou chignon)
◦ Pas de chiffon dépassant les poches ou posée sur tout appareil tournant.

Page 29 sur 29

Vous aimerez peut-être aussi