Analyse Math
Analyse Math
Les mathématiques utilisent toutes sortes d'ensembles (finis, infinis dénombrables, infinis non
dénombrables). Le but de ce chapitre n'est pas de faire une étude systématique de la théorie des
ensembles (qui s'avérerait très complexe) mais de proposer une approche des notions les plus
utilisées de cette théorie.
Ainsi, nous ne tenterons pas de définir rigoureusement ce qu'est un ensemble. Disons simplement
qu'un ensemble s'apparente à une liste (finie ou non) d'objets distincts possédant un propriété
commune (par exemple l'ensemble des entiers naturels pairs, l'ensemble des entiers qui n'ont que
deux diviseurs (nombres premiers), l'ensemble des polynômes de degré 2, etc ...). On considère ces
objets dans leur globalité sans tenir compte d'un ordre éventuel. Un ensemble se note avec des
accolades : par exemple si E est l'ensemble des entiers naturels pairs inférieurs à 9, on notera E = {0
; 2 ; 4 ; 6 ; 8}.
On utilisera les symboles ∈ et ∉ pour signifier qu'un élément appartient ou n'appartient pas à un
ensemble : par exemple 2 ∈ {0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5} et 3 ∉ {0 ; 2 ; 4 ; 6 ; 8}.
Enfin, nous noterons ∅ l'ensemble qui n'a pas d'éléments (ensemble vide).
Intersection
Définition : L'intersection de deux ensembles A et B est l'ensemble des éléments qui sont communs à A et B.
On la note A ∩ B.
e ∈ A ∩ B signifie e ∈ A et e ∈ B
AB
×
e
Définition : La réunion de deux ensembles A et B est l'ensemble des éléments qui sont dans A ou dans B. On
la note A ∪ B.
e ∈ A ∪ B signifie e ∈ A ou e ∈ B
A × B
e
Inclusion
Définition : On dit qu'un ensemble A est inclus dans un ensemble B si tous les éléments de A sont des
éléments de B. On note alors A ⊂ B.
On dit alors que A est une "partie" de B ou que A est un "sous-ensemble" de B. B
A
Remarque : ∅ et E sont toujours des parties de E (partie vide et partie pleine).
Exemples : on a toujours : A ⊂ A ∪ B ; B ⊂ A ∪ B ; A ∩ B ⊂ A ; A ∩ B ⊂ B ; A ∩ B ⊂ A ∪ B.
Définition : Soit E un ensemble et A une partie de E. Le complémentaire de A dans E est l'ensemble des
éléments
E
A A
Remarque : A ∪ A = E et A ∩ A = ∅.
Partition
Définition : Des parties A1, A2, A3, ..., Ap d'un ensemble E constituent une partition de E si elles sont deux à
deux disjointes et si leur réunion est E . E
A1 ∪ A2 ∪ ... ∪ Ap = E
Exercice : combien de partitions peut-on faire
Produit cartésien
Définition : Le produit cartésien de deux ensembles E et F est l'ensemble des couples (x, y) où x appartient à
E et y appartient à F. Cet ensemble est noté E × F.
Exemples :
• Dans un repère (O,i , j ) l'ensemble des points M de coordonnées (x ; y) (où x ∈ et y ∈ ) est le produit
cartésien × également noté 2.
Le produit cartésien se généralise à plusieurs ensembles : E1 × E2 × ... Ep. Les éléments sont des p-uplets.
Définition : Le nombre d'éléments d'un ensemble fini E est appelé cardinal de E. Ce nombre est noté
Card(E).
Si E = {0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5} alors Card(E) = 6.
Remarque :
Exercice
Soit A l'ensemble des entiers naturels strictement inférieurs à 10 qui sont pairs.
Soit B l'ensemble des entiers naturels strictement inférieurs à 10 qui sont divisibles par 3.
3. Décrire A et B .
• lim (x2 + 1) = 5.
x→2
Une fonction rationnelle ƒ est un quotient de deux fonctions polynômes. Sa limite est donnée par :
Une étude plus précise (signes) est à faire si ƒ est définie sur un domaine ouvert dont a est une borne.
x2 − x − 2
Étude de la limite de l'expression lorsque x tend vers 2 par valeurs supérieures.
x3 − 2x2
Posons N(x) = x2 − x − 2 = (x +1)(x − 2) et D(x) = x3 − 2x2 = x2(x − 2). On a lim N(x) = 0 et lim D(x) = 0.
x→2+ x→2+
4) Asymptotes
5) Théorèmes de comparaison
"une fonction plus grande qu'une fonction qui tend vers + ∞, tend vers +∞"
"une fonction inférieure à une fonction qui tend vers −∞, tend vers −∞"
C'est ce qu'on appelle le théorème des "gendarmes". Ce théorème s'étend aux limites en –∞ et en +∞.
"Si la distance entre les nombres ƒ(x) et est inférieure à une fonction qui tend vers 0 alors la fonction ƒ tend
vers le nombre "
6) Théorème de compatibilité avec l'ordre
"Si une fonction ƒ est inférieure à une fonction g à un endroit alors la limite de ƒ est inférieure à la limite de g
en cet endroit"
7) Limite d'une fonction composée
Définition 1
• La fonction représentée ci-contre est non continue sur [−3 ; 3] : en effet, elle n'admet
pas de limite en 1 (la courbe fait un "saut"). Néanmoins, elle est continue sur [−3 ; 1[
et sur ]1 ; 3[.
• La fonction ƒ définie par une limite en 0 égale à +∞. Mais cette limite x
n'est pas finie, de plus cette fonction n'est pas définie en 0 donc la fonction ƒ n'est
pas continue en 0.
2 si x = 3
• La fonction ƒ définie par ƒ(x) = n'est pas continue en 3 car elle n'admet pas de limite en 3.
1 sinon
Graphiquement, la continuité d'une fonction ƒ sur un intervalle I se traduit par le fait que sa représentation
graphique sur I est d'un seul morceau.
La notion de continuité sur I n'a pas de sens si I n'est pas un intervalle.
Théorème 1
Toute fonction dérivable sur un intervalle I est continue sur cet intervalle.
Définition 3
Théorème 2
Si une fonction ƒ est continue sur un intervalle I, alors ƒ(I) est un intervalle.
n'est pas un intervalle, on n'arrive pas à construire une fonction ƒ continue sur I :
ƒ(I)
I
Remarque : I n'est a priori supposé ni borné, ni fermé.
Voici une conséquence importante du théorème 2, connue sous le nom de théorème des valeurs intermédiaires :
Alors, pour tout réel λ intermédiaire entre ƒ(a) et ƒ(b), il existe (au moins) un réel c ∈ I tel que ƒ(c) = λ.
Démonstration :
D'après le théorème 2, comme ƒ est continue sur I, ƒ(I) est un intervalle. Par ailleurs on ƒ(a) ∈ ƒ(I) et ƒ(b) ∈
ƒ(I), donc λ ∈ ƒ(I) (puisque ƒ(I) est un intervalle et λ est intermédiaire entre ƒ(a) et ƒ(b)).
Si ƒ(I) ⊂ I, alors ƒ admet (au moins) un point fixe sur I. (Il existe (au moins) un réel x de I tel que ƒ(x) = x)
Démonstration :
D'après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe un réel x ∈ I tel que g(x) = 0, c'est-à-dire ƒ(x) = x.
Le théorème suivant concerne le cas où I est un intervalle fermé borné : en effet, si I est un intervalle ouvert et ƒ
continue sur I, suivant les situations ƒ(I) peut être un intervalle fermé, semi-ouvert, ouvert, borné ou non borné.
Cependant, si I est fermé borné ...
Théorème 3
Si une fonction ƒ est continue sur un intervalle fermé borné I, alors ƒ(I) est un intervalle fermé borné.
Corollaire
Si ƒ est continue sur un intervalle fermé borné I, alors ƒ est bornée sur I et atteint ses bornes.
Démonstration :
D'après le théorème 3, ƒ(I) est un intervalle fermé borné. Notons le ƒ(I) = [m ; M] (avec m M).
Comme m ∈ ƒ(I), il existe au moins un xm ∈ I tel que ƒ(xm) = m . Donc m est le minimum de ƒ sur I.
De même, il existe au moins un xM ∈ I tel que ƒ(xM) = M . Donc M est le minimum de ƒ sur I.
Le théorème suivant permet de préciser l'intervalle image ƒ(I) lorsque la fonction ƒ est strictement monotone :
Théorème 4
Si une fonction ƒ est continue et strictement monotone sur un intervalle I = [a ; b], alors ƒ(I) est l'intervalle [ƒ(a)
; ƒ(b)] (si ƒ est strictement croissante) ou [ƒ(b) ; ƒ(a)] (si ƒ est strictement décroissante).
Démonstration : d'après le théorème 2, ƒ(I) est un intervalle. Étudions le cas où ƒ est strictement croissante (le cas
strictement décroissant est analogue) : donc pour tout élément x de I, on a : ƒ(a) ƒ(x) ƒ(b). Puisque les nombres
ƒ(x) sont compris entre ƒ(a) et ƒ(b), on en déduit que ƒ(I) ⊂ [ƒ(a) ; ƒ(b)]. En outre, puisque a et b sont des éléments
de I, ƒ(a) et ƒ(b) sont des éléments de l'intervalle ƒ(I), donc [ƒ(a) ; ƒ(b)] ⊂ ƒ(I), ce qui permet de conclure que ƒ(I)
= [ƒ(a) ; ƒ(b)].
Remarques :
• L'hypothèse "ƒ strictement monotone" est indispensable comme le montre l'illustration suivante :
Théorème de bijection
Si une fonction ƒ est continue et strictement monotone sur un intervalle I = [a ; b], alors ƒ est une bijection
de I sur l'intervalle [ƒ(a) ; ƒ(b)] (si ƒ est strictement croissante) ou [ƒ(b) ; ƒ(a)] (si ƒ est strictement
décroissante) :
pour tout réel λ intermédiaire entre ƒ(a) et ƒ(b), il existe un unique réel c ∈ I tel que ƒ(c) = λ.
(Autrement dit : l'équation ƒ(x) = λ admet une et une seule solution dans I)
Démonstration :
Soit λ un réel intermédiaire entre ƒ(a) et ƒ(b). D'après le théorème des valeurs intermédiaires, nous avons
Montrons que ce réel c est unique. Supposons qu'il existe un réel c' ∈ I tel que ƒ(c') = λ.
Si c < c' , alors ƒ(c) < ƒ(c') (lorsque ƒ est strictement croissante) ou ƒ(c) > ƒ(c') (lorsque ƒ est strictement
En résumé, lorsque ƒ est une fonction définie sur un intervalle I, et lorsque λ ∈ ƒ(I). L'hypothèse de continuité de
ƒ nous fournit l'existence d'au moins une solution (dans I) de l'équation ƒ(x) = λ. Si l'on ajoute l'hypothèse de
Corollaire
Si ƒ(a)ƒ(b) < 0 alors l'équation ƒ(x) = 0 admet une unique solution dans I.
Démonstration :
Si ƒ(a)ƒ(b) < 0, cela signifie que ƒ(a) et ƒ(b) sont de signes contraires. Autrement dit, 0 est intermédiaire entre
Démontrer que l'équation ƒ(x) = 0 admet une unique solution α dans ]0 + ∞[ et que 1,6 < α < 1,7.
La fonction ƒ est dérivable sur ]0 ; +∞[ comme somme de fonctions dérivables sur ce même intervalle et on a :
1
ƒ'(x) = + 2x > 0 pour tout x ∈ ]0 ; + ∞[
2 x
La fonction ƒ est donc continue et strictement croissante sur ]0 ; +∞[. D'après le théorème de bijection, on a :
Or, 0 ∈ ]−4 ; +∞[. Donc l'équation ƒ(x) = 0 admet une unique solution α dans ]0 +∞[.
De plus, ƒ(1,6) −0,175 et ƒ(1,7) 0,194, donc 1,6 < α < 1,7.
Autre application du théorème de bijection : le nombre e : voir chapitre sur le logarithme néperien.
Rappelons que la fonction ln est une bijection de ∗+ dans et que e est le nombre dont le
logarithme népérien est égal à 1. (ln e = 1 et e 2,718...)
Définition 1
On appelle fonction exponentielle de base e, la bijection réciproque de la fonction ln. On la
note exp.
Théorème 1
( ) (
Exemple : simplifier ex +e−x 2 −e2x 1−e−4x )
Démonstration :
Le fonction exponentielle étant dérivable sur IR, elle est continue sur IR .
Sa dérivée (qui est ex ) est strictement positive sur , donc la fonction exponentielle est donc strictement croissante
sur IR .
Cette dernière propriété sera très utile pour établir des inégalités ou pour résoudre des inéquations.
Tableau de variation :
x −∞ +∞
+
signe de la dérivée ex
+∞
variation de la fonction exp
0
V) Limites de référence
Lemme
La représentation graphique de la fonction exponentielle est toujours située au-dessus de la première bissectrice
Démonstration :
On considère la fonction ƒ définie sur par ƒ(x) = ex − x. Sa dérivée ƒ' est définie sur par : ƒ'(x) = ex − 1.
Par conséquent la fonction ƒ est strictement positive pour tout réel x, d'où le lemme.
• Démontrer que, pour tout x ∈ , on a : 2x ex . A-t-on : 3x ex pour tout x ∈ ? Soit a ∈ . En étudiant la fonction
ƒa définie sur par ƒa(x) = ex − ax, déterminer le plus grand réel a tel que : ax ex pour tout x ∈ . Interpréter
lim ex = +∞ lim ex = 0
x→+∞ x→−∞
Conséquence des deux dernières limites : Soit P un polynôme différent du polynôme nul (P ≠ 0).
Définition 2
Soit a un réel strictement positif.
On appelle fonction exponentielle de base a, la fonction ƒa (notée parfois expa) définie sur par ƒa(x) = exlna
On remarquera la nécessité de la condition a > 0 pour définir les fonctions ƒa et le rôle de la condition a > 1 pour
le sens de variation de ces fonctions.
ln ax = lnexlna = x ln a
Théorème 7
1 1
Démonstration : ƒα(x) = eαln x , d'où ƒα'(x) = α e
αln x
=α xα = αxα−1.
x x
α
αln x
= 0 (puisque α > 0 et lim ln x = −∞).
Lorsque α > 0, nous avons lim x = lim e
x→0 x→0 x→0 x>0 x>0 x>0
Les fonctions puissances ƒα sont donc (pour α > 0) prolongeables par continuité en 0. Nous pouvons donc poser
α
Cas particulier : lorsque α = 0, nous avons ƒ0(x) = x = e = 1 et lim ƒ0(x) = 1. La fonction ƒ0 est donc
0
x→0
x>0
0
• ln a = ln b ⇔ a = b
• ln a < ln b ⇔ a < b
En effet, si a = b alors il est clair que ln a = ln b. Pour la réciproque, voir l'annexe sur le raisonnement par
contraposition et le raisonnement par l'absurde.
De même, si a < b alors (stricte croissance du ln) ln a < ln b. Pour la réciproque, voir l'annexe sur le raisonnement par
contraposition et le raisonnement par l'absurde.
2) Le nombre e
Puisque la fonction ln est une bijection de ]0 ; +∞[ dans , pour tout réel λ l'équation ln x = λ admet une unique solution
dans ]0 + ∞[.
Définition
On a donc ln e = 1. Le nombre e s'obtient avec une calculatrice avec la touche ex et x = 1. On obtient e 2,718...
p
ln(x + 3) = ln e9 x + 3 = e9
1 2 e 3
−1
Lemme
x 0 1 +∞
Signe de ƒ' − 0 +
Variations de ƒ
1
IV) Dérivées et primitives
Théorème 5
Soit u une fonction strictement positive et dérivable sur un intervalle I.
u'
La fonction définie par ln u est dérivable sur I et : (ln u)' =
u
Démonstration : conséquence du théorème de dérivation d'une fonction composée.
Théorème
Soit u une fonction dérivable sur un intervalle I.
u'
Une primitive de sur I est : ln|u|
u
Démonstration : on utilise le théorème précédent en dérivant ln|u|. On distinguera les intervalles où u > 0 de ceux où u <
0.
Les suites numériques
Introduction
L’étude des suites numériques a pour objet la compréhension de l’évolution de séquences de nombres (réels, complexes
...). Ceci permet de modéliser de nombreux phénomènes de la vie quotidienne. Supposons par exemple que l’on place
une somme S à un taux annuel de 10%. Si Sn représente la somme que l’on obtiendra après n années, on a
S0 = S S1 = S × 1, 1 . . . Sn = S ×(1, 1)n .
Au bout de n = 10 ans, on possédera donc S10 = S ×(1, 1)10 t =S ×2, 59 : la somme de départ avec les intérêts cumulés.
1. Définitions
1.1. Définition d’une suite
Définition 1.
• Une suite est une application u : N → R.
• Pour n ∈ N, on note u(n) par un et on l’appelle n-ème terme ou terme général de la suite.
La suite est notéedéfinies à partir d’un certain entier naturelu, ou plus souvent (un)n∈Nn0ou simplementplus grand que 0,
on note alors(un). Il arrive fréquemment que l’on considère des suites(un)n⩾n0.
Exemple 1.
• (Fn)n⩾0 définie par F0 = 1, F1 = 1 et la relation Fn+2 = Fn+1 + Fn pour n ∈ N (suite de Fibonacci). Les premiers termes
1
• n 2n⩾1. Les premiers termes sont 1, , , , . . .
1. DÉFINITIONS
1.2. Suite majorée, minorée, bornée
2. Limites
2.1. Introduction
Pour un trajet au prix normal de 20 euros on achète une carte d’abonnement de train à 50 euros et on obtient chaque
billet à 10 euros. La publicité affirme « 50% de réduction ». Qu’en pensez-vous ? Pour modéliser la situation en termes
de suites, on pose pour un entier n ⩾ 1 :
un = 20n
vn = 10n + 50
un est le prix payé au bout de n achats au tarif plein, et vn celui au tarif réduit, y compris le prix de l’abonnement. La
réduction est donc, en pourcentage :
On vient d’aboutir à l’inégalité |ℓ−ℓ′| < |ℓ−ℓ′| qui est impossible. Bilan : notre hypothèse de départ est fausse et
donc ℓ=ℓ′.
La réciproque est fausse mais nous allons ajouter une hypothèse supplémentaire pour obtenir des résultats.
Remarque.
Et aussi :
• Toute suite décroissante et minorée est convergente.
• Une suite croissante et qui n’est pas majorée tend vers +∞.
• Une suite décroissante et qui n’est pas minorée tend vers −∞.
Démonstration du théorèmeM, l’ensemble A est majoré par2. NotonsM, et de plus il est non vide. Donc d’après
le théorèmeA = {un|n ∈ N} ⊂ R. Comme la suite (un)n∈N est majorée, disons par le réelR4 du chapitre sur les réels,
l’ensemble A admet une borne supérieure : notons ℓ = sup A. Montrons que− limn→+⩽∞ℓu. Mais alors pourn = ℓ.
Soit ε >n0⩾. Par laN on caractérisation de la borne supérieure, il existe un élément uN de A tel que ℓ ε< uN a
Une suite récurrente est donc définie par deux données : un terme initial u0, et une relation de récurrence un+1 = f
(un).
La suite s’écrit ainsi :
u0, u1 = f (u0), u2 = f (u1)= f (f (u0)), u3 = f (u2)= f (f (f (u0))), . . .
Le comportement d’une telle suite peut très vite devenir complexe.
Exemple 16.
Une suite récurrente donnée n’est pas forcément convergente. Lorsqu’elle admet une limite, l’ensemble des
valeurs possibles est restreint par le résultat essentiel suivant.
Proposition 13.
Si f est une fonction continue et la suite récurrente (un) converge vers ℓ, alors ℓ est une solution de
l’équation :
f (ℓ)=ℓ
Si on arrive à montrer que la limite existe, cette proposition affirme qu’elle est à chercher parmi les solutions de
l’équation f (ℓ)=ℓ.
Une valeur ℓ, vérifiant f (ℓ)=ℓ est un point fixe de f . La preuve est très simple et utilise essentiellement la
continuité de la fonction f :
Démonstration. Lorsque n → +∞, un → ℓ et donc aussi un+1 → ℓ. Comme un → ℓ et que f est continue alors la
suite (f (un)) → f (ℓ). La relation un+1 = f (un) devient à la limite (lorsque n → +∞) : ℓ= f (ℓ).
Nous allons étudier en détail deux cas particuliers, celui ou la fonction est croissante, puis celui ou la fonction est
décroissante.
Il y a une hypothèse importante qui est un peu cachée : f va de l’intervalle [a, b] dans lui-même. Dans la
pratique, pour appliquer cette proposition, il faut commencer par choisir [a, b] et vérifier que f ([a, b]) ⊂ [a, b].
Démonstration. La preuve est une conséquence des résultats précédents. Par exemple si u1 ⩾ u0 alors la suite (un)
est croissante, comme par ailleurs elle est majorée par b, elle converge vers un réel ℓ. Par la proposition 13, on a
f (ℓ)=ℓ.
Si u1 ⩽ u0, (un) est une décroissante et minorée par a, et la conclusion est la même.
Exemple 17.
Soit f : R → R définie par f (x)= 14(x2 − 1)(x − 2)+ x et u0 ∈ [0, 2]. Étudions la suite (un) définie par récurrence :
1. Étude de f
(a) f est continue sur R.
2. Graphe de f
Voici comment tracer la suite : on trace le graphe de f et la bissectrice (y = x). On part d’une valeur u0 (en
rouge) sur l’axe des abscisses, la valeur u1 = f (u0) se lit sur l’axe des ordonnées, mais on reporte la valeur de
u1 sur l’axe des abscisses par symétrie par rapport à la bissectrice. On recommence : u2 = f (u1) se lit sur l’axe
des ordonnées et on le reporte sur l’axe des abscisses, etc. On obtient ainsi une sorte d’escalier, et
graphiquement on conjecture que la suite est croissante et tend vers 1. Si on part d’une autre valeur initiale
u′0 (en vert), c’est le même principe, mais cette fois on obtient un escalier qui descend.
3. Calcul des points fixes.
Cherchons les valeurs x qui vérifient (f (x)= x), autrement dit (f (x)− x = 0), mais
Donc les points fixes sont les {−1, 1, 2}. La limite de (un) est donc à chercher parmi ces 3 valeurs.
4. Premier cas : u0 = 1 ou u0 = 2.
Alors u1 = f (u0)= u0 et par récurrence la suite (un) est constante (et converge donc vers u0).
• De plus sur [0, 1], f (x)− x ⩾ 0. Cela se déduit de l’étude de f ou directement de l’expression (1).
• Pour u0 ∈ [0, 1[, u1 = f (u0)⩾ u0 d’après le point précédent. Comme f est croissante, par récurrence, comme
• La suite (un) est croissante et majorée par 1, donc elle converge. Notons ℓ sa limite.
• D’une part ℓ doit être un point fixe de f : f (ℓ)=ℓ. Donc ℓ ∈ {−1, 1, 2}.
• D’autre part la suite (un) étant croissante avec u0 ⩾ 0 et majorée par 1, donc ℓ ∈ [0, 1].
• Conclusion : si 0 ⩽ u0 < 1 alors (un) converge vers ℓ= 1.
La fonction f se restreint en f : [1, 2] → [1, 2]. Sur l’intervalle [1, 2], f est croissante mais cette fois f (x)⩽ x.
Donc u1 ⩽ u0, et la suite (un) est décroissante. La suite (un) étant minorée par 1, elle converge. Si on note ℓ sa
limite alors d’une part f (ℓ) = ℓ, donc ℓ ∈ {−1, 1, 2}, et d’autre part ℓ ∈ [1, 2[. Conclusion : (un) converge vers
ℓ= 1.
Le graphe de f joue un rôle très important, il faut le tracer même si on ne le demande pas explicitement. Il permet
de se faire une idée très précise du comportement de la suite : Est-elle croissante ? Est-elle positive ? Semble-t-
elle converger ? Vers quelle limite ? Ces indications sont essentielles pour savoir ce qu’il faut montrer lors de
l’étude de la suite.
5.3. Cas d’une fonction décroissante
Proposition 15.
Soit f : [a, b] → [a, b] une fonction continue et décroissante. Soit u0 ∈ [a, b] et la suite récurrente (un)
Démonstration. La preuve se déduit du cas croissant. La fonction f étant décroissante, la fonction f ◦ f est
f (u0), u4 = f ◦ f (u2),. . .
Exemple 18.
1. Étude de f . La fonction f :]0, +∞[→]0, +∞[ est une fonction continue et strictement décroissante.
2. Graphe de f .
Le principe pour tracer la suite est le même qu’auparavant : on place u0, on trace u1 = f (u0) sur l’axe des
ordonnées et on le reporte par symétrie sur l’axe des abscisses,... On obtient ainsi une sorte d’escargot, et
graphiquement on conjecture que la suite converge vers le point fixe de f . En plus on note que la suite des
termes de rang pair semble une suite croissante, alors que la suite des termes de rang impair semble
décroissante.
3. Points fixes de f ◦ f .
Attention ! Il y a un unique point fixe, mais on ne peut pas conclure à ce stade car f est définie sur ]0, +∞[ qui
.
a
sur [−1 ; 1] par (x) = x si x 0 et (x) = 0 si x < 0 est la primitive de ƒ qui s'annule en 0 (ou en x0 avec x0 ∈ [−1 ;
0] mais n'est pas dérivable en 0)
Intégrales de Riemann
I) Introduction, vocabulaire et notations
Une équation différentielle est une équation liant une fonction inconnue et certaines des
ses dérivées. L'usage est de noter cette fonction y.
Exemples : trouver au moins une fonction solution sur des équations différentielles suivantes :
y' = sin x (y = −cos x + k)
y' = 3y (y = k e3x )
y' = 1 + ex (y = x + ex + k)
y' = y (y = k ex )
y" = cos x (y = −cos x + k)
(y = A ex + B e−x
y" = y )
On appelle solution d'une équation différentielle (E) un couple (ƒ, I) où ƒ est une fonction
et I un intervalle tels que ƒ vérifie (E) sur I. Résoudre une équation différentielle sur un
intervalle I, c'est trouver toutes les fonctions solutions sur I. (Ce n'est pas toujours
évident). À notre niveau, on aura presque toujours I = .
On distingue plusieurs types d'équations différentielles :
Les équations différentielles linéaires du premier ordre à coefficients constants sans second
membre : y' + 5y = 0
Les équations différentielles linéaires du premier ordre à coefficients constants avec second
membre : y' + 5y = ex Les équations différentielles linéaires du second ordre à coefficients
constants sans second membre : 2y" − 3y' + 5y = 0
Les équations différentielles linéaires du second ordre à coefficients constants avec second
membre : 2y" − 3y' + 5y = sin x
Il existe aussi des équations différentielles à coefficients variables : y" + sin x y' − ex y = 0
Ainsi que des équations différentielles non linéaires : y" × y' − y = 0.
Ces deux derniers types d'équation sont totalement hors programme !
Il n'y a donc qu'une seule valeur possible pour la constante A et ƒ(x) = y0 e−a(x−x0) .
Exemple : on considère l'équation différentielle (E) : y' − y = 0. Déterminer l'unique
solution ƒ sur de (E) dont la représentation graphique passe par le point J de coordonnées
(0 ; 1).
Les solutions générales sur de (E) sont : ƒ(x) = Aex. Puis on détermine la constante : ƒ(0) = 1,
d'où A = 1.
La fonction recherchée est la fonction exponentielle.
III) Équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants sans second
membre : y" + ay' + by = 0 (a, b ∈ )
Dans tout ce qui suit, nous noterons (E) l'équation différentielle y" + ay' + by = 0. (a, b ∈
)
Théorème 3
Soit I un intervalle.
1. Soient ƒ1 et ƒ2 deux solutions sur I de l'équation différentielle (E). Alors les fonctions de la
forme Aƒ1 + Bƒ2
sont également des solutions sur I de (E).
2. Si ƒ1 et ƒ2 sont des solutions sur I non nulles sur I et non liées(1) sur I, alors les solutions sur
I de l'équation différentielle (E) sont toutes de la forme Aƒ1 + Bƒ2.
(1)
ƒ1 et ƒ2 non liées sur I signifie : il n'existe pas de réel k tel que ƒ2 = k ƒ1 sur I. (On dit
en fait "linéairement indépendantes" )
Démonstration :
1. Évident, on utilise la linéarité de la dérivation ( (u + v)' = u' + v' et (ku)' = ku' )
2. Beaucoup moins évident et indispensable pour la suite :
Soit ƒ une solution quelconque de (E) sur I. Nous allons montrer qu'il existe des
constantes A et B telles que :
Théorème 4
Soit λ un nombre complexe.
La fonction ƒ à valeurs dans définie sur , par ƒ(x) = eλx est
dérivable sur et ƒ'(x) = λeλx.
Démonstration :
Posons λ = α + iβ, on a ƒ(x) = eiα(cos(βx) + i sin(βx)). En utilisant le concept de linéarité
de la dérivation ainsi que la relation (uv)' = u'v + uv' étendus à , on peut écrire :
ƒ'(x) = αeiα(cos(βx) + i sin(βx)) + eiα(−βsin(βx) + iβ cos(βx)) = (α + iβ)eiα (cos(βx) + i
sin(βx)) = λeλx.
Définition 1
On appelle équation caractéristique associée à (E) l'équation du second degré r2 + ar + b =
0.
Théorème 5
Soit λ un nombre complexe. Soit ƒ la fonction à valeurs dans définie sur , par ƒ(x) =
eλx.
La fonction ƒ est une solution de (E) si et seulement si λ est une solution de l'équation
caractéristique de (E)
Démonstration :
On a : ƒ'(x) = λeλx et ƒ"(x) = λ2eλx. On a les équivalences suivantes :
ƒ solution de (E) ƒ" + aƒ' + bƒ = 0 eλx(λ2 + aλ +
b) = 0
Et comme eλx ≠ 0 : λ2 + aλ + b = 0
λ est solution de l'équation caractéristique associée à (E)
Résolution de (E) (sur un intervalle I non réduit à un point)
1er cas : l'équation caractéristique admet deux solutions distinctes r1 et r2
D'après le théorème 6, on connaît donc deux solutions sur I : g1(x) = er1x et g2(x) = er2x .
Les fonctions g1 et g2 sont non nulles (clair) et non liées (si elles l'étaient, il existerait un
réel k tel que pour tout réel x de I : er2x = k er1x . D'où k = e(r2−r1)x ce qui n'est pas une
constante car r1 ≠ r2)
D'après le théorème 3, les solutions de (E) sur I sont toutes les fonctions ƒ définies par
ƒ(x) = A er1x + B er2x où A et B sont des constantes quelconques.
Exemple : Résoudre sur : y" − y' − 2y = 0.
Autre méthode : on vérifie aisément que la fonction g2 définie par g2(x) = x erx est solution
de (E). Il est également facile de vérifier que g et g2 sont linéairement indépendantes. Le
théorème 3 permet alors de conclure.
Exemple : Résoudre sur : y" − 4y' + 4y = 0.
D'après le théorème 6, on connaît donc deux solutions : g1(x) = eλx = eαx eiβx et g2(x) = eλx
= eαx e−iβx .
Le problème, ici, est que les fonctions g1 et g2 sont des fonctions à valeurs complexes.
Or nous cherchons des
solutions qui soient des fonctions à valeurs réelles. En voici deux :
On sait aussi que la partie
g(x) = g1(x) + g2 (x) = eαx cos(βx) et h(x) = g1(x) − g2 (x) = eαx réelle et la partie imaginaire
sin(βx) sont des quantités réelles,
2 2i d'où l'idée d'écrire :
g(x) = Im(g2(x)) et h(x) =
On vérifie facilement que g et h sont linéairement indépendantes sur .
Re(g1(x))
D'après le théorème 3, les solutions de (E) sont toutes les fonctions ƒ définies par :
ƒ(x) = eαx (Acos(βx) + Bsin(βx))
Exemple : Résoudre sur : y" − 2y' + 5y = 0.
RÉSUMÉ
Alors la forme générale des solutions
Si l'équation caractéristique admet pour solutions : de
y" + ay' + by = 0 est :
deux racines réelles distinctes r1 et r2 ƒ(x) = A er1x + B er2x
Aα + Bβ = y0
Ar1α + Br2β = y0'
Ce système admet une unique solution si et seulement si les vecteurs directeurs
correspondants sont non
colinéaires.
→ →
On a u (−β ; α) et v (−βr2 ; αr1). La condition de colinéarité s'écrit : −βαr1 + βr2α = αβ(r2
− r1 )
Or α ≠ 0 et β ≠ 0 (une exponentielle n'est jamais nulle) et r2 ≠ r1 (par hypothèse), d'où
αβ(r2 − r1) ≠ 0.
→ →
Les vecteurs u et v étant non colinéaires, le système admet un unique couple solution (A
; B).
Les autres cas sont analogues.
Remarque : il est indispensable d'avoir deux conditions du type ƒ(x0) = y0 et ƒ'(x0) = y0'
(ce qu'on appelle des conditions de Cauchy) pour s'assurer de l'unicité de la solution. Si
tel n'est pas le cas, le nombre de solutions peut être très variable (de 0 à l'infini...)
Exemple 1 : résoudre sur : y" + π2 y = 0 avec y(0) = 0 et y'(0) = 0. (Conditions de Cauchy)
L'équation caractéristique est r2 + π2 = 0 qui possède deux racines complexes conjuguées
r1 = iπ et r2 = −iπ.
Les solutions sur sont les fonctions y définies par : y(x) = Acos(πx) + Bsin(πx)
En dérivant, on obtient : y'(x) = −Aπsin(πx) + Bπcos(πx)
Les conditions y(0) = 0 et y'(0) = 0 nous donnent : 0 = A et 0 = B.
Conformément au théorème 7, on a bien une unique solution y = 0.
Exemple 2 : résoudre sur : y" + π2 y = 0 avec y(0) = 0 et y(1) = 0. (Ce ne sont pas des conditions
de Cauchy)
Comme précédemment, les solutions (s'il y en a) sont de la forme : y(x) = Acos(πx) +
Bsin(πx)
La condition y(0) = 0 donne 0 = A et la condition y(1) = 0 donne 0 = −A, donc A = 0.
Et il n'y a aucune contrainte sur la constante B, donc l'équation admet une infinité de
solution de la forme : y(x) = Bsin(πx).
Exemple 3 : résoudre sur : y" + π2 y = 0 avec y(0) = 0 et y(1) = 1. (Ce ne sont pas des conditions
de Cauchy)
Comme précédemment, les solutions (s'il y en a) sont de la forme : y(x) = Acos(πx) +
Bsin(πx)
La condition y(0) = 0 donne 0 = A et la condition y(1) = 1 donne −1 = A, d'où une
incompatibilité. L'équation donnée avec les conditions proposées n'admet donc pas de
solution.
Étude d'exemples :
2ax + b + a x2 + bx + c = x2 + x
a=1 2a + b = 1 b+c=0
a=1 b = −1 c=1
Une solution particulière p est donc définie par p(x) = x2 − x + 1. On a donc p'(x) +
p(x) = x2 + x.
• On montre qu'une fonction ƒ est solution de (E) si et seulement si ƒ − p est
solution de (E0) :
On a les équivalences suivantes :
ƒ est solution de (E) ƒ (x) + ƒ'(x) = x2 + x ƒ (x) +
ƒ'(x) = p'(x) + p(x)
(ƒ − p)' + (ƒ − p) = 0 ƒ − p solution de (E0)
• Conclusion : ƒ(x) − p(x) = A e−x . D'où ƒ(x) = A e−x + x2 − x + 1.
Il apparaît donc que les fonctions solutions ƒ de l'équation (E) avec second membre sont
la somme des solutions de l'équation homogène associée (E0) et d'une solution
particulière de (E). Ceci sera une règle générale pour les équations différentielles
linéaires.
D'où : λ = 0 et µ =
Une solution particulière p est donc définie par p(x) = sin x. On a donc p"(x) +
2p'(x) + p(x) = cos x.
• On montre qu'une fonction ƒ est solution de (E) si et seulement si ƒ − p est
solution de (E0) :
On a les équivalences suivantes :
ƒ est solution de (E) ƒ "(x) + 2ƒ'(x) + ƒ(x) = cos x ƒ "(x) +
2ƒ'(x) + ƒ(x) = p"(x) + 2p'(x) + p(x)
(ƒ − p)" + 2(ƒ − p)' + (ƒ − p) = 0 ƒ − p solution de (E0)
• Conclusion : ƒ(x) − p(x) = (Ax + B) e−x . D'où ƒ(x) = (Ax + B) e−x + sin x.
Remarque : en cas de second membre composé, on applique le principe de
"superposition" :
(E) : y" − 5y' + 4y = x2 + cos x
Déjà, on résout (E1) : y" − 5y' + 4y = x2.
2. Unicité des solutions (et plus précisément, les seules solutions de (E) sur I sont les fonctions
ƒk où k ∈ )
Soit ϕ une solution quelconque de (E) sur I. On pose : z(x) = ϕ(x) eA( x) pour tout x ∈ I.
Démontrer que z est constante sur I. En déduire qu'il existe un réel k tel que ϕ = ƒk.
Détail des calculs :
1. La fonction ƒ est dérivable sur I et, pour tout x ∈ I, on a : ƒ'(x) = −a(x) e−A( x) .
a) On a : ƒ'(x) + a(x)ƒ(x) = −a(x) e−A( x) + a(x) e−A( x) = 0, donc ƒ est bien une solution
de (E) sur I.
b) C'est un cas particulier du théorème 3, mais l'énoncé incite à faire une
démonstration :
Pour tout x ∈ I, on a : ƒ'k (x) + a(x)ƒk(x) = kƒ'(x) + a(x) k ƒ(x) = k(ƒ'(x) + a(x)ƒ(x))