La conscience (version simplifiée et raccourcie)
La conscience est ce qui permet à l'être humain de se connaître, de connaître les autres et de connaître
le monde.
Être conscient, c'est savoir ce qu'on fait, ce qu'on pense et ce qu'on sent.
La conscience semble être ce qui nous distingue des autres êtres de la nature.
Elle nous permet aussi de réfléchir à nos actions, de prendre des décisions et de nous questionner sur
nous-mêmes. Grâce à elle, nous pouvons donner un sens à notre vie et comprendre notre place dans le
monde.
1. Les niveaux de la conscience
1) La conscience spontanée
C'est la conscience immédiate : je vois, j'entends, je comprends ce qui se passe autour de moi sans
réfléchir.
2) La conscience réfléchie
C'est la conscience que j'ai de moi-même: je peux me regarder "de l'intérieur", analyser ce que je fais,
ce que je veux, ce que je pense.
Hegel distingue :
l'en-soi: les choses de la nature, sans conscience d'elles-mêmes ;
le pour-soi: l'homme, qui a conscience de lui-même.
3) La conscience morale
Elle permet de juger ses actes: dire si ce qu'on fait est bien ou mal.
Pour Rousseau, c'est une "voix intérieure" qui nous guide naturellement.
Lien important :
Sans conscience réfléchie, il n'y a pas de conscience morale.
Je dois comprendre ce que je fais pour pouvoir en être responsable.
Il. La philosophie du sujet: le cogito
Descartes cherche une vérité absolument certaine.
Il doute de tout, mais découvre qu'il ne peut pas douter du fait qu'il pense.
Cela veut dire: si je pense, c'est que j'existe.
La conscience devient alors le point de départ de toute vérité: je ne connais le monde qu'à travers ma
pensée.
IllI. La conscience est-elle une chose ?
1) Husserl: toute conscience est conscience de quelque chose
Husserl refuse l'idée que la conscience soit "une chose".
Pour lui, la conscience est un acte, toujours dirigé vers un objet.
Exemples: percevoir une maison, se souvenir d'une maison, imaginer une maison.
2) Bergson : la conscience est choix
La conscience aide à agir dans le présent en utilisant les souvenirs utiles.
Elle sélectionne et organise, comme un pont entre le passé et l'avenir.
Parce qu'elle choisit, la conscience est liée à la liberté et à la responsabilité.
IV. La conscience et le monde
Peut-on se connaître seul, sans le monde extérieur ni les autres ?
Pour Hegel, non: on se construit toujours grâce au monde et grâce à autrui.
Le monde porte la marque de l'homme (travail, art, actions...) et nous aide à nous reconnaître.
Autrui joue un rôle essentiel: je me vois aussi à travers le regard des autres.
La reconnaissance entre consciences est nécessaire pour vraiment devenir un sujet.
V. La souveraineté de la conscience: illusion ou réalité ?
La conscience semble toute-puissante, mais plusieurs penseurs montrent ses limites.
1) Leibniz: des perceptions inconscientes
Nous avons des perceptions "trop petites" pour devenir conscientes.
La conscience ne voit donc pas tout: elle est limitée.
2) Marx: l'idéologie
Nos idées semblent libres, mais elles sont souvent influencées par la société, la politique, la classe
sociale.
Nous croyons penser librement, mais nos conditions de vie influencent notre conscience.
3) Nietzsche : la conscience est faible
La conscience n'est qu'une petite partie de notre être.
Nos instincts et nos forces profondes nous guident plus que notre conscience.
4) Freud: l'inconscient
Freud montre que nos actes et pensées sont souvent déterminés par l'inconscient.
Donc: « le moi n'est pas maitre dans sa propre maison ».
L'inconscient (version simplifiée et raccourcie)