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CHAPITRE DEUXIEME: GENERALITES
Section 1: les fondamentaux de l'audit financier et comptable
1. DEFINITION DE L'AUDIT:
L'audit vient du latin audire qui signifie écouter: le verbe anglais to audit est traduit par vérifier,
surveiller, inspecter Les organisations économiques ont toujours été contraintes à se faire contrôler.
D'une manière générale, l'audit consiste en un examen mené par un professionnel indépendant sur la
manière d'exercer une activité et sur les informations élaborées par les responsables par rapport à des
critères d'appréciations à cette activité.
L'audit financier est sans conteste, l'aspect de l'audit le plus connu et le plus ancien. L'activité d'audit
s'est ensuite étendue à tous les aspects du fonctionnement de l'entreprise: audit social, audit juridique,
audit industriel etc...
Audit est un examen professionnel. L'audit est un processus d'examen critique dont le caractère
professionnel se manifeste par:
La compétence du professionnel découlant d'une formation et d'une expérience pertinente;
L'utilisation d'une méthodologie, de techniques et d'outils pour conduire l'examen.
A. L'audit porte sur des informations
La notion d'informations est conçue de façon extensive. L'audit porte
sur:
Des informations analytiques ou synthétiques;
Des informations historiques ou prévisionnelles;
Des informations internes ou externes à l'entité émettrice;
Des informations quantitatives, qualitatives ou techniques etc...
B. L'expression d'une opinion responsable et indépendante
L'expression formulée par l'auditeur est une opinion responsable car elle l'engage de façon personnelle.
Elle peut être complétée par la formulation des recommandations.
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C. La référence à des critères de qualité
L'expression d'une opinion implique toujours la référence à des critères de qualité:
La régularité qui est la conformité à des règles, procédures et principes qui peuvent être internes à
l'entité émettrice de l'information (on parle aussi d'audit de conformité).Ex r règles comptables, droit
fiscal, droit social etc...
La sincérité (ou fidélité) avec laquelle les faits sont traduits dans l'information. C'est l'objectivité et la
bonne foi dans l'application des règles et procédures.
L'efficacité: il s'agit d'un ensemble de critères qui sont eux-mêmes susceptibles de se combiner avec les
critères de régularité et de sincérité. Ils sont généralement décomposés en trois éléments (parfois
désignés sous l'expression les E)
Economie: dans l'acquisition des ressources humaines et matérielles mises en œuvre dans un projet;
Efficience: rapport entre les biens ou services produits d'une part et les ressources utilisées pour les
produire d'autre part.
D. L'accroissance de l'entité de l'information
Le principal apport de l'audit est la crédibilité et la sincérité que l'on peut
attacher l'information auditée.
2. définition de l'audit financier
a. Définition institutionnelle
Selon les publications des diverses organisations professionnelles, on
peut retenir:
En France selon l'organisation des experts comptables(OEC) : L'audit financier est un examen auquel
procède un professionnel compétent et indépendant en vue d'exprimer une opinion motivée sur la
régularité et la sincérité du bilan et du compte de résultat et des informations annexes aux comptes
annuels d'une entreprise.
Selon la compagnie nationale des commissaires aux comptes (CNCC): un audit consiste à examiner, par
sondages les éléments probants justifiants les données contenues dans les [Link] consiste
également à apprécier les principes comptables suivis et les estimations
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significatives retenues pour l'arrêté des comptes et apprécier leur présentation d'ensemble.
Au plan international, dans les normes de L'IFAC: L'audit financier a pour objectif de permettre à
l'auditeur d'exprimer une opinion selon laquelle les états financiers ont été établis, dans leurs aspects
significatifs, conformément à un référentiel comptable défini.
b) Audit financier légal et audit financier contractuel
Dans le contexte français, l'audit financier externe se concrétise dans
deux situations:
➤ L'audit financier externe contractuel, réalisé à la demande d'une entité, pour des fins sont définies
dans le contrat avec l'auditeur;
➤ Le commissariat aux comptes (parfois dénommé audit financier légal), prescrit par la loi sur les
sociétés, qui est constitué de deux éléments distincts:
Une mission d'audit financier externe;
Un ensemble d'obligations spécifiques à la charge du commissaire aux comptes par des dispositions
légales et réglementaires (aboutissant à l'élaboration d'un rapport spécial).
c) Audit interne et audit externe
Les entreprises de taille significative ont souvent cherché à renforcer leur propre dispositif de contrôle
en créant en leur sein un service d'audit interne. Celui-ci est rattaché à la direction général afin de
conserver son indépendance par rapport aux autres services.
Son rôle est de définir, de diffuser et de veiller à l'application correcte des procédures de control interne
au sein de l'entreprise. L'audit interne est un cadre faisant partie du personnel de l'entreprise, par
opposition à l'audit externe (légal ou contractuel) qui est mandaté par les organes, mais indépendant et
non salarié de l'entreprise.
Aussi les diverses recommandations professionnelles prévoient-elles une coordination entre les travaux
réalisés par les auditeurs internes et des auditeurs externes.
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3 distinctions de l'audit avec les disciplines voisines
a) Audit et expertise comptable
l'expert-comptable ayant généralement par ailleurs la qualité de commissaire aux comptes, peut se voir
confier par une entreprise une mission d'établissement ou d'examen des comptes annuels, trois types
de missions peuvent être confiés à l'expert-comptable: « présentation, examen (limité) et audit des
comptes annuels. Il doit respecter des règles professionnelles et fournir une attestation à la fin de ses
travaux pour les deux premiers types de mission.
La mission de présentation constitue une simple mise en forme des états financiers. La mission
d'examen comporte en outre des contrôles généraux de cohérence des comptes établis, la troisième est
une mission complète d'audit.
Une entreprise peut avoir un expert- comptable pour l'assister à élaborer ses états financiers et un
commissaire aux comptes (qui peut être un autre expert-comptable) pour effectuer l'audit de ses
comptes.
b) Audit et contrôle de gestion
Le contrôle de gestion a pour but d'apprécier les résultats en fonction des objectifs qui ont été fixés et
de s'assurer que les ressources sont utilisées de manière efficace et efficiente en vue de la réalisation
des objectifs de l'entreprise.
Les responsabilités des services de contrôle de gestion se
définissent comme suit:
Contribuer à la conception de la structure et du système d'information de gestion de l'entreprise;
Faire fonctionner correctement le système d'information;
S'assurer de l'efficience (c'est à dire de la productivité) des fonctions de l'entreprise, apprécier leur
efficacité par rapport aux objectifs;
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Définir des règles, critères de gestion et mesures des performances en utilisant comme outils: les
budgets, les tableaux de bord, et
d'autres outils d'aide à la décision
Le contrôle de gestion et l'audit interne sont complémentaires. La validité des contrôles de
performances repose sur la sincérité et la fiabilité des divers systèmes d'information (comptabilités,
budgets, statistiques). Le contrôle de gestion ne saurait fonctionner sans un minimum de garantie quant
à la qualité des informations qui lui sont transmises, ce qui est du domaine de l'audit. Le contrôle de
gestion étant qu'élément de l'environnement du contrôle interne sera examiné par l'auditeur. Le
contrôle de gestion examinera pour l'audit interne (comme pour tout service) la validité de ses budgets
et la comparaison avec ses réalisations.
c) Audit de gestion
C'est l'audit probablement le plus connu du grand public compte tenu des révélations qui le concluent.
L'audit de la gestion a pour objectif soit d'apporter les preuves d'une fraude, d'une malversation ou d'un
gachis soit de porter un jugement critique sur une opération de gestion ou les performances d'une
personne ou d'un groupe de personnes.
d) Audit et Performance
La performance dans son approche théorique intègre de notions diverses dont les plus importantes sont
la croissance de l'activité, la profitabilité, la rentabilité, la productivité, l'efficacité et l'efficience. La
performance puise ses origines du latin « performare et en anglais au 15émè siècle et signifiant
accomplissement d'une manière convenable.
Pour être compétitive, toute entreprise doit être performante, c'est-à-dire meilleure que ses
concurrents tant dans sa stratégie que dans son organisation, ce qui est responsable peut ou doit agir
sur les paramètres de la performance et doit rendre des comptes sur sa performance et sur l'utilisation
des moyens mis en son autorité
MURHULA BASHWIRA analyse de la performance financière d'une unité de production et son impact sur
la pérenité des établissements AMUR MUGOTO de 2009-2013 mémoire UOB 2013 p, 40.
AUGUSTIN MUTABAZI, cours de contrôle et audit L2 GEFIN, UOB inédit 2014
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Plusieurs auteurs ont défini le mot performance. De ces derniers, nous retenons les suivants:
Pour CHARREAUX, la performance est la capacité de l'entreprise à concrétiser ses objectifs stratégiques
en adoptant les meilleures façons de faire
Le terme performance est couramment utilisé dans les appréciations portées sur les entreprises, et plus
particulièrement en contrôle de gestion et chacun s'interroge sur ce qui est une entreprise ou une
organisation performante:
Est-ce celle qui réalise de bons profits ?
Ou celle qui résiste aux changements de son environnement ?
Ou encore celle qui préserve l'emploi, qui épargne son environnement?
Cet ensemble d'interrogatoires montre que la notion de performance est multidimensionnelle, ce qui
pose la question de sa définition est celle de quelques notions voisines, puis de différentes performantes
qui peuvent être mises en évidence dans une entreprise.
En matière de gestion, la performance est la réalisation des objectifs organisationnels, elle se traduit par
une réalisation (ou un résultat).
La performance est le résultat d'actions coordonnées, cohérentes entre elles, qui ont mobilisé des
moyens (personnel, investissements), ce qui suppose que l'organisation dispose d'un potentiel de
réalisation (compétences du personnel, technologie, organisation, fournisseurs...).
La performance peut être exprimée principalement en termes comptables et financiers: on parle à cet
effet de performance financière et elle dépend de la capacité à :
Se procurer de ressources au moindre coût;
Les préserver ainsi que le patrimoine;
Les utiliser de la manière la plus productive possible.
Elle peut également s'exprimer en terme stratégique et on parlera de performance stratégique.
GERRARD CHARREAUX, le point sur la mesure de performance des entreprises, paris éd, économica
1998, p7
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La performance stratégique a un caractère plus général: c'est la capacité à déterminer et à mettre en
œuvre de bonnes stratégies dans le cadre des finalités qu'elle poursuit. Ces finalités sont variables:
Il peut s'agir de devenir la plus grande entreprise du monde, ou bien de rester une entreprise prospère
dans une spécialité, ou même d'être la plus apte à atteindre les buts qu'elle s'est fixés.
La réalisation est comparée aux objectifs, grâce à un ensemble d'indicateurs chiffrés ou no. La
comparaison suppose une forme de compétition: faire mieux que lors de la période précédente,
rejoindre ou dépasser les concurrents. Elle donne lieu à une interprétation, jugement de valeur qui peut
différer en fonction des acteurs concernés actionnaires dirigeants.) Pour MANCHESNAY, La performance
de l'entreprise se définit comme le degré de réalisation du but recherché. L'analyse des buts fait
apparaitre trois mesures à savoir: L'efficacité, L'efficience, et L'effectivité. En matière de gestion, la
performance est la réalisation des objectifs organisationnels. Cependant, il n'existe pas de façon
intrinsèque.
Elle se définie par les utilisateurs de l'information par rapport à un contexte décisionnel caractérisé par
un domaine et un horizon de temps. Elle permet à l'entreprise d'estimer son efficacité, mais aussi son
efficience.
L'efficience: c'est le résultat obtenu par rapport aux moyens mis en œuvre. L'efficience désigne le fait
pour une entreprise de réaliser ses objectifs avec le minimum de moyens engagés possibles. Elle traduit
donc la productivité d'une entité, car elle met en rapport les résultats obtenus et les ressources
consommées. L'efficience peut également être exprimée par plusieurs autres notions telles que :
La productivité: Elle représente le rapport entre une production et un volume de facteurs consommés;
La profitabilité: C'est le rapport d'un profit aux couts qui lui sont associés.
L'économie: L'économie consiste à se procurer les ressources nécessaires à moindre cout;
La rentabilité: La rentabilité est un concept très proche d la performance et désigne « l'aptitude pour
une entreprise à sécréter un résultat exprimé en unités monétaires ». Elle présente le rapport d'un
bénéfice à ~-26-2
de capitaux investis. La rentabilité de manière globale regorge deux notions distinctes: La rentabilité
économique et la rentabilité financière. Ces deux rentabilités constituent la rentabilité dite
rétrospective, permet d'évaluer le modèle d'évaluation des actifs financiers pouvant permettre de
calculer un taux d'actualisation par le cout moyen pondéré du capital; par opposition à la rentabilité
prévisionnelle qui, permet d'utiliser les flux de trésorerie pour assurer une évaluation prenant en
compte les décalages temporels de l'entreprise.
La rentabilité économique: Elle est une mesure de la performance économique de l'entreprise dans
l'utilisation de l'ensemble de son capital << employé », C'est-à-dire de l'ensemble de son actif financé
par les capitaux permanents.
La rentabilité financière: Elle est encore appelée des capitaux propres ou rentabilité des actionnaires,
elle est l'expression du résultat net rapporté aux capitaux propres investis par les actionnaires. C'est
pour cette raison que contrairement à la rentabilité économique non significative pour les apporteurs
des capitaux, la rentabilité financière est suivie de plus près par ceux-ci.
La rentabilité financière correspond à ce que la comptabilité anglo-saxonne appelle le «Return on Equity
ou encore ROE et exprime la capacité des capitaux investis par les actionnaires et associés à dégager un
certain niveau de profit.
Les dimensions de la performance
La performance économique: La performance économique traduit les résultats
présentés par la comptabilité. Il s'agit principalement des soldes intermédiaires de gestion.
Pour les entreprises commerciales, la marge commerciale ventes des marchandises-couts d'achat des
marchandises vendues.
Pour les entreprises industrielles, ce flux correspond à la production:
production de l'exercice-production vendue+ production stockée + production immobilisée. Valeur
ajoutée production diminuée des achats réalisés auprès des
ELIE COHEN, Dictionnaire de gestion, 3émè édition la découverte p313
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tiers, l'excédent brut d'exploitation(EBE): correspond au résultat économique brut lié à l'activité
opérationnelle de l'entreprise. L'EBE désigne la véritable rentabilité de l'exploitation. EBE-VA+
Subventions d'exploitation-impôts, taxes et versements assimilés-charges du personnel. Le résultat brut
d'exploitation: ce solde correspond aux ressources additionnelles permettant le financement des
investissements futurs et l'efficacité de l'exploitation après la soustraction des charges financières.
RBE EBE+ Résultat financier. Le résultat net (RN): Il permet aux actionnaires et aux analystes financiers
d'apprécier la rentabilité et la performance de l'entreprise. RN-RBE+ Résultat exceptionnel-impôts
1.2.4. La performance financière
La performance financière est étroitement liée à la performance économique, elle est mesurée par
plusieurs ratios:
La rentabilité (ROE): ce ratio rapporte des indicateurs des résultats à des indicateurs relatifs aux
montants des ressources mises en œuvre. C'est le ratio le plus souvent utilisé.
ROE= résultat de l'exercice/ capitaux propres.
La mesure de la performance financière est imposée par la loi. Certaines organisations comme les
entreprises doivent produire à la fin de chaque exercice comptable, les documents de synthèse: bilan et
compte de résultat. Ces documents et leurs annexes contiennent les informations de base pour mesurer
la performance financière.
1.2.5. La performance commerciale
C'est la capacité de l'entreprise à satisfaire sa clientèle en offrant des produits et des services de qualité
répondant aux attentes des consommateurs. Les entreprises recherchant la performance commerciale
doivent se soucier des besoins de leurs clients, prendre en compte les stratégies de leurs concurrents
afin de conserver et développer leur part de marché. Les indicateurs de la performance commerciale
sont: La part de marché, la fidélisation de la dientèle,
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l'entrée de nouveaux clients, la satisfaction des clients, la rentabilité par segment, par client, par
produit, par marché, ...
12.6. Caractéristique des entreprises performantes.
Plusieurs caractéristiques ont été soulevées pour parler d'entreprise performante.
En effet, on appelle une entreprise performante celle qui est durablement profitable, pérenne, et qui
produit et vend mieux plus que ses concurrents; celle qui a atteint ses objectifs et ses finalités dans les
délais déterminés et qui est compétitive, celle qui est efficiente et efficace reposant sur la flexibilité de
son personnel, la prise de décisions rapides, celle qui crée de la valeur innovante, réactive qui s'améliore
et progresse constamment et durablement, etc.
1.2.7. Les mesures de la santé financière de l'entreprise
L'objectif d'un diagnostic financier est d'une part, de formuler un jugement de valeur sur la santé
financière d'une entreprise et d'autre part, sur la base de ce jugement, de préparer des décisions
(comme par exemple l'octroi d'un délai de paiement à un dient, attribution d'un prêt par une banque,
etc.).
Les thèmes du diagnostic financier: pour tirer le portrait général de la santé financière d'une entreprise,
il faut délimiter les thèmes d'étude. Dans cet esprit, il est communément admis que la valeur d'une
firme doit s'apprécier selon deux optiques complémentaires: la structure du patrimoine et la qualité de
la gestion.
Le triangle du diagnostic financier il porte sur une lecture plus dynamique, organisée autour d'un
triangle. Ce triangle veut dire que, nous nous intéressons moins aux sommets de la construction qu'à ses
côtés, et aussi que volontairement équilatéral, tous le cotés méritent la même attention.
Triangle du diagnostic financier:
➤ Structure financière;
➤ Effet de levier;
➤ Solvabilité;
MURHULA BASHWIRA, op cit p19
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➤ Rentabilité;
➤ Liquidité:
➤ Conflit possible et solvabilité
2. Les objectifs ou les assertions d'audit
En dehors des critères généraux d'audit évoqués sur le point 1
(d) la finalité de la mission d'audit financier est divisée en sept objectifs d'audit énumérés ci-dessous,
appelés aussi assertions d'audit.
Les assertions sont des critères retenus par la direction dans la préparation des états financiers.
L'auditeur, tout au long de sa mission, doit s'assurer que les transactions et les éléments qui constituent
les comptes répondent à plusieurs assertions d'audit. Il s'agit également des critères que doivent
appliquer ceux qui élaborent les états financiers. On les appelle aussi les assertions soutenant les états
financiers.
a) Intégralité-exhaustivité
b) Exactitude
c) Valorisation (évaluation)
d) Existence
e) Séparation des exercices
f) Droits et obligations
g) Présentation et information
a) intégralité (exhaustivité):
L'auditeur doit vérifier si toutes les opérations (actifs, dettes, et transactions) ont été enregistrées dans
les comptes annuels, et que tous les faits importants y ont été mentionnés.
b) Exactitude
l'objectif d'exactitude signifie que toutes les opérations réalisées par l'entreprise doivent être
enregistrées dans les comptes pour leurs montants exacts (arithmétiquement et conformément aux
principes comptables).
c) Evaluation
#MICHEL LEVASSEUR, Les finances 2émè édition Economica, paris, p58
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Cet objectif d'évaluation signifie que toutes les opérations comptabilisées doivent être évaluées
conformément aux principes d'évaluation généralement admis. (Bonne méthode, application de
manière constante).
d) Existence ou réalité
Cet objectif signifie:
Pour les éléments matériels (immobilisations stocks...) une réalité ou existence physique;
Pour les autres éléments (actifs, passifs, charges et produits), la traduction des opérations réelles
effectuées (par opposition à des opérations fictives).
e) Séparations des exercices
Il vise une bonne démarcation entre les exercices successifs. Il s'agit de rattacher à chaque exercice tous
les produits et les charges qui le concernent (nés de l'activité de cet exercice) et ceux-là seulement.
f) Droits et Obligations
Les actifs ou les dettes se rapportent à l'entité à une date donnée (en vertu de droits réellement acquis
ou d'obligations effectivement à sa charge. (vérifier les titres de propriété, les actes et conventions).
g) Présentation et Information
cet objectif de présentation et d'information signifie que les opérations sont présentées dans les
comptes conformément aux règles comptables généralement admises en la matière, appliquées de
façons constantes. En outre il signifie que les états financiers sont accompagnés de toutes les
informations:
- Requises par les textes, et
Nécessaires à leur compréhension. Ainsi, présentée la démarche d'audit est qualifiée de d'audit de «
d'audit objective driven >>
~-31-~
3: Les normes d'audit
1. nécessité des normes d'audit
Des émetteurs et des récepteurs de l'information soumise à l'audit: les normes LIFAC a édicté des
normes internationales d'audit (ISA) appelées à s'imposer sur le plan mondial à l'audit des états
financiers et à l'audit d'autres informations et aux services connexes. Les principales normes utilisées
par les auditeurs sont les suivantes:
➤ Les normes d'audit parmi lesquelles nous distinguons généralement :
Les normes générales ou de comportement;
Les normes de travail (qui régissent la nature et l'entendue du travail)
Les normes de rapport.
➤ Eventuellement des normes spécifiques à certains secteurs: banques, assurances, etc...
Les normes internationales d'audit comprennent des normes générales ou de comportement (2) les
normes spécifiques de travail(3) et les normes de rapport(4).
2. Les normes générales ou de comportement
L'auditeur doit respecter le code d'éthique professionnelle publié par L'IFAC, notamment les règles
d'éthiques ci-après:
Intégralité;
Objectivité;
Indépendance;
Compétence professionnelle, soin et diligence;
Confidentialité;
Professionnaliste;
Respect des normes techniques et professionnelles.
a) Compétence professionnelle
L'équipe d'audit doit posséder collectivement les compétences et les expériences requises: une
formation technique adéquate et une expérience professionnelle suffisante. Des assistants peuvent
participer à une mission d'audit, mais ils doivent être bien sensibilisé aux normes, supervisés et -32--
contrôlés. L'auditeur doit compléter ses formations par une formation contenue contribuant au
renforcement de sa compétence.
b) Indépendance
L'auditeur et son équipe doivent être dégagé de toutes contraintes et de tout lien d'ordre personnels,
professionnel, financier, voir politique pouvant être interpréter comme constituant une entrave à son
intégrité ou à leur objectivité.
c) Secret professionnel
Devoir de discrétion dans l'utilisation de toute information dont ils ont connaissance dans le cadre leur
mission.
d) Normes de travail
Le travail d'audit doit être effectué avec soin, avec une bonne planification, un respect scrupuleux de
calendrier et supervision des collaborateurs; la tenue correcte des dossiers et papiers de travail entant
que moyen de preuve des conclusions d'audit, (ISA 220 et 230).
L'audit doit comporter une évaluation du contrôle interne, un contrôle de qualité de la mission d'audit,
la prise en considération des risques et de fraudes et erreurs: (ISA 240), des textes législatives et
réglementaires : (ISA 250), la collecte des éléments probant suffisant etc.
e) Normes de rapport
Nécessité de la rédaction de rapports d'opinions (certification ou non);
Rapport de recommandation sur le contrôle interne et parfois sur la conformité avec les lois et
règlements en vigueur;
Rapport spécial pour les missions de commissaire aux comptes;
Qualité des rapports: datés et signés et discutés avec les responsabilités l'entité auditée.
f) Un travail d'équipe
Toute mission d'audit est effectuée par une équipe de collaborateurs hiérarchisée dirigée par un
responsable mandaté. Chaque collaborateur doit être soucié de travailler avec les autres membres en
communiquant les points intéressants identifiés et les difficultés rencontrées. La supervision des taches
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par les superviseurs est nécessaire. La structure d'une équipe d'audit est la suivante:
Associé responsable (ou responsable mandaté);
Superviseur (ou directeur);
Chef de mission;
Collaborateurs;
Assistant.
4. le cadre conceptuel des missions d'audit
1. Référentiel pour les missions d'audit et les services connexes
Le cadre conceptuel des normes internationales d'audit (ISA) énumère les différentes missions définies
internationale des experts comptables). Il distingue: par l'IFAC ( fédération
l'audit des états financiers ou
d'autres informations
les services connexes que l'auditeur est amené à accomplir. Les services connexes comprennent:
⚫ les missions d'examen limité ISA 910,
les missions d'examen sur la base de procédures, convenues ISA 920,
⚫ l'examen d'informations prévisionnelles ISA 810,
⚫ les missions d'audit spéciales ISA 800
Les missions de compilation d'information financières ISA 930.
JEAN CLAUDE
L'objectif d'une mission d'assurance est d'évaluer ou d'apprécier une information par rapport à des
critères appropriés, et de formuler une conclusion visant à fournir à l'utilisation auquel elle est destinée,
un niveau d'assurance sur sa fiabilité. Cette assurance renforce la crédibilité de l'information. La norme
distingue deux niveaux d'assurance :
Les missions d'assurance de niveau élevée (audit)
Les missions d'assurance de niveau modéré (examen limité)
Ne sont pas des missions d'assurance :
Missions sur ase de procédures convenues;
Missions de compilation d'informations financières ou au ;
Préparation de déclarations fiscales, les missions de conseil et autres consultation.
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a) L'audit des états financiers
Dans une mission d'audit, l'auditeur exprime une assurance élevée (raisonnable, mais non absolue).
Cette assurance est formulée de façon positive (ex. les états financiers donnent une image fidèle (ou
présentent sincèrement dans tous leurs aspect significatifs, l'image fidèle) de la situation financière.
L'ISA 120 Définit la mission d'audit des états financiers comme ayant * pour objectif de permettre à
l'auditeur d'exprimer une opinion selon laquelle les états financiers ont été établis, dans tous leurs
aspect significatifs, conformément à un référentiel comptable identifié ». Le niveau d'assurance fournie
par la conclusion du professionnel comptable est une assurance élevée, mais non absolue.
L'assurance absolue en audit ne peut exister, en raison de nombreux facteurs, tels que le recours au
jugement, l'utilisation de la technique des sondages, les limites inhérents à tout système comptable et
de contrôle interne et le fait que la plupart des informations probantes à la disposition de l'auditeur
conduisent, par nature, d'avantage à des déductions qu'à des certitudes. Cette définition appelle les
remarques suivantes :
L'auditeur peut être un auditeur du secteur public ou professionnel indépendant (commissaire aux
comptes). L'audit peut être accompli :
Dans le cadre de dispositions légales du pays, ou
Dans le cadre d'un contrat: une entreprise peut se soumettre à un audit pratique par un auditeur
externe par exemple à la demande d'un banquier, d'un repreneur ou d'un investisseur.
a) L'examen limité (ISA 910)
Une mission d'audit d'examen limité a pour objectif de permettre à l'auditeur de conclure, sur la base de
procédures ne mettant pas en ouvre toutes les diligences requises pour un audit, qu'aucun fait
d'importance significative n'a été relevé lui laissant à penser que les états financiers n'ont pas été
établis, dans tous leurs aspects significatifs, conformément au référentiel comptable identifié.
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L'examen limité met en œuvre des investigations et des procédures analytiques conçues pour apprécier
la fiabilité d'une information destinée à une autre partie.
Dans une mission d'examen limité, l'auditeur donne une assurance modérée, exprimée sous forme
d'une assurance négative. (EX. nous 'avons pas relevé de faits qui nous laissent penser que les états
financiers ci-joints ne donnent pas une image fidèle de la situation financière ...)
< Bien que l'examen l'imité comporte l'application de techniques et de procédures d'audit, ainsi que la
collecte d'éléments probants, en règle générale, il n'inclut pas l'évaluation des systèmes comptables et
de contrôle interne, le contrôle des comptes et des réponses aux demandes de renseignements sur base
d'éléments corroborant recueillis grâce à des inspections, observations, confirmations, et calculs qui
sont en général des procédures appliquées l'ors d'un audit >>>
3- Le référentiel comptable utilisé
Le référentiel comptable de base pour l'audit des états financiers est constitué par les normes
comptables internationales IAS/IFRS.
4- Les services connexes
a) Examen sur la base de procédures convenues ISA 920)
L'auditeur met en œuvre des procédures d'audit définies d'un commun accord entre l'auditeur, l'entité
et les tiers concernés pour communiquer les constatations résultants de ses travaux.
Dans les missions de procédures convenues, l'auditeur n'exprime aucune assurance. L'auditeur établit
simplement un rapport sur les faits relevés (ou observations factuelles), complété par la formule ci-après
<<< Compte tenu du fait que les procédures mentionnées ci-dessus ne constituent ni un audit, ni un
examen limité effectué selon les normes internationales d'audit, nous ne pouvons vous donner
l'assurance que les problèmes qui auraient pu être décelés par un audit ou un examen limité selon les
normes internationales d'audit ont tous été identifiés ».
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Le rapport de l'auditeur doit préciser le référentiel comptable utilisé ou indiquer la note annexe aux
états financiers donnant cette information.
L'opinion doit indiquer si les états financiers ont été établis, dans tous leurs aspects significatifs,
conformément à ce référentiel comptable ».
b) Rapport sur une rubrique des états financiers
Il peut être demandé à l'auditeur d'exprimer une opinion sur une ou plusieurs rubriques des états
financiers, par exemple les créances clients, les stocks, le calcul d'une participation aux bénéfices versée
à un employé, une provision pour impôt sur les bénéfices.
Le rapport doit indiquer le (ou les) rubriques concernées. Il doit prendre en compte les rubriques des
états financiers indépendantes; susceptibles d'avoir une incidence significatives sur les informations
concernées par son opinion. Par exemple les ventes et les créances clients, les stocks et les dettes
fournisseurs.
Pour éviter de donner à l'utilisation l'impression que le rapport porte sur l'ensemble des états financiers,
l'auditeur informera le client que son rapport sur la rubrique auditée ne peut être joint aux états
financiers de l'entité.
c)
Rapport sur le respect de clauses contractuelles
Il peut être demandé à un auditeur de vérifier le respect par l'entité de certaines clauses contractuelles
d'un commun accord, par exemple des contrats d'émissions d'obligations ou des contrats de prêt. Ces
accords obligent en général l'entité à respecter des dispositions portant sur le paiement des intérêts, le
maintien de ratios financiers déterminés, la limitation dans le paiement de dividendes ou le remploi de
la vente de biens.
L'auditeur doit exprimer dans son rapport une opinion quant au respect par l'entité des clauses
particulières de l'accord.
d) Rapport sur les états financiers condensés
Les états financiers condensés sont présentés avec beaucoup moins de détails que les états financiers
annuels. Dans son rapport, l'auditeur avertira les lecteurs que pour une meilleure compréhension de la
situation financière et des résultats de l'entité, ils ont à lire conjointement avec les états financiers
audités
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qui fournissent toutes les informations requises par le référentiel comptable applicable.
II indiquera les états financiers audités à partir desquels les états financiers condensés ont été préparés.
Puisque les états financiers condensés ne contiennent pas toutes les informations requises par le
référentiel comptable utilisé, les expressions <image fidèle» ou présentent sincèrement, dans tous leurs
aspects significatifs ne sont pas utilisés par l'auditeur pour exprimer une opinion sur ces états.
e) Les missions d'examen d'informations financières prévisionnelles
La norme ISA 810 s'applique à l'examen des informations financières prévisionnelles et non à l'examen
d'informations imprimées en des termes générales ou narratives (allocutions de la direction, analyses
contenues dans le rapport annuel).
Dans une mission d'examen d'informations financières prévisionnelles, l'auditeur doit réunir des
éléments probants suffisants lui permettant d'apprécier si :
Les hypothèses retenues par la direction ne sont pas déraisonnables et que les hypothèses théoriques
sont cohérentes avec l'objectif;
Les informations financières prévisionnelles sont préparées de manière satisfaisante sur la base des
hypothèses retenues;
Les informations financières prévisionnelles significatives sont correctement décrites en notes annexes
et s'il indiqué qu'il s'agit d'hypothèses les plus plausibles ou hypothèses théoriques; et
Les informations financières prévisionnelles sont préparées de manière cohérente avec les états
financiers historiques.
Les informations financières prévisionnelles peuvent prendre la forme de prévisions, de projections, de
combinaisons des deux, par exemple une prévision sur un an associée à une projection sur cinq ans.
5- le risque d'audit et la matérialité
~-40-~
Lorsqu'il émet une opinion sur les comptes annuels, l'auditeur court le risque l'un des objectifs
précédemment définis ne soit pas totalement ou partiellement rempli et qu'il en résulte une erreur
significative non décelée.
Ce risque est dù, d'une part aux particularités de chaque entreprise,
d'autre part à l'auditeur lui-même.
Le risque final d'audit décrit le risque qu'à l'auditeur d'exprimer une opinion inappropriée sur les états
financiers. C'est le risque que des erreurs significatives subsistent dans les comptes et que l'auditeur, ne
les ayant pas détectées, formule une opinion erronée. Par exemple, l'auditeur ne formule pas de réserve
dans son rapport (ou certifie) des états financiers comportant des inexactitudes importantes. Les
composantes du risque d'audit sont:
1- Le risque inhérent (RI)
C'est la possibilité que le solde d'un compte ou une catégorie d'opérations comportent d'inexactitudes
du fait:
De la nature (complexe) de l'activité et du secteur d'activité de l'entreprise, exemple, cas d'une banque
ou d'une société d'assurance;
De son environnement et de réglementations qui lui sont applicables.
2- Le risque de contrôle (RC)
C'est la possibilité que le solde d'un compte ou d'une catégorie d'opérations comportent d'inexactitudes
matérielles que le système de contrôle interne de l'entreprise ne peut prévenir ou détecter en temps
opportun. Le risque de contrôle est fonction de l'efficacité du contrôle interne de l'entreprise. Si le
système de contrôle interne est performant, le risque de contrôle est par conséquent réduit
3-Le risque de détection (RD)
C'est la possibilité que les procédés auxquels l'auditeur a recours ne lui permettent pas de déceler des
inexactitudes qui sont présentes dans le solde d'un compte ou d'une catégorie d'opérations,
(inexactitudes pouvant être importantes). Ce risque est fonction du niveau d'efficacité des procédés de
vérification de l'auditeur.
4-Le risque global de la mission (RG)
~-41-~
L'application du niveau global du risque de la mission s'exprime par la formule :
Risque global risque inhérent*risque de contrôle *risque de détection RG-RI*RC*RD
L'auditeur évalue le risque inhérent et le risque de contrôle afin de déterminer le degré de risque de
détection requis pour minimiser le risque global de la mission et le ramener à un niveau acceptable.
Le modelé de gestion du risque global d'audit est donné par le tableau ci-après, aboutissant au même
résultat que ci-dessus :
Jean Claude kapongu
L'approche d'audit ainsi développée est qualifiée d'approche par les risques ou << Risk Based >>>
5-La matérialité en audit
L'auditeur ne peut pas se livrer à une vérification de toutes les opérations (full-audit) de l'entreprise.
L'audit a principalement pour objectif d'obtenir une assurance raisonnable que les états financiers ne
contiennent pas d'inexactitudes importantes.
C'est dans cette perspective que l'auditeur doit fixer le seuil de matérialité (ou de signification) dans le
cadre de la conduite de ses travaux.
En audit, le seuil de matérialité se réfère au degré d'information que l'auditeur doit obtenir pour
atteindre un certain niveau de confiance lié au fait que les états financiers ne contiennent pas d'erreurs
importantes.
~-42-~
On dit que le seuil de matérialité est atteint lorsque l'importance d'une omission ou d'une inexactitude
dans une information financière est telle qu'elle pourrait avoir pour conséquence probable d'influencer
le jugement d'un utilisateur des états financiers ou de modifier sa décision. L'auditeur apprécie le seuil
de matérialité à différents travaux:
Lors de la détermination de la nature, de l'étendue et du calendrier de ses travaux d'audit;
Lors de l'évaluation de l'incidence des redressements identifiés sur les états financiers;
Lors de l'appréciation du caractère approprié de la présentation des informations financières (dans les
comptes, dans le rapport). Le seuil de matérialité est défini par rapport à son impact sur les finances.
Caractéristique d'établissement du seuil de signification
En fonction de deux types de critères, quantitatifs et qualitatifs.
1- Critères quantitatifs
Il consiste à mesurer l'impact 'd'un élément par rapport à une base de référence.
Quelques références:
Résultat final ou intermédiaire (bénéfice net, brut total actif);
Résultat retraité (bénéfice compte non tenu des éléments des éléments extraordinaires et
exceptionnels);
Résultat moyen ou résultat normal (bénéfice net moyen des cinq (05) derniers exercices);
Un poste d'un état financier auquel l'élément est associé (chiffre d'affaires par exercice);
Le solde du compte auquel appartient l'élément;
L'effet de l'élément sur certains coefficients (FR, bénéfice net par action).
Peut être considéré comme signification, tout élément seul ou avec
d'autres:
Qui modifie le résultat précédent inférieur à 10%
~-43-~
Qui modifie le montant du poste concerné inférieur à 10%. Ces seuils peuvent être abaissés ou relevés
compte tenu des montants en jeu.
2- Critères qualitatifs
Caractéristique de l'environnement (contexte politique socio-économique);
Caractéristique de l'entreprise (nature des opérations, tendances des résultats)
Section 2: notions sur les pièces justificatives
1. Définition: La pièce justificative: c'est un document servant de justification à l'enregistrement
comptable et de moyen de preuve entre commerçants en cas des différents litiges.
NB: L'enregistrement comptable consiste en l'enregistrement des opérations dans un livre comptable,
en respectant le principe de la comptabilité en partie double. Toute pièce comptable est une pièce
justificative, mais toute pièce justificative ne pas une pièce comptable ».
2. Importance des pièces justificatives
Les pièces justificatives:
Servent de preuve d'enregistrement comptable;
Facilitent l'identification et la correction des erreurs en permettant de contrôler la comptabilité.
3. Catégorie des pièces justificatives
Il existe deux catégories des pièces justificatives:
Pièces justificatives d'origine externe;
Pièces justificatives d'origine interne.
a) Pièces justificatives d'origine externe: ce sont les documents émis par les tiers et destinés à l'entité:
Exemple: factures d'achats, relevés bancaires, chèques bancaires reçus, etc...
b) Pièces justificatives d'origine interne : documents émis par l'entité et destinés aux tiers ou pour les
besoins internes. On distingue :
JOSEPH NKASHAMA: Audit financier et comptable ISES/KGA L1 GRF 202 INEDIT