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Cours Responsa

Le document traite des différents types de risques et de la responsabilité juridique associée, en soulignant l'évolution de la responsabilité de la faute à une responsabilité sans faute. Il aborde également la distinction entre responsabilité civile et pénale, ainsi que les principes de réparation des dommages, en mettant l'accent sur la nécessité de réparer le préjudice subi par autrui. Enfin, il explique les différentes formes de responsabilité civile, notamment contractuelle et extracontractuelle, ainsi que les conditions de réparation des dommages.

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Cours Responsa

Le document traite des différents types de risques et de la responsabilité juridique associée, en soulignant l'évolution de la responsabilité de la faute à une responsabilité sans faute. Il aborde également la distinction entre responsabilité civile et pénale, ainsi que les principes de réparation des dommages, en mettant l'accent sur la nécessité de réparer le préjudice subi par autrui. Enfin, il explique les différentes formes de responsabilité civile, notamment contractuelle et extracontractuelle, ainsi que les conditions de réparation des dommages.

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Cours

I. Caractériser les différents types de risques


Le risque est la possibilité ou probabilité d’un fait, d’un événement considéré comme un
dommage. Cette notion a évolué dans la société puisque ce fondement de la responsabilité,
prévoyant la réparation des conséquences créant un dommage à quelqu’un, reposait initialement
sur la faute de l’auteur d’un dommage.

A. La diversité des risques


La société moderne a fait naître de nombreux risques. Ils peuvent être individuels comme ceux
liés au travail (ex. : accidents du travail, stress lié au surmenage ou harcèlement), collectifs (ex. :
énergie nucléaire, atteinte à l’environnement), liés aux accidents médicaux (ex. : transfusion
sanguine), nés de l’utilisation de produits défectueux (ex. : marchandise non conforme aux
normes de sécurité). Le principe de prévention permet de tenter d’éviter ceux qui sont connus
(ex. : Charte de l’environnement pour éviter les actions irréversibles contre l’environnement) et le
principe de précaution permet d’anticiper ceux qui sont encore inconnus (ex. : risques liés à des
incertitudes scientifiques tel que l’interdiction des OGM dans les cultures).

B. L’évolution du droit face aux risques


Ces situations génèrent des risques et il est aujourd’hui possible de mettre en cause la personne
qui, objectivement, est à l’origine de ce risque, même si aucune faute ne peut lui être reprochée
puisqu’il n’est pas toujours possible de mettre en cause une personne fautive. Si la première
source de responsabilité est la faute, les tribunaux retiennent pourtant désormais la responsabilité
sans faute.
1) D’une responsabilité subjective pour faute de l’auteur, à une responsabilité objective,
liée au risque, sans faute
Le risque a évolué dans la société, puisqu’à l’origine, il était constitué par la faute de l’auteur du
dommage. Aujourd’hui, c’est une approche des situations générant le risque qui permet de mettre
en cause la personne qui, objectivement, est à l’origine de ce risque, même si aucune faute ne peut
lui être reprochée.
L’évolution s’est faite dans l’intérêt des victimes, en abandonnant la nécessité d’une faute pour
engendrer la responsabilité à l’occasion de ces risques. De nombreuses lois se sont dès lors
succédé pour permettre l’indemnisation des victimes, en dehors de toute intention malveillante
voire d’imprudence de celui qui a causé le dommage.
Le droit français, comme le droit communautaire, préfère s’attacher en effet à la valorisation de la
personne et à sa protection plutôt qu’à la notion de faute du responsable.
Il est ainsi possible, en droit du travail, pour un employeur d’être responsable sans être fautif (ex. :
l’employeur dont une machine explose et blesse des salariés, n’a commis aucune faute).
Il est aussi responsable des agissements de ses salariés, alors qu’il n’est pas fautif tandis qu’un
salarié qui par ses agissements, cause un dommage à un tiers, est le fautif. C’est bien l’employeur
qui sera responsable civilement par rapport aux conséquences préjudiciables subies. En
conséquence, le salarié fautif n’est pas responsable et l’employeur responsable n’est pas fautif.
Par ailleurs, en matière de concurrence déloyale, un chef d’entreprise peut avoir à répondre de sa
faute, qu’elle soit volontaire (ex. : dénigrement d’un concurrent ou de ses produits) ou
involontaire (ex. : imitation d’un élément d’identification du fonds de commerce d’autrui).
L’objectivisation de la responsabilité multiplie les cas dans lesquels une personne est responsable
du fait des choses ou des personnes dont elle doit répondre (ex. : le producteur est responsable de
la commercialisation du produit présentant un danger pour l’utilisateur).
2) Du risque individuel à la collectivisation du risque
La collectivisation du risque consiste à mettre à la charge du plus grand nombre l’obligation de
réparer le préjudice subi par certaines victimes. Que l’auteur du dommage soit solvable ou non,
qu’il soit connu ou non, les victimes sont ainsi certaines d’être indemnisées.
Plusieurs dispositifs de collectivisation du risque ont été mis en place comme les contrats
d’assurance, la Sécurité sociale ou encore les fonds de garantie (ex. : fonds de garantie des
victimes d’actes de terrorisme). Ainsi, les conséquences des actes d’un assuré sont supportées par
l’assureur ou l’organisme social, donc indirectement par tous les assurés.
=> La finalité est bien, dans tous les cas, de réparer le préjudice subi par la victime plutôt que de
punir le fautif.

II. Identifier la nature juridique de la responsabilité


de l’entreprise
A. La responsabilité civile pour réparer le dommage
Le droit civil régit les rapports entre les personnes et vise à régler les différends entre particuliers,
entreprises. Le droit de la responsabilité civile est une branche du droit civil, confiée à un juge
civil pour arbitrer les conflits privés. La responsabilité civile a une fonction compensatoire
(dédommager celui qui a subi une perte). Chacun est responsable de ses actes et doit en assumer
les conséquences.
Ainsi, lorsqu’une personne physique ou morale commet une faute civile en causant un dommage à
autrui, elle engage sa responsabilité civile et doit le réparer.
On distingue deux types de responsabilité civile :
– la responsabilité civile contractuelle qui est invoquée dans le cas d’un contrat mal ou non
exécuté par le débiteur,
– la responsabilité civile extracontractuelle qui est invoquée dans le cas d’un comportement fautif
créant des dommages à autrui.

B. La responsabilité pénale pour sanctionner


Le droit pénal concerne les rapports entre une personne physique ou morale et la société dans son
ensemble, en punissant les personnes qui commettent des actes ou ont des comportements
interdits par les lois. Le droit pénal vise à faire respecter l’ordre public et à protéger la société.
C’est un droit répressif. Cette branche du droit définit les infractions, les classe selon leur gravité
et fixe leurs sanctions. Il existe trois catégories d’infractions, de la moins grave à la plus grave : la
contravention, le délit et le crime. Les sanctions pénales sont proportionnelles à la gravité de
l’infraction.
Une personne est donc responsable pénalement lorsqu’elle a commis une faute pénale, c’est-à-dire
un comportement contraire à la loi, en commettant une infraction, et doit être sanctionnée par une
amende et/ou une peine de prison (ex. : une escroquerie, un harcèlement).

III. Analyser les situations mettant en œuvre la responsabilité


civile de l’entreprise
A. Les principes de la responsabilité civile
La responsabilité civile consiste dans l’obligation de réparer le préjudice subi par autrui et dont on
doit répondre personnellement.
Elle recouvre deux types de situations :
– la responsabilité contractuelle regroupant les cas où le dommage est causé par l’inexécution ou
la mauvaise exécution du contrat,
– la responsabilité délictuelle rassemblant les cas où le dommage est causé par toute autre
situation.

B. La responsabilité civile contractuelle


1) La faute contractuelle
La responsabilité contractuelle résulte d’une faute dans l’exécution du contrat qui peut prendre
différentes formes : inexécution totale des obligations nées du contrat (ex. : le vendeur ne livre pas
les biens), exécution défectueuse ou seulement partielle (ex. : le transporteur ne livre qu’une partie
du colis ou colis abîmés), retard dans l’exécution (ex. : l’emprunteur ne respecte pas les dates
d’échéance).
Toutes ces fautes n’ont pas la même gravité, mais chacune peut engendrer des dommages.
La responsabilité est donc présumée et la charge de la preuve pèse sur celui qui n’a pas exécuté ou
a mal exécuté. La preuve de la faute contractuelle varie en fonction de ce à quoi le débiteur s’est
engagé. En effet, le contrat fait naître des obligations, qui sont soit une obligation de résultat, soit
une obligation de moyens. Cette distinction est importante car les règles de preuve et
d’exonération de responsabilité diffèrent selon le cas.
• L’obligation de résultat est celle par laquelle le cocontractant s’oblige à un résultat déterminé à
atteindre (ex. : dans le cadre d’un contrat de vente, le vendeur a une obligation de résultat qui est
de livrer la chose promise). Dans ce cas, le créancier de l’obligation inexécutée doit prouver
seulement cette inexécution et le dommage qu’il subit. La faute du débiteur est présumée et le
responsable n’est pas autorisé à s’exonérer de sa responsabilité en établissant l’absence de faute. Il
n’est libéré que s’il établit l’existence d’une cause étrangère à l’origine de l’inexécution du
contrat.
Une obligation de résultat de sécurité existe dans les contrats de transport (ex. : le transporteur
doit garantir la sécurité du voyageur) dans lesquels le voyageur n’a pas à prouver une faute du
transporteur, il lui suffit d’établir l’inexécution de l’obligation de sécurité.
# Pour aller plus loin #
Dans un arrêt du 14 janvier 2016, la Cour de cassation a qualifié l’obligation de ponctualité
de la SNCF d’obligation de résultat (Civ. 1re, 14 janvier 2016, n° 14-28.227) afin de censurer la
décision des juges du fond qui avaient reproché à un passager de ne pas avoir démontré la
« réalité » et la « consistance » de la faute du transporteur. Il en est de même pour le
participant à un saut à l’élastique ne jouant aucun rôle actif au cours du saut : l’organisateur
de l’activité est tenu d’une obligation de sécurité de résultat et répond du dommage causé
par le saut même s’il n’a commis aucune faute.
Cette obligation s’est étendue au droit du travail puisque l’employeur est tenu d’une obligation de
sécurité de résultat (ex. : en matière de maladies professionnelles).
• L’obligation de moyens est celle par laquelle le cocontractant s’engage à mettre en œuvre tous
les moyens dont il dispose pour atteindre le résultat espéré par les parties (ex. : un club hippique
ou de gymnastique est tenu d’une obligation de moyens, la pratique d’un sport impliquant un rôle
actif du participant). Dans ce cas, le créancier de l’obligation doit prouver, en plus du dommage
subi, l’inexécution du contrat et la faute du débiteur à l’origine de cette inexécution. Le
cocontractant peut se libérer de toute responsabilité en prouvant l’absence de faute de sa part.
Si l’obligation est de résultat, il existe une présomption de faute du débiteur : il lui appartiendra de
rapporter la preuve qu’il a bien atteint le résultat promis.
Si l’obligation est de moyens, il appartient, en revanche, au créancier de rapporter la preuve de
l’existence d’une faute contractuelle imputable au débiteur
Donc, tandis qu’en matière d’obligation de résultat, la charge de la preuve repose sur le débiteur,
en matière d’obligation de moyens, la charge de la preuve échoit au créancier.
2) Le cas de l’inexécution du contrat
Les parties qui signent un contrat savent qu’en cas d’inexécution de leur obligation, elles
s’exposent à payer des dommages-intérêts au créancier.
# Complément #
Art. 1217 du Code civil : « La partie envers laquelle l’engagement n’a pas été exécuté, ou l’a
été imparfaitement, peut refuser d’exécuter ou suspendre l’exécution de sa propre
obligation ; poursuivre l’exécution forcée en nature de l’obligation ; solliciter une réduction
du prix ; provoquer la résolution du contrat ; demander réparation des conséquences de
l’inexécution. »
Les sanctions qui ne sont pas incompatibles peuvent être cumulées ; des dommages et intérêts
peuvent toujours s’y ajouter.
• L’exécution forcée en nature
L’exécution forcée consiste à demander au juge de faire exécuter ses obligations par le débiteur
défaillant.
Cette demande n’est recevable que s’il n’existe pas une disproportion manifeste entre ses
inconvénients pour le débiteur et son intérêt pour le créancier.
L’exécution forcée est, en principe, impossible lorsque l’obligation inexécutée consiste en une
prestation ou une abstention, sauf dans des cas où elle peut intervenir de manière indirecte :
l’inexécution d’une prestation, ou la violation d’une obligation d’abstention, peut voir le créancier
autorisé à faire exécuter lui-même l’obligation ou faire détruire ce qui a été exécuté à tort aux frais
du débiteur ; ce dernier sera alors condamné à faire l’avance des sommes nécessaires à cette
exécution.
Lorsque l’obligation inexécutée est une obligation de payer une somme d’argent, l’exécution
forcée est facile à mettre en œuvre (ex. : intervention d’un huissier).
• La réduction du prix
Le créancier peut accepter, en contrepartie d’une réduction du prix à payer, que l’exécution
imparfaite de l’obligation de son cocontractant ne soit pas remise en cause, par souci d’efficacité
et de rapidité. Ainsi, le litige est réglé rapidement.
• La résolution ou la résiliation du contrat
Si les clauses du contrat ne sont pas respectées, le créancier de l’obligation peut faire constater
l’inexécution du contrat, soit par son cocontractant, soit par la justice, et demander l’annulation
des engagements réciproques : il y a résolution du contrat. (Ex. : une vente dont le prix a été payé
mais dont l’objet n’a pas été livré). Annuler ce type de convention revient à remettre les choses en
l’état de façon rétroactive, c’est-à-dire à opérer les restitutions, comme si le contrat n’avait jamais
existé.
En revanche, si la demande d’annulation concerne un contrat à exécution successive (ex. : contrat
de travail, contrat d’assurance, bail locatif) mis en œuvre depuis un certain temps, l’exécution
réalisée ne peut pas être restituée à l’autre partie. La seule solution juridique envisageable est
l’anéantissement des effets futurs du contrat : on parle de « résiliation du contrat ».
Le tribunal apprécie ici si l’inexécution est prouvée, si elle est totale ou partielle, voire si elle est
excusable.
C. La responsabilité extracontractuelle
On parle de responsabilité extracontractuelle lorsqu’il n’existe aucun lien contractuel entre la
personne fautive et la victime. (Ex. : un client fait une chute en pénétrant dans l’enceinte d’un
restaurant, il n’y a encore aucun lien contractuel entre les deux personnes).
Sans rapport avec un contrat, la responsabilité civile a plusieurs origines. Il peut s’agir :
– de la faute personnelle de l’auteur du dommage, qu’elle soit volontaire (ex. : acte de
malveillance) ou d’imprudence ;
– du fait d’une chose dont on a la garde (ex. : l’entreprise responsable des produits chimiques
versés par mégarde dans une rivière). Il existe depuis 1998 le cas de la responsabilité du fait des
produits défectueux en cas de défaut du produit commercialisé.
– du fait d’autrui, c’est-à-dire d’une personne dont on doit répondre, comme un enfant mineur
pour les parents ou un préposé (un salarié) pour son commettant (l’employeur).
Dans ce cas, c’est l’employeur qui est responsable des dommages causés par le salarié. Cette
responsabilité ne repose sur aucune faute : le principe est que l’employeur assume les faits et
gestes de son personnel puisque, par ailleurs, il profite de son activité : il peut dès lors être
responsable alors que non fautif. Elle est objective car elle dépend de la situation dans laquelle se
trouve le responsable et non de son comportement. Pour que le salarié soit personnellement
responsable, il faudrait qu’il ait causé le dommage en dépassant les limites de sa mission, c’est-à-
dire en ayant agi sans autorisation, à des fins étrangères à ses attributions et en dehors de ses
fonctions.

D. La réparation des dommages


Quel que soit le cas de figure, il convient de réparer les dommages subis.
1) Les règles communes à tous les cas de responsabilité civile
Pour être réparable, le dommage doit être légitime, personnel, direct et certain. La responsabilité
civile suppose la réunion de trois éléments : la présence d’un fait ou d’une faute, d’un dommage
subi par la victime et du lien de causalité entre les deux, sauf force majeure*.
Qu’elle soit contractuelle ou délictuelle, sa mise en œuvre suppose la réunion de trois éléments :
– un fait dommageable ou fait générateur de responsabilité, qu’il s’agisse d’une faute
contractuelle ou de faits non contractuels (ex. : la faute de l’auteur du dommage ou l’intervention
d’une chose ou d’une personne dont il doit répondre) ;
– un dommage subi par la victime qui, pour être réparé, doit résulter de façon certaine du fait
générateur ;
– un lien de causalité, c’est-à-dire un rapport de cause à effet, entre le fait générateur et le
dommage.
# Complément #
La force majeure est un événement exonérant totalement l’auteur apparent du dommage.
Pour cela, la force majeure doit être insurmontable et imprévisible (dans les circonstances
normales de la vie).
Art. 1218 du Code civil : « Il y a force majeure en matière contractuelle lorsqu’un événement
échappant au contrôle du débiteur, qui ne pouvait être raisonnablement prévu lors de la
conclusion du contrat et dont les effets ne peuvent être évités par des mesures appropriées,
empêche l’exécution de son obligation par le débiteur. »
2) La nature du dommage
Il peut s’agir d’un préjudice patrimonial, qu’il soit corporel (blessures occasionnées, dommage
esthétique), matériel (ex. : perte monétaire), extrapatrimonial ou moral (ex. : perte d’un proche) ou
écologique (ex. : dégâts causés par les hydrocarbures d’un navire accidenté au large des côtes).
Préjudice d’anxiété : La Cour de cassation a jugé en 2014 que les salariés ayant travaillé dans un
établissement où était fabriqué ou traité de l’amiante, ou des matériaux contenant de l’amiante,
n’ont pas à démontrer la réalité de leur anxiété par examen médical régulier pour être indemnisés.
3) Les modes de réparation
La réparation du dommage a une fonction compensatoire. La responsabilité civile est entièrement
fondée sur la justice corrective, celle qui permet de dédommager celui qui a subi une perte. La
réparation du dommage doit remettre la victime dans la situation où elle se serait trouvée si l’acte
dommageable ne s’était pas produit.
Dans cette optique, le droit prévoit deux formes de réparation : la réparation en nature et la
réparation par équivalent.
• La réparation en nature est retenue assez rarement car peu de situations sont adaptées à son
application (ex. : obligation de détruire une construction édifiée sans droit).
• La réparation par équivalent se traduit par l’allocation de dommages-intérêts à la victime (ex. :
remboursement des travaux défectueux).
Hormis les cas de transaction amiable entre les parties, c’est le juge qui doit apprécier
l’importance du dommage, en fonction de paramètres assez objectifs. En effet, la règle est à la
réparation du préjudice tout entier, mais du seul préjudice.
Dans un contexte extracontractuel, généralement la compensation de ces préjudices est monétaire,
car l’exécution en nature est impossible. Le montant octroyé devra être justifié par la victime.

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