Theme: Ministere de L'Enseignement Superieur Et de La Recherche Scientifique
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RECHERCHE SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE SAAD DAHLEB – BLIDA 01
MEMOIRE DE MASTER II
THEME
Contribution à la mise en place de système HACCP au
niveau du moulin AGRODIV
Présenté par :
HAMEL Mohamed
KARAHACENE Ahmed
Nous tenons à exprimer nos sincères remerciements à toutes les personnes qui ont contribué à
la réalisation de notre PFE.
Tout d'abord, nous tenons à remercier nos superviseurs Mme REBZANI F et Mme BOUDIS Z
pour leur soutien, leurs conseils et leur disponibilité tout au long de ce projet.
Nous tenons à remercier chaleureusement les membres du jury (Mme AOUES K et Mme
BENLEMMANE S) qui ont accepté de consacrer leur temps et leur expertise pour évaluer notre
travail. Leurs commentaires constructifs, leurs encouragements et leurs suggestions nous ont
été d'une grande aide pour améliorer notre projet.
Nous sommes également reconnaissants envers nos amis et notre famille pour leur soutien, leurs
encouragements et leur patience tout au long de notre parcours universitaire.
Enfin, nous tenons à remercier notre université Saad dahleb pour nous avoir donné la chance
d'acquérir des connaissances et des compétences qui nous ont permis de réaliser ce projet avec
succès.
Merci à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à ce projet. Votre aide et votre soutien
ont été essentiels pour sa réalisation.
Résumé
Le mise en place de système HACCP au niveau des entreprises devient obligatoire Selon le
JORA N° 07 du 31 janvier 2021. Ce système permet de détecter les dangers potentiels liés à la
production alimentaire, de mettre en place des mesures de contrôle à des points critiques et de
suivre leur efficacité. Dans cette optique, nous sommes intéressées à la contribution dans la
mise en place du système HACCP au niveau du moulin AGRODIV en réalisant une analyse
des dangers et en identifiant les points critiques nécessitant une maîtrise.
La participation à la mise en place et l’application du système dans la minoterie AGRODIV,
nous a sensibilisés à l'importance de cette approche pour garantir la sécurité et la qualité de
produit.
Notre étude a été basée sur les évaluations des programmes pré-requis (PRP) au niveau de
toute la chaine de production notamment (production, personnel), et de l’application de
système HACCP (les 12 étapes), ainsi des analyses physico-chimiques et microbiologiques
ont été réalisées sur la matière première (blé tendre) et produit fini (farine) et l'eau de procédé,
afin de vérifier la qualité des produits.
L’évaluation du système HACCP au niveau de la minoterie a permis d'identifier 3
programmes pré-requis (PRP) au niveau des locaux, éclairage, personnel nécessite une
maitrise, et de déterminer 7 points critiques de contrôle (CCP) au niveau du déchargement, du
pré-nettoyage et du stockage, du coupage et du nettoyage à sec de blé, du traitement des eaux
et du stockage en cellule de la farine.
Les résultats des analyses physico-chimiques et microbiologiques ont démontré une
conformité totale aux normes approuvées.
En fin, L'entreprise doit accorder une attention particulière à l'application du système HACCP
en raison de son importance et les avantages qu'il apporte à l'entreprise.
يصبح تنفيذ نظام تحليل المخاطر ونقاط التحكم الحرجة )(HACCPعلى مستوى الشركة إلزاميًا وفقًا لـ JORA N ° 07
بتاريخ 31جانفي . 2021يتيح هذا النظام إمكانية اكتشاف المخاطر المحتملة المرتبطة بإنتاج الغذاء ،ووضع تدابير
للمراقبة في النقاط الحرجة ومراقبة فعاليتها .مع وضع هذا في االعتبار ،كنا مهتمين بالمساهمة في تنفيذ نظام HACCP
في مطحنة AGRODIVمن خالل إجراء تحليل للمخاطر وتحديد النقاط الحرجة التي تتطلب التحكم.
إن المشاركة في تطبيق وتطبيق النظام في مطحنة الدقيق AGRODIVجعلتنا ندرك أهمية هذا النهج لضمان سالمة المنتج
وجودته.
استندت دراستنا إلى تقييمات برامج المتطلبات المسبقة ( )PRPعلى مستوى سلسلة اإلنتاج بأكملها على وجه الخصوص
(اإلنتاج,األفراد( وتطبيق نظام تحليل المخاطر ونقاط التحكم الحرجة ( 12خطوة) ،وبالتالي تم إجراء التحليالت الفيزيائية
والكيميائية والمكروبيولوجية على المواد األولية ( القمح الرطب) والمنتج النهائي (الدقيق) والمياه المعالجة ،من أجل
التحقق من جودة المنتجات.
أتاح تقييم نظام تحليل المخاطر ونقاط التحكم الحرجة على مستوى مطحنة الدقيق تحديد 3برامج أساسية ( )PRPعلى
مستوى المبنى ،واإلضاءة ،ويحتاج الموظفون إلى إتقان ،وتحديد 7نقاط تحكم حرجة ( )CCPعلى المستوى التفريغ
والتنظيف المسبق للقمح والتخزين والقطع والتنظيف الجاف ومعالجة المياه وتخزين الخاليا الدقيق.
أظهرت نتائج التحاليل الفيزيائية والكيميائية والمكروبيولوجية االمتثال الكامل للمعايير المعتمدة.
نظرا ألهميته والمزايا التي يجلبها للشركة.
صا لتطبيق نظام ً HACCP
أخيرا ،يجب على الشركة أن تولي اهتما ًما خا ً
ً
HACCP (Hazard Analysis and Critical Control Points) : une méthode systématique et
préventive d'identification, d'évaluation et de contrôle des dangers alimentaires, visant à
garantir la sécurité sanitaire des aliments.
CCP (Critical Control Point) : un point de contrôle critique dans le processus de production
alimentaire où un danger alimentaire peut être éliminé, réduit ou contrôlé.
Plan HACCP : un plan détaillé de mise en œuvre et de gestion du système HACCP, qui
comprend les étapes d'analyse des risques, de détermination des CCP, de surveillance et de
contrôle des CCP, ainsi que les procédures de gestion des incidents.
Audit HACCP : un examen indépendant et systématique du système HACCP pour évaluer
son efficacité, son adéquation et sa conformité aux normes et aux réglementations en vigueur.
Bonnes pratiques d'hygiène (BPH) : les pratiques d'hygiène de base à suivre dans la
production alimentaire pour prévenir les contaminations croisées et les risques d'altération des
aliments.
Bonnes pratiques de fabrication (BPF) : les pratiques de fabrication recommandées pour
assurer la qualité et la sécurité des produits alimentaires, en veillant à ce qu'ils soient fabriqués
dans des conditions sanitaires optimales.
Analyse des risques : une évaluation systématique des risques sanitaires potentiels associés à
un produit ou à un processus alimentaire, afin d'identifier les mesures de contrôle appropriées.
Les PRP (Programmes de Prérequis) : sont des mesures d'hygiène et de bonnes pratiques de
fabrication (BPF) qui doivent être mises en place dans une entreprise alimentaire pour
prévenir les risques de contamination des aliments et garantir leur sécurité sanitaire. Les PRP
sont des éléments essentiels du système de gestion de la sécurité alimentaire HACCP (Hazard
Analysis and Critical Control Points), qui vise à identifier et à contrôler les dangers
alimentaires tout au long de la chaîne de production alimentaire.
PRPo ou le programme prérequis opérationnel : est un « programme prérequis identifié
par l’analyse des dangers comme essentiel pour maîtriser la probabilité d’introduction de
dangers liés à la sécurité des denrées alimentaires et/ou de la contamination ou prolifération
des dangers liés à la sécurité des denrées alimentaires dans le(s) produit(s) ou dans
l’environnement de transformation
Table des matières
Introduction ............................................................................................................................ 4
Chapitre 1 : notions relatives à la qualité ................................................................................. 6
1. Définition de la qualité .................................................................................................7
2. Composantes de qualité ................................................................................................ 7
3. Maitrise de la qualité ....................................................................................................8
4. Sécurité des aliments ....................................................................................................8
5. Salubrité des aliments ...................................................................................................8
6. Assurance qualité : ........................................................................................................8
7. Management de qualité ................................................................................................ 8
8. Certification .................................................................................................................. 9
Chapitre 2 : système HACCP ................................................................................................ 10
1. Historique ................................................................................................................... 11
2. Définition .................................................................................................................... 12
3. Objectifs de l’HACCP dans le secteur agroalimentaire ............................................ 12
4 Les avantages de système HACCP ............................................................................. 12
5 Programmes préalables de HACCP ........................................................................... 13
6 Les sept principes du HACCP .................................................................................... 16
7 Les 12 étapes de système HACCP ............................................................................... 17
1) Constituer l’équipe HACCP .................................................................................... 17
2) Décrire le produit ..................................................................................................... 18
3) Déterminer l’utilisation attendue ............................................................................ 18
4) Établir un diagramme des opérations ..................................................................... 19
5) Confirmer sur site le diagramme des opérations .................................................... 19
6) Analyse des dangers ................................................................................................. 19
7) Déterminer les CCP ................................................................................................. 20
8) Fixer un seuil critique pour chaque CCP ................................................................ 20
9) Mettre en place un système de surveillance pour chaque CCP .............................. 21
10) Prendre les mesures correctives ........................................................................... 22
11) Appliquer les procédures de vérification ............................................................. 22
12) Documentation ...................................................................................................... 22
Chapitre 3 : la farine ............................................................................................................. 24
1. Définition de blé .......................................................................................................... 25
2. La structure de grain .................................................................................................. 25
3. Définition de la farine ................................................................................................. 26
4. Composition biochimique de la farine : ...................................................................... 26
1
5. Types de farine ........................................................................................................... 26
6. Procédures de transformation du blé tendre en farine ............................................. 27
6.1. Réception ............................................................................................................. 27
6.2. Nettoyage ............................................................................................................. 27
6.3. Mouillage et conditionnement ............................................................................. 27
6.4. Mouture ............................................................................................................... 28
6.5. Broyage ................................................................................................................ 28
6.6. Convertissage ....................................................................................................... 28
6.7. Tamisage ou blutage ............................................................................................ 28
6.8. Sassage ................................................................................................................. 28
8 Qualité de la farine ..................................................................................................... 28
Partie pratique .................................................................................................................... 30
Chapitre 4 : matériel et méthodes ...................................................................................... 31
1. Objectif de l’étude ....................................................................................................... 32
2. Présentation de AGRODIV ......................................................................................... 32
I. Matériel ....................................................................................................................... 33
II. Méthodes ................................................................................................................. 33
3. Echantillonnage .......................................................................................................... 33
4. Les analyses physicochimiques et microbiologique ................................................... 34
A. Pour le blé ................................................................................................................. 34
4.1. Analyses physico-chimiques .................................................................................... 34
1. Masse des 1000 grains ......................................................................................... 34
2. Poids à l’hectolitre (PHL) .................................................................................... 36
3. Humidité de blé .................................................................................................... 37
B. Pour la farine : ......................................................................................................... 38
1. Granulométrie ou taux d'affleurement ................................................................ 38
2. Taux de cendres ................................................................................................... 39
3. L’humidité ........................................................................................................... 42
4. Analyse de taux de gluten humide ...................................................................... 43
5. Gluten sec ............................................................................................................. 46
4.2. Analyses microbiologiques ...................................................................................... 46
1. Levures et moisissures ......................................................................................... 46
2. Bactéries sulfito-réductrices ................................................................................ 50
3. Staphylocoques à coagulase positive ................................................................... 52
4. Bacillus cereus ..................................................................................................... 54
5. [Link] ISO ............................................................................................................. 57
C. Pour eau de procès....................................................................................................... 59
2
1. Anaérobies sulfito-réducteurs ............................................................................. 59
2. Escherichia coli .................................................................................................... 61
3. Entérocoques ....................................................................................................... 63
5. Evaluation des programmes pré-requis ..................................................................... 67
6 Evaluation des 12 étapes de système HACCP ............................................................ 69
1. constituer équipe HACCP........................................................................................... 69
2. Description de produit ................................................................................................ 70
3. Utilisation de produit ............................................................................................... 70
4. Diagramme des opérations ..................................................................................... 71
5. confirmer diagramme des opérations ........................................................................ 71
6. Analyses des dangers ................................................................................................... 72
7. Déterminer les ccp ....................................................................................................... 74
8. Détermination des limites critiques ............................................................................ 74
9 Mise en place d’un système de surveillance ........................................................... 75
10 Détermination les mesures correctives ................................................................ 75
11 Établir un programme de vérification ................................................................. 75
12 Documentation ...................................................................................................... 75
Chapitre 5 : Résultats et discussion ....................................................................................... 76
1 Analyses physico-chimiques de blé ............................................................................. 77
2 Analyses physico-chimiques de la farine .................................................................... 78
3 Analyses technologiques de la farine .......................................................................... 79
4 Analyses microbiologiques de la farine ....................................................................... 80
5 Analyses microbiologiques de l’eau de process ......................................................... 81
6 Résultats d’évaluation des PRP .................................................................................. 81
7. Résultats d’évaluations des étapes de HACCP ........................................................... 89
Conclusion : ......................................................................................................................... 98
Références .......................................................................................................................... 100
Annexes: ............................................................................................................................ 105
3
Introduction
4
Partie bibliographie
Chapitre 1 : notions relatives à la qualité
Chapitre 1 : Notions relatives à la qualité
1. Définition de la qualité :
La qualité est l'ensemble des caractéristiques et des propriétés d'un service ou d'un produit qui
lui permettent de satisfaire des besoins exprimés (sensoriels) ou implicites (par exemple de
sécurité) (Flaconnet & Bonbled, 1994) .
Pour l'alimentation, la règle des 4S (saveur, sécurité, service, santé).
Saveur: L'aliment doit satisfaire le consommateur sur le plan sensoriel : apparence, goût,
odeur, etc. prix, etc.
Service : dans cette mesure, nous considérons l'utilisation réelle du produit, son type
d'emballage et son mode de distribution, etc.
Santé : Cette norme se traduit par une demande pour des aliments plus naturels et
significativement plus sains :
- des produits bio, sans conservateurs, sans pesticides ;
- Des produits plus riches : produits amincissants, produits riches en vitamines et minéraux,
Sécurité : La sécurité alimentaire est définie comme le contrôle de la santé et de la sécurité des
consommateurs par :
- l'absence de contaminants naturels ou exotiques
- absence d'agents pathogènes
- Ne contient aucun additif à risque toxique (Bariller, 1997)
2. Composantes de qualité :
La qualité de tout produit conçu pour l'homme est sa capacité à satisfaire ses besoins, ces
derniers varient et résultent de considérations différentes (goût, santé, service, etc.), donc la
qualité ne peut pas être prise comme une seule unité, elle peut contenir différentes
composantes dans le but de satisfaire une certaine demande des consommateurs. Les quatre
composants de base sont :
• qualité sensorielle ou sensorielle et psychologique ;
• qualité nutritionnelle
• qualité hygiénique
• Qualité marchande
(Vierling, 2008)
7
Chapitre 1 : Notions relatives à la qualité
3. Maitrise de la qualité :
La qualité traite des techniques et activités de nature opérationnelle utilisées pour satisfaire
aux exigences liées à la qualité, les aspects réglementaires, le respect de la réglementation est
crucial pour garantir les exigences de base, notamment en termes de santé, de sécurité, de
loyauté, de transactions, etc. Le contrôle qualité comprend principalement la mise en place de
systèmes de contrôle et d'auto-contrôle dans le processus de production pour s'assurer ou
procédé de fabrication conformité à des exigences spécifiques, telles que normes, codes ou
réglementations (Flaconnet & Bonbled, 1994)
Assurance que les aliments sont sans danger pour le consommateur quand ils sont préparés
et/ou consommés conformément à l'usage auquel ils sont destinés(Codex Alimentarius, 2003).
Assurance que les aliments sont acceptables pour la consommation humaine conformément à
l'usage auquel ils sont destinés(Codex Alimentarius, 2003).
6. Assurance qualité :
Pour atteindre ses objectifs de qualité, une entreprise doit mettre en place un processus
d'assurance qualité, l'assurance qualité est les actions planifiées et systématiques nécessaires
pour fournir une confiance suffisante qu'un produit ou un service répond à des exigences de
qualité données. Elle doit donner confiance aux clients dans leur capacité à répondre
régulièrement à leurs besoins, ainsi qu'à la capacité de la direction à maintenir la qualité il
représente donc clairement le choix stratégique de l'entreprise(Feinberg et al., 2006)
7. Management de qualité :
Toute entreprise, quelles que soient ses activités, doit aujourd'hui répondre et s'adapter à
l'environnement économique dans lequel elle évolue s'il doit répondre aux exigences
réglementaires, il ne peut ignorer les exigences de ses partenaires économiques. Dans ces
circonstances, il est impératif pour les opérateurs alimentaires de gagner et de conserver la
8
Chapitre 1 : Notions relatives à la qualité
confiance des clients tout en augmentant la rentabilité la réalisation de ces objectifs va bien
au-delà de la phase de fabrication proprement dite d'un produit : ces réalisations ne peuvent
être atteintes que par la mise en place d'une organisation et d'une gestion efficaces de toutes
les activités internes de l'entreprise, ou ce que l'on appelle communément aujourd'hui un
"Système de Management de la Qualité"(LEVREY, 2002)
8. Certification :
La certification est la vérification par un tiers neutre mais officiel et indépendant (par exemple
ISO, IFS, BRC) de la conformité d'un produit, d'un processus ou d'une procédure sous la
forme d'un certificat (attestation) à une ou plusieurs normes(SEDDIKI, 2008)
9
Chapitre 2 : système HACCP
Chapitre 2 : système HACCP
1. Historique :
Selon FAO les principes du système HACCP – Analyse des risques – points critiques pour la
maîtrise ont été adoptés par la Commission du Codex Alimentarius et les directives
concernant leur application figurent dans l’Annexe aux Principes généraux d’hygiène
alimentaire (FAO et OMS, 2003).
Lors de l'examen de la norme HACCP (Rév. 3) lors de la vingt-deuxième session de la
Commission du Codex Alimentarius (ALINORM 97/37, par. 34), plusieurs délégations ont
exprimé leur inquiétude quant aux difficultés pouvant survenir lors de l'application du système
HACCP dans les petites entreprises et les pays en développement. Les obstacles à
l'application de HACCP dans les petites entreprises et/ou les entreprises moins développées
(PEMD) ont fait l'objet de longs débats au sein du Comité du Codex sur l'hygiène alimentaire
(CCFH) de 1997 à 2003 (CCFH, 1997-2001 et 2003), après quoi une consultation d'experts de
l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de
l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1998 (OMS, 1998) et une consultation
d'experts de l'OMS en 1999 (OMS, 1999) ont été organisées pour examiner divers aspects de
cette question.
En 2003, lors de la trente-cinquième session du Comité du Codex sur l'hygiène alimentaire, il
a été convenu que la FAO et l'OMS élaboreraient des directives HACCP pour les PEMD, en
mettant en lumière les obstacles potentiels et les approches pour les surmonter. Cette requête
des pays membres a été présentée lors des débats sur la révision du Code d'usages
international recommandé - Principes généraux d'hygiène alimentaire, comprenant
l'Appendice intitulé "le système HACCP et les Directives concernant son application" (FAO
et OMS, 1993).
En 2004, la FAO et l'OMS ont organisé un forum électronique réunissant un groupe d'experts
ayant une expérience dans ce domaine pour échanger des points de vue et partager des
informations. Les contributions ont été examinées par la FAO et l'OMS en collaboration avec
M. Wayne Anderson, Food Safety Authority of Ireland (Autorité irlandaise de sécurité
sanitaire des aliments), qui a rédigé la version préliminaire des directives à la demande des
deux organisations. Cette version a été examinée et peaufinée par des experts lors d'une
réunion convoquée par la FAO et l'OMS à Rome du 13 au 15 décembre 2004 ; avant sa
finalisation, elle a été revue par des pairs.
Les présentes directives répondent à la demande du Codex et fournissent aux États membres
du CCFH des solutions pratiques pour l'application du système HACCP dans les PEMD.
11
Chapitre 2 : système HACCP
2. Définition :
Le concept d'analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP) est un système qui
permet la production de aliments sûrs grâce à l'analyse approfondie des processus de
production, identification de tous les dangers susceptibles de se produire dans la production
l'établissement, l'identification des points critiques du procédé où ces dangers peuvent être
introduit dans le produit et doit donc être contrôlé, l'établissement de les limites de contrôle à
ces points, la vérification de ces étapes prescrites et les méthodes par lequel l'établissement de
transformation et l'autorité de réglementation peuvent surveiller la qualité le contrôle des
processus par le plan HACCP fonctionne(Hulebak & Schlosser, 2002).
12
Chapitre 2 : système HACCP
C'est l'une des exigences de sécurité alimentaire définies par la norme ISO
22000/2009.
Les organisations créent, implémentent et mettent à jour les programmes prérequis
suivants :
Pour les aider à gérer les risques liés à la sécurité alimentaire Il existe 15 programmes
préalables selon ISO/TS 22000.
1 Construction et placement des bâtiments
2 Conception des installations et des aires de travail
3 Services généraux (air, eau, énergie)
13
Chapitre 2 : système HACCP
Les pré-requis portent sur l’ensemble des ressources utilisées pour la fabrication du produit.
Le schéma ci-dessous, communément appelé « diagramme des 5M » (matières, matériel,
méthode, milieu, main d’œuvre) », propose un exemple d’identification de ces ressources
14
Chapitre 2 : système HACCP
Par ailleurs, il existe des interrelations entre les BPH considérées comme préalables, le
système HACCP et les normes ISO 22000. Ces interrelations sont illustrées dans la (figure3)
15
Chapitre 2 : système HACCP
16
Chapitre 2 : système HACCP
Une équipe HACCP doit être pluridisciplinaire, contient des experts connaissant la situation
de l’entreprise et son environnement, système HACCP, produits manufacturés et leurs
procédés de production (de la matière première au produit fini) (Djekic et al., 2016)
17
Chapitre 2 : système HACCP
Il se compose donc :
D’une personne responsable de qualité compétent (Son travail consiste à diriger,
former et motiver le groupe à s'améliorer.
Encourager la créativité, partager les tâches et maintenir la communication nécessaire
(Feinberg, 2001)
Responsable de production,
Responsable des analyses microbiologiques Physique ou physico-chimique,
Le directeur de l’usine
Le responsable de maintenance et de l’entretien
Pour commencer à implémenter l’HACCP, vous devez définir à la fois des champs et des
cadres décrire les objectifs de l'étude et les moyens nécessaires (humains, naturels et
Finance), créer des plans d'action, fixer des délais et des échéanciers.
2) Décrire le produit
18
Chapitre 2 : système HACCP
Énumérer tous les dangers potentiels associés à chacune des étapes, effectuer une analyse des
risques et définir les mesures permettant de maîtriser les dangers ainsi identifiés.
D’après(CANON, 2006) ceci est une étape importante dans l’approche.
Une analyse des dangers se compose d'étapes, le diagramme est déterminé comme suit :
Identité Dangers potentiels associés à cette étape
Analyser en fonction du risque consommateur. Réaliser pour l'analyse, le Comité de
Pilotage s'appuie sur les données suivantes :
19
Chapitre 2 : système HACCP
Dans le but de la maîtrise du danger au niveau du point critique soit quantifiable, il faut
définir pour chaque CCP :
Une valeur cible ou valeur de référence
Une limite critique ou une valeur de tolérance.
Ces valeurs sont définies par le comité de pilotage à partir de : données physiques
(température), données sensorielles (goût, odeurs, couleurs, texture…), données
réglementaires (couple temps température), données microbiologiques (présence ou absence
de germes pathogènes…) et données chimiques (pH).
20
Chapitre 2 : système HACCP
Ces valeurs sont des valeurs numériques ou d’exécution elles s’appliquent donc autant à des
procédures de fabrication qu’aux produits(Jouve, 1996)
D’après (Boutou, 2008) la surveillance consiste en des mesures et des observations de chaque
paramètre connecté à un CCP pour évaluer si les mesures de contrôle pertinentes fonctionnent
comme prévu pour détecter à temps toute perte de contrôle sur le CCP en conséquence (limite
critique dépassée) et donc prêt pour l'entreprise corrections immédiates et actions correctives
La surveillance peut être :
Continu : préféré si possible, permet la détection de variations autour du niveau cible
et ainsi pouvoir démarrer à l'heure paramètres et empêcher le dépassement des limites
critiques.
Discontinu : Dans ce cas le volume et la fréquence doivent être suffisants pour assurer
un niveau acceptable de gouvernance des contreparties centrales et réduire les pertes
du produit concerné en cas de perte de contrôle.
Les résultats de la surveillance doivent être obtenus rapidement (en temps réel) pour
corriger la perte de contrôle et minimisation des rejets de produits.
D'où les analyses études physiques et chimiques dans lesquelles les observations
visuelles rapides sont préférées à l'analyse microbiologique.
Le système de surveillance est conforme aux plans, méthodes et équipements requis
pour ce faire des observations, des tests et des mesures pour s'assurer que chaque
mesure de Le domaine est actuellement opérationnelle.
Le système de surveillance doit comprendre des procédures, des instructions et fiches
pertinentes sur les points suivants :
Mesures ou observations qui produisent des résultats dans un intervalle de
temps correct
Dispositifs de surveillance utilisés
Méthodes d'étalonnage applicables
Fréquence de surveillance
La responsabilité et l'autorité liées au suivi et à l'évaluation des résultats de
suivi (Boutou, 2008)
21
Chapitre 2 : système HACCP
Les actions correctives sont les procédures à suivre si les limites critiques sont dépassées,
visent à rétablir le contrôle dans le CCP et à définir l'avenir des produits non conformes.
Les actions correctives doivent être planifiées pour chaque CCP.
La description de l'action corrective doit inclure : la nature de la non-conformité, la cause de
la déviation, méthodes et techniques de détermination des actions correctives, modes
opératoires, Traitement des produits défectueux, responsabilité d'exécution et de
décision, enregistrement
résultats.
Lorsque l'action corrective a été mise en œuvre et que le CCP est de nouveau sous contrôle, il
peut être nécessaires pour déclencher une révision du système afin d'éviter son
renouvellement(Quittet & Nelis, 1999).
22
Chapitre 2 : système HACCP
Spécifications
Mesures préventives
Limites critiques CCP et système de surveillance
Actions correctives
Gestion des documents
Procédures de vérification et documents connexes
Revues du système
Enregistrements (résultats, observations, rapports, relevés de
décisions…)(Jouve, 1994)
23
Chapitre 3 : la farine
Chapitre 3 : la farine
1. Définition de blé :
Le blé est une espèce végétale largement cultivée pour ses graines, elle appartient au genre
Triticum appartient à la famille des Poacées et appartient au groupe des plantes
monocotylédones. Le grain est un fruit sec et clos, également connu sous le nom de caryopse,
qui contient à la fois des graines et des enveloppes.(Feillet, 2000)
Il existe plusieurs variétés de blé, dont deux peuvent être identifiées. Le blé tendre (Triticum
Aestivum) et le blé dur (Triticum Durum) selon les variétés distinctes. Lors de la mouture, les
grains se désagrègent. (Mohtadji & Lamballais, 1989).
L'endosperme du blé dur à la structure la plus dure de toutes les variétés de blé. Grain de blé
dur il est plus vitreux et plus large que le blé tendre, ce qui lui donne la capacité particulière
d'être converti en semoules tandis que le blé tendre est transformé en farine. (Liu et al., 1996).
2. La structure de grain :
Les grains de blé sont petits et varient selon les espèces, la longueur moyenne 10 mm, largeur
moyenne 3 mm, épaisseur moyenne 3 mm (Godon et al., 1990).
Les grains de blé sont identifiés par une brosse et présentent un sillon à leur surface,
longitudinal. Ce caryopse est composé de trois parties : Les enveloppes ou son (13%),
l’albumen (84 %) et le germe (3%), Les enveloppes sont collées à l'albumen et sont
composées de strates de cellules superposées(Boudreau & Ménard, 1992). Voir (figure 5)
25
Chapitre 3 : la farine
3. Définition de la farine :
Le nom de la farine désigne uniquement la farine de triticum de blé tendre La farine de ce
produit obtenue par broyage d'amandes de grains de blé tendre, nettoyées et broyées,
industriellement pure. (CALVEL, 1975)
4. Composition biochimique de la farine :
Il est important pour le meunier de pouvoir établir la carte d’identité de chacune de ses
productions. Cela lui permet de trier ses farines et de satisfaire exactement les exigences du
boulanger. Chaque élément joue un rôle crucial lors de la préparation du pain.
Il est très important de connaitre la composition biochimique de la farine comme indiqué dans
(tableau 1)
Protéines 7 à 15%
Eau 13 à 16%
Sucres 4.5 à 5%
Matières grasses 1 à 2%
5. Types de farine :
La farine est classée selon sa teneur en cendres ou matières minérales
Plus sa teneur en cendres est élevée, plus sa teneur en éléments nutritifs est élevée. La
classification suivante (tableau2) s'applique au blé :
26
Chapitre 3 : la farine
[Link] :
Le but du lavage est d'éliminer du blé toutes les impuretés qu'il contient. Le pré nettoyage est
effectué pour débarrasser le blé des impuretés grossières (grosses pierres, sable, paille,),
poussière, mais aussi insectes morts et certaines formes cachées Organismes polluants
spéciaux. (Ajisse, 2000)
[Link] et conditionnement :
Le mouillage doit amener le taux d'humidité du blé à 16-16,5 % et aussi à 17%, cette tâche est
accomplie en ajoutant de l'eau au blé.
Après le mouillage, le blé doit passer par une période de repos ou de conditionnement, cette
étape peut être effectuée dans des "récipients de repos" ou dans des équipements particuliers
connus sous le nom de séchoirs-conditionneurs., le lot de blé y reste pendant 18 à 36 heures.
(CALVEL, 1980)
27
Chapitre 3 : la farine
[Link] :
Le blé conditionné est transporté vers la première paire de cylindre de broyage.
Les amandes commenceront progressivement à se séparer de l’enveloppes. Le procédé de la
mouture est basé sur la fragmentation du grain pour libérer autant que possible la protéine
d'albumine.
Enveloppe du grain de blé est retirée et l'amande presque pure est transformée en produit fini
de manière progressive. (Feillet, 2000)
[Link] :
Le broyage est une procédure qui permet d'ouvrir les grains par des actions mécaniques telles
que le cisaillement, le choc ou la compression. Cette opération permet de séparer plus ou
moins complètement l'amande des enveloppes, qui sont brisées. Plus flexibles, tiennent. Il est
produit entre des cylindres cannelées tournant en sens contraire et à des vitesses distinctes.
(Feillet, 2000)
[Link] :
Il s'agit d'un processus de réduction consistant à réduire les grains et les finots de Broyage
pour extraire le maximum de farine, sa qualité et sa quantité dépendent largement de
l'amélioration de ce procédé où la quantité de farine extraite est la plus élevée. Environ 40 à
45 % de convertissage est pratiqué à l’aide des appareils à cylindre lisse (Amrouche, 2012)
[Link] ou blutage :
Cette opération s'effectue par des tamis disposés dans les compartiments de plansichter, qui
vise à classer les produits issus du broyage, convertissage et réduction selon différentes
dimensions de particules(Boudreau & Ménard, 1992) .
[Link] :
Dans les sasseurs, nous trouvons aussi des tamis qui sépare les particules en fonction de leur
taille Forme et sa densité de manière qualitative. Un courant d'air circule à travers ces tamis
maintenir l'équilibre (Godon et al., 1990)
- La farine fleur (ou farine de première qualité) : Cette farine est une poudre blanc brillant
Il n'y a pas de piqûres visibles à l'œil nu. Lorsque le taux d'extraction de la farine est élevé, on
peut remarquer dans celle-ci de fins débris de son sous forme de piqûres. La farine fleur est
28
Chapitre 3 : la farine
obtenue en mélangeant les farines issues du broyage et du convertissage des premiers gruaux
situés au centre du grain. Cette farine est la plus couramment utilisée en boulangerie en raison
de sa pureté, ce qui en fait un produit de qualité.
-Farine de deuxième qualité : Farine avec un motif blanc plus mat tirant davantage sur le
crème.
Des piqûres sont visibles en surface.
-farine de troisième qualité : grisâtre et assez chargée en piqûres. Cette farine, Teneur élevée
en matières grasses, qualité médiocre, impropre pour les travaux de pâtisserie.
Il est conseillé de ne stocker que la quantité de farine nécessaire à la production pour assurer
une conservation optimale de celle-ci. Les moulins ayant une livraison régulière, les sacs de
farine seront ensuite stockés dans un endroit frais et sec pour éviter tout risque d'échauffement
ou de formation de moisissures.
En effet, ces facteurs peuvent altérer les propriétés de la farine et compromettre la qualité des
produits finis fabriqués à partir de celle-ci.
29
.
Partie pratique
Chapitre 4 : matériel et méthodes
Chapitre 4 : matériel et méthodes
1. Objectif de l’étude
Ce rapport constitue une étude préliminaire qui décrit les conditions de travail chez
AGRODIV et évalue les conditions d'hygiène dans les différentes zones de l'unité de
production pour mettre en place le système HACCP.
Pour cela, nous avons effectué un stage de 3 mois au cours duquel nous avons visité l'atelier
de production, la zone de réception des matières premières et l'entrepôt de distribution.
Nous avons mis en œuvre tous nos efforts pour obtenir le maximum d'informations relatives à
l'hygiène alimentaire et à la qualité des produits finis. Nous avons également réalisé des
analyses physico-chimiques et microbiologiques, ainsi que des analyses des PRP et des
dangers. Les principaux points sont :
- Les matières premières (blé tendre, eau)
- La main-d'œuvre (formation, exigences en matière d'hygiène et de santé, comportement,
etc.)
- Les locaux (production, stockage et distribution).
- La chaîne de production (installation, état du matériel, entretien).
- Le nettoyage et la désinfection
- Le produit fini.
2. Présentation de AGRODIV
Le groupe AGRO-INDUSTRIE par abréviation AGRODIV. La filiale céréales centre se
compose de 5 complexes industriels et commerciaux dénommés CIC : L’un de ces complexes
CIC TELL BLIDA :
Informations générales sur Le complexe industriel et commercial de TELL BLIDA :
Lieu d’implantation : nord Blida
Adresse postale : Rue Chahid TAOUG MOHAMED 01 CHEMIN JAVAL
Tél : 025 30 00 14
Fax : 02530 00 15
Email : cicsmailia@[Link]
Création : 22 mai 1964, SN SAMPAC EN 1965.
1982 créations ERIAD ALGER (SETIF-CONSTANTINE-TIARET-SIDI
BELLABES)
ERIAD ALGER, les moulins du Tell Blida en 1998 ;
Et AGRODIV EN 02-2015
Filiale céréale centre en 2016
32
Chapitre 4 : matériel et méthodes
33
Chapitre 4 : matériel et méthodes
Dans le cas des produits finis en sac, le nombre des sacs à échantillonnés doit être pris au
hasard (tableau 3).
1. Définition :
Masse de 1000 grains tels quels : masse de 1000 grains avec leur teneur en eau existant au
moment de la détermination.
Masse de 1000 grains sur sec : masse de 1000 grains, rectifiée de manière tenir compte de leur
teneur en eau existant au moment de la détermination.
34
Chapitre 4 : matériel et méthodes
[Link] :
Pesée d'une quantité de l'Echantillon, séparation et pesée des grains entiers. Comptage des
grains entiers et par règle de trois, obtention de la masse de 1000 grains.
3. Matériel : annexe II
Balance précise à 0,01 g.
Pince (pour saisir les grains).
Compteur de grains (c'est un appareil approprié pour le comptage des grains par exemple :
compteur photoélectrique). A défaut d'appareil approprié, le comptage pourra être manuel.
[Link] opératoire :
Nombre de déterminations : effectuer deux déterminations sur le même échantillon pour
laboratoire.
-Détermination de la masse de 1000 grains tels quels
-Prélever au hasard une quantité à peu près égale à la masse de 500 grains de l'échantillon tel
quel. (Le manipulateur exercé évalué facilement cette quantité).
-Dans le cas contraire effectuer quelques essais sur l'échantillon donné.
-Sélectionner les grains entiers et les peser a 0,0l g près.
-Compter les grains entiers ensuite à l'aide du compteur de grains ou, à défaut de compteur,
faire un comptage manuel.
-Détermination de la masse de 1000 grains sur sec.
-Prélever un autre échantillon pour essai du même échantillon pour laboratoire et en
déterminer la teneur en eau des grains entiers, exempts d'impuretés selon la méthode propre
au produit concerné
H : est la teneur en eau, exprimée en pourcentage en masse des grains tels quels.
35
Chapitre 4 : matériel et méthodes
1.Définition :
Le poids spécifique est une grandeur physique qui exprime la masse volumique apparente des
grains en unité de kg par hectolitre. Cette mesure permet d'évaluer la densité des grains et peut
être utilisée pour déterminer la qualité de la récolte.
[Link]ériel : annexe II
L’appareil utilisé appeler (Nelma-litre), qui a un volume d’un litre.
[Link] opératoire :
- Abondamment remplir la trémie avec un échantillon de blé trié manuellement pour enlever
les grosses impuretés.
- Débloquer l'ouverture et permettre aux grains de s'écouler jusqu'à un litre.
- Enfoncer le couteau raseur complètement, retirer la trémie, et suspendre la mesure sur la
balance pour obtenir une pesée précise.
- Chaque échantillon est soumis à un double essai, produisant deux valeurs, M1 et M2.
[Link] des résultats :
Le poids spécifique de l'échantillon, mesuré en kilogrammes par hectolitre, correspond à la
moyenne M des deux valeurs M1 et M2 sélectionnées. Conformément à la norme, le résultat
est exprimé avec une précision de deux décimales.
𝑀1 + 𝑀2
𝑀=
2
D’après (Wieser & Seilmeier, 1998) les blés sont classés selon la valeur de leur poids
spécifique portée dans le tableau 4
36
Chapitre 4 : matériel et méthodes
1.Définition :
L’humidité est un test de la qualité qui s’effectue sur le blé et la farine, ce test consiste à
déterminer la quantité d’eau dans le produit.
[Link] utilisé : étuve
[Link] :
Consiste à sécher la prise d’essai du produit à une température comprise entre 130 et 133°C
pendant 2h pour les grains broyés.
[Link]ériels utilisés : annexe II
-Balance analytique- des nacelles -broyeur- une étuve isotherme - dessiccateur.
[Link] opératoire :
Préparation de l’échantillon :
Pour le blé :
-nettoyer la prise d’essai.
- Broyer une petite quantité de l’échantillon que l’on écarte.
- Broyer ensuite une quantité légèrement supérieure à 5g.
- Préparer la deuxième prise d’essai dans les mêmes conditions.
[Link] d’essai :
- Peser rapidement, la totalité de la mouture obtenue dans la nacelle préalablement séchée et
tarée, couvercle compris.
Séchage : - Introduire la nacelle ouverte dans l’étuve pendant la durée nécessaire, ce temps est
compté à partir au moment où la température de l’étuve est entre 130°et 133°C.
37
Chapitre 4 : matériel et méthodes
- Retirer les nacelles de l’étuve, la couvrir et la placer dans le dessiccateur 30min (il faut
toujours changer desséchant (sélica gel) au cas où il y a changement couleur).
- Dès que la nacelle est refroidie à la température du laboratoire, la peser à 1mg prés.
B. Pour la farine :
Analyses physico-chimiques :
1. Granulométrie ou taux d'affleurement NA1828 / 1991
1.Définition :
On appelle « taux d’affleurement » la quantité de semoule extraite ou refusée par un tamis
dont l'ouverture de maille est choisie en fonction de la finesse du produit à considérer.
[Link] : annexe II
-Plansichter de laboratoire (d'amplitude 30 mm, tournant à une vitesse constante de 200 tours
minute).
-Tamis:
Deux modes de numérotation de tissus «BULTAN» sont utilisés :
1- Le premier est basé sur le nombre de mailles en pouce français (27,07 mm pour la soie de
27,77mm pour le métal)
Exemple: Tamis 44;
tamis 90:
tamis 120 etc.
2- Le deuxième est basé sur une désignation arbitraire par numéro, depuis le 000 jusqu'à 20 :
[Link] opératoire :
Introduire dans un tamis 100 g de produit.
Disposer dans chaque tamis 2 ou 3 boules de caoutchouc qui assurent le nettoyage des
garnitures et le dégommage de la surface blutante.
Note :
38
Chapitre 4 : matériel et méthodes
En cas de repos prolongé, il est recommandé d'enlever ces boules et de remettre le couvercle.
1- Tamisage manuel :
A l'aide des deux mains, imprimer au tamis un mouvement oscillatoire et énergique de trois
temps sur le même axe puis frapper assez brusquement le cadre du tamis avec l'une des deux
mains et recommencer le cycle pendant 15 à 25 min
Note : Ne pas prolonger l'opération au-delà de 25 min pour éviter la pulvérisation du produit
par frottement sur tamis.
2- Tamisage mécanique : Dans le cas d'utilisation du plansichter l'agitation est limitée à 5 min.
En fin de tamisage (manuel ou mécanique), ouvrir les tamis et procéder au pesage des refus de
chaque tamis.
Note : Les particules qui se trouvent entre les mailles doivent être détachées et pesées car
elles font partie du refus.
2. Taux de cendres NA 773/1990
1.Définition
Les cendres constituent le résidu obtenu après incinération à 900 ⁰C dans les conditions
décrites dans la présente norme et exprimé en pourcentage en masse 4.
[Link]
Incinération d'une prise d'essai dans une atmosphère oxydante, à une température de
900±25°C jusqu'à combustion complète de la matière organique et pesée du résidu obtenu.
3.Réactifs :
Ethanol, solution à 95% (V / V) minimum, ou huile végétale exempte de résidu à
l'incinération.
[Link] : annexe II
Matériel courant de laboratoire et notamment :
-Broyeur (pour grains ou produits grossiers, si nécessaire) ayant les caractéristiques suivantes
: facile à nettoyer et présentant un espace mort minimal
- permettant un broyage rapide et uniforme, sans provoquer d'échauffement sensible du
produit et en évitant au maximum le contact avec l'air extérieur.
-Balance analytique vérifier la balance régulièrement.
Elle doit être à l'abri des courants d'air et des vibrations.
Nacelles à incinération
- Il est conseillé d'utiliser des nacelles en platine rhodié ou en tout autre matériau non
attaquable dans les conditions de l'essai d'au moins 20 ml de capacité, à fond plat d'au moins
39
Chapitre 4 : matériel et méthodes
40
Chapitre 4 : matériel et méthodes
température ambiante dans appareil de refroidissement pendant une heure environ et les peser
à 0,1mg près.
REMARQUES
- Vérifier la netteté de toutes les surfaces sur les quelles seront déposées les nacelles.
- Ne pas toucher les nacelles avec les doigts, mais utiliser la pince en acier inoxydable
Préparation de l'échantillon pour essai :
Cas des grains ou des produits grossièrement moulus.
Mettre en marche le broyeur avec quelques grammes de produit pour le nettoyer et rejeter le
produit de mouture.
Moudre, ensuite, dans le broyeur :
- 5 à 6 g de produit si le taux de cendres présumé est inférieur à 1% sur matière sèche.
- 2 à 3 g de produit si le taux de cendres présumé est supérieur à 1 % sur matière sèche.
Dans le cas des grains, il est recommandé de prendre la totalité des nouits résultant de la
mouture comme prise d'essai, afin d'éviter la séparation possible des différents composants.
Cas des produits finement moulus
Les produits de mouture qui ont des particules de dimensions inférieures ou égales à 1,7 mm,
dont moins de 10% (m/m) sont supérieures à 1 mm et plus de 50 % (m/m) inférieures à 0,5
mm, ne nécessitent pas de broyage supplémentaire.
-Prise d'essai Dans la nacelle à incinération préparée comme indiqué en 7.3, peser à 1 mg près
:-5 à 6 g de l'échantillon pour essai si le taux de cendres présumé est inférieur à 1 % sur
matière sèche,
- 2 à 3 g de l'échantillon pour essai si le taux de cendres présumé est supérieur à 1% sur
matière sèche.
Répartir la matière en une couche d'épaisseur uniforme sans la tasser.
- Détermination
- Préparation pour l'incinération Afin d'obtenir une incinération uniforme, humecter la prise
d'essai dans la nacelle, immédiatement avant le pré incinération, au moyen de 1 à 2 ml
d'éthanol ou d'huile végétale
-Pré incinération La porte du four (6.4) étant ouverte, placer la nacelle et son contenu à
l'entrée du four, préalablement chauffé à 900± 25 °C jusqu'à ce que la matière s'enflamme.
S'assurer que la combustion n'est pas trop rapide, de façon à éviter la perte par projection de
particules solides de substance.
Incinération Aussitôt que la flamme state ce avec précaution la nacelle dans le four.
41
Chapitre 4 : matériel et méthodes
Poursuivre l'incinération jusqu'à disparition des particules charbonneuses qui peuvent être
incluses dans le résidu et obtention d'une couleur gris clair ou blanchâtre.
En général, le temps d'incinération est de l'ordre de 1h à 1h 15 min.
Quand l'incinération est terminée, retirer progressivement la nacelle du four et la mettre à
refroidir sur la plaque unie thermorésistante (6.5) pendant une minute, puis dans le
dessiccateur jusqu’à la température ambiante (une heure environ); la peser alors rapide- ment
à 0,1 mg près, à cause du caractère hygroscopique des cendres.
REMARQUES
Dans le cas d'essais en série, éviter de superposer les nacelles dans le dessiccateur. Eviter le
contact entre les nacelles dans le four et dans le dessiccateur.
[Link] des résultats :
Mode de calcul et formules Le taux de cendres exprimé en pourcentage en masse est donné
par les formules suivantes :
Taux rapporté à la matière telle quelle
m2 − m0
𝑥= 𝑥100
m1 − m0
Taux rapporté à la matière sèche :
𝑚2 − 𝑚0 100
𝑥= 𝑥100𝑥
𝑚1 − 𝑚0 (100 − 𝐻)
ou :
mo est la masse, en grammes, de la nacelle; m1 est la masse, en grammes, de la nacelle et de
la prise d'essai ;
m2 est la masse, en grammes, de la nacelle et du résidu H est la teneur en eau, exprimée en
pourcentage en masse de l'échantillon pour essai.
3. L’humidité (JORA n 01, 2013)
1.Définition :
L’humidité est un test de la qualité qui s’effectue sur le blé et la farine, ce test consiste à
déterminer la quantité d’eau dans le produit.
[Link] utilisé : étuve
[Link] :
Consiste à sécher la prise d’essai du produit à une température comprise entre 130 et 133°C
pendant 1h pour la farine.
42
Chapitre 4 : matériel et méthodes
1.2Définition :
Le gluten humide d'une farine de blé est la substance plaste-élastique composée
principalement de gliadine et de gluténine.
Il constitue l'armature de la pâte et lui communique ses propriétés rhéologiques.
[Link] :
Préparation d'une pâte au moyen d'un échantillon de farine et d'une solution de chlorure de
sodium, Isolement du gluten humide par lavage de cette pâte avec la solution de chlorure de
sodium, puis essorage et pesée du produit obtenu.
[Link] : annexe II
Extraction manuelle
Matériel courant de laboratoire et en particulier :
-Balance précise à 0,01 g.
Mortier en porcelaine, verni à l'intérieur, ou capsule métallique émaillée, de diamètre 10 à 15
cm
43
Chapitre 4 : matériel et méthodes
44
Chapitre 4 : matériel et méthodes
L'amidon est éliminé et le gluten se soude à lui-même. Récupérer le gluten tombé sur le tamis
et, pour rincer le gluten global, augmenter le débit de la solution de chlorure de sodium de
manière à obtenir un filet continu, puis malaxer énergiquement le pâton.
La durée de l'extraction dépend de la teneur en gluten et elle est d'environ 8 minutes.
Extraction mécanique
Placer la boule de pâte préparée, sur l'extracteur mécanique du gluten et la mouiller avec
quelques gouttes de la solution de chlorure de sodium.
Laver la pâte dans la machine durant 10 minutes au moyen de la solution de chlorure de
sodium. L'extraction mécanique doit être suivie d'un lavage à la main à l'aide de la solution de
chlorure de sodium. La durée de ce lavage n'excède pas 2 minutes en général.
NOTE : Pour tous les types d'appareil, se référer au mode d'utilisation.
Essorage
Lorsque le rinçage est terminé, éliminer la plus grande partie de la solution de rinçage
adhérant à la boule de gluten, en prenant celle-ci entre les doigts et en lui faisant subir trois
compressions de courte durée.
Essorage manuel
Comprimer la boule de gluten entre les mains et les essuyer ensuite. Refaire cette opération
plusieurs fois jusqu'à ce que le gluten commence à adhérer (environ une dizaine de fois).
Essorage mécanique
Donner à la boule de gluten la forme d'une lamelle et la placer dans la presse à gluten.
Appliquer la pression, puis ouvrir de nouveau la presse au bout de 5s, placer, sans la
déformer, la lamelle de gluten à une autre place sèche et presser de nouveau.
Répéter quinze fois l'opération.
Disposer le gluten ainsi essoré sur la plaque métallique ou la plaque en verre préalablement
tarée et peser à 0,01 g près.
On obtient la masse de gluten humide.
[Link] des résultats :
Exprimé en pourcentage en masse du produit tel quel, est égal à :
mx100
𝑥=
10
45
Chapitre 4 : matériel et méthodes
[Link]
Le concept du dosage de la protéine de blé déshydratée repose sur l'élimination de la quantité
d'eau contenue dans le gluten humide en utilisant des plaques chauffantes.
[Link] opératoire
-Patienter jusqu'à ce que les plaques chauffantes aient atteint la température de
fonctionnement
- Prendre la boule de protéine humide obtenue en suivant la méthode spécifiée antérieurement
- Placer entre les plaques chauffantes préchauffées pendant 300 secondes ± 5 secondes.
- Enlever le gluten desséché des surfaces chaudes et le mesurer (m2).
[Link] des résultats
Le taux de gluten sec exprimé en pourcentage de la masse de l'échantillon initial est déterminé
de la manière suivante :
M2
𝐺𝑆% = 𝑋100
M0
[Link]
1 Ensemencement en profondeur des deux milieux de culture coulés dans deux boîtes de Petri,
avec une quantité déterminée de la suspension mère. Dans les mêmes conditions,
ensemencement des dilutions décimales des autres boîtes, obtenues à partir de la suspension
mère.
2 Incubation en aérobiose des boîtes contenant le milieu gélosé pour le dénombrement des
bactéries à 30 °C, pendant 3 jours. Incubation en aérobiose des boîtes contenant le milieu
gélosé, pour le dénombrement des levures et des moisissures à 25 °C, pendant 3 jours 4 jours
ou 5 jours.
46
Chapitre 4 : matériel et méthodes
3 Calcul du nombre de bactéries, à partir du nombre de colonies obtenues dans les boîtes
retenues de milieu gélosé. Calcul du nombre de levures et/ou de à partir du nombre de
colonies obtenus boîtes retenues de milieu gélosé
[Link] de culture
Glose pour dénombrer les bactéries
Composition Tryptonel……………. 590 g
Extrait de levure déshydraté………… 295 g
Dextrose anhydre ………190 g
Agar-agar ………………9 g à 18 g
Eau…………………… 1000 ml
[Link] et verrerie :
1 Appareils pour la stérilisation en chaleur sèche (four) ou en chaleur humide (autoclave)
(autoclave autonome ou faisant partie d’un appareillage pour préparer et répartir les milieux).
2 Appareillage pour l’homogénéisation.
a) un homogénéisateur rotatif,
b) un homogénéisateur, de macher), avec des type (St0 sacs stériles péristaltique en plastique.
3 Agitateur, produisant une agitation de type vortex, pour homogénéiser le contenu des tubes
(dilutions de la suspension mère).
4 Étuves, réglables à 30 “C - + 1 OC et à 25 OC + - 1 “C.
5 Boîtes de Petri, d’un diamètre de 90 mm à 100 mm.
6 Pipettes graduées, étalonnées spécialement pour l’usage bactériologique, de capacités
nominales de 10 ml et 1 ml, graduées en divisions de 0,5 ml et 0,1 ml, respectivement, et avec
une ouverture nominale de 2 mm à 3 mm.
7 Bain d’eau, ou équipement similaire, réglable à 45 °C - + 0,5 °c.
8 pH-mètres, précis à + 0,1unité de pH à 25°C
9 Tubes à essais, notamment de 20 mm x 200 mm, ou fioles, ou flacons de 0,5 I ou de 1 I de
capacité.
[Link] opératoire
1 prise d’essai
Peser, à 0,1 g près, la masse de la prise d’essai spécifiée au tableau 1, dans
a) le bol d’un homogénéisateur rotatif, pour les produits de la catégorie 1, ou
b) un sac en plastique d’un Stomacher pour les produits de la catégorie 2.
47
Chapitre 4 : matériel et méthodes
48
Chapitre 4 : matériel et méthodes
pendant 3 jours.
5.2 Levures et moisissures placer les boîtes de milieu retournées ou non, dans l’autre étuve
réglée à 25 °C ± 1°C pendant 5 jours.
6 Interprétation
6.1 Comptage des colonies de bactéries
Examiner les boîtes après la période d’incubation prescrite
Procéder au comptage des colonies pour chaque pendant 2 min. boîte de milieu contenant
moins de 300 colonies, II faut qu’une boîte renferme au moins 15 colonies.
6.2 Comptage moisissures colonies levures et/ou de moisissures
Compter les colonies sur chaque boîte après 3 jours, 4 jours et 5 jours d’incubation.
Après 5 jours, retenir les boîtes contenant moins de 150 colonies. Si des parties de boîtes sont
envahies par des moisissures ou s’il est difficile de compter des colonies bien isolées, retenir
les comptages obtenus après 4 jours ou même 3 jours d’incubation. Dans ce cas, la durée
d’incubation de 3 ou 4 jours doit être indiquée au rapport d’essai.
La distinction entre les colonies de levures et les thalles de moisissures est faite par examen
macroscopique. Cependant, dans les cas douteux, procéder à un examen microscopique des
« colonies » les colonies de levures sont en général constituées de cellules ovoïdes ou rondes,
tandis que les thalles présentent des filaments mycéliens.
Si cela est nécessaire, procéder à un examen microscopique pour distinguer, selon l’aspect
morphologique, les colonies de levures et moisissures des colonies de bactéries.
49
Chapitre 4 : matériel et méthodes
[Link] :
1 Ensemencement dans la masse de deux boîtes de Petri (ou de deux tubes) de milieu au
sulfite de fer avec une quantité spécifiée de l'échantillon pour essai si le produit initial est
liquide, ou avec une quantité spécifiée de suspension mère dans le cas d'autres produits.
Préparation de deux autres boîtes (ou tubes) de gélose, dans les mêmes conditions, avec des
dilutions décimales de l'échantillon pour essai ou de la suspension mère.
2 Incubation en anaérobiose des boîtes (ou tubes) à pendant à (lecture finale au bout de),
éventuellement à si l'on suspecte la présence de bactéries thermophiles. Dénombrement de
colonies caractéristiques de couleur noire. La couleur noire des colonies et des alentours est
due à la formation de sulfure de fer (II) résultant de la réaction entre les ions sulfure et les ions
trivalents ferriques [Fe (III)] présents dans le milieu.
3 Calcul du nombre de bactéries sulfito-réductrices par millilitre ou par gramme d'échantillon,
à partir du nombre de colonies obtenues sur les boîtes (ou tubes).
[Link] de culture
Gélose pour le dénombrement : gélose au sulfite de fer
Digestat enzymatique de caséine …..15g
Digestat enzymatique de soja…………5g
Extrait de levure …………………5g
Disulfite de disodium (Na2S2O5)…..1g
Citrate de fer(III)ammoniacal ……………..1g
Agar-agar ………………9 à 18g
Eau………………1000ml
[Link] et verrerie
-Matériel d'homogénéisation, pour les échantillons d'aliments solides.
-Bain d'eau, pouvant être maintenu à une température comprise entre 44 °c et 47°c.
-Jarres pour anaérobiose, dotés d'un équipement permettant de générer une atmosphère
anaérobie, et comprenant un système de vérification des conditions anaérobies.
-Incubateur, pouvant être maintenu 37°c ±1°C à et, si nécessaire, à 50°c.
-Tubes à essais, de dimensions, et fioles ou flacons de de capacité
[Link] opératoire
Prise d'essai, suspension mère et dilutions
Il peut être nécessaire d'effectuer un traitement thermique de la suspension mère pour éliminer
50
Chapitre 4 : matériel et méthodes
les formes végétatives de bactéries formant des spores et/ou les bactéries non sporulées.
Les températures et les temps de chauffage varient selon les besoins, allant de combinaisons
produisant un effet de pasteurisation marqué à un effet d'activation des spores par la chaleur
(par exemple 75 ° pendant 20min) à une ébullition de plusieurs minutes.
Dans ce cas, le résultat peut être donné en nombre de spores de bactéries sulfito-réductrices se
développant en conditions anaérobies.
Ensemencement Prendre deux boîtes de Petri strériles.
-À l’aide d’une pipette stérile, transférer dans chaque boîte 1ml d’échantillon pour essai si le
produit à tester est liquide, ou 1 ml de suspension mère pour les autres produits.
Prendre deux autres boîtes de Petri stériles.
-A l’aide d’une nouvelle pipette stérile, transférer 1ml de la première dilution décimale (10−1 )
de l’échantillon pour essai si le produit est liquide, ou 1ml de la première dilution décimale
(10−2 ) de la suspension mère pour les autres produits.
Répéter la procédure décrite avec les dilutions suivantes, en utilisant une nouvelle pipette
stérile pour chaque dilution.
-Ajouter dans chacune des boîtes de Petri environ 15ml de gélose au sulfite de fer refroidi à
l’aide d’un bain d’eau à une température comprise entre44°c et 47°c. Il convient que le temps
écoulé entre l’ensemencement des boîtes de Petri et l’addition du milieu gélosé n’excède pas
15min.
-Bien mélanger l’inoculum avec le milieu gélosé à l’aide de mouvements horizontaux, puis
laisser le milieu se solidifier
[Link]
Après solidification, incuber les boîtes de Petri dans des jarres pour anaérobiose à 37°c± 1
pendant 24 à 48h.
Si l'on suspecte la présence de bactéries thermophiles, préparer une deuxième série de boîtes
de Petri et l’incuber à 50°c ± 1.
Si des tubes sont utilisés, l'incubation dans des jarres pour anaérobiose n'est pas nécessaire.
Comptage des colonies
Les résultats après et après, selon le degré de coloration noire et le taux de croissance des
microorganismes. Les colonies noires, éventuellement entourées d'une zone noire, sont
dénombrées comme des bactéries sulfito-réductrices.
Dénombrer les colonies sulfito-réductrices dans chaque boîte contenant moins de 150 colonies
caractéristiques et moins de 300 colonies au total. Il est possible que les nombres spécifiés ci-
51
Chapitre 4 : matériel et méthodes
dessus soient trop élevés pour les tubes ; dans ce cas ne tenir compte que des tubes dans
lesquels les colonies sont bien séparées
[Link] des résultats :
Calculez le nombre de micro-organismes, c'est-à-dire des bactéries sulfito-réductrices
Par gramme de produit, en utilisant la formule suivante :
Σ𝑐
𝑥=
(𝑛1 + 0.1𝑛2 )𝑋𝑑
Où
Σ C : est la somme des colonies sur toutes les boîtes comptées et retenues au niveau de deux
dilutions successives,
D : est la dilution à partir de laquelle les premiers dénombrements sont obtenus (par exemple
10−2 ). 𝑛1 :est le nombre de boîtes comptées et retenues à la première dilution,
𝑛2 : est le nombre de boîtes comptées et retenues à la seconde dilution
3. Staphylocoques à coagulase positive ISO 6888-2 :199
[Link]
1 Ensemencement en profondeur du milieu gélosé au plasma de lapin et au fibrinogène, coulé
dans deux boîtes de Petri, avec une quantité déterminée de l'échantillon pour essai si le produit
est liquide, ou avec une quantité déterminée de la suspension mère dans le cas d'autres
produits.
Dans les mêmes conditions, ensemencement des dilutions décimales obtenues à partir de
l'échantillon pour essai ou de la suspension mère, à raison de deux boîtes par dilution.
2 Incubation de ces boîtes à 35 °C ou 37 °C pendant 18 h à 24 h et, si nécessaire, 24 h
supplémentaires.
3 À partir du nombre de colonies caractéristiques par boîte de Petri, calcul du nombre de
staphylocoques à coagulase positive par millilitre ou par gramme d'échantillon pour essai
[Link] de culture
Milieu gélosé au plasma de lapin et au fibrinogène
Milieu de base …………… 90 ml
Solution de tellurite de potassium …………… 0,25 ml
Solution de fibrinogène bovin………………. 7,5 ml
Solution de plasma de lapin et d'inhibiteur de trypsine ………… 2,5 ml
[Link] et verrerie
-Appareil pour la stérilisation en chaleur sèche (four) et en chaleur humide (autoclave)
52
Chapitre 4 : matériel et méthodes
-Étuve, permettant de maintenir les milieux inoculés, les boîtes et les flacons à l'intérieur
d’une plage de températures de 35 °C ± 1 °C ou 37 °C ± 1 °C.
-Bain d'eau, ou dispositif similaire, réglable à 48 °C ± 1 °C
-Boîtes de Petri, stériles, en verre ou en matière plastique. Pipettes graduées à écoulement
total, de 1 ml, 2 ml et 10 ml de capacité nominale, graduées respectivement en 0,1 ml, 0,1 ml
et 0,5 ml
[Link] opératoire
1 Prise d'essai, suspension mère et dilution (voir page 45)
Ensemencement et incubation
-Prendre deux boîtes de Petri stériles .a l'aide d'une pipette stérile , transférer dans chacune des
boîtes 1 ml de l'échantillon pour essai si le produit est liquide, ou 1 ml de la suspension mère
dans le cas d'autres produits.
-Prendre deux autres boîtes de Petri stériles, transférer dans chacune des boîtes 1 ml de la
première dilution décimale.
-Répéter ces opérations avec des dilutions successives, à l'aide d'une nouvelle pipette stérile
pour chaque dilution décimale.
-Couler, dans chacune des deux boîtes de Petri, le milieu complet utilisé extemporanément (ne
pas le maintenir en surfusion), de façon à obtenir une épaisseur d'environ 3 mm
-Mélanger soigneusement l'inoculum au milieu de culture et laisser solidifier en posant les
boîtes de Petri sur une surface fraîche et horizontale.
-Après solidification complète, retourner les boîtes ainsi préparées et les faire incuber à l'étuve
réglée à 35 °C ou 37 °C 2) pendant 18 h à 24 h et, si nécessaire, réincuber pendant 18 h à 24 h
supplémentaires.
- Comptage des colonies Après une période d’incubation suffisante, les staphylocoques
forment de petites colonies noires ou grises ou même blanches, entourées d'un halo de
précipitation indiquant une activité de coagulase. Des colonies de Proteus peuvent présenter
en début d’incubation un aspect similaire à celui des colonies de staphylocoques à coagulase
positive. Cependant, après 24 h ou 48 h d’incubation, elles prennent un aspect de culture en
nappe plus ou moins brunâtre et envahissante qui permet de ne pas les confondre avec les
staphylocoques
-Procéder au comptage des colonies caractéristiques pour chaque boîte.
[Link] des résultats
Retenir celles des boîtes qui contiennent 300 colonies au maximum, dont 100 colonies
53
Chapitre 4 : matériel et méthodes
[Link]
1 Ensemencement en surface d'un milieu sélectif solide coulé dans des boîtes de Petri, avec
une quantité déterminée de l'échantillon pour essai si le produit est liquide, ou de la
suspension mère dans le cas d'autres produits.
Dans les mêmes conditions, ensemencement des dilutions décimales obtenues à partir de
l'échantillon pour essai ou de la suspension mère.
2 Incubation de ces boîtes en aérobiose à 30 °C pendant 18 h à 48 h.
3 Calcul du nombre de B. cereus, par millilitre ou par gramme d'échantillon, à partir du
nombre de colonies caractéristiques obtenues dans des boîtes choisies aux niveaux de dilution
donnant un résultat significatif, et confirmées selon les essais spécifiés.
[Link] de culture
Milieu gélosé
Extrait de viande …………1,0 g
Digestat enzymatique de caséine ………10,0 g
D-Mannitol …………10,0 g
Chlorure de sodium (NaCl)…………… 10,0 g
Rouge de phénol………………. 0,025 g
Agar-agar …………………….12 g à 18 g
Eau …………………………900 ml
54
Chapitre 4 : matériel et méthodes
[Link] et verrerie
-Appareil pour la stérilisation en chaleur sèche (four) ou en chaleur humide (autoclave)
-Enceinte de séchage ou étuve, ventilée par convection, pour le séchage des boîtes de gélose,
réglable à une température comprise entre 37 °C ± 1 °C et 55 °C ± 1 °C.
- Étuve, réglable à 30 °C ± 1 °C.
- Bains d'eau, réglables de 44 °C à 47 °C.
- pH-mètre, ayant une précision de réglage de ± 0,1 unité de pH à 25 °C.
- Boîtes de Petri, en verre ou en matière plastique, d'un diamètre de 90 mm à 100 mm ou, si
nécessaire, 140 mm.
- Pipettes graduées, étalonnées spécialement pour l'usage bactériologique, d'une capacité
nominale de 10 ml et 1 ml, graduées respectivement en 0,5 ml et 0,1 ml et ayant une ouverture
nominale de 2 mm à 3 mm.
- Étaleurs en verre ou en plastique (type crosse de hockey), d'environ 3,5 mm de diamètre et
20 cm de longueur, coudés à angle droit à environ 3 cm de l'une de leurs extrémités ; les
extrémités coupées doivent être polies par chauffage.
[Link] opératoire
1 Prise d'essai, suspension mère et dilutions
2 Ensemencement et incubation
2.1 Transférer, avec une pipette stérile, 0,1 ml de l'échantillon pour essai s'il est liquide, ou de
la suspension mère pour les autres produits, à la surface de deux boîtes de milieu gélosé.
Répéter l'opération avec les dilutions décimales suivantes si nécessaire.
2.2 S'il est souhaitable pour certains produits de procéder à l'estimation de petits nombres de
B. cereus, les limites du dénombrement peuvent être augmentées d'une puissance de 10, en
examinant 1,0 ml de l'échantillon pour essai s'il est liquide, ou 1,0 ml de la suspension mère
pour les autres produits. Répartir 1 ml de l'inoculum avec un étaleur stérile soit à la surface
d'une grande boîte de Petri (140 mm) de milieu gélosé, soit à la surface de trois petites boîtes
de Petri (90 mm) de milieu gélosé. Dans les deux cas, effectuer ces opérations en double, de
façon à avoir deux grandes boîtes ou six petites boîtes.
2.3 Étalez soigneusement l'inoculum le plus rapidement possible sur la surface de la plaque
d'agar sans toucher les côtés de la boîte avec l'épandeur.
Utilisez un épandeur stérile frais pour chaque plaque. Laissez les plaques avec les couvercles
pendant environ 15 minutes à température ambiante pour que l'inoculum soit absorbé dans
l'agar.
55
Chapitre 4 : matériel et méthodes
2.4 Inversez les plaques préparées et incubez-les pendant 18 à 24 heures dans un incubateur
réglé à 30 °C.
Si les colonies ne sont pas clairement visibles, incubez les plaques pendant 24 heures
supplémentaires avant de les compter.
3 Décompte des colonies Après la période d’incubation, sélectionnez des plaques, de
préférence à deux dilutions successives, contenant moins de 150 colonies.
Si un inoculum de 1,0 ml a été étalé sur trois plaques, traitez ces plaques comme une seule
dans toutes les procédures de dénombrement et de confirmation subséquentes.
4 Confirmation
4.1 Sélection et purification des colonies pour la confirmation Sélectionnez cinq colonies
présumées pour chaque plaque sélectionnée comme indiqué dans.
S'il y a moins de cinq colonies sur la plaque, prenez toutes les colonies présumées présentes.
Confirmez ces colonies comme spécifié dans et. Si les plaques sont surpeuplées et qu'il n'est
pas possible de sélectionner des colonies bien isolées, streaker cinq colonies présumées sur
des plaques avec un milieu complet. Incubez dans un incubateur réglé à 30 °C pendant 18 à 24
heures. Sélectionnez sur chaque plaque au moins une colonie bien isolée avec une couleur
rose. Confirmez cette colonie.
4.2 Test d'hémolyse sur gélose au sang de mouton Streak, stab ou spottez les colonies
sélectionnées sur la surface de la gélose au sang de mouton d'une manière qui permet une
bonne interprétation de la réaction d'hémolyse. Incubez à 30 °C pendant 24 h ± 2 h et
interprétez la réaction d'hémolyse.
4.3 Interprétation biochimique
Tableau 6 Résultats des tests
Test Résultat confirmant la présomption de
Bacillus cereus
Gélose MYP Formation de colonies roses entourées de
précipité
Hémolyse Réaction positive
56
Chapitre 4 : matériel et méthodes
positive présents par millilitre ou par gramme de produit en tant que moyenne pondérée à
partir de deux dilutions successives à l'aide de l'équation suivante :
Σ𝑐
𝑁=
V(𝑛1 + 0.1𝑛2 )d
Dou : ∑C :est la somme des colonies de staphylocoques caractéristiques sur l'ensemble des
boîtes retenues;
V :est le volume de l'inoculum appliqué à chaque boîte, en millilitres;
n1 : est le nombre de boîtes retenues à la première dilution;
n2 : est le nombre de boîtes retenues à la seconde dilution;
d : est le taux de dilution correspondant à la première dilution retenue (la suspension mère est
une dilution)
5. [Link] ISO 16649-2:2001
[Link]
1 Ensemencement en double du milieu tryptone-bile-glucuronide (TBX) avec une quantité
spécifiée de l’échantillon pour essai ou de la suspension mère.
Dans les mêmes conditions, ensemencement de deux boîtes par dilution, en utilisant les
dilutions décimales obtenues à partir de l'échantillon pour essai ou à partir de la suspension
mère. Incubation des boîtes à 44 °C 1 °C pendant 18 h à 24 h pour détecter la présence de
colonies qui, à partir de leurs caractéristiques, sont considérées comme étant des Escherichia
coli β-glucuronidase positive.
2 Calcul du nombre d’UFC d'Escherichia coli β-glucuronidase positive par gramme ou par
millilitre d'échantillon, à partir du nombre de colonies caractéristiques
[Link] de culture
Milieu tryptone-bile-glucuronide (TBX)
Composition
Digestat enzymatique de caséine ………………20,0 g
Sels biliaires No 3 ………………1,5 g
Acide 5-bromo-4-chloro-3-indolyl β-D-glucuronique (BCIG) ………………144 µmol
Sulfoxyde de diméthyle (DMSO) b ……………………3 ml
Agar-agar ……………………………9 g à 18 g
Eau ………………………1 000 ml
57
Chapitre 4 : matériel et méthodes
[Link] et verrerie
1 Appareils pour la stérilisation en chaleur sèche (four) ou en chaleur humide (autoclave).
2 Étuve, réglable à 44 °C ±1 °C.
3 Bain d’eau, pouvant être maintenu à une température comprise entre 44 °C et 47 °C.
4 Tubes à essai, bouteilles ou flacons, de capacités appropriées.
5 Micropipettes ou pipettes à écoulement total, à large ouverture et de capacités nominales de
1 ml et 10 ml, graduées respectivement en 0,1 ml et 0,5 ml.
6 Boîtes de Petri, de diamètre d’environ 90 mm.
7 PH-mètres, ayant une précision de lecture de ± 0,1 unité pH.
Son seuil minimal de mesure doit être de 0,01 unité pH. Le pH-mètre doit être équipé d'un
système de compensation de température soit manuel soit automatique.
[Link] opératoire :
1 Prise d'essai, suspension mère et dilutions
2 Ensemencement et incubation
2.1 À l'aide d'une pipette stérile ou d'une micropipette, transférer dans une boîte de Petri
stérile 1 ml de l'échantillon pour essai (s'il est liquide), ou 1 ml de la suspension mère (10−1 )
dans le cas d'autres produits.
-Ensemencer deux boîtes par dilution.
Si nécessaire, répéter ces opérations avec les dilutions décimales suivantes, en utilisant une
nouvelle pipette stérile pour chaque dilution.
2.2 Couler dans chaque boîte de Petri environ 15 ml du milieu TBX, refroidi préalablement
dans le bain d’eau à une température comprise entre 44 °C et 47 °C.
Mélanger soigneusement l'inoculum au milieu, et laisser le mélange se solidifier, en posant les
boîtes de Petri sur une surface horizontale fraîche.
Le temps s’écoulant entre le dépôt de l’inoculum dans la boîte de Petri et l’ajout du milieu ne
doit pas dépasser 15 min.
Retourner les boîtes ensemencées de façon que le bas soit tourné vers le haut et les placer dans
une étuve réglée à 44 °C pendant 18 h à 24 h. Le temps total d'incubation ne doit pas être
supérieur à 24 h.
Comptage des unités formant colonie (UFC)
Après la période d'incubation spécifiée, compter les UFC caractéristiques d'Escherichia coli β-
glucuronidase positive dans chaque boîte contenant moins de 150 UFC caractéristiques et
moins de 300 UFC au total (UFC caractéristiques et non caractéristiques).
58
Chapitre 4 : matériel et méthodes
Si elles font partie des boîtes retenues, il convient de tenir compte des boîtes contenant 0 UFC
caractéristique dans les différentes méthodes de calcul définies à l'article 10.
[Link] des résultats
Pour qu'un résultat soit valide, il est, en général, estimé nécessaire de compter les UFC
caractéristiques sur au moins 1 boîte contenant un minimum de 15 UFC caractéristiques.
Calculer le nombre, N, d’UFC d'Escherichia coli β-glucuronidase positive présentes dans
l'échantillon pour essai, par millilitre ou par gramme, comme étant la moyenne pondérée à
partir de deux dilutions successives, à l'aide de l'équation suivante :
Σ𝑎
𝑁=
V(𝑛1 + 0.1𝑛2 )d
Σ𝑎: Est la somme des UFC comptées sur toutes les boîtes retenues de deux dilutions
successives, dont une au moins contient au minimum 15 UFC bleues ;
V : est le volume d'inoculum, en millilitres, appliqué à chaque boîte ;
n1 : est le nombre de boîtes retenues à la première dilution;
n2 : est le nombre de boîtes retenues à la seconde dilution;
d : est le facteur de dilution correspondant à la première dilution retenue [d = 1 dans le cas où
l'échantillon pour essai ensemencé directement (produits liquides) est retenu].
C. Pour eau de procès
1. Spores Anaérobies sulfito-réducteurs (JORA n°36, 2013) :
[Link] :
1 Sélection des spores dans l’échantillon, par chauffage pendant une période de temps
suffisante pour que les bactéries végétatives soient détruites.
2 Recherche et énumération des spores des organismes anaérobies sulfito-réducteurs par
inoculation de volumes de l’échantillon dans les milieux liquide d’enrichissement, suivie de
l’incubation à 37 ± 1°C pendant 44 ± 4h dans des conditions anaérobies.
[Link] de culture :
Milieu renforcé spécial pour les clostridia (DRCM).
Viande digérée dans la peptone tryptique........... 10 g
Extrait de viande................................................. 10 g
Extrait de levure.................................................. 1,5 g
Amidon................................................................ 1 g
Acétate de sodium hydraté.................................. 5 g
59
Chapitre 4 : matériel et méthodes
Glucose................................................................ 1 g
Chlorhydrate de L - cystine................................. 0,5 g
Eau..................................................................... 1000 ml
[Link] et verrerie :
1 Flacons ou fioles avec bouchons à vis, en verre ou borosilicaté, de capacités 200 ; 100 et 25
ml.
2 Pipettes volumétriques, de capacités 10 et 1 ml.
3 Bains d’eau, contrôles thermiquement.
4 Tubes à essai, de 150 mm x 13 mm.
5 Fil de fer.
6 Incubateurs, réglables à 37 ± 1°C.
[Link] opératoire :
1 - Traitement des échantillons
Se référer à la méthode de dénombrement des micro-organismes sur milieu de culture en ce
qui concerne la méthode à suivre pour la conservation et le traitement des échantillons.
2 - Sélection des spores (technique)
Avant qu’il soit procédé à l’essai, l’échantillon d’eau doit être chauffé dans un bain d’eau à 75
± 5°C pendant 15 mn à partir du moment où cette température a été atteinte. Un flacon
similaire contenant le même volume d’eau que celui de l’échantillon pour essai doit être
utilisé parallèlement comme témoin afin de vérifier le temps de chauffage nécessaire. La
température de l’eau dans le flacon témoin peut être enregistrée de manière permanente à
l’aide d’un thermomètre.
3 - Inoculation et incubation
Ajouter 50 ml de l’échantillon à un flacon à capuchon à vis contenant 50 ml du milieu double
Concentration.
Ajouter 10 ml de l’échantillon à une série de cinq flacons à capuchon à vis de 25 ml contenant
25 ml du milieu double concentration.
Ajouter 1 ml de l’échantillon à une série de cinq flacons à capuchon à vis de 25 ml contenant
25 ml du milieu simple concentration.
Si nécessaire, ajouter 1 ml d’une dilution au 1/10 de l’échantillon à une série de cinq flacons à
capuchon à vis contenant 25 ml du milieu simple concentration.
Afin de procéder à un examen qualitatif de 100 ml d’eau potable ou d’eau en bouteille sans
faire un comptage du NPP, utiliser une fiole de 200 ml contenant un mélange de 100 ml du
60
Chapitre 4 : matériel et méthodes
[Link] :
1 Ensemencement d’une série de tubes à essai contenant un milieu de culture sélectif lactosé
avec des prises d’essai de l’échantillon dilué ou non.
2 Examen des tubes à essai après une incubation de 24 h et de 48 h à 35 °C ou 37 °C ;
repiquage à partir de chaque tube à essai montrant une turbidité avec une production de gaz
dans un milieu de confirmation plus sélectif et, si l’on recherche les escherichia coli présumés,
sur un milieu sur lequel peut être prouvée la formation d’indole.
3 Incubation de ces milieux de confirmation pendant 24 h au plus à 44 °C pour la recherche
escherichia coli présumés.
4 Au moyen de tables statistiques, calcul du nombre le plus probable (NPP) voir annexe III, de
escherichia coli présumés, susceptibles d’être présents dans 100 ml de l’échantillon, à partir
du nombre de tubes donnant des résultats de confirmation positifs.
[Link] de culture :
Bouillon de MacConkey
Sels Biliés ............................................................... 10 g
Peptone ................................................................... 40 g
Lactose .................................................................... 20 g
61
Chapitre 4 : matériel et méthodes
62
Chapitre 4 : matériel et méthodes
0,3 ml de réactif de Kovacs dans le tube contenant de l’eau tryptonée : l’apparition d’une
coloration rouge après l’avoir mélangé avec précaution indique la présence d’indole.
[Link] des résultats : annexe III
A partir du nombre de tubes de milieu d’isolement ayant donné des réactions positives aux
essais confirmatifs, calculer, par référence aux tables statistiques de la méthode de
dénombrement des micro-organismes sur milieu de culture, le nombre le plus probable
d’escherichia coli présumés présents dans 100 ml d’échantillon.
3. Entérocoques ISO 7899-1 :1998
[Link] :
1 L’échantillon dilué est ensemencé dans une série de puits d’une microplaque contenant le
milieu de culture déshydraté.
2 Les microplaques sont examinées sous rayonnement ultraviolet à 366 nm dans l’obscurité
après une période d’incubation de 36 h minimum et 72 h maximum à 44 °C ± 0,5 °C. La
présence d’entérocoques est indiquée par une fluorescence résultant de l’hydrolyse du MUD.
Les résultats sont donnés en nombre le plus probable (NPP) par 100 ml.
[Link] de culture :
Milieu MUD/SF
Composition
1 Solution A
Tryptose 40 g
KH2PO4 10 g
D(1)-galactose 2 g
Polyoxyéthylènesorbitane monooléate 1,5 ml
Eau déminéralisée ou distillée 900 ml
À 900 ml d’eau, ajouter tryptose, KH2PO4, galactose et Tween® 80, tout en maintenant un
chauffage doux et une agitation magnétique, puis porter à ébullition jusqu’à dissolution
complète.
Laisser refroidir.
2 Solution B
NaHCO3 4 g
Acide nalidixique 250 mg
Eau déminéralisée ou distillée 50 ml
Ajouter les deux composants à 50 ml d’eau, tout en maintenant un chauffage doux et une
63
Chapitre 4 : matériel et méthodes
agitation magnétique.
Laisser refroidir.
3 Solution C
Acétate de thallium (I) 2 g
Chlorure de -triphényl-2H-tétrazolium 0,1 g
Eau déminéralisée ou distillée 50 ml
Ajouter les deux composants à 50 ml d’eau distillée, tout en maintenant un chauffage doux et
une agitation magnétique.
Laisser refroidir.
4 Solution D
MUD (4-méthylumbelliféryl-b-D-glucoside) 150 mg
N, N-diméthylformamide 2 ml
[Link] et verrerie :
1 Appareillage pour la stérilisation en chaleur sèche (four) ou en chaleur humide (autoclave).
2 Étuve thermostatée, réglée à 44 °C ñ 0,5 °C.
3 Tunnel de séchage ou hotte à flux laminaire vertical (de préférence de classe II).
4 Chambre d’observation UV (lampe de Wood, 366 nm). AVERTISSEMENT — La lumière
UV cause une irritation des yeux et de la peau. Utiliser des lunettes et gants de protection.
5 Réfractomètre portable (optionnel).
6 pH-mètres, ayant une précision de ñ 0,1.
7 Tubes à essai, de dimensions 16 mm × 160 mm et 20 mm × 200 mm, ou fioles de capacités
similaires.
8 Multi pipette à 8 canaux, réglable ou préréglée, ou tout système convenable pour mesurer et
distribuer 200 μl par puits.
9 Cônes stériles pour multi pipette.
10 Matériel pour filtration sur membrane, conformément à l’ISO 8199, y compris filtres à
membrane ayant une porosité nominale de 0,2 μm, pour la stérilisation de liquides.
11 Microplaques stériles, à 96 puits de 350 μl, à fond plat, non fluorescentes.
12 Bandes adhésives stériles pour la fermeture des microplaques.
13 Boîtes de Petri stériles, de diamètre 90 mm.
[Link] opératoire :
1 Choix des dilutions
Le nombre de dilutions à ensemencer varie en fonction du niveau de contamination présumé
64
Chapitre 4 : matériel et méthodes
de l’eau à analyser.
Le tableau 7 donne quelques exemples.
Plage de
Origin de Nombre de Nombre de mesure,
l’échantillon dilutions puits/dilution bactéries par
100 ml
64 puits au
Eaux de baignade 2 1/2 32 puits 15 à 3,5 ×
au 1/20 104
24 puits au
1/2 24 puits 40 à 3,2 ×
Autres eaux de surface 4 au 1/20 24
106
puits au 1/200
24 puits au 1/2 000
000 108
65
Chapitre 4 : matériel et méthodes
66
Chapitre 4 : matériel et méthodes
Placer chaque microplaque, recouverte d’une bande adhésive, dans la chambre d’observation
UV.
Considérer comme positifs les puits dans lesquels on observe une fluorescence bleue.
NOTE La fluorescence n’évoluant pas avec le temps, la lecture peut être effectuée à tout
moment après 36 h.
[Link] des résultats :
Détermination du nombre caractéristique
Pour chacune des dilutions choisies, noter le nombre de puits positifs (+).
Lorsque trois dilutions ou plus ont été ensemencées, un nombre caractéristique de 3 chiffres,
le dernier étant 0 si possible, doit être consigné conformément à l’ISO 8199.
EXEMPLE 1 : Eau de baignade
1/2 32 (1) sur 64
1/20 5 (1) sur 32
Consigner 32/5 comme étant le nombre caractéristique.
EXEMPLE 2 : Autres eaux de surface
1/2 24 (1) sur 24
1/20 18 (1) sur 24
1/200 5 (1) sur 24
1/2 000 1 (1) sur 24
Consigner 18/5/1 comme étant le nombre caractéristique.
5. Evaluation des programmes pré-requis :
L'évaluation des programmes pré-requis dans une entreprise agroalimentaire est essentielle
pour garantir la sécurité et la qualité des produits fabriqués. Parmi les différents aspects à
évaluer :
1. Évaluation de l'hygiène des locaux : les locaux doivent être propres et bien entretenus
pour prévenir la contamination croisée des matières premières et des produits finis. Il
est donc important d'évaluer régulièrement l'état de propreté et de désinfection des
installations.
2. Évaluation de la qualité de l'eau : l'eau est un ingrédient essentiel dans le processus de
production de la farine. Il est donc important de s'assurer que la qualité de l'eau utilisée
répond aux normes réglementaires et qu'elle ne contient pas de contaminants.
3. Évaluation de la formation du personnel : tous les membres du personnel doivent être
67
Chapitre 4 : matériel et méthodes
formés sur les bonnes pratiques de fabrication, l'hygiène des locaux et des
équipements, ainsi que les procédures de contrôle des matières premières. Il est donc
important de s'assurer que tous les membres du personnel ont reçu une formation
adéquate.
4. Évaluation de la gestion des déchets : la gestion des déchets doit être effectuée de
manière à prévenir la contamination des matières premières et des produits finis. Il est
donc important d'évaluer régulièrement les procédures de gestion des déchets pour
s'assurer qu'elles sont efficaces.
68
Chapitre 4 : matériel et méthodes
69
Chapitre 4 : matériel et méthodes
2. Description de produit
3. Utilisation de produit
Il est important de définir l'utilisation prévue du produit en fonction de son utilisateur ou de
son consommateur final.
70
Chapitre 4 : matériel et méthodes
Toute personne peut utiliser le produit, sauf celles souffrant d'une allergie au gluten (maladie
cœliaque).
La farine est destinée à l’alimentation humaine (boulangerie, viennoiserie).
4. Diagramme des opérations :
Réception de blé
Pré-nettoyage
Conditionnemen
t
Mouture
Expédition
71
Chapitre 4 : matériel et méthodes
72
Chapitre 4 : matériel et méthodes
de contamination.
Le degré de risque est évalué en utilisant une matrice de risque qui prend en compte ces deux
facteurs selon cette formule :
𝐶 = 𝐺2 𝑋 𝐹
D’ou :
C : criticité
G : cotation de la gravité
F : cotation de la fréquence
73
Chapitre 4 : matériel et méthodes
Critique de Contrôle (CCP) soit nécessaire, mais cela doit être confirmé à l'aide d'un arbre de
décision. L'arbre de décision permettra de déterminer si un CCP peut être éliminé ou s'il est
nécessaire de le mettre en place. (KORSAK, 2007)
7. Déterminer les ccp
Pour chaque étape dans le but de déterminer les points critiques, les ccp sont les points du
processus où un contrôle est nécessaire pour prévenir ou éliminer un danger potentiel.
Les questions dans l'arbre de décision (figure 2) qui conduisent à des dangers peuvent être
considérées comme des points critiques.
74
Chapitre 4 : matériel et méthodes
75
Chapitre 5 : Résultats et discussion
Chapitre 5 : Résultats et discussion
Humidité
Selon le résultat obtenu humidité avant B1 est 15.4% entre qui est conforme à la norme
algérienne (JO N°32,1988). L'humidité est un élément clé dans le processus de développement
des phénomènes biologiques.
En régulant l'humidité, on peut réduire les risques. En effet, une faible teneur en eau améliore
la qualité de farine (Feillet, 2000)
Poids spécifique
Le poids spécifique permet d'évaluer la qualité et la valeur marchande du blé.
Selon le résultat obtenu 79.8kg/hl qui est conforme à la norme algérienne (JO N°32,1988).
Masse des 1000 grains
C’est un indicateur de rendement agronomique de la variété du blé : déterminant la taille des
grains de blé : grosse moyenne ou petite.
La masse des 1000 grains est mesuré à 32.6g, selon (Godon et Willim,1998), un blé
présentant MMG compris entre 24 et 34g est considéré comme ayant de petits grains, tandis
qu’un MMG situé entre 35 et 45g correspond des grains de taille moyenne.
En se basant sur le paramètre MMG on peut observer que la majorité des grains de blé fournis
sont de petite taille.
77
Chapitre 5 : Résultats et discussion
Humidité
Avoir une connaissance précise de la teneur en eau des farines est essentielle pour garantir
leur conservation optimale en raison de leur tendance à absorber l'humidité. Il est souvent
nécessaire de la réduire à 14 %, 12 % voire même 7 % selon l'utilisation prévue (Colas, 1991).
Par ailleurs, une faible teneur en eau permet d'hydrater la farine plus facilement lors du
pétrissage pour obtenir une consistance de pâte optimale. Selon la norme algérienne (JO
N°02,1992) la teneur en eau d'une farine destinée à la panification ne doit pas dépasser 15,5
%. Nos échantillons de farines présentent une teneur en eau comprise de 14 % de matière
sèche, ce qui indique une bonne conservation. Ces résultats sont conformes aux limites de
tolérance de la législation en vigueur <15.5%
Taux d’affleurement
Le taux d'affleurement d'une farine permet de déterminer la distribution en taille et en nombre
des éléments qui la composent. Son profil est largement déterminé par le comportement du
blé durant le processus de mouture, y compris la vitesse d'hydratation, les attributs des blés
(fragilité) et le réglage du moulin (Feillet, 2000).
78
Chapitre 5 : Résultats et discussion
79
Chapitre 5 : Résultats et discussion
Gluten
Le gluten, formé principalement des gluténines et des gliadines, est responsable d'une grande
partie des propriétés technologiques de la pâte, notamment de son extensibilité et de son
élasticité. Plusieurs écrivains ont mis en évidence que la constitution du gluten est un élément
clé pour déterminer la puissance d'une farine.
La qualité de la farine est déterminée en fonction de sa teneur en gluten humide, les farines
ayant un teneur en gluten supérieure à 26% sont principalement utilisées pour la panification
(Ugrinovits et al,2003).
Notre farine supérieure à un taux de gluten humide de 29.1% qui est conforme à cette
classification.
4 Analyses microbiologiques de la farine
-La présence des moisissures mais a un nombre ne dépassent pas la valeur admise selon
(JORA n39, 2017)
-absence des autres germes
La qualité microbiologique de produit est satisfaisante et conforme aux normes et
règlementation
80
Chapitre 5 : Résultats et discussion
81
Chapitre 5 : Résultats et discussion
déchets solides ou
liquides ne peuvent
être efficacement
évacués et doivent
avoir des voies
routières bien
entretenues
Séparation des Présence d'une Les locaux de
zones séparation entre le nettoyage sont séparés
secteur sain et à celle de mouture et
souillé d’expédition.
Sol, murs, La superficie des Le bâtiment a été Appliquer un
plafonds murs, cloisons et construit revêtement de
sols devraient être conformément à peinture lavable et
en matériaux l'activité de facile à nettoyer
étanche, non l'entreprise, avec des sur les murs du
absorbante, facileà sols en résine, mais les bâtiment.
nettoyer et a murs sont peints avec
désinfectés. Sols de une matière difficile à
manière à permettre nettoyer.
un bon nettoyage
avecdes circuits
d'écoulement vers
les égouts. Les
accessoires
suspendusau plafond
devraient être
construits et finis de
manière à minimiser
l'accumulation de
saleté, la
condensation de
vapeur
82
Chapitre 5 : Résultats et discussion
83
Chapitre 5 : Résultats et discussion
84
Chapitre 5 : Résultats et discussion
d'eaux potables
et d'eaux
Usées
Etat et fréquence Les établissements Les déchets sont
d'évacuation des devraient disposer acheminés dans une
déchets desystème et tuyauterie spéciale
installations dédiée à leur
convenables de évacuation, qui est
drainage et distincte des autres
d'évacuation des sections du système.
déchets. Le stockage Elle est séparée et
des déchets se fait éloignée de la ligne
dans des zones loin de production.
des zones de
production.
Tenues Manipulation a un Les employeurs Il est
vestimentaires haut standard de sont équipés d’EPI, recommandé de
et hygiène propreté corporelle mais ne portent ni fournir des
corporelle (porter des de charlottes ni de charlottes et des
vêtements, un couvre protections protections
cheveux et auditives. En auditives à tous
chaussures revanche, les les employeurs et
appropriés). Les visiteurs autorisés à mettre en œuvre
visiteurs admis dans pénétrer dans les une politique
les aires de zones de fabrication claire pour les
fabrication, de et de transformation visiteurs, qui
transformation ou de ne portent pas de stipule que les
manutention vêtements de visiteurs doivent
devraient porter des protection adaptés. porter des
vêtements de vêtements de
protection et protection
observer les autres appropriés.
dispositions de la
85
Chapitre 5 : Résultats et discussion
présente section
relatives à l'hygiène
corporelle.
Santé du Mettre à disposition Les employés
personnel unmédecin de travail doivent passer une
et effectuer des visite médicale
analyses annuelle, et ceux qui
microbiologiques sont en contact avec
pourle personnel. des substances
Des examens contaminantes
médicaux doivent en passer
complémentaires deux par année.
doivent être
pratiqués à des
intervalles définis par
l’organisme. Le
personnel affecté de
coupures blessures,
s'ilest autorisé à
poursuivre son
travail, doit les
protéger par des
pansements étanches.
Formation du Etablir des fiches de Les fiches de
personnel fonctions et dossiers fonction sont en
de chaque personnel. cours d'établissement
La formation initiale conformément aux
en hygiène exigences du SMI, et
alimentaireest la formation initiale
complétée par une en hygiène
formation continue a alimentaire se fait.
des intervalles
correspondants.
86
Chapitre 5 : Résultats et discussion
87
Chapitre 5 : Résultats et discussion
Discussion :
Les programmes prérequis sont des mesures de contrôle et d'hygiène fondamentales qui
doivent être mises en place dans le système HACCP. Ils fournissent un cadre général de
bonnes pratiques d'hygiène et de gestion pour prévenir les risques de contamination des
aliments
-PRP1 : Les murs du bâtiment peints avec une matière difficile à nettoyer peuvent entraîner
un risque de contamination des aliments. Cette situation se propage dans diverses entreprises.
Afin de garantir l’hygiène des surfaces, il est nécessaire d’appliquer un revêtement de peinture
lavable et facile à nettoyer.
-PRP2 : L'éclairage inadéquat et non protégé dans les installations de production alimentaire
peut représenter un risque de contamination. Il est donc nécessaire d'installer un système de
protection contre les contaminations, comme préconisé par un audit énergétique.
-PRP3 : Le non-respect du port de charlottes et des protections auditives par les employés est
dû au manque de sensibilisation à cet égard, ce problème se propage dans toutes les
entreprises, de même que l'absence de vêtements de protection adaptés par les visiteurs dans
les zones de fabrication et de transformation peut entraîner des risques de contamination des
aliments. Il est donc nécessaire de fournir des charlottes à tous les employés et de mettre en
œuvre une politique claire exigeant que les visiteurs portent des vêtements de protection
appropriés.
88
Chapitre 5 : Résultats et discussion
89
Chapitre 5 : Résultats et discussion
C : -Substances MP 1 3 9 Non
chimique toxique
(métaux lourd,
hydrocarbures,
solvants,
mycotoxines).
Déchargement B : - Ravageurs des Me -non-respect des 2 1 2 Non
Pré nettoyageet céréales conditions de
stockage silos B : Rongeurs et leurs Me stockage et 2 4 32 Oui Maintenance Oui Oui CCP Aucune
traces d’hygiène préventive et n°1 présence de
-Mauvaise pré- vérification des rongeurs
nettoyage équipements de pré vivants
nettoyage détectée dans
la zone de
déchargement
et de stockage
des céréales.
B : pigeons et leurs Me 3 1 3 Non
traces
M : -flores pathogène MP Contamination 1 3 9 Non
et flores banales initiale
P : -corps Me Mauvaise pré- 4 2 16 Oui Mettre en place un Oui Oui CCP Aucune
étrangers (pierres, nettoyage plan de n°2 présence de
bouts de bois, désinfection et de corps
plastique, etc.) nettoyage de la étrangers tels
trémie, matériel de que des
pré-nettoyage et pierres, des
les silos de bouts de bois
stockage ou du
plastique
détectée dans
les céréales
90
Chapitre 5 : Résultats et discussion
lors de l'étape
de
déchargement.
P : Débris Me 3 2 12 Non
métalliques
B : -Pigeons et Me 2 1 2 Non
leurs traces
M : Flores banales Mp Blé contaminé 1 3 9 Non
et flores
pathogènes
91
Chapitre 5 : Résultats et discussion
92
Chapitre 5 : Résultats et discussion
dans l'eau
traitée sont
inférieures aux
seuils définis
par les normes
applicables.
Conditionnement M : -Flores Me Taux d’humidité 1 3 9 Non
(Mouillage) pathogènes, flores élevé ce qui
banales favorisent la
croissance des
micro-
organismes
C : -Substances Ma Colmatage ou 1 3 9 Non
toxique chimique détérioration des
(métaux lourd, filtres
hydrocarbures,
solvants,
mycotoxines).
Mouture et M : -Flores Mo Personnel 1 3 9 Non
Décorticage pathogènes, flores contamine le
banales produit
P : -Débris Ma Aiment mal 2 2 8 Non
métalliques fonctionner
Stockage B : -ravageurs des Mi Contamination 2 1 2 Non
cellules céréales (Tribulium) des cellules de
stockage
M : -Flores Me Caractéristiques 2 3 18 Oui Mise en place de Oui Non Oui Non CCP Aucune
pathogènes, flores microbiologique procédures de n°7 présence
banales ses de la farine nettoyage et de détectable de
non respecté désinfection flores
régulières pour pathogènes
maintenir dans les
93
Chapitre 5 : Résultats et discussion
l'environnement de échantillons
stockage propre et prélevés dans
réduire la la cellule de
contamination. stockage,
selon des
méthodes
d'analyse
spécifiques.
C : Pesticide Me Mauvaise 1 3 9 Non
nettoyage et
désinfection des
cellules de
stockage.
Conditionnement B : -ravageurs des Me Plan de 2 2 8 Non
en sacs céréales. nettoyage non
(Ensachage) respecté
M : -Flores Mo Produit 1 3 9 Non
pathogènes, flores contaminé par le
banales personnel
P : -Corps Me Plan de 1 3 9 Non
étrangères nettoyage non
respecté
C : -Lubrifiants Ma Equipements 1 3 9 Non
mal nettoyés
Stockage B : - ravageurs des Mi Installations 2 2 8 Non
magasin céréales. accessibles
(ouvertures,
grillages, etc.)
M : - -Flores Mi Les règles 1 3 9 Non
pathogènes, flores d’hygiène non
banales respecté
94
Chapitre 5 : Résultats et discussion
95
Chapitre 5 : Résultats et discussion
Discussion :
La détermination des CCP est d’une importance cruciale dans la mise en place du système
HACCP, car elle permet d’identifier les points critiques du processus de production
alimentaire où des mesures de contrôle spécifiques sont nécessaires pour prévenir les risques
pour la santé des consommateurs.
Dans le cadre de notre étude, nous avons identifié avec précision sept CCP essentiels, qui
représentent des étapes cruciales du processus de production alimentaire nécessitant une
surveillance et des mesures de contrôle spécifiques afin de garantir la sécurité sanitaire des
consommateurs. Ces ccp sont :
-CCP 1 et 2 : La présence de rongeurs et de leurs traces, ainsi que de corps étrangers c’est un
problème majeur dans tous les moulins, est due au non-respect des conditions de stockage,
d’hygiène et à un mauvais pré-nettoyage. Pour remédier à cela, il est nécessaire de mettre en
place une maintenance préventive et de vérifier régulièrement les équipements de pré-
nettoyage.
-CCP 3 et 4 : En raison d’un mauvais fonctionnement du matériel de nettoyage, des corps
étrangers et des débris métalliques ont été trouvés lors des étapes de nettoyage et de découpe à
sec. Il est donc essentiel d’effectuer des vérifications et une maintenance continue du matériel
de nettoyage, ainsi que d’utiliser des aimants pour éliminer les contaminants métalliques.
-CCP 5 : Au niveau du traitement des eaux, une contamination de la bâche d’eau a été
constatée c’est un enjeu considérable dans tous les moulins. Il est nécessaire de mettre en
place un plan de désinfection et de nettoyage régulier de la bâche d’eau afin de maintenir la
qualité microbiologique du produit.
-CCP 6 : La présence de substances chimiques toxiques a été détectée au niveau de la bâche
d’eau. Il est important de vérifier le système de filtration de l’eau et le système de mouillage
pour éviter toute contamination chimique.
-CCP 7 : Au niveau du stockage en cellule, une contamination du produit a été observée. Il est
recommandé d’effectuer des analyses microbiologiques du produit et de mettre en place un
plan préventif pour préserver la qualité microbiologique du produit.
Ces CCP sont donc essentiels à surveiller et à contrôler afin de garantir la sécurité sanitaire
des consommateurs et de prévenir tout risque potentiel pour leur santé.
96
Conclusion
Conclusion
Conclusion :
En conclusion, la mise en place d’un système HACCP dans les entreprises est essentielle pour
garantir la sécurité alimentaire des produits finis.
Dans le but de contribution et la mise en place de système HACCP au niveau de la minoterie
de AGRODIV, nous avons effectué les tâches suivantes : tout d’abord, nous avons établi un
diagramme exhaustif de la fabrication, détaillant chaque étape depuis la réception de la
matière première jusqu’à l’obtention du produit final. Nous avons ensuite confirmé la validité
de ce diagramme sur le terrain.
Ensuite, lors de l’analyse des dangers, nous avons identifié tous les risques liés aux différentes
étapes de production ainsi que leurs causes, puis nous avons élaboré des mesures préventives
pour réduire ou éliminer ces dangers. Cette tâche nous a permis d’établir les fondements
nécessaires pour déterminer les points critiques de contrôle (CCP).
En utilisant l’arbre de décision, nous avons identifié :
- 7 CCP au niveau de : Déchargement Pré nettoyage et stockage, coupage et nettoyage à sec,
traitement des eaux, stockage cellule.
-3 PRP a maitrisé au niveau des locaux, éclairage, personnel
Nous avons défini les limites critiques à ne pas dépasser pour chacun de ces CCP. Nous avons
également élaboré des procédures de surveillance pour s’assurer que ces limites critiques sont
respectées et pour maintenir une hygiène optimale.
Ce stage nous a permis de mettre en pratique nos connaissances théoriques et d’avoir une
expérience concrète de l’organisation et du fonctionnement de l’entreprise.
Nous avons également pris conscience de l’importance de notre future profession, cette
expérience a été une composante indispensable pour compléter notre formation théorique, elle
nous a permis d’améliorer nos compétences en matière de relations humaines et
professionnelles, ainsi que de renforcer notre capacité à prendre contact.
En participant à diverses activités et en travaillant selon différents modes opératoires au cours
de ce stage, nous avons pu explorer d’autres domaines pour notre avenir professionnel.
98
Conclusion
Perspectives :
Formation et sensibilisation : Il est recommandé de renforcer la formation du
personnel sur le système HACCP, les bonnes pratiques d'hygiène et la sécurité
alimentaire.
Des programmes de formation continue et des sessions de sensibilisation sur les
dangers potentiels et les mesures préventives pourraient être organises.
Suivi et audit : Un système de suivi régulier des points critiques de contrôle (CCP) et
des prérequis (PRP) devrait être mis en place pour assurer leur efficacité continue.
Des audits périodiques permettraient d'évaluer la conformité aux procédures établies et
d'identifier les lacunes éventuelles et les opportunités d'amélioration.
Veille réglementaire et adaptation continue : Il est important de rester à jour avec les
réglementations et les normes en matière de sécurité alimentaire.
Une veille réglementaire active permettrait de s'adapter rapidement aux évolutions
législatives et de maintenir la conformité du moulin aux normes en vigueur.
Collaboration avec les fournisseurs : Une collaboration étroite avec les fournisseurs de
matières premières est essentielle pour garantir la qualité et la sécurité des produits.
Des partenariats stratégiques pourraient être développés, incluant des exigences
spécifiques en matière de qualité et de traçabilité des produits.
99
Références
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104
Annexes:
I. Matériel biologique:
105
II. Appareillage et matériel de laboratoire
106
Figure 22 centrifugeuse Figure 21 presse Figure 20 deviseur
(photo originale) métallique (photo (photo originale)
originale)
107
III. Table de NPP :
108