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Applications Delphi Leilclic490

Le document présente une introduction à Delphi, détaillant son interface utilisateur et les fichiers associés à un projet. Il aborde également la programmation orientée objet, en expliquant les concepts de propriétés, méthodes et événements, ainsi que des exemples pratiques de création d'applications. Enfin, il propose des exercices et des exemples de code pour illustrer le calcul de la factorielle et la résolution d'équations du second degré.

Transféré par

Bensouici Mourad
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Deuxième partie :

ère
Cours de I

Applications Delphi

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7 Delphi
7.1 Introduction
Après son lancement, Delphi se présente sous la forme de 4 fenêtres.
La première fenêtre occupe la partie supérieure de l'écran. Elle correspond à l'environnement de
programmation proprement dit.
Cette fenêtre contient :
• la barre de titre ;
• la barre de menu de Delphi ;
• une zone « barre d'outils » (sur la gauche) ;
• une zone contenant les divers composants regroupés par familles.
La seconde fenêtre se trouve par défaut à gauche de l'écran : c'est l'inspecteur d'objets. Il permet de
visualiser, pour chaque objet ou composant, les propriétés et les événements auxquels l'objet peut
répondre.
La troisième fenêtre constitue la fiche principale de la future application Delphi. Il s'agit, au départ,
d'une fenêtre vide dans laquelle on placera les divers objets.
La dernière fenêtre, cachée sous la précédente constitue l’éditeur proprement dit, contenant le code
source de l'application.
Pour démarrer une nouvelle application, il faut choisir l'option New Application du menu File.
Pour sauvegarder une application, il faut choisir l'option Save All du menu File.
Une règle à suivre absolument est de créer un répertoire par application. Comme Delphi crée
plusieurs fichiers pour une application donnée, il est plus facile de les retrouver s'ils ne sont pas
enregistrés avec d'autres fichiers de noms pratiquement identiques.
Lors du premier « tout enregistrement » de l'application, une fenêtre permet de choisir
l'emplacement de sauvegarde et même de le créer.
Pour exécuter une application, il faut choisir l'option Run du menu Run. Si les options d'auto-
enregistrement ont été sélectionnées et que l'application n'a encore jamais été sauvegardée, la
fenêtre d'enregistrement s'affiche. L'application est ensuite compilée puis exécutée, si elle ne
contient pas d'erreur.

7.2 Les fichiers utilisés en Delphi


Les fichiers d'un projet :
.DPR fichier projet Delphi Project File
.DFM fichier fiche Delphi Form File
.PAS fichier unité - code source
.EXE fichier exécutable (le programme développé)
.DCU fichier unité - code compilé Delphi Compiled Unit
.RES fichier ressource (icônes, bitmaps, curseurs, . . .)
.DPL fichier paquet compilé Delphi Package Library
.DPK fichier paquet source Delphi Package
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Les fichiers .DPR, .DFM et .PAS sont les fichiers nécessaires à la programmation et doivent être
copiés pour continuer le développement sur une autre machine.
Autres fichiers :
.DOF options du projet Delphi Options File
.DSK paramètres du bureau Delphi Desktop File
.~?? fichiers de sauvegarde

7.3 L’approche Orientée-Objet


Dans la programmation en Delphi, nous allons manipuler des objets. Ces objets sont définis par
leurs propriétés, leurs méthodes et leurs événements.
Dans la vie courante, un objet peut être toute chose vivante ou non (par exemple : une voiture, une
montre, …). En informatique, un objet est souvent un bouton, une fenêtre, un menu, …

7.3.1 Les propriétés


Cependant, chaque personne « voit » l’objet différemment. Par exemple chacun aura une perception
différente de l’objet voiture, selon l’importance qu’il attribue aux caractéristiques de l’objet.
Une propriété est une information décrivant une caractéristique de l’objet.
Ainsi, il est facile d’énumérer quelques propriétés pour l’objet voiture : vitesse maximale, cylindrée,
marque, modèle, couleur, …
Nous pouvons consulter les propriétés et également les modifier.
Par exemple, nous pouvons définir les propriétés d’une voiture dans un jeu de course, tel que la
couleur. Ceci se fait de la manière suivante :
[Link] := Rouge
Bien entendu, il faut que la constante « Rouge » soit définie.
Les objets (dans Delphi ces objets sont appelés composants) que nous allons utiliser sont prédéfinis
(boutons, fenêtres, menus, …). Pour afficher les propriétés d’un objet, il suffit de cliquer dessus.
Les propriétés s’affichent alors dans l’inspecteur d’objet.
Il existe des composants en lecture seule.

7.3.2 Les méthodes


Pour simplifier, on peut se représenter une méthode comme un ordre du style « fais ceci ». Cet ordre
provoque l’exécution d’une certaine action par l’objet.
Par exemple, pour l’objet voiture, on peut énumérer les méthodes suivantes : accélérer, freiner,
changer de vitesse, …
Donc, l’instruction
[Link]élérer(10)
indique à la voiture qu’elle doit accélérer d’un facteur 10.
Les propriétés ne font que changer une caractéristique d’un objet alors que les méthodes effectuent
une action. On n’utilise pas de signe d’affectation lorsqu’on exécute une méthode.

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7.3.3 Les événements
Pour chaque objet, il peut survenir certains événements, qui déclenchent des réactions.
Dans l’exemple de la voiture, lorsqu’on tourne la clé dans le contact ou lorsqu’on appuie sur
l’accélérateur, la voiture respectivement démarre ou accélère.
Pour les objets informatiques il leur arrive des événements auxquels ils peuvent réagir.
Par exemple, un bouton peut avoir les événements OnMouse… (événements liés à la souris),
OnKey… (événements liés au clavier), OnEnter (réception du focus), On Exit (perte du focus), …
Les événements existants pour un objet sont visibles dans l’inspecteur d’objet.

7.4 Passage Pascal – Delphi – un premier exemple


7.4.1 L'interface
En Delphi, nous utiliserons les composants de l'interface graphique (les fenêtres de Windows) pour
entrer les données et afficher les résultats. Les algorithmes PASCAL que nous avons utilisés
jusqu’à maintenant pour obtenir les résultats pourront rester inchangés.
D'abord, nous allons créer l'interface du programme. Nous allons adapter les noms internes
(propriété Name) de chaque composant que nous utilisons.
En plus, nous allons modifier les inscriptions sur les différents composants (propriétés Caption ou
Text).

Fiche (TForm)
Name: frmMain

Etiquette (TLabel)
Name: lblMoy
Caption: 0

Boîte Boîte d'édition Bouton (TButton)


d'édition (TEdit) Name: btnCalcul
(TEdit)
Name: edtA Name: edtB Caption: Moyenne

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7.4.2 Les conversions de types
Les données inscrites dans les boîtes d’édition sont de type texte (string). Nous devons donc les
transformer afin de pouvoir effectuer des calculs.
Voici quelques fonctions permettant d’effectuer certaines conversions :

StrToInt(string) : convertit une chaîne de caractères en un nombre entier (type integer)


StrToFloat(string) : convertit une chaîne de caractères en un nombre réel (type real).
De même, pour pouvoir afficher le résultat, nous devons le transformer en texte. Ceci peut se faire
grâce aux fonctions FloatToStr et IntToStr.

7.4.3 Le traitement
Après la saisie des données dans les boîtes d'édition, l'utilisateur va cliquer sur le bouton
btnCalcul. À cet instant l'événement OnClick du bouton est généré et la méthode
btnCalculClick est lancée. Nous allons donc entrer les instructions à effectuer dans la méthode
btnCalculClick :

procedure [Link](Sender: TObject);


var A,B,MOY : real;
begin
A := StrToFloat([Link]);
B := StrToFloat([Link]);
MOY := (A+B)/2;
[Link] := FloatToStr(MOY);
end;

7.4.4 Exercices
Exercice 7-1
Ecrivez un programme qui affiche le plus grand de trois nombres réels A, B, C.
Exercice 7-2
Ecrivez un programme qui calcule la somme d'une série de nombres entrés au clavier, en utilisant
deux boîtes d’édition et un bouton pour la remise à zéro de la somme.
Exercice 7-3
Réalisez le programme PUISSANCE qui calcule et affiche la puissance XN (puissance X exposant
N pour un réel X et un entier N positif, négatif ou zéro).
Pour les cas où XN ne se laisse pas calculer, affichez un message d'erreur !
Exercice 7-4
a) Réalisez un programme qui permet de simplifier une fraction.
b) Utilisez une partie du programme réalisé sous a) pour faire un programme qui additionne
deux fractions.

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7.5 Calcul de la factorielle
Comme premier programme essayons d’implémenter en Delphi le calcul de la factorielle.
1 ⋅ K ⋅ x si x ≥ 1
Rappelons que pour tout entier naturel x, x!= 
 1 si x = 0
Pour élaborer ce calcul nous pouvons utiliser le programme développé dans le cours de 2e et
l’incorporer dans celui en Delphi.

7.5.1 Présentation visuelle


Commençons par établir un formulaire dans lequel nous notons les valeurs et éditons les résultats.
Voici un exemple d’un tel formulaire.

lblTitre

lblEgal

edtNombre lblResultat

btnOk btnExit

Ce formulaire est un nouvel objet que nous appellerons Tformulaire, de capture (Caption) :
Factorielle (algorithme itératif). Il est composé des propriétés suivantes :

Name type text Caption

lblTitre TLabel Calcul de la factorielle d’un


nombre

lblEgal TLabel !=

edtNombre TEdit valeur de la factorielle à


calculer

lblResultat TLabel

btnOk TButton Calcul

btnExit TButton Sortir

Il est évident que tous ces champs possèdent encore davantage de propriétés. Nous n’avons
énuméré ici que les plus importantes.

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7.5.2 Code
Une fois ce formulaire établi, nous pouvons écrire le code nécessaire pour calculer la factorielle.
Rappelons que nous y utiliserons le code Pascal établi en 2e (voir également les « Algorithmes
obligatoires »).
Delphi s’occupera de la déclaration du formulaire et de ses propriétés.
La seule partie du code que nous devons écrire est celle de la procédure btnOkClick qui va être
exécutée, comme son nom le dit, après que l’utilisateur ait poussé sur le bouton Ok. Nous dirons
que la procédure s’exécute après l’événement onClick appliqué à la propriété btnOk.
Le tout se trouvera dans l’unité Unit1.
Voici une possibilité de code pour la procédure en question.

procedure [Link](Sender: TObject);


var n,fact:integer;
begin
n:=StrToInt([Link]);
fact:=factorielle(n);
[Link]:=IntToStr(fact)
end;

Bien entendu, cette procédure suppose que la fonction factorielle(n:integer):integer est définie.

7.5.3 Explication du programme.


En regardant de près ce code quelques remarques s’imposent :
− Comme la procédure s’emploie dans le formulaire Tformulaire, elle s’appellera sous
son nom complet : [Link].
− La valeur saisie du nombre est la valeur de la propriété Text du champ edtNombre. Nous
notons donc cette valeur par [Link]. De plus, comme il s’agit d’une chaîne de
caractères, nous devons encore transformer cette chaîne en une valeur numérique par la
fonction StrToInt, fonction prédéfinie dans Delphi.
− La valeur de la factorielle calculée sera affectée à la propriété Caption du champ
lblResultat que nous noterons par [Link]. Comme de plus cette
valeur doit être du type chaîne de caractères, nous devons transformer fact par la fonction
IntToStr, autre fonction prédéfinie dans Delphi.

L’unité Unit1 se présentera finalement ainsi :


unit Unit1;
interface
uses
Windows, Messages, SysUtils, Variants, Classes, Graphics,
Controls, Forms, Dialogs, StdCtrls;

type
Tformulaire = class(TForm)
lblTitre: TLabel;

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edtNombre: TEdit;
lblEgal: TLabel;
btnOk: TButton;
lblResultat: TLabel;
procedure btnOkClick(Sender: TObject);
procedure FormCreate(Sender: TObject);
private
{ Private declarations }
public
{ Public declarations }
end;
var
formul: Tformulaire;
implementation
{$R *.dfm}
//fonction permettant de calculer une factorielle
function factorielle(n:integer):integer;
var fact:integer;
begin
fact:=1;
while n>1 do
begin
fact:=fact*n;
n:=n-1
end;
result:=fact
end;

procedure [Link](Sender: TObject);


var n,fact:integer;
begin
n:=StrToInt([Link]);
fact:=factorielle(n);
[Link]:=IntToStr(fact)
end;

procedure [Link](Sender: TObject);


begin
[Link];
end;

end.

7.5.4 Exécution du programme


Une fois ce code saisi, nous sauvegardons le tout dans un répertoire réservé à cette application.
Nous cliquons ensuite sur le bouton qui représente un petit triangle vert et le programme
s’exécutera.

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7.5.5 Remarques
− La méthode [Link] aura comme seule commande Applica-
[Link]. De cette manière l’événement Click lié au bouton btnExit aura
comme effet net d’arrêter l’application.
− La saisie fautive respectivement d’un nombre négatif ou décimal ne conduira pas à un message
d’erreur de la part du programme mais nous affichera un résultat erroné. Nous laissons au
lecteur le soin de corriger le programme pour l’améliorer de ce point de vue.

7.6 Equation du second degré


Écrivons maintenant un programme qui demande à la saisie les trois coefficients a, b et c d’une
équation du second degré et qui calcule, si elles existent, les racines de l’équation ax 2 + bx + c = 0 .
Ce même programme a été demandé comme exercice dans le cours de 2e. Nous en faisons ici un
programme Delphi.

7.6.1 Présentation visuelle


Comme dans l’exemple précédent nous commençons par dessiner un formulaire que nous
appellerons Tformulaire, dont l’instance formulaire nous permet de saisir les coefficients
et de lire le(s) résultat(s). La propriété Caption de l’objet Tformulaire aura comme valeur :
équation du 2e degré.

Ce formulaire est composé des champs suivants :

name type text caption

lblA TLabel a=

lblB TLabel b=

lblC TLabel c=

lblTexte TLabel texte sur le résultat

lblX1 TLabel valeur de la racine

lblX2 TLabel valeur de la racine

edtA TEdit valeur de a

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edtB TEdit valeur de b

edtC TEdit valeur de c

btnCalcul TButton Calcul

gbCoeff TGroupBox Coefficients

gbRes TGroupBox Résultat

btnExit TButton Sortir

Nous remarquons tout-de-suite une nouvelle notion :


− les champs du type TGroupBox : Ils servent à regrouper différents champs dans un même
groupe qu’ils affichent avec un cadre et un nom donné sous Caption. Dans notre exemple la
TGroupBox gbCoeff regroupe les champs lblA, lblB et lblC, tandis la TGroupBox
gbRes affichera les résultats et contient ainsi les champs lblTexte, lblX1 et lblX2.
Nous définissons ces TGroupBox comme suit :

− Nous venons déjà de remarquer que le résultat sera affiché dans la TGroupBox gbRes.
Mais les étiquettes (labels) lblTexte, lblX1 et lblX2 sont invisibles pour l’instant.
Si nous avons un résultat à afficher, lblTexte contiendra une des phrases suivantes :
Il n'y a pas de solution réelle ! ,
Il existe une solution réelle ! ou
Il y a deux solutions réelles différentes ! (ceci en fonction du résultat du calcul), tandis que
lblX1 et lblX2 contiendront les valeurs des racines éventuelles. Comme actuellement ces
étiquettes ne contiennent pas de texte (caption vide), elles n’apparaîtront pas à l’écran.

7.6.2 Code
Une fois ce formulaire établi nous écrivons le code suivant :

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unit Unit1;
interface
uses Windows, Messages, SysUtils, Classes, Graphics, Controls,
Forms, Dialogs, StdCtrls, Buttons;
type
Tformulaire = class(TForm)
gbCoeff: TGroupBox;
lblA: TLabel;
lblB: TLabel;
lblC: TLabel;
edtA: TEdit;
edtB: TEdit;
edtC: TEdit;
btnCalcul: TButton;
gbRes: TGroupBox;
lblTexte: TLabel;
lblX1: TLabel;
lblX2: TLabel;
btnExit: TButton;
procedure btnCalculClick(Sender: TObject);
procedure btnExitClick(Sender: TObject);
private
{ Private-Declarations}
public
{ Public-Declarations }
end; //Tformulaire
var formulaire: Tformulaire;
implementation
{$R *.DFM}
procedure [Link](Sender: TObject);
var a,b,c,disc : real;
begin
a:=StrtoFloat([Link]);
b:=StrtoFloat([Link]);
c:=StrtoFloat([Link]);
disc:=b*b-4*a*c;
if disc < 0 then
begin
[Link]:='Il n''y a pas de solution réelle !';
[Link]:='';
[Link]:='';
end
else if round(disc*1000000) = 0 then //un nombre reel n’est jamais 0
begin
[Link]:='Il existe une solution réelle !';
[Link]:='x = ' + FloattoStr(-b/(2*a));
[Link]:='';
end
else if disc > 0 then
begin
[Link]:='Il y a deux solutions réelles différentes !';
[Link]:='x1 = ' + FloattoStr((-b-sqrt(disc))/(2*a));

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[Link]:='x2 = ' + FloattoStr((-b+sqrt(disc))/(2*a));
end;
end;

procedure [Link](Sender: TObject);


begin
[Link];
end;

end.

7.6.3 Explications du programme


Nous lisons d’abord les 3 coefficients a, b et c de l’équation. Comme nous les avons définis comme
variables réelles, nous devons utiliser la fonction StrtoFloat pour faire la transformation entre
la chaîne de caractères que représente edt*.Ttext et les variables a, b et c.
Nous calculons ensuite le discriminant. En fonction du signe du discriminant nous envisageons les 3
cas :
− disc<0 : il n’y a pas de résultat réel ;
− disc=0 : il y a une racine ;
− disc>0 : il y a deux racines réelles distinctes.
En fonction des différents cas nous calculons les valeurs des racines.
À la fin il nous reste encore à transformer les valeurs réelles, résultats des calculs, en chaînes de
caractères pour les affecter à la propriété Caption des différentes étiquettes. Nous faisons ceci
avec la fonction FloatToStr.
La méthode [Link] aura comme seule commande Application.
Terminate. De cette manière l’événement Click lié au bouton btnExit aura comme effet-net
d’arrêter l’application.

7.7 Vérification du numéro de matricule


Développons ici un exercice qui prend en entrée le numéro de matricule d’une personne et qui
vérifie que le chiffre de contrôle est correct.

7.7.1 Rappelons la méthode de calcul du numéro de contrôle.


Si nous notons a1a 2 a3 a 4 m1m2 j1 j 2 n1n2 c un numéro de matricule, nous formons le dernier chiffre en
parcourant les étapes suivantes :
− Nous formons la somme :
sum = 5 * a1 + 4 * a 2 + 3 * a3 + 2 * a 4 + 7 * m1 + 6 * m2 + 5 * j1 + 4 * j 2 + 3 * n1 + 2 * n2 ;
− soit n le reste de la division de sum par 11 ;
− si n=1 il y a une faute ;
− si n=0 le chiffre de contrôle reste 0 ;
− si n ≠ 0 et n ≠ 1 alors le chiffre de contrôle vaut 11 − n .

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Nous essayons de traduire ceci en Delphi.

7.7.2 Présentation visuelle


Pour cela il nous faut d’abord un formulaire que nous appellerons, comme toujours,
Tformulaire dont une instance nous servira à manipuler les entrées et sorties.
La valeur de la propriété Caption de l’objet Tformulaire sera : Numéro de matricule.
Voici un exemple d’un tel formulaire.

Il contient les éléments suivants :

nom type text caption

lblTitre TLabel Contrôle du numéro de


matricule

lblSaisie TLabel Indiquez votre numéro de


matricule :

lblResultat TLabel Votre numéro de matricule


est :

edtSaisie TEdit numéro de matricule

edtResultat TEdit correct/faux

btnVerif TButton Vérification

btnExit TButton Sortie

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7.7.3 Code
Une fois ce formulaire établi, nous devons programmer le code nécessaire.
Voici un exemple d’implémentation.

unit Unit1;
interface
uses
Windows, Messages, SysUtils, Variants, Classes, Graphics,
Controls, Forms, Dialogs, StdCtrls;
type
TfrmMatricule = class(TForm)
lblTitre: TLabel;
lblSaisie: TLabel;
lblResultat: TLabel;
edtSaisie: TEdit;
edtResultat: TEdit;
btnVerif: TButton;
lblResultat: TLabel;
btnExit: TButton;

procedure btnVerifClick(Sender: TObject);


procedure btnExitClick(Sender: TObject);
private
{ Private declarations }
public
{ Public declarations }
end; //Tformulaire
var
frmMatricule: TfrmMatricule;

implementation
{$R *.dfm}
procedure [Link](Sender: TObject);
var
a1,a2,a3,a4,m1,m2,j1,j2,n1,n2,nc,c: integer;
sum : integer;
s : string;
begin
s:=[Link];
if length(s) <> 11 then
ShowMessage('Numéro de matricule mal saisi')
else
begin
a1:= StrToInt(copy(s,1,1));
a2:= StrToInt(copy(s,2,1));
a3:= StrToInt(copy(s,3,1));
a4:= StrToInt(copy(s,4,1));
m1:= StrToInt(copy(s,5,1));
m2:= StrToInt(copy(s,6,1));
j1:= StrToInt(copy(s,7,1));

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j2:= StrToInt(copy(s,8,1));
n1:= StrToInt(copy(s,9,1));
n2:= StrToInt(copy(s,10,1));
nc:= StrToInt(copy(s,11,1));
sum := 5*a1+4*a2+3*a3+2*a4+7*m1+6*m2+5*j1+4*j2+3*n1+2*n2;
sum := sum mod 11;
if sum = 1 then s:='faux'
else
begin
if sum = 0 then c:= 0
else c:= 11-sum;
if nc=c then s:='correct'
else s:='faux';
end;
[Link]:=s;
end;
end;
procedure [Link](Sender: TObject);
begin
[Link];
end;
end.

7.7.4 Explication du code


La variable s va contenir le numéro de matricule saisi. C’est la valeur saisie.
Pour éviter qu’un utilisateur ne donne qu’une partie d’un numéro de matricule, nous faisons un test
sur la longueur du numéro et nous affichons une erreur si la longueur ne correspond pas.
Le message d’erreur est affiché par la procédure ShowMessage dont la syntaxe est la suivante :
ShowMessage(msg: string);

msg chaîne de caractères à afficher.
Ensuite nous extrayons les différentes valeurs du numéro de matricule. Comme toutes les valeurs
saisies sont des caractères nous devons les transformer en entiers par la fonction StrToInt.
La fonction copy sert à extraire des parties de chaînes de caractères. Sa syntaxe est la suivante :
Copy(s, index, count: Integer): string;
où :
S chaîne de laquelle est extraite la partie ;

Index indice de début de la chaîne à extraire (commence par 1) ;

Count nombre de caractères à extraire.

Les étapes suivantes correspondent à l’algorithme énoncé.


Pour terminer nous éditons le résultat comme texte du champ edtResultat.
La procédure [Link] sert de nouveau à arrêter l’application.

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7.8 Une petite machine à calculer
Dans ce prochain exercice nous nous proposons de mettre en œuvre une petite machine à calculer,
qui effectuera les 4 opérations élémentaires.

7.8.1 Présentation visuelle


Comme toujours il nous faut définir d’abord un formulaire. Voici une possibilité d’une telle
interface entre l’opérateur et la machine.

Nous appellerons, comme toujours Tformulaire l’objet que nous allons définir ci-dessous.
Nom type text caption

edtNum TEdit Saisie des nombres et des opérateurs qui


interviennent dans le calcul

btnButton0 TButton 0

btnButton1 TButton 1

btnButton2 TButton 2

btnButton3 TButton 3

btnButton4 TButton 4

btnButton5 TButton 5

btnButton6 TButton 6

btnButton7 TButton 7

btnButton8 TButton 8

btnButton9 TButton 9

btnButtonclear TButton C

btnButtondiv TButton /

btnButtonequal TButton =

btnButtonminus TButton -

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btnButtonmult TButton *

btnButtonplus TButton +

btnButtonarret TButton Stop

7.8.2 Code
Une possibilité de code pour cette machine à calculer est le suivant :
unit Unit1;

interface

uses
Windows, Messages, SysUtils, Variants, Classes, Graphics,
Controls, Forms,Dialogs, StdCtrls;

type
Tformulaire = class(TForm)
edtNum: TEdit;
btnButton7: TButton;
btnButton1: TButton;
btnButton9: TButton;
btnButton8: TButton;
btnButton6: TButton;
btnButton5: TButton;
btnButton2: TButton;
btnButton4: TButton;
btnButton3: TButton;
btnButton0: TButton;
btnButtonmult: TButton;
btnButtondiv: TButton;
btnButtonclear: TButton;
bnButtonminus: TButton;
btnButtonplus: TButton;
btnButtonequal: TButton;
btnButtonArret: TButton;
procedure FormCreate(Sender: TObject);
procedure btnButton0Click(Sender: TObject);
procedure btnButtonplusClick(Sender: TObject);
procedure bnButtonminusClick(Sender: TObject);
procedure btnButtonmultClick(Sender: TObject);
procedure btnButtondivClick(Sender: TObject);
procedure btnButtonclearClick(Sender: TObject);
procedure btnButtonequalClick(Sender: TObject);
procedure btnButtonArretClick(Sender: TObject);
private
{ Private declarations }
public
{ Public declarations }
flag, n1, n2, op : integer;
n3 : real;

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end;

var
formulaire: Tformulaire;

implementation

{$R *.dfm}

procedure [Link](Sender: TObject);


begin
flag:=1;
end;

procedure Tformulaire.btnButton0Click(Sender: TObject);


var strNum:string;
begin
if Sender=btnButton0 then strNum:='0' else
if Sender=btnButton1 then strNum:='1' else
if Sender=btnButton2 then strNum:='2' else
if Sender=btnButton3 then strNum:='3' else
if Sender=btnButton4 then strNum:='4' else
if Sender=btnButton5 then strNum:='5' else
if Sender=btnButton6 then strNum:='6' else
if Sender=btnButton7 then strNum:='7' else
if Sender=btnButton8 then strNum:='8' else
strNum:='9';

if flag=0 then [Link]:=[Link] + strNum


else
begin
[Link]:=strNum;
flag:=0
end;
end;

procedure [Link](Sender: TObject);


begin
n1:=strtoint([Link]);
flag := 1;
op := 1;
end;

procedure [Link](Sender: TObject);


begin
n1:=strtoint([Link]);
flag := 1;
op := 2;
end;

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procedure [Link](Sender: TObject);
begin
n1:=StrToInt([Link]);
flag := 1;
op := 3;
end;

procedure [Link](Sender: TObject);


begin
n1:=StrToInt([Link]);
flag := 1;
op := 4;
end;

procedure [Link](Sender: TObject);


begin
[Link] := '';
flag := 1;
end;

procedure [Link](Sender: TObject);


begin
n2:=StrToInt([Link]);
case op of
1: n3:=n1+n2;
2: n3:=n1-n2;
3: n3:=n1*n2;
4: n3:=n1/n2;
end;//case
[Link]:=FloatToStr(n3);
flag := 1;
end;

procedure [Link](Sender: TObject);


begin
[Link];
end;
end.

7.8.3 Explication du code


Les méthodes invoquées par les boutons 0...9 de la calculatrice étant similaires, on peut se servir
d’une seule procédure (au lieu de dix !!) pour réagir à l’actionnement des différentes touches
numériques.
Cette procédure commune étant définie uniquement pour l’événement btnButton0Click
« procedure Tformulaire.btnButton0Click(Sender : TObject) », les neuf
autres touches numériques doivent donc produire le même événement. Pour cela, on choisira dans
l’onglet « Events » de l’inspecteur d’objets la bonne procédure btnButton0Click.
Pour discerner la touche numérique qui a déclenché la procédure et ainsi donner la bonne valeur à la
variable strNum, on compare le contenu de la variable Sender avec les noms des différentes
touches numériques (if Sender = btnButton ... then ...).

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Les mêmes variables flag, op, n1, n2 et n3 sont utilisées dans toutes les procédures, et
sont donc déclarées dans l’en-tête du programme (variables globales).
La variable flag est initialisée à 0 lors du lancement du formulaire (événement FormCreate du
formulaire). Si flag = 0, le chiffre correspondant à la touche numérique actionnée est concaténé
à la chaîne de caractères se trouvant déjà dans [Link].
Si par contre flag = 1, le chiffre correspondant à la touche numérique actionnée est copié dans
[Link] tout en écrasant le contenu antérieur.

En cliquant sur un signe d’opération (+ , - , * , /), le contenu de la propriété Text de l’objet


edtNum est copié dans la variable n1 et constitue le premier opérande. La variable op est
initialisée avec le code correspondant à l’opération visée et la valeur 1 est assignée à la variable
flag. Ainsi le chiffre suivant tapé sur les touches numériques de la calculatrice écrase le contenu
de l’affichage (car flag = 1) et constitue le premier chiffre du deuxième opérande. La variable
flag est alors remise à 0 et les chiffres suivants sont concaténés au deuxième opérande.

En tapant sur la touche ( = ), le contenu de la propriété Text de l’objet edtNum est copié dans la
variable n2 et consitue le deuxième opérande. L’opération définie par le code contenu dans la
variable op est alors effectuée à l’aide de la structure alternative à choix multiples (instruction
case ... of ...).
Il reste à remarquer que la calculatrice ne respecte pas la priorité des opérations.

7.9 Calcul matriciel - utilisation du composant StringGrid


Le prochain programme que nous allons établir est un programme qui manipule les opérations sur
les matrices carrées 2x2.
Exercice :
Il est laissé au lecteur la possibilité de changer ce programme pour la manipulation des matrices
carrées à 3 dimensions.

7.9.1 Le composant StringGrid


Dans cet exercice nous utilisons le type prédéfini : matrice ou StringGrid qui se trouve dans la
barre des objets sous Additional. Il possède de nouvelles propriétés dont nous énumérons ici les
plus importantes :
propriété Type explications

ColCount Integer nombre de colonnes

RowCount Integer nombre de lignes

FixedCols Integer nombre de colonnes d’en-têtes

FixedRows Integer nombre de lignes d’entêtes

DefaultColWidth Integer largeur des colonnes (pixels)

DefaultRowHeight Integer hauteur des colonnes (pixels)

Cells ensemble de cellules

goEditing (Options) Boolean indique si l’utilisateur peut introduire des valeurs


dans les cellules

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Nous référençons une cellule par Cells[colonne,ligne].
Attention : nous devons faire attention que le comptage des lignes et des colonnes commence,
comme si souvent, par 0.

7.9.2 Le composant ListBox


Dans cet exemple nous utilisons aussi un nouveau type, la ListBox. Elle sert à afficher plusieurs
lignes de caractères et à donner la possibilité à l’utilisateur de choisir une ligne précise.
Nous trouvons la ListBox dans la barre des composants standards. Trois propriétés sont
importantes à relever :

Propriété type explications

Items string tableau des lignes de la liste

ItemIndex entier indice de la ligne sélectionnée

Sorted booléen lignes triées ou non

7.9.3 Présentation visuelle


Commençons d’abord, comme dans les exercices précédents, par établir un formulaire qui nous sert
à saisir les données et à les afficher. Voici un exemple d’un tel formulaire.

Ce formulaire présente les composants suivants :


name type text caption

lblTitre TLabel Calculs sur les matrices

lblEg1 TLabel =

lblEg2 TLabel =

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lblInv TLabel inv

btnEff TButton effectuez

btnInv TButton inverse

btnArret TButton Stop

name type items

lbOp TListBox +-*

name type colcount/rowcount fixedcols/fixedrows

sgMat1 TStringGrid 2/2 0/0

sgMat2 TStringGrid 2/2 0/0

sgMat3 TStringGrid 2/2 0/0

sgMatInv TStringGrid 2/2 0/0

sgMatRes TStringGrid 2/2 0/0

Les composants de type StringGrid qui servent à introduire des matrices doivent avoir l’option
goEditing avec la valeur True.
Le champ lbOp de type ListBox sert à énumérer les différentes opérations et à donner à
l’utilisateur la possibilité de choisir.
Après l’élaboration de ce formulaire nous pouvons écrire le code nécessaire. Voici un exemple
possible.
unit Unit1 ;
interface
uses
Windows, Messages, SysUtils, Variants, Classes, Graphics,
Controls, Forms, Dialogs, StdCtrls, Grids, Buttons ;

type
Tformulaire = class(TForm)
lblTitre : Tlabel ;
sgMat1 : TstringGrid ;
sgMat2 : TstringGrid ;
sgMatRes : TstringGrid ;
sgMat3 : TstringGrid ;
sgMatInv : TstringGrid ;
lblEg1: Tlabel;
lblEg2: Tlabel;
lblInv: Tlabel;
lbOp: TlistBox;
btnEff: Tbutton;
btnInv: Tbutton;
btnArret: Tbutton;

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procedure btnEffClick(Sender: Tobject);
procedure btnInvClick(Sender: Tobject);
procedure btnArretClick(Sender: Tobject);
private
{ Private declarations }
public
{ Public declarations }
end;//Tformulaire

var
formulaire: Tformulaire;

implementation
{$R *.dfm}
procedure [Link](Sender: TObject);
var a,i,j : integer;
begin
if [Link]=0 then
for i:=0 to 1 do
for j:=0 to 1 do
begin
a:=StrToInt([Link][i,j])+StrToInt([Link][i,j]);
[Link][i,j]:=IntToStr(a);
end;
//j
//i
//fi index=0
if [Link]=1 then
for i:=0 to 1 do
for j:=0 to 1 do
begin
a:= StrToInt([Link][i,j])-StrToInt([Link][i,j]);
[Link][i,j]:=IntToStr(a);
end;
//j
//i
//fi index=1
if [Link]=2 then
for i:=0 to 1 do
for j:=0 to 1 do
begin
a:=StrToInt([Link][0,j])*StrToInt([Link][i,0])
+StrToInt([Link][1,j])*StrToInt([Link][i,1]);
[Link][i,j]:=IntToStr(a);
end;
//j
//i
//fi index=0
end;//btnEffClick

procedure [Link](Sender: TObject);


var a,det:real;
begin
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det:=StrToInt([Link][0,0])*StrToInt([Link][1,1])
-StrToInt([Link][1,0])*StrToInt([Link][0,1]);
a:= 1/det*StrToFloat([Link][1,1]);
[Link][0,0]:=FloatToStr(a);
a:= (-1/det)*StrToInt([Link][1,0]);
[Link][1,0]:=FloatToStr(a);
a:= (-1/det)*StrToInt([Link][0,1]);
[Link][0,1]:=FloatToStr(a);
a:= 1/det*StrToInt([Link][0,0]);
[Link][1,1]:=FloatToStr(a);
end;//btnInvClick

procedure [Link](Sender: TObject);


begin
[Link]
end;//btnArret
end.//Unit1

7.9.4 Explication du code


Comme les opérations +, - et * exigent deux opérateurs, mais que l’opération inverse n’a besoin que
d’un seul, nous avons pu regrouper les trois premiers sous une seule procédure.
La TListBox lbOp nous donne les valeurs suivantes :

ItemIndex opération

0 addition

1 soustraction

2 multiplication

Pour le reste, le contenu des différentes parties des procédures correspond aux règles
mathématiques qui définissent les opérations sur les matrices.

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8 La récursivité
8.1 Exemple
La fonction suivante calcule une puissance de base réelle non nulle et d’exposant naturel :
function puissance(x:real;m:integer):real;
begin
if m=0 then result:=1
else result:=x*puissance(x,m-1)
end;
Cette fonction présente une grande différence par rapport à toutes les fonctions que nous avons
définies précédemment. Dans la définition même on trouve déjà un appel à la fonction puissance. Il
s’agit ici d’un mécanisme très puissant, présent dans tous les langages de programmation
modernes : la récursivité. Le fonctionnement exact de ce mécanisme ainsi que les conditions
d’utilisation seront étudiées en détail dans les paragraphes suivants. Remarquons cependant qu’il
existe un lien étroit entre la récursivité en informatique et la récurrence en mathématique. La
définition de la fonction puissance présentée ici est une transcription quasi directe des formules
 x 0 = 1
 m m −1
, valables pour x non nul5.
 x = x ⋅ x

8.2 Définition : « fonction ou procédure récursive »


On dit qu’une fonction ou une procédure est récursive (de manière directe) si elle s’appelle
elle-même. Une fonction ou une procédure est récursive de manière indirecte si elle appelle
une autre fonction ou procédure qui rappelle la première de façon directe ou indirecte.

La fonction puissance du paragraphe précédent est bien sûr une fonction récursive directe.
Le mécanisme de la récursivité est très puissant, mais il faut une certaine expérience pour pouvoir
l’utiliser dans de bonnes conditions. Dans la suite nous allons élucider principalement les aspects
suivants :
• Sous quelles conditions et pourquoi une fonction récursive donne-t-elle le résultat attendu ?
Comment vérifier qu’une telle fonction est correcte ?
• Comment le système gère-t-il une fonction récursive ? C’est-à-dire comment est-ce que ce
mécanisme fonctionne en pratique ?
• Est-ce qu’une fonction récursive est « meilleure » ou « moins bonne » qu’une fonction
itérative (normale) ?
Il est clair que ces différents aspects ne sont pas indépendants les uns des autres, mais qu’il faut une
vue d’ensemble pour bien les comprendre.

5
La fonction «puissance» donne un résultat incorrect si x et m sont nuls. De plus, il est nécessaire que m soit un
entier positif !

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8.3 Etude détaillée d’un exemple
Dans ce paragraphe nous revenons à la fonction « puissance » de la page précédente et nous allons
commencer par étudier quelques exemples d’exécution.
puissance(7,0) : donne bien sûr comme résultat 1 vu que la condition m=0 est vérifiée.
puissance(7,1) : la condition m=0 n’est pas vérifiée et la fonction calcule donc d’abord
«x*puissance(x,m-1)» c’est-à-dire «7*puissance(7,0)» ce qui donne dans une
deuxième étape «7*1=7».
puissance(7,2) : ici la condition m=0 n’est pas non plus vérifiée et la fonction calcule donc
aussi d’abord «x*puissance(x,m-1)» c’est-à-dire «7*puissance(7,1)» . Suivent
ensuite les deux étapes précédentes. A la fin de la troisième étape le résultat obtenu est
«7*puissance(7,1)=7*[7*puissance(7,0)]=7*7*1=49».
Il est important de remarquer ici que le système refait chaque fois toutes les étapes et « ne se
souvient pas » des appels de fonctions précédents. L’exécution de puissance(7,12) nécessite
13 passages dans la fonction : d’abord 12 appels récursifs et ensuite un dernier passage où m=0.
L’exemple puissance(7,-2) est particulièrement intéressant. La condition m=0 n’est pas
vérifiée et la fonction calcule donc «x*puissance(x,m-1)» c’est-à-dire «7*puissan-
ce(7,-3)». Ensuite elle va évaluer «7*puissance(7,-4)», «7*puissance(7,-5)»,
«7*puissance(7,-6)», etc. Il est clair que cet appel ne va certainement pas donner le résultat
1/49. Mais la situation est plus grave, l’exécution de la fonction ne va pas donner de faux résultat,
mais cette exécution ne va pas se terminer6 vu que la condition m=0 ne sera plus jamais vérifiée.
Pour qu’une fonction ou une procédure récursive s’arrête, il est nécessaire que le code vérifie les
conditions suivantes :
• Pour une ou plusieurs valeurs des données, appelées « cas de base », la fonction calcule
directement (sans appel récursif) le résultat.

• Dans le code de la fonction il doit être assuré que chaque suite d’appels récursifs va
toujours finir par atteindre un cas de base.

Il est clair que le fait que la fonction s’arrête, signifie seulement qu’elle va fournir un résultat, mais
non pas que ce résultat est correct. L’arrêt de la fonction est une condition préalable !
Dans notre exemple, il est donc nécessaire de préciser que la fonction « puissance » ne convient pas
pour les exposants négatifs7.
Dans une démonstration par récurrence en mathématiques la situation est semblable : Pour montrer
qu’une propriété est vraie pour tout entier naturel, on montre d’abord qu’elle est vraie pour le cas de
base n=0 et ensuite on montre que si la formule est vraie pour le naturel n, alors elle reste vraie pour
n+1. La véracité de la propriété pour n=4 est alors ramenée successivement à n=3, n=2, n=1
jusqu’au cas de base n=0, que l’on sait vérifié.

6
Dans cette situation le système risque d’entrer dans un état indéfini provoqué par un débordement de mémoire. Dans
le pire cas il sera nécessaire de redémarrer l’ordinateur (RESET) avec toutes les conséquences que cela peut impliquer.
Dans un cas plus favorable, Delphi détecte le problème et avorte l’exécution de la fonction.
7
Elle ne convient pas non plus pour les exposants non entiers, mais ceux-ci sont de toute façon exclus vu que la
variable exposant m est de type integer.

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8.4 Fonctionnement interne
Dans ce paragraphe on va chercher une réponse à la question comment le système gère l’exécution
d’une procédure récursive. La bonne compréhension de ce mécanisme est importante pour pouvoir
rédiger des programmes efficaces.
Revenons à l’exemple de la fonction factorielle qui calcule la factorielle d’un nombre naturel
donné. Cet exemple, déjà implémenté de façon itérative au chapitre précédent, se prête
particulièrement bien à être programmé de façon récursive vu que la définition mathématique de la
fonction se base sur des formules de récurrence.
0!= 1 0!= 1
 ou bien 
n!= n ⋅ (n − 1)! si n ∈ N 0 n!= n ⋅ (n − 1) ⋅ (n − 2) ⋅ K ⋅ 3 ⋅ 2 ⋅1 si n ∈ N 0

function factorielle(n:integer):integer;
begin
if n=0 then result:=1 else result:=n*factorielle(n-1)
end;

On peut l’intégrer dans le programme Delphi du chapitre précédent. Le reste du code reste
identique.
Lors de l’exécution de factorielle(1) le système exécute la fonction jusqu’à l’appel récursif
« factorielle(n-1) » A ce stade le système mémorise l’état actuel de toutes les variables
locales de la fonction. Lors de l’exécution de « factorielle(n-1) » le système recommence
à exécuter la fonction factorielle avec le paramètre n-1=0. Lors de ce deuxième passage dans la
fonction, les variables locales sont réinitialisées, leurs anciennes valeurs ne sont pas accessibles à ce
moment mais elles sont sauvegardées pour une réutilisation ultérieure. Maintenant on a donc n=0 et
le système termine ce passage dans la fonction avec result:=1. Ensuite le système revient dans
le premier passage de la fonction à l’endroit factorielle(n-1). Les variables locales
récupèrent leur ancienne valeur et l’expression n*factorielle(n-1) est évaluée avec n=1 et
factorielle(n-1)=1. La variable result prend la valeur 1 et l’exécution quitte
définitivement la fonction.
Pour des appels de fonction avec des arguments plus grands, par exemple factorielle(15) le
système doit donc conserver autant de copies de toutes les variables locales qu’il y a d’appels
récursifs avant d’atteindre le cas de base. Cela peut nécessiter une quantité appréciable de mémoire
et de temps d’exécution pour la gestion qui en découle.

8.5 Exactitude d’un algorithme récursif


Il est souvent «facile » de montrer qu’une fonction récursive donne le bon résultat. Normalement le
raisonnement par récurrence s’impose. Pour la fonction factorielle, par exemple :
Base : n=0, le résultat est effectivement 1.
Hypothèse de récurrence : supposons que la fonction factorielle donne le bon résultat
jusqu’au rang n-1 pour n>0, c’est-à-dire que factorielle(n-1)=(n-1)!.
Pont : montrons que la fonction donne encore le bon résultat au rang n, donc que
factorielle(n)=n!. En effet, la fonction donne le résultat n*factorielle(n-1) qui est

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égal à n*(n-1)! par l’hypothèse de récurrence et qui est encore égal à n! par la définition
mathématique de la factorielle.
Cette démonstration ne prend pas en compte des problèmes de dépassement de mémoire, inhérents
au système Delphi, si n est « trop grand ».

8.6 Comparaison : fonction récursive – fonction itérative8


L’exemple suivant est particulièrement impressionnant.
u 0 = 1 et u1 = 1
La célèbre suite de Fibonacci qui est définie par  , s’implémente
u n = u n −1 + u n − 2 , n ∈ N − { 0 ; 1 }
directement par la fonction récursive suivante :
function fibo(n:integer): int64;
begin
if n<=1 then result:=1
else result:=fibo(n-1)+fibo(n-2)
end;
Le type du résultat est int64, une variante de integer qui permet de représenter des nombres
entiers plus grands. La condition n<=1 prend en charge les deux cas de base n=0 et n=1.
La fonction suivante, dont l’algorithme est basé sur une simple boucle n’est pas vraiment difficile à
comprendre non plus. Si n est différent de 0 et de 1, alors tous les termes de la suite jusqu’au n-
ième sont calculés de proche en proche (comme on le ferait si on n’avait pas d’ordinateur à
disposition).
function fibo_it(n:integer): int64;
var t0,t1: int64;
begin
if n<=1 then result:=1
else
begin
t0:=1;
t1:=1;
while n>1 do
begin
result:=t0+t1;
t0:=t1;
t1:=result;
n:=n-1
end
end
end;

Pour se faire une idée de la situation, il est conseillé de tester les 2 fonctions. En prenant
successivement les arguments 5, 10, 20, 30, 40, 50…, on va finir par constater la même chose
indépendamment de l’ordinateur utilisé. Même sur un ordinateur rapide la fonction récursive va
finir par devenir terriblement lente alors que la fonction itérative va rester rapide (résultat immédiat)
même sur un ordinateur très faible ! Pourquoi ?

8
Iteratif: algortihme basé sur une boucle.

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Que fait la fonction itérative ? Si n>1, cette fonction effectue exactement n-1 additions sur des
nombres du type int64, et un nombre approximativement proportionnel à n d’affectations, de
soustractions et de comparaisons. Le temps d’exécution de ces opérations est négligeable par
rapport à la croissance fulgurante des résultats : c’est-à-dire la fonction sera limitée par la capacité
de représentation du type int64 avant qu’on remarque un quelconque ralentissement dans
l’exécution !
Que fait la fonction récursive ? Etudions les exécutions de la fonction pour les arguments 2 à 5.
Pour fibo(2) [résultat : 2], la condition n’est pas vérifiée et la fonction calcule donc l’expression
fibo(1)+fibo(0). Les deux appels récursifs donnent directement le résultat 1 et l’exécution se
termine donc « assez rapidement » après seulement 3 passages (chaque fois 1 appel avec les
arguments 0, 1 et 2) dans la fonction.
Pour fibo(3) [résultat : 3], la fonction calcule d’abord fibo(2)+fibo(1). Le premier appel
nécessite trois passages (voir alinéa précédent) dans la fonction et le deuxième appel donne
directement 1. Cela fait donc un total de 5 appels.
Pour fibo(4) [résultat : 5], la fonction calcule fibo(3)+fibo(2). Le nombre d’appels se
calcule par 5 (pour fibo(3)) + 3 (pour fibo(2)) + 1 (pour fibo(4)) = 9.
Sans entrer dans tous les détails : Pour fibo(10) [résultat : 89], il faut 177 appels, pour
fibo(20) [résultat : 10946], il faut 21891 appels et pour fibo(30) [résultat : 1346269], il faut
2692537 appels.
Il est clair que le nombre d’appels de fonctions doit être supérieur ou égal au résultat. En effet, les
deux seuls cas de bases donnent le résultat 1 et l’appel récursif consiste à ajouter deux résultats
intermédiaires. Le résultat final est donc atteint en ajoutant tant de fois le nombre 1. A côté du
nombre impressionnant de calculs que la fonction effectue, il ne faut pas oublier la quantité
d’espace mémoire nécessaire pour sauvegarder toutes les valeurs intermédiaires de la variable n.

8.7 Récursif ou itératif ?


Contrairement à ce que l’exemple précédent pourrait suggérer, un algorithme récursif n’est pas
automatiquement « moins bon » qu’un algorithme itératif. Si on tient compte de l’évaluation interne
d’une fonction récursive, on peut parfois trouver une variante efficace de la fonction récursive.
Voici par exemple une formulation récursive « efficace » de la fonction fibo. L’astuce consiste à
utiliser une fonction auxiliaire récursive avec deux arguments supplémentaires, nécessaires pour
passer les deux termes précédents à l’appel suivant. On remarquera que dans le code de cette
fonction il n’y a qu’un seul appel récursif, de façon à ce que le nombre d’appels pour calculer le n-
ième terme de la suite de Fibonacci ne dépasse pas n.
function fibo(n:integer):int64;
function fib_aux(n:integer;i,j: int64): int64;
begin
if n<=1 then result:=i
else result:=fib_aux(n-1,i+j,i)
end;
begin
result:=fib_aux(n,1,1)
end;

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Un certain nombre de problèmes admettent une solution récursive « très élégante » (algorithme
simple à rédiger et à comprendre, mais pas nécessairement efficace). Nous verrons des exemples de
ce genre dans le chapitre sur les recherches et les tris9.
Pour certains de ces problèmes, une formulation à l’aide de boucles est très compliquée. Mais une
telle formulation existe toujours. Dans le pire des cas, il est nécessaire de « simuler » l’algorithme
récursif en stockant toutes les valeurs intermédiaires des variables dans un tableau. C’est de cette
façon-là que le programme Delphi lui-même évalue les fonctions récursives ; en effet le langage
machine, seul langage compris par le processeur, est un langage relativement faible qui ne connaît
pas le mécanisme de la récursivité.

8.8 Exercices
Exercice 8-1
a) Ecrivez un programme qui calcule la fonction d’Ackermann à deux variables naturelles définie
par les égalités :
 Ack (0 , m ) = m + 1

 Ack (k , 0 ) = Ack (k − 1,1) si k ≥ 1
 Ack (k , m ) = Ack (k − 1, Ack (k , m − 1)) si k , m ≥ 1

b) Essayez cette fonction pour quelques arguments. Par exemple ack(3,5)=253,
ack(4,0)=13, ack(4,1)=65533,
Exercice 8-2
Complétez la fonction puissance pour qu’elle calcule aussi correctement des puissances à exposant
entier négatif.
Exercice 8-3
Ecrivez une version récursive de la fonction puissance rapide.
a 0 = 1
Aide : utilisez les formules a 2 n = a 2 n ( )

 2 n +1
a = a 2n ⋅ a

Expliquez pour quelles valeurs de a et de n, l’exécution va s’arrêter et donner un résultat correct.
Exercice 8-4
Ecrivez une version récursive de la fonction pgcd.
Exercice 8-5
Ecrivez un programme récursif qui transforme un nombre binaire en notation décimale.
Exercice 8-6
Ecrivez un programme récursif qui transforme un nombre décimal en notation binaire.

9
Voir par exemple « recherche dichotomique » et « quicksort ».

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9 Comptage et fréquence
9.1 Algorithme de comptage
On veut réaliser une fonction qui compte le nombre d’occurrences d’une chaîne de caractères dans
une liste donnée.
Pour réaliser cet algorithme on parcourt la liste élément après élément et on le compare avec la
chaîne trouvée. Si les deux chaînes sont identiques, on augmente un compteur.
function compter(liste:TListbox;chaine:string):integer;
var
i,r:integer;
begin
r:=0;
for i:=0 to [Link]-1 do
if [Link][I] = chaine then r:=r+1;
result:=r;
end;
Exercice 9-1
Réalisez une fonction qui permet de compter le nombre d’occurrences d’une lettre dans une chaîne
de caractères donnée.
9.2 Fréquence d’une lettre dans une liste
Soit une liste dont les éléments sont des lettres. On veut savoir combien de fois chaque lettre est
représentée dans la liste. Ce type d’algorithme est un élément très important des algorithmes de
compression, comme par exemple celui de Huffman.
La solution proposée utilise de manière un peu inhabituelle les tableaux, mais de ce fait-là devient
très élégante. On utilise comme indice du tableau des lettres.
Le résultat de l’analyse de la liste se trouve dans une deuxième liste passée comme paramètre et a le
format suivant : lettre : nb. d’occurrences.
procedure frequence(liste:TListbox; var resultat:TListbox);
var
i:integer;
c:char;
tableau:array['A'..'Z'] of integer;
element:string;
begin
for c:='A' to 'Z' do tableau[c]:=0;
for i:=0 to [Link]-1 do
begin
element:=[Link][i];
tableau[element[1]]:=tableau[element[1]]+1;
end;
[Link];
for c:='A' to 'Z' do
[Link](c+' : '+inttostr(tableau[c]));
end;

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Exercice 9-2
Réalisez un sous-programme qui permet de compter le nombre d’occurrences des différentes lettres
dans une chaîne de caractères donnée. Le résultat du sous-programme est un tableau.

10 Recherche et tri
10.1 Introduction
Les algorithmes de recherche et de tri ont une très grande importance en informatique. C’est surtout
dans le contexte des bases de données que ces algorithmes sont utilisés. Nous allons traiter en
premier lieu les algorithmes de tri car pour fonctionner certains algorithmes de recherche présument
des données triées.
Bien que l’illustration des différents algorithmes se base sur un petit nombre de données, il ne faut
pas oublier que ces algorithmes sont en général appliqués sur un nombre très grand de données
( plus que 10000, comme par exemple dans un annuaire téléphonique ).

10.2 Sous-programmes utiles


Nous allons définir deux sous-programmes qui vont nous permettre de faciliter la programmation et
le test des algorithmes de tri et de recherche.

10.2.1 Echange du contenu de deux variables entières


procedure echange (var liste:TListbox; posa,posb:integer);
var
temp: string;
begin
temp:=[Link][posa];
[Link][posa]:=[Link][posb];
[Link][posb]:=temp;
end;
Cette procédure échange le contenu de deux éléments d’une liste.

10.2.2 Remplissage d’une liste


procedure remplissage(var liste: TListbox; n: integer);
const
a=ord('A');
var
i,j:integer;
s : string ;
begin
[Link];
for i:= 1 to n do
begin
s:='';
for j:=0 to random(5)+1 do
s:=s+chr(random(26)+a);
[Link](s);
end;
end;
Cette procédure remplit une liste avec n mots (comportant de 2 à 6 lettres) pris au hasard.
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10.3 Les algorithmes de tri
Le but d’un algorithme de tri est d'arranger des données selon un critère imposé. Ce critère
représente une relation entre les données comme par exemple le tri d’une liste de mots selon l’ordre
lexicographique ou le tri d’une liste de nombre en ordre croissant.

10.3.1 Tri par sélection


[Link] Idée
On cherche dans la liste le plus petit élément et on l’échange avec le premier élément de la liste.
Ensuite on recommence l’algorithme en ne prenant plus en considération les éléments déjà triés et
ceci jusqu’à ce qu’on arrive à la fin de la liste.

[Link] Solution récursive


procedure tri_selection_r(var liste:TListbox; debut:integer);
var
j,min:integer;
begin
min:=debut;
for j:=debut+1 to [Link]-1 do
if [Link][j]<[Link][min] then min:=j;
echange(liste,debut,min);
if debut < [Link]-2 then
tri_selection_r(liste,debut+1);
end;

[Link] Solution itérative


procedure tri_selection_i(var liste:TListbox);
var
i,j,min:integer;
begin
for i:=0 to [Link]-2 do
begin
min:=i;
for j:=i+1 to [Link]-1 do
if [Link][j]<[Link][min] then min:=j;
echange(liste,i,min);
end;
end;

[Link] Exercice
Exécutez pas à pas les deux algorithmes en utilisant la liste suivante :
E ;X ;E ;M ;P ;L ;E.

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10.3.2 Tri par insertion
[Link] Idée
On considère un élément après l’autre dans la liste et on cherche sa position dans la liste déjà triée.
Ensuite on l’insère à la juste position. De ce fait les éléments suivants de la liste doivent être
déplacés.

[Link] Solution récursive


procedure tri_insertion_r(var liste: TListbox;gauche,droite: integer);
var j:integer;
candidat:string;
begin
if gauche<droite then
begin
tri_insertion_r(liste,gauche,droite-1);
candidat:=[Link][droite];
j:=droite;
while (j>0) and ([Link][j-1] > candidat) do
begin
[Link][j]:=[Link][j-1];
j:=j-1;
end;
if j<droite then
[Link][j]:=candidat;
end;
end;

[Link] Solution itérative


procedure tri_insertion_i(var liste:TListbox);
var i,j:integer;
candidat:string;
begin
for i:= 1 to [Link]-1 do
begin
candidat:=[Link][i];
j:=i;
while (j>0) and ([Link][j-1] > candidat) do
begin
[Link][j]:=[Link][j-1];
j:=j-1;
end;
if j<droite then
[Link][j]:=candidat;
end;
end;

[Link] Exercice
Exécutez pas à pas les deux algorithmes en utilisant la liste suivante :
C;A;R;T;O;O;N.

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10.3.3 Tri rapide
[Link] Introduction
Le tri rapide (ang. : Quicksort) est l’algorithme de tri le plus utilisé. Il est réputé pour sa vitesse de
tri qui pour des listes de grande taille est souvent bien supérieure à celle d’autres algorithmes de tri.
Nous allons développer le tri rapide en plusieurs étapes.

[Link] Idée
L’algorithme de tri va diviser la liste en deux parties. Ces parties qui ne sont pas forcément de taille
égale, sont alors triées séparément par le même algorithme. L’important dans cet algorithme est la
stratégie comment la liste est divisée en deux sous-listes.

[Link] Développement d’une solution récursive


L’idée de base nous conduit à un algorithme récursif très simple :
procedure tri_rapide_r(var liste:TListbox;g,d:integer);
var i:integer;
begin
if d>g then
begin
i:=division(liste,g,d);
tri_rapide_r(liste,g,i-1);
tri_rapide_r(liste,i+1,d);
end;
end;
Les paramètres g et d limitent la partie de la liste qui doit être triée. Le premier appel de la
procédure de tri a comme paramètres l’indice du premier et l’indice du dernier élément de la liste.

[Link] Division de la liste


Pour que cette procédure récursive fonctionne correctement il faut que la fonction division
remplisse trois conditions :
1. L’élément avec l’indice i (indice qui est retourné comme résultat) se trouve à l’endroit définitif.
2. Tous les éléments à gauche de l’élément avec l’indice i sont plus petits ou égaux à celui-ci.
3. Tous les éléments à droite de l’élément avec l’indice i sont plus grands ou égaux à celui-ci.
Ces trois conditions nous amènent à une situation très agréable :
La première nous dit que l’élément avec l’indice i n’a plus besoin d’être déplacé.
La deuxième implique qu’aucun élément de la sous-liste gauche ne sera déplacé au-delà de
l’élément avec l’indice i.
La troisième implique qu’aucun élément de la sous-liste droite ne sera déplacé avant l’élément avec
l’indice i.
En plus on peut affirmer que les deux sous-listes obtenues de cette manière-ci peuvent être triées
par la suite d’une manière indépendante.

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La fonction division se présente de la manière suivante :
function division(var liste: TListbox;g,d:integer):integer;
var i,j : integer;
candidat :string;
begin
candidat:=[Link][d];
j:=d-1; i:=g;
while i<=j do
begin
if [Link][i]< candidat then i:=i+1
else if [Link][j]> candidat then j:=j-1
else begin echange(liste,i,j); i:=i+1 ; j:=j-1; end;
end;
echange(liste,i,d);
result:=i;
end;
Pour commencer, on choisit l’élément qui se trouve à la fin de liste comme candidat. On va
déterminer la position définitive du candidat dans la liste et s’arranger que tous les éléments de la
liste qui se trouvent avant sont plus petits et tous ceux qui se trouvent après sont plus grands que le
candidat.
La boucle parcourt la liste en commençant par le début (if) jusqu’au premier élément supérieur au
candidat, ensuite (else if) elle parcourt la liste en commençant par la fin jusqu’au premier
élément inférieur au candidat. Ces 2 éléments sont alors (else) échangés et on recommence.
A la fin de la boucle le candidat est mis à sa place définitive et l’indice de cette place est rendu
comme résultat de la fonction. On vérifie facilement qu’au cas où le candidat se trouvait à sa bonne
place (lorsqu’il est le plus grand élément de la liste), alors i=d et le dernier échange n’a aucun effet.

10.3.4 Tri par fusion


Cet algorithme ne figure pas au programme.

[Link] Idée
Si l’on dispose de deux listes triées, on peut assez facilement les fusionner10 (mettre ensemble) afin
d’obtenir une seule liste triée. Un tri par fusion utilisant cette approche peut être implémenté de
façon récursive et de façon itérative. Les deux versions utilisent la même procédure fusion.

[Link] Fusion de deux liste triées


L’algorithme de fusion utilise un tableau auxiliaire de chaînes de caractères, de même taille que la
liste à trier. Ce tableau peut être déclaré globalement ; cela évite de redéclarer le tableau à chaque
appel de la procédure.
Les deux sous-listes à fusionner se trouvent de façon consécutive dans la liste. Les paramètres g et
m sont les indices de début et de fin de la première sous-liste, alors que la seconde sous-liste
commence à l’indice m+1 et se termine en d. Les deux sous-listes sont d’abord copiées dans le
tableau auxiliaire : la 1re de façon croissante et la 2e de façon décroissante de sorte que les éléments
les plus grands se trouvent au milieu. Ensuite la procédure commence à comparer les plus petits

10
La fusion est en quelque sorte une généralisation de l’insertion où l’on fusionne aussi deux listes triées, dont l’une
n’est composée que d’un seul élément.

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éléments des deux-sous-listes (le plus à gauche et le plus à droite) et replace le plus petit des deux
dans la liste principale et ainsi de suite.
procedure fusion(var liste: TListbox; g,m,d: integer);
var i,j,k : integer;
tt : array[1..1000] of string; {mieux: déclarer tt globalement}
begin
for i:=g to m do tt[i]:=[Link][i];
for j:=m+1 to d do tt[d+m+1-j]:=[Link][j];
i:=g; j:=d;
for k:=g to d do
if tt[i]<tt[j]
then begin [Link][k]:=tt[i]; i:=i+1 end
else begin [Link][k]:=tt[j]; j:=j-1 end;
end;
[Link] Solution récursive
Il suffit de diviser la liste en deux, de trier séparément les deux parties et de fusionner les deux
parties triées.
procedure tri_fusion_re(var liste: TListbox;g,d:integer);
var m:integer;
begin
if g<d then
begin
m:=(g+d) div 2;
tri_fusion_re(liste,g,m);
tri_fusion_re(liste,m+1,d);
fusion(liste,g,m,d);
end;
end;
[Link] Solution itérative
La version itérative commence par considérer des sous-listes de longueur 1 qui sont ensuite
fusionnées 2 à 2. Ensuite la liste n’est composée que de sous-listes de longueur 2 déjà triées. Celles-
ci sont encore fusionnées 2 à 2 et ainsi de suite. D’étape en étape la longueur des sous-listes triées
double (variable step). Toute la liste est triée lorsqu’il n’existe plus qu’une seule grande sous-
liste.
procedure tri_fusion_it(var liste: TListbox);
var i,m,step:integer;
begin
m:=[Link];
step:=1;
i:=0;
while step<m do
begin
while (i+2*step-1)<m do
begin
fusion(liste,i,i+step-1,i+2*step-1) ;
i:=i+2*step;
end;
if (i+step)<=m then fusion(liste,i,i+step-1,m-1);
{s'il reste une liste et une partie d'une 2e liste}

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step:=step*2;
i:=0 ;
end;
end;

10.4 Les algorithmes de recherche


Les algorithmes de recherche ont pour but de déterminer l’indice d’un élément d’une liste qui
répond à un certain critère. Si l’on ne trouve pas l’élément, on retourne par convention –1.
L’élément recherché encore appelé clé, peut figurer plusieurs fois dans la liste. On suppose que la
liste n’est pas vide.

10.4.1 Recherche séquentielle


[Link] Idée
Il s’agit de l’algorithme de recherche le plus simple qui puisse exister : on commence à examiner la
liste dès le début jusqu’à ce qu’on ait trouvé la clé. L’algorithme donne l’indice de la première
occurrence de la clé. La liste ne doit pas être triée.

[Link] Solution itérative


function recherche_seq_i(liste:TListbox;cle:string):integer;
var
index:integer;
begin
index:=0;
while (index <= [Link]-1) and ([Link][index]<>cle) do
index:=index+1;
if index <= [Link]-1 then result:=index
else result:=-1;
end;

10.4.2 Recherche dichotomique


[Link] Idée
La recherche dichotomique est très rapide et utilise une méthode bien connue : Si par exemple, vous
devez chercher une localité dans l’annuaire téléphonique, vous ne commencez pas à la première
page pour ensuite consulter une page après l’autre, mais vous ouvrez l’annuaire au milieu pour
ensuite regarder si la localité se situe dans la première partie ou dans la deuxième partie de
l’annuaire. Ensuite vous recommencez l’opération, c à d vous divisez de nouveau la partie
contenant la localité recherchée en deux et ainsi de suite jusqu’à ce que vous ayez trouvé la localité.
L’algorithme de la recherche dichotomique utilise le même procédé :
On divise la liste en deux parties. On regarde si la clé correspond à l’élément au milieu de la liste. Si
c’est le cas on a terminé, sinon on détermine la partie qui contient la clé et on recommence la
recherche dans la partie contenant la clé. La liste ne doit pas forcément contenir la clé, mais elle
doit être triée.

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[Link] Solution récursive
function dicho_r(liste:TListbox;cle:string;g,d:integer):integer;
var
milieu:integer;
begin
if g>d then result:=-1
else
begin
milieu:=(g+d) div 2;
if [Link][milieu] = cle then result:=milieu
else if cle<[Link][milieu] then
result:= dicho_r(liste,cle,g,milieu-1)
else
result:= dicho_r(liste,cle,milieu+1,d);
end;
end;

[Link] Solution itérative

function dicho_i(liste:TListbox;cle:string):integer;
var
milieu,g,d:integer;
begin
g:=0;
d:=[Link]-1;
milieu:=(g+d) div 2;
while (cle<>[Link][milieu]) and (g<=d) do
begin
milieu:=(g+d) div 2;
if cle<[Link][milieu] then d:=milieu-1
else g:=milieu+1;
end;
if cle=[Link][milieu] then result:=milieu
else result:=-1;
end;

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