Polycopie - Protection Des Rx.
Polycopie - Protection Des Rx.
I. INTRODUCTION
Le critère principal de bon fonctionnement des différents réseaux, est la continuité
de fourniture.
Le programme de protection des réseaux s’attache donc à diminuer le nombre
des perturbations, à limiter leur durée, et à accélérer au maximum la reprise du service
normal.
Les protections électriques ont pour rôle de détecter un défaut d'isolement et de
commander 1’élimination des tronçons de réseau sur lequel le défaut est apparu.
II. DEFAUTS SUR LES RESEAUX
Les défauts qui affectent les réseaux sont :
- Les courts-circuits;
- Les surtensions;
- Les surcharges;
- Les oscillations;
- Les déséquilibres.
1. LES COURTS-CIRCUITS:
Selon la nature du réseau électrique, on cite les origines des défauts de court-circuit
comme suit:
- Pour les lignes aériennes, sont en particulier les perturbations atmosphériques
(foudre, tempêtes,…etc.) qui peuvent enclencher un défaut de court-circuit.
Aussi les défauts d’isolement et les agressions mécaniques peuvent conduire à un
CC.
- Pour les câbles souterrains, sont les agressions extérieures, engins
mécaniques de terrassement par exemple, qui entraînent des défauts de CC.
- Le matériel du réseau et des postes peuvent être aussi le siège d’un défaut de
court- circuit. Ce matériel comporte des isolants placés entre pièces sous
tensions et masses. Alors, les isolants subissent des dégradations conduisant à
des défauts.
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1.2 CARACTÉRISTIQUES
2
2. LES SURTENSIONS
Les oscillations de la tension et du courant sont dues aux variations plus ou moins
rapides de la charge qui agit directement sur la vitesse de rotation (fréquence) des
machines de production de l’énergie électrique. Elles sont liées directement à la
mécanique des machines électriques, c’est la raison pour laquelle on les appelle
phénomènes transitoires électromécaniques.
5. LES DÉSÉQUILIBRES
Les déséquilibres sont généralement dus à la mauvaise répartition des charges sur
les trois phases. Ils apparaissent surtout dans les réseaux de distribution, ils
donnent naissance à la composante inverse du courant, cette composante provoque :
- Des chutes de tension supplémentaires.
- Des pertes de puissance.
- Des échauffements.
6. NATURE D’UN DÉFAUT
- Défaut fugitif
Ce défaut nécessite une coupure très brève du réseau d'alimentation de l'ordre de
quelques dixièmes de seconde.
- Défaut permanent
Ce défaut provoque un déclenchement définitif de l’élément de protection. Il
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nécessite l'intervention du personnel d'exploitation.
- Défaut auto- extincteur
C'est le défaut qui disparait spontanément en des temps très courts sans qu’il
provoque le fonctionnement de la protection.
- Défauts semi- permanent
Ce défaut exige une ou plusieurs coupures relativement longues de l'ordre de
quelques dizaines de secondes. Il ne nécessite plus l'intervention du personnel
d'exploitation.
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III. ÉLIMINATION DES DEFAUTS
Pour remplir leur rôle, les protections doivent :
— détecter la présence d’un défaut ;
— identifier l’ouvrage atteint ;
— commander les organes de coupure, dont l’ouverture conduira à l’isolement de
cet ouvrage (et seulement celui-là) par rapport au reste du réseau.
1. DETECTION DES DEFAUTS
Le fait que les grandeurs sortent brusquement de ces domaines est caractéristique de la présence
d’une anomalie et est utilisé comme critère de détection.
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IV. QUALITES PRINCIPALES D’UN SYSTEME DE PROTECTION
1. RAPIDITE
Les défauts sont des incidents qu’il faut l e s éliminer le plus vite possible. Le
temps d’élimination comprend deux composantes principales :
_ Le temps de fonctionnement des protections (quelques dizaines de millisecondes).
_ Le temps d’ouverture des disjoncteurs.
2. SELECTIVITE
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• en présence de surcharges et de déséquilibres entrant dans les marges de
fonctionnement des réseaux,
• en présence d’oscillations résultant du régime transitoire des alternateurs,
• sous l’influence d’une anomalie des circuits de mesure.
Les définitions et les termes proposés ici sont, dans la pratique, largement utilisés
au plan international;
_ Une protection a un fonctionnement correct lorsqu’elle émet une réponse à un
défaut sur le réseau en tout point conforme à ce qui est attendu.
_ À l’inverse, le fonctionnement incorrect comporte deux aspects:
— le défaut de fonctionnement ou non-fonctionnement lorsqu’une protection
qui aurait dû fonctionner n’a pas fonctionné;
— le fonctionnement intempestif qui est un fonctionnement non justifié, soit en
l’absence de défaut, soit en présence d’un défaut pour laquelle la protection n’aurait
pas dû fonctionner.
_ En se référant à ces définitions, la fiabilité d’une protection, qui est la probabilité
de ne pas avoir de fonctionnement incorrect, est la combinaison de :
— la sûreté, qui est la probabilité de ne pas avoir de défaut de fonctionnement;
— et de la sécurité, qui est la probabilité de ne pas avoir de fonctionnement
intempestif.
Ces notions sont schématisées sur la figure.
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V. REDUCTEURS DE MESURE
Les systèmes de protections sont alimentés par des transformateurs de mesure qui
doivent transmettre une information (un signal électrique) avec une précision
garantie et assurer l’isolement entre le circuit primaire et le circuit secondaire
(circuit de mesure). Cette isolation doit supporter la tension et la surtension du
réseau ainsi que les courants de défauts.
Les transformateurs de mesure (réducteurs de mesure) sont principalement des
transformateurs de tension (TT) et des transformateurs de courant (TC). Ils sont
destinés à ramener les tensions et les courants sur les circuits principaux à des
valeurs plus faibles et faciles à :
Mesurer
Utiliser pour alimenter les dispositifs de comptage
Utiliser pour alimenter les dispositifs de protections électriques
1. TRANSFORMATEURS DE TENSION
Ils ont le même principe que les transformateurs de puissance, mais les tensions
primaires et les tensions secondaires sont en phase.
Ils permettent de mesurer une tension du domaine de la H.T avec une bonne
précision et sans intervention sur l’installation haute tension. L’isolation galvanique
réalisée par le transformateur isole et sécurise l’utilisateur et le matériel car, la
tension recueillie aux bornes du secondaire appartient au domaine B.T : 100 à
110V en général.
Les raccordements peuvent se faire entre phases ou entre phase et neutre (neutre à
la terre). Ils sont caractérisés par :
V1 n
Le rapport de transformation = 1
V2 n2
La classe de précision
La puissance d’échauffement
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2. TRANSFORMATEURS DE COURANT
C’est un transformateur élévateur de faible puissance dont le rapport de
transformation est inversement proportionnel au rapport du nombre de spires du
I2 n
primaire et du secondaire. = 1
I1 n2
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Note importante : Le sens de branchement du TC ou TI est important car une
inversion provoque une erreur de déphasage qui introduit une erreur de mesurage
et par conséquent du comptage de l’énergie.
On ne doit en aucun cas « ouvrir » le circuit secondaire d’un TC sous peine de voir
apparaître entre ses bornes une tension qui peut atteindre plusieurs kV : cette
manœuvre entraîne la destruction du TC et peut blesser gravement l’utilisateur.
3. PROBLEMES DE SECURITE LIES AUX TRANSFORMATEURS DE MESURE
3.1 Transformateurs de courant.
En fonctionnement normal, le flux créé par le courant primaire est presque
intégralement compensé par le flux créé par le courant secondaire. Mais si le
secondaire est ouvert, la tension au secondaire est proportionnelle à la dérivée du
flux primaire et peut atteindre des valeurs très importantes; plusieurs milliers de
volts pour les réducteurs classe PS ou ME 21 qui se saturent rapidement, et plusieurs
dizaines de milliers de volts pour les réducteurs type MA 102 ou MA 103, qui ne se
saturent pas. C'est pourquoi:
Toute intervention sur un circuit courant se fait en court-circuitant au préalable le
circuit secondaire par un organe de sécurité appelé court circuiteur d'intensité.
3.2 Transformateurs de tension
Quand des personnes, travaillant sur les équipements basses tension d'un départ,
injectent au secondaire d'un de ces appareils une tension alternative de quelques
dizaines de volts, une tension de plusieurs dizaines de milliers de volts apparaît au
primaire. Si d'autres personnes travaillent sur des conducteurs raccordés à ce
primaire, elles peuvent être électrocutées.
Il est impératif, avant de travailler sur le primaire d'un réducteur de tension, de
séparer son circuit secondaire des équipements basse tension qu'il alimente par un
organe de sécurité.
Un réducteur de tension possède un seul circuit secondaire, qui est ensuite scindé
en plusieurs parties, trois généralement, pour alimenter les différents équipements
utilisateurs. Schématiquement, la répartition est la suivante:
Automates et capteurs
Protection principale
Protection de secours
Chaque circuit est protégé individuellement, soit par des fusibles, soit par un
disjoncteur. Le choix de la protection peut imposer le type de protection.
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4. CARACTERISATION DES TC
Les TC sont caractérisés dans la pratique par les grandeurs suivantes :
Tension du TC
C’est la tension de service à laquelle le primaire du TC est soumis.
Rappelons que le primaire est au potentiel de la HT et que le secondaire (qui ne doit
jamais être ouvert) a très généralement une de ses bornes à la terre.
Comme pour tout matériel, on définit également une tension maximale de tenue
pendant 1 mn à fréquence industrielle et une tension maximale de tenue à l’onde de
choc.
Ex. : pour une tension nominale de 24 kV, le TC doit supporter 50 kV durant 1 mn à
50 Hz et 125 kV à l’onde de choc.
Le rapport nominal de transformation
Il est donné généralement sous la forme : I1 /I2.
I2 est très généralement 5 A ou 1 A
Courant de courte durée admissible
Exprimé en kA efficace, le courant (I) maximum admissible pendant 1 seconde (Le
secondaire étant en court-circuit). Il représente la tenue thermique du TC aux
surintensités. Le TC doit supporter le courant de court-circuit pendant le temps
nécessaire à son élimination.
Si le temps d'élimination t est différent de 1 s, le courant que le TC peut supporter est
I/Vt. La tenue électrodynamique exprimée en kA crête est au moins égale à 2,5 x I.
Précision
Elle est définie par l'erreur composée pour le courant limite de précision.
Ex : 5P10 signifie 5 % d'erreur pour 10In et 10P15 signifie 10 % d'erreur pour 15In.
5P et 10P sont les classes de précision normalisées,
5 In, 10 In, 15 In, 20 In sont les courants limites de précision normalisés.
Le facteur limite de précision
Est le rapport entre le courant limite de précision et le courant nominal.
Puissance de précision
Puissance secondaire au courant nominal pour laquelle la précision est garantie.
Exprimée en VA, elle représente la consommation totale du circuit secondaire, c’est-
à-dire la puissance consommée par tous les appareils connectés ainsi que les fils
de liaisons.
Si un TC est chargé à une puissance inférieure à sa puissance de précision, sa
précision réelle est supérieure à la précision nominale, réciproquement un TC trop
chargé perd en précision.
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VI. RELAIS
1. DEFINITION
Le relais est un dispositif à action mécanique ou électrique provoquant le
fonctionnement des systèmes qui isolent une certaine zone du réseau en défaut ou
actionnant un signal en cas de défaut ou de conditions anormales de marche
(alarme, signalisation,…..).
Définition 2
Les relais de protection sont des appareils qui reçoivent une ou plusieurs informations
(signaux) à caractère analogique (courant, tension, puissance, fréquence, température, …etc.)
et les transmettent en un ordre binaire (fermeture ou ouverture d’un circuit de commande),
lorsque ces informations reçues atteignent les valeurs supérieures ou inférieures à certaines
limites qui sont fixées à l’avance.
Relais
Semi-conducteur Microprocesseur
Attraction
Induction
Cylindre
Disque
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3.1 Relais électromagnétique
Un relais électromagnétique comporte une armature ou un équipage mobile sur
lequel agissent les bobines ou des aimants ou des conducteurs. Ils dépendent de la
conception du circuit magnétique.
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VII. FONCTIONS DE PROTECTION
1. CARACTERISTIQUES GENERALES
2. FONCTIONNEMENT
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Fig. 2 : temps caractéristiques d’une fonction de protection
4. REGLAGES
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- temporisation à temps dépendant (IDMT: Inverse Definite Minimum Time)
L’exemple de la figure 2 appliqué à un relais de courant, fait apparaître que le
temps de déclenchement de la protection est d’autant plus court que le courant est
élevé, au-delà du seuil de courant Is.
5. FONCTIONS ASSOCIEES
Les fonctions de protection sont complétées par des fonctions de :
• commandes complémentaires,
• surveillance de bon fonctionnement,
• exploitation,
• signalisation,
• mesure,
• diagnostic,
• communication, pour permettre une meilleure maîtrise du système
électrique. Toutes ces fonctions peuvent être assurées par une seule et même
unité numérique de protection.
Commande des appareils de coupure
Cette fonction assure la commande des différents types de bobines d’enclenchement
et de déclenchement des appareils de coupure.
Surveillance du circuit de déclenchement
Cette fonction signale la défaillance du circuit de déclenchement de l’appareil de
coupure.
Commandes logiques
Cette fonction permet la mise en œuvre du principe de sélectivité logique, par
émission et/ou réception d’ordres “d’attente logique” entre différentes protections.
Fonctions logiques
Ces fonctions font des traitements d’équations logiques pour générer des
informations ou des commandes complémentaires utiles à l’application.
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Fonctions d’exploitation
Ces fonctions améliorent le confort d’exploitation de l’utilisateur.
• Régleurs en charge transformateurs,
• Régulation varmétrique,
• Localisateur de défaut,
• Commande des gradins de condensateurs,
• Durée de fonctionnement avant déclenchement sur surcharge thermique.
Fonctions de mesure
Ces fonctions donnent les informations utiles à une bonne connaissance du
fonctionnement du réseau électrique et de son exploitation.
• Courant phase,
• Courant de déclenchement,
• Courant résiduel,
• Courants différentiels et traversant,
• THD courant (taux global de distorsion harmonique),
• Tensions simple et composée,
• tensions directe, inverse et résiduelle,
• Fréquence,
• Puissances active, réactive et apparente,
• Facteur de puissance (cosinus ϕ),
• Energies active et réactive,
• Température,
• Temps de démarrage moteur,
Fonctions de diagnostic appareillage
• Compteurs de manœuvres de l’appareil de coupure en fermeture et en
ouverture sur défaut,
• Temps de manœuvre,
• Temps de réarmement,
• Surveillance de capteurs (TT, TC) ; cette fonction permet le contrôle de la
chaîne de mesure des transformateurs de tension ou de courant pour action
sur les fonctions de protection affectées,
Fonctions de communication
Ces fonctions permettent les échanges utiles de données disponibles entre les
différents éléments du réseau
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Les principales fonctions de protection sont indiquées dans le tableau ci-dessous,
en précisant leur code selon la norme ANSI C37.2 ainsi qu’une brève définition ; le
classement est fait selon l’ordre numérique.
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VIII. SELECTIVITE
Différents moyens peuvent être mis en œuvre pour assurer une bonne sélectivité
dans la protection d’un réseau électrique :
1. SELECTIVITE CHRONOMETRIQUE
PRINCIPE
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Ces temporisations sont d’autant plus longues que le relais est plus proche de la
source.
MODE DE FONCTIONNEMENT
Ainsi, sur le schéma (fig. 1), le défaut représenté est vu par toutes les protections
(en A, B, C, et D). La protection temporisée D ferme ses contacts plus rapidement
que celle installée en C, elle-même plus rapide que celle installée en B…
Après l’ouverture du disjoncteur D et la disparition du courant de défaut, les
protections A, B, C qui ne sont plus sollicitées, reviennent à leur position de veille.
La différence des temps de fonctionnement ΔT entre deux protections successives
est l’intervalle de sélectivité. Il doit tenir compte (fig. 2) :
AVANTAGES
Par contre, lorsque le nombre de relais en cascade est grand, du fait que la
protection située le plus en amont a la temporisation la plus longue, on aboutit à
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un temps d’élimination de défaut prohibitif et incompatible avec la tenue des
matériels au courant de court-circuit, ou avec les impératifs extérieurs
d’exploitation, (raccordement au réseau électrique d’un distributeur par exemple).
APPLICATION
Si les seuils sont réglés au courant assigné In, la protection de surcharge est
assurée en même temps que la protection de court-circuit et la cohérence des seuils
est assurée.
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I nA > I nB > I nC
I sA = I nA, l sB = I nB, et I sC = I nC
Les réglages de temporisation sont déterminés pour obtenir l’intervalle de sélectivité
ΔT pour le courant maximum vu par la protection aval ; on utilise pour cela la
même famille de courbes, afin d’éviter leur croisement dans une partie du domaine.
2. SELECTIVITE AMPEREMETRIQUE
PRINCIPE
Il est basé sur le fait que dans un réseau, le courant de défaut est d’autant plus
faible que le défaut est plus éloigné de la source.
MODE DE FONCTIONNEMENT
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AVANTAGES
Ainsi réglée, chaque protection ne fonctionne que pour les défauts situés
immédiatement en aval de sa position, à l’intérieur de la zone surveillée ; elle est
insensible aux défauts apparaissant au-delà.
Pour des tronçons de lignes séparés par un transformateur, ce système est
avantageusement utilisé car simple, de coût réduit et rapide (déclenchement sans
retard).
Un exemple est donné (fig.1) :
I ccBmax < I sA < I ccAmin
I sA = intensité de réglage
I ccB image au primaire, du courant de court-circuit maximum au secondaire.
Les temporisations TA et TB sont indépendantes, et TA peut être plus courte que
TB.
INCONVENIENTS
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3. SELECTIVITE LOGIQUE
PRINCIPE
MODE DE FONCTIONNEMENT
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• seule la protection en B provoque le déclenchement après TB, si toutefois elle
n’a pas reçu d’ordre d’attente,
• la durée de l’ordre d’attente pour la protection en A est limitée à TB + T3,
avec T3 Š au temps d’ouverture et de coupure d’arc du disjoncteur B
(typiquement 200 ms),
• ainsi en cas de non déclenchement du disjoncteur B défaillant, la protection
A donne l’ordre de déclenchement en TB + T3,
• à l’apparition d’un défaut entre A et B, la protection A déclenche après TA.
AVANTAGES
APPLICATION
Ce principe est souvent utilisé pour protéger des réseaux MT comportant des
antennes avec de nombreux étages de sélectivité.
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4. SELECTIVITE PAR PROTECTION DIRECTIONNELLE
PRINCIPE
Dans un réseau bouclé, où un défaut est alimenté par les deux extrémités, il faut
utiliser une protection sensible au sens d’écoulement du courant de défaut pour
pouvoir le localiser et l’éliminer de façon sélective : c’est le rôle des protections
directionnelles à maximum de courant.
MODE DE FONCTIONNEMENT
Les actions de la protection seront différentes selon le sens du courant (fig. 1 et 2),
c’est-à-dire suivant le déphasage du courant par rapport à une référence donnée
par le vecteur de tension ; le relais doit donc disposer à la fois des informations de
courant et de tension.
Les conditions de fonctionnement, à savoir le positionnement des zones de
déclenchement et de non déclenchement sont à adapter au réseau à protéger (fig.3).
Exemple d’utilisation de protections directionnelles (fig. 4) :
D1 et D2 sont équipés de protections directionnelles activées si le courant s’écoule
du jeu de barres vers le câble.
En cas de défaut au point 1, seule la protection de D1 voit le défaut. La protection
sur D2 ne le voit pas, en raison de son sens de détection. Le disjoncteur D1 s’ouvre.
En cas de défaut au point 2, ces protections ne voient rien, et les disjoncteurs D1 et
D2 restent fermés.
D’autres protections sont à prévoir pour protéger le jeu de barres.
AVANTAGE
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APPLICATION
Ce principe est utilisé pour protéger des arrivées en parallèle, des réseaux en boucle
fermée, ou certains cas de protection contre les défauts à la terre.
PRINCIPE
Ces protections comparent les courants aux deux extrémités du tronçon de réseau
surveillé (fig. 1).
MODE DE FONCTIONNEMENT
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courants IA-IB est déterminée dans la protection, et la stabilité de la
protection est obtenue par une retenue relative à la valeur du courant
traversant (fig. 4 et 5).
AVANTAGES
• Protection sensible à des valeurs de courants de défaut inférieures au
courant nominal de l’élément protégé.
• Protection de zone qui peut déclencher instantanément.
INCONVENIENTS
• Le coût de l’installation est important.
• La mise en œuvre du dispositif est délicate.
• Il faut prévoir une fonction de secours à maximum de courant.
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CHAPITRE VI
PROTECTION DES ELEMENTS
DU RESEAU ELECTRIQUE
On choisit :
IsA ≥ IsD et TA ≥ TD +ΔT
ΔT : intervalle de sélectivité
Figure VI.1 protection sur défaut entre
phases
Les départs, l’arrivée, ainsi que la connexion de mise à la terre du neutre, sont
chacun équipés d’une protection à maximum de courant terre (51G).
H
51G
5
51G
D3 D2 D1
3
Courant ccapacitif
Courant résistif
59N