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Séminaire Henri Cartan: Drien Ouady

L'article présente le théorème d'arrondissement des arêtes dans le contexte des variétés à bord anguleux, définissant les arêtes et les variétés obtenues par leur arrondissement. Il démontre que deux variétés résultant de l'arrondissement d'une arête compacte sont difféomorphes et explore des exemples concrets de variétés arrondies. De plus, il traite de la commutation avec le recollement dans les variétés, établissant des résultats sur les difféomorphismes associés.

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L'article présente le théorème d'arrondissement des arêtes dans le contexte des variétés à bord anguleux, définissant les arêtes et les variétés obtenues par leur arrondissement. Il démontre que deux variétés résultant de l'arrondissement d'une arête compacte sont difféomorphes et explore des exemples concrets de variétés arrondies. De plus, il traite de la commutation avec le recollement dans les variétés, établissant des résultats sur les difféomorphismes associés.

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Séminaire Henri Cartan

A DRIEN D OUADY
Arrondissement des arêtes
Séminaire Henri Cartan, tome 14 (1961-1962), exp. no 3, p. 1-25
<[Link]

© Séminaire Henri Cartan


(Secrétariat mathématique, Paris), 1961-1962, tous droits réservés.
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Séminaire .Henri CARTAN 3-01
(Topologie différentielle)
14e année, 1961/62, n° 3 13 novembre 1961

ARRONDISSEMENT DES ARÊTES

par Adrien DOUADY

I Arrondissement des arêtes

1. Théorème d’arrondissement des arêtes.


~ ,

DEFINITION 1. - Soit V une variété à bord anguleux. On appelle arête de V

toute sous-variété sans bord relatif X de V, de codimension 2 et de


dice 2 (cf. Exposé 1, I, n° 7 et 8)0
Soit 0 un difféomorphisme croissant de (0 , w) sur (0 , 03C0) , tel que

6(2014. ~. a) = ~ - 6(a) ~ On notera ~ l’ homéomorphisme du quart de disque

sur le derdisque

qui au point de coordonnées polaires (p , a) associe le point de coordonnées


polaires (03C1 , 6(a)) . C’est un difféomorphisme en dehors de 0 .

(2 ~ 2)-tube, i~ e. pour tout fibre B ~ de fibre B ~ et de groupe


Pour tout
structural Z~ opérait par symétrie (x . y) -> (y ~ x) ; sur une variété à bord
anguleux X , on notera encore 03B8 l’homéomorphisme de B sur le (2 , 1 )-tube
associé B’ ~ de fibre B ~ ou. ~ opère par symétrie (x , y) - (- x , y) ,
obtenu en transportant 0 sur chaque fibre.

DÉFINITION 2. - Soient V une variété à bord anguleux, X une arête de V,


0 une fonction satisfaisant aux conditions ci-dessus. On appellera variété obte-
nue à partir de V en arrondissant X à l’aide de la fonction 6 et du voisi-
nage tubulaire (N ~ ~ ~ ~) de X dans V est un plongement dans V
d’un (2 ~ 2)-tube B sur X) la variété ’7’ obtenue à partir de la somme dis-
jointe (V - X) u où B’ est le (2 ~ l)-tube associé à B , en identifiant
x à ’~(~" (x)) pour tout x ~ N - X ~
Remarques.
topologique sous-jacent à ~T’ s’identifie à celui
(l) L’espace de Vf et

l’application identique V .~ V’ est un difféomorphisme en dehors de X .

(2) X devient une sous-variété aans bord relatif de V’ ~ de codimension 2

et de coïndice 2~ et l’ application canonique 1’ : B’ -~ V’ définit un voisi-

nage tubulaire de X dans V’ .

(3) ô (V) est obtenu à partir de par recollement suivant l’involu-


tion du revêtement à deux feuillets de X induit par d~ a~ V ~ a2 V (Exposé 1,
I, 6~ p. 3).
(4) Pour toute variété Wi VI x W est obtenue à partir de V x W en arron-

dissant l’ arête X x W .

, ,
THEOREME 1. - Soient V une variété à bord anguleux, X une ar~te compacte
de V .

Deux variétés VI et obtenues à partir de V arrondissant X sont


a.
V2 en

difféomorphes.
b. Si G est un fermé de V, tel que G n X = il existe difféomorphisme
un

de Vz sur
~rz qui coïncide, sur G u X , avec l’ application identique de V o

Démons trat ion. - VI et


V~ sont obtenues à des fonctions
81 et
6~
et à des voisinages tubulaires ~IV~ ~ et
~, z 9 respectivementa
On va étudier séparément les cas
8~ ~ 6~ et ~N ~ ~ ~ ~ ) ~ (N~ ~ ~ ~ ~) o

Le cas général s’ en déduira en changeant d’ abord le voisinage tubulaire, puis la


fonction 6 ..

Changement de voisinage tubulaire, 03B81 = 03B82 . - Pour i = 1 , 2 , 03C8i est un


a.

plongement de Bi dans V . D’ après le théorème 2 de l’exposé 2 (p. 4)i il existe


un isomorphisme de fibres f p et un difféomorphisme y de V sur
elle-même tels que le diagramme .

soit commutatif.
donne naissance à des fibres
L’ isomorphisme f un isomorphisme B*
associés de fibre B~~ et le diagramme

est commutatif.

Les difféomorphismes y et f’ , qui forment un comniutatif avec les


’6’ o
~~ se recollent en un difféomorphisme y’ de sur iT’ ~ qui répond à
la question. La partie (b) découle de la partie (b) du théorème 2 de l’exposé 2.

~. Changement de 6 . *- Soit application ~°° de (4 f 1) dans (0 , 1) ,


11 une

telle que r} = 1 au voisinage de 0 et 0 au voisinage de 1 .


et considérons l’application g du demi-disque B2,1o dans
lui-même qui au point de coordonnées polaires (03C1 , a) fait
correspondre le point de coordonnées polaires
(p , r)0 + (1 -.r{)
de 0
~2~ ~~ ~
g coïncide avec l’identité
au voisinage et avec
9~ o au voisinage du demi-
cercle 1 ; c’est un difféomorphisme du demi-disque sur lui-même. Soit g le
p =
difféomorphisme de B’ sur lui-même obtenu en transportant g sur çhaque fibre.
L’homéomorphisme y de N= 03C8(B) sur lui-même tel que le diagramme

soit commutatif, coïncide avec l’identité le bord relatif de N dans


sur
V:
et se prolonge donc par I V .» N noté y ~ de
sur en un
homéomorphisme, encore
V sur elle.»m~me~ qui induit un automorphisme 0°° sur V .. X . Les automorphis-
mes y de V .. X de B’ se recollent en un difféomorphisme y’ de
qui répond à la question. Pour la
sur partie (b), remarquons qu’on
peut prendre 11 à support dans (0 ~ E~ ~ e arbitraire. Ceci achevé la démons-
tration du théorème 1.

Remarque. - Dans le cas ~a ) : =


0 i ~ l’homéomorphisme y : V ~, V

identique à y’’ est un difféomorphisne. Il n’en n’est pas de même dans le

2. Exem les.
PROPOSITION 1.

a. Une variété V~ obtenue à partir de la demi-boule

en arrondissait l’ arête Sn-2 , est difféomorphe à la boule Dn .


b. On peut trouver un difféomorphisme c~ ; ~ü .~ D qui coïncide avec l’ identité
sur Sn-1+ et avec la projection stéréographique sur Dn-1 .

Démonstration. - Repérons un point z ~ Dn par

-
l’angle a de la sphère â contenant S~’’~~ et passant par z déterminé

par

- les coordonnées polaires (p ~ u) ~ p~(O~l)~ u e S~** ~ du point x

ou le cercle r orthogonal aux Z passant par z rencontre D~* .


L’application (p : Dn ~ D qui, au point repéré par (03B1 , 03C1 , u) associe le
point repéré par (03B8(03B1)+ , 03C1 , u) est un difféomorphisme sauf sur Sn-2. L’ap-
plication 03C8 : Sn-2 B2,1o qui,
x à (u , y) , eu u e Sn-2, y e a pour
coordonnées polaires (r ~ a) ~ associe le point z ~ repéré par
(03B1 , 03C1 = 1 - r 2 , u) , définit un voisinage tubulaire de Sn-2 dans Dn , et
induit un voisinage tubulaire de S~" dans Le diagramme :
est commutatif~ donc (p est undifféomorphisme de la variété V ~ obtenue en ar-

rondissant dans Dn à l’aide de 03C8, sur Dn .

PROPOSITION 2. - Une variété obtenue à partir du produit Dp x Dq en arrondis-


sant l’arête x est difféomorphe à

Démonstration. ~- Considérons dans = R~ x R~ la surface E d’équation


ces sin 03B1(~x~2 + 2) 0 ."
Par tout point z ~ passe une surface E et une seule,
a ~
(~ ~ + ~) ~ sauf si z e x et z ~ (x D~ x D~ si et seulement

si a e
(- ~ + ~) . Si e vérifie e(a) = a
+~ pour a voisin de
~ ce

qu’on peut toujours supposer grâce au théorème 1, considérons l’application 03C6


de D" D" sur qui, à point de la surface
x un z
E , fait corres-

pondre le point z’ qui se trouve sur la même trajectoire orthogonale aux E


a
que z ~ et sur la surface E~ avec a’ = e(a +
5’) - ~ . L’ application p est
un difféomorphisme de la variété obtenue en arrondissant x dans
DP x D~ sur D~(/2) .
Cette proposition pourra aussi se déduire du théorème 6.
PROPOSITION 3. » Soit ~ l’ensemble des classes, à un difféomorphisme près, de
variétés compactes à bord lisse. deux variétés Vi et L’opération qui, à
Vz ~
fait correspondre une variété V obtenue à partir de Vi x V2 en arrondissant
l’arête âV~ x aV2 , munit m d’une loi de composition. Cette proposition est
une conséquence immédiate du théorème 1. Cette loi est évidemment commutative

Le lecteur pourra montrer, à titre d’ exercice, qu’ elle est associative (cf. exer-

cice 3 à la fin de l’exposé).

Commutation avec le recollemento

, ,
THEOREME 2. - Soient V une variété à bord anguleux, F une face de V, f
un difféomorphisme involutif sans point fixe de F sur Soient
W = (V/f ~ ~r)
variété recollant V suivant
une f~ et X : V -~ W l’applica-
tion canonique. Si X est une ar~te compacte de contenue dans F et
telle que f(X n F) = X n F , alors Y = x(X) est une ar~te de W . Soit alors
W’ une variété obtenue à partir de W en arrondissant Y.

a. Il existe une variété V’ obtenue à partir de V en arrondissant X telle


que, si F’ désigne la face de V’ identique à F ~ f soit encore un difféo-
morphisme de F~ sur elle.~m~me. Toute variété recollant V’ suivant
f : F’ , est difféomorphe à W’ .

b. Si G est un fermé de W ne rencontrant pas ’Y’ ~ on peut trouver un difféo-


morphisme y : qui coïncide, sur GuY, avec l’application identique
de V/f .
Démonstration. - La structure de variété 03C3 de W est de la forme
(notations de la démonstration du théorème 3 de l’exposé 2, page 9), où
~: définit un voisinage tubulaire de F dans V . On en déduit
un voisinage tubulaire de F/f dans W. Soit
un voisinage tubulaire de Y dans tel qu’il existe un voisinage tubulaire
de Y n F/f dans adapté simultanément à et
Ce voisinage tubulaire se relève en un voisinage tubulaire ~,’ ~ ~’) de X
dans V , tel qu’il existe un voisinage tubulaire de X n F dans V adapté simul-
tanément à (N ~ ~, ~ ~~ et (l~’ ~ Il’ , ~’ ~ . On vérifie que la variété
W’ 0 obte-
à partir de ~~ à l’aide de
nue en arrondissant Y
( N~ ~ ~,~ ~ ~~ ~ peut égale-
ment obtenue en recollant V’ suivant f voisinage tubulaire de F’
par un

dans V’ déduit de (N , ~~ ~ V désignant la variété obtenue à partir de


V en arrondissant X à l’aide de ( ï~t f ~,’ ! ~ t~~ ) ~ et F’ la face de V’ cor-

respondant à F .
D’après le théorème 1 ~ toute variété W’ ~ obtenue à partir de W en arrondis-
difféomorphe à qui démontre le théorème 2, la
sant Y ~ est W’ ~ ce

se déduisant de la partie (b) du théorème 1.

II. Introduction d’arêtes et recollement suivant une semi-face

1. Introduction

DEFINITION 3. - Soient variété à bord anguleux, X une sous-variété de


V une

V sans bord relatif’, de codimension 2 et de et 8 une fonction


satisfaisant aux conditions du n° ~ . On appellera variété obtenue à partir de V ~
en introduisant une arête en X à l’aide de la fonction e et du voisinage tubu-
laire (N , , 03C8) , où 03C8 : B ~ V est un plongement, la variété V’ , obtenue
à partir de la somme disjointe de V - X et du (2, 2)-tube B’ associé à D ~
en identifiant x à 8 ~1 ( ’il -1 ~ ) ~ x pour tout x X .

Analogues aux théorèmes 1 et 2, on a les théorèmes suivants :

THEOREME 1 ! . ~. Soient V une variété à bord anguleux, X une sous-variété de


V sans bord compacte, de codimension 2 et de coïndice 1.

a. Deux variétés VI et obtenues à partir de V en introduisant une ar~te


en X sont difféomorphes.
b. Si G est un fermé de V tel que G n X~~~ il existe un difféomorphisme
y’ de
VI et
V’2 qui coïncide avec l’identité de V sur G u X .

THÉORÈME 2’. - Soient V une variété à bord anguleux, F une face de V, f


un difféomorphisme involutif sans point fixe de F sur Soient
W = ~V~f ~ o~) une variété recollant V suivant ff et x : v .~ W l’application
canonique.
Si X est une sous-variété sans bord relatif de V ~ compacte, de codimension
2 et de Y = est une sous-variété de W vérifiant encore

ces propriétés. Soit alors W’ une variété obtenue à partir de W en introdui-


sant une ar~te en Y.

a. Il existe une variété V’ obtenue à partir de V en introduisant une arête


en X ~ telle que, si F’ désigne la face de V’ identique à F~ f soit encore

difféomorphisme de F’ elle-m~me. Toute variété recollant v’ suivant


un sur
W~
f : F’ .~ FI est difféomorphe à W’ ; .
b. Si G est un fermé de W’ ne rencontrant pas Y ~ on peut trouver un
difféomorphisme y : W qui coïncide, sur G u Y ~ avec l’ application
identique de V/f .
L’idée que les opérations d’arrondissement d’une arête et d’introduction d’un
angle sont des opérations inverses l’une de l’autre est exprimée par le théorème
suivant

THÉORÈME 3. - L’arrondissement des arêtes et l’introduction d’angles définis-


sent des bijections inverses de des classes à difféomor-
11 ensemble @ .2.
n, 2, .
un

phisme près de paires {V ~ V est une variété de dimension n ~ compacte,


à bord anguleux, et X une arête de V f sur l’ensemble n;2,1 des classes à
un difféomorphisme près de paires (V ~ X) , on V est une variété de dimension
n ~ compacte, à bord anguleux, et X une sous-variété de V sans bord relatif,
de codimension 2 et de coïndice 1 ..

Démonstration. - Le théorème 1 montre que l’arrondissement des angles définit


application le théorème 1’ montre que l’ introductiAn
une a :
n;2,2 ~ n;2,1
d’angles définit 6 : n;2,1 ~ n;2,2 .
Si V’, partir de V en arrondissant l’arête X à l’aide de la
est obtenue à
fonction 8 et du voisinage tubulaire (~3 ~ ~ i ~) de X dans V , on récolte
(Remarque 3) un voisinage tubulaire { 1~= ~ ~’ ) de X dans V’ ~ et la
variété V" obtenue à partir de V’ en introduisant un angle en X à l’aide de
la même fonction 0 et du voisinage tubulaire (N’ , ~,’ ~ ~’ ) s’identifie à
V . Ceci montre que p o a == I On montre de même de a o p = l .o

2. Recollement suivant une semi-face.

Définition. - Soit V une variété à bord anguleux. On appellera semi-face de


V toute sous-variété F de codimension 1 et de coindice ~- $ dont le
bord relatif X = F n b2{V) est une face de F a X est alors une sous-

variété de V de codimension 2. et de coïndice ~. ~ et F devient une face de toute


variété V~ obtenue à partir de V en introduisant un angle en X.

Définition. - Soient V une variété à bords anguleux, F une semi-face de V,


f un difféomorphisme de F sur elle-même, sans point fixe et tel que f . f = I .
Soit V’ une variété obtenue à partir de V en arrondissant le bord relatif
X de Ff alors F est une face de V’ et toute variété W == obte-
nue en recollant V’ suivant f : F -~ F sera, par ellipse, dite obtenue en recol-
lant V suivant f : F ~ F .
THEOREME 4. - Soient V F f : F -~ F satisfaisant aux conditions de la
définition ci-dessus.

Deux variétés et obtenues recollant V suivant f sont dif-


a.
Wl W2 en

féomorphes.
b. Si G est un fermé de V tel que G n F~~~ on peut trouver un difféo-
morphisme y : qui coïncide avec l’identité sur x(G u F) .
1 . - Soient et deux variétés obtenues à partir de V intro-
Vl V~ en

duisant un angle en X, bord relatif d’une semi-face F de V. Alors, pour tout


fermé G tel que G n X ~ ~ ~ on peut trouver un difféomorphisme y 0 de VI
sur induisant l’identité sur F u G .

D’après le théorème 1’, VI et V2 sont difféomorphes,


Démonstration du lemme. -
et on peut trouver un difféomorphisme y’ de V’ sur V’ induisant l’identité
sur G u X . Mais la construction de y’ montre que y’ (F) = F et que le dif-

féomorphisme y : F -~ F induit par y’ est ((G n F) u X)-isotope à l’ identité.


Soit donc r : une isotopie~ telle que
r~Y~
et un voisinage tubulaire de F dans VI . Soit enfin 11 une

fonction ~~ définie sur (0 i ~ ~ à valeurs dans (0 ~ 1) , égale à 0 au voi-

sinage de 0 et à 1 au voisinage de 1 . Définissons

par

et

h est un difféomorphisme de V sur elle-même, coïncidant avec l’identité sur

et avec sur F. Quitte à agrandir G~ on peut toujours supposer G .


Alors
répond à la question.

Remarque. - Si X est le bord relatif commun à deux semi-faces F. et


F~ ~
y coïncide avec y’ sur
~o * En appliquant le lemme deux fois, on trouvera
difféomorphisme induisant l’identité F. et
un y sur sur
F2 .
Démonstration du théorème. - W1 et
W2 sont obtenues en recollant des varié-
tés V’ respectivement, Vî et V’ étant obtenues à partir de V en
et
VA
introduisant un angle en X ~ bord relatif de la semi-face F Diaprés le lemme
1 on peut trouver un difféomorphisme
y : ~ -~~ induisant l’identité sur F ~
ainsi que sur G. On identifie V’1 à
V’ par 03B3o , et le théorème 3 de l’exposé
2 dit que
W. et M~ sont difféomorphes. La partie (b) se déduit de la partie
(c) du théorème invoqué*

3. Un théorème d’associativité.
THÉORÈME 5. - Soient V2 , V trois variétés à bord anguleux de dimension
n , et pour tout couple d’indices soit Fij une semi-face
compacte de et un difféomorphisme de F.. On suppose que,
f.. sur
’ l.J
;

pour toute permutation de (1~2~ 3) :


et ont bord relatif
a
Fik sorte que
F,, u est une face de V. ;
b. f_ . c f.. = identité de F.. ;
***J J*" 2014j
Les
c.
difféomorphismes . e o
fjk et de
X, sur
X. ce

qui permet d~ identifier X~ ~’X~ en un même espace X.

Alors :

On peut recoller Vj à suivant fjk de obtenir variété


a.
Vk une

telle et °
se recollent en un difféomorphisme fi de Fi sur
la face de

b Soit, pour chaque i~ W. une variété obtenue en recollent à


suivant Les variétés et difféomorphes.
fi. W~ W~ sont De plus leur
classe à un difféomorphisme près ne dépend pas du choix fait pour Vjk .
Démonstration.

a* Soient
V et
V deux variétés partir de
V. et
V
en introduisant des angles en
X. j et et Soit
~. : i X x [- 1 , + 1] -~F. i
un voisinage tubulaire de Xi dans Fi , considérons les voisinages tubulai-
03C8ji et 03C8ki de Xj Fji et dans
res dans
Xk Fki respectivement, trans-
portés des voisinages induits par 03C8i3- dans F.. et
F., par les difféomorphis-
3-J 3-K
f.. et On peut prolonger voisinages tubulaires des voisinages
mes
Jl f..
K3- ~
ces en

tubulaires, que
03C8ji
nous et noterons 03C8ki , de Fjk dans
Vj et Fkj dans

V respectivement* En effet si par exemple 03C8’ est un voisinage tubulaire quel-


conque de V.J ~ il induit un voisinage tubulaire ~’ de X.1) dans
F..
t)~
dans
Fji . Les voisinages tubulaires 03C82 et 03C8ji ont des jets homotopes, donc,
J3. J~-
d’après le théorème de Cerf, il existe un difféomorphisme y de sur elle-

même tel
Vj
J~-
y 03C8’ . Alors 03C8ji
=
J~-
y o 03C8’ répond à la question. La
o =

~_

variété
2014
V,.
~
recollant V’ à
~ V~ à l’aide des voisinages tubulaires ~..~ et
~
.

/ B ~ ~

~., satisfait à la condition (a)w D’ailleurs toute variété satisfaisant à cette


condition peut être obtenue de cette façon.
b. Montrons d’ abord que si et sont obtenues de la façon décrite dans
W. W’i
l’énoncé, elles sont difféomorphes. Soient Vjk et V’jk deux variétés obtenues
recollant V et V suivant f... D’après le théorème V et V
en
3,
sont difféomorphes, mais un raisonnement analogue à la démonstration du lemme 1
montrerait peut trouver un induisant
sur En identifiant
y : Vjk ~ V’jk
suivant et sont
obtenues à partir des mêmes variétés par
.

V
recollement suivant le même
y ~ W. W*
difféomorphisme
Elles sont donc difféomorphes d’après le théorème 3 de
fi . l’exposé 2o

Montrons maintenant que W. exempl e. Grâce théorèmes d’invariances


=
W? par aux

démontrés, on peut supposer W1 et


W2 construites de façon particulière. Pour
i = 1 ou 2~ soient un voisinage tubulaire de dans V’ la
~. X. V. ~
variété obtenue à partir de
V. en introduisant un angle en à de
X. l’aide
~. et d’une fonction 9 telle que 6(a) = a pour a voisin de 0 ; soit enfin
le
~ voisinage tubulaire de X. dans déduit de la construction de celle-ci.

Soit ~ un voisinage tubulaire de


F. dans
V. adapté et pour
j=1~2~3et j~i~ soit
~’ . un voisinage tubulaire de F.. dans V ~
adapté à 03C8’i , coïncidant
avec 03C8i au voisinage de (Fij - Xi) x {0} : ceci est
possible grâce à l’hypothèse faite sur 9 c Soit une variété obtenue à partir
de introduisant
V~ en un angle en
X.. ~ et soit
~’ un voisinage tubulaire de
dans tel que, pour i 1, 2, le
voisinage tubulaire de X~ dans
X3 =

F3i induit par 03C8’3 corresponde au voisinage tubulaire de Xi dans Fi3 induit
par 03C8’i . Ceci est possible grâce au lemme suivant.

LEMME 2. - Soient V une variété à bord anguleux, Fl et


F2 deux faces de
.

V telles que
F~ n F 2 X = soit une artte de v . Etant donnés deux voisinages
tubulaires ~1 ~ ~2 de X dans Fl r F~ respectivement, il existe un voisi-
nage tubulaire ~ de X dans V qui induise g

Démonstration du lemme. - Soit ~* un voisinage tubulaire quelconque de X


dans V . 03C81 et le voisinage tubulaire de X dans F1 induit par 03C8* ayant
des jets homotopes, on peut, d’après le théorème de Cerf, trouver un difféomor-
p hisme Yi de V sur elle-m~me tel que le voisinage tubulaire ~1 *
de X dans V induise voisinage tubulaire de X dans Soit
~1 comme
Fl .
~? le voisinage tubulaire de X dans F2 induit Il existe un dif-
féomorphisme Yp de F2 sur elle-m~me tel que ~=Yo~~o~~ Yo peut
être pris X-isotope à l’ identité. Au moyen d’une X-isotopie de l’ iden.»
03B32 à
tité et d’un voisinage de dans V ~ on construit un difféomorphisme r de
F2
V coïncidant l’ identité et
sur avec sur avec
y F .
Alors v

répond à la question.

Fin de la démonstration du théorème. - Pour i== 1 , 2 , soit 03C83,i un voisinage

tubulaire de
F~. dans
V’ adapté à Pour (i ~ j) permutations de
(1 , 2) , Vj,3 la variété obtenue
soit recollant
V’j à
V’3 en suivant
fj3
à l’aide des voisinages tubulaires et et soit la variété
obtenue recollant à
03C8’j,3
suivant
03C8’3,j
à
; des Wi
2014. ~
en
Vi Vj,3 ~~" fi voisinages tubulaires
et dernier étant obtenu réunissant
~~ ~~ o ~ ce en
et ~.
$ Les
~~.
tubulaires ~ ~ ~~ et réunissent en un voisinage tubulaire
nages
~~ se

~. de X dans
W. ~
L’application identique W1 ~
W2 est un difféomorphisme sur le complémentaire
de X~ et on a un diagramme commutatif :
où 0398 fait correspondre au point de coordonnées polaires (03C1 , a) le point
de coordonnées polaires (p ~ avec

Soit ~ une fonction définie sur (4 r à valeurs dans (0 , 1) , égale


à 0 au voisinage de 0 et à 1 au voisinage de 1 , et soit H le difféomor~.
phisme de D sur qui associe au point de coordonnées polaires (p ~ a)
le point de coordonnés polaires (p , (1 - + r~ ~p~ Ô~a~? .
H coïncide avec ~J au voisinage du bord S~ de D2, et on définit un dif-
féomorphisme r de Wl sur
W2 par r = I sur le complémentaire de

et
ce qui achève la démonstration du théorème 5.

III. Destruction mutuelle d’ anses

1. Introduction d’angle à la petite cuillère.


THÉORÈME 6. - Soient V une variété à bord anguleux, F une semi-face de V,
de bord relatif X ~ ~ un plongement de F x (0 , 1) dans V tel ~(x ~ 0) = x .
Soit 11 une fonction définie sur F~ à valeurs dans
(0 ~ ~.) ~ telle que

~ (0)==X~ 0 en tout point de X. Alors

a. V’ = V - {03C8(x , t)}x~F, est difféomorphe à une variété V. obte-


t~(x)
nue à partir de V en introduisant une arête en X ;
b. Si G est fermé
un de V ne rencontrant pas l’image on peut trou-
ver un difféomorphisme

coïncidant avec l’identité de V sur G u X et tel que

Démonstration. ~ X x (û s ~ ~ ~ F un voisinage tubulaire de X


dans F. Pour tout x la fonction

définie par

aune dérivée> 0 en 0 ~ et, X étant compacte, 3 E > 0 t V x~X~


3 ~’x > 0 tel que ~x soit un difféomorphisme de (0 , ~’x) sur (0 , ~) .
Posons alors
X (0 ~ 1 ~ -~ F est voisinage tubulaire de X dans F~ et on peut
~1~ ; x un

le prolonger en un voisinage tubulaire de X dans a~ V que nous noterons en-

core .

Ceci résulte du théorème de Cerf : en effet, si

est un voisinage tubulaire de X dans ô V qui applique X x (0 , 1 ) dans


peut être amené sur par un difféomorphisme de ô v ,
car ils ont des jets homotopes. On pourra supposer

De même 03C8 se prolonge en un plongement, qu’on notera encore

ou

Alors

défini par

est un plongement coincidant avec l’identité de X sur X x ~ ~ 0 3 0~ } ~ et


ù

Posons

et soit X un difféomorphisme de T sur

(0~ ~)x (Oy 1) de la forme

et qui coïncide avec l’identité sur

Soit 03B6 une fonction C~ : (- 1 , + 1) ~ (0 , ~) telle que :

Soient ~1~ ~ ~ ~ définie par

et

et posons
L’ application V" V définie par
X: -~

et qui vérifie

est un difféomorphisme de V" sur V , qui coïncide


avec l’identité sur G u X . Reste à trouver un dif-
féomorphisme Yl d’ une variété ~1 obtenue à partir de V: en arrondissant X
sur Soit (p le plongement du quart de disque dans Q défini par

P==~"({t~u}~ u ~~(t)) est


partie convexe de
une
Ble~ ~ et l’applicatior
6 qui associe au point de coordonnées polaires (p ~ o~) point de coordon-
nées polaires (p~ e(a ’- w) ) induit un difféomorphisme de P sur une partie
P de B~~ définie dans B ~ par une condition de la forme

~ ~ ~ (~l~+l)-~(o~e) est une application nulle en dehors de


(- e~ +e) ~
L’application 03BB’ définie par

est un difféomorphisme de r’ sur coïncidant avec l’ identité en dehors


de (.» ~ ~ + e) x
(0 ~ .~.) ~ donc au voisinage du bord relatif de
8 ~ car
e L ’e’ est un difféomorphisme de P
~ . ~ o

surB
sur 8~9~’
o , qui coincid e avec ’ë’
qui coïncide voisinage d du
au voisinage u

quart de cercle, et le difféomorphisme de

(- 1 , + 1) dans lui-même défini par

coïncide l’identité en dehors de (- ~ , + ~)


avec Il existe un difféomorphisme d

V du de mi-disque sur lui-même qui coïncide avec l’identité au voisi-

nage du demi-cercle, et tel que

Alors

est un difféomorphisme de P sur

’S’
o qui coïncide avec ni o 03C6 sur

(- 1 , + 1) x ~ 0~ ~ et avec au voisinage du quart de cercle, et

est homéomorphisme de (p(P) sur


’un 03C6(B2,2o) qui coïncide avec l’identité au

voisinage du quart d’ellipse image par 03C6 du quart de cercle, et vérifie

Si ~I~ ~ ~) est le voisinage tubulaire de X dans V’ défini par

le difféomorphisme y de N n V" sur le (2 ~ 1 )-tube trivial X x B~~


défini en transportant Yi sur chaque fibre, se prolonge par l’identité en un

difféomorphisme, encore noté 03B31 , de V" sur la variété obtenue à partir de


V~ en arrondissant X à l’aide du voisinage tubulaire ~ et de la fonction
03B8 . On a
Ceci achève la démonstration du théorème 6.

2. Lentilles.

Définition. - Etant données variété à bord anguleux compacte F et une


une

face X de F, on appelle lentille sur F d’ [Link] X toute variété de la


forme

ou. . ~
tout point de
-~ ( ~X.~ 1 est une fonction (f telle que ~ U~ _ .» ~. ~ 0 en

Avec les définitions que nous avons adoptées, Ln’est pas une sous-variété
"~7
~
de
de F
et si X
x
(0 ~ 1 ) . Cependant,
est le bord relatif de F
si F est une sous-variété de codimension 0
F~ dans L est une sous..variété
de
F~ x (o ~ 1 ) .

THÉORÈME 7. - Soient V une variété à bord anguleux, F une semi-face de V


de bord relatif v~ L une lentille sur F d’ X.

a. Une variété V’ obtenue en recollant la somme disjointe V u L suivant le


difféomorphisme x - (x , 0) de la semi-face F de V sur la face (F x {0})
de Lest difféomorphe à V .

b. Si G est un fermé de V rencontrant pas


ne
F, on peut trouver un dif-
féomorphisme y : coïncidant avec l’ identité sur G et tel que

Démonstration... La lentille L est définie à partir d’ une fonction


r) : F ~ (0 , 1 2) . D’après le théorème 6, il existe un difféomorphisme Yi d’une
variété V. obtenue à partir de V en introduisant une ar~te en X sur la
sous-variété

de V~ tel que

Soit cp le plongement de L dans V défini par

Les plongements sont liés la relation


y~

il résulte de la définition 10 de l’exposé 2 que V est difféomorphe à une variété


V’ recollant suivant x -~
~x ~ 4) ~ ce qui démontre le théorème

PROPOSITION 4.

a. Une lentille L sur F d’8rte X est difféomorphe à une variété obtenue


(0 , 1) arrondissant X x~~~.

à partir de F x en

b. On peut trouver un difféomorphisme coïncidant avec l’ identité sur F x ~ G~ .


Démonstration. - Comme dans la démonstration du théorème 6, on peut trouver un

voisinage de X dans F~

tel que la fonction 11 qui définit L vérifie r~~~~x ~ t)) = Et , et r~~x~ >~ e
pour Posons

L’ est une lentille sur L~ X’ = ~~ X x


~ 1 ~~ ~ et, d’après le théorème 6,
est difféomorphe à une variété obtenue à partir de L en introduisant une arête
en X’ . D’autre part, l’ application

définie par

et

est difféomorphisme
un de V sur F x
(0 , 1) ce qui démontre la proposition...

3. Le remier théorème de destruc tion d’anses.

Pour tout p , on appelle projection stéréographique le difféomorphisme

sur D~ défini par

THÉORÈME 8. - Soit V une variété à bord anguleux de dimension n + 1 .


= p q +
Soit V~ variété obtenue
une en recollant la somme disjointe V u (D~ x

suivant un
plongement ~ de x dans ~ V . Soit
(~ un plongement
de S~ x D~ dans ô V~ qui applique

et
Alors :

a. Une variété V~ ~ obtenue en recollant la somme disjointe V~ u x D)


suivant le difféomorphisme 03C62 de la face Sp x Dq sur une semi-face de V1 ,
est difféomorphe à V.

b. Si G est un fermé de V qui ne rencontre pas x ni

x Dq) , on peut trouver un difféomorphisme 03B3 : V ~ V2 qui coïncide avec

l’identité sur G ~

Démonstration* - En vertu du théorème 5 , est difféomorphe à une variété


~
V’ obtenue de la façon suivante : H est une variété obtenue en recollant la
somme disjointe (D~ x u (D~ D~) x suivant

et V’ est une variété obtenue en recollant la somme disjointe V u H suivant un

difféomorphisme cpr de

ol
sur une semi-face de V contenue dans ô V ~ Nous allons montrer que H est

difféomorphe à une lentille sur d’ arête et le théorème 8 résultera


alors du théorème 7.

Diaprés proposition 2 et la remarque 4 qui suit la définition 2, une variété


la

H~ (resp. obtenue à partir de D~ x


H~ ) (resp. x D~ ), en introdui-

sant une arête en D" x (resp. x bord relatif de la sem-face Dq ),


D~ x (resp. S~ x D~ )~ est difféomorphe à D~(resp.
x x D~ ) ~
et il existe un difféomorphisme y- de H’ sur DP (resp. x D~ ),
qui induit 1 x o (resp. o x1) sur Dp x Sq (resp. SÎ Dp ). x

Par
variété recollant la somme
H.
disjointe (D~ x u
03C3-1q) Dq)
x
,est difféomorphe à
suivant l’ap-
une

plication identique de leur face D~ x D~


Les applications ~p. définies par
.

sont des difféomorphismes

et H est difféomorphe à

Enfin on a un difféomorphisme f de H’ sur la lentille

défini par
Ceci montre que H est difféomorphe à une lentille, ce qui achève la démonstra-
tion du théorème 8.

Espaces lenticulaires. - Soient V une variété à bord


EXERCICE 1. anguleux,
F une réunion de composantes connexes de ô V , f: F ~ F un difféomorphisme
involutif sans point fixe* On suppose que l’ensemble X des x e ô V dont les
deux images réciproques x’ x" dans ô ô V sont dans F est une arête de
~ ~ ~

V . X est donc revêtue a deux feuillets par une face X de F~ et a : X ~ X

désigne l’involution du revêtement. On suppose que f(X) = que (f o , o) I, ==

et que (f o
o) (x)
~
est différent de x et de ox pour tout i ~ 0 i k
et tout x ~ X .

Définir un procédé pour obtenir une structure de variété sur l’"espace lenti-
culaire d’ordre k "
V/f à l’aide de certains voisinages tubulaires. Montrer
que la Classe, à un difféomorphismo près, des variétés ainsi obtenue ne dépend
pas des voisinages tubulaires choisis. Pour k== 3 ~ montrer qu’on trouve dans
un cas particulier des structures difféomorphes à celles obtenues dans le théo-
rème 5 *

EXERCICE 2. Soudure. - Soient trois variétés à bord anguleux dis-


Vo , V1 , V2
jointes, F1 et F2 des faces de V1 et
V2 respectivement, F’1 et F’2 des
faces de Vo , n’ayant aucun point interne commun, (p. un difféomorphisme de
F. sur i =
1~ 2 . Four (i ~ j) permutation de (1~2)~ soit VI
variété obtenue
une en recollant
V"i une variété
Vo u Vi suivait
03C6i , et
obtenue recollant
en
V’i à Vj suivant le 03C6j de Fj sur la
semi-face
F’ de
V . Montrer que les deux variétés V"1 et V"2 sont difféo-
morphes. Ces variétés sont dites obtenues par soudure (plumbing) de V’ à V
suivant le difféomorphisme identique f de
" Vo
c
V1 sur V c V 2 o
" .

Enoncer des généralisations de cette situation.

EXERCICE 3. Fonctions tapissantes et des On dira


arrondissement angles. *
qu’ une fonction f : V -~
R tapisse la variété à bord anguleux V en un point
x s’il existe une carte (p : U ~W, on U est un ouvert du secteur A de

~~

W un ouvert de V~ 0eU, cp( o) ~ ~ ? telle que


C°° strictement positive sur U . Si l’indice k de V
À étant une fonction
V peut
en nul, ceci
x est signifie f(x) > 0 . Toute variété à bord anguleux
est valeur
être tapissée partout par une fonction f . On dira que u 6
R~ une

critique de f si

1° Supposons V compacte, tapissée partout par f. Montrer que les sous-varié-

tés V de V
E

sont difiéomorphes entre elles pour 0 ~ uo i u étant la plus petite valeur


0

critique > 0 de f. (On pourra munir V d’une métrique riemannienne et consi~»


dérer
le champ e vecteurs Z = grad f ~grad f~2 .)

difféomorphisme près, dépend pas du de


Montrer que leur classe, à un ne
choix
f.

2° Soit V’ une variété, obtenue à partir de V en arrondissant une

tapissée partout par f’ . Montrer que

est difféomorphe à V
e
pour e > 0 suffisamment petit.

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