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Séminaire Henri Cartan: Drien Ouady

Cet article d'Adrien Douady présente les variétés à bord anguleux et les voisinages tubulaires dans le cadre de la topologie différentielle. Il définit les concepts de secteurs, de variétés à bord anguleux, et d'espaces tangents, tout en introduisant des notions de codimension et de co-indice. L'article explore également les sous-secteurs et les tubes, établissant des liens entre ces structures mathématiques.

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Séminaire Henri Cartan: Drien Ouady

Cet article d'Adrien Douady présente les variétés à bord anguleux et les voisinages tubulaires dans le cadre de la topologie différentielle. Il définit les concepts de secteurs, de variétés à bord anguleux, et d'espaces tangents, tout en introduisant des notions de codimension et de co-indice. L'article explore également les sous-secteurs et les tubes, établissant des liens entre ces structures mathématiques.

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Séminaire Henri Cartan

A DRIEN D OUADY
Variétés à bord anguleux et voisinages tubulaires
Séminaire Henri Cartan, tome 14 (1961-1962), exp. no 1, p. 1-11
<[Link]

© Séminaire Henri Cartan


(Secrétariat mathématique, Paris), 1961-1962, tous droits réservés.
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Séminaire Henri CARTAN 1-01
(Topologie différentielle)
14e année, 196 62: n° 1 30 octobre 1961

VARIÉTÉS À BORD ANGULEUX ET VOISINAGES TUBULAIRES


par Adrien DOUADY

1. Variétés a bord

Soit Eespace vectoriel de dimension n sur R * Un secteur d’indice


un k
ou k-secteur do E est un sous-espace A défini par les conditions
sont des formes linéaires
fj(~ ~ 0 , ... , .... , f- sur

E , linéairement indépendantes. E. lui-même est un 0-secteur de E .

E adaptée secteur A si les


Une base
(e. ~ ~.. ~ de sera dite au
f~
sont choisis parmi les formes coordonnées relatives à cette base. Un secteur
A de R~ sera dit adapté si la base canonique de est adaptée à A.

conditions (x) x.e.. (x) =0, où .~ ~ i.


sont j indices distincts pris dans {1 , ... , k} , définissent un sous-ensem-

ble F du secteur qui est un secteur de dimension n - j et d’indice


k - j . On dit que F est une face de codimension j , ou une j-face, de A.
Le nombre des j-faces est
(~) == C~ .
Par définition, 1’indice de A en un point x est la plus grande codimension
des faces de A contenant x. Alors l’indice de A n’est autre que l’indice
de A au point 0

2. Application
Une fonction (p ~ définie dans un ouvert U d’un secteur A d’un espace vec-

toriel E, à valeurs dans un espace vectoriel F de dimension finie sur R ,


est dite différentiable en un point x ~ U s’il existe une application linéaire

telle que

est une fonction définie sur U a à valeurs dans F,~ telle que
Cette condition est indépendante des norme s choisies. L’ application est alors
unique, d’où la notion d’application continûment différentiable sur U ~ d’appli-
cation r-fois continûment difiérentiable ou Cr , d’application C~ ou Cr
pour tout r .

3.

Catégorie de

On définit de la suivante :
catégorie Mn façon
.

une

Les objets de sont les ouverts U des secteurs adaptes A de R~ d’in-


dice variable.

Les morphismes d’un objet U dans un objet U’ sont les difféomorphismes C°°
de U sur un ouvert U" de U’ .

Si U ~ U’ est morphisme pour tout point de U, U’


(p : un
de Mn , x a

même indice au point (p(x) . que U au point x .

4. Définition des variétés à bord anguleux.


Définition. - Une variété à bord anguleux est un espace topologique V , loca-
lement compact dénombrable à l’ infini, muni d’une clas se
de Mn-atlas.
Rappelions qu’un Mn-atlas est une famille
(U:, où les
V. for-
ment un recouvrement ouvert de où, pour chaque i , 03C6i est uh homéomor-
V , et
phisme d’un ouvert Ui d’un secteur adapté A de Rn sur V. ; ces données
étant astreintes à la condition suivante : pour tout couple i , j ,

est une application d’un ouvert de U. dans U..


j- J
Deux ~ -atlas sont équivalents si leur réunion est encore un ?H -atlas.
n n

Soient V une variété à bord anguleux, et x un point de V.

L’indice de V. au point (p7 (x) , est le même pour toutes les cartes
et est appelé indice de V au point x *
V. 3’x ~
On peut toujours trouver dans un atlas complet de V une carte

telle que
U est alors un voisinage de 0 dans un k-secteur adapte A de Ry où k est
l’indice de V en x .

5~ Espace et secteur

Soient V une variété à bord anguleux de dimension n ~ et x un point de V ~


L’espace tangent Tx (V) en x à V est le dual de Jx/J2x, où Jx est l’idéal
de l’anneau local 0 formé des germes de fonctions C~ sur V qui s’annulent
x
en x . C’est un espace vectoriel de dimension n sur R .

Soit carte telle que Cette carte définit


(p. : U. -~ V. une
(p. (0) = x . un

isomorphisme 03C6’i(0) de Rn sur Tx (V) .


L’image par cet isomorphisme du secteur A , dans lequel U est ouverte est
un secteur
A (V) de
T (V) ~ qui ne dépend pas de la carte choisie, et qu’on
appellera acteur tangent à V en x , ou secteur des vecteurs rentrants.

C’est l’ensemble des vecteurs X e T (V) , tels que X , df~ 0 pour toute
fonction f ~ de classe C°° ~ définie sur un voisinage de x dans V ~ ~. 0 , et
telle que f (x) =0 .

6. Diverses notions de bord *

Soit V une variété à bord anguleux, de dimension n *

L’ensemble bkV des points de V y où V est d’indice ~.k ~ est un fermé


de V . bV = b1 V n’est autre que le "bord topologique" de V .

Le sous-espace V formé des points de V ~ où V est d’indice k ~ est


une variété sans bord de dimension n - k .

On va maintenant définir une variété à bord anguleux ôV de dimension n - k,


telle que ô~ V - V) s’identifie à ~ V ~ Les points de ô~ V sont les


couples (x ~ F) où x est un point de b V ~ et F une du secteur
tangent A(V) * Cet ensemble ôV est muni de la topologie et de la structure
de variété définie par les cartes suivantes : pour toute carte ~ Vi de
03C6i : Ui
V , où est un ouvert d’un secteur
Ui de Rn , et pour toute k-face
Ai
Fi,j de on considère
Ai , V définie par ~k
~ Fi,j ~
l’application 03C6i,j : Ui

les 03C6i,j forment un Mn-n- de ~k V .


I,J k-atlas
Tout point x où v est d’indice 1 est réprésenté par
(lk) points de ~k V ,
qui sont d’ indice 1 - k dans ô~ V . Enfin 0~ (ô~ V) est un revêtement à

(~~) feuillets de

7. Sous-secteurs.
Soit A un secteur adapté, défini par les inégalités
défini
xi1 0 , ... , xik 0 . Un sous-secteur adapté A’ de A est l’ensemble
par les conditions obtenues en remplaçant l des k inégalités qui définissent
li pw des égalités xi 0 , et en ajoutant = égalités de la forme
coordon-
x. 0 , et j inégalités de la forme xi 0 , portent sur de nouvelles
=

nées distinctes. A est donc un secteur de dimension n - p et d’indice


est le co-indice de A
k - l + j ; p est la codimension de A dans A , l
dans A ~ (c’est la plus grande codimension des faces de A contenant A ) et

j est l’indice complémentaire.


Les faces relatives de A dans A sont obtenues en remplaçant dans la défi-

nition de A’ certaines des j inégalités complémentaires par les égalités cor-

respondantes.
dit sans faces relatives dans = 0 .
Par abus de langage, A’ sera

Un sous-secteur adapté, sans faces relatives de A, est donc la trace de A

sur un sous-espace vectoriel adapté de R~ i. e. un sous-espace vectoriel engen-


dré par certaine éléments de base.

Un sous-secteur A d’un secteur A d’un espace vectoriel E est un sous-

certaine base de E
ensemble do A qui devient un sous-secteur adapté pour une

à A . Une telle base est dite adaptée et A .


adaptée

Parmi les diverses notions de sous-variété qu’on pourrait donner ici, nous

choisissons la plus exigeante :

Définition. - Nous appellerons sous-variété de codimension p et de co-indice

~ d’une variété à bord anguleux V un sous-espace fermé W de V tel que,

pour tout ppint x de W ~ il existe une carte


(p~ : i i ~ii
est un ouvert d’un secteur adapté A. de R telle que
et que

où est un sous-secteur adapté de de codimension p et de co-indice


i .
Une telle carte sera dite adaptée à

W sera dite sans bord relatif dans V si A’i est toujours un sous-secteur
sans faces relatives de Ai .

Remarque. - Le fait d’imposer la valeur de la codimension et du co-indice n’est

pas essentiel : si on les laissait variables, ils resteraient constants dans


chaque composante connexe de W .

9. Secteur transverse.

Soient variété à bord anguleux de dimension n ~


V une W une sous-variété
de codimension p et de co-indice .e . En un point x de ~~r ~ on a l’espace
T tangent à
x (V) V de dimension n ~ l’ espace T
x (H) tangent à W de dimen-
sion p , et transverse à W
n - l’espace dans V ~ T (V : T
x ~W~ ~ de
dimension p .

Le secteur transverse
k x ~V : W~ à W dans V est, par définition, l’image
du secteur tangent A
x
(V) à V dans T
x
(V : t~~ . C’est un secteur de dim~ension
p et d’indice l . Les W) sont les fibres d’un fibre A(V : W) de base
W, de groupe structural G~ groupe des automorphismes du secteur
A, de R~
défini par 0 , ... , xt, 0 .

G est le groupe des matrices de la forme

où X est une matrice 1 x 1 , qui a dans chaque ligne et dans chaque colonne un

coefficient > 0 et tous les autres nuls ; Z est une matrice régulière

(p - t) x
(p - ~) ~ et Y est quelconque.
D’autre part, les fonctions de transition sont de classe ~ °° ~ à valeurs dans
le. groupe de Lie G .
II. Voisina s tubulaires.

1. Tubes.

Soit le t-secteur de RP défini par xl > 0 ~ ... ~


x>0~ muni de la

métrique euclidienne canonique de Rp .


Le groupe des isométries de s’identifie 6(t) 0(p - t) , et

il opère sur la trace


Bo de Ao sur la boule
au
produit
unité de Rp.
x

Définition. - Un (p , t) -tube T , ayant pour âme une variété à bord anguleux


W , est un fibré sur fibre-type Bo , de groupe structural G(l) x 0(p -
de t) ,
à fonctions de transitions C~. W sera toujours identifié à son image dans T
par la section nulle du tube).
T est une variété à bord anguleux, et ~~J est une sous-variété sans bord rela-

tif de T dont la codimension est p et le cooooindice 2 . Le fibre transverse

A(T : W) s’identifie au fibre de base W associé à T , de fibre Ao .

2. Définition de s voisinages tubulaires.

Soient V une variété à bord anguleux, ~~~ une sous-variété sans bord relatif.
Un voisinage tubulaire ~3 , ~ ~, ~ ~~ de M dans V est donné par J

a. Une famille ~ =
(u) pour chaque xe
~~l ~ ~ x est une métrique
euclidienne sur ~~~ ~ dépendant de façon C~ du point x .

b. Un difféomorphisme 03C8 du fibre en boules de secteurs transverses

tv ? ~~ (où , pour chaque x ~ B


x
est la trace de A
x ~V : ~d~ sur la

boule-unité sous-variété N de I~ ~ tel que


de ) sur une

a. la restriction de ~~ à la section nulle de B identifiée à W , soit l’in-

jection canonique de ~~~ dans V ;

~i. l’application

induite par c~ sur les fibres en secteurs transverses de base soit l’iden-
tité W) .
Ces conditions entrafnent que N est un voisinage de jr~ dans V , d’où la ter-

minologie.
Nous nous proposons maintenant de démontrer l’ existence d’un voisinage tubulaire
pour toute sous-variété ht sans bord relatif d’ une variété à bord anguleux V .

3. Connexions ada tées.


Soient V une variété à bord anguleux, E un fibre vectoriel C~ sur V . On
notera 1’espace vectoriel des sections ~°° de E ; c ~ est un

désignant l’algèbre des fonctions ~°° sur V à valeurs dans R . On pose-


ra

c’est l’espace des champs de vecteurs ~°° V.

Une connexion de E sur V est une application R-bilinéaire

notée

satisf aisant aux relations :

pour toute fonction 1 e O(V) .


Soient (Vj)
i
un recouvrement ouvert de V , ipartition C°° de
(q.) une

l’unité sur V subordonnée à (V.)


i , et donnons-nous, pour chaque 1 , une con-

nexion A . de la restriction de E à V.. On définit alors une connexion


i i
Ô 1 de E V
*
Qi Ôi SUr Par

Si c~ : W -~ V est une application G°° f on définit pour toute connexion A de


E sur V une connexion cp* A du fibre image réciproque c~* E sur [3].
Quand on parlera de connexion sur V sans préciser le fibré, il s’ agira d’une

connexion du fibre tangent T ~’~ .


Définition. - Soient W une sous-variété de V et A une connexion sur V.
On dira .que W est géodésique pour A si la .connexion
où i : W -+ V désigne l’injection canonique , applique

induit alors une connexion sur qu’on notera La propriété pour


W d’être géodésique pour A est locale au sens suivant :

Si est un recouvrement ouvert de V , et si, pour chaque i ~ W n V~


est géodésique pour la connexion induite par A sur
V. , W est géodésique pour
A ,

recouvrement ouvert de V , et W sous-variété de V tel-


Soient
(V.) un une

connexion
le que ’ pour chaque i ~ N n V. soit géodésique pour une
A~ sur

Alors, pour toute partition de l’unité sur V subordonnée à (V~) y


M est géodésique pour la connexion A=~.

Déf initions - Soit V une variété à bord anguleux.

Une connexion A sur V sera dite adaptée à V si toute sous-variété de V

de co-indice égal à sa codimension est géodésique*

Pour il faut et il suffit que , pour chaque carte d’un


cela, (p~ :
est un ouvert d’un secteur de les traces sur
atlas de V ~ ou U. A~
Ui des faces de Ai , soient géodésiques pour la connexion 0394i = 03C6*i0394 sur
Ui .
Définition. - Si W est une sous-variété de V , une connexion A sur V

sera dite adaptée à V et W si A est adaptée à V , si W est géodésique


est adaptée à W $
pour A et si la connexion induite
0394|W
IEMME. - Pour toute variété à bord anguleux V et toute sous-variété W ~ il
existe une connexion A sur V adaptée à V et W ~

Démonstration.. - Si U est un ouvert de A un secteur de R et A’


un sous-secteur, une connexion A sur U n A sera adaptée à UnA et
si et seulement si, pour toute face F de A ou de A’ , U n F est géodésique
pour A ~ En particulier, la connexion canonique de R est adaptée. Soit main-
tel que toute carte U.-~ V, où
tenant (U. ~ (p.) un atlas de V

W ~ ~ soit adaptée à la connexion


V n et soit, pour tout i~ A. sur
V~
transportée par ~. de la connexion canonique sur U. ~ Soit r~ une partition
C~ de l’unité sur V subordonnée à (V.) . La connexion 0394 = 03A3~i
0394i répond à
la question, ce qui démontre le lemme.

~)
Ceci entraîne que toute courbe géodésique tangente à W reste dans W. La
réciproque n’est vraie que si on suppose 0 sans torsion.
Remarque. - Toute métrique riemannienne ~ sur V définit une connexion
~ ~,~ . Dans sa thèse, J. CERF a montré que, pour toute variété à bord anguleux
V et toute sous-variété W , il existe une métrique riemannienne sur V

telle que la connexion soit adaptée à V et W. En cessant d’ exiger que


la connexion 0394 provienne d’unemétrique riemannienne, idée due
SCHWARTZ, simplifie considérablement la démonstration
on de ce lemme et celle du
théorème d’existence des voisinages tubulaire s.

4. Chemins géodésiques.
Soit (p : I -+ V un chemin C~ dans V , et e st~-à.»dire une application C °°
d’un intervalle I de R dans V. Une connexion A sur V définit une con-

nexion (p* A du fibre (p* T (V) sur I . Le chemin c~ : I -~ V sera dit géodé-
~sique pour L si c~’~ ~y(~) = ~ quand X est le champ de vecteurs unitaire
sur l et Y =
~X) .
D’après un théorème connu de géométrie clifférentielle, si V est une variété
sans bord et A une connexion sur V , pour tout point x E V et tout vecteur
chemin
X E
Tx(V) , il existe un intervalle ouvert I de R , I 0 , et un
géodésique E -~ y(x , X , t) dans V , défini sur 1 unique tel que

. Dans la mesure définie y ~x ~ X ~ t) ne dépend que de x et du pro-


où il est
duit tX ~ nous écrirons donc y(x , tX) , et l’application (x , X) - (x , y(~ ’ ~))
est un difféomorphisme d’un voisinage de la section nulle du fibré T (V) sur un

voisinage de la diagonale dans V x V . L’application y sera appelée application


intégrale de la connexion d .~

5. Théorème d’existence de s voisina s tubulaires.


THEOREME 1. - Soient V une variété à bord anguleux, W une sous-variété de
V sans bord relatif. Alors il existe

un voisinage tubulaire ~i x ~ i~ ) de
W dans V . .

Démonstration. - Soient A un secteur d’un espace vectoriel E , Et un sous-


espace de E tel que A’ = E’ n A soit un sous-secteur de .A.. Un relèvenent li-
néaire 03C3 de E/E’ dans E sera dit adapté à A s’il existe une base de E

adaptée. à A et telle que o soit le relèvement défini par cette base. Pour
cela, il faut et il suffit que soit contenu dans tout hyperplan de E
engendré par une 1...face de A ne contenant pas Ai . Si les sont des relè-
a. 1
vements adaptés et les ~j1 des nombre s vérifiant 03A3 ~ja~ =1, le relèvement
_

~ :
Q, est adapté.
Ceci permet de construire un relèvement différentiable 03C3 du fibré T(V : W)
dans le fibré sur W induit par T (V) , adapté en chaque point x de W au

secteur A ~V) . On a donc, en chaque point x e lJ


x

Soient L une connexion sur V adaptée à V et ’~~ ! ~U.i s V.~ , ~.i~ des cartes

de V adaptées à W ~ telles que les recouvrent W .


V.
Chaque Ui est la trace sur un secteur Ai de d’un ouvert 03A9i . Soit 0394i
la connexion transportée de
une connexion
sur 03A9i prolongeant U. sur . par
la connexion A induite sur Vi , e t te lle que le s hyperplans engendrés par les
1-faces de
Ai soient géodésiques, pour 0394i .
.

Posons

Soit Q .1 le relèvement différentiable de fibrés sur UI


1

et posons

où y i. 1 T (U.)
i
- Q.
i
cst l’ application intégrale de la connexion A i..
....
.

i-face F de contenant
Si x est un point de
U’ 1 qui se trouve dans une
A1 ne

Pas A’i , Pouf tout vecteur X e


Ax(Ui : U’i) ,

Y relèvement adapté secteur dont


où e
T (F) . car ?. est un au

est une L-face ne contenant pas


A, (Uï) .dedans*
L’hyperplan engendre par F étant
géodésique pour A. ~ y.(x ~ Y) restera

Si de et si X F , où F est une 1-face


x est un point quelconque U’i , ~

de
A~(U : U~) ,
1-11

où Y ~ ~-1 (F) , ~-1 (F) est une 1-face de A


x
i U,a.) contenant Ax
x ti . C’est
l’espace tangent à une 1-f G,ce F1 de Ai contenant
A’i . L’hyperplan engendr é
l , 03B3i1 (x , Y)
par F1 étant géodésique poux 0394i re stera dedans.

L’application 03C8i1 vérifie donc le s propriétés suivante s : C’est une application


de A(Ui~ : UI1) 03A9i
z
qui induit l’identité sur
i
identifié à la section
nulle du f ibr é A ~U . : U l~ ~ 9
1
e lle induit é gale me nt l’ identit é le s f ibr é s
toriels transver se s à U’i
1 , qui s’ identifient .
tous deux à T (UiZ : U!l
). Enfin
elle envoie le s de dans celles de 1~.. Elle [Link] donc
1 1 l
un difféomorphisme d’un voisina,ge de la section nulle dans A(Ui : U’i) sur un

de dans Ai Ui .
voisinage U’i ~
03A9i =

On en déduit en géodésiques qui ont servi à cons-


particulier que les chemins

1
,
géodésiques pour la connexion 03C6*i~P 0394
truire 03C8i sont g
i et ne dépendent pas de la

façon dont on a prolongé cette métrique en D.. Il en résultera, par unicité des
x
géodésique s d’une connexion, que le s applications se recollent en une appli-

cation ’ qui est un diff éomorphisme d’un voisinage C de la section nulle


A w : W~ sur un voisina ge . de ~rr dans V .

Il ne re ste plus, pour terminer le. c onstruction du voisinage tubulaire, qu’à


munir les f ibre s de T (V : W) d’une métrique euclidienne variant de façon eoo
et te lle que, pour chaque W , la trace de la b oule unité Bx x sur Ax (y : ’v)
x E

soit contenue dans C ~ Ax (V : W) . Ceci e st facile, ce qui détermine la démons-


x
tration du théorème.

BIBLIOGRAPHIE

[1] CERF (Jean). - Topologie de certains espaces de plongements, Bull. Soc. math.
France, t. 98, 1961, p. 227-382 (Thèse Sc. math. Paris, 1960).
[2] LICHNEROWICZ (André). - Théorie globale des connexions et des groupes d’ho-
lonomie. - Paris, Dunod ; Roma, Cremonese, 1955 (Travaux et Recherches
mathématiques, 2).
[3] NOMIZU (Katsumi). - Lie groups and differential geometry. - Tokyo, Mathema-
tical Society of Japan, 1956 (Publications of the Mathematical Society of
Japan, 2).

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