0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues8 pages

15 Similitudes Directes: Définition 1

Le document traite des similitudes directes dans le plan complexe, définissant des transformations bijectives telles que la translation, l'homothétie et la rotation, avec leurs écritures complexes respectives. Il explique également les propriétés géométriques des similitudes directes, notamment la conservation des angles et l'alignement des points, ainsi que les caractéristiques telles que le rapport, le centre et l'angle. Enfin, il propose des exercices pour appliquer ces concepts.

Transféré par

borelbololobutt67
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
4 vues8 pages

15 Similitudes Directes: Définition 1

Le document traite des similitudes directes dans le plan complexe, définissant des transformations bijectives telles que la translation, l'homothétie et la rotation, avec leurs écritures complexes respectives. Il explique également les propriétés géométriques des similitudes directes, notamment la conservation des angles et l'alignement des points, ainsi que les caractéristiques telles que le rapport, le centre et l'angle. Enfin, il propose des exercices pour appliquer ces concepts.

Transféré par

borelbololobutt67
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

1 15 : Similitudes directes

15 Similitudes directes
Définition 1
Une transformation du plan complexe 𝒫 est une application

𝑓∶ 𝒫 ⟶ 𝒫
qui est bijective.
𝑀 ⟼ 𝑀′

A toute transformation 𝑓 du plan complexe, on peut associer une unique application

𝜑∶ ℂ ⟶ ℂ
𝑧 ⟼ 𝑧′

telle que si 𝑀 ′ (𝑧′ ) = 𝑓(𝑀(𝑧)), alors 𝜑(𝑧) = 𝑧′ .


𝜑 , qui est également bijective, est appelée transformation complexe associée à 𝑓 .
La formule 𝑧′ = 𝜑(𝑧) est appelée écriture ou expression complexe de la transformation 𝑓.

Exemple 2 — La translation, l’homothétie et la rotation sont des transformations du


plan.
— La composée de deux transformations du plan est une transformation du plan.

Voici les écritures complexes de ces transformations du plan.

Écriture complexe d’une translation

Théorème 3
⃗ d’affixe 𝑎 , transforme un point 𝑀(𝑧) en un point 𝑀 ′ (𝑧′ ) tel
La translation de vecteur 𝑢,
que : 𝑧′ = 𝑧 + 𝑎.

Démonstration
Dire que 𝑀 ′ est l’image de 𝑀 par la translation de vecteur 𝑢⃗ revient à dire que ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑀 ′ = 𝑎,⃗ ce qui se
′ ′
traduit en termes d’affixes par 𝑧 − 𝑧 = 𝑎 soit 𝑧 = 𝑧 + 𝑎.

Remarque 4 ⃗
— La translation réciproque a pour vecteur −𝑢.
— Ajouter un nombre 𝑎 revient géométriquement à translater d’un vecteur d’affixe 𝑎.

[Link]
2 15 : Similitudes directes

Écriture complexe d’une homothétie

Théorème 5
L’homothétie de centre Ω(𝜔) et de rapport 𝑘 ∈ ℝ transforme un point 𝑀(𝑧) en un point
𝑀 ′ (𝑧′ ) tel que : 𝑧′ − 𝜔 = 𝑘(𝑧 − 𝜔).

Démonstration
Dire que 𝑀 ′ est l’image de 𝑀 par l’homothétie de centre Ω et de rapport 𝑘, signifie par définition
que : ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝑀 ′ = 𝑘⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝑀, ce qui se traduit en termes d’affixes par : 𝑧′ −𝜔 = 𝑘(𝑧−𝜔) ou 𝑧′ = 𝑘𝑧+𝜔(1−𝑘).

Exemple 6
Soit 𝑓 la transformation du plan qui, à tout point 𝑀(𝑧) du plan associe le point 𝑀 ′ (𝑧′ ) tel
5
que : 𝑧′ = − 𝑧 + 2i.
2
Montrons d’abord que 𝑓 admet un unique point invariant.
Pour cela, résolvons l’équation 𝑓(𝜔) = 𝜔.
5 4
𝑓(𝜔) = 𝜔 ⟺ − 𝜔 + 2i = 𝜔 ⟺ 𝜔 = i.
2 7
4
La transformation 𝑓 admet donc un unique point invariant Ω d’affixe 𝜔 = i.
7
Pour déterminer la nature de 𝑓 , exprimons 𝑧′ − 𝜔 en fonction de 𝑧 − 𝜔. On a :

⎧ 5
⎪ 𝑧′ = − 𝑧 + 2i
⎨ 2
⎪ 𝜔 = − 5 𝜔 + 2i
⎩ 2
5
D’où en soustrayant membre à membre : 𝑧′ − 𝜔 = − (𝑧 − 𝜔)..
2
On en déduit, grâce à son écriture complexe, que 𝑓 est l’homothétie de centre Ω et de rapport
5
𝑘=− .
2

Remarque 7 — Comme cas particulier d’une homothétie, on a la symétrie centrale, qui


est une homothétie de rapport −1.
L’écriture complexe de la symétrie s de centre Ω d’affixe 𝜔 est s(𝑧) = 𝑧′ = −𝑧 + 2𝜔.
— Lorsque O (origine du repère )est le centre de l’homothétie alors 𝑧′ = 𝑘𝑧.

[Link]
3 15 : Similitudes directes

Écriture complexe d’une rotation

Théorème 8
La rotation de centre Ω(𝜔) et d’angle 𝜃 ∈ ℝ transforme un point 𝑀(𝑧) en un point 𝑀 ′ (𝑧′ ) tel
que : 𝑧′ − 𝜔 = ei𝜃 (𝑧 − 𝜔) ou 𝑧′ = ei𝜃 𝑧 + 𝜔(1 − ei𝜃 ).

Démonstration
Si 𝑀 = Ω, la relation 𝑧′ − 𝜔 = ei𝜃 (𝑧 − 𝜔) est triviale.
Si 𝑀 ≠ Ω , dire que 𝑀 ′ est l’image de 𝑀 par la rotation de centre Ω et d’angle 𝜃 signifie que :

Ω𝑀 ′ = Ω𝑀
{ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗′
(Ω𝑀 ; Ω𝑀 ) = 𝜃 [2𝜋]

Ce qui se traduit en termes d’affixes par :



⎪ |𝑧 − 𝜔| = |𝑧 − 𝜔|

⎨ 𝑧′ − 𝜔
⎪ arg ( ) = 𝜃 [2𝜋]
⎩ 𝑧−𝜔

𝑧′ − 𝜔
On en déduit que : = ei𝜃 d’où 𝑧′ − 𝜔 = ei𝜃 (𝑧 − 𝜔).
𝑧−𝜔
Cas particulier
Si Ω =O, l’écriture complexe de la rotation devient : 𝑧′ = ei𝜃 𝑧.

Exemple 9
On donne deux points distincts 𝐴(𝑎) et 𝐵(𝑏). On construit le carré ABCD de sens direct.
Quelle est l’affixe 𝜔 du centre Ω du carré ABCD ?
𝜋
Il suffit de remarquer que B est l’image de A par la rotation de centre Ω et d’angle .
2
i 𝜋2 𝑎i − 𝑏
𝑏 − 𝜔 = e (𝑎 − 𝜔) = i(𝑎 − 𝜔) ⟺ 𝜔(1 − i) = 𝑎i − 𝑏 ⟺ 𝜔 = .
1−i

Exercice 10 ⃗ 𝑣).
1. Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (𝑂; 𝑢, ⃗

Soit 𝐴, 𝐵 et 𝐶 les points d’affixes respectives 𝑧𝐴 = 4, 𝑧𝐵 = 1 + 3i et 𝑧𝐶 = 1 − i.

(a) Déterminer l’écriture complexe de la translation de vecteur ⃗⃗⃗⃗


𝐴𝐵 puis trouver

l’image 𝐶 du point 𝐶.
𝜋
(b) Déterminer l’écriture complexe de la rotation de centre 𝑂 et d’angle puis
3
trouver l’image 𝐴 ′ de 𝐴.
(c) Déterminer le rapport de l’homothétie de centre Ω(1) qui transforme 𝐵 en 𝐶.
𝜋
(d) Déterminer le centre de la rotation d’angle qui transforme 𝐵 en 𝐶.
4
2. Déterminer la nature et les éléments caractéristiques des transformations suivantes :

[Link]
4 15 : Similitudes directes

2𝜋
a) 𝑇1 ∶ 𝑧′ = (− 12 + i √3
2
) 𝑧 + 2i(1 − ei 3 ) b) 𝑇2 ∶ 𝑧′ = −√3𝑧 + (4 + i)(1 + √3)

I - Similitudes directes

Définition 11 (Rappel)
On appelle similitude plane directe, toute transformation du plan 𝒫 dans lui-même qui
multiplie les distances par un nombre réel 𝑘 > 0, appelé rapport et qui conserve les mesures
d’angles.

Les éléments caractéristiques d’une similitude directe sont :


le rapport,
le centre,
l’angle.

Exemple 12 — Une translation de vecteur non nul est une similitude directe de rapport
𝑘 = 1 et d’angle 𝜃 = 0.
— Une homothétie de centre Ω et de rapport 𝑘 est une similitude directe de centre Ω ,
de rapport |𝑘| et d’angle 𝜃 = 0 si 𝑘 > 0 ou 𝜃 = 𝜋 si 𝑘 < 0.
— Une rotation de centre Ω et d’angle 𝜃 est une similitude directe de rapport 𝑘 = 1, de
centre Ω et d’angle 𝜃.
Toute similitude directe S de centre Ω, de rapport 𝑘 et d’angle 𝜃 est notée par S(Ω, 𝑘, 𝜃).
Ω, 𝑘 et 𝜃 sont les éléments caractéristiques de la similitude directe.

Propriétés géométriques d’une similitude directe


Soit 𝑆 la similitude directe de centre Ω, de rapport 𝑘 et d’angle 𝜃 qui transforme le point 𝑀(𝑧) en
𝑀 ′ (𝑧′ ).

Ω𝑀 ′ = 𝑘 Ω𝑀
𝑆(𝑀) = 𝑀 ⟺ { ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗′
(Ω𝑀 , Ω𝑀 ) = 𝜃 [2𝜋]

Remarque 13 — Le centre de la similitude est le seul point invariant.


— Une similitude directe qui n’admet pas de point invariant est une translation.

Propriété 14 — Une similitude directe multiplie :


− les distances par 𝑘,
− les aires par 𝑘2 .
— Une similitude directe conserve :
− l’alignement des points,
− le parallélisme,

[Link]
5 15 : Similitudes directes

− l’orthogonalité,
− le contact.
− le barycentre
− les angles orientés.
— Par une similitude directe S l’image d’une droite Δ passant les points A et B est une
droite Δ′ passant par les images A’ et B’ de A et B par S.
— Par une similitude directe S l’image d’un cercle 𝒞 de centre 𝐼 et de rayon 𝑟 est un
cercle 𝒞′ de centre 𝐼 ′ image de 𝐼 par S et de rayon 𝑘𝑟 .
— La réciproque d’une similitude directe 𝑆(Ω, 𝑘, 𝜃) est une similitude directe 𝑆 −1
1
(Ω, , −𝜃).
𝑘
— La composée de deux similitudes directes de même centre , est une similitude directe
de même centre, de rapport le produit des rapports et d’angle, la somme des angles.

S(Ω, 𝑘, 𝜃)∘S’(Ω′ , 𝑘′ , 𝜃′ )=S(Ω, 𝑘 + 𝑘′ , 𝜃 + 𝜃′ )

Remarque 15
Soit la similitude directe 𝑆(Ω, 𝑘, 𝜃). Alors :
𝑆 ∘ 𝑆 ∘ 𝑆 ∘ ⋯ 𝑆 ∘ 𝑆 ∘ 𝑆 = 𝑆(Ω, 𝑘𝑛 , 𝑛 𝜃)
⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟⏟
𝑛 fois

Expression complexe d’une similitude directe


Activité d’introduction 16
Le plan complexe 𝒫 est muni du repère orthonormé (O ; I , J).
On considère l’application 𝑓 du plan complexe 𝒫 dans lui-même qui à tout point 𝑀 d’affixe
𝑧 associe le point 𝑀 ′ d’affixe 𝑧′ = (1 + i)𝑧 + 2 − 3i.
1. Déterminer l’image 𝐴 ′ du point 𝐴 d’affixe 2 + i.
2. Quelle est l’affixe de l’image du point O ? du point I ? du point J ?
3. Déterminer l’affixe de l’antécédent du point 𝐵 ′ (−2i) .
4. Quelle est l’affixe de l’antécédent du point O ?
5. Déterminer le point Ω dont l’affixe 𝜔 vérifie 𝑓(𝜔) = 𝜔.
6. Exprimer 𝑧 en fonction de 𝑧′ sous la forme 𝑧 = 𝑎𝑧′ + 𝑏 où 𝑎 et 𝑏 sont des nombres
complexes écrits sous forme algébrique.

Activité d’introduction 17
On considère l’application 𝑓 du plan complexe 𝒫 dans lui-même qui à tout point 𝑀 d’affixe
𝑧 associe son image 𝑀 ′ d’affixe 𝑧′ telle que 𝑧′ = 𝑎𝑧+𝑏 où 𝑎 et 𝑏 sont des nombres complexes

[Link]
6 15 : Similitudes directes

non nuls.
On donne les points 𝐴(1), 𝐵(i), 𝐴 ′ (1 + 2i) et 𝐵 ′ (−1 + 6i)
1. Déterminer 𝑎 et 𝑏 sachant que 𝑓(𝐴) = 𝐴 ′ et 𝑓(𝐵) = 𝐵 ′ .
2. Déterminer 𝜔 tel que 𝑓(𝜔) = 𝜔.
3. Exprimer 𝑧′ − 𝜔 en fonction de 𝑧 − 𝜔.
4. En posant 𝑧′ = 𝑥′ + i𝑦′ et 𝑧 = 𝑥 + i𝑦 exprimer 𝑥′ et 𝑦′ en fonction de 𝑥 et 𝑦.

Théorème 18 (Écriture complexe)


La similitude directe 𝑆 de centre Ω d’affixe 𝜔, de rapport 𝑘 et d’angle 𝜃 transforme un point
𝑀(𝑧) en un point 𝑀 ′ (𝑧′ ) tel que : 𝑧′ − 𝜔 = 𝑘ei𝜃 (𝑧 − 𝜔) ou 𝑧′ = 𝑘ei𝜃 𝑧 + 𝜔(1 − 𝑘ei𝜃 ).

Démonstration
′ ⎧
⎪ 𝑧′ − 𝜔
⎧ Ω𝑀 ⎪
⎪ | |=𝑘

Ω𝑀 ′ = 𝑘 Ω𝑀 =𝑘 𝑧−𝜔
𝑆(𝑀) = 𝑀 ⟺ { ⃗⃗⃗⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗′ ⟺⎨ Ω𝑀 ⟺⎨
(Ω𝑀 , Ω𝑀 ) = 𝜃 [2𝜋] (⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝑀 , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Ω𝑀 ′ ) = 𝜃 [2𝜋] ⎪
⎪ 𝑧′ − 𝜔
⎩ ⎪ arg ( )=𝜃 [2𝜋]
⎩ 𝑧−𝜔
𝑧′ − 𝜔
⟺ = 𝑘ei𝜃 ⟺ 𝑧′ − 𝜔 = 𝑘ei𝜃 (𝑧 − 𝜔) ou 𝑧′ = 𝑘ei𝜃 𝑧 + 𝜔(1 − 𝑘ei𝜃 ).
𝑧−𝜔

Conséquence 19
Toute similitude directe a une écriture complexe de la forme : 𝑧′ = 𝑎𝑧 + 𝑏 où 𝑎 ∈ ℂ⋆ , 𝑏 ∈ ℂ
et 𝑧′ l’affixe de l’image du point d’affixe 𝑧.

Réciproque
Toute transformation 𝑓 admettant une écriture de la forme : 𝑧′ = 𝑎𝑧 + 𝑏 avec 𝑎 ≠ 0 est une
similitude directe de rapport 𝑘 = |𝑎| et d’angle 𝜃 = arg 𝑎.
Démonstration
Soient 𝑀 et 𝑁 points quelconques du plan d’images respectives 𝑀 ′ et 𝑁 ′ par 𝑓.
𝑧𝑁 ′ = 𝑎𝑧𝑁 + 𝑏
{ alors 𝑧𝑁 ′ − 𝑧𝑀 ′ = 𝑎(𝑧𝑁 − 𝑧𝑀 ) d’où |𝑧𝑁 ′ − 𝑧𝑀 ′ | = |𝑎| |𝑧𝑁 − 𝑧𝑀 |.
𝑧𝑀 ′ = 𝑎𝑧𝑀 + 𝑏
D’où 𝑀 ′ 𝑁 ′ = |𝑎| × 𝑀𝑁
Et 𝑎 ≠ 0, donc f est une similitude de rapport |𝑎|.
De plus, comme 𝑎 ≠ 0, son argument existe et arg (𝑧𝑁′ − 𝑧𝑀

) = arg 𝑎 + arg (𝑧𝑁 − 𝑧𝑀 )
⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
Donc : (𝑢, ⃗ ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀 ′ 𝑁 ′ ) = arg 𝑎 + (𝑢, 𝑀𝑁).

D’où : (⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝑁, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀 ′ 𝑁 ′ ) = arg 𝑎
𝑓 est une similitude et l’angle entre un vecteur et son image est constant donc :
𝑓 est donc une similitude directe et son angle vaut cette constante : arg 𝑎.

[Link]
7 15 : Similitudes directes

Théorème 20
Soient A, B, A’ et B’ quatre points donnés du plan tels que A ≠ B et A’ ≠ B’.
Alors, il existe une unique similitude directe 𝑠 telle que : 𝑠(A) = A’ et 𝑠(B) = B’.

Démonstration
Si une telle similitude 𝑠 existe alors il existe deux nombres complexes 𝑎 et 𝑏 , avec 𝑎 ≠ 0 tels que :
𝑧𝐴 ′ = 𝑎𝑧𝐴 + 𝑏 et 𝑧𝐵 ′ = 𝑎𝑧𝐵 + 𝑏
𝑧 ′ − 𝑧𝐴 ′
alors : 𝑧𝐵 ′ − 𝑧𝐴 ′ = 𝑎(𝑧𝐵 − 𝑧𝐴 ) soit 𝑎 = 𝐵 et on a : 𝑏 = 𝑧𝐴 ′ − 𝑎𝑧𝐴
𝑧𝐵 − 𝑧𝐴
Si 𝑠 existe, le couple (𝑎, 𝑏) est unique et 𝑠 est donc elle aussi unique.
𝑧 ′ − 𝑧𝐴 ′
Soit 𝑠 la similitude directe dont l’écriture complexe est 𝑧′ = 𝑎𝑧+𝑏 où 𝑎 = 𝐵 et 𝑏 = 𝑧𝐴 ′ −𝑎𝑧𝐴 .
𝑧𝐵 − 𝑧𝐴
𝐵 étant différent de 𝐴, donc 𝑎 est défini.
𝑧𝐴 ′ = 𝑎𝑧𝐴 + 𝑏 et 𝑧𝐵 ′ − 𝑧𝐴 ′ = 𝑎𝑧𝐵 − 𝑎𝑧𝐴
Donc 𝑧𝐵 ′ = 𝑎𝑧𝐵 − 𝑎𝑧𝐴 + 𝑧𝐴 ′ = 𝑎𝑧𝐵 + 𝑏
De plus, comme 𝐵 ≠ 𝐴, donc 𝑎 est non nul et 𝑠 est donc définie.
D’où : 𝑠(𝐴) = 𝐴 ′ et 𝑠(𝐵) = 𝐵 ′ .
Une similitude directe transformant A en A’ et B en B’ existe donc et est unique.
Expression analytique d’une similitude directe
À partir de l’écriture complexe d’une similitude s directe, on peut en déduire l’écriture analytique.
Pour cela on remplace 𝑧 par 𝑥 + i𝑦 et 𝑧′ par 𝑥′ + i𝑦′ dans 𝑧′ = 𝑎𝑧 + 𝑏. Puis on exprime 𝑥′ et 𝑦′ en
fonction de 𝑥 et 𝑦.

Exemple 21
Soit s : 𝑧′ = (1 − i)𝑧 + 1 + 5i
′ ′ ′ ′ 𝑥′ = 𝑥 + 𝑦 + 1
𝑥 + i𝑦 = (1 − i)(𝑥 + i𝑦) + 1 + 5i ⟺ 𝑥 + i𝑦 = 𝑥 + 𝑦 + 1 + i(−𝑥 + 𝑦 + 5) ⇔ { ′
𝑦 = −𝑥 + 𝑦 + 5

Utilisation des nombres complexes pour déterminer la nature d’une transformation géomé-
trique

Théorème 22
Soit une similitude directe s d’écriture complexe : 𝑧′ = 𝑎𝑧 + 𝑏 avec 𝑎 ≠ 0.
— si 𝑎 = 1 : s est la translation de vecteur d’affixe 𝑏.
𝑏
— si 𝑎 ≠ 1 : alors s admet un unique point invariant d’affixe : 𝜔 = et s est la compo-
1−𝑎
sée :
— de l’homothétie de centre Ω(𝜔) et de rapport |𝑎| (rapport de s) et
— de la rotation de centre Ω(𝜔) et d’angle : arg𝑎 (angle de s)
Ω est appelé le centre de la similitude directe s.
Et une écriture complexe de s est alors 𝑧′ − 𝜔 = |𝑎|𝑒 iarg𝑎 (𝑧 − 𝜔).
𝑏
— si |𝑎| = 1 et 𝑎 ≠ 1 alors s est une rotation de centre d’affixe 𝜔 = et d’angle arg𝑎.
1−𝑎

[Link]
8 15 : Similitudes directes

𝑏
— si 𝑎 ∈ ℝ ∖ {0 , 1} alors s une homothétie de centre d’affixe 𝜔 = et de rapport 𝑎.
1−𝑎

Récapitulatif des écritures complexes

Transformation Écriture complexe


Translation de vecteur 𝑢⃗ 𝑧′ = 𝑧 + 𝑏 (𝑏 = affixe de 𝑢)⃗
Homothétie de centre Ω, rapport 𝑘 𝑧′ − 𝜔 = 𝑘(𝑧 − 𝜔) (𝜔 = affixe de Ω)
Rotation de centre Ω, angle 𝜃 𝑧′ − 𝜔 = 𝑒 𝑖𝜃 (𝑧 − 𝜔) (𝜔 = affixe de Ω)
Similitude directe de centre Ω, 𝑘 > 0, 𝜃 ∈ ℝ 𝑧′ − 𝜔 = 𝑘𝑒 𝑖𝜃 (𝑧 − 𝜔) (𝜔 = affixe de Ω)

Exercice 23 1. Identifier la transformation définie par l’écriture complexe donnée et


préciser ses éléments caractéristiques

a) 𝑧 ′ = 𝑧 − i √3
b) 𝑧′ = √22
(1 − i)𝑧 − i

c) 𝑧 = 4𝑧 − 2i
d) 𝑧′ = −i𝑧 + 1 + i
2. Donner l’écriture complexe des similitudes directes ci-dessous de centre Ω d’affixe 𝜔 ,
de rapport 𝑘 et d’angle 𝜃.
𝜋
a) 𝜔 = 2 + i, 𝑘 = 2, 𝜃 =
2
1 𝜋
b) 𝜔 = −i, 𝑘 = , 𝜃 =
2 2
𝜋
c) 𝜔 = 1 + 2i, 𝑘 = 3, 𝜃 =
2
3𝜋
d) 𝜔 = 0, 𝑘 = √3, 𝜃 =
4
d) 𝜔 = 1 + i , 𝑘 = 2, 𝜃 = 𝜋
e) 𝜔 = −1 , 𝑘 = 7, 𝜃 = 0

[Link]

Vous aimerez peut-être aussi