Notes Coursthermo
Notes Coursthermo
Pr DOULFOUKAR
Université Hassan I
Faculté des Sciences et Techniques - Settat
1
Thermodynamique
2
Préambule : Outils mathématiques :
df (x) = f ′ (x).dx
Exemple :
f (x) xn cos x f (u(x)) sin (ax) ln (ax + b) exp (ax + b)
′ du df a
f nx n−1 − sin x dx du
a cos ax ax+b
a exp (ax + b)
Application 1 :
Dériver les fonctions suivantes par rapport à x :
f1 (x) = tan x et f2 (x) = (ax + b)n
3
Différentielle d’une fonction, f (x, y ), à deux variables :
∂f ∂f
df (x, y ) = dx + dy = fx′ dx + fy′ dy
∂x y ∂y x
- ∂f
∂x y
ou fx′ : dérivée partielle de f par rapport à x en fixant y .
- ∂f
∂x y
se lit "dé rond f sur dé rond x à y constant"
∂ ∂f ∂ ∂f ′′ ′′
Formule de Schwarz : ∂y ∂x = ∂x ∂y ou bien fxy = fyx
Application 2 :
Déterminer la différentielle des fonctions suivantes :
f1 (x, y ) = yx et f2 (x, y ) = (x 2 + y 2 )1/2 . Vérifier la formule de Schwartz.
4
Forme différentielle :
- Soit δf une forme différentielle telle que :
∂f ∂f
= A(x, y ) et = B(x, y )
∂x ∂y
Application 3 :
1/ δf = (x +y ).dx +[Link] est-elle une différentielle totale exacte ?
si oui, trouver la fonction f (x, y ).
2/ δf = dx +xy .dy est-elle une différentielle totale exacte ? si oui,
trouver la fonction f (x, y ).
5
Intérêt physique de la notion de différentielle totale exacte :
- Soit un système évoluant d’un état initial E1 (x1 , y1 ) vers un état final E2 (x2 , y2 ).
Dans le ´cas d’une différentielle totale exacte :
E
L’intégrale E 2 df = f (x2 , y2 ) − f (x1 , y1 ) est indépendante du chemin suivi pour aller de E1 à E2
1
=⇒ f est une fonction d’état.
´E
f fonction d’état ⇒ df différentielle totale exacte ⇒ E 2 df est indépendante du chemin suivi
1
´E
f n’est pas fonction d’état ⇒ δf est une forme différentielle ⇒ E 2 δf dépend du chemin suivi
1
6
Chap 1 : Généralités sur les systèmes thermodynamiques
I Introduction à la thermodynamique.
II Types de systèmes thermodynamiques, variables
d’état et équations d’état.
III Pression et Température
IV Équation d’état d’un gaz parfait
V Les transformations réversibles et irréversibles.
VI Les transformations particulières.
7
I - Introduction à la thermodynamique :
Définition
8
II - Types de systèmes thermodynamiques, variables et équations d’état :
Système thermodynamique :
quantité de matière (solide, liquide ou gaz) séparée du milieu extérieur par une surface.
(a) Sys. ouvert (b) Sys. fermé (c) Sys. isolé (d) Sys. adiabatique
(a) Sys. ouvert (b) Sys. fermé (c) Sys. isolé (d) Sys. adiabatique
(Echange de Matière +Energie)
Figure (Echange
1.2 : Schéma d'énergie)
montrant (aucun de
les différents types d'échange) (Echange de Travail)
systèmes thermodynamiques
9
Variables d’état :
Fonction d’état :
C’est une relation liant les variables d’état
Exemple : énergie interne (U), enthalpie (H), entropie (S) · · ·
Équation d’état :
C’est une relation entre les variables d’état d’un système en équilibre thermodynamique
F (p, T , V , n) = 0
10
Équilibre thermodynamique :
Variables intensives, (T , p, ρ), sont uniformes et constantes å Conjonction de trois équilibres.
1- Équilibre thermique :
température uniforme et constante.
2- Équilibre mécanique :
pression uniforme et constante.
3- Équilibre chimique :
composition chimique uniforme et
constante.
11
III - Pression et Température
Force
Pression =
Surface
kg.m.s−2
1Pa = 1
N
=1 A
=1
kg
m2 m.s2
m2 C
5
1bar = 10 Pa ,
5
1atm = 1, 013 10 Pa = 1, 013 bar
12
On utilise différents types de pressions :
- Pression atmosphérique (patm ) :
pression du milieu ambiant ;
13
Température et échelle de température :
- Échelle Celsius (o C) :
14
IV - Equation d’état d’un gaz parfait :
Lois expérimentales :
- Loi de Gay-Lussac 1800 (Amontons) :
A volume constant, la pression est une fonction linéaire de la température : p = cste × T |V =cste
A pression constante, le volume est une fonction linéaire de la température : V = cste × T |p=cste
Loi- d’Avogadro 1811 : Une mole de gaz à p = 1atm et T = 0o C occupe 22, 4 litres quelque soit ce gaz.
(Une mole correspond à N = NA = 6, 02 1023 particules)
−23 J
å Calcul de la constante de Boltzmann : KB = 1, 38 10
K
15
Théorie cinétique (gaz parfait monoatomique)
å Calcul théorique de la pression :
On suppose que les particules du gaz sont ponctuelles et ne rentrent pas en interaction les unes par
rapport aux autres.
F 2E
- La pression d’une particule i est : pi = Si tel que Fi = 3LC
où EC = 12 mv 2 est l’énergie cinétique moyenne d’une particule
F 2E
- La pression de N particules : p = [Link] ⇒ p = N Si = N 3LS
C
2E 2NEC
On a le volume V = LS, on obtient : p = N 3VC ou bien pV =
3
2NEC
On a : pV = (théorie) et pV = NkB T (expérience)
3
2NEC 2EC KB T
D’où la relation : 3
= NkB T ⇒ T = ou bien EC = 3
3KB 2
Remarque :
k T
- Pour un gaz parfait diatomique : EC = 7 B (7 degrés de liberté)
2
k T
- Pour un gaz parfait de nd degrés de liberté : EC = nd B
2
16
V - Les transformations réversibles et irréversibles :
Transformation thermodynamique :
Chapitre 1
passage d’un état d’équilibre initial (1) à un état d’équilibre final (2) au cours duquel au moins une variable
d’état est modifiée.
Transformation irréversible :
Entre les états d’équilibre (1) et (2), les états successifs intermédiaires ne sont pas des états d’équilibre.
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Transformation quasi-statique :
Entre les états d’équilibre (1) et (2), les états successifs intermédiaires sont des états d’équilibre
(Transformation trés lente).
Transformation réversible :
transformation quasi-statique pouvant évoluer en sens inverse et passe exactement par les mêmes
états d’équilibre intermédiaires.
18
VI - Les transformations particulières :
19
Les coefficients thermoélastiques :
- coefficient de dilatation isobare : mesure la variation du volume en fonction de
la température à pression constante ;
1 ∂V
α=
V ∂T p
1 ∂V
χT = −
V ∂p T
20
Diagramme d’Amagat (P, PV )
Au-dessous d’une température (−147o C), les courbes sont interrompues car le gaz se liquéfie. Cette
Une autre température particulière apparaît, la température de Mariotte TM , où les courbes sont
21
Chapitre 2 : Notions de travail et de chaleur.
22
I - Définition du travail des forces de pression.
a
m
⃗ est le parcours élémentaire
dl dl
Le travail total entre l’état initial (1) et l’état final (2) est :
ˆ (2)
W = ⃗ ⃗
F .dl
(1)
ˆ (2)
W = F⃗ ⃗
ext .dl où Fext = pext .S
(1)
23
´ (2)
On a : W = (1) pext . [Link]
|{z}
dV
Par convention :
- Lors d’une compression (dV < 0), le travail est reçu par le gaz (W > 0)
- Lors d’une détente (dV > 0), le travail est fourni par le gaz (W < 0)
ˆ V
2
Donc, pour toute transformation, on a : W = − pext .dV
V1
ˆ V
2 pext =cste
Wirre = − pext .dV =⇒ Wirre = −pext (V2 − V1 )
V1
ˆ V pgaz =NKB T ˆ V
2 V 2 T
Wrev = − pgaz .dV =⇒ Wrev = −NkB dV
V1 G.P. V1 V
24
II - Interprétation graphique du travail.
Diagramme de Clapeyron (p, V )
ˆ V
2
transformation réversible : pext = p ⇒ Wrev = − [Link]
V1
détente : travail fournit ⇒ travail négatif. compression : travail reçu ⇒ travail positif.
25
III - Équivalence travail - chaleur
Chaleur sensible :
Chaleur latente :
QL = m.L
avec L( kcal
kg
) est la chaleur latente massiqe de fusion
26
Expérience de Joule (1843) :
å chaleur ≡ énergie :
meau C∆T = mgh ⇒ cal = 4, 18J
27
IV - Modes de transfert de la chaleur.
I Conduction.
II Convection.
III Rayonnement.
28
considérée comme étant la différence de températures de part et d'autre de la paroi en
supposant que cette différence est uniforme sur toute la surface de la paroi (cette
remarque explique la présence de l'inégalité T f << T Tc T f sur le schéma du
dispositif de Fourier ci-dessus).
Conduction
La conduction est un Transfert d’énergie
Pour terminer cinétique
la description "désordonnée"
théorique par collisions
du phénomène de conductivité thermique, il est
intéressant de d'aborder le problème sous l'angle du calcul différentiel (ce que fit
d'ailleurs Fourier d'une façon remarquable). Pour motiver l'intérêt de l'approche
différentielle, je propose de répondre à la question suivante : quel est le profil de
température au sein de la paroi conductrice de chaleur dans le dispositif de Fourier ?
C'est une question que nous n'avons pas encore abordée puisque nous nous sommes
contentés des températures extrêmes Tc et T f établies de part et d'autre de la paroi.
Pour comprendre ce qui se passe à l'intérieur de la paroi nous avons tout au plus une
intuition donnée par l'interprétation physique en termes de transfert collisionnel.
Tc Tf
h i
∆Q Tf − Tc - kT W : conductivité thermique
ϕ= = −kT S K .m
∆t L - S : surface de contact avec la source de
chaleur.
ϕ est le flux thermique ou puissance thermique :
flux de chaleur transféré par conduction de l’eau chaude à l’eau froide.
Quelques valeurs de KT :
h i h i
- Cuivre : 386 KW .m - Bois : 0, 1 KW.m
h i h i
- Aluminium : 210 KW .m - Amiante : 0, 16 KW .m
h i h i
- Verre : 1 KW.m - Air : 0, 03 KW.m
30
Convection
La masse volumique diminue avec l’augmentation de la température :
Les zones chaudes s’élèvent ⇒ transfert d’énergie thermique
Convection forcée :
åLa colonne d’eau chauffée (coloriée en rouge) a une
masse volumique plus faible que la colonne froide
(coloriée en bleu)
åla pression créée par la colonne froide est plus forte
que la pression créée par la colonne chaude
ål’eau de la colonne froide pousse l’eau de la colonne
chaude et provoque ainsi le mouvement de circulation.
31
Les ondes électromagnétiques émises peuvent à leur tour "agiter" les charges
électriques d'un matériau et ainsi le chauffer à distance. Il y a donc transfert d'énergie
thermique. C'est le principe des "radiateurs" de chauffage domestique.
Rayonnement
T1 T2
rayonnement électromagnétique
33
I - Énergie totale d’un système et énergie interne.
34
Énoncé du premier principe :
Premier principe :
å ∆U = Q12 + W12 ou bien dU = δQ + δW
35
Remarque :
Pour deux transformations réversible (a) et irréversible (b), on a :
(Q12 )a ̸= (Q12 )b
(W12 )a ̸= (W12 )b
36
III - Lois de joules :
37
Fonction d’état enthalpie H :
- Par définition H = U + pV
38
* Expression de δQ en fonction des variables (T , V ) :
δQ = dU(T ) + pdV
- avec dU = mCV dT
δQ = mCV dT + pdV
39
* Expression de δQ en fonction des variables (T , p) :
δQ = dH(T ) − Vdp
avec dH = mCp dT
δQ = mCp dT − Vdp
40
Relation de Mayer :
cp − cV = R
41
IV - Application du premier principe.
Transformation cyclique
Qcycle = −Wcycle
42
Transformation adiabatique (δQ = 0) :
dU = δW + Z
δQ
Z ⇒ dU = δW
W = ∆U
43
Transformation isochore (V = Cste ⇒ dV = 0) :
dU = δQ + H
H =⇒ δQ = dU
δW
Q = ∆U
44
Transformation isobare (P = Cste ⇒ dP = 0) :
δQ = dH − H =⇒ δQ = dH
Vdp
HH
Q = ∆H
45
Système isolé (δQ = δW = 0) :
dU = δQ + δW = 0 ⇒ dU = 0
U = cste
46
Transformation adiabatique
- Quantité de chaleur :
Q1→2 = 0
47
Transformation adiabatique (pV γ = cste)
p
isotherme (pV=cste)
adiabatique
V
- 1ère Relation de Laplace : TV (γ−1) = cste
( )
1−γ
- 2ème Relation de Laplace : Tp γ
= cste
48
Chapitre 4 : Deuxième principe de la thermodynamique.
I Introduction.
II Fonction d’état entropie.
III Deuxième principe de la thermodynamique.
IV Calcul de la variation d’entropie.
49
I - Introduction
Définitions :
50
Mais, le premier principe est incapable de nous fournir cette information. Pour compléter
insuffisance,duun1ersecond
cetteInsuffisance principe de la thermodynamique.
principe de la thermodynamique a été établi. Ce dernier fait
intervenir une nouvelle fonction d’état appelée entropie et notée S.
Transformation
Figure 7.1 :irréversible (a) et transformation
Exemple de transformations impossible (b)
thermodynamiques
(a) irréversible, (b) impossible
åL’évolution d’une transformation est possible dans une
direction et impossible dans l’autre.
7.2 åLe
Notions depremier
bilan d’entropie
principe est incapable de nous fournir cette
information.
Pour mieux comprendre comment s’effectue un bilan d’entropie, nous allons tout d’abord
envisagé laåPour compléter
situation suivante : cette
soit uninsuffisance, un second
petit village d’un principe
certain nombre de la
d’habitants . Ce
thermodynamique a été établi.
nombre d’habitants peut varier pour deux raisons possibles :
- l’arrivée ou le départ de certaines personnes étrangères ;
- la naissance ou le décès de personnes à l’intérieur du village. 51
.2 Enoncé de Kelvin-Planck
Il n’existe pas de machine
Enoncé qui soustrait de la: chaleur à une seule source de chaleur pour
de Kelvin-Planck
rnir une quantité équivalente de travail (Fig. 7.7). Autrement dit une machine ne peut
- Il n’existe pas de machine qui soustrait de la chaleur à une
ctionner selon un cycle monotherme, ou encore qu’il est impossible qu’une machine
seule source de chaleur pour fournir une quantité
sède un rendement (gain d’énergie/
équivalente dépense d’énergie) égal à un.
de travail
52
Énoncé de Clausius :
- Il n’existe pas de machine qui transforme spontanément de
Chapirtre
la chaleur d’une source froide à une source chaude
Possible
54
II - Fonction d’état entropie.
- δQ = dU − δW = ncV dT + pdV
δQ ( nc ) (p) δQ dT dV
V
⇒ = dT + dV ⇒ = ncV + nR
T T T T T V
δQ
= d(ncV ln [T ] + nR ln [V ])
T
δQ δQ
- T
est une diff. totale exacte : = dS
T
55
Intérêt de la fonction Entropie S :
56
III - Enoncé du second principe de la thermodynamique.
δQe
dS = de S + di S = + di S
|{z} T
δQe
T
57
Énoncé de Clausius
dS ≥ 0
=⇒ di S ≥ 0
- transformation réversible : di S = 0
58
Inégalité de Clausius :
59
IV - Calcul de la variation d’entropie
δQ (ncV dT + pdV )
dS = = [ ]
T T dT dV
=⇒ dS = n cV +R
nRT
T V
p=
V
- n, cV et R sont constants :
ˆ 2
T2 V2
∆S = dS = S2 − S1 = n cV ln + R ln
1 T1 V1
60
Expression de ∆S en fonction de T et p :
δQ (ncp dT − Vdp)
dS = =
[ ]
T T dT dp
=⇒ dS = n cp −R
nRT
T p
V =
p
- On suppose cp constante :
ˆ 2
T2 p2
∆S = dS = S2 − S1 = n cp ln − R ln
1 T1 p1
61
Cas particuliers de transformations réversibles
Transformation isobare dp = 0 :
δQ ncp dT T2
dS = = =⇒ ∆S = ncp ln
T T T1
Transformation isochore dV = 0 :
δQ ncV dT T2
dS = = =⇒ ∆S = ncV ln
T T T1
Transformation isotherme dT = 0 :
δQ nRdV nRdp
dS = = =−
T V p
V2 p2
=⇒ ∆S = nR ln = −nR ln
V1 p1
Transformation adiabatique :
δQ
dS = = 0 =⇒ S = cste
T
Une transformation adiabatique est appelée aussi isentropique
62
Diagramme entropique (S, T )
ˆ (2) ˆ (2)
Q= δQ = T .dS
(1) (1)
63
ˆ (2)
Q= T .dS
(1)
*Q > 0 si S ↗ et Q < 0 si S ↘
64
Fonction d’état énergie libre F (V , T ) :
dF = δQ − TdS = −Tdi S
Or di S > 0 =⇒ dF < 0
65
Fonction d’état enthalpie libre G(p, T ) : Étude des
équilibres chimiques
66
Chapitre 5 : Machines thermiques.
67
I - Étude des moteurs thermiques : Définition et rendement.
Définition :
- Un moteur thermique est une machine qui transforme de
l’énergie thermique en une énergie mécanique.
68
Cycle de Carnot (1824) :
- C’est un cycle idéal constitué de quatre transformations
réversibles dont deux isothermes et deux adiabatiques.
* diagramme (p, V )
- 1 → 2 : détente isotherme à TH
- 2 → 3 : détente adiabatique
- 3 → 4 : compression isotherme à TB
- 4 → 1 : compression adiabatique
69
Cycle de Carnot (1824) :
* diagramme (T , S)
- 1 → 2 : détente isotherme à TH
- 2 → 3 : détente adiabatique
- 3 → 4 : compression isotherme à TB
- 4 → 1 : compression adiabatique
70
Les différentes étapes du cycle de Carnot :
71
Bilan énergétique du cycle de Carnot.
- Énergie utile :
Remarque :
- Rendement indépendant de la nature du fluide moteur
- Rendement d’un moteur réel est inférieur au rendement de
Carnot
- Un moteur qui fonctionne selon le cycle de Carnot a un
rendement maximal mais présente l’inconvénient d’être très
compliqué à réaliser. 72
Cycle d’Otto(1862) :
- C’est un cycle théorique d’un moteur à essence à 4 temps.
* diagramme (p, V )
- On a V2 = V3 et V4 = V1 :
V1 V4
= =a
V2 V3
a est le taux de compression
- 1 → 2 : compression isentropique
- 2 → 3 : combustion (QH > 0) isochore
- 3 → 4 : détente isentropique
- 4 → 1 : refroidissement (QB < 0) isochore
73
- A l’intérieur du cylindre moteur, on a quatre temps :
1 → 2 : compression isentropique
2 → 3 : combustion (QH > 0) isochore
3 → 4 : détente isentropique
4 → 1 : refroidissement (QB < 0) isochore
1 → 0 : échappement, évacuation gaz
brûlés.
74
Les différentes étapes du cycle d’Otto
* diagramme (p, V )
( ( )γ−1 )
V1
- 1 → 2 : compression isentropique (Q12 = 0) T2 = T1 V2
= T1 aγ−1
Wcycle QB
ηth = =1+ = 1 − a1−γ
QH QH
V1 V4
avec a = V2 = V3 le taux de compression
Remarque :
- Rendement thermique du cycle d’Otto ne dépend que de a et γ
- Pour un fluide moteur donné, plus (a) est grand, plus (ηth ) est élevé.
76
II - Étude des machines thermiques : Réfrigérateur ou pompe à chaleur.
énergie utile
ϵth = 0 ≤ ϵth < ∞
énergie coûteuse
QB
- Réfrigérateur : ϵth = Wreçu
|QH |
- Pompe à chaleur : ϵth = Wreçu
77
Machine de Carnot : Efficacité thermique
QB TB −QH TH
ϵth = = ϵth = =
W TH − TB W TH − TB
78
Le réfrigérateur (cycle de Brayton récepteur) :
- Cycle, ayant un sens trigonométrique, composé de deux
adiabatiques et de deux isobares
* diagramme (p, V )
T1 − T4
ϵth = γ
T2 − T1
79
En pratique
2 phases : liquide et vapeur
Courbe de saturation
81
Diagramme de Mollier (h, Log(p)) : R134a
Isobare
82
Diagramme de Mollier (h, Log(p)) : R134a
Isenthalpique
83
Diagramme de Mollier (h, Log(p)) : R134a
Isotitre
84
Diagramme de Mollier (h, Log(p)) : R134a
Isotherme
85
Diagramme de Mollier (h, Log(p)) : R134a
Isentropique ou adiabatique
86