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Draft Interpol

Interpol, fondée le 7 septembre 1923, est une organisation internationale visant à promouvoir la coopération policière mondiale, avec son siège à Lyon, France. Elle compte 196 pays membres et est connue pour ses notices rouges, qui facilitent la traque des criminels recherchés. Son président actuel est Lucas Philippe, et son secrétaire général est Valdecy Urquiza depuis 2024.

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Draft Interpol

Interpol, fondée le 7 septembre 1923, est une organisation internationale visant à promouvoir la coopération policière mondiale, avec son siège à Lyon, France. Elle compte 196 pays membres et est connue pour ses notices rouges, qui facilitent la traque des criminels recherchés. Son président actuel est Lucas Philippe, et son secrétaire général est Valdecy Urquiza depuis 2024.

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Interpol

Carte des membres d'Interpol.

Siège social d'Interpol à Lyon.

(en) Connecting police for a safer world


Relier les polices pour un monde plus sûr

Histoire
7 septembre 1923 (Commission internationale de police
Fondation criminelle)
Vienne

Prédécesseur Commission internationale de police criminelle

Cadre
Zone d'activité Monde entier

Organisation intergouvernementale, organisme chargé de


Type l'application de la loi, organisation internationale, adresse
télégraphique, missing persons organization

Forme juridique Organisation internationale

Siège Lyon (200, quai Charles-de-Gaulle, 69006, France)

Pays France
Langues Anglais, français, espagnol, arabe

Organisation
Membres 196 pays

Effectif 756 employés (2013)

Président Lucas Philippe (depuis 2025)

Vice-président Alexander Prokopchuk (en) (depuis 2016)

Secrétaire général Valdecy Urquiza (en) (depuis 2024)

Johann Schober
Personnes clés
(premier président de la CIPC)

Budget 113 M$ (2017)

Site web [Link]

Identifiants
SIREN 785447467

OpenCorporates fr/785447467

L'Organisation internationale de police criminelle (OIPC), communément


abrégée Interpol, est une organisation internationale créée le 7 septembre
1923 dans le but de promouvoir la coopération policière internationale. Son
siège est situé à Lyon, en France.

Interpol est connue pour délivrer, entre autres, des notices rouges, documents
d'alerte qui une fois publiés permettent d'assurer la traque planétaire
de criminels recherchés dans le monde. Ces documents qui contiennent des
éléments d'identification et des éléments juridiques sur les individus recherchés
sont diffusés à travers 196 pays membres. Ils facilitent grandement le travail des
polices nationales en leur permettant d'identifier, de localiser et d'arrêter des
individus recherchés sur la base de n'importe quel contrôle à des fins
d'extradition[1].

Sa devise est : « Relier les polices pour un monde plus sûr », et sa mission est
de « Prévenir et combattre la criminalité grâce à une coopération policière
internationale renforcée [2] ».

Depuis 2024, son secrétaire général est le Brésilien Valdecy Urquiza, et son
président est le Français Lucas Philippe, en fonction depuis 2025.

Historique
Les prémices de la création d'Interpol datent du début du XXe siècle. Cette idée
de police internationale avait été émise par Edmond Locard, grand professeur de
médecine légale, qui fonda à Lyon (sa ville) en 1910 le premier laboratoire
de police scientifique au monde. Celui-ci se trouvait en 1905 au VIe Congrès
d’anthropologie criminelle, à Turin. Parmi les personnages importants qui s'y
trouvent, il y rencontre le criminologue français Alphonse Bertillon, le
professeur italien de médecine légale et psychiatre Cesare Lombroso, ainsi que
le criminologue et photographe suisse Rodolphe Archibald Reiss. En voyant tout
ce monde Edmond Locard se rend compte que pour lutter contre le crime
international il faut user d'une police internationale[3].

L'idée se poursuit en 1914 lors du premier Congrès international de police


criminelle : des officiers de police, juristes et magistrats de 14 pays se réunissent
à Monaco à l'initiative du prince Albert Ier pour discuter des procédures
d'arrestation et d'extradition, techniques d'identification et centralisation des
fichiers. La Première Guerre mondiale suspend cette initiative.

L'organisation est créée le 7 septembre 1923 lors du deuxième Congrès à


l'initiative de Johann Schober, le directeur de la police de Vienne qui réunit dans
sa ville les responsables des forces de polices de vingt pays pour fonder
la Commission internationale de police criminelle (CIPC).

À la suite de l'Anschluss (rattachement de l'Autriche à l'Allemagne nazie) en


1938 la CIPC passe sous le contrôle de la Gestapo et son siège de Vienne est
transféré à Berlin en 1942. La plupart des polices des pays membres continuent
alors leur coopération, participant notamment à la traque des résistants et à
la Shoah. L'organisation renaît en 1946 sous l'égide de la France, de la Belgique,
du Royaume-Uni et des pays scandinaves. En 1956 le statut est modernisé et la
CIPC devient « Organisation internationale de police criminelle-Interpol ».

Après la guerre, Interpol donne l'ordre, en interne, de ne pas poursuivre les


crimes liés au régime nazi, sous le prétexte qu'ils étaient « de nature
politique »[4], afin de protéger les nombreux policiers ayant participé aux crimes
nazis.

Interpol est reconnue en tant qu'organisation intergouvernementale par l'ONU en


1971 et l'année suivante un accord de siège est conclu avec la France. En 2003,
un centre de commandement et de coordination est instauré. En 2001 Interpol se
dote d'un bureau de liaison au siège de l'Union africaine à Addis-Abeba. En
2004 un nouveau bureau de liaison est créé au siège de l'ONU à New York[5]. Un
troisième est créé en 2009 au siège de l'Union européenne à Bruxelles.
En 2008 le président d'Interpol Jackie Selebi est contraint de démissionner,
accusé d'avoir été corrompu par un narcotrafiquant[6]. Il est condamné à 15 ans
de prison pour corruption par le tribunal de Johannesburg le 3 août 2010.

Vers le 25 septembre 2018, le président d'Interpol Meng Hongwei disparaît. Sa


démission est annoncée le 7 octobre 2018 à la suite de l'annonce de son
arrestation en Chine[7], qui n'avait plus donné signe de vie depuis son départ
en Chine, fin septembre 2018[8],[9],[10]. L'office chinois de lutte contre la
corruption annonce par la suite que Meng Hongwei fait l'objet d'une enquête
pour violations présumées de la loi[7].

Siège social d'Interpol à Lyon, France.


Le siège d'Interpol est situé dans le quartier de la Cité internationale, au 200,
quai Charles-de-Gaulle, dans le 6e arrondissement de Lyon en France, depuis
le 1er mai 1989. Auparavant, l'organisation était déjà basée dans ce pays,
à Paris dès 1946, puis rue Armengaud à Saint-Cloud en 1967. Ce siège de Saint-
Cloud a fait l'objet de deux attentats[11], l'un en 1976 et l'autre en 1986,
revendiqué par Action Directe.

Elle dispose par ailleurs de sept bureaux régionaux :

 Buenos Aires (Argentine)


 San Salvador (Salvador)
 Yaoundé (Cameroun)
 Abidjan (Côte d'Ivoire)
 Nairobi (Kenya)
 Bangkok (Thaïlande) (bureau de liaison)
 Harare (Zimbabwe)
Et de trois représentations auprès d'organisations internationales :

 à l'Union africaine à Addis-Abeba depuis 2001[12]


 aux Nations unies à New York depuis 2004[13]
[14]
 à l'Union européenne à Bruxelles depuis 2009
Pays membres
Interpol regroupe un total de 196 pays membres. Chaque pays membre dispose
d’un Bureau central national (National Central Bureau (NCB)) assurant la
liaison entre sa police nationale et celles des autres pays pour former le réseau
mondial[15].

Liste des pays membres d'Interpol

Bureaux régionaux

 Anguilla
 Bermudes
 Îles Caïmans
 Gibraltar
 Hong Kong
 Macao
 Montserrat
 Porto Rico
 Samoa américaines
 Îles Turques-et-Caïques
 Îles Vierges britanniques
Membres des Nations unies non membres d'Interpol
 Corée du Nord
 Tuvalu
États et entités partiellement reconnus sans adhésion ou bureau

 Chypre du Nord
 Kosovo
 Taïwan[N 1]
États non reconnus sans membre ou statut de sous-bureau
 Abkhazie
 Ossétie du Sud-Alanie
 Somaliland
 Transnistrie
Structure
La structure de l'OIPC est la suivante :

 l'assemblée générale, instance suprême de l'organisation, qui regroupe une


fois par an l'ensemble des délégués des États membres, élit le comité
exécutif, définit via des résolutions la politique générale, les moyens ;
 le comité exécutif, composé de 13 personnes dont le président, surveille
l’exécution des décisions de l’assemblée générale, oriente l’action de
l’organisation ;
 le secrétariat général met en œuvre les missions de l’organisation via ses sept
bureaux régionaux et ses représentants spéciaux auprès des Nations unies et
de l’Union européenne ;
 les bureaux centraux nationaux assurent la liaison entre les services de police
et l’organisation (en France, le BCN est rattaché à la division des relations
internationales de la direction centrale de la police judiciaire) [16] ;
 la commission de contrôle des fichiers d’Interpol a pour but de vérifier la
conformité des traitements des données à caractère personnel avec la
réglementation.
Actuellement, le poste de président d'Interpol est surtout honorifique, sa gestion
quotidienne étant assurée par le secrétaire général[17].

Secrétaires généraux
Le secrétaire général Ronald Noble au 6e congrès global sur la lutte contre la
contrefaçon et le piratage (2011).

 : Oskar Dressler (1923-1945)


 : Louis Ducloux (1946-1951)
 : Marcel Sicot (1951-1963)
 : Jean Népote (1963-1978)
 : André Bossard (1978-1985)
 : Raymond Kendall (1985-2000)
 : Ronald K. Noble (2000-2014)
 : Jürgen Stock (depuis 2014)[18]
Présidents depuis la fondation en 1923
Présidents de la Commission internationale de police criminelle (1923 -
1946) :
 : Johann Schober (1923-1932)
 : Franz Brandl (1932-1934)
 : Eugen Seydel (1934-1935)
 : Michael Skubl (1935-1938)
 : Otto Steinhäusl (1938-1940)
 : Reinhard Heydrich (1940-1942)
 : Arthur Nebe (1942-1943)
 : Ernst Kaltenbrunner (1943-1945)
Présidents d'Interpol depuis 1946 :

 : Florent Louwage (1945-1956)


 : Agostinho Lourenço (1956-1960)
 : Richard Jackson (1960-1963)
 : Fjalar Jarva (1963-1964)
 : Firmin Franssen (1964-1968)
 : Paul Dickopf (1968-1972)
 : William Leonard Higgitt (1972-1976)
 : Carl Persson (1976-1980)
 : Jolly Bugarin (1980-1984)
 : John Simpson (1984-1988)
 : Ivan Barbot (1988-1992)
 : Norman D. Inkster (1992-1994)
 : Björn Eriksson (1994-1996)
 : Toshinori Kanemoto (1996-2000)
 : Jesús Espigares-Mira (2000-2004)
 : Jackie Selebi (2004-2008)
 : Khoo Boon Hui (2008-2012)
 : Mireille Ballestrazzi (2012-2016)
 : Meng Hongwei (2016-2018)[19]
 : Kim Jong-yang (2018-2021)[N 2]
 : Ahmed Naser Al-Raisi (2021-2025)
 : Lucas Philippe (depuis 2025)
Fonctionnement et mode d'intervention
Le système des notices internationales
Principe
Les notices sont des messages d'alerte internationaux diffusés par l'Organisation
internationale de police criminelle connue sous le nom d'Interpol utilisés par les
services de police pour communiquer à leurs homologues du monde entier des
informations sur des infractions, des malfaiteurs et des menaces. Interpol les
diffuse à tous ses pays membres à la demande d'un pays membre ou d'une entité
internationale autorisée[1].

Les informations diffusées via ces notices sont de natures diverses et peuvent
concerner :

 des personnes recherchées pour des infractions graves ;


 des personnes disparues ;
 des personnes décédées non identifiées ;
 des menaces potentielles ;
 des évasions de personnes détenues ;
 des modes opératoires de malfaiteurs
En somme, les notices ont pour but d'attirer l'attention sur les infractions et
événements graves.

Bien que l'expression « mandat d'arrêt international » soit encore largement


utilisée par la presse et les médias francophones, Interpol précise bien que les
notices, notamment les notices rouges, ne sont pas des mandats d'arrêt
internationaux[20], elles appuient simplement des mandats d'arrêt nationaux ou
européens contre certains individus pour rendre plus facile leur arrestation à des
fins d'extradition, mais en aucun cas elles ne se substituent à ces mandats
décidés par des juridictions nationales ou européennes ou par la Cour pénale
internationale (CPI) ou un Tribunal pénal international (TPI). Cette expression
est donc obsolète et surtout impropre concernant les notices rouges d'Interpol
qui ne sont pas délivrées par une juridiction, mais par l'organisation elle-même.

Historique
C'est en 1946 qu'Interpol a mis en place le système des notices internationales.
Au départ, l'Organisation a créé cinq types de notices, toutes de couleur
différente : rouge, bleu, vert, jaune et noire. En 2004, une sixième notice a été
ajoutée, la notice orange[21].

En 2005, Interpol met en place une septième notice, la notice spéciale


INTERPOL-Conseil de sécurité des Nations unies à la faveur de
la résolution 1617 du Conseil de sécurité de l'ONU afin d’offrir au Conseil de
sécurité un outil efficace pour l’aider à remplir ses prérogatives en ce qui
concerne le gel des avoirs, l’interdiction de voyager et l’embargo sur les armes
décidés à l’encontre des personnes et entités liées à Al-Qaïda et aux talibans.
Cette notice est officiellement adoptée lors de la 74e assemblée générale
d'Interpol qui s'est tenue du 19 au 22 septembre 2005 à Berlin[22].

Le huitième type, la notice mauve, existe depuis 2011.

Les différentes notices internationales


Il existe huit types de notices ayant chacun un but différent [23]. La notice la plus
connue est la notice rouge qui permet de faciliter la localisation et l'arrestation
d'une personne recherchée[24]

Type de
Signification
notice

Utilisée pour demander la localisation et l'arrestation


d'une personne recherchée par une autorité judiciaire
Notice rouge
ou par un tribunal international en vue de son
extradition.

Utilisée pour recueillir des informations


complémentaires sur des individus concernant leur
Notice bleue
identité, leur lieu de séjour ou leurs activités illicites
dans le cadre d'une enquête criminelle.

Utilisée pour alerter et communiquer des informations


de police sur des individus constituant une menace
Notice verte pour la sécurité publique et ayant commis des activités
criminelles tout en étant susceptibles de récidiver dans
d'autres pays.

Utilisée pour aider à retrouver des personnes disparues,


Notice jaune en particulier des mineurs, ou à identifier des personnes
qui ne peuvent le faire en raison de leur incapacité.

Notice noire Utilisée pour recueillir des informations sur des


personnes décédées dont le corps n'a pas été identifié.

Notice
spéciale
INTERPOL Utilisée pour appeler l'attention des polices sur des
-Conseil de individus ou groupes visés par les sanctions prises par
sécurité des le Conseil de sécurité de l'ONU.
Nations
unies

Utilisée pour alerter la police, les organismes publics et


les autres organisations internationales sur les matières
Notice
dangereuses, les actes criminels ou les événements qui
orange
sont susceptibles de constituer une menace pour la
sûreté publique.

Utilisée pour communiquer des informations à modi


Notice
operandi, procédés, objets, appareils et cachettes
mauve
utilisés pour perpétrer des actes criminels.

Forme et modes de diffusion


Les notices peuvent renfermer des informations de deux types :

 des éléments d'identification (comprenant le signalement, une photographie,


les empreintes digitales, les numéros des pièces d'identité… des individus
recherchés) ;
 des éléments juridiques (comprenant la qualification de l'infraction dont
l'individu est accusé, les références des lois sur lesquelles se fonde
l'accusation ou la condamnation, les références du mandat d'arrêt ou de la
décision de justice…).
Le Secrétariat général procède à la publication et à la diffusion des notices
rouges de sa propre initiative ou à la demande de Bureaux centraux nationaux
(B.C.N.) ou d’entités internationales autorisées. L'ensemble des notices rouges
est diffusé sur le site web d'Interpol et est accessible à tous les internautes. Le
contenu de certaines notices, sous forme d'extraits, est parfois aussi publié sur le
site web si l'entité demandeuse accepte qu'Interpol diffuse ces informations au
grand public.
Campagnes grand public
En 2023 et 2024, la campagne Identify Me d'Interpol (Notice noire) lance un
appel à témoins international auprès du grand public pour donner un nom à des
corps de femmes victimes de potentiels assassinats, découverts dans les
dernières décennies en Europe et non identifiés à ce jour[25].

Une carte des lieux de découverte, des listes des corps découverts avec des
éléments clés issus des dossiers des victimes (objets, tatouages, reconstitution
faciale…) sont accessibles sur le site d'Interpol dans plusieurs langues en vue de
permettre d’identifier les femmes décédées. Les éléments susceptibles de
choquer un public non averti ne sont pas affichés[26].

En mai 2025, le bureau national d'Interpol au Botswana a ouvert une enquête sur
le programme industriel russe Alabuga Start, à la suite de préoccupations liées à
la traite des êtres humains et à la désinformation sur les réseaux sociaux. Cette
initiative fait suite à la diffusion de contenus de recrutement ciblant des jeunes
Africains, présentés comme des offres de formation ou d’emploi[27].

Chiffres clés
D'après le rapport annuel relatif à l'année 2018, 13 516 notices rouges ont été
publiées tandis que 57 347 étaient en cours de validité. Concernant les notices
jaunes, 2 397 ont été publiées et 10 886 étaient en cours de validité.

Diffusion des notices de l'OIPC depuis 2000

Notice
s en
Interp Nouvel
Ann Rou Ble Ver Jau Noi Oran Mau cours
ol- les
ée ge ue te ne re ge ve de
ONU notices
validit
é

1 07
2000 77 61 215 103
7

2001 1 41 63 13 145 72 1 711 10 131


8

1 21 169
2002 94 149 100 1 684 3 555
2 1

1 37
2003 159 266 167 133 2 037 1 702
8

1 92
2004 779 96 241 121 3 161 13 586
4

2 34
2005 241 332 271 70 4 7 3 268 15 323
3

2 80
2006 359 76 316 114 279 9 4 557 NC
4

3 12
2008 304 664 385 91 26 7 4 596 23 898
6

5 02 1 13
2009 522 472 103 17 17 7 290 NC
0 9

6 34 1 33 1 80
2010 521 85 19 29 15 708 35 318
4 4 3

7 67 1 13 1 05
2011 705 104 30 31 8 15 708 40 886
8 2 9

8 13 1 08 1 47 1 69
2012 141 78 31 16 20 130 46 994
6 5 7 1

8 85 1 69 1 00 1 88
2013 117 79 43 102 13 782 52 880
7 1 4 9

10 7 2 35 1 21 2 81
2014 153 72 29 75 17 432 60 187
18 5 6 4
11 4 3 91 1 24 2 50
2015 129 51 36 139 19 513 67 491
92 3 8 5

2016[ 12 8 2 67 85 888
28] n.c. n.c. n.c. n.c. n.c. n.c. [29]
78 5

2017[ 13 0 4 63 2 70
29] 804 135 14 373 187
48 3 1

13 5 4 13 2 39
2018 827 134 28 51 105 21 025 92 395
16 9 7

13 4 3 37 3 19
2019 761 256 15 58 107 n.c. n.c.
10 5 3

11 0 3 96 2 55
2020 509 391 9 40 135 n.c. n.c.
94 6 4

10 7 3 60 1 07 2 62
2021 118 13 46 110 n.c. n.c.
76 4 2 2

11 2 4 07 2 91
2022 607 167 6 43 101 n.c. n.c.
82 3 6

12 2 3 54 2 68
2023 473 282 10 38 72 n.c. n.c.
60 6 7

2024[ 15 5 4 07 3 34 131 01
30] 561 211 23 43 68 23 877
48 8 5 1

Sources : rapports annuels de l'OIPC

Limites
Limitations tenant à la nature de l'organisation
À cause du rôle politiquement neutre qu'elle doit jouer, la Constitution d'Interpol
lui interdit d'intervenir dans les affaires ne concernant qu'un pays membre, ou
les crimes militaires, politiques, religieux ou raciaux. Ses activités tournent
autour du trafic et production de drogue, du terrorisme, du blanchiment d'argent,
du crime organisé et de la criminalité transnationale.

Il faut ajouter que, contrairement à ce que son nom indique, Interpol n'est pas à
proprement parler une organisation policière. Il s'agit plutôt d'une structure
d'étude et d'analyse sur la criminalité et le terrorisme. C'est une sorte de grande
base de données pour les pays membres, qui produit de l'expertise et de la
connaissance. Il n'y a pas de « service action » dans cette organisation : les
interventions sont menées par les polices de chaque pays, parfois de manière
conjointe (auquel cas un des rôles d'Interpol est de faciliter la collaboration, en
améliorant la communication, etc.).

Limitations structurelles
La situation actuelle d'Interpol est marquée par d'importants problèmes
structurels tenant essentiellement à deux raisons :

 le budget notoirement insuffisant[31]. Depuis des années, Interpol a des


difficultés financières[31] : son budget en 2013 est d'environ 80 millions
d'euros[32]. Interpol a promis de ne pas augmenter les cotisations des 190
États membres[33], se tournant vers le secteur privé. En juin 2011,
la Fédération internationale de football (FIFA) a fait un don de 20 millions
d'euros[34]. Un an plus tard, en juin 2012, Interpol annonce une enveloppe de
15 millions d'euros du premier fabricant de cigarettes au monde, Philip
Morris[35],[36]. En mars 2013, des géants de l'industrie pharmaceutique tels
que Sanofi, Pfizer et Novartis[37] signent un chèque de 4,5 millions d'euros au
service international de police Interpol[38],[39],[40].
 le nombre élevé de pays participants rendant le fonctionnement de moins en
moins fluide[réf. nécessaire].
Concurrence avec Europol
Depuis le début de la construction européenne, en 1999, s'est constituée une
structure exclusivement européenne, Europol, qui prend le relais du
groupe TREVI, structure ad hoc créée dès 1976. C'est une organisation dissociée
d'Interpol, née de la volonté des États européens de se doter d'instruments
efficaces au sein de l'Union. Cependant d'autres facteurs ont contribué à la
création d'Europol. Les États européens se sont opposés un certain nombre de
fois aux États-Unis et ont fini par conclure à la nécessité de créer leur propre
organisation, qui continue toutefois à collaborer avec Interpol.

Critiques
Interpol est accusé de servir comme un outil aux mains de certains États dans le
but de traquer et d'arrêter des opposants politiques en dehors de leurs frontières
alors que l'article 3 de sa constitution lui impose un principe strict de neutralité.
Un documentaire de la chaîne qatarienne Al Jazeera diffusé le 12 janvier
2017 traite de ce phénomène en prenant notamment l'exemple de Bahar
Kimyongür. Interpol répond qu'il s'agit de cas marginaux et que les personnes
concernées par ces erreurs peuvent demander à la Commission de contrôle des
fichiers d’Interpol (CCF) de rectifier ou de supprimer leurs informations[41].

En 2026, une enquête de Disclose et de la BBC montre que des régimes


autoritaires, tels que ceux de la Russie, de la Turquie ou du Tadjikistan, utilisent
Interpol pour traquer leurs opposants politiques[42],[43].

Moyen-Orient
Le 7 juin 2021, l'avocat français des droits de l'homme William Bourdon a
déposé une plainte officielle à Paris au nom du Gulf Centre for Human
rights (en) (GCHR) contre le major général émirati Ahmed Naser Al-Raisi, dans
le cas de l'arrestation illégale et de la torture ultérieure du membre du conseil
d'administration du GCHR Ahmed Mansoor. La plainte était fondée sur le
concept de compétence universelle et cherche à apporter Al-Raisi à la justice
alors qu'il est en France à la recherche de la présidence d'Interpol en 2021[44],[45].

Le 17 juin 2021, 35 parlementaires français ont dénoncé l'arrivée possible au


chef d'Interpol d'un haut responsable de la police des Émirats arabes unis,
impliqués dans la répression des militants des droits de l'homme [46].

Le 24 juin 2021, sept officiels de Lyon ont condamné dans un forum, publié
dans Le Monde, l'élection éventuelle au chef de l'Interpol d'un haut responsable
de la police des Émirats arabes unis, impliqués dans la répression des militants
des droits de l'homme[47].

En octobre 2021, le Centre du Golfe des droits de l'homme (GCHR), la Ligue


française des droits de l'homme et la Fédération internationale des droits de
l'homme s'inquiète de la candidature d'Emirati General et de l'inspecteur du
ministère de l'Intérieur des Émirats arabes unis, Ahmed Nasser Al-Raisi, pour la
présidence d'Interpol, et ont appelé la prochaine assemblée générale des 23 et 24
novembre à Lyon pour le rejeter car les forces ont effectué des actes obscènes
sous sa direction[48].

Le 12 novembre 2021, le site Web de l'information basé à Londres a révélé que


les députés allemands ont signé une pétition exprimant leur profonde
préoccupation concernant la nomination du général Al-Raisi des ÉAU pour le
poste de directeur Interpol. Les signataires ont déclaré que la sélection d'Al-
Raisi «mettrait en péril l'image de l'organisation internationale [49]».

Le 18 janvier 2022, une nouvelle plainte pour «torture» et «actes de barbarie» a


été déposée par William Bourdon, un avocat d'Ahmed Mansour, à Paris au pôle
crimes contre l’humanité du parquet antiterroriste (Pnat), contre l'Emirati
Ahmed Nasser Al-Raisi, qui est actuellement en France[50].

En mars 2022, Ahmed Nasser Al-Raisi fait l'objet d'une enquête en France sur
des allégations de « torture » et d'« actes de barbarie » après une plainte d'une
organisation non gouvernementale dénonçant le traitement de Ahmed
Mansoor un des principaux ennemis de l'Émirati, emprisonné depuis 2017 [51].
Le 11 mai 2022, les autorités françaises ont ouvert une enquête contre Al
Raisi sur des accusations de torture et de détention arbitraire déposées par deux
Britanniques, Matthew Hedges et Ali Issa Ahmad, qui ont été arrêtés aux
Émirats[52],[53].

Notice spéciale Interpol-Nations unies


En raison d'une opération contre Al-Qaïda et les Talibans, Interpol a édifié, dans
le cadre de la « Notice spéciale Interpol-Nations unies »[54] et avec la
collaboration des Nations unies, la liste des personnes susceptibles de sanctions
du Conseil de sécurité des Nations unies.

Fondation Interpol pour un monde plus sûr


La Fondation Interpol pour un monde plus sûr est fondée en décembre 2013 et
enregistrée à Genève[55]. Selon Interpol, « la Fondation apporte son soutien aux
programmes et aux activités d’INTERPOL tout en étant juridiquement et
administrativement indépendante.

Avec l’aide de son Conseil, de son Comité d’honneur et de son Organe de


révision, elle sera à l’origine de nouvelles initiatives mondiales en matière de
sécurité et veillera à la transparence en ce qui concerne l’affectation de tous les
dons »[56]. Le financement de l'organisation est questionné par un groupe de
journalistes qui a enquêté sur le fonctionnement de celle-ci : la fondation aurait
reçu des dons de certaines multinationales du tabac ou de la pharmacie, voire
d'institutions accusées de corruption (telle la FIFA) ou d'États tels les Émirats
arabes unis[57].

Assemblées générales
Cette instance dirigeante suprême d’Interpol a tenu sa 93e session, du 24 au 27
novembre 2025 à Marrakech, en visant à examiner les nouvelles orientations de
la sécurité mondiale, notamment celles relatives à la lutte contre la criminalité
organisée transnationale, le démantèlement des centres de fraude, le
renforcement des capacités policières mondiales, ainsi que la promotion des
femmes dans les forces de police[58],[59],[60].

Symboles et signification
Source : site officiel d'Interpol[61].

 Le globe terrestre évoquant le caractère mondial de l’activité de


l’organisation.
 Les rameaux d’olivier, symbolisant la paix.
 Un glaive placé verticalement derrière le globe, symbolisant l’action de la
police.
 Les plateaux de la balance symbolisent la justice.


Notes et références
Notes
1. Taiwan était membre d'Interpol en tant que République de Chine jusqu'en 1984, date à
laquelle elle a été remplacée par la République populaire de Chine. Taiwan s'est vu offrir une
option pour continuer en tant que sous-bureau de la Chine sous le nom de "Taiwan, Chine",
mais comme cela pouvait impliquer que Taiwan faisait partie de la République populaire de
Chine, Taiwan a refusé et s'est retiré de l'organisation.
2. Par intérim du 7 octobre au 20 novembre 2018.
3. L'ancien logo est encore occasionnellement utilisé au sein d'Interpol.
Références
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2014 sur Internet Archive), fiche pratique COM/FS/2012-02/GI-02, [Link]
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Bibliographie

 Mathieu Martiniere, Robert Schmidt, Interpol : L'enquête, HarperCollins France,


2023
 Laurent Greilsamer, Interpol : le siège du soupçon, éditions Moreau Alain, 1986.
 Laurent Greilsamer, Interpol, éditions Fayard, 1997.
 Commission nationale de l'informatique et des libertés, Délibération n°80-18 du
03 juin 1980 [archive] répondant à la question de savoir si la loi informatique et
libertés s'applique à Interpol (voir Loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux
libertés du 6 janvier 1978#Limites de la loi informatique et libertés : le cas
Interpol)
Documentaires

 2018 : Interpol, une police sous influence ? réalisé par Samuel Lajus

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