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TD Integral e

Le document présente des exercices de mathématiques pour les classes MPSI-MP2I au Lycée La Martinière Monplaisir pour l'année scolaire 2025/2026. Il est structuré en plusieurs feuilles abordant des thèmes variés tels que la trigonométrie, les fonctions usuelles, et les nombres complexes, avec des exercices allant de la résolution d'équations à des démonstrations théoriques. Chaque feuille contient des exercices d'application directe, des résultats à retenir, ainsi que des exercices plus difficiles.

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Exercices de mathématiques –

MPSI-MP2I
Lycée La Martinière Monplaisir
Année 2025/2026

P Exercices d’application directe du cours ou calculs directs. Utilisez-les pour apprendre votre
cours.


® Résultats ou méthodes utiles sur le long terme. À retenir, si possible.
Exercices difficiles ou peu guidés. Les plus costauds doivent les chercher.

1
Table des matières

Feuille n° 01 : Trigonométrie et nombres imaginaires 3

Feuille n° 02 : Fonctions usuelles 5

Feuille n° 03 : Sommes et calculs 8

Feuille n° 04 : Quelques fondamentaux 10

Feuille n° 05 : Nombres complexes 12

Feuille n° 06 : Équations différentielles 14

Feuille n° 07 : Théorie des ensembles 16

Feuille n° 08 : Notion d’application 18

Feuille n° 09 : Calcul matriciel 20

Feuille n° 10 : Relations d’ordre et d’équivalence, et ensembles de nombres usuels 22

Feuille n° 11 : Arithmétique 24

Feuille n° 12 : Suites 26

Feuille n° 13 : Groupes, anneaux, corps 29

Feuille n° 14 : Limite d’une fonction 31

Feuille n° 15 : Continuité 33

Feuille n° 16 : Polynômes 36

Feuille n° 17 : Dérivation 38

Feuille n° 18 : Fractions rationnelles 41

Feuille n° 19 : Espaces vectoriels 43

Feuille n° 20 : Analyse asymptotique 45

Feuille n° 21 : Familles de vecteurs et espaces de dimension finie 50

Feuille n° 22 : Intégration 52

Feuille n° 23 : Dénombrement 56

Feuille n° 24 : Applications linéaires 58

Feuille n° 25 : Probabilités 61

Feuille n° 26 : Matrices et applications linéaires 66

Feuille n° 27 : Déterminants 70

Feuille n° 28 : Séries numériques 73

Feuille n° 29 : Espaces euclidiens 76

Feuille n° 30 : Fonctions de deux variables 79

2
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MPSI-MP2I - Mathématiques Premier Semestre

Feuille d’exercice n° 01 : Trigonométrie et nombres imaginaires

Exercice 1 ( P ) Résoudre dans R les équations suivantes :


1 3) cos x = −1 5) cos(4x) = −1
1) sin x =
2
√ 1
2) tan x = 3 4) sin(3x) = 1 6) sin(x) cos(x) =

P
4

Exercice 2 ( ) Résoudre les équations suivantes :

1) tan(2x) = 1 4) sin(x + 3π/4) = cos(x/4)


1
r
3
2) sin x + cos x = 5) cos(x + π/6) cos(x − π/6) =
2 2

3) cos(5x) = cos(2π/3 − x) 6) sin x + 3 cos x = 1

Exercice 3 (  )
3
Résoudre l’équation sin(3x) cos3 (x) + sin3 (x) cos(3x) = .
4
Exercice 4 Résoudre sur R les inéquations suivantes :

1) tan x ⩾ 1 3) 2 sin2 x ⩽ 1
x x
   
2) cos ⩽ sin 4) cos2 x ⩾ cos(2x)
3 3


Exercice 5 (®) Pour quelles
√ valeurs de m l’équation 3 cos x − sin x = m admet-elle des solutions ?
Les déterminer lorsque m = 2.

1+ 5
Exercice 6 On cherche à déterminer tous les réels t tels que cos t = .
4
1) Démontrer qu’il existe une unique solution dans l’intervalle ]0, π/4[. Dans la suite, on notera cette
solution t0 .
2) Calculer cos(2t0 ), puis démontrer que cos(4t0 ) = − cos(t0 ).
3) En déduire t0 .
4) Résoudre l’équation.

1
Exercice 7 Soit x, y ∈]0, π/2[ tels que tan x = et tan y = 2.
7
1) En utilisant tan(x + 2y), calculer x + 2y.
2) Calculer cos(2y).

6 + 3
Exercice 8 Résoudre cos4 x + sin4 x = .
8

3
Exercice 9 ( P ) Écrire sous forme algébrique les nombres complexes suivants.
1 + 2i (1 + i)3 1
1) 3) 5)
3 − 4i (1 − i)2 2
1+
1 1+i 1−i i
2) 4) + 6) (1 + (1 + (1 + 2i)2 )−1 )
(1 + 2i)2 3−i 3+i

Exercice 10 Montrer que pour tout (a, b, c, d) ∈ Z4 , il existe (m, n) ∈ Z2 tel que

(a2 + b2 )(c2 + d2 ) = m2 + n2 .

Exercice 11 (
√
P
11
) Mettre sous forme algébrique les nombres complexes suivants.
√ −42
2) (−1 + i)17

1) 3−i 3) 1+i 3

1 + cos θ + i sin θ
Exercice 12 Soit θ ∈ R\2πZ, z = . Calculer Re z, Im z, |z|, arg z.
1 − cos θ − i sin θ
Exercice 13 Soient z1 et z2 deux complexes de module 1, tels que 1 + z1 z2 ̸= 0. Montrer que
z1 + z 2
∈ R.
1 + z 1 z2

Exercice 14 Soit a ∈ [0; 2π[ et n un entier naturel. Déterminer le module et l’argument de : (1 + ie ia )n .

4
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Feuille d’exercice n° 02 : Fonctions usuelles

Exercice 1 ( P ) Factoriser les expressions suivantes, puis déterminer le tableau de signes de chacune.

1) f (x) = x3 − 2x2 − 11x + 12 16


3) φ(x) = x + 8 −
x−7
2) g(x) = x ln(x) − x − 2 ln(x) + 2 4) ψ(x) = xe + 3e x − 2x − 6
x

Exercice 2 ( P ) Dériver et dresser les tableaux de variations des fonctions suivantes.

1) f : x 7→ x2 e x 3) φ : x 7→ ln |x|
x
2) g : x 7→ 4) ψ : x 7→ 3 ln |x − 2| + 2 ln |x + 3|
ln(x) − 1

Exercice 3 ( P )
1) Montrer que la somme de deux applications croissantes est croissante.
2) La somme de deux applications monotones est-elle nécessairement monotone ?

P
3) Le produit de deux applications croissantes est-il nécessairement une application croissante ?

Exercice 4 ( ) Déterminer le domaine de définition, de g ◦ f dans chaque cas.


3 √ 3) f : x 7→ x + 3 ln(x) et g = exp.
1) f : x 7→ 1 + et g = ·.
x−5
1
2) f = cos et g : x 7→ 4) f = sin et g = ln.
x

Exercice 5 Soit f : R → R telle que f ◦ f est croissante tandis que f ◦ f ◦ f est strictement
décroissante. Montrer que f est strictement décroissante.
(
23x+2y = 5
Exercice 6 Résoudre dans R2 le système .
42x = 22y+3

x+3 1

P
Exercice 7 Résoudre l’équation ln = (ln x + ln 3).
4 2

Exercice 8 ( ®) Tracer les courbes représentatives des fonctions suivantes.

1) f : x 7→ sin(Arcsin x) 2) g : x 7→ Arcsin(sin x)

5
Exercice 9 ( P
 √ 
3
) Simplifier les expressions suivantes.
    
1) Arcsin − 2 3) Arccos cos − 2π
3 5) Arctan tan 3π
4
7) tan (Arcsin x)
 
2) Arccos cos 2π
3 4) Arccos (cos 4π) 6) sin (Arccos x) 8) cos (Arctan x)

Exercice 10 (®) Démontrer les inégalités suivantes.


a
1) Pour tout a ∈]0, 1[, Arcsin a < √ .
1 − a2
a
2) Pour tout a ∈ R∗+ , Arctan a > .
1 + a2

Exercice 11
1) Soit x ∈ [0, π/8[. Exprimer tan(4x) en fonction de tan(x).
π 1 1
2) En déduire la formule de Machin : = 4 Arctan − Arctan .
4 5 239
Remarque : John Machin a pu calculer 100 décimales de π à la main en 1706 grâce à cette relation.

Exercice 12

Figure 1 – La statue

Une statue de hauteur s est placée sur un piédestal de hauteur p. À quelle distance du pied de la
statue un observateur (dont la taille est supposée négligeable) doit-il se placer pour la voir sous un angle
maximal (i.e. pour avoir θ maximal, avec les notations de la figure 1) ?

Exercice 13 (®) Sur quelle partie de R est définie l’équation Arccos x = Arcsin(1 − x) ? La résoudre.
1
 
Exercice 14 On définit les deux fonctions f et g par f : x → 7 Arctan et g : x 7→
2x2
x x−1
   
Arctan − Arctan .
x+1 x
1) Déterminer leurs ensembles de définition.
2) Calculer, lorsque cela est possible, leurs dérivées.
3) Que peut-on en déduire concernant f (x) et g(x) ? Donner le maximum de précisions.
4) Tracer les courbes représentatives de f et de g (sur un même schéma).

6
Exercice 15 (®) Calculer Arctan 21 + Arctan 15 + Arctan 18 .

Exercice 16 (  )
 √ 
Résoudre : Arcsin 2x = Arcsin x + Arcsin x 2 .

π π
 
Exercice 17 Soit la fonction f : − , −→ R .
2 2
π x
  
x 7−→ ln tan +
4 2
π π
 
Montrer que f est bien définie et que l’on a les relations suivantes, pour tout x ∈ − , .
2 2
f (x) x 1
   
1) th = tan 3) ch (f (x)) =
2 2 cos(x)
2) th(f (x)) = sin(x) 4) sh (f (x)) = tan(x).

Exercice 18 Soit (a, b) ∈ R2 . Résoudre l’équation a ch x + b sh x = 0.

7
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Feuille d’exercice n° 03 : Sommes et calculs

Exercice 1 (
entre elles ?
P ®) Soient a1 , . . . , an , b1 , . . . , bn ∈ C. Quelles sont les expressions toujours égales

n n n n
!
X X 1 X
2
X
2
1) ak bk , an+1−k bn+1−k , (ak + bk ) − (ak − bk )
k=1 k=1
4 k=1 k=1
n
! n
! n
! n 
n X
n n

n

n
X X X X X X X X
2) ak bk , ak  bp  , (ak bp ), ak bp , ak bk
k=1 k=1 k=1 p=1 k=1 p=1 k=1 p=1 k=1

Exercice 2 (®) Montrer que pour toute famille (zk )1⩽k⩽n ∈ Cn , on a :


n
!2 n
X X X
zk = zk2 + 2 zi zj .
k=1 k=1 1⩽i<j⩽n

Quel résultat bien connu cette formule généralise-t-elle ?


n
X
Exercice 3 Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , k · k! = (n + 1)! − 1.

P
k=1

Exercice 4 ( )
1) Soit k ∈ N. Écrire (1 + k)4 − k 4 sous la forme d’un polynôme de degré 3 en k.
n
X
2) Soit n ∈ N. En s’inspirant de la démonstration du cours donnant la valeur de k 2 , calculer la
k=0
n
X
3
valeur de k (on donnera cette valeur sous la forme la plus factorisée possible).
k=0

Exercice 5 (®) Donner une expression simplifiée des quantités suivantes.


X X X X
1) i.j 2) i+j 3) i−j 4) min(i, j)
1≤i,j≤n 1≤i,j≤n 1≤i,j≤n 1≤i,j≤n
X X X
Même question en remplaçant par puis par .
1≤i,j≤n 1≤i≤j≤n 1≤i<j≤n

n−1
⌊X
2⌋
n ! ⌊X2 ⌋
!
n n
Exercice 6 En considérant (1 + 1)n et (1 − 1)n , calculer les sommes et , où
2k 2k + 1
k=0 k=0
⌊·⌋ est la fonction « partie entière ». ! !
X n X n
Remarque : ces sommes sont souvent notées et .
2k 2k + 1
0⩽2k⩽n 0⩽2k+1⩽n

8
Exercice 7 (®) Écrire avec des factorielles les quantités suivantes.
m p
Y n−p+k
k pour n, m ∈ N∗ t.q. n < m.
Y
1) 3) pour n ≥ 2 et 1 ≤ p ≤ n − 1.
k=n k=1
k
p n
Y Y 2k + 1
2) n − p + k pour (n, p) ∈ N2 t.q. p ≤ n. 4) pour n ∈ N∗ .
k=1 k=1
2k

Exercice 8 (®)
n
X i − nin − (n + 1)i(n+1)
1) Démontrer que, pour tout n ∈ N∗ , Tn = kik−1 =
k=1
2
2) Soit p ∈ N. En déduire les valeurs des deux sommes :

S1 (p) = 1 − 3 + 5 − 7 + · · · + (−1)p (2p + 1),


S2 (p) = 2 − 4 + 6 − 8 + · · · + (−1)(p+1) 2p.

Exercice 9 Soit n ∈ N. En utilisant la fonction f : x 7→ (1 + x)n , calculer les quantités suivantes.


n n n
! ! !
X n X n X 1 n
1) 2) k 3)
k=0
k k=1
k k=0
k+1 k

Exercice 10 Soit a un nombre réel. On étudie le système linéaire suivant.



 x
 − 2y + 3z = 2
Sa : x + 3y − 2z = 5
 2x − y + az = 1

1) En fonction des valeurs du paramètre a, déterminer si le système Sa peut :


a) n’admettre aucune solution ;
b) admettre exactement une solution ;
c) admettre une infinité de solutions.
2) Résoudre le système Sa lorsque celui-ci admet une (des) solution(s).

Exercice 11 Discuter et résoudre suivant les valeurs des réels λ, a, b, c, d le système suivant.


 (1 + λ)x + y + z + t = a

 x + (1 + λ)y + z + t = b
(S)

 x + y + (1 + λ)z + t = c


x + y + z + (1 + λ)t = d

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Feuille d’exercice n° 04 : Quelques fondamentaux



Exercice 1 Soit P, Q deux propositions. La proposition P ∧ Q =⇒ (¬P ) ∨ Q est-elle nécessairement
vraie ?

Exercice 2 Soit la propriété suivante : P (z) : «|z − 1| ≤ 3 =⇒ |z − 5| ≥ 1».


1) Quel est l’ensemble des z ∈ C tel que P (z) soit vraie ? A-t-on : ∀z ∈ C, P (z) vraie ?

P
2) Mêmes questions en remplaçant |z − 5| ≥ 1 par |z − 5| > 1, puis par |z − 5| ≥ 2.

Exercice 3 ( ) Écrire la négation des assertions suivantes où P, Q, R, S sont des propositions.

1) P ⇒ Q 4) P ou (Q et R)
2) P et non Q
3) P et (Q et R) 5) (P et Q) ⇒ (R ⇒ S)

Exercice 4 Dans chacun des cas suivants, comprendre le sens des deux phrases proposées et déterminer
leur valeur de vérité :
1) ∀n ∈ N ∃N ∈ N n ⩽ N et ∃N ∈ N ∀n ∈ N n ⩽ N .
2) ∀y ∈ R∗+ ∃x ∈ R y = ex et ∃x ∈ R ∀y ∈ R∗+ , y = e x .
3) Soit f une fonction réelle définie sur R.

P
∀x ∈ R ∃y ∈ R y = f (x) et ∃y ∈ R ∀x ∈ R y = f (x).

Exercice 5 ( ) Soit f une fonction réelle définie sur R. Quelle est la négation des propositions
suivantes ?

1) ∃M ∈ R ∀x ∈ R, f (x) ⩽ M 4) ∀x ∈ R, ∃y ∈ R, y ⩽ f (x) ⩽ 2x + y
2) ∀x ∈ R, f (x) ⩾ 1 ou f (x) ⩽ −1
3) ∀x ∈ R, f (x) ⩾ 0 ⇒ x ⩾ 0 5) ∀x ∈ R, (∃y ∈ R, f (x) ⩾ y) ⇒ x ⩽ 0

Exercice 6 Soient les quatre assertions suivantes :

(a) ∃x ∈ R ∀y ∈ R x+y >0 ; (c) ∀x ∈ R ∀y ∈ R x+y >0 ;


(b) ∀x ∈ R ∃y ∈ R x+y >0 ; (d) ∃x ∈ R ∀y ∈ R y 2 > x.

1) Les assertions (a), (b), (c) et (d) sont-elles vraies ou fausses ?


2) Donner la négation de chacune.

10
Exercice 7 (®) Soit f une fonction réelle définie sur R. Écrire au moyen de quantificateurs les
propositions suivantes :

1) f est croissante. 3) f s’annule au plus une fois.


2) f est périodique. 4) f prend au moins une fois la valeur 1.

Exercice 8 Résoudre sur R l’équation 2|x − 1| = x2 − 2.

Exercice 9 Déterminer toutes les fonctions f : R → R telles que

∀x, y ∈ R, f (y − f (x)) = 2 − x − y.

Exercice 10 En quoi le raisonnement suivant est-il faux ?


Soit P(n) : « n crayons de couleurs sont tous de la même couleur ».
— P(1) est vraie car un crayon de couleur est de la même couleur que lui-même.
— Supposons P(n). Soit n + 1 crayons. On en retire 1. Les n crayons restants sont de la même couleur
par hypothèse de récurrence.
Reposons ce crayon et retirons-en un autre ; les n nouveaux crayons sont à nouveau de la
même couleur. Le premier crayon retiré était donc bien de la même couleur que les n autres. La
proposition est donc vraie au rang n + 1.
— On a donc démontré que tous les crayons en nombre infini dénombrable sont de la même couleur.

Exercice 11 Dans un match de rugby, une équipe peut marquer 3 points (pénalité ou drop), 5 points
(essai non transformé) ou 7 points (essai transformé). Quel est l’ensemble des scores possibles ?
n
X
Exercice 12 Soit (un )n∈N une suite vérifiant : u0 ⩽ 1, ∀n ∈ N un+1 ⩽ uk .
k=0
Montrer que ∀n ∈ N un ⩽ 2n .

11
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Feuille d’exercice n° 05 : Nombres complexes

Exercice 1 (  ) Résoudre pour z ∈ C, 2 arg(z + i) = arg(z) + arg(i) [2π].


2iπ
 
Exercice 2 Soit ω = exp . Calculer A = ω + ω 2 + ω 4 et B = ω 3 + ω 5 + ω 6 .
7
(Indication : on pourra d’abord calculer AB et A + B.)

Exercice 3 (®)


Déterminer les racines 4es dans C de −119 + 120i

Exercice 4 ( ) Soit (n, z) ∈ N∗ × C tel que z n = (z + 1)n = 1. Montrer que n est multiple de 6 et
que z 3 = 1.

Exercice 5 Soit n ∈ N∗ . Résoudre dans C l’équation d’inconnue x : (1 + x)2n = (1 − x)2n . Calculer

P
alors le produit des solutions de cette équation.

Exercice 6 ( ) Soit n un entier supérieur ou égal à 2.


1) Écrire −i et 1 + i sous forme trigonométrique.
2) Calculer les racines nes de −i et de 1 + i.
3) Résoudre z 2 − z + 1 − i = 0.
4) En déduire les racines de z 2n − z n + 1 − i = 0.

Exercice 7 (  ) Soit n un entier naturel non nul, notons ω = exp



2iπ
n

. Calculer

n−1
X
(1 + ω k )n .
k=0

Exercice 8 Résoudre dans C l’équation z = z 3 .

Exercice 9 Résoudre dans C l’équation d’inconnue z : z 4 + 2λ2 z 2 (1 + cos θ) cos θ + λ4 (1 + cos θ)2 = 0
4
(λ ∈ C, θ ∈ [0, π]). Pour n ∈ N, calculer zkn où les zk sont les racines de cette équation.
P
k=1

Exercice 10
1+i
1) Calculer les racines carrées de √ . En déduire les valeurs de cos(π/8) et sin(π/8).
2
2) Calculer les valeurs de cos(π/12) et sin(π/12).

Exercice 11
1) Soit x ∈ R. Exprimer cos(5x) en fonction de cos(x).
π
 
2) En déduire que cos est racine du polynôme 16X 4 − 20X 2 + 5.
10
π
 
3) En déduire la valeur de cos2 .
10

π 1+ 5
 

P
4) Montrer que cos = .
5 4

P
Exercice 12 ( ) Calculer cos 5θ, cos 8θ, sin 6θ, sin 9θ, en fonction de cosθ et sinθ.

Exercice 13 ( ) Linéariser les quantités suivantes.

12
1) cos3 (x) sin2 (x). 2) cos6 (x) + sin6 (x).

n n
! !
n n
Exercice 14 (®)
X X
Soient n ∈ N et a, b ∈ R. Calculer cos(a + kb) et sin(a + kb).
k k
k=0 k=0

Exercice 15Déterminer l’ensemble des nombres complexes z vérifiant chacune des équations suivantes.

z−3 z − 3 2
1) =1 2) =
z−5 z−5 2

z+1
Exercice 16 Quel est l’ensemble des nombres complexes z tels que est imaginaire pur ?
z−1
Exercice 17 Déterminer les points d’affixe z ∈ C vérifiant chaque situation.
1) 1, z et z2 soient les affixes de trois points alignés.
1
2) z et soient les affixes de deux vecteurs orthogonaux.
z
3) 1, z et z + i soient les affixes des sommets d’un triangle dont le centre du cercle circonscrit est
l’origine O du repère.
1
4) z, et z − 1 soient les affixes de trois points situés sur un même cercle de centre O.
z

Exercice 18 Soient A, B et C trois points, distincts deux à deux, d’affixes respectifs a, b et c. Montrer
que les propositions suivantes sont équivalentes.
1) ABC est un triangle équilatéral.
2) j ou j 2 est racine du polynôme aX 2 + bX + c.
3) a2 + b2 + c2 = ab + bc + ca.

P
4) (b − a)2 + (c − b)2 + (a − c)2 = 0.

Exercice 19 ( )
(
C → C
1) Caractériser géométriquement l’application
z 7→ (2 + 2i)z − (7 + 4i)
π
2) Soit r la rotation de centre le point d’affixe 1 + i et d’angle de mesure . Déterminer l’expression
4
complexe de r.
π
3) Soient r la rotation de centre le point d’affixe 1 et d’angle de mesure , et s la symétrie centrale de
2
centre le point d’affixe i + 3. Caractériser géométriquement l’application s ◦ r.

13
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Feuille d’exercice n° 06 : Équations différentielles

Exercice 1 ( P ) Calculer les intégrales suivantes via un changement de variable adéquat.


Z e Z π
Z 1
dt dt sin t
1) 4) 7) dt
0 ch(t) 1 t + t(ln t)
2 0 3 + cos2 t
Z e Z 2
Z 1 p dt dt
2) t2 1 − t2 dt 5) √ 8) √
0 1 t ln t + 1 1 t + 2t
Z 2
ln t Z 1
dt
Z 2
ln(1 + t) − ln t
3) √ dt 6) 9) dt
t t t2
1 0 e +1 1

Exercice 2 (  ) Soit a, b ∈ R, soit I(a, b) =


Z b

a
x2 − 1

(x2 + 1) x4 + 1
dx.

1) Montrer que I(a, b) = I(−b, −a)


1 1 1
 
2) Soient a et b de même signe. Montrer que I , = I(a, b). En déduire que I(a, ) = 0.
a b a
3) Soit y ∈ [1, +∞[, montrer qu’il existe un unique x ∈ R+ tel que y = ch(x). On note alors
x = Argch(y).
Remarque : on dit que x est l’argument cosinus hyperbolique de y.
4) Exprimer alors e Argch(y) en fonction de y
Facultatif : exprimer Argch(y) en fonction de y et étudier la fonction Argch.
1 √
5) Calculer I(a, b) pour a ⩾ 1 et b ⩾ 1 en commençant par poser u = x + , puis u = 2 ch(t).
x
6) En déduire I(a, b) lorsque a et b sont de même signe (non nul).
Z 1
Exercice 3 On pose, pour tout (n, p) ∈ N2 , In,p = xn (1 − x)p dx.
0
1) Exprimer, pour tout (n, p) ∈ N × N∗ , In,p en fonction de In+1,p−1 .
2) En déduire In,p pour tout (n, p) ∈ N2 ,

P
3) Calculer In,n pour tout entier naturel n et en déduire la limite de la suite (In,n )n∈N .

Exercice 4 ( )
x π π π
   
1) a) Vérifier que la fonction f : x 7→ ln tan + est définie et dérivable sur − , et calculer
2 4 2 2
sa dérivée.
1 π π
 
b) Résoudre : y ′ − y tan x = 2
sur − , avec y(0) = 1.
cos x 2 2
Déterminer les solutions réelles des équations différentielles suivantes.
2) y ′ + y = (x2 − 2x + 2)e 2x sur R avec y(0) = 0.
3) y ′ − 2y = sh x − 2x ch x sur R. 6) xy ′ − y = x sur R∗+ .

4) xy ′ ln x − y = 3x2 ln2 x sur ]0, 1[. 7) y ′ 1 − x2 − y = 1 sur ] − 1, 1[.
5) y ′ + x2 y + x2 = 0 sur R avec y(0) = 0. 8) y ′ − 3y = x2 e x + xe 3x sur R avec y(0) = 1.

Exercice 5 Déterminer les fonctions f : [0, 1] → R dérivables telles que ∀x ∈ [0, 1] f ′ (x) + f (x) =
f (0) + f (1).

14
Exercice 6 (®) Donner l’ensemble des solutions de l’équation différentielle suivante sur R∗+ , R∗− , R∗
et R :
xy ′ + y = x(3x + 4).

Exercice 7 ( P ) Déterminer les solutions réelles des équations différentielles suivantes.


1) y ′′ + y ′ − 2y = 8 sin x avec y(π) = 0 et y ′ (π) = 1
2) y ′′ + y ′ = 4x2 e x avec y(0) = e et y ′ (0) = 0
3) y ′′ + 4y = x2 − x + 1 5) y ′′ − 3y ′ + y = sin x + cos x
4) y ′′ + y ′ + 2y = (8x + 1)e x 6) y ′′ − y = sh x

Exercice 8 (®  ) On étudie les équations différentielles d’Euler, qui sont de la forme (E ) :


ax2 y ′′ + bxy ′ + cy = g(x), où a, b et c sont des constantes et g est une fonction.
1) On suppose que l’on étudie (E ) sur R∗+ et l’on pose z(t) = y(e t ). Montrer que y est solution de (E )
si et seulement si z est solution d’une équation différentielle linéaire d’ordre deux, à coefficients
constants (à déterminer en fonction de a, b et c).
2) Résoudre x2 y ′′ + xy ′ − y = 2x ln(x) sur R∗+ .
3) Résoudre x2 y ′′ + 3xy ′ + y = (x + 1)2 sur R∗+ .
4) Résoudre x2 y ′′ + 3xy ′ + y = 0 sur R.

Exercice 9 (®) Trouver les applications de f : R → R de classe C 2 telles que :

∀x ∈ R, f ′′ (x) + f (−x) = xe x .

Exercice 10 Le but de cet exercice est de résoudre le système différentiel (S) suivant :
(
x′′ = x′ + y ′ − y
, en x, y ∈ C 2 (R, R).
y ′′ = x′ + y ′ − x

1) Soient x, y ∈ C 2 (R, R). On pose u = x + y et v = x − y. Montrer alors qu’il existe deux équations
différentielles du second ordre (E) et (F) telles que l’on ait : (x, y) est solution de (S) si et seulement
si u est solution (E) et v est solution de (F).
2) Résoudre (E).
3) Résoudre (F).
4) En déduire les solutions de (S).

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Feuille d’exercice n° 07 : Théorie des ensembles

P
P
Exercice 1 ( ) Donner la liste des éléments de P [P({1, 2})].

Exercice 2 ( ) Soit E = {x, y, z} un ensemble. Les propositions suivantes sont-elles vraies ou


fausses ? Justifier les réponses.

1) x ∈ E 3) {x} ⊂ E 5) ∅ ⊂ E 7) {x, y} ⊂ E
2) {x} ∈ E 4) ∅ ∈ E 6) {∅} ⊂ E 8) {y, z} ⊂ E \ {x}

Exercice 3 Un ensemble est dit « décrit en compréhension » lorsqu’il réunit les éléments d’un ensemble
vérifiant une propriété. Un ensemble est dit « décrit en extension » lorsqu’on cite ses éléments.
Par exemple, { n ∈ Z | ∃k ∈ Z, n = 2k } et { 2k | k ∈ Z } sont des descriptions respectivement en
compréhension et en extension de l’ensemble des entiers pairs.
1) Décrire en compréhension et en extension l’ensemble {1, 3, 5, 7, . . .}.
2) Décrire en compréhension et en extension l’ensemble {1, 10, 100, 1000, . . .}.
3) Décrire en extension l’ensemble des nombres rationnels.
4) Décrire en compréhension l’ensemble ]0, 1]. Pensez-vous qu’il soit possible de décrire cet ensemble
en extension ?
5) Décrire en compréhension et en extension l’ensemble des valeurs prises par une fonction f : R → C.

P
6) Décrire en compréhension l’ensemble des antécédents d’un complexe y par une fonction f : R → C.

Exercice 4 ( ®) Montrer que si F et G sont des sous-ensembles de E :

(F ⊂ G ⇐⇒ F ∪ G = G), (F ⊂ G ⇐⇒ F ∩ G = F ) et (F ⊂ G ⇐⇒ F C ∪ G = E).

En déduire que :
(F ⊂ G ⇐⇒ F ∩ GC = ∅).

Exercice 5 ( P ) Soit E un ensemble, A, B, C trois parties de E. Montrer les propriétés suivantes.


1) (A \ C) ∩ (B \ C) = (A ∩ B) \ C
2) (A \ C) ∪ (B \ C) = (A ∪ B) \ C
3) (A \ C) \ (B \ C) = (A \ B) \ C = A \ (B ∪ C)

Exercice 6 Soient E un ensemble et A, B ∈ P(E). Résoudre dans P(E) les équations suivantes.

1) X ∪ A = B 2) X ∩ A = B 3) X\A = B

16
Exercice 7 Soient E et F deux ensembles. Quelle relation y a-t’il
1) entre les ensembles P(E ∪ F ) et P(E) ∪ P(F ) ?
2) entre les ensembles P(E ∩ F ) et P(E) ∩ P(F ) ?

P
3) entre les ensembles P(E × F ) et P(E) × P(F ) ?

Exercice 8 ( ) Soient E, F, G trois ensembles. Montrer que (E × G) ∪ (F × G) = (E ∪ F ) × G.

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Feuille d’exercice n° 08 : Notion d’application

Exercice 1 ( P ) Soit f : N → N
x 7→ x + 1
et g : N → (N
0 si y=0
.
y 7→
y−1 si y≥1
1) Préciser l’injectivité, la surjectivité, la bijectivité éventuelle de f et g.
2) Préciser f ◦ g et g ◦ f .

Exercice 2 Soit f : R \ {1} → R .


1
x 7→ x + 1 −
x−1
1) f est-elle injective ? surjective ?
2) Déterminer une partie E telle que g : E → R soit bijective et expliciter la réciproque.
1
x →
7 x+1−
x−1

Exercice 3 Soit E un ensemble.


1) Montrer que pour toutes parties A et B de E, on a

1(A∩B) = 1A × 1B , (1)
1(Ac ) = 1 − 1A , (2)
1(A∪B) = 1A + 1B − 1A × 1B . (3)

2) Montrer que l’application 1 : P(E) → { 0, 1 }E est bijective.


A 7→ 1A

Exercice 4 (®) Soit E, F , G trois ensembles, f : E → F et g : F → G. Établir les implications


suivantes.
1) g ◦ f injective ⇒ f injective 3) g ◦ f injective et f surjective ⇒ g injective

P
2) g ◦ f surjective ⇒ g surjective 4) g ◦ f surjective et g injective ⇒ f surjective

Exercice 5 ( ) Soient E, E ′ , F , F ′ quatre ensembles, u : E ′ → E, v : F → F ′ deux applications.



On définit l’application φ : F E → F ′E .
f 7→ v ◦ f ◦ u
1) Vérifier que φ est bien définie.
2) Montrer que si v est injective et u surjective alors φ est injective.
3) Montrer que si v est surjective et u injective alors φ est surjective.
Remarque : cette dernière question est sensiblement plus difficile que les deux premières.

18
(
P(E) → P(A) × P(B)
Exercice 6 Soit E un ensemble et A, B deux parties fixées de E. Soit φ :
X 7→ (X ∩ A, X ∩ B).
1) Qu’est-ce que φ(∅) ? φ(A ∪ B) ?
2) À quelle condition sur A et B, φ est-elle injective ?
3) Est-ce que le couple (∅, B) possède un antécédent par φ ?
4) À quelle condition sur A et B, φ est-elle surjective ?

Exercice 7 (®) Démontrer le théorème de Cantor : « Soit E un ensemble, il n’existe pas de


surjection de E dans P(E) ».
Indication : avec φ une application de E dans P(E), on pourra s’intéresser à la partie

A = {x ∈ E | x ̸∈ φ(x)}.

Exercice 8 ( P ®) Soit E, I deux ensembles, f : E → I une application surjective. On pose, pour


tout i ∈ I, Ai = f ← ({i}).
Montrer que les Ai sont non vides, deux à deux disjoints, de réunion égale à E. (On dit que les Ai
forment une partition de E.)

Exercice 9 (  ) Soient E et F deux ensembles et f : E → F une application.


1) a) Montrer que, pour toute partie A de E, A ⊂ f ← (f (A)).
b) Montrer que f est injective si et seulement si, pour toute partie A de E, f ← (f (A)) = A.
2) a) Montrer que, pour toute partie B de F , f (f ← (B)) ⊂ B.
b) Montrer que f est surjective si et seulement si, pour toute partie B de F , f (f ← (B)) = B.

Exercice 10 (®) Soient E, F deux ensembles, soit f : E → F . Montrer que f est injective si et
seulement si :
∀A, A′ ∈ P(E), f (A ∩ A′ ) = f (A) ∩ f (A′ ).

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Feuille d’exercice n° 09 : Calcul matriciel

Exercice 1 (
!
P ) Effectuer les produit de matrices suivants.
!      
2 1 1 −1 −1 −1 0
! a b c 1 a c
1) × 1 2 0
3 2 1 1 2) × 1 4 −1 3)  c b a × 1 b b 
     
3 1 4
2 1 2 1 1 1 1 c a

Exercice 2 ( P ) Pour θ ∈ R, on définit A(θ) =


cos θ − sin θ
!
. Calculer An (θ) pour tout n ∈ Z.

P
sin θ cos θ

Exercice 3 ( ) Soit n ∈ N∗ . On dit que A ∈ Mn (R) est stochastique si tous les coefficients de A
sont positifs ou nuls et si la somme des coefficients de chaque ligne de A est égale à 1.

P
Montrer que le produit de deux matrices stochastiques est une matrice stochastique.

Exercice 4 ( ®) Pour chacune de ces matrices, déterminer si elle est inversible et, le cas échéant,
donner son inverse.
     
4 −1 0 −2 3 1 1 0 2
1) A = 2 0 1 2) B =  1 −2 0  3) C = −1 1 0
     
3 3 −4 2 −1 −1 0 0 0

 
1 1 0
Exercice 5 (®) Soit A = 0 1 1 et soit B = A − I3 .
 
0 0 1
1) Calculer B 2 , B 3 , puis en déduire la valeur de B n pour tout entier naturel n.
2) Développer (B + I3 )n par la formule du binôme et simplifier.
3) En déduire An pour tout entier naturel n.
4) La relation précédente est-elle aussi valable pour les entiers n négatifs ?

Exercice 6 Soit a, b ∈ C.
 
1 0 0
1) Trouver les matrices qui commutent avec A =  0 1 1  .
 
3 1 2
!
a b
2) De même avec B = .

P
0 a

Exercice 7 ( ) Soit a, b, c, d, e, f ∈ C. On considère la matrice suivante :


 
0 a b c
 0 0 d e 
M = .
 
 0 0 0 f 
0 0 0 0

1) Calculer M 2 , M 3 , M 4 et M 5 .
2) Pouvez-vous calculer M n pour tout n ∈ N ? Et pour tout n ∈ Z ?

20
P
 
0 1 1
Exercice 8 ( ) Soit A =  1 0 1  .
 
1 1 0
1) Calculer A2 et vérifier que A2 = A + 2I3 , où I3 est la matrice identité 3 × 3.
2) En déduire que A est inversible et déterminer son inverse.

Exercice 9 Soit n ∈ N∗ . Déterminer l’ensemble des matrices M ∈ Mn (R) telles que :

∀H ∈ Mn (R), M H = HM.

 
2 1 0
Exercice 10 Soit M = −2 0 1.
 
4 2 2
1) Déterminer une matrice L1 triangulaire inférieure et une matrice U triangulaire supérieure telles
que L1 M = U .
Indication : on écrira L1 comme produit de matrices d’opérations élémentaires.
2) Déterminer une matrice L triangulaire inférieure telle que M = LU .
3) Résoudre les systèmes suivants :
     
−2 0 3
a) M X =  1  b) M X = 1 c) M X =  1 
     
3 1 −1

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Feuille d’exercice n° 10 : Relations d’ordre et d’équivalence, et ensembles de nombres


usuels

Exercice 1 Soit E un ensemble et A une partie de E. On définit la relation R sur P(E) par : XRY
si X ∪ A = Y ∪ A.
1) Montrer que R est une relation d’équivalence.
2) Décrire la classe d’équivalence de X ∈ P(E)

Exercice 2 (  ) Soit R une relation binaire réflexive et transitive sur un ensemble E. On définit la
relation S sur E par : xSy si (xRy et yRx).
Montrer que S est une relation d’équivalence et que R permet de définir une relation d’ordre sur les

P
classes d’équivalences de S.

Exercice 3 ( ) Soit (E, ⩽) un ensemble ordonné. On définit sur P(E) \ {∅} la relation R par :
XRY si (X = Y ou ∀x ∈ X ∀y ∈ Y x ⩽ y). Vérifier que c’est une relation d’ordre.

Exercice 4 Un ensemble E muni d’une relation d’ordre ≼ est dit bien ordonné pour ≼ si toute partie
non vide admet un plus petit élément pour ≼.
1) Donner un exemple d’ensemble bien ordonné et un exemple d’ensemble qui ne l’est pas.
2) Montrer que tout ensemble bien ordonné est totalement ordonné.
3) La réciproque est-elle vraie ?

Exercice 5
1) On définit une relation ⩽0 sur R2 en posant, pour tout (x, y), (x′ , y ′ ) ∈ R2 :
(x, y) ⩽0 (x′ , y ′ ) si x ⩽ x′ et y ⩽ y ′ .
a) Montrer que ⩽0 est une relation d’ordre sur R2 .
b) Soit (x, y) ∈ R2 . Représenter graphiquement l’ensemble des majorants et l’ensemble des
minorants de {(x, y)} pour ⩽0 .
c) Cet ordre est-il total ?
2) On définit une relation ⩽⋆ sur R2 en posant, pour tout (x, y), (x′ , y ′ ) ∈ R2 :
(x, y) ⩽⋆ (x′ , y ′ ) si x < x′ ou (x = x′ et y ⩽ y ′ ).
a) Montrer que ⩽⋆ est une relation d’ordre sur R2 . Cet ordre s’appelle l’ordre lexicographique.
b) Soit (x, y) ∈ R2 . Représenter graphiquement l’ensemble des majorants et l’ensemble des
minorants de {(x, y)} pour ⩽⋆ .
c) Cet ordre est-il total ?
d) L’ordre lexicographique (sur R2 ) possède-t-il la propriété de la borne supérieure ?
Indication : on pourra considérer A = R⋆− × R.

Exercice 6 Déterminer les bornes supérieures et inférieures des parties suivantes de R.


n 1
r  n o  
A= n∈N B= x2 + 2x + 3 x ∈ [−3; 2] C= + (−1)n n ∈ N∗
n+1 n

Exercice 7 (®) Soit (kn )n∈N une suite décroissante d’entiers naturels. Montrer que (kn )n∈N est
stationnaire, i.e. que kn prend toujours la même valeur à partir d’un certain rang.

22
Exercice 8 (®) Soient A et B deux parties non vides et majorées de R, soit λ ∈ R∗+ . On définit

A + B = { x ∈ R | ∃(a, b) ∈ A × B, x = a + b } = { a + b | (a, b) ∈ A × B }

et λA = { x ∈ R | ∃a ∈ A, x = λa } = { λa | a ∈ A } .
1) Si A ⊂ B, montrer que sup A ⩽ sup B.
2) Montrer que A ∪ B possède une borne supérieure. Que vaut sup (A ∪ B) ?
3) Montrer que A + B possède une borne supérieure. Que vaut sup (A + B) ?
4) Montrer que λA possède une borne supérieure. Que vaut sup (λA) ? Et si λ < 0 ?

Exercice 9 (®  ) Soit X et Y deux ensembles non vides et f : X × Y → R majorée. Montrer

sup { f (x, y) | (x, y) ∈ X × Y } = sup { sup { f (x, y) | y ∈ Y } | x ∈ X } .

Exercice 10 (®) Soient a et b deux réels. Montrer que :


1) a ⩽ b ⇒ ⌊a⌋ ⩽ ⌊b⌋ ;
2) ⌊a⌋ + ⌊b⌋ ⩽ ⌊a + b⌋ ⩽ ⌊a⌋ + ⌊b⌋ + 1.

n2 j√ k
X
Exercice 11 On veut calculer, pour tout n ∈ N∗ , la somme Sn = k .
k=1
(i+1)2 −1 j
 
n−1
X X √ k
1) Montrer que Sn =  k  + n.
i=1 k=i2
2) Conclure.

Exercice 12 On appelle ouvert de R toute partie U de R vérifiant la propriété suivante.

« Pour tout x ∈ U , il existe un intervalle I ouvert tel que x ∈ I ⊂ U . »

On pourra démontrer que cette proposition est équivalente à la proposition suivante :

« Pour tout x ∈ U , il existe ε ∈ R∗+ ouvert tel que ]x − ε, x + ε[⊂ U . »

Soit U et V deux ouverts denses de R. Établir que U ∩ V est encore un ouvert dense de R.

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Feuille d’exercice n° 11 : Arithmétique

Exercice 1 ( P ) Montrer que, pour tout n ∈ N,

1) 17 | 78n+1 + 10(−1)n ; 2) 11 | 95n+2 − 4 ; 3) 6 | 103n+2 − 4n+1 .


  

Exercice 2 (®) Quel est le reste de la division euclidienne de 12344321 + 43211234 par 7 ?

Exercice 3 Trouver le reste de la division par 13 du nombre 1001000 .

Exercice 4 Montrer que, pour tout n ∈ N,


1) n(n + 1)(n + 2)(n + 3) est divisible par 24 ;

P
2) n(n + 1)(n + 2)(n + 3)(n + 4) est divisible par 120.

Exercice 5 ( ) Déterminer le pgcd et un couple de Bézout des couples d’entiers (a, b) suivants :

1) a = 33 et b = 24 2) a = 37 et b = 27 3) a = 270 et b = 105

Exercice 6 (®  ) Soient a, b et c ∈ Z, avec (a, b) ̸= (0, 0). On souhaite résoudre l’équation


ax + by = c, notée ⋆, d’inconnue (x, y) ∈ Z2 .
1) Montrer que ⋆ n’a pas de solution si c n’est pas un multiple de a ∧ b.
2) On suppose dans cette question que a ∧ b divise c.
a) En considérant un couple de coefficients de Bézout de (a, b), montrer que ⋆ possède une solution
(x0 , y0 ).
b) En s’appuyant sur (x0 , y0 ), résoudre complètement ⋆.
3) Résoudre les équations d’inconnue (x, y) ∈ Z2 : 2x + 5y = 13, 14x − 24y = 6 et 6x − 14y = 9.

Exercice 7 Le pgcd de deux nombres est 12 ; les quotients successifs obtenus dans le calcul de ce
pgcd par l’algorithme d’Euclide sont 8, 2 et 7. Trouver ces deux nombres.

Exercice 8 (®) Résoudre les systèmes suivants, d’inconnues (x, y) ∈ N2 .


( (
x∧y = 3 x∧y = 6
1) 2)
x + y = 21 x ∨ y = 72

Exercice 9 ( P ) Montrer que deux entiers consécutifs sont toujours premiers entre eux.

Exercice 10 Montrer que, pour tout n ∈ N⋆ , on a :

1) (n2 + n) ∧ (2n + 1) = 1 ; 2) (3n2 + 2n) ∧ (n + 1) = 1.

(
x ≡ 4 mod 6
Exercice 11 (®) Résoudre dans Z le système S : .
x ≡ 7 mod 9
Indication : on recherchera d’abord une solution particulière.

24
Exercice 12 (®) Résoudre dans Z les équations suivantes, d’inconnues (x, y) ∈ Z2 .

1) 91x − 65y = 156. 2) 135x − 54y = 63. 3) 72x + 35y = 13.

Exercice 13 Résoudre dans Z2 l’équation : x2 − 5y 2 = 3.

Exercice 14 Déterminer les entiers n vérifiant n2 − 3n + 6 ≡ 0 (mod 5).

Exercice 15 Un coq coûte 5 pièces d’argent, une poule 3 pièces, et un lot de quatre poussins 1 pièce.
Quelqu’un a acheté 100 volailles pour 100 pièces ; combien en a-t-il acheté de chaque sorte ?

Exercice 16 (
0 si x ∈ Z
1) Montrer que : ∀x ∈ R ⌊x⌋ + ⌊−x⌋ = .
−1 sinon
2) En déduire que, si p, q ∈ N∗ sont premiers entre eux, on a
q−1
X p (p − 1)(q − 1)

k× = .
k=1
q 2

Exercice 17 Soient a et n deux entiers supérieurs ou égaux à 2. Montrer que si an − 1 est premier,
alors a = 2 et n est premier. La réciproque est-elle vraie ? Pour tout entier naturel p supérieur ou égal à
2, l’entier 2p − 1 est appelé le p-ème nombre de Mersenne, souvent noté Mp .

Exercice 18 ( 
nombre de Fermat.
)
n
Soit F l’application définie sur N par n → 22 + 1. Si n ∈ N, F (n) est appelé ne

n−1
Y
1) Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , F (n) = F (k) + 2.
k=0
2) Montrer que, pour tout couple (m, n) ∈ N2 tel que m ̸= n, F (m) et F (n) sont premiers entre eux.
3) Montrer que tout entier naturel n qui n’est pas de la forme 2m possède un diviseur impair autre
que 1. En déduire que, si le nombre 2n + 1 est premier, alors soit c’est un nombre de Fermat, soit
n = 0.
4) Montrer que F (5) est divisible par 641.

1
Exercice 19 Montrer que, pour tout entier naturel n supérieur ou égal à 2, (n3 + (n + 2)3 ) est un
4
entier non premier.

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Feuille d’exercice n° 12 : Suites

Exercice 1 ( P ) – Méfiez-vous des faux amis –


Soit (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites réelles. Parmi les affirmations suivantes, dites lesquelles sont vraies
(on les démontrera alors) et lesquelles sont fausses (on donnera un contre-exemple).
1) Si (un ) converge, alors (un+1 − un ) converge vers 0.
2) Si (un+1 − un ) converge vers 0, alors (un ) converge.
 
un+1
3) Si (un ) converge et pour tout n un ̸= 0, alors un converge vers 1.
 
un+1
4) Si, pour tout n ∈ N, un ̸= 0 et si un converge vers 1, alors (un ) converge.
 
un+1
5) Si, pour tout n ∈ N, un ̸= 0 et si un converge vers 1/2, alors (un ) converge.
6) Si (un ) converge vers 0 et si (vn ) diverge, alors à partir d’un certain rang |un | ⩽ |vn |.
7) Si (un ) est une suite de réels strictement positifs qui converge vers 0, alors elle est décroissante à
partir d’un certain rang.
8) Si une suite positive est non majorée, elle tend vers +∞.
9) (un ) converge si et seulement si (|un |) converge.
10) Si (|un |) tend vers +∞, alors (un ) tend vers +∞ ou −∞.
11) Si (un ) n’est pas majorée, elle admet une sous-suite strictement croissante qui tend vers +∞.
12) Si (un ) est monotone et admet une sous-suite convergente, alors (un ) est convergente.
13) Si une suite d’entiers converge, elle est stationnaire.
14) Si une suite a un nombre fini de valeurs, elle converge si et seulement si elle est stationnaire.
15) Si (un + vn ) est convergente, (un ) et (vn ) convergent.
16) Si (un ) converge et (vn ) diverge, (un + vn ) diverge.
17) Si (un vn ) est convergente, (un ) et (vn ) convergent.
18) Si (un ) converge, (⌊un ⌋) également.

an − b n
Exercice 2 Étudier la suite de terme général un = , a et b étant donnés dans R∗+ .
an + bn

Exercice 3 (®  ) – Lemme de Césaro –


u0 + · · · + un−1 1 n−1
X
Soit (un ) une suite réelle. On pose, pour tout n ∈ N∗ , vn = = uk .
n n k=0
1) Montrer que si un −−−−−→ 0, alors vn −−−−−→ 0.
n→+∞ n→+∞

2) Soit ℓ ∈ R, montrer que si un −−−−−→ ℓ, alors vn −−−−−→ ℓ.


n→+∞ n→+∞
3) Donner un exemple où (vn ) converge mais (un ) diverge.

26
Exercice 4 (®) Soit (un )n∈N ∈ (R∗+ )N et ℓ ∈ R
un+1
1) On suppose que −−−−−→ ℓ. Montrer que
un n→+∞
a) si ℓ < 1, alors un −−−−−→ 0 ;
n→+∞
b) si ℓ > 1, alors un −−−−−→ +∞.
n→+∞

2) On suppose que un −−−−−→ ℓ. Montrer que
n
n→+∞
a) si ℓ < 1, alors un −−−−−→ 0 ;
n→+∞
b) si ℓ > 1, alors un −−−−−→ +∞.
n→+∞
un+1 √
3) Soit (un )n∈N ∈ (R∗+ )N . −−−−−→ ℓ, alors n un −−−−−→ ℓ.
Montrer que si
un n→+∞ n→+∞
Indication : utiliser le lemme de Césaro.
4) Chercher les limites des suites de termes généraux suivants.
v n s
b) vn = √
!
1 (3n)!
u
u 2n n n
n
a) un = t n! c) wn = 2
n n n!

Exercice 5 (®) – Divergence de (e inθ ) –


Soit θ ∈ R. Montrer que si θ ̸≡ 0 [π], les suites (cos(nθ)) et (sin(nθ)) sont toutes les deux divergentes.

P
Indication : On pourra montrer que si l’une converge, alors l’autre aussi, puis obtenir une contradiction.

Exercice 6 ( ) Étudier la convergence des suites de termes généraux suivants et calculer la limite,
le cas échéant.
√ √ (−1)n n3 + 2 n
 
1) an = n2 + n + 1 − n 4) dn = 1 + 7) gn =
n sin(n) n 3n
2) bn = 2 n nπ √
n +1 5) en = sin 8) hn = n − n2 − n
2 2 4π
 
1 n √ 9) i = 3n sin
3) cn = + (−1) n
6) fn = 3 − sin n 2 n
n n

Exercice 7 (®) Soit (un ) une suite complexe telle que (u2n ), (u2n+1 ) et (u3n ) convergent. Montrer
que (un ) converge.

Exercice 8 Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites réelles telles que

un −−−−−→ +∞, vn −−−−−→ +∞ et un+1 − un −−−−−→ 0.


n→+∞ n→+∞ n→+∞

1) Soit ε > 0 et n0 ∈ N tels que, pour tout n ⩾ n0 , |un+1 − un | ⩽ ε. Montrer que, pour tout a ⩾ un0 , il
existe n ⩾ n0 tel que |un − a| ⩽ ε.
2) En déduire que { un − vp | n, p ∈ N } est dense dans R.
3) Montrer que l’ensemble { cos(ln n) | n ∈ N } est dense dans [−1, 1].

1 + un
Exercice 9 On donne u0 ∈ R et l’on pose, quand c’est possible, un+1 = .
1 − un
1) Pour quelles valeurs de u0 définit-on ainsi une suite (un ) ?

P
2) Montrer qu’alors la suite (un ) est périodique.

Exercice 10 ( ) Étudier la suite (un ) définie par u0 ∈ R et, pour tout n ∈ N, un+1 = u2n + 1.

27
3 + 2un
Exercice 11 Soit u0 = −1 et, pour tout n ∈ N, un+1 = .
2 + un
1) Montrer que la suite (un ) est bien définie.
3 + 2x
2) Résoudre l’équation f (x) = x où f : x → . On notera α et β ses racines, avec β < α.
2+x
un − α
3) On définit, pour tout n ∈ N, vn = . Montrer que la suite (vn ) est une suite géométrique. En
un − β
déduire l’expression de un en fonction de n.
4) La suite (un ) possède-t-elle une limite ?
5) Retrouver tout ceci par les méthodes standard.

xn − y n xn + y n
Exercice 12 Soient (xn ), (yn ) ∈ RN telles que, pour tout n ∈ N, xn+1 = et yn+1 = .
2 2
En introduisant la suite complexe de terme général zn = xn + iyn , montrer que les suites (xn ) et (yn )
convergent et déterminer leurs limites.

Exercice 13 (  ) Étudier la suite (zn ) ∈ CN vérifiant |z0 | ⩽ 1 et, pour tout n ∈ N, zn+1 =
zn
2 − zn
.

1 1
Exercice 14 (®) Soit, pour tout n ∈ N∗ , un = et vn = 2 .
n n
1) Montrer que ∀n ∈ N \ {0, 1} , vn < un−1 − un .
n
P
2) En déduire que la suite de terme général Sn = vi converge et majorer sa limite.
i=1

Exercice 15 (®) – Critère spécial des séries alternées ou critère de Leibniz –


n
X
Soit (un ) une suite de réels décroissante et de limite nulle. Pour tout n ∈ N, on pose Sn = (−1)k uk .
k=0
Montrer que les suites extraites (S2n ) et (S2n+1 ) sont adjacentes et en déduire que (Sn ) converge.
1 1 1
Exercice 16 (®) Soit la suite (Hn ) de terme général Hn = 1 + + + · · · + et soit, pour tout
2 3 n
n ∈ N∗ , vn = Hn − ln(n) et wn = Hn − ln(n + 1).
1) Montrer que les suites (vn ) et (wn ) sont adjacentes (leur limite commune s’appelle la constante
d’Euler, notée γ).
2) En déduire la nature de la suite (Hn ).

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Feuille d’exercice n° 13 : Groupes, anneaux, corps

Exercice 1 ( P) Soient G1 et G2 deux groupes, dont les lois sont notées multiplicativement. On
considère l’ensemble produit G1 × G2 sur lequel on considère la loi interne ⊗ suivante :

∀((x1 , x2 ), (y1 , y2 )) ∈ (G1 × G2 )2 (x1 , x2 ) ⊗ (y1 , y2 ) = (x1 y1 , x2 y2 ).

P
Montrer que (G1 × G2 , ⊗) est un groupe. Quel est son neutre ?

Exercice 2 ( ) – Un peu de sudoku –


1) Soit (G, ∗) un groupe, a ∈ G. Que peut-on dire de φa : G → G ?
x 7→ a ∗ x
2) Montrer qu’il existe une seule table possible pour un groupe d’ordre 3 (c’est-à-dire à trois éléments).

P
3) Est-ce vrai pour 4 ?

Exercice 3 ( ) Soit (G, ×) un groupe, H et K deux sous-groupes de G, (Hi )i∈I une famille de
sous-groupes de G.
\
1) Montrer que Hi est un sous-groupe de G.
i∈I
2) Montrer que H ∪ K est un sous-groupe de G si et seulement si H ⊂ K ou K ⊂ H.

Exercice 4 (®) Montrer que les sous-groupes de Z sont exactement tous les nZ, avec n ∈ N.

Exercice 5 Quel est le plus petit sous-groupe de (R, +) contenant 1 ? Contenant 2 ? Même question
avec (R∗ , ×).

Exercice 6 On considère A et B deux sous-groupes de (G, ∗) et l’on note :

A ∗ B = { x ∈ G | ∃(a, b) ∈ A × B, x = a ∗ b } = { a ∗ b | (a, b) ∈ A × B } .

Montrer que A ∗ B est un sous-groupe de (G, ∗) si et seulement si A ∗ B = B ∗ A.


Indication : pour le sens direct, on commencera par montrer B ∗ A ⊂ A ∗ B.

Exercice 7 (®  ) Soit G un sous-groupe de (R, +) non réduit à { 0 }. On pose α = inf R∗+ ∩ G


1) Montrer que si α > 0, alors G = αZ = { kα | k ∈ Z }.


2) Montrer que si α = 0, alors G est dense dans R, c’est-à-dire que pour tout réel x et tout ε > 0, il
existe g ∈ G vérifiant |x − g| ⩽ ε.

Exercice 8 Décrire tous les endomorphismes de groupes de (Z, +). Déterminer ceux qui sont injectifs

P
et ceux qui sont surjectifs.

Exercice 9 ( ) Soit G un groupe noté multiplicativement.


Pour a ∈ G, on note τa l’application de G vers G définie par τa : x 7→ axa−1 .
1) Soit a ∈ G, montrer que τa est un endomorphisme du groupe (G, ×).
2) Vérifier que ∀a, b ∈ G, τa ◦ τb = τab
3) Soit a ∈ G, montrer que τa est bijective et déterminer son application réciproque.
4) En déduire que T = {τa | a ∈ G} muni du produit de composition est un groupe.

29
Exercice 10 Soit (A, +, ×) un anneau. On dit que x ∈ A est nilpotent s’il existe n ∈ N tel que xn = 0.
1) Montrer que si x est nilpotent alors 1 − x est inversible.
2) Montrer que si x et y sont nilpotents et commutent, alors xy et x + y sont nilpotents.
3) Un corps admet-il des éléments nilpotents non nuls ?

Exercice 11 Soit (A, +, ×) un anneau commutatif. Soit a un élément de A. On appelle racine carrée
de a dans A, tout élément x de A tel que x2 = a.
1) Montrer que si A est intègre, alors tout élément de A admet au maximum 2 racines carrées.
2) Prenons maintenant (A, +, ×) = (F(R, R), +, ×). Soit f : R → R, x 7→ 1. Montrer que f admet une
infinité de racines carrées.

Exercice 12 Soit (A, +, ×) un anneau, soit a ∈ A. On appelle commutant de a la partie

C(a) = { x ∈ A | ax = xa } .

On appelle centre de A la partie

Z = { x ∈ A | ∀a ∈ A, ax = xa } .

Montrer que C(a) et Z sont deux sous-anneaux de A.

Exercice 13 Soit (A, +, ×) un anneau non nul, on considère



 Z −→ A
φ: n −
7 → n · 1 = |1 + 1 +{z· · · + 1} .

n fois

1) Montrer que φ est le seul morphisme d’anneaux de Z dans A.


2) Dans le cas où φ n’est pas injectif, montrer qu’il existe c ∈ N∗ unique tel que Ker(φ) = cZ.
On se place dorénavant dans ce dernier cas, c est appelé caractéristique de l’anneau A, et A est supposé
intègre et commutatif.
3) Montrer que c est un nombre premier.
4) Montrer que x 7→ xc est un endomorphisme de l’anneau A.

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Feuille d’exercice n° 14 : Limite d’une fonction

Exercice 1 ( P ) Déterminer les limites des expressions suivantes, en justifiant vos calculs.
x+2 ex − ex
2
1) lorsque x → 0+ 12) lorsque x → +∞
x2 ln x √ x2 − x
2) 2x ln(x + x) lorsque x → 0+
13) (1 + x)ln x lorsque x → 0+
x3 − 2x2 + 3
3) lorsque x → +∞  x + 1 x

x ln x 14) lorsque x → +∞
e x+1 x−3
4) lorsque x → +∞  x3 + 5  x+1
x+2 x2 +1
15) lorsque x → +∞
ln(3x + 1) x2 + 2
5) lorsque x → 0
2x e x + 1 1
x+1
x
x −1 16) lorsque x → +∞
6) lorsque x → 0+ x+2
ln(x + 1) 1
lorsque x → 0+

2  x3 + 4  17) ln(1 + x) ln x

7) ln lorsque x → −∞
x+1 1 − x2 x(x )
x−1

8) (x2 − 1) ln(7x3 + 4x2 + 3) lorsque x → (−1)+ 18) lorsque x → +∞


x(xx )
9) (x − 2)2 ln(x3 − 8) lorsque x → 2+ (x + 1)x
x(xx − 1) 19) lorsque x → +∞
10) lorsque x → 0+ xx+1
ln(x + 1) p
x ln(x2 + 1)
11) (x ln x − x ln(x + 2)) lorsque x → +∞ 20) lorsque x → +∞
1 + e x−3

Exercice 2 Soit a, b ∈ R∗+ , étudier la limite en 0 des applications suivantes.

x b a x
   
1) f : x 7→ 2) g : x 7→
a x x b

Exercice 3 ( P ) Soit f une fonction de R dans R croissante, telle que f (un ) −−−−−→ +∞, où (un )
est la suite de terme général n. Montrer que f −−→ +∞.
n→+∞

+∞

x2 + sin x
Exercice 4 Montrer, en revenant à la définition de la limite, que −−−−→ 1.

P
(x + 1)2 x→+∞

1
 
Exercice 5 ( ) Soit α, β ∈ R∗+ . Déterminer la limite en +∞ de f : x 7→ xα ln 1 + β .
x

31
Exercice 6 ( P ) Montrer qu’une fonction périodique, non constante, n’admet pas de limite en +∞.

Exercice 7 Soient f, g : R → R telles que f a une limite finie en +∞, g est périodique et f + g est
croissante. Montrer que g est constante.

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Feuille d’exercice n° 15 : Continuité

Exercice 1 Etudier la continuité des fonctions suivantes.


p p
1) f : x 7→ x + x − ⌊x⌋ 2) g : x 7→ ⌊x⌋ + x − ⌊x⌋

Exercice 2 (®) Pour chacune des fonctions suivantes, indiquer s’il est possible de la prolonger par
continuité et comment.

1 1 2
  !
1) f : x 7→ sin(x) sin 1 e x + e −x 3) h : x 7→ −
x 2) g : x 7→ ln 1 − x 1 − x2
x 2

Exercice 3 – Inverse généralisé d’une fonction –


Soit f : R → R une application croissante. On définit, pour tout réel x, F (x) = sup { y ∈ R | f (y) ⩽ x }.
1) Donner l’ensemble de définition de F .
2) On prend pour cette question f : R → R telle que ∀x ∈ R+ , f (x) = x2 , et f |R− = 0. Déterminer F .

x − 1 si x ⩽ −1


3) On prend pour cette question f : x 7→ −2 si |x| < 1 .

2x − 4 si x ⩾ 1

Déterminer F , étudier sa continuité, continuité à droite, à gauche.


Que peut-on dire de f ◦ F et de F ◦ f ?
4) Que peut-on dire si f est bijective ?

x
 si x ∈ R\Q
Exercice 4 On considère la fonction f définie sur R par f : x 7→ 1/x si x ∈ Q\{0}

 0 si x = 0.
1) Montrer que f est une bijection de R sur R.
2) a) En revenant à la définition de continuité, montrer que f est continue en 1 et en −1.
b) Soient a ∈ Q et b ∈ R\Q. Donner, en la justifiant, la valeur des quantités suivantes, pour tout
n ∈ N∗ .
√ !
1 1 ⌊10n b⌋
     
i) f a + 2 iii) f b + iv) f
n ii) f a + n 10n
n

c) Que dire de la continuité de f en x ∈ R\{−1, 1} ?


3) À quoi ressemblerait la courbe représentative de f , vue par un myope ?

Exercice 5 Soient I un intervalle de R et f : I → R continue telle que ∀x ∈ I, f (x)2 = 1. Montrer


que f = 1 ou f = −1.

33
Exercice 6 Soient (a, b) ∈ R2 tel que a < b, soit f, g définies et continues sur [a; b] telles que

∀x ∈ [a; b], 0 < g(x) < f (x).

Montrer que
∃λ ∈ R∗+ , ∀x ∈ [a; b], (1 + λ)g(x) < f (x).

Exercice 7 (  ) Trouver toutes les fonctions vérifiant f : R → R vérifiant les propriétés suivantes.
1) La fonction f est continue en 0 et ∀x ∈ R, f (2x) = f (x) cos x.
2) La fonction f est continue et ∀x ∈ R, f (2x + 1) = f (x)

Exercice 8 (®  ) Montrer qu’une fonction définie sur R, continue, périodique et non constante

P
possède une plus petite période (strictement positive).

Exercice 9 ( ®) – Fonctions contractantes –


Soit a, b ∈ R avec a < b. Soit f : [a, b] → [a, b] telle que, pour tout x, x′ ∈ [a, b] avec x ̸= x′ , on a :

|f (x) − f (x′ )| < |x − x′ |.

1) Montrer que f est continue sur [a, b].


2) Montrer que l’équation f (x) = x admet une unique solution dans [a, b].

Exercice 10 (®)
Soit P un polynôme de degré impair et à coefficients réels. Montrer que P possède une racine réelle.

Exercice 11 Soit a, b ∈ R, avec a < b. Soit f , g ∈ C ([a, b], R). On suppose que

∀x ∈ [a, b], ∃x′ ∈ [a, b], f (x) = g(x′ ).

On veut montrer que


∃c ∈ [a, b], f (c) = g(c).
Raisonnons par l’absurde et supposons que, pour tout x ∈ [a, b], f (x) ̸= g(x).
1) Montrer qu’alors f − g est de signe constant et ne s’annule pas.
2) On supppose que f − g > 0.
a) Montrer que f et g possèdent chacune un maximum sur [a, b]. On les notera Mf et Mg .
b) Montrer que Mg ⩾ Mf et conclure.
3) Retrouver le résultat si f − g < 0.

Exercice 12 Soit a, b ∈ R avec a < b, soit f : [a, b] −→ R une fonction continue telle que f (a) = f (b).
b−a a+b
   
1) Montrer que la fonction g : t 7→ f t + − f (t) s’annule en au moins un point de a, .
2 2
2) Application : une personne parcourt 4 km en 1 heure. Montrer qu’il existe un intervalle de 30 mn
pendant lequel elle parcourt exactement 2 km.

Exercice 13 (®) – TVI à l’infini –


Soit f : R+ → R continue, ayant une limite ℓ ∈ R en +∞. Montrer que f prend toute valeur comprise
entre f (0) et ℓ (ℓ exclu).

34
Exercice 14 Soit a, b ∈ R avec a < b. Soit f et g deux fonctions continues de [a, b] dans [a, b], telles
que
∀x ∈ [a, b], f ◦ g(x) = g ◦ f (x) .
On pose E = { x ∈ [a, b] | f (x) = x }.
1) Montrer que E a une borne inférieure et une borne supérieure. On notera α = inf E et β = sup E.
2) Montrer qu’il existe une suite (αn ) d’éléments de E telle que αn −−−−−→ α. On montrerait de même
n→+∞
qu’il existe une suite (βn ) d’éléments de E telle que βn −−−−−→ β.
n→+∞
3) Montrer que α et β sont dans E.
4) Montrer que g(α) et g(β) sont dans E.
5) Établir que ∃x0 ∈ [a, b], f (x0 ) = g(x0 ) (on pourra considérer la fonction h = g − f ).

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Feuille d’exercice n° 16 : Polynômes

Exercice 1 Résoudre les équations suivantes.


1) Q2 = XP 2 , d’inconnues P, Q ∈ K [X].
2) P ◦ P = P , d’inconnue P ∈ K [X].

Exercice 2 Résoudre en P ∈ C[X] l’équation P ◦ (X 2 ) = (X 2 + 1)P (X).

Exercice 3 (®) Soient a, b ∈ K, avec a ≠ b, soit P ∈ K[X]. Exprimer le reste de la division

P
euclidienne de P par (X − a)(X − b), en fonction de P (a) et P (b).

Exercice 4 ( ) Dans C[X], effectuer les divisions euclidiennes suivantes.


1) X2 − 3iX − 5(1 + i) par X −1+i
2) 4X 3 + X2 par X +1+i

Exercice 5 Soit n ∈ N. Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur n pour que X 2 + X + 1

P
divise X 2n + X n + 1.

Exercice 6 ( ) Décomposer dans R[X] le polynôme P = X 6 + 1 en produit de facteurs irréductibles.

Trouver le(s) polynôme(s) A de degré 4 tel(s) que : X 2 + 1|A et X 3 + 1|A − 1.


Exercice 7

Exercice 8 ( ) Montrer que si P ∈ R [X] \ {0} vérifie P (X 2 ) = P (X)P (X + 1) ses racines sont
parmi 0, 1, −j, −j 2 . En déduire tous les polynômes solution de cette équation.

Exercice 9 Soit P un polynôme de R[X] tel que P (x) ≥ 0 pour tout x ∈ R.


Montrer qu’il existe S, T ∈ R[X] tels que P = S 2 + T 2 . Indications :
1) Montrer que les racines réelles de P sont de multiplicité paire.
2) Pour α ∈ C \ R, écrire (X − α)(X − ᾱ) comme somme de deux carrés de polynômes.

Exercice 10 (®) Soit n ∈ N∗ . Calculer le reste de la division euclidienne du polynôme X n + X + 1


par le polynôme (X − 1)2 .

Exercice 11 Résoudre les équations suivantes.


1) (P ′ )2 = 4P d’inconnue P ∈ K[X].
2) (X 2 + 1)P ′′ − 6P = 0 d’inconnue P ∈ K[X].

a2 + b 2 + c 2


 = 14

Exercice 12 Résoudre le système a+b+c = 2 .
1 1 1 5

P


 + + =
a b c 6
Exercice 13 ( ) Déterminer le PGCD de chacun des couples de polynômes suivants.
1) X 5 + 3X 4 + X 3 + X 2 + 3X + 1 et X 4 + 2X 3 + X + 2
2) X 4 + X 3 − 3X 2 − 4X − 1 et X3 + X2 − X − 1
3) X 5 + 5X 4 + 9X 3 + 7X 2 + 5X + 3 et X 4 + 2X 3 + 2X 2 + X + 1

36
Exercice 14 (
1) X5 − X4
P
+
)
2X 3
Calculer un couple de Bézout pour chacun des couples de polynômes suivants.
− X2 + X − 2 et X 4 − 2X 3 − X + 2
2) X 4 + 2X 3 − X − 2 et X 5 + X 4 − 3X 3 + X 2 + 4X − 4

Exercice 15 (®) Soient P, Q deux polynômes premiers entre eux.


1) Montrer qu’alors P n et Qm sont premiers entre eux, où n, m sont deux entiers positifs.
2) Montrer de même que P + Q et P Q sont premiers entre eux.

Exercice 16 Soit P un polynôme de C[X], non constant. Soit a ∈ N et b ∈ N∗ .


1) Montrer que quel que soit l’entier naturel q, P b − 1 divise P bq − 1.
2) En déduire que le reste de la division de P a − 1 par P b − 1 est P r − 1 où r est le reste de la division
dans N de a par b.
3) En utilisant l’algorithme d’Euclide, déterminer le pgcd de P a − 1 et P b − 1.
4) Retrouver ce résultat en utilisant le théorème de Bézout dans Z et dans C[X].
5) Application : trouver le pgcd de X 5400 − 1 et X 1920 − 1, et déterminer U5400 ∩ U1920 .

Exercice 17 Les polynômes complexes P = X 2026 + X + 1 et Q = X 5 + X + 1 sont-ils premiers entre


eux ?

Exercice 18 (  ) Soit n ∈ N∗ .
1) Montrer qu’il existe deux polynômes U, V , vérifiant (1 − X)n U + X n V = 1 (⋆).
2) Déterminer deux polynômes U1 , V1 de degré strictement inférieur à n, satisfaisant (⋆).
Indication : On pourra utiliser la formule du binôme de Newton.
3) En déduire tous les polynômes U, V vérifiant (⋆).
4) Montrer que U1 et V1 sont les seuls polynômes de degré strictement inférieur à n satisfaisant (⋆).
5) Déterminer les coefficients de U1 et de V1 .

Exercice 19
1) Déterminer les polynômes P, Q ∈ R[X], premiers entre eux et à coefficients entiers, tels que
P 2 + Q2 = (X 2 + 1)2 .
2) En déduire que l’équation x2 + y 2 = z 2 a une infinité de solutions (non proportionnelles) dans Z.

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Feuille d’exercice n° 17 : Dérivation

Exercice 1 ( ) – Limite double –


Soit f : R → R continue en 0, soit ℓ ∈ R. Montrer que f est dérivable en 0 et f ′ (0) = ℓ si et seulement
si :
f (h) − f (−k)
∀ε > 0, ∃δ > 0, ∀(h, k) ∈ ]0, δ[2 , − ℓ ≤ ε.
h+k

Exercice 2 Soit f l’application : R → R . Montrer que pour tout n ∈ N, il existe une


1
x 7→
1 + x2
Pn (x)
fonction polynomiale Pn telle que : ∀x ∈ R, f (n) (x) =

P
.
(1 + x2 )n+1

Exercice 3 ( ) Soit n ∈ N∗ . Calculer la fonction dérivée d’ordre n des fonctions suivantes.

1) f : x 7→ sin x 2) g : x 7→ sin2 x 3) h : x 7→ sin3 x + cos3 x

Exercice 4 Soit n ∈ N. Calculer la dérivée ne de chacune des fonctions suivantes.

1) f : x 7→ x2 e x 2) g : x 7→ x2 (1 + x)n x2 + 1 4) φ : x 7→ xn−1 ln x
3) h : x 7→
(x + 1)2

Exercice 5 Déterminer toutes les applications f : R → R dérivables telles que

∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).

Exercice 6 (  ) Soit a, b ∈ R tels que a < b et f : [a, b] → R dérivable telle que f (a) = f (b) = 0.
Montrer que par tout point (x0 , 0) avec x0 ∈ R\[a, b], il passe au moins une tangente à la courbe

P
représentative de f .

Exercice 7 ( ) Déterminer a, b ∈ R de manière à ce que la fonction f définie sur R+ par :



f (x) = x si 0 ≤ x ≤ 1 et f (x) = ax2 + bx + 1 sinon

soit dérivable sur R∗+ .

Exercice 8 – Rolle à l’infini –


Soit a ∈ R, f une fonction continue et dérivable sur l’intervalle [a, +∞[, vérifiant f (x) −−−−→ f (a).
x→+∞
Montrer qu’il existe un élément c dans ]a, +∞[ tel que f ′ (c) = 0.

Exercice 9 Soit a, b ∈ R, avec a < b. Soit f : [a, b] → R dérivable telle que f (a) = f (b) = 0, f ′ (a) > 0

et f (b) > 0.
Montrer qu’il existe c1 , c2 , c3 ∈]a, b[ tels que c1 < c2 < c3 et f ′ (c1 ) = f (c2 ) = f ′ (c3 ) = 0.

38
Exercice 10 Soit P ∈ R[X] scindé sur R à racines simples, de degré supérieur ou égal à 2.
1) Montrer que P ′ est aussi scindé à racines simples réelles.
2) Montrer que le polynôme P 2 + 1 n’a que des racines simples dans C.

Exercice 11 (®) – Polynômes de Legendre –


Soit n ∈ N∗ , on pose f : t 7→ (t2 − 1)n .
1) Montrer que : ∀ k ∈ {0, . . . , n − 1}, f (k) (1) = f (k) (−1) = 0.
2) Calculer f (n) (1) et f (n) (−1).
3) Montrer que f (n) s’annule au moins n fois dans l’intervalle ] − 1, 1[.

Exercice 12 (®) Étant donné α dans ]0, 1[, montrer que pour tout entier naturel n non nul
α α
⩽ (n + 1)α − nα ⩽ 1−α .
(n + 1)1−α n
n
X 1
En déduire la limite de la suite de terme général .
p=1

Exercice 13 – Distance à la corde –


Soit a, b ∈ R, avec a < b. Soit f : [a, b] → R de classe C 2 .
1) On suppose que f (a) = f (b) = 0. Soit c ∈ ]a, b[. Montrer qu’il existe d ∈ ]a, b[ tel que :

(c − a)(b − c) ′′
f (c) = − f (d).
2
Indication : considérer g : t 7→ f (t) + λ(t − a)(b − t) où λ est choisi de sorte que g(c) = 0.
2) On traite maintenant le cas général. Soit c ∈ ]a, b[, montrer qu’il existe d ∈ ]a, b[ tel que :

b−c c−a (c − a)(b − c) ′′


f (c) = f (a) + f (b) − f (d).
b−a b−a 2

Exercice 14 (  ) Soit f : [0, +∞[→ R une fonction dérivable, soit ℓ ∈ R. On suppose que
f (x)
f ′ (x) −−−−→ ℓ. Montrer que −−−−→ ℓ.
x→+∞ x x→+∞
Exercice 15
1) Montrer que si une fonction f est lipschitzienne sur un intervalle I ⊂ R, alors, |f | l’est aussi.
2) Montrer que la réciproque est fausse.
3) Montrer que la somme de deux fonctions lipschitziennes sur I est lipschitzienne sur I.

P
Exercice 16 La fonction x 7→ est-elle lipschitzienne sur ]0, +∞[ ? sur [1, +∞[ ?
x
Exercice
√ 17 ( ) On considère la suite (un )n⩾0 définie par : u0 ∈ [−1, +∞[ et, pour tout n ∈ N,
un+1 = 1 + un .
1) Montrer que cette suite ne possède qu’une seule limite finie éventuelle α que l’on calculera.
1
2) Montrer que pour tout n ⩾ 2, |un+1 − α| ⩽ √ |un − α|. En déduire la convergence de la suite (un ).
2 2

39
3 2
Exercice 18 On considère la suite (un )n⩾0 définie par u0 = et, pour tout n ∈ N, un+1 = + ln(un ).
2 un
2
1) Montrer que l’équation x = + ln(x) possède une unique solution réelle L.
x
3 1 2 n
   
2) Justifier que, pour tout n ∈ N, un ∈ , 2 puis, que pour tout n ⩾ 0, |un − L| ⩽ . Conclure.
2 2 9

Exercice 19 ( P ) Soit p, q ∈ R∗+ vérifiant


1 1
+ = 1. Montrer que pour
p q
ap bq
∀a, b ∈ R∗+ , + ⩾ ab.
p q

Exercice 20 Soit f : R → R une fonction.


1) Montrer que si f est convexe et majorée, alors f est constante.
2) Est-ce toujours le cas si f est définie sur [A, +∞[, où A ∈ R ?
3) Montrer que si f est deux fois dérivable, bornée et non constante, il existe a, b ∈ R vérifiant
f ′′ (a)f ′′ (b) < 0.

Exercice 21 (  ) Soit f : R → R continue telle que ∀(x, y) ∈ R2 , f



x+y
2


n
f (x)+f (y)
2 .
1) Montrer par
 récurrence
  que pour tout  x, y ∈ R, n ∈ N et k entier compris entre 0 et 2 , on a :
k k k k

f n
x + 1 − n y ⩽ n f (x) + 1 − n f (y).
2 2 2 2
q
2) Montrer que tout réel est limite d’une suite de rationnels de la forme n , q ∈ Z et n ∈ N, et en
2
déduire que f est convexe.

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Feuille d’exercice n° 18 : Fractions rationnelles

Exercice 1 Donner une CNS sur f ∈ C(X) pour qu’il existe g ∈ C(X) tel que f = g ′ .

1
Exercice 2 Soit n ∈ N∗ . Montrer que la décomposition en éléments simples de est
Xn − 1
1 1 X ω
= .
Xn −1 n ω∈U X − ω
n

Exercice 3 (
2ikπ
 ) Soit n ∈ N tel que n ⩾ 2 et p ∈ {0, 1, . . . , n − 1}. On pose pour k ∈ {0, 1, . . . n − 1},
n−1
X ωkp
ωk = e n . Mettre sous forme irréductible .
k=0
X − ωk

Exercice 4 Soient n ∈ N∗ et P ∈ C[X] un polynôme scindé à racines simples notées x1 , . . . , xn .


P ′′
1) Former la décomposition en éléments simples de .
P
n
X P ′′ (xk )
2) En déduire que = 0.

P
k=1
P ′ (xk )

Exercice 5 ( ) Décomposer en éléments simples les fractions rationnelles suivantes.

X 3 − 3X 2 + X − 4 X X5 + X + 1
1) 4) 7)
X −1 (X + i)2 X6 − 1
X X5 + X + 1 X
2) 5) 8)
X2 − 4 X4 − 1 (X + 1)(X 2 + 4)
2

(3 − 2i)X − 5 + 3i X5 + X4 + 1 X7 + 3
3) 6) 9)
X 2 + iX + 2 (X − 1)3 (X + 1)2 (X 2 + X + 2)3

P
Indication : pour la dernière fraction, on pourra procéder par divisions euclidiennes successives.

Exercice 6 ( ) Calculer une primitive pour chacune des fonctions rationnelles suivantes.
Z x Z x Z x 3
dt dt t + 2t + 1
1) 3) 5) dt
1 − t2 3
t − 7t + 6 t3 − 3t + 2
4t2 −2t2 + 6t + 7
Z x Z x Z x
t
2) 4
dt 4) dt 6) dt
t + 16 t4 − 1 t4 + 5t2 + 4

41
Exercice 7 (  )
1) Montrer, que pour tout entier n ∈ N, il existe un unique polynôme Pn ∈ R[X] de degré n tel que

1 1
 
n
X + n = Pn X + .
X X

On factorisera Pn dans C[X].


1
2) Soit n ∈ N∗ , décomposer en éléments simples dans C(X).
Pn

Exercice 8 (®) Définition : le barycentre des points z1 , . . . , zm affectés des poids p1 , . . . , pm , si


m
X
pi ̸= 0, est le point
i=1
m
1 X
m p i zi .
X
pi i=1
i=1

Soit P ∈ C[X] de degré n ∈ N∗ .


P′
1) Décomposer en éléments simples.
P
2) En déduire que les racines de P ′ sont dans l’enveloppe convexe des racines de P c’est-à-dire que
toute racine de P ′ s’écrit comme barycentre à poids positifs des racines de P .

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Feuille d’exercice n° 19 : Espaces vectoriels

Exercice 1 ( P ) Dire si les objets suivants sont des espaces vectoriels.


1) L’ensemble des fonctions f : R → R et vérifiant f (x) −−−−→ 0.
x→+∞
2) L’ensemble des fonctions réelles impaires, définies sur R.
Z b
3) L’ensemble des fonctions f définies sur [a, b], continues et vérifiant f (a) = 7f (b) + t3 f (t) dt.
a
4) L’ensemble des fonctions f de classe C 2 vérifiant f ′′ + ω 2 f = 0.
5) L’ensemble des primitives de la fonction x 7→ xe x sur R.
6) L’ensemble des nombres complexes d’argument π/4 + kπ, pour k ∈ Z.
7) L’ensemble des points (x, y) de R2 , vérifiant sin(x + y) = 0.

P
8) L’ensemble des vecteurs de R3 orthogonaux au vecteur (−1, 3, −2).

Exercice 2 ( ) Soit E un R-espace vectoriel. On pose F = E 2 . Pour tout couple ((x1 , y1 ), (x2 , y2 ))
d’éléments de F , on pose (x1 , y1 ) + (x2 , y2 ) = (x1 + x2 , y1 + y2 ). Pour tout λ ∈ C, et tout (x, y) ∈ F , on
note λ · (x, y) = (ax − by, bx + ay), où a = Re λ et b = Im λ.
Montrer que (F, +, ·) est un C-espace vectoriel (appelé le complexifié du R-espace vectoriel E).

Exercice 3 (®)
1) Soit les vecteurs v1 = (1 − i, i), v2 = (2, −1 + i) et v3 = (1 + i, i). Le vecteur v1 est-il combinaison
linéaire de v2 et v3 dans C2 , considéré comme C-espace vectoriel ? comme R-espace vectoriel ?
2) Dans F (R, R), la fonction x 7→ sin(3x) est-elle combinaison linéaire des deux fonctions x 7→ sin(x)
et x 7→ sin(2x) ? Généraliser.

Exercice 4 Soient F et G deux sous-espaces vectoriels d’un K-espace vectoriel E. Montrer que

P
F ∪ G = F + G ⇔ F ⊂ G ou G ⊂ F .

Exercice 5 ( ) Soit
 Z 1 
F = f ∈ C ([−1, 1] , C) | f (t) dt = 0
−1

et G = {f ∈ C ([−1, 1] , C) | f constante} .
Montrer que ce sont des sous-espaces vectoriels supplémentaires de C ([−1, 1] , C).

43
Exercice 6 (
et
P ) Dans R4 , on considère F d’équation x − 2y + z + t = 0, G d’équation 2x − y + 3t = 0
 
1
0
H = Vect   .
 
0
1
F et G sont-ils des sous-espaces vectoriels supplémentaires ? Même question pour F et H, puis pour G et
H.

Exercice 7 (®) Soit F = { f ∈ F (R, R) | f (0) + f (1) = 0 }.


1) Montrer que F est un espace vectoriel.
2) Déterminer un supplémentaire de F dans F (R, R).

Exercice 8 Soient F, G, F ′ , G′ des sous-espaces vectoriels d’un espace vectoriel E, tels que F ∩ G =

F ∩G.′

Montrer que (F + (G ∩ F ′ )) ∩ (F + (G ∩ G′ )) = F .

Exercice 9 Soit V et W deux sous-espaces affines disjoints d’un R-espace vectoriel E. On note V et W
leurs directions respectives. Soit a ∈ V et b ∈ W . On pose U = V + W , V ′ = a + U et W ′ = b + U . Montrer
que V ′ et W ′ sont deux sous-espaces affines disjoints, de même direction et contenant respectivement V
et W .

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Feuille d’exercice n° 20 : Analyse asymptotique

Exercice 1 ( P ) Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites réelles. Parmi les affirmations suivantes, dites
lesquelles sont vraies (on les démontrera alors) et lesquelles sont fausses (on donnera un contre-exemple).
1) Si (un )n∈N est bornée et vn = O(un ), alors (vn )n∈N est bornée.
2) Si (un )n∈N converge et vn = O(un ), alors (vn )n∈N converge.
3) Si (un )n∈N converge vers 0 et vn = O(un ), alors (vn )n∈N converge vers 0.
4) Si (un )n∈N est bornée et vn = o(un ), alors (vn )n∈N converge.
5) Si (un )n∈N converge et vn ∼ un , alors (vn )n∈N converge.
6) Si vn ∼ un , alors (un − vn )n∈N converge vers 0.
7) Si vn ∼ un et (un )n∈N est bornée, alors (un − vn )n∈N converge vers 0.
8) Si (un − vn )n∈N converge vers 0 et (un )n∈N est bornée, alors vn ∼ un .

Exercice 2 Soient (un )n∈N et (vn )n∈N deux suites réelles de limite +∞ telles que un = o(vn ). Montrer
qu’il existe une suite (wn )n∈N de limite +∞ telle que un = o(wn ) et wn = o(vn ).

Exercice 3 Donner un exemple de suites (un )n∈N et (vn )n∈N telles que un = O(vn ) mais qu’on n’ait
ni un = o(vn ), ni vn = O(un ).

Exercice 4 (®) – Encadrement et équivalents –


Soit (un ), (vn ) et (wn ) trois suites ne s’annulant pas. On suppose que ∀n ∈ N, un ⩽ vn ⩽ wn et que

P
un ∼ wn . Que peut-on dire de (vn ) ?

Exercice 5 ( ) Trouver un équivalent simple des suites de termes généraux suivants.


π 1 √ π π

π

1) ln cos + tan sh 5) n sin 9) e sin n − sin sin
n n n 2n
π tan(π/n2)
6) ln(n + 1) − ln(n + 2)
2) ln cos + e −1
n 1 + ch n1
6 1 1 4 10) ln
3) 3 + e 1/n − 7) − − 2 2
n n+1 n+5 n
√ e −n
4) 1 + e −n − cos e −n 8) (n + ln n)e −n+1 11) e e −e

n
X
Exercice 6 Montrer que k! ∼ n!
n→+∞


k=0

1 1
Exercice 7 ( ) Déterminer un équivalent de la suite de terme général un = (n + 1) n+1 − n n .

Exercice 8 Soit (un )n∈N⋆ la suite définie par u1 = 1 et : ∀n ∈ N⋆ , un+1 = ln(n + un ).


1) Montrer que (un )n∈N⋆ possède une limite et la déterminer.
2) a) Montrer que : ∀x ∈ R⋆+ , ln x ⩽ x.
b) Montrer que : ∀n ∈ N \ {0, 1}, un ⩽ ln(2n).
c) Montrer que : un ∼ ln n.
n→+∞
ln n
d) Montrer que : un − ln n ∼ .
n→+∞ n

45
Exercice 9 (®)
1) Montrer que l’équation ln x + x = k admet une unique solution xk , quel que soit k ∈ N. On définit
ainsi une suite réelle (xk )k∈N .
ln k ln k
 
2) Montrer que l’on peut écrire : xk = ak + b ln k + c +o , où a, b et c sont des constantes
k k

P
que l’on déterminera.

Exercice 10 ( ) Soit f et g deux fonctions définies au voisinage d’un point a ∈ R. À quelle

P
condition sur f et g a-t-on e f ∼ e g ?
a

Exercice 11 ( ®) Soit f et g deux fonctions définies sur R. On suppose que f (x) ∼


x→+∞
g(x), et
que ces fonctions admettent une limite commune notée ℓ ∈ R lorsque x tend vers +∞.
1) On suppose dans cette question que f et g sont à valeurs strictement positives.
a) Montrer que si, ℓ ̸= 1, alors ln (f (x)) ∼ ln (g(x)).
x→+∞
b) Que pouvez-vous dire lorsque ℓ = 1 ?
2) Parmi les équivalents suivants, lesquels sont systématiquement vrais ? (on pourra discuter selon les
valeurs de ℓ).

a) Arctan (f (x)) ∼ Arctan (g(x)) b) sin (f (x)) ∼ sin (g(x))


x→+∞ x→+∞

Exercice 12 ( P) Soit f , g, f1 et g1 des fonctions définies au voisinage d’un point a ∈ R. Montrer


que si f ∼ f1 et g ∼ g1 avec f1 = o(g1 ), alors f + g ∼ g1
a a a a
√ √

P
3
Exercice 13 Étudier en +∞ et −∞ la fonction f : x 7→ x3 + 1 + x2 + x + 1.

Exercice 14 ( ) Soit a, b ∈ R, avec a ̸= b. Déterminer les limites des expressions suivantes.

sin x ln(1 + x2 ) π π
  
1) , lorsque x → 0 7) x − tan(x + π4 ), lorsque x →
x tan x 4 4
ln(1 + sin x) cos(x) − sin(x) π
2) , lorsque x → 0 8) , lorsque x →
tan(6x) (4 x − π) tan(x) 4
1 1
3) (ln(e + x)) x , lorsque x → 0 9) x 1+2 ln(x) , lorsque x → 0
1
4) (ln(1 + e −x )) x ,
lorsque x → +∞ 1
10) 2 x2 − 3 x + 1 tan(π x),

√ √ lorsque x →
3 3 2 3
5) x + x − x − x , 3 2 lorsque x → +∞ 2
tan(ax) − sin(ax) (sin(x))sin(x) − 1
6) , lorsque x → 0 11) tan(x)
, lorsque x → 0+
tan(bx) − sin(bx) (tan(x)) −1

Déterminer les équivalents des expressions suivantes.


q √ √ 2 π
14) tan(2 x) + tan(x + π4 ) cos(x + π4 ) , en

12) x2 + x4 + 1 − x 2, en +∞ 4

1+x 2 
x

tan(x − x cos(x))
13) , en 0 15) 1 ln , en +∞
sin(x) + cos(x) − 1 sin( x ) x + 1

46
Exercice 15 ( P ) Déterminer l’existence et la valeur des limites des expressions suivantes.

xx − 1 ln(sin2 x) π
1) , lorsque x → 1 4)  2 , lorsque x →
ln x π 2
! −x
x2 2 2
2) + 2 sin2 x , lorsque x → 0
1 2πx
 
ln(cos x) x
5) sin tan , lorsque x → +∞
x 4x + 3
ln(sin2 x) π
3)  2 , lorsque x → 6) ln x tan(ln(1 + x)), lorsque x → 0+
π 4
−x πx
7) (ln x)tan 2e , lorsque x → e
2

Exercice 16

1) À quels ordres x 7→ x admet-elle un développement limité en 0 ?
13
2) À quels ordres x 7→ x2 + x 3 admet-elle un développement limité en 0 ?

P
3) Soit n ∈ N. x 7→ |x|n admet-elle un développement limité d’ordre n en 0 ?

Exercice 17 ( ) Donner le développement limité en 0 des fonctions suivantes.

1) x 7→ tan(x) (à l’ordre 5). 4) x 7→ (ln(1 + x))2 (à l’ordre 4).


2) x 7→ ln(cos(x)) (à l’ordre 6). 5) x 7→ exp(sin(x)) (à l’ordre 3).
3) x 7→ sin(tan(x)) (à l’ordre 5). 6) x 7→ sin6 (x) (à l’ordre 9.)

Exercice 18 ( )
précision demandée.
P Former le développement asymptotique en +∞ de l’expression considérée, à la

√ 1

x+1
x
1
1) x + 1 à la précision 3) à la précision
x3/2 x x2
1 1
2) x ln(x + 1) − (x + 1) ln x à la précision 4) Arctan x à la précision 3
x2

P
x

Exercice 19 ( ) Faire un développement limité ou asymptotique en a à l’ordre n des expressions


suivantes.
arctan x − x
1) , pour n = 2 et a = 0
sin x − x
2) ln(sin x), pour n = 3 et a = π4
1
3) (1 + x) x ,
pour n = 3 et a = 0
q√ √
4) x( x2 + x4 + 1 − x 2), pour n = 2 et a = +∞

Exercice 20
1) Démontrer que tan et tan′ admettent un développement limité en 0 à tout ordre. Expliquer comment
obtenir le développement limité de tan à partir de celui de tan′ .
2) En exploitant la relation tan′ = 1 + tan2 , donner le développement limité de tan en 0 à l’ordre 7.

Exercice 21 (  )
Z x2 p
1) Donner le développement limité de x 7→ 1 + t2 dt en 0 à l’ordre 4.
x
Z 1
x 2
2) Sur le même modèle, donner un développement limité de x 7→ e −t dt en 1 à l’ordre 3.
x

47
Exercice 22 (
√ √
)P Calculer les développements asymptotiques suivants.

1) 3 x3 + x2 − 3 x3 − x2 , en +∞ à 2 termes

2) ln 1 + x , en +∞ à 2 termes

Exercice 23 (
cos x
P ) Déterminer les DL des expressions suivantes, à l’ordre 4 et en 0.

1) √ ln(1 + x) sin(x/2)
1+x 3) 5)
cos x e 2x

1+x 1 + cos x ln(1 + x)
2) 4) 6)
cos x 2 + sin x 2 − cos x
Effectuer les DL des expressions suivantes, à l’ordre 4.

sin(2x − π/4) e x−1


7) , en π 8) , en 1
cos x ln x
Effectuer le DL de l’expression suivante.
cos(x − 1)
9) , à l’ordre 2 et en 1.
ln(1 + x)

Exercice 24 Calculer les limites des expressions suivantes, lorsqu’elles existent.


π 1 1
1) (tan x)tan 2x en 4) √ − √ en 1
4 2(1 − x) 3(1 − 3 x)
1 1 1

x sin x

2) − en 0 5) sin − en 0
x ln (1 + x) sin4 x 1 − x 1 − sin x
1 ln x
(1 + x) x − e (1 + x) x − x
3) en 0 6) en 0
x x(xx − 1)

Exercice 25 ( P)
1 π π
Soit f : x 7→ (cos x) , définie sur − ,
x
2 2

\ {0}.


P
Montrer que f est prolongeable par continuité en 0 et étudier la dérivabilité du prolongement de f .

Exercice 26 ( ) Soient u, v, f définies par :


1 p
u : x 7→ (x3 − 2x2 + 1) 3 , v : x 7→ x2 + x + 1, f : x 7→ u(x) − v(x).

1) Donner l’équation d’une droite asymptote au graphe de f en −∞ et positionner f par rapport à


cette asymptote.
2) Même étude en +∞.

Exercice 27 ( P )
Arctan x
Soit g : x 7→
(sin x)3
1
− 2.
x
1) Donner le domaine de définition de g.
2) Montrer qu’elle se prolonge par continuité en 0 en une fonction dérivable.
3) Déterminer la tangente en 0 au graphe de cette fonction et la position de ce graphe par rapport à

P
celle-ci.

Exercice 28 ( ) Étudier la position du graphe de l’application f : x 7→ ln(1 + x + x2 ) par rapport


à sa tangente en 0 et 1.

48
2
Exercice 29 Montrer que l’application f : R → R, x 7→ xex est bijective. Former le développement
limité à l’ordre 5 en 0 de f −1 .

Exercice 30 Soit f : R → R de classe C 2 , soit a ∈ R. Étudier la limite en 0 de

f (a + h) − 2f (a) + f (a − h)
h 7→ .
h2

1
Exercice 31 Soient a et b deux réels distincts et F (X) = . En utilisant la formule
(X − a)n (X − b)n
n
de Taylor en a pour f : x 7→ (x − a) F (x), décomposer F sur R.

N
!
X
Exercice 32 Donner les natures des séries de terme général (un ) suivantes (i.e. de un ).
n=1 N ∈N

nn √ √
1 n2 − n 3) un = n
n+1− n
n
1) un = th + ln 2 2) un =
n n +1 n!e n

49
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Feuille d’exercice n° 21 : Familles de vecteurs et espaces de dimension finie

Exercice 1 ( P ) Dans R4 , comparer (i.e. dire s’ils sont égaux ou si l’un est inclus dans l’autre) les
sous-espaces F et G suivants :

F = Vect {(1, 0, 1, 1), (−1, −2, 3, −1), (−5, −3, 1, −5)} ;


G = Vect {(−1, −1, 1, −1), (4, 1, 2, 4)} .

Exercice 2 ( P ) Dans R4 on considère l’ensemble E des vecteurs (x1 , x2 , x3 , x4 ) vérifiant x1 + x2 +


x3 + x4 = 0. L’ensemble E est-il un sous espace vectoriel de R4 ? Le cas échéant, en donner une famille

P
génératrice.

Exercice 3 ( ) Dans R4 , on considère les familles de vecteurs suivantes.


1) v1 = (1, 1, 1, 1), v2 = (0, 1, 2, −1), v3 = (1, 0, −2, 3), v4 = (2, 1, 0, −1), v5 = (4, 3, 2, 1).
2) v1 = (1, 2, 3, 4), v2 = (0, 1, 2, −1), v3 = (3, 4, 5, 16).
3) v1 = (1, 2, 3, 4), v2 = (0, 1, 2, −1), v3 = (2, 1, 0, 11), v4 = (3, 4, 5, 14).
Ces vecteurs forment-ils :
1) Une famille libre ? Si c’est le cas, la compléter pour obtenir une base de R4 . Si non donner des
relations de dépendance entre eux et extraire de cette famille une base du sous-espace vectoriel
engendré par celle-ci.
2) Une famille génératrice ? Si c’est le cas, en extraire au moins une base de l’espace. Si non, donner

P
la dimension du sous-espace qu’ils engendrent.

Exercice 4 ( ®) Soit dans R3 les vecteurs v1 = (1, 1, 0), v2 = (4, 1, 4) et v3 = (2, −1, 4).
1) Montrer que v1 et v2 ne sont pas colinéaires. Faire de même avec v1 et v3 , puis avec v2 et v3 .
2) La famille (v1 , v2 , v3 ) est-elle libre ?

Exercice 5 Soit A et B deux parties d’un espace vectoriel E. Comparer Vect(A ∩ B) et Vect A ∩ Vect B.

Exercice 6 Soit n ∈ N. Pour tout entier k ∈ N, on pose fk : R → R, x 7→ xk .


1) Montrer que la famille (fk )0⩽k⩽n est une famille libre de F (R, R).

P
2) Est-ce toujours le cas pour la famille (fk )k∈N ?

Exercice 7 ( ) Définir par leurs équations cartésiennes dans la base canonique les sous-espaces
vectoriels :
1) F engendré par : {(3, 1, 2); (2, 1, 3)} dans R3 ;
2) G engendré par : (1, 2, 3) dans R3 ;

P
3) H engendré par {(1, 2, 3, 0); (4, −1, 2, 0); (2, 1, −3, 0)} dans R4 .

Exercice 8 ( ) Soit n ∈ N, soit a ∈ R.


1) Montrer que la famille ((X − a)i )0⩽i⩽n , est une base de Rn [X].
2) Donner les coordonnées de P ∈ Rn [X] dans cette base.

50
Exercice 9 ( P ) Dans R3 [X], soit P = X 3 + 2X − 1 et Q = 2X − 1. Déterminer une base B de

P
R3 [X] dont P et Q sont éléments.

Exercice 10 ( ) Soit v1 = (1, 0, 0, −1), v2 = (2, 1, 0, 1), v3 = (1, −1, 1, −1), v4 = (7, 2, 0, −1) et
v5 = (−2, 1, 0, 5).
1) Donner une base du sous-espace vectoriel (de R4 ) F = Vect(v1 , v2 , v3 , v4 , v5 ).
2) Déterminer un supplémentaire G de F dans R4 .

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Feuille d’exercice n° 22 : Intégration

Exercice 1 ( P ) Montrer que la composée de deux fonctions uniformément continues est uniformément

P
continue.

Exercice 2 ( ) Montrer que x 7→ ln x n’est pas uniformément continue sur R∗+ .



Exercice 3 Montrer que . est uniformément continue sur R+ .

Exercice 4 (  ) Soit f : R → R uniformément continue telle que f (n) −→ +∞.


n→+∞
n∈N
Montrer que f (x) −→ +∞.
x→+∞
x∈R

Exercice 5 Soit a, b ∈ R, avec a < b. Soit f, g ∈ C ([a, b], R), avec g positive ou nulle.
Z b Z b
Montrer qu’il existe c ∈ [a, b] tel que : f g = f (c) g.
a a
Z 1
1
Exercice 6 Soit f ∈ C 0 ([0, 1], R) f (t) dt = .
telle que
0 2
Montrer qu’il existe a ∈]0, 1[ telle que f (a) = a.
Z 1
Exercice 7 Soit f continue de [0, 1] dans R, soit n ∈ N tels que : ∀k ∈ {0, ..., n}, f (u)uk du = 0.
0
Montrer que f admet au moins n + 1 zéros distincts dans ]0, 1[.

Exercice 8 Soit a, b ∈ R, avec a < b. Soit f une fonction continue sur [a; b]. Montrer que
Z b Z b !
f (x) dx = |f (x)| dx ⇔ [(f est positive) ou (f est négative)].
a a

Exercice 9 ( P )
√ √
s 
1
n 
1

1) Démontrer que, pour tout n ∈ N∗ , 2 ⩽ 1 + xn ⩽ 1+ 1+ sur 1; 1 + .
n n
Z 1+1/n √
2) Étudier la convergence de la suite de terme général un = 1 + xn dx.


1

Exercice 10 ( ) Soit f : [0, 1] → R une application continue strictement croissante telle que
Z 1
f (0) = 0, f (1) = 1. Étudier la limite de la suite de terme général f n (t) dt.


0

Exercice 11 ( ) Soit (a, b) ∈ R2 (avec a < b), soit f continue et positive de [a, b] dans R. Montrer

Z b !1
n
f n (t) dt −−−−−→ sup { f (t) | t ∈ [a, b] }
a n→+∞

Indication : commencer par traiter le cas où f est constante.

52
Exercice 12 Déterminer les limites des expression suivantes lorsque x → +∞, sans pour autant
calculer les intégrales correspondantes.
Z 2x Z 2x Z 2x 1/t
cos(1/t) sin t e
1) dt 2) dt 3) dt
x t x t x t

Exercice 13 Calculer les intégrales suivantes.

x2
Z 1
x−2 x3
Z 1 Z 2
1) (e x + − ln(1 + x)) dx 3) dx 5) dx
0 2 0 (2x − 3)2 1 (1 + x4 )2
Z 1
Z 1 Z π/4
dx
2) x(x + 2 − e )e x dx 4) cos4 x sin2 x dx 6)
0 0 0 (1 + x2 )2

Exercice 14 Calculer les intégrales et primitives suivantes.


Z x
t Z 1
t
s √
e Arcsin t dt
Z t
1) √ 4) √ dt 1− t
1 − t2 0 1+ 1+t 7) dt
Z 1 Z 5√ 1 t
2 t−1 Z π/2
2) ln(1 + t ) dt 5) dt
0 1 t 8) t2 sin t dt
Z 2 Z 2 0
t dt
3) √ dt 6) √
1+t t 1 + t2

P
1 1

Exercice 15 ( ) Déterminer les primitives suivantes.


Z x Z x Z x
2 −t
1) t ln tdt 3) (t − t + 1)e dt 5) (t + 1)chtdt
Z x Z x Z x
2) t Arctan tdt 4) (t − 1) sin tdt 6) t sin3 tdt

xn
Z 1
Exercice 16 On définit, pour tout n ∈ N, In = dx.
0 1 + xn
xn
1) Après avoir majoré pour x ∈ [0, 1] par une fonction simple, montrer que la suite (In ) converge
1 + xn
vers 0.
Z 1
2) Montrer que ln(1 + xn ) dx −−−−−→ 0.
0 n→+∞

3) À l’aide d’une intégration par parties, donner un équivalent de In .


Z e
Exercice 17 Pour chaque n ∈ N, on pose In = (ln x)n dx.
1
1) Calculer I0 et I1 .
2) Établir une relation liant In et In+1 .
e
3) En déduire que ∀n ∈ N, 0 < In <
n+1
4) Déterminer la limite puis un équivalent de In .
5) Soit a ∈ R, soit (un ) la suite réelle définie par u0 = a et ∀n ∈ N, un+1 = e − (n + 1)un .
On suppose que a ̸= I0 , montrer, en étudiant Dn = |un − In |, que |un | −−−−−→ +∞.
n→+∞

53
Exercice 18 ( P
®) Soit f : R → R une fonction continue. Justifier que les fonctions suivantes
sont de classe C 1 sur R et exprimer leurs dérivées.
Z x2 Z x Z x
1) φ : x 7→ f (t)dt 2) χ : x 7→ x f (t)dt 3) ψ : x 7→ f (t + x)dt
2x 0 0

Exercice 19 (  ) On définit la fonction F de R+ dans R par ∀x ∈ R+ , F (x) =


Z π

0
| sin(tx)|
t
dt.
1) Justifier proprement la définition de F .
2) Montrer que F est dérivable sur R+ et calculer sa dérivée.
3) Nous étudions à présent le comportement asymptotique de F .
⌊x⌋−1 Z (k+1)π ! Z πx
X | sin t| | sin t|
a) Montrer que ∀x > 1, F (x) = dt + dt.
k=0 kπ t π⌊x⌋ t
n
X 1 2
b) On rappelle que ∼ ln n. En déduire que F (x) ∼ ln x.
k=1
k n→+∞ x→+∞ π

Exercice 20 (  ) Soit f : R+ → R, x 7→
Z π/2

0
(sin t)x dt.
1) Montrer que f est décroissante.
2) Montrer que pour tout x ∈ [1, +∞[, (x + 1)f (x + 1) = xf (x − 1).
3) Soit φ(x) = xf (x)f (x − 1). Montrer que φ est périodique de période 1.
4) Calculer φ(x) pour tout x ∈ N∗
π π
r
5) En déduire que f (x) ∼ , puis que ∀x ∈ [1, +∞[, φ(x) = .
x→+∞ 2x 2

Exercice 21 Soit a, b ∈ R∗+ , avec a < b. Soit f une fonction continue sur R+ .
Z bx
f (t)
1) Montrer que si f (0) = 0 alors dt −−−−→ 0.
ax t x→0+
Z bx
f (t) b
 
2) Montrer que, dans le cas général, dt −−−−→ f (0) ln

P
ax t x→0+ a

Exercice 22 ( ®)
En appliquant l’inégalité de Taylor-Lagrange à la fonction x 7→ ln(1 + x),
1 1 (−1)n+1

P
déterminer la limite de la suite de terme général un = 1 − + + · · · + .
2 3 n
Exercice 23 ( ) Déterminer les primitives suivantes.
Z x Z x Z x
dt
1) 2) e t cos t dt 3) te t sin t dt
it + 1

Exercice 24 Soit λ ∈ C\R, notons a = Re(λ) et b = Im(λ). Établir


Z x
dt x−a
 
= ln |x − λ| + i Arctan .
t−λ b

Exercice 25 ( P ) Calculer la limite de la suite de terme général


n
X k2
Sn = .
k=1
8k 3 + n3

54
Exercice 26 ( P ) Calculer la limite de la suite de terme général
n
X 1
Sn = √ .
k=1 n2 + 2kn

Exercice 27 Donner un équivalent de la suite de terme général


n
2kπ
X  
Sn = sin .
k=1
n

Exercice 28 Calculer la limite puis un équivalent de la suite de terme général


2n
Y 1
Pn = kk.
k=n+1

Exercice 29 Calculer la limite de la suite de terme général


v
n
1u Yu
Pn = n
t (n + p).
n p=1

Exercice 30 Soit α ∈ R. Déterminer la nature de la série de terme général


√ √ √
1 + 2 + ··· + n
un = .

N
!
X
Rappel : c’est la suite un .
n=1 N ∈N

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Feuille d’exercice n° 23 : Dénombrement

Exercice 1 Soit 1000 points du plan distincts. Le but est de montrer l’existence d’une droite ne
passant par aucun de ces points et qui les partage en deux groupes de 500 points. On considère un repère
orthonormé direct (O, →−ı , →
−ȷ ). Dans toute la suite, on note D
m,p la droite d’équation y = mx + p dans le

− →

repère (O, ı , ȷ ). On note également M l’ensemble formé par les 1000 points.
1) a) Montrer que l’ensemble des nombres réels m tels qu’il existe p ∈ R tel que l’ensemble Dm,p ∩ M
contienne au moins deux points est un ensemble fini.
b) Quel est le plus petit cardinal possible de l’ensemble précédent ? Quel est son plus grand
cardinal possible ? Donner deux situations où ces cardinaux sont atteints.
Indication : En utilisant le fait que pour tout polynôme non nul P à coefficients rationnels, on
a P (e ) ̸= 0, on pourra utiliser les points de la courbe y = e x .
2) Établir l’existence d’un nombre m0 ∈ R tel que l’application φ : R → N, p 7→ Card(Dm0 ,p ∩ M )
prenne ses valeurs dans {0, 1}.

P
3) Conclure.

Exercice 2 ( ) On appellera « mot » toute suite finie de lettres, qu’elle ait un sens ou non. On
rappelle que la lettre « y » est une voyelle. Combien de mots de 5 lettres peut-on former avec les 26 lettres
de l’alphabet latin, dans lesquels toute consonne est suivie d’une voyelle et toute voyelle d’une consonne ?

Exercice 3 (®) Soit n ∈ N∗ et A1 , . . . , An des ensembles finis. Démontrer la formule du crible, ou


formule de Poincaré :
n n
!
[ X X
Card Ai = Card Ai − Card(Ai1 ∩ Ai2 )
i=1 i=1 1⩽i1 <i2 ⩽n
X
+ Card(Ai1 ∩ Ai2 ∩ Ai3 )
1⩽i1 <i2 <i3 ⩽n
+ ...
X
+ (−1)n+1 Card(Ai1 ∩ . . . ∩ Ain )
1⩽i1 <...<in ⩽n
n
X X
= (−1)k+1 Card(Ai1 ∩ Ai2 ∩ . . . ∩ Aik )
k=1 1⩽i1 <i2 <...<ik ⩽n
n
!
X X \
k+1
= (−1) Card Ai .
k=1 I⊂J1,nK, Card(I)=k i∈I

Exercice 4 ( P ) Soit E un ensemble fini et σ ∈ SE . En considérant l’application φ : Z → SE ,


k 7→ σ k , montrer qu’il existe n ∈ N∗ tel que σ n = Id.

Exercice 5 Soit n, p ∈ N∗ . Combien existe-t-il d’applications strictement croissantes de J1, nK dans


J1, pK ?

Exercice 6 Montrer que tout anneau fini, commutatif et intègre est un corps.

56
Exercice 7 On trace dans un plan n ∈ N∗ droites en position générale (i.e. deux d’entre elles ne sont

P
jamais parallèles ni trois d’entre elles concourantes). Combien forme-t-on ainsi de triangles ?

Exercice 8 ( ) Soit n ∈ N∗ , soit E un ensemble à n éléments.


1) Soit p ∈ J0, nK, soit X une partie à p éléments de E. Combien y a-t-il de parties Y de E disjointes
de X ?
2) Combien y a-t-il de couples (X, Y ) formés de parties disjointes de E ?

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Feuille d’exercice n° 24 : Applications linéaires

Exercice 1 ( P ) Dire si les applications suivantes sont des applications linéaires.


Z 1
1) f : R → R, x 7→ 2x2 5) χ : C 1 ([0, 1], R) → R, f 7→ − f (t) dt
2) g : R → R, x 7→ 4x − 3 1/2

3) h : R → R, x 7→ x2 6) ψ : R2 → R, (x, y) 7→ sin(3x + 5y)
4) φ : C 1 ([0, 1], R) → R, f 7→ f (3/4) 7) θ : R2 → R, (x, y) 7→ xy
 Z 1 
−x
8) ρ : C ([0, 1], R) → C ([0, 1], R), f 7→ x 7→ e
1 1
f (t) dt

P
0

Calculer le noyau et l’image de f : 3 → R3


Exercice 2 ( ) R   .
x x + 2y
y  7→ −x − 4y + 2z 
   
z 2x + 5y − z

Exercice 3 Pour chaque propriété suivante, donner un exemple d’endomorphisme f de R2 la vérifiant.

1) Ker(f ) est inclus strictement dans Im(f ). 3) Ker(f ) = Im(f ).


2) Im(f ) est inclus strictement dans Ker(f ). 4) Ker f et Im f sont supplémentaires.

Exercice 4 ( P ®) Soit E un espace vectoriel et f ∈ L (E).


1) Montrer que Ker f ⊂ Ker f 2 et Im f 2 ⊂ Im f .
2) Montrer que Im f ∩ Ker f = {0E } ⇐⇒ Ker f 2 = Ker f .

P
3) Montrer que E = Ker f + Im f ⇐⇒ Im f 2 = Im f .

Exercice 5 ( ®)
1) Soit E, F et G trois K-espaces vectoriels, soit f ∈ L (E, F ) et g ∈ L (F, G). Établir l’équivalence

g ◦ f = 0L (E,G) ⇐⇒ Im f ⊂ Ker g.

2) Soit f un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E, vérifiant f 2 + f − 2IdE = 0L (E) .


a) Montrer que (f − IdE ) ◦ (f + 2IdE ) = (f + 2IdE ) ◦ (f − IdE ) = 0L (E) .
b) En déduire que Im(f − IdE ) ⊂ Ker(f + 2IdE ) et Im(f + 2IdE ) ⊂ Ker(f − IdE ).
c) Montrer que E = Ker(f − IdE ) ⊕ Ker(f + 2IdE ).

Exercice 6 (®) Soit f ∈ L (E), où E est un K−espace vectoriel. On suppose que

∀x ∈ E, ∃λ ∈ K, f (x) = λx.

Montrer que
∃λ ∈ K, ∀x ∈ E, f (x) = λx.

58
Exercice 7 ( P )
1) Montrer que l’application φ : K[X] → K × K[X] est un isomorphisme.
P 7→ (P (0), P ′ )

P
2) En déduire que K[X] n’est pas de dimension finie.

Exercice 8 ( ) Soient E un espace vectoriel et F un sous-espace vectoriel de dimension finie de E .


Soit f une application linéaire de E dans lui-même.
1) Montrer que, si F ⊂ f (F ) alors f (F ) = F .
2) Montrer que, si f est injective et f (F ) ⊂ F alors f (F ) = F .

Exercice 9 Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie et f ∈ L (E). Montrer l’équivalence des
trois propriétés suivantes.

1) Ker f = Ker f 2 2) Im f = Im f 2 3) E = Ker f ⊕ Im f

Exercice 10 Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie, soit (f, g) ∈ L (E)2 tel que E =
Im f + Im g = Ker(f ) + Ker(g). Montrer que ces sommes sont directes.

Exercice 11 (®) Soient E et F deux K-espaces vectoriels de dimensions finies et u, v ∈ L (E, F ).


1) Montrer que rg(u + v) ⩽ rg(u) + rg(v).
2) En déduire que |rg(u) − rg(v)| ⩽ rg(u + v).

Exercice 12 – Suite exacte d’applications linéaires –


Soient E0 , E1 , ..., En n+1 espaces vectoriels sur un même corps commutatif K, de dimensions respectives
α0 , α1 , ..., αn . On suppose qu’il existe n applications linéaires f0 , f1 , ..., fn−1 telles que :

∀k ∈ {0, ..., n − 1}, fk ∈ L (Ek , Ek+1 ).

et de plus :
— f0 est injective ;
— ∀j ∈ {1, ..., n − 1}, Im fj−1 = Ker(fj );
— fn−1 est surjective.
Montrer que
n
X
(−1)j αj = 0.
j=0

Exercice 13 Soit f l’application de Rn [X] dans Rn [X] définie par f : P 7→ P + P ′ + P ′′ .


1) Montrer que f est injective. En déduire que f est bijective.
2) On appelle φ l’application de R[X] dans R[X] définie par φ : P 7→ P + P ′ + P ′′ . Montrer que φ est
surjective puis bijective.

Exercice 14 Soit E un K-espace vectoriel de dimension égale à n. Montrer que

n est pair ⇔ ∃f ∈ L (E) Imf = Ker f.

Exercice 15 Soit F et G deux sous-espaces vectoriels d’un K-espace vectoriel E de dimension finie.
1) Déterminer une condition nécessaire et suffisante pour qu’il existe un endomorphisme u tel que
Ker(u) = F et Im(u) = G.
2) Construire un tel endomorphisme u avec E = R3 , F = (x, y, z) ∈ R3 x + y + z = 0 dans R3 et


G = { λ(2, −1, −1) | λ ∈ R }.

59
Exercice 16 (®) Soit E un K-espace vectoriel de dimension n ∈ N, soit f ∈ L (E). Montrer que

P
rg(f n ) = rg(f n+1 ).

Exercice 17 ( ) Soient n ∈ N, α ∈ K et H = { P ∈ Kn [X] | P (α) = 0 }. Montrer que H est un

P
hyperplan de Kn [X] et en déterminer une base.

Exercice 18 ( ) Montrer que les formes linéaires sur K3 φ : (x, y, z) 7→ x + 2y + 3z et ψ : (x, y, z) 7→


x − 2y + 3z sont linéairement indépendantes.

Exercice 19 Quelle est la nature de l’application f : 3 →  R3 ?


R  
x −5x + 2y
y  7→ −12x + 5y
   

z −4x + 2y − z
Déterminer ses éléments caractéristiques.

Exercice 20 Soit E un K-espace vectoriel, soit p, q ∈ L (E). Montrer qu’il y a équivalence entre les
deux assertions suivantes :
1) p ◦ q = p et q ◦ p = q ;

P
2) p et q sont deux projecteurs de même noyau.

On pose F = (x, y, z) ∈ R3 | x = z et G = Vect(1, 1, 0).



Exercice 21 ( )
1) Montrer que F et G sont supplémentaires dans R3 .
2) Déterminer une expression explicite de la projection de R3 sur F parallèlement à G.

Exercice 22 Soit p et q deux projecteurs d’un K-espace vectoriel E. Montrer que p − q est un
projecteur si et seulement si p ◦ q = q ◦ p = q.

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Feuille d’exercice n° 25 : Probabilités

Exercice 1 ( P ) Combien de fois faut-il lancer un dé (équilibré, à six faces) pour avoir au moins une

P
chance sur deux d’obtenir un six ?

Exercice 2 ( ) Soit n ∈ N∗ . Peut-on trouver a, b ∈ R tels qu’il existe une probabilité P sur J1, 2nK
vérifiant :
1
∀k ∈ J1, 2nK, P ({k}) = ak + b et P (J1, nK) = ?

P
4

Exercice 3 ( ) Soit p ∈]0, 1[ et n ∈ N∗ . On dispose de n coffres, numérotés de 1 à n. Avec probabilité


p, on place un trésor dans un coffre (choisi « au hasard »). Sinon, aucun trésor n’est placé.
1) Soit 1 ⩽ i ⩽ n. Quelle est la probabilité que le ie coffre contienne un trésor ?
2) On a ouvert les n − 1 premiers coffres, sans trouver de trésor. Quelle est la probabilité que le dernier

P
coffre contienne un trésor ?

Exercice 4 ( ) Dans un sac de dés (à six faces), il y a une proportion de p ∈ [0, 1] dés pipés.
1
Chaque dé pipé donne une probabilité de d’obtenir un six.
2
On pioche un dé, on le lance, et l’on obtient un six : quelle est la probabilité d’avoir tiré un dé pipé ?

Exercice 5 On se donne N ∈ N∗ . Deux joueurs lancent tour à tour un dé. Le premier qui tire un six
a gagné. On s’arrête au bout de N tours.
1) Quelle est la probabilité de gagner pour chacun des joueurs ?
2) Quelle est la probabilité que personne ne gagne ?
3) Ces probabilités admettent-elles des limites quand N tend vers +∞ et, le cas échéant, lesquelles ?

Exercice 6 (®) On met une boule blanche dans une urne. On répète alors les opérations suivantes :
on lance un dé.
— Si le résultat est différent de 6, on ajoute une boule rouge dans l’urne, puis on recommence.
— Si le résultat est 6, on tire une boule dans l’urne et on s’arrête.
1) Quelle est la probabilité de s’arrêter au bout de N lancers au plus ?
2) Quelle est la probabilité de s’arrêter au bout de N lancers au plus et qu’à la fin, on tire une boule
blanche dans l’urne ?
3) Quelles sont les limites de ces probabilités quand N tend vers +∞ ? Comment interpréter cela
intuitivement (la justification sera donnée en spé) ?
qn
Z 5/6
Indication : Montrer que dq −−−−−→ 0.
0 1−q n→+∞

61
Exercice 7 ( P ) Au poker, on distribue à chaque joueur une main de 5 cartes prises dans un jeu de
52 cartes. Dans un jeu de 52 cartes, il y a quatre couleurs (pique, trèfle, carreau, cœur), 13 cartes dans
chaque couleur, ordonnées du 2 au 10 puis valet, dame, roi, as. Une quinte flush est une main contenant 5
cartes consécutives de même couleur, avec la règle suivante : (As, 2, 3, 4, 5) et (10, Valet, Dame, Roi, As)
sont toutes des quintes.
1) Quelle est la probabilité d’obtenir une quinte flush (sans tricher) ?
2) Vous jouez au poker avec Pat Poker (tricheur célèbre dans les épisodes de Lucky Luke, probabilité
qu’il triche 0, 9, probabilité qu’il réussisse son coup et sorte une quinte flush s’il triche : 0, 9). Il
abat une quinte flush au premier coup. Quelle est la probabilité qu’il ait triché ?

Exercice 8 (®) On étudie la descendance d’une fleur. Cette fleur a deux descendantes avec la
probabilité p ∈]0; 1[, ou aucune avec la probabilité q = 1 − p. Les descendantes de la première fleur ont des
descendantes de façons mutuellement indépendantes et dans les mêmes conditions que la première fleur.
Pour tout entier naturel n, on note un la probabilité qu’il n’y ait plus de descendance à la génération
n + 1.
1) Calculer u0 .
2) Montrer que, pour tout n ∈ N, un+1 = pu2n + 1 − p.
3) Étudier la suite (un )n∈N . Quelle est sa limite ? Conclure ?

Exercice 9 En 1761, Thomas Bayes, théologien protestant, quitte pour toujours cette vallée de larmes.
Il arrive aux portes du Paradis et, comme il n’y a plus beaucoup de places et que Bayes a parfois eu des
opinions assez peu orthodoxes en manière de théologie, Saint Pierre lui propose le test suivant. Bayes est
placé devant trois portes identiques, dont deux mènent à l’enfer et une au paradis, et il est sommé de
choisir. N’ayant aucune information a priori, Bayes choisit une des portes au hasard.
1) Avant qu’il ait le temps de l’ouvrir, Saint Pierre — qui est bon — lui dit : « Attends, je te donne
encore un renseignement... » ; et il lui ouvre une des deux autres portes (menant bien entendu à
l’enfer). Que doit faire Bayes ? Garder sa porte, ou changer d’avis et prendre l’autre porte non
ouverte ?
2) Reprendre l’exercice dans le cas où Saint Pierre a passé la soirée précédente à faire la fête, il ne sait
plus du tout où mènent les portes, en ouvre une au hasard et se rend compte qu’elle mène à l’enfer.
3) En fait, en arrivant devant Saint Pierre, Bayes remarque qu’il a un pied de bouc : Saint Pierre a
tellement fait la fête qu’il n’est plus en mesure de s’occuper des entrées et Satan en a profité pour
le remplacer (en se déguisant). Vous imaginez assez vite ce que fait Satan : lorsqu’un candidat a
choisi une porte, il le laisse prendre la porte choisie si elle conduit vers l’enfer ou bien de lui montrer
une porte conduisant vers l’enfer et de lui proposer de changer s’il a choisi la porte menant vers le
paradis. Bayes choisit une porte, Satan lui propose de changer. Que faire ?
4) En fait, Satan est bien plus pervers que cela : si le candidat choisit une porte conduisant vers
l’enfer, il lui propose quand même de changer avec la probabilité p1 et si le candidat choisit la porte
conduisant vers le paradis, il lui propose de changer avec la probabilité p2 . Bayes choisit une porte,
Satan lui propose de changer. Que faire ?

62
Exercice 10 (®) Dans une classe, les élèves décident de s’offrir des cadeaux à Noël. Pour cela, on
met dans un chapeau les noms des n élèves de la classe, chacun des n élèves tire à son tour un nom et
doit faire un cadeau à celui dont il a tiré le nom.
La question est la probabilité que quelqu’un tire son propre nom (ce qui est problématique). Calculer
cette probabilité à 10−15 près sans calculatrice.
Indications :
1) Remarquer que le processus mis en place consiste à tirer au hasard une permutation de l’ensemble
des élèves (qu’on pourra identifier à [[1, n]]) et que toutes les permutations sont tirées de façon
équiprobable.
2) On note Sn l’ensemble des permutations de [[1, n]]. On note B le sous-ensemble de Sn constitué des
permutations σ qui conviennent, c’est-à-dire telle que pour tout k ∈ [[1, n]], σ(k) ̸= k. Pour k ∈ [[1, n]],
on note Ak l’ensemble des permutations σ fixant k :

Ak = { σ ∈ Sn | σ(k) = k }

Exprimer B à partir des Ak pour k ∈ [[1, n]].


3) En utilisant la formule de Poincaré (du crible), exprimer la probabilité cherchée.
1
4) La calculer en utilisant le fait qu’il y a une quarantaine d’élèves dans la classe et que e ≈

P
0.367 879 441 171 442 322.

Exercice 11 ( ) On considère un ivrogne marchant le long d’un trottoir. À chaque seconde, il


avance avec probabilité un demi d’un pas, et recule d’un pas avec la même probabilité. On supposera que
tous les pas sont de la même longueur. On se donne un repère le long du trottoir, gradué en pas. On note
Xn la position de l’ivrogne au bout de n ∈ N secondes.
Donner la loi de Xn , son espérance et sa variance.

Exercice 12 (®)
1) Soit k ∈ J1, nK. Exprimer P (X = k) en fonction de P (X ⩽ k) et P (X ⩽ k − 1).
2) Soit n ∈ N∗ , soit X une variable aléatoire à valeurs dans J1, nK. Exprimer E [X] en fonction des
P (X ⩽ k), pour 1 ⩽ k ⩽ n.
On dispose de N ∈ N∗ urnes avec, dans chacune d’elles, des jetons numérotés de 1 à n. On tire, au hasard,
un jeton dans chaque urne, et on note X le numéro du plus grand jeton tiré.
3) Déterminer la loi de X.
n−1 N
X j
4) Montrer que : E [X] = n − .
j=0
n
E [X]
5) Calculer la limite de quand n → ∞. En déduire un équivalent de E [X] quand n → ∞.
n
6) Calculer la limite de E [X] quand N → ∞. Commenter.

Exercice 13 Soit n ∈ N∗ . Dans une urne, on place n jetons, numérotés de 1 à n. On pioche un jeton
dans cette urne. Si on a pioché le jeton no i, on lance ensuite i dés (à six faces, équilibrés). On note X le
nombre de 1 obtenus dans ces lancers de dés.
Modéliser ceci, puis déterminer la loi, l’espérance et la variance de X.

63
Exercice 14 (  ) Soit r un entier naturel non nul. On dispose d’un sac contenant r jetons numérotés
de 1 à r dans lequel on peut effectuer une succession de tirages avec remise en notant, à chaque fois, le
numéro obtenu.
Pour tout entier naturel n non nul, on note Tn le nombre de numéros distincts obtenus au cours des n
premiers tirages. Soit n un entier naturel non nul.
1) a) Quelles sont les valeurs prises par Tn ?
b) Calculer les probabilités P (Tn = 1), P (Tn = n) et P (Tn = 2).
2) Soit (k, n) un couple d’entiers naturels non nuls tels que 1 ≤ k ≤ r . Déterminer une relation entre
P (Tn+1 = k), P (Tn = k) et P (Tn = k − 1).
3) Pour tout entier naturel n non nul, on considère le polynôme Qn (X) défini par :
r
X
Qn (X) = P (Tn = k)X k
k=1

1
a) Montrer, pour tout entier naturel n non nul : Qn+1 (X) = (X − X 2 )Q′n (X) + XQn (X)
r
b) Pour tout entier naturel n non nul, en reliant E(Tn ) à Qn (X), exprimer E(Tn+1 ) en fonction
de E(Tn ), r et n. Déterminer ensuite E(Tn ) en fonction de r et n.
E(Tr )
quand r → ∞.

P
c) Calculer la limite de
r

Exercice 15 ( ) Soit n ∈ N∗ . On choisit au hasard un nombre X dans [[1, n]]. On choisit ensuite
un nombre Y au hasard dans [[1, X]].
1) Déterminer la loi conjointe de X et Y .
2) En déduire la loi (marginale) de Y .

Exercice 16 Soit p ∈ [0, 1], m, n ∈ N∗ . Soit X, Y deux variables aléatoires indépendantes, définies sur
le même espace probabilisé (Ω, P ). On suppose que X suit la loi binomiale de paramètres (n, p) et Y suit
la loi binomiale de paramètres (m, p).
Quelle est la loi de X + Y ?
n
! ! !
X n m n+m
Indication : on pourra démontrer et utiliser la formule de Vandermonde = .
x=0
x z−x z

Exercice 17 (®) Soit X1 , . . . , Xn des variables aléatoires réelles i.i.d, d’espérance m et de variance
σ 2 . On définit n
1X
µn = Xi .
n i=1
1) Déterminer l’espérance et la variance de µn .
2) Soit α ∈]0, 1[. Proposer un intervalle aléatoire IX construit sur X = (X1 , . . . , Xn ) pour lequel
P (m ∈ IX ) ⩾ 1 − α.
3) Dans le cas où X1 , . . . , Xn suivent une loi de Bernoulli de paramètre p ∈ [0, 1], proposer un tel
intervalle IX ne dépendant pas de p.

64
Exercice 18 On considère une suite (Xn )n∈N∗ de variables aléatoires indépendantes
de même loi, à valeurs dans {−1, 1}.
On pose, pour tout n ∈ N∗ , p = P (Xn = 1) avec p ∈]0; 1[.
n
Y
On définit, pour tout n ∈ N∗ , Yn = Xk . On pourra poser Y0 = 1.
k=1
1) Calculer, pour tout n ∈ N∗ , l’espérance et la variance de Yn .
2) a) Déterminer la loi de Y2 et de Y3 .
b) On pose, pour tout n ∈ N∗ , pn = P (Yn = 1).
Déterminer une relation de récurrence entre pn+1 et pn .
En déduire une expression de pn en fonction de p et de n.
3) a) Existe-t-il un réel p pour lequel, pour tout n ∈ N∗ , Yn et Yn+1 sont indépendantes ?
b) Soit n ∈ N∗ . Existe-t-il un réel p pour lequel Yn et Yn+1 sont indépendantes ?
4) Calculer, pour n et m ∈ N∗ , la covariance de Yn et Yn+m

65
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Feuille d’exercice n° 26 : Matrices et applications linéaires

Exercice 1 ( P ) Soit h l’application linéaire de R3 dans


2 −1 1
2
! R définie par rapport à deux bases
B = (e1 , e2 , e3 ) et C = (f1 , f2 ) par la matrice A = .
3 2 −3
1) On prend dans R3 la nouvelle base B ′ = (e′1 , e′2 , e′3 ) définie par :

e′1 = e2 + e3 , e′2 = e3 + e1 , e′3 = e1 + e2 .

Quelle est la nouvelle matrice A1 de h ?


2) On choisit pour base de R2 la nouvelle base C ′ = (f1′ , f2′ ) définie par :
1 1
f1′ = (f1 + f2 ), f2′ = (f1 − f2 ),
2 2
en conservant la base B ′ de R3 . Quelle est la nouvelle matrice A2 de h ?

Exercice 2 Soit n ∈ N∗ .
Soient A et B deux matrices de Mn (K) telles que :

∀X ∈ Mn (K) AXB = 0.

P
Montrer que A = 0 ou B = 0.

Exercice 3 ( ®) Soit φ une application linéaire de R2 dans lui-même telle que φ = ̸ 0 et φ2 = 0.


Soit x ∈ R2 tel que φ(x) ̸= 0. Montrer que {x, φ(x)} est une base de R2 . Déterminer la matrice de φ dans

P
cette base.

Exercice 4 ( ) Soit A une matrice carrée d’ordre 2, et soit φ l’application de M2 (R) dans lui même,

P
envoyant M sur AM . Montrer que φ est linéaire et déterminer sa matrice sur la base canonique de M2 (R).

Exercice 5 ( ®) Soit E un espace vectoriel de dimension finie, notée n.


1) Soit φ un projecteur de E, peut-on trouver une base dans laquelle la matrice de φ est particulièrement
simple ?

P
2) Même question pour une symétrie.

Exercice 6 ( ) Soit φ définie sur R2 [X] par P 7→ (X 2 + 2)P ′′ + (X + 1)P ′ + P .


1) Vérifier que φ est un endomorphisme de R2 [X].
2) Déterminer la matrice de φ dans la base canonique de R2 [X].
3) Déterminer Ker(φ − 5Id). Calculer φ(1) et φ(X + 1).
4) En déduire une base de R2 [X] dans laquelle la matrice de φ est diagonale.

66
Exercice 7 ( P )
1) On considère l’endomorphisme f de R3 dont la matrice dans la base canonique de R3 est :
 
1 1 1
A = −1 2 −2 .
 
0 3 −1

Donner une base de Ker f et Im f .


2) Soit f l’application linéaire de R4 dans R3 canoniquement associé à la matrice :
 
−11 7 0 3
A= 0 1 11 2 .
 
1 0 7 1

Déterminer le rang de f , ainsi qu’une base de son noyau et de son image. Donner une équation de
l’image.

P
 
−35 −7 −22
Exercice 8 ( ®) Soit M =  −6

0 −4 .

57 11 36
1) En interprétant M comme étant la matrice d’un endomorphisme d’un espace vectoriel E, montrer
qu’il existe une base (I, J, K) telle que cet endomorphisme a dans cette base pour matrice une
matrice diagonale avec 1 , 2 , −2 sur la diagonale.
2) Calculer alors M n pour tout n ∈ Z.
3) Exprimer en fonction de n les termes un , vn , wn où un , vn , wn sont les termes généraux de 3
suites vérifiant :

 un+1
 = −35un − 7vn − 22wn
∀n ∈ N, vn+1 = −6un − 4wn , avec u0 = v0 = w0 = 1.

 wn+1 = 57un + 11vn + 36wn

Exercice 9 Soit B = (e1 , e2 canonique de R3 . Un endomorphisme φ de E est représenté cano-


, e3 ) la base 
3 3 c
niquement par la matrice A = 1 −2 d . Déterminer les réels a, b, c, d, f de façon que l’endomorphisme
 
a b f
φ vérifie les deux conditions suivantes :
1) Ker φ est engendré par le vecteur u = e1 + 2e2 + 3e3 ;

P
2) Im φ est engendré par les deux vecteurs v = e2 − 3e3 et w = 3e1 − 5e3 .

Exercice 10 ( ) Calculer, s’il existe, l’inverse de chacune des matrices suivantes. Donner le rang de
chacune des matrices non inversibles.
       
1 2 −3 2 2 3 −2 1 1 1 0 0 . . . an
 1 −2 1
1) 0 1 2  3)  1 −1 0 1 . . .
     
5) 
 
0 0 1 −1 2 0  1 1 −2 1  7)  . . .
  
1 −2
 
  1 1  0 a2 . . . 0 
0 1 0 4
a1 0 . . . 0
   
1 2 1 4 2 1 3 1 z̄ z̄ 2
4) 
 
2)  1 2 −1 13 2 1 9 6)  z 1 z̄ 
    
−2 −2 −1 7 2 1 5 z2 z 1

67
Exercice 11 Soit n ∈ N∗ .
Soit A une matrice de Mn (C) à coefficients diagonaux dominants, c’est-à-dire telle que :
n
X
∀i ∈ J1, nK |ai,i | > |ai,j |.
j=1
j̸=i

P
Montrer que A est inversible.

Exercice 12 ( ) Montrer que la famille (X 3 + 2X + 1, X 3 − 2X 2 + 2, X 3 − 2X 2 + 1, X 3 + X) est

P
une base de R3 [X] au moyen d’une technique matricielle.

Exercice 13 ( ) Soit a et b deux réels, et A la matrice


 
a 2 −1 b
A = 3 0 1 −4 .
 
5 4 −1 2

Montrer que rg(A) ⩾ 2. Pour quelles valeurs de a et b a-t-on rg(A) = 2 ?

Exercice 14 Déterminer les matrices M ∈ M3 (K) telles que M 2 = 0.

Exercice 15 Calculer les noyaux des matrices suivantes.


     
1 1 0 1 3 1 1 1 1 −1 2
 3 2 −1 3  1 1 λ λ 1 1 1
1) A =  2) B =  3) C = 
     
λ 3 −2 0 −4 4 −4  1 −1 3 −3
  

−1 0 −4 3 6 4 0 4 2 0 λ

Exercice 16 Déterminer l’inverse des matrices suivantes (si cet inverse existe) :

1 a a2 . . an
   
1 2 3 . . n
    0 1 a a2 . an−1  0 1 2 3 . n − 1
2 7 3 3 −1 2 
0 0 1 a .
  
.  0 0 1 . . . 
♢ = 3 9 4 , ♡ = 1 0 3 , ♠ =  , ♣ =  .
       
. . . . . .  . . . . . . 
1 5 3 4 0 2 
. .
  
. . . a  . . . . . . 
0 . . . 0 1 0 . . . 0 1

Exercice 17 Discuter, selon le paramètre réel m, la dimension des ensembles des solutions des systèmes
suivants.
( 
x + my + z = 0  x + y + mz
 = 0
1) (S ) :
mx + y + mz = 0 2) (T ) : x + my + z = 0

 mx + y + z = 0

 
−10 6 14
Exercice 18 Soit M =  1 −1 −1.
 
−8 5 11
Montrer que M est semblable à une matrice particulièrement simple, que l’on déterminera.


!
1 1
Exercice 19 ( ) Résoudre l’équation X2 + X = A d’inconnue X ∈ M2 (R), avec A = .
1 1
Indication : on commencera par étudier complétement A.

68
Exercice 20 Trouver toutes les formes linéaires f sur Mn (K) vérifiant :

∀A, B ∈ Mn (K), f (AB) = f (BA).

Indication : pour deux matrices élémentaires Ei,j et Ek,ℓ , calculer le produit Ei,j Ek,ℓ .

Exercice 21 (®) On considère une suite de variables aléatoires (Tn ) à valeurs dans {x, y, z}, définie par
 3
le graphe de transition suivant. Par exemple, l’arête du bas signifie que ∀n ∈ N, P Tn+1 = x Tn = z = .
10

7/10

y
1/10 1/10

2/10 1/10
1/10
8/10 x z 6/10

3/10

Figure 2 – Graphe de transition pour la suite (Tn ).

Pour tout n ∈ N∗ , on pose


 
xn
xn = P (Tn = x), yn = P (Tn = y), zn = P (Tn = z) et Xn =  yn  .
 
zn

1) Montrer qu’il existe A ∈ M3 (R) telle que, pour tout n ∈ N, Xn+1 = AXn .
2) On note φ l’endomorphisme canoniquement associé à A. Déterminer les droites vectorielles de R3
stables par φ. En déduire une base relativement à laquelle la matrice de φ est diagonale.
3) La suite (Xn ) converge-t-elle ? Que peut-on dire de sa limite ?
4) Déterminer l’expression de Xn en fonction de n.

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Feuille d’exercice n° 27 : Déterminants

Exercice 1 ( P ) On pose σ =
1 2 3 4 5 6 7
2 4 7 1 3 5 6
et θ =
!
1 2 3 4 5 6 7
1 4 2 7 6 5 3
!
. Écrire σθ et

σ −1 sous forme de produits de cycles de supports disjoints et déterminer les signatures de ces permutations.

Exercice 2 ( P) Soit s =
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
3 10 6 4 2 1 7 5 8 9
.
!

Décomposer s en produit de cycles à supports disjoints, puis en produit de transpositions. Donner la

P
signature de s.

Exercice 3 ( ) Écrire la permutation τ = (1, 2)(2, 4, 6, 5)(1, 3, 7)(2, 5, 4)(3, 5, 6, 1)(2, 5)(1, 4, 6) sous

P
forme d’un produit de cycles de supports disjoints. Quelle est la signature de τ ?

Exercice 4 ( ) Calculer la signature des permutations suivantes.


! !−1
1 2 3 4 5 6 7 8 2) g = (1, 3, 4)(2, 4, 3, 1)(2, 3) 1 2 3 4 5
1) f = 3) h =
5 4 2 1 6 8 7 3 5 3 4 2 1

Exercice 5
1) Montrer que les transpositions (1 i) (pour i ∈ J2, nK) engendrent le groupe symétrique Sn .
2) Montrer que les transpositions (i i + 1) (pour i ∈ J1, n − 1K) engendrent le groupe symétrique Sn .
3) Montrer que les cycles de longueur 3 engendrent An .
4) Montrer que les cycles de la forme (1 i j) avec i, j ∈ J2, nK, i ̸= j, engendrent An .

P
5) Montrer que les cycles de la forme (1 2 j) avec j ∈ J3, nK, engendrent An .

Exercice 6 ( ) Dans chacun des cas ci-dessous, dire si l’application de R3 × R3 × R3 dans R


considéréeest multilinéaire.
 y1   z1 
x1
1) φ : x2 , y2 , z 2
x y z
7−→ x1 + y2 + z3
 x13   y13   z13 
2) χ : x2
x
, y2
y
, z2
z
7−→ x1 y3 + y2 z1 + z3 x2
 x31   y31   z31 
3) ψ : x2
x
, y2
y
, z2
z
7−→ x1 y2 z3 + x2 y3 z1 + x3 y1 z2
 x13   y13   z13 
4) ω : x2
x
, y2
y
, z2
z
7−→ x1 x2 x3 + y1 y2 y3 + z1 z2 z3
 x13   y13   z13 
5) α : x2
x
, y2
y
, z2
z
7−→ x1 y1 z1 + x2 y2 z2 + x3 y3 z3
 x13   y13   z13 
6) β : x2
x
, y2
y
, z2
z
7−→ (x1 y1 + x2 y2 + x3 y3 )(z1 + z3 )
 x13   y13   z13 

P
7) γ : x2
x3
, y2
y3
, z2
z3
7−→ (x1 + 2x2 )(z1 + z3 )

Exercice 7 ( ) Soit A ∈ M3 (R) anti-symétrique. Calculer det(A). Ce résultat vaut-il encore pour
A ∈ M2 (R) ?
Généraliser ceci.

Exercice 8 Soit n ∈ N∗ , soit A, B ∈ Mn (R). On suppose qu’il existe P ∈ GLn (C) tel que B = P −1 AP .
Montrer qu’il existe Q ∈ GLn (R) tel que B = Q−1 AQ.
Indice : avec P = R + iS, tel que R, S ∈ Mn (R), on pourra montrer que RB = AR, SB = AS et en
déduire que pour tout t ∈ R, (R + tS)B = A(R + tS).

70
Exercice 9 (®) – Déterminant circulant –
2iπ
3
Soit (a, b, c) ∈ (K) . On note j = e 3 , et l’on considère les deux matrices suivantes :
   
a b c 1 1 1
A = c a b et V = 1 j j 2  .
   
b c a 1 j2 j

Calculer le produit AV , puis det(V ) et det(AV ), et en déduire det(A).

Exercice 10 Pour quelles valeurs de k ∈ K les matrices suivantes sont-elles inversibles ?


   
1 0 1 1 k 0
1) A =  2 1 2 2) B = 2 −1 k 
   
−1 1 k 3 0 1

Exercice 11 ( P ) Calculer les déterminants suivants.

0 1 1 1 −1 1 1 1 1 2 5 4
1 0 1 1 1 −1 1 1 0 6 4 8
1) α = 2) β = 3) γ =
1 1 0 1 1 1 −1 1 0 3 4 1
1 1 1 0 1 1 1 −1 0 6 8 0

1 x x2 x3
1 1 1 1
Exercice 12 Montrer que : est divisible par (x − 1)3 .
1 2 3 4
1 4 9 16

Exercice 13 On note a, b, c [...] des réels. Calculer les déterminants des matrices

suivantes :
1 0 3 0 0
a a a2 b + c + d
 
   
a x y z 1+a b a b 0 1 0 3 0
b x y z   b 1+a b a  a b b2 c + d + a 
    
, , , a 0 a 0 3  ,
   
 c x′ y ′ z ′   a b 1+a b  a c c2 d + a + b 
      

 b a 0 a 0
d x′ y ′ z ′ b a b 1+a a d d2 a + b + c
0 b 0 0 a
   
p 1 0 1 ... 1
.. 0 
 
a+b+c b b b
.. .
. .. 
 
 c a+b+c b b  1 p .   −1 0

 ,  ,  . .
   

c c a+b+c b .. ..   . .. ..
   . . 1 . . . 1

0
   
c c c a+b+c
1 p −1 . . . −1 0

Exercice 14 (  ) Calculer les déterminants suivants, d’ordre n ∈ N∗ .

1 + x2 x 0 a1 + b1 a1 ... ... a1
x 1 + x2 x a2 a2 + b2 a2 ... a2
1) An = .. .. .. .. .. .. ..
. . . 2) Bn = a3 . . . .
x 1 + x2 x .. .. .. ..
. . . .
0 x 1 + x2
an ... ... an an + bn

Exercice 15 Soit a1 , . . . , an ∈ R. Calculer les déterminants des matrices suivantes.


   
1) sin(ai + aj ) 2) cos ((i − 1)aj )
1⩽i,j⩽n 1⩽i,j⩽n

71
Exercice 16 Soit n ∈ N∗ et p ∈ J0, nK. On définit la matrice An,p de Mp+1 (R) par :
n n n 
1 ...

1 2 p
n+1 n+1 n+1
1
 1 2 ... p 
An,p =
 .. .. .. 
.
. . . 
n+p n+p n+p
1 1 2 ... p

P
Calculer det An,p .

Exercice 17 ( ®) Soit f l’endomorphisme de R3 dont la matrice dans la base canonique (notée
0 2 −1
C ) est  3 −2 0 .
 
−2 2 1
1) On appelle valeur propre de f tout scalaire λ pour lequel f − λIdR3 n’est pas injective. Déterminer
toutes les valeurs propres de f en calculant un déterminant. On notera λ1 , λ2 et λ3 ces valeurs
propres, avec λ1 < λ2 < λ3 .
2) Si λ est une valeur propre de f , on appelle sous-espace propre de f associé à λ le noyau de f − λIdR3 .
Déterminer les trois sous-espaces propres de f . On appellera Ei le sous-espace propre associé à λi ,
et on le notera Ei = Vect(vi ), pour un vecteur vi à déterminer.
3) Écrire la matrice de f dans la base B = (v1 , v2 , v3 ). De quelle forme est-elle ?

72
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Feuille d’exercice n° 28 : Séries numériques

Exercice 1 Soit (u


n )n⩾1 une
 suite réelle décroissante de limite nulle. On suppose que la suite (vn )n⩾1
n
uk − nun est bornée. On veut montrer que la série
P P
de terme général vn = un converge.
k=1
1) Montrer que (vn ) est croissante, puis convergente. On note ℓ sa limite.
2) Exprimer uk − uk+1 en fonction de vk et vk+1 .
1
3) En sommant l’égalité précédente de n à +∞, montrer que pour tout n ⩾ 1, un ⩽ (ℓ − vn ).
n
4) En déduire que nun −−−−−→ 0, et enfin que la série
P
un converge.
n→+∞

X
Exercice 2 Soit (un ) une suite réelle, décroissante, à termes positifs et telle que un converge.
n⩾0
1) Montrer que, pour tout ε > 0, il existe N ∈ N tel que, pour tout p > N , on a (p − N )up ⩽ ε.
1
 
2) En déduire que un = o .
n
X X
Exercice 3 On considère deux séries un et vn , à termes positifs.
n⩾0 n⩾0
P P √
1) Démontrer que si les deux séries un et vn convergent, alors la série de terme général un vn
converge aussi.
1
2) On suppose maintenant que, pour tout n ∈ N, vn = .
1 + n2 un

a) Exprimer un vn en fonction de vn et de n.
P P
b) En déduire que vn et un ne peuvent pas converger toutes les deux.

Exercice 4 (®)
X
Comment choisir deux réels a et b tels que un converge, avec un = ln n + a ln(n +
n⩾1
1) + b ln(n + 2) ? Dans le cas de convergence, donner la valeur de la somme.

Exercice 5 (®) On étudie la suite (un ) définie par : u0 ∈]0, π/2[ et un+1 = sin(un ).
1) Montrer que (un ) est une suite à termes positifs, et qu’elle est convergente.
2) Déterminer la limite de (un ).
3) a) Donner un DL à l’ordre 3 de un+1 en fonction de un , quand n tend vers +∞. En déduire un
équivalent de u3n en fonction de (un − un+1 ).
b) Déterminer la nature de la série de terme général u3n .
un+1
 
4) Déterminer la nature de la série de terme général ln .
un
un+1
 
5) a) Donner un équivalent de ln en fonction de un , quand n tend vers +∞.
un
b) En déduire la nature des séries de termes généraux u2n et un .

73

1/n si n est un carré
Exercice 6 Déterminer la nature de la série de terme général un = .

P
.
1 n2 sinon

Exercice 7 ( ) Déterminer la nature des séries dont les termes généraux sont les suivants.

ch n 
n
n2 2n n
1) un = 4) αn = 7) an =
ch 2n n+1 n!
√ !n
1 1 1 n
2) vn = √ −√ 5) βn = 8) bn = √
2
n −1 2
n +1 n cos2 n 1+ n
3n3 + 2n − 1
n
1 1

3) wn = e − 1 + 6) γn = 9) cn =
n (ln n)ln n (n + 1)(n2 + n + 1)

+∞
1X  
Exercice 8 Calculer ln 1 − 2 , après avoir montré son existence.
n=2
n

+∞ +∞
X n2 − 2
Xn+1
Exercice 9 Calculer et .
n=0
n! n=0
n!

Exercice 10 (  ) Calculer
+∞
X

n=1
12 + 22
1
+ · · · + n2
, après avoir montré son existence.

Exercice 11 (®) – Transformation d’Abel –


Soit (an ) une suite positive décroissante de limite nulle et (Sn ) une suite bornée.
(an − an+1 )Sn est convergente.
P
1) Montrer que la série
an+1 (Sn+1 − Sn ) est convergente.
P
2) En déduire que la série
X cos(nx)
3) Établir que, pour tout x ∈ R\2πZ, la série est convergente.
n

1
Exercice 12 Déterminer la nature de la série de terme général un = .
(ln 2)2 + · · · + (ln n)2

Exercice 13 (  ) Soit α > 1. Pour tout N ∈ N∗ on pose SN =


N
X 1
n=1

et RN =
+∞
X

n=N +1
n
1
α
.
X RN
Étudier, selon α, la nature de la série .
N ⩾1
SN

Exercice 14 (®) Soit f ∈ C 1 (R, R), telle que f (0) = 0 et |f ′ (0)| < 1. On considère la suite (un )n∈N
définie par u0 ∈ R et ∀n, un+1 = f (un ). Démontrer qu’il existe α > 0 tel que si |u0 | < α, la série de terme

P
général un converge absolument.

Exercice 15 ( ) Déterminer les natures des séries suivantes.


X (−1)n X (−1)n n2 + 3n X sin(n)
1) 2) 3)
n⩾1
n42 en n⩾1
sh(n)
n⩾0

74
Exercice 16 (®) Déterminer les natures des séries suivantes.
X (−1)n X 1 − 2! + · · · + (−1)n−1 n!
1) 3)
n⩾2
ln(n) (n + 1)!
n⩾0
X 1 + (−1) n√ n X (− ln(n))n
2) 4) .
n⩾1
n n⩾1
nln(n)

Exercice 17 ( P ) Calculer
X

(i,j)∈N2
1
2i 3j
.

Exercice 18 Soit q ∈] − 1, 1[.


1) Montrer que la famille (q kℓ )k,ℓ∈N∗ est sommable.
+∞ +∞
X qk X
2) En déduire que k
= d(n)q n , où d(n) est le nombre de diviseurs positifs de n.
k=1
1 − q n=1

Exercice 19 (®) En considérant l’exponentielle complexe comme définie par sa série, montrer que
′ ′
pour tout z, z ′ ∈ C, alors e z+z = e z e z .

75
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Feuille d’exercice n° 29 : Espaces euclidiens

Exercice 1 ( P
produits scalaires.
) Sur R3 [X], on considère les formes bilinéaires suivantes. Dire lesquelles sont des

Z 1
1) φ(P, Q) = P (t)Q(t) dt
−1
Z 1
P ′ (t)Q(t) + P (t)Q′ (t) dt

2) χ(P, Q) =
−1
Z 1
3) ψ(P, Q) = P ′ (t)Q′ (t) dt + P (0)Q(0).

P
−1

Exercice 2 ( ) À deux polynômes P = a0 + a1 X + a2 X 2 et Q = b0 + b1 X + b2 X 2 de R2 [X], on


associe
⟨P, Q⟩ = (a0 + a1 )b0 + (a0 + 3a1 )b1 + 3a2 b2 .
Montrer qu’il s’agit d’un produit scalaire.

Exercice 3 (®
v1 , . . . , vn ∈ E.
 ) Soient (E, ⟨·, ·⟩) un espace euclidien et ∥·∥ la norme associée. Soit n ∈ N∗ , et

n 2 n
∥vi ∥2 .
X X
Montrer l’inégalité : vi ⩽ n

P
i=1 i=1

Exercice 4 ( ®) Soit a < b deux réels.


1) Soient f et g deux applications continues de [a, b] dans R. Montrer que :
Z b !2 Z b Z b
2
f (t)g(t) dt ⩽ f (t) dt g 2 (t) dt.
a a a

Étudier le cas d’égalité.


2) Soit f une application continue de [a, b] dans R. Montrer que :
Z b !2 Z b
f (t) dt ⩽ (b − a) f 2 (t) dt.
a a

Étudier le cas d’égalité.

Exercice 5 (®  ) Soit n ∈ N∗ .
1) Montrer que, sur Mn (R), l’application (A, B) → tr (A⊤ B) est un produit scalaire.
2) Soit N la norme associée à ce produit scalaire (on l’appelle norme de Frobenius), montrer que :

∀(A, B) ∈ Mn (R), N (AB) ⩽ N (A)N (B).

3) Montrer que : √
∀A ∈ Mn (R), |tr (A)| ⩽ nN (A).

76
Exercice 6 Soit E un espace euclidien, et (e1 , ..., en ) des vecteurs unitaires vérifiant : ∀x ∈ E,
n
∥x∥2 = (x|ei )2 .
X

i=1
1) Montrer que (e1 , ..., en ) est une famille orthogonale.
2) Montrer que (e1 , ..., en ) est une base orthonormale.

P
Remarque : on ne suppose pas que la dimension de l’espace est n.

Exercice 7 ( ) R3 est muni de sa structure canonique d’espace vectoriel euclidien. Vérifier


que les vecteurs e1 = (1, 0, 1), e2 = (1, 0, 2) et e3 = (1, 1, 1) forment une base de R3 et en déterminer
l’orthonormalisée de Gram-Schmidt.

Exercice 8
1) Montrer qu’un parallélogramme est un rectangle si et seulement si ses diagonales sont de même
longueur.

P
2) Montrer qu’un parallélogramme est un losange si et seulement si ses diagonales sont orthogonales.

Exercice 9 ( ) Soit (E, ⟨·, ·⟩) un espace euclidien, F et G deux sous-espaces vectoriels de E.
Montrer les égalités suivantes.

1) F ⊂ G ⇒ G⊥ ⊂ F ⊥ 2) (F + G)⊥ = F ⊥ ∩ G⊥ 3) (F ∩ G)⊥ = F ⊥ + G⊥

Exercice 10 (®)
Z 1
On munit C ([0, 1], R) du produit scalaire usuel : ⟨f, g⟩ = f (t)g(t) dt. Déterminer F ⊥ , avec
0
F = {f ∈ C ([0, 1], R) | f (0) = 0}. Que peut-on en conclure ?
Indication : si f ∈ F ⊥ , on pourra s’intéresser à la fonction t 7→ tf (t).
Z 1
Exercice 11 (®) On munit R[X] du produit scalaire : (P, Q) → P (t)Q(t) dt. Existe t-il A ∈ R[X]
0
tel que : ∀P ∈ R[X], (P |A) = P (0) ?

Exercice 12 Soit (E, ⟨·, ·⟩) un espace euclidien et p ∈ L (E) un projecteur. Montrer que p est
orthogonal (c’est-à-dire Ker(p) ⊥ Im(p)) si et seulement si : ∀x ∈ E : ∥p(x)∥ ⩽ ∥x∥.
Indication : pour montrer une des implications, avec k ∈ Ker p et i ∈ Im p, on pourra considérer le
vecteur i + λk, pour tout λ ∈ R.

Exercice 13 Soit (E, ⟨·, ·⟩) un espace euclidien de dimension supérieure ou égale à 2. Soit x et y ∈ E.
Montrer les propriétés suivantes.
1) Si ∥x∥ = ∥y∥, alors il existe un hyperplan H de E tel que y = s(x) où s est la symétrie orthogonale
par rapport à H.
2) Si ⟨x, y⟩ = ∥y∥2 , alors il existe un hyperplan H de E tel que y = p(x) où p est la projection
orthogonale sur H.
3) Les hyperplans trouvés précédemment sont-ils uniques ?

77
Z 1
Exercice 14 Déterminer inf (e x − (ax + b))2 dx.
(a,b)∈R2 0

Z π
Exercice 15 (®) Soit E = Rn [X]. À tout couple (P, Q) de E, on associe ⟨P, Q⟩ = P (cos t)Q(cos t)dt.
0
e
On appelle k polynôme de Tchebychev le polynôme défini par :

∀θ ∈ R, Pk (cos θ) = cos(kθ).

1) Montrer que ⟨·, ·⟩ définit un produit scalaire sur E.


2) Montrer que les polynômes de Tchebychev P0 , . . . , Pn constituent une base orthogonale de E.
Bonus : si cela n’est pas clair, montrez l’existence et l’unicité de ces polynômes, déterminer le degré et le
coefficient dominant de chacun.

Exercice 16 Soit E un espace euclidien, f et g deux endomorphismes de E qui commutent. On


suppose que les matrices de f et de g dans une base orthonormée sont respectivement symétriques et
antisymétriques.

P
Montrer que ∀u ∈ E, ⟨f (u), g(u)⟩ = 0, puis que ∀u ∈ E, ∥(f − g)(u)∥ = ∥(f + g)(u)∥.

Exercice 17 ( ) Soit E = R3 , muni de sa structure euclidienne usuelle, soit C = (e1 , e2 , e3 ) la base


canonique de R3 . Déterminer les matrices dans la base C des transformations suivantes.
1) La symétrie et la projection orthogonale par rapport au plan d’équation x − 2y + 3z = 0.
2) La symétrie et la projection orthogonale par rapport à la droite engendrée par le vecteur e1 − 4e3 .

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Feuille d’exercice n° 30 : Fonctions de deux variables

Exercice 1 ( P ) Montrer que R2 \ {(0, 0)} est un ouvert de R2 .

Exercice 2 On considère la fonction f définie sur R2 par f (x, y) = |x|y , avec la convention 00 = 1.

P
En quels points la fonction f est-elle continue ?

Exercice 3 ( ) Étudier l’existence et, le cas échéant, calculer les dérivées partielles des fonctions
suivantes.
p
1) f (x, y) = 2xy 3 − 3y 2) g(x, y) = max(|x|, |y|) 3) h(x, y) = 1 + x2 y 2

Exercice 4 On définit sur R2 la fonction f par

 sin(xy)

si (x, y) ̸= (0, 0)
f (x, y) = |x| + |y| .
0 si x=y=0

P
La fonction f est-elle continue ? De classe C 1 ?

Exercice 5 ( ) Soit f : R2 → R de classe C 1 . Déterminer les dérivées (évenuellement partielles)


des fonctions suivantes.

1) g : x 7→ f (x, x) 2) h : (x, y) 7→ f (y, f (x, x))

Exercice 6 – Fonctions positivement homogènes –


Soit f : R2 → R de classe C 1 , soit α ∈ R. La fonction f est dite positivement homogène de degré α si

∀(x, y) ∈ R2 , ∀t ∈ R∗+ , f (tx, ty) = tα f (x, y).

1) Donner un exemple de fonction positivement homogène (avec son degré), et un exemple de fonction
non homogène.
2) Montrer que si f est positivement homogène de degré α, alors ses dérivées partielles sont positivement
homogènes de degré α − 1.
3) Montrer que f est positivement homogène de degré α si et seulement si f vérifie la relation d’Euler :

∂f ∂f
∀x, y ∈ R2 , x (x, y) + y (x, y) = αf (x, y).
∂x ∂y

Indication : étudier φ : t 7→ f (tx, ty).

Exercice 7 Soit λ ∈ R. Résoudre sur R2 l’équation aux dérivées partielles suivantes, en utilisant le
changement de variables u = x + y et v = x − y :
∂f ∂f
(x, y) − (x, y) = λ.
∂x ∂y

79
Exercice 8 (®) – Coordonnées polaires –
On définit D = R2 \ { (x, 0) | x ∈ R− }. Soit f : D → R de classe C 1 , on définit sur R∗+ ×] − π, π[ la
fonction
g : (r, θ) 7→ f (r cos(θ), r sin(θ)).
1) Représenter D et montrer que D est un ouvert de R2 .
2) Justifier que g est de classe C 1 .
3) Exprimer les dérivées partielles de g en fonction de celles de f , et réciproquement.
4) Exemple : dériver u 7→ ∥u∥ en coordonnées cartésiennes et en coordonnées polaires.
5) Application : résoudre sur D les équations aux dérivées partielles suivantes, en utilisant les coordon-
nées polaires.

∂f ∂f ∂f ∂f p
a) x −y =0 b) x +y = x2 + y 2 .
∂y ∂x ∂x ∂y

Exercice 9 ( P
1) f : (x, y) 7→
)
x3
Étudier les extremums globaux des fonctions suivantes.
+ y 3 , sur R2 .
2) g : u 7→ ∥u∥2 + sin(∥u∥2 ), sur ] − 1, 1[2 .
3) h : (x, y) 7→ x2 + 3y 2 − 2x − 10y + 2xy + 6 sur R2 .

Exercice 10 On note
n o
D= (x, y) ∈ R2 −1 < x < y < 1 ,
n o
D= (x, y) ∈ R2 −1 ⩽ x ⩽ y ⩽ 1 .

On admet que D est un ouvert de R2 .


1) Représenter D et D.
2) Étudier sur D les extremums de la fonction

f : (x, y) 7→ x3 + 5y 3 + 3x2 y + 3xy 2 − 3y 2 .

80

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