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Notes Cours Math Fac

Le document présente des notes de cours sur les structures algébriques et la topologie pour un niveau de Licence 3 en Mathématiques Fondamentales. Il couvre des chapitres sur les espaces vectoriels normés, la compacité, la théorie des groupes, les anneaux, et les endomorphismes. Les concepts clés incluent l'équivalence des normes en dimension finie, les opérateurs compacts, et les critères de compacité dans les espaces de Hilbert.

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NOTES DE COURS : STRUCTURES

ALGÉBRIQUES & TOPOLOGIE


Niveau : Licence 3 Mathématiques Fondamentales
Semestre : S5 // Année Universitaire
Auteur : Prise de notes d'étudiant (Relues et complétées)
Document : Recueil Intégral des Chapitres I à V

Table des Matières Théorique

1. Chapitre I : Espaces Vectoriels Normés et Topologie de ℝⁿ

2. Chapitre II : Compacité et Connexité dans les Espaces Métriques

3. Chapitre III : Théorie des Groupes et Actions de Groupes

4. Chapitre IV : Anneaux, Idéaux et Principalité

5. Chapitre V : Réduction des Endomorphismes et Formes de Jordan

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 1


Chapitre I : Espaces Vectoriels Normés et Topologie de ℝⁿ

1. Rappels sur les structures de norme


Soit E un espace vectoriel sur le corps K (où K = ℝ ou ℂ). On cherche à généraliser la
notion de distance et de longueur héritée de la géométrie euclidienne élémentaire.

Définition : Une norme sur E est une application ||.|| : E ➔ ℝ+ vérifiant les trois
axiomes fondamentaux pour tout x, y dans E et tout λ dans K :
• Séparation : ||x|| = 0 ⟺ x = 0_E

• Homogénéité : ||λ·x|| = |λ| · ||x||

• Inégalité triangulaire : ||x + y|| ≤ ||x|| + ||y||

Un espace vectoriel muni d'une norme est appelé un Espace Vectoriel Normé (EVN). La
norme induit naturellement une distance sur E définie par d(x, y) = ||x - y||.

Exemples classiques sur ℝⁿ :


1) Norme 1 : ||x||_1 = ∑ |x_i| (pour i allant de 1 à n)
2) Norme 2 (Euclidienne) : ||x||_2 = √( ∑ |x_i|² )
3) Norme infini : ||x||_∞ = max |x_i|

2. Équivalence des normes en dimension finie


La topologie d'un espace dépend a priori de la norme choisie. Cependant, nous allons
démontrer un résultat central qui simplifie drastiquement l'étude des espaces de
dimension finie.

Théorème : Sur un espace vectoriel de dimension finie, toutes les normes sont
équivalentes. C'est-à-dire que pour toutes normes N1 et N2 sur E, il existe deux réels
strictement positifs α et β tels que :

α · N1(x) ≤ N2(x) ≤ β · N1(x) , ∀ x ∈ E

Démonstration :

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Soit E un espace de dimension finie n, et soit (e_1, e_2, ..., e_n) une base fixée de E. Tout
vecteur x de E s'écrit de manière unique x = ∑ x_i · e_i.
Considérons la norme infini par rapport à cette base : N_∞(x) = max |x_i|.
Montrons d'abord que toute norme N sur E est minorée et majorée par rapport à N_∞.
Par l'inégalité triangulaire et l'homogénéité :
N(x) = N( ∑ x_i · e_i ) ≤ ∑ N(x_i · e_i) = ∑ |x_i| · N(e_i) ≤ max|x_i| · ∑ N(e_i).
En posant β = ∑ N(e_i), on obtient immédiatement N(x) ≤ β · N_∞(x). Cela prouve que
l'application N est lipschitzienne (donc continue) pour la topologie associée à N_∞.
Pour la minoration, considérons la sphère unité S_∞ = { x ∈ E | N_∞(x) = 1 }. S_∞ est un
ensemble fermé et borné dans ℝⁿ, donc compact d'après le théorème de Heine-Borel.
L'application N étant continue sur ce compact, elle y atteint son minimum α. Puisque aucun
point de S_∞ n'est le vecteur nul, et par l'axiome de séparation, ce minimum α est
strictement positif (α > 0).
Ainsi, pour tout x non nul, x / N_∞(x) appartient à S_∞, d'où N( x / N_∞(x) ) ≥ α, ce qui
donne N(x) ≥ α · N_∞(x).
Toutes les normes étant équivalentes à N_∞, elles sont par transitivité équivalentes entre
elles. ◼

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 3


Chapitre III.1 : Développements avancés et Applications
de l'Algèbre

Nous reprenons les conclusions des leçons précédentes concernant les structures de
groupes topologiques et l'analyse fonctionnelle. Le but de cette section est de détailler la
convergence des séries de Fourier dans les espaces de Hilbert.

Section 1.1 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :

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Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 1.2 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

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Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 1.3 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 6


Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 1.4 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

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Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

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Section 1.5 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées

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partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 1.6 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 10


un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 1.7 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 11


Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

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Chapitre III.2 : Développements avancés et Applications
de l'Algèbre

Nous reprenons les conclusions des leçons précédentes concernant les structures de
groupes topologiques et l'analyse fonctionnelle. Le but de cette section est de détailler la
convergence des séries de Fourier dans les espaces de Hilbert.

Section 2.1 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :

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Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 2.2 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

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Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 2.3 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

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Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 2.4 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

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Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

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Section 2.5 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 18


partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 2.6 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en

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un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 2.7 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

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Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

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Chapitre III.3 : Développements avancés et Applications
de l'Algèbre

Nous reprenons les conclusions des leçons précédentes concernant les structures de
groupes topologiques et l'analyse fonctionnelle. Le but de cette section est de détailler la
convergence des séries de Fourier dans les espaces de Hilbert.

Section 3.1 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 22


Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 3.2 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 23


Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 3.3 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

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Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 3.4 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

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Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

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Section 3.5 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées

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partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 3.6 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en

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un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 3.7 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

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Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

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Chapitre III.4 : Développements avancés et Applications
de l'Algèbre

Nous reprenons les conclusions des leçons précédentes concernant les structures de
groupes topologiques et l'analyse fonctionnelle. Le but de cette section est de détailler la
convergence des séries de Fourier dans les espaces de Hilbert.

Section 4.1 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 31


Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 4.2 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 32


Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 4.3 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 33


Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 4.4 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

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Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

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Section 4.5 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 36


partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 4.6 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en

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un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 4.7 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 38


Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 39


Chapitre III.5 : Développements avancés et Applications
de l'Algèbre

Nous reprenons les conclusions des leçons précédentes concernant les structures de
groupes topologiques et l'analyse fonctionnelle. Le but de cette section est de détailler la
convergence des séries de Fourier dans les espaces de Hilbert.

Section 5.1 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 40


Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 5.2 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 41


Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 5.3 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 42


Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 5.4 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 43


Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 44


Section 5.5 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées

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partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 5.6 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable


admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 46


un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

Section 5.7 : Analyse des critères de compacité faible


Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).

Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie


bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).

Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.

Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.


Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.

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Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.

Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼

Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait


que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.

Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).

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Fascicule de Révision 1 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°1


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

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Fascicule de Révision 2 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°2


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

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Fascicule de Révision 3 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°3


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

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Fascicule de Révision 4 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°4


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 52


Fascicule de Révision 5 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°5


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 53


Fascicule de Révision 6 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°6


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 54


Fascicule de Révision 7 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°7


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 55


Fascicule de Révision 8 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°8


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 56


Fascicule de Révision 9 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°9


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 57


Fascicule de Révision 10 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°10


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 58


Fascicule de Révision 11 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°11


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 59


Fascicule de Révision 12 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°12


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 60


Fascicule de Révision 13 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°13


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 61


Fascicule de Révision 14 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°14


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 62


Fascicule de Révision 15 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°15


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 63


Fascicule de Révision 16 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°16


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 64


Fascicule de Révision 17 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°17


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 65


Fascicule de Révision 18 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°18


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 66


Fascicule de Révision 19 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°19


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 67


Fascicule de Révision 20 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°20


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 68


Fascicule de Révision 21 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°21


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 69


Fascicule de Révision 22 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°22


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 70


Fascicule de Révision 23 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°23


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 71


Fascicule de Révision 24 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°24


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 72


Fascicule de Révision 25 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°25


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 73


Fascicule de Révision 26 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°26


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 74


Fascicule de Révision 27 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°27


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 75


Fascicule de Révision 28 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°28


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 76


Fascicule de Révision 29 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°29


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 77


Fascicule de Révision 30 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°30


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 78


Fascicule de Révision 31 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°31


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 79


Fascicule de Révision 32 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°32


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 80


Fascicule de Révision 33 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°33


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 81


Fascicule de Révision 34 : Exercices d'application et
Problèmes types

Exercice Complémentaire Référencé n°34


Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.

Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :


f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]

Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.

Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼

Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence


dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.

Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 82

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