NOTES DE COURS : STRUCTURES
ALGÉBRIQUES & TOPOLOGIE
Niveau : Licence 3 Mathématiques Fondamentales
Semestre : S5 // Année Universitaire
Auteur : Prise de notes d'étudiant (Relues et complétées)
Document : Recueil Intégral des Chapitres I à V
Table des Matières Théorique
1. Chapitre I : Espaces Vectoriels Normés et Topologie de ℝⁿ
2. Chapitre II : Compacité et Connexité dans les Espaces Métriques
3. Chapitre III : Théorie des Groupes et Actions de Groupes
4. Chapitre IV : Anneaux, Idéaux et Principalité
5. Chapitre V : Réduction des Endomorphismes et Formes de Jordan
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 1
Chapitre I : Espaces Vectoriels Normés et Topologie de ℝⁿ
1. Rappels sur les structures de norme
Soit E un espace vectoriel sur le corps K (où K = ℝ ou ℂ). On cherche à généraliser la
notion de distance et de longueur héritée de la géométrie euclidienne élémentaire.
Définition : Une norme sur E est une application ||.|| : E ➔ ℝ+ vérifiant les trois
axiomes fondamentaux pour tout x, y dans E et tout λ dans K :
• Séparation : ||x|| = 0 ⟺ x = 0_E
• Homogénéité : ||λ·x|| = |λ| · ||x||
• Inégalité triangulaire : ||x + y|| ≤ ||x|| + ||y||
Un espace vectoriel muni d'une norme est appelé un Espace Vectoriel Normé (EVN). La
norme induit naturellement une distance sur E définie par d(x, y) = ||x - y||.
Exemples classiques sur ℝⁿ :
1) Norme 1 : ||x||_1 = ∑ |x_i| (pour i allant de 1 à n)
2) Norme 2 (Euclidienne) : ||x||_2 = √( ∑ |x_i|² )
3) Norme infini : ||x||_∞ = max |x_i|
2. Équivalence des normes en dimension finie
La topologie d'un espace dépend a priori de la norme choisie. Cependant, nous allons
démontrer un résultat central qui simplifie drastiquement l'étude des espaces de
dimension finie.
Théorème : Sur un espace vectoriel de dimension finie, toutes les normes sont
équivalentes. C'est-à-dire que pour toutes normes N1 et N2 sur E, il existe deux réels
strictement positifs α et β tels que :
α · N1(x) ≤ N2(x) ≤ β · N1(x) , ∀ x ∈ E
Démonstration :
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 2
Soit E un espace de dimension finie n, et soit (e_1, e_2, ..., e_n) une base fixée de E. Tout
vecteur x de E s'écrit de manière unique x = ∑ x_i · e_i.
Considérons la norme infini par rapport à cette base : N_∞(x) = max |x_i|.
Montrons d'abord que toute norme N sur E est minorée et majorée par rapport à N_∞.
Par l'inégalité triangulaire et l'homogénéité :
N(x) = N( ∑ x_i · e_i ) ≤ ∑ N(x_i · e_i) = ∑ |x_i| · N(e_i) ≤ max|x_i| · ∑ N(e_i).
En posant β = ∑ N(e_i), on obtient immédiatement N(x) ≤ β · N_∞(x). Cela prouve que
l'application N est lipschitzienne (donc continue) pour la topologie associée à N_∞.
Pour la minoration, considérons la sphère unité S_∞ = { x ∈ E | N_∞(x) = 1 }. S_∞ est un
ensemble fermé et borné dans ℝⁿ, donc compact d'après le théorème de Heine-Borel.
L'application N étant continue sur ce compact, elle y atteint son minimum α. Puisque aucun
point de S_∞ n'est le vecteur nul, et par l'axiome de séparation, ce minimum α est
strictement positif (α > 0).
Ainsi, pour tout x non nul, x / N_∞(x) appartient à S_∞, d'où N( x / N_∞(x) ) ≥ α, ce qui
donne N(x) ≥ α · N_∞(x).
Toutes les normes étant équivalentes à N_∞, elles sont par transitivité équivalentes entre
elles. ◼
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 3
Chapitre III.1 : Développements avancés et Applications
de l'Algèbre
Nous reprenons les conclusions des leçons précédentes concernant les structures de
groupes topologiques et l'analyse fonctionnelle. Le but de cette section est de détailler la
convergence des séries de Fourier dans les espaces de Hilbert.
Section 1.1 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 4
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 1.2 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 5
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 1.3 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 6
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 1.4 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 7
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 8
Section 1.5 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 9
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 1.6 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 10
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 1.7 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 11
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 12
Chapitre III.2 : Développements avancés et Applications
de l'Algèbre
Nous reprenons les conclusions des leçons précédentes concernant les structures de
groupes topologiques et l'analyse fonctionnelle. Le but de cette section est de détailler la
convergence des séries de Fourier dans les espaces de Hilbert.
Section 2.1 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 13
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 2.2 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 14
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 2.3 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 15
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 2.4 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 16
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 17
Section 2.5 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 18
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 2.6 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 19
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 2.7 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 20
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 21
Chapitre III.3 : Développements avancés et Applications
de l'Algèbre
Nous reprenons les conclusions des leçons précédentes concernant les structures de
groupes topologiques et l'analyse fonctionnelle. Le but de cette section est de détailler la
convergence des séries de Fourier dans les espaces de Hilbert.
Section 3.1 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 22
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 3.2 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 23
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 3.3 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 24
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 3.4 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 25
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 26
Section 3.5 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 27
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 3.6 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 28
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 3.7 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 29
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 30
Chapitre III.4 : Développements avancés et Applications
de l'Algèbre
Nous reprenons les conclusions des leçons précédentes concernant les structures de
groupes topologiques et l'analyse fonctionnelle. Le but de cette section est de détailler la
convergence des séries de Fourier dans les espaces de Hilbert.
Section 4.1 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 31
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 4.2 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 32
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 4.3 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 33
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 4.4 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 34
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 35
Section 4.5 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 36
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 4.6 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 37
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 4.7 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 38
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 39
Chapitre III.5 : Développements avancés et Applications
de l'Algèbre
Nous reprenons les conclusions des leçons précédentes concernant les structures de
groupes topologiques et l'analyse fonctionnelle. Le but de cette section est de détailler la
convergence des séries de Fourier dans les espaces de Hilbert.
Section 5.1 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 40
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 5.2 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 41
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 5.3 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 42
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 5.4 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 43
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 44
Section 5.5 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 45
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 5.6 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 46
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Section 5.7 : Analyse des critères de compacité faible
Soit H un espace de Hilbert séparable muni du produit scalaire noté ⟨·,·⟩. On rappelle
qu'une suite (x_n) converge faiblement vers x si pour tout y dans H, la suite de scalaires
⟨x_n, y⟩ converge vers ⟨x, y⟩. Cette notion est cruciale car la sphère unité n'est compacte
pour la topologie forte que si l'espace est de dimension finie (Théorème de Riesz).
Définition : Un opérateur linéaire T : E ➔ F est dit compact si l'image de toute partie
bornée de E est une partie relativement compacte de F (son adhérence est
compacte).
Calcul explicite des valeurs propres dans un cas d'école : Considérons l'opérateur de
Volterra défini sur L²([0,1]) par Vf(x) = ∫_0^x f(t) dt. Nous cherchons à déterminer le
spectre de cet opérateur par des méthodes différentielles classiques.
Supposons Vf = λf, avec λ ≠ 0.
Alors f(x) est continûment dérivable, et en dérivant la relation on trouve :
f(x) = λ · f'(x) ⟹ f'(x) - (1/λ)·f(x) = 0.
La solution générale est de la forme f(x) = C · exp(x/λ).
Or, par définition de V, Vf(0) = 0, ce qui impose f(0) = 0 si λ ≠ 0. Donc C = 0, et l'opérateur
n'admet aucune valeur propre non nulle. Son spectre est réduit à {0}.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 47
Théorème : Tout opérateur compact autoadjoint sur un espace de Hilbert séparable
admet une base hilbertienne de vecteurs propres, et la seule valeur d'adhérence
possible de la suite des valeurs propres est 0.
Démonstration :
Soit T un tel opérateur. Si T = 0, le résultat est trivial. Sinon, on montre que l'une des deux
valeurs ||T|| ou -||T|| est une valeur propre de T en maximisant la forme quadratique
associée x ➔ ⟨Tx, x⟩ sur la sphère unité. Par compacité, la borne supérieure est atteinte en
un point x_0, qui s'avère être un vecteur propre. On procède ensuite par récurrence sur
l'orthogonal de x_0 pour extraire une famille dénombrable. ◼
Discussions complémentaires notées en marge du cours : Le professeur insiste sur le fait
que la compacité est le substitut parfait à la dimension finie. Sans elle, les méthodes
variationnelles s'effondrent souvent à cause du phénomène de perte de masse ou de
concentration à l'infini. C'est le cas typique rencontré dans les équations aux dérivées
partielles non linéaires (EDP) comme l'équation de Schrödinger ou les problèmes de
courbure géométrique.
Pour pallier ce défaut, on introduit des outils plus sophistiqués comme le lemme de
concentration-compacité de Pierre-Louis Lions, ou l'étude des suites de Palais-Smale.
L'idée centrale consiste à analyser précisément comment la topologie de l'espace interagit
avec le groupe d'invariances du problème (souvent les translations et les dilatations dans
ℝⁿ).
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 48
Fascicule de Révision 1 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°1
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 49
Fascicule de Révision 2 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°2
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 50
Fascicule de Révision 3 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°3
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 51
Fascicule de Révision 4 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°4
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 52
Fascicule de Révision 5 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°5
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 53
Fascicule de Révision 6 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°6
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 54
Fascicule de Révision 7 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°7
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 55
Fascicule de Révision 8 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°8
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 56
Fascicule de Révision 9 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°9
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 57
Fascicule de Révision 10 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°10
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 58
Fascicule de Révision 11 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°11
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 59
Fascicule de Révision 12 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°12
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 60
Fascicule de Révision 13 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°13
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 61
Fascicule de Révision 14 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°14
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 62
Fascicule de Révision 15 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°15
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 63
Fascicule de Révision 16 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°16
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 64
Fascicule de Révision 17 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°17
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 65
Fascicule de Révision 18 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°18
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 66
Fascicule de Révision 19 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°19
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 67
Fascicule de Révision 20 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°20
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 68
Fascicule de Révision 21 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°21
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 69
Fascicule de Révision 22 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°22
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 70
Fascicule de Révision 23 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°23
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 71
Fascicule de Révision 24 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°24
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 72
Fascicule de Révision 25 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°25
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 73
Fascicule de Révision 26 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°26
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 74
Fascicule de Révision 27 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°27
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 75
Fascicule de Révision 28 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°28
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 76
Fascicule de Révision 29 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°29
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 77
Fascicule de Révision 30 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°30
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 78
Fascicule de Révision 31 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°31
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 79
Fascicule de Révision 32 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°32
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 80
Fascicule de Révision 33 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°33
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 81
Fascicule de Révision 34 : Exercices d'application et
Problèmes types
Exercice Complémentaire Référencé n°34
Enoncé : On considère l'espace vectoriel des fonctions continues sur [0,1] muni de la
norme de la convergence uniforme. Démontrer de manière rigoureuse que cet espace
n'est pas complet pour la norme de type L¹.
Soit f_n(x) la suite de fonctions définies par :
f_n(x) = 0 si x ∈ [0, 1/2 - 1/n]
f_n(x) = n*(x - 1/2 + 1/n) si x ∈ [1/2 - 1/n, 1/2]
f_n(x) = 1 si x ∈ [1/2, 1]
Cette suite est clairement continue pour tout n supérieur ou égal à 2. Si l'on calcule la
distance L¹ entre deux termes f_n et f_m, on s'aperçoit que la suite est de Cauchy. En effet,
l'aire de la différence géométrique tend vers 0 lorsque n et m tendent vers l'infini.
Démonstration :
Calculons la limite simple de la suite f_n. On trouve immédiatement que la fonction limite
vaut 0 sur [0, 1/2[ et 1 sur [1/2, 1]. Cette fonction discontinue n'appartient pas à l'espace des
fonctions continues. Comme la limite dans L¹ est unique à un ensemble de mesure nulle
près, la suite ne peut pas converger vers une fonction continue pour cette norme. L'espace
n'est donc pas complet, ce qui justifie l'introduction théorique de l'intégrale de Lebesgue et
des espaces de Banach associés. ◼
Note méthodologique : Toujours vérifier les hypothèses du théorème de convergence
dominée avant d'intervertir les symboles de limite et d'intégration. C'est l'erreur classique
des étudiants de licence lors des examens partiels.
Université des Sciences - Algèbre & Topologie Page 82