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Fisc

L'Impôt sur les Sociétés (IS) est un impôt direct sur les bénéfices des sociétés, essentiel pour le financement des dépenses publiques. Il s'applique à diverses formes de sociétés et inclut des exonérations et des modalités de paiement spécifiques. Comprendre l'IS est crucial pour saisir son rôle dans le système fiscal et son impact sur le développement économique.

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L'Impôt sur les Sociétés (IS) est un impôt direct sur les bénéfices des sociétés, essentiel pour le financement des dépenses publiques. Il s'applique à diverses formes de sociétés et inclut des exonérations et des modalités de paiement spécifiques. Comprendre l'IS est crucial pour saisir son rôle dans le système fiscal et son impact sur le développement économique.

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Thème : l'Impôt sur les Sociétés ( IS )

Introduction

Développement

I) Définition

II) Le champ d'application

A) Les Sociétés Soumises à L’IS

B) Personne imposable

1) La forme Juridique

2) L'activité réalisée par la société

3) L'option

C) Personnes exonérées

D) Les personnes exemptées de l'IS

E) Les exonérations en IS

III) La base imposable de l'IS

A) Le taux d'IS

B) Les modalités de paiement

Conclusion

[ Introduction
Dans toute économie moderne, les entreprises jouent un rôle fondamental dans la création de
richesses et le développement d'un pays. Toutefois, en plus de produire des biens et des services et
de créer des emplois, elles ont également l'obligation de contribuer au financement des dépenses
publiques. Cette contribution se réalise principalement à travers le paiement des impôts. Parmi ces
impôts figure l'Impôt sur les Sociétés (IS), qui constitue un élément essentiel du système fiscal. L'IS
est un impôt direct prélevé par l'État sur les bénéfices réalisés par les sociétés. Il représente une
source importante de recettes pour l'État et participe au financement des infrastructures, des
services publics et du développement économique. Ainsi, il est important de comprendre le
fonctionnement et le rôle de l'Impôt sur les Sociétés dans le système fiscal.

I) Définition :
L’impôt sur les sociétés en abrégé (IS) est un impôt qui frappe les bénéfices ou revenus
réalisés par les sociétés et les autres personnes.

II) Champ d’application


Le champ d’application de l’impôt sur les sociétés est défini par les articles 106 à 108 du CGI, à
savoir :

• Les Sociétés Soumises à L’IS ; les personnes imposables ; les personnes exonérées et ; Les
personnes exemptées de l'IS ;et Les exonérations en IS .

A) Les Sociétés Soumises à L’IS

Les sociétés soumises à l’Impôt sur les sociétés (IS) sont les entreprises dont les bénéfices sont
imposés directement au nom de la société et non au nom des associés. Au Mali, plusieurs formes
de sociétés sont automatiquement soumises à cet impôt.

1. Les sociétés automatiquement soumises à l’IS

Ce sont les sociétés de capitaux principalement :

• Société Anonyme (SA)

• Société à Responsabilité Limitée (SARL)

• Société en Commandite par Actions (SCA)

• Société par Actions Simplifiée (SAS) (si elle existe selon le droit OHADA).

Dans ces sociétés, l’entreprise paie l’impôt sur ses bénéfices avant toute distribution aux associés.

2. Les sociétés pouvant choisir l’IS

Certaines sociétés de personnes peuvent opter volontairement pour l’IS :

• Société en Nom Collectif (SNC)

• Société en Commandite Simple (SCS)

• Certaines sociétés civiles

- Par défaut, leurs bénéfices sont imposés chez les associés, mais elles peuvent choisir d’être
imposées à l’IS.

3. Autres entités soumises à l’IS

Certaines organisations ou entreprises assimilées :

• Les établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC)

• Les coopératives exerçant des activités lucratives

• Les succursales de sociétés étrangères au Mali

B ) Personnes imposables :
Sous réserve des dispositions qui exonèrent certaines sociétés et des régimes fiscaux particuliers,
trois (3) raisons essentielles entraînent l’imposition à l’IS d’une personne morale.

a) La forme juridique

Sont passibles à l’impôt sur les sociétés en raison de leur forme :

• les sociétés des capitaux ou assimilées quel que soit leur objet ;
• les sociétés coopératives et leurs unions et ;

• les sociétés unipersonnelles.

b) L’activité réalisée par la société

Sont imposables à l’impôt sur les sociétés en raison de leur activité :

• les établissements publics, les organismes d’Etat jouissant de l’autonomie financière et toutes les
autres personnes morales qui se livrent à une exploitation ou des opérations ayant un caractère
lucratif ;

• les sociétés civiles qui se livrent à une exploitation ou à des opérations de nature commerciale,
industrielle, artisanale ou agricole ;

• les sociétés de fait et ;

• les sociétés unipersonnelles.

c) L’option

Sont imposables sur option :

• les sociétés de personnes ;

• les sociétés en participation, les sociétés de copropriétaires de navires ou d’immeubles bâtis ou


non bâtis ;

• les syndicats financiers et ;

• les sociétés civiles de personnes.

L'option est irrévocable et ne peut être exercée par les sociétés de personnes issues de la
transformation antérieure des sociétés de capitaux.

C) Personnes exonérées :

Sont exonérées de l'impôt sur les sociétés :

• les sociétés coopératives de production, de transformation, de conservation et de vente des


produits agricoles ;

• les syndicats agricoles et les coopératives d'approvisionnement et d'achat ;

• les collectivités locales ainsi que leurs régies de service public ;

• la Banque Centrale Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) parce que soumise à un régime fiscal
particulier ;

• les groupements d'intérêt économique et ;

• les centres de gestion agréés.

D) Les personnes exemptées de l'IS :


Aux termes des dispositions de l'article 5 du CGI, les personnes morales ci-après sont exemptées de
l'Impôt sur les sociétés, mais seulement dans la limite de leur objet social :
• Les groupements d'achat de consommation qui se bornent à réunir les commandes de leurs
adhérents et à distribuer, dans leurs magasins, les produits et marchandises qui font l'objet de ces
commandes ;

• Les caisses de crédit agricole mutuelles ;

• Les organismes coopératifs agricoles et leurs unions visés par la loi portant statut général des
coopératives ;

• Les sociétés d'assurance et de réassurance mutuelles agricoles fonctionnant conformément à leur


objet ;

• Les sociétés de secours mutuel ;

• Les sociétés de développement et d'encadrement rural à condition que leurs ressources soient
constituées à 80% au moins de subventions publiques ;

• Les associations et organismes privés sans but lucratif, ainsi que les fondations reconnus d'utilité
publique ;

E) Les exonérations à l'IS :


Elles sont prévues par les dispositions de l'article 6 du CGI qui exige, pour leur application, la
réunion de deux conditions :

a. La condition relative à la personne

Sont concernées par l'exonération d'impôt sur les sociétés, les sociétés d'investissement à capital
fixe dont au moins la moitié de la valeur nette du portefeuille global est composée, à tout moment,
d'actions de sociétés non cotées en bourse.

b. La condition relative aux origines des gains

L'exonération porte sur :

• la partie des bénéfices provenant des produits nets de leur portefeuille. Ces sociétés cessent de
bénéficier de l'exonération trois ans après leur création.

III) La base imposable de L’IS


L'impôt sur les sociétés est assis sur le résultat fiscal de l'entreprise, déterminé selon les
règles comptables du système SYSCOHADA en vigueur au Mali. En vertu des dispositions du
Code Général des Impôts (CGI) malien, le résultat fiscal de chaque exercice comptable est
l'excédent des produits sur les charges de l'exercice.
• Charges non liées à l'exploitation ou libéralités.
• Amendes, pénalités et majorations de retard.
• Charges non justifiées par une pièce régulière.
• Certaines charges dont la déductibilité est limitée par le CGI.
Au Mali :

• Taux normal de l’IS : 30 % du bénéfice imposable


• Toutefois, l’impôt ne peut pas être inférieur à 1 % du chiffre d’affaires hors taxe.

Cela signifie que même si une entreprise déclare un faible bénéfice ou une perte, elle doit payer au
minimum 1 % de son chiffre d’affaires.

A) . Les étapes du calcul de l’IS

Le calcul de l’IS se fait en plusieurs étapes.

1) Détermination du résultat comptable

C’est le résultat obtenu dans la comptabilité de l’entreprise.

Formule :

Résultat comptable = Produits – Charges

Produits :

• ventes

• prestations de services

• autres revenus

Charges :

• salaires

• loyers

• achats

• amortissements

2) Passage du résultat comptable au résultat fiscal

Le fiscal ne prend pas toujours le résultat comptable tel quel.

On fait donc des ajustements fiscaux.

a) Réintégrations fiscales

Ce sont les charges non déductibles ajoutées au résultat.

Exemples :

• amendes et pénalités

• certaines dépenses non justifiées

b) Déductions fiscales

Ce sont les montants qu’on peut retirer du résultat.

Exemples :

. reports de déficits

. certains avantages fiscaux


Formule du bénéfice imposable

Résultat comptable

• Réintégrations fiscales

− Déductions fiscales

= Résultat fiscal (bénéfice imposable)

3. Calcul de l’IS

Une fois le bénéfice imposable trouvé, on applique le taux.

Formule

IS = Bénéfice imposable × 30 %

Exemple de calcul

Une société réalise :

• Chiffre d’affaires : 80 000 000 FCFA

• Charges : 60 000 000 FCFA

Résultat comptable :

80 000 000 – 60 000 000 = 20 000 000 FCFA

Supposons :

• Réintégrations : 2 000 000

• Déductions : 1 000 000

Résultat fiscal :

20 000 000 + 2 000 000 − 1 000 000

= 21 000 000 FCFA

Calcul de l’IS :

21 000 000 × 30 %

= 6 300 000 FCFA

Donc la société doit payer 6 300 000 FCFA d’IS.

4. Le minimum d’imposition

Même si une entreprise :

. fait peu de bénéfice

. ou déclare un déficit

elle doit payer au minimum 1 % du chiffre d’affaires HT.

Exemple
Chiffre d’affaires : 50 000 000 FCFA

Minimum d’impôt :

50 000 000 × 1 % = 500 000 FCFA

B) Les modalités de paiement de l’IS

Le paiement se fait généralement en plusieurs étapes.

1) Les acomptes provisionnels

Les sociétés paient l’impôt par avances pendant l’année.

Ces acomptes sont calculés sur la base de l’impôt de l’année précédente .Ils permettent à l’État de
recevoir l’impôt progressivement.

2) La liquidation de l’impôt

À la fin de l’exercice :

•l’entreprise calcule l’IS réel

•elle compare avec les acomptes déjà versés

Deux cas possibles :

a. L’impôt réel est supérieur aux acomptes:

. l’entreprise paie le reste.

b. L’impôt réel est inférieur aux acomptes

l’excédent peut être :

•remboursé

•ou reporté sur l’année suivante.

3. La déclaration fiscale

Chaque société doit :

• établir une déclaration de résultat

• la déposer auprès de l’administration fiscale

• payer l’impôt dans le délai prévu.

CONCLUSION :
Pour conclure, l’impôt sur les sociétés est un pilier important du système fiscal. Il permet à
l’État de financer les services publics tout en impliquant les entreprises dans le
développement économique et social du pays.
Finalement à travers l’impôt sur les sociétés, l’entreprise ne finance pas seulement l’Etat,
elles participent aussi aux progrès et à l’avenir de toute la société.

./.

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