Mécanique Générale - Roulements
Mécanique Générale - Roulements
Roulements
Butées
Roulements et Paliers
Montage et Démontage
Avaries
Propriété intellectuelle exclusive de Technifutur® ASBL
Table des matières
1 Roulements ................................................................................................................ 1
1.1 Assemblage d’un roulement .......................................................................................... 3
1.2 Différents types de roulements ...................................................................................... 5
1.3 Roulements rigides à billes ............................................................................................ 7
1.3.1 Roulements rigides à billes avec flasques ou joints ........... Erreur ! Signet non défini.
1.3.2 Roulements rigides à billes, à rainure pour segment d’arrêt ...................................... 8
1.3.3 Déversement admissible ........................................................................................ 8
1.3.4 Tolérances, jeu interne .......................................................................................... 8
1.3.5 Cages..................................................................................................................10
1.4 Roulements à rotule sur billes.......................................................................................10
1.4.1 Déversement admissible .......................................................................................10
1.4.2 Tolérances, jeu interne .........................................................................................11
1.4.3 Roulements à rotule sur billes à bague intérieure large ............................................12
1.4.4 Cages..................................................................................................................12
1.5 Roulements à billes à contact oblique ............................................................................12
1.5.1 Roulement à deux rangées de billes à contact oblique .............................................13
1.5.2 Roulements à quatre points de contact ..................................................................13
1.6 Roulements à rouleaux cylindriques ..............................................................................14
1.7 Roulements à rouleaux cylindriques jointifs....................................................................15
1.7.1 Roulements à une rangée .....................................................................................15
1.7.2 Roulements à deux rangées ..................................................................................16
1.7.3 Déversement admissible .......................................................................................16
1.8 Roulements à rotule sur rouleaux .................................................................................16
1.8.1 Déversement admissible .......................................................................................16
1.8.2 Variantes de construction ......................................................................................16
1.8.3 Roulements à rouleaux coniques ...........................................................................17
1.8.4 Déversement admissible .......................................................................................17
1.8.5 Jeu interne ..........................................................................................................17
1.8.6 Montage en X et en O ..........................................................................................18
1.9 Roulements à aiguilles .................................................................................................18
1.9.1 Variantes .............................................................................................................19
2 Butées ...................................................................................................................... 19
2.1 Butées à billes.............................................................................................................19
2.1.1 Butées à billes à simple effet .................................................................................19
2.1.2 Butées à billes à double effet ................................................................................19
2.1.3 Déversement admissible .......................................................................................20
2.1.4 Cages..................................................................................................................20
✓ À une rangée,
✓ À deux rangées.
✓ À une rangée,
✓ À deux rangées.
À une rangée,
Appariées.
Butées à aiguilles.
Les roulements rigides à billes à une rangée ont une conception simple et ne sont pas séparables. Ils
admettent des vitesses de rotation élevées et fonctionnent correctement avec un minimum
d’entretien. Grâce à la profondeur des gorges, à l’absence d’encoches de remplissage et à l’osculation
étroite entre chemins et billes, ces roulements peuvent supporter des charges axiales importantes
dans les deux sens, même aux vitesses élevées.
Les roulements rigides à deux rangées de billes ont une conception analogue à celle des roulements à
une rangée.
Les roulements rigides à billes à une rangée sont disponibles avec flasques de protection (sans
frottement) ou joints d’étanchéité (avec frottement) sur l’un des côtés ou sur les deux. Les flasques
métalliques forment un passage étroit au niveau de la surface cylindrique de l’épaulement de la
bague intérieure, tandis que les lèvres des joints en caoutchouc synthétique résistant à l’huile et à
l’usure viennent en appui sur des chanfreins pratiqués dans la bague intérieure.
Les roulements avec flasques ou joints des côtés sont garnis en usine d’une graisse au lithium. Ils ne
nécessitent aucun entretien et ne doivent être ni lavés ni chauffés lors du montage.
Les roulements avec flasques sont en principe destinés à des applications avec bague intérieure
tournante dans les cas où la bague extérieure est tournante, il peut exister, à certaines vitesses, des
risques de fuites de lubrifiant.
Les roulements à rainure sur la bague extérieure sont conçus pour être maintenus axialement dans
leur logement par un segment d’arrêt, le montage ainsi obtenu est simple et peu encombrant.
Les roulements rigides à une rangée de billes n’acceptent que de très légers défauts d’alignement.
L’angle de déversement est, dans des conditions normales, compris généralement entre 2 et 10. Il
convient de noter que le déversement relatif des bagues entraine une augmentation du niveau de
bruit du roulement en rotation.
Dans les roulements à deux rangées, tout déversement soumet les billes et les chemins à une
augmentation de charge inacceptable et réduit par conséquent la durée.
Les roulements rigides à une rangée de billes sont fabriqués en version standard dans la classe de
tolérances « normale » et avec jeu radial normal.
Certains roulements en particulier dans les petites dimensions sont fabriqués avec un jeu inférieur ou
supérieur au jeu normal et/ou avec une plus grande précision.
Les roulements rigides à deux rangées de billes ne sont fabriqués que dans la classe de tolérances
normales et sont livrables en version standard avec un jeu normal.
18 24 0 10 5 20 13 28 20 36 28 48
24 30 1 11 5 20 13 28 23 41 30 53
30 40 1 11 6 20 15 33 28 46 40 64
40 50 1 11 6 23 18 36 30 51 45 73
50 65 1 15 8 28 23 43 38 617 55 90
65 80 1 15 10 30 25 51 46 71 65 105
80 100 1 18 12 36 30 58 53 84 75 120
100 120 2 20 15 41 36 66 61 97 90 140
120 140 2 23 18 48 41 81 71 114 102 160
Les roulements rigides à billes sont équipés de cages en acier, en laiton (ou bronze), en plastique (en
tissu bakélisé ou en polyamide).
La bague extérieure des roulements à rotule sur billes ne comporte qu’un chemin sphérique pour les
deux rangées de billes. L’ensemble bague intérieure-cage-éléments roulants peut donc basculer
librement à l’intérieur de la bague extérieure et compenser ainsi, dans une certaine mesure, un
défaut d’alignement ou une flexion de l’arbre.
On trouve ces roulements en deux versions, alésage cylindrique et alésage conique. Dans ce dernier
cas, un manchon de serrage peut être livré avec le roulement.
Les roulements à rotule sur billes peuvent être livrés avec joints d’étanchéité (à frottement) des deux
côtés. Dans ce cas, il faut suivre les mêmes prescriptions que pour les roulements rigides ainsi
équipés.
Ces roulements admettent, par construction, un léger déversement de la bague intérieure par rapport
à la bague extérieure.
Ces roulements sont fabriqués dans la classe de tolérances « normale » et avec jeu normal, mais
également avec une plus grande précision ou avec un jeu inférieur ou supérieur.
2,5 6 1 8 5 15 10 20 15 25
6 10 2 9 6 17 12 25 19 33
10 14 2 10 6 19 13 26 21 35
14 18 3 12 8 21 15 28 23 37
18 24 4 14 10 23 17 30 25 39
24 30 5 16 11 24 19 35 29 46
30 40 6 18 13 29 23 40 34 53
40 50 6 19 14 31 25 44 37 57
50 65 7 21 16 36 30 50 45 69
65 80 8 24 18 40 35 60 54 83
80 100 9 27 22 48 42 70 64 96
100 120 10 31 25 56 50 83 75 114
18 24 7 17 13 26 20 33 28 42
24 30 9 20 15 28 23 39 33 50
30 40 12 24 19 35 29 46 40 59
40 50 14 27 22 39 33 52 45 65
50 65 18 32 27 47 41 61 56 80
65 80 23 39 35 57 50 75 69 98
80 100 29 47 42 68 62 90 84 116
100 120 35 56 50 81 75 108 100 139
Les roulements à rotule sur billes à bague intérieure large sont utilisés pour des montages simples sur
arbres en acier étiré. Des tolérances spéciales sur l’alésage permettent un montage et un démontage
facile.
Ces roulements sont fixés axialement à l’aide d’une goupille ou d’une vis sans tête logée dans une
encoche.
1.4.4 Cages
Les cages peuvent être en acier, en laiton, en polyamide renforcé de fibres de verre.
Les roulements à billes à contact oblique, à une ou deux rangées, du fait de leur angle de contact
(angle de la ligne d’action de la charge avec un plan perpendiculaire à l’axe du roulement)
conviennent particulièrement aux cas de charge combinée.
Ces roulements admettent des charges axiales dans un seul sens. Les charges radiales donnent
naissance à un effort axial induit, qu’il convient de compenser par une réaction ; pour cette raison, le
montage comporte généralement deux roulements en opposition. Ils ne sont pas séparables et
peuvent fonctionner à des vitesses relativement élevées.
Les roulements à une rangée de billes à contact oblique sont aussi fabriqués en une version spéciale
conçue pour le montage par paire. Ces roulements sont usinés de telle manière qu’en les montant
côte à côte, en un sens quelconque, on obtient un jeu prédéterminé ou une répartition de la charge,
sans qu’il soit nécessaire d’effectuer un réglage à l’aide de cales d’épaisseur.
Le montage par paire est utilisé lorsque la capacité d’un seul roulement n’est pas suffisante ou
lorsque les charges axiales doivent être reprises dans les deux sens en conservant un jeu axial
déterminé. (Respectivement disposition en T et disposition en O ou en X).
Dans la disposition en T, les lignes d’action de la charge sont parallèles. Les charges axiales et
radiales se répartissent uniformément sur les deux roulements. L’ensemble ne peut supporter des
charges axiales que dans un seul sens.
Dans la disposition en O, l’ensemble admet les charges axiales dans les deux sens. Il possède une
bonne rigidité et peut supporter des couples de déversement.
Dans la disposition en X, l’ensemble admet des charges axiales dans les deux sens. Il est moins rigide
que dans le cas précédent et résiste moins bien aux couples de déversement.
Un roulement à deux rangées de billes à contact oblique remplit la même fonction que deux
roulements à une rangée disposée en O, il admet les charges axiales alternées et les couples de
déversement. Sa largeur est cependant inférieure à la largeur totale de deux roulements à une
rangée.
Les roulements à deux rangées peuvent être livrés en deux exécutions, l’une avec bague intérieure en
une pièce, l’autre avec bague intérieure en deux pièces.
Les roulements avec bague intérieure en une pièce sont munis d’encoches de remplissage pour l’une
des rangées et doivent être orientés au montage de façon que l’autre rangée supporte la charge
axiale prédominante.
Les roulements à bague intérieure en deux pièces sont conçus pour supporter de fortes charges
axiales dans les deux sens. Ils sont séparables. On peut donc monter l’ensemble bague extérieure-
cage-éléments roulants indépendamment de la bague intérieure.
Les roulements à quatre points de contact sont des roulements à une rangée de billes à contact
oblique conçus pour supporter des charges axiales dans les deux sens. Leur bague intérieure est en
deux pièces ; cette particularité permet d’introduire un grand nombre de billes dans le roulement qui,
de ce fait, possèdent une capacité élevée. Ces roulements sont séparables ; on peut donc monter
l’ensemble bague extérieure-cage-éléments roulants indépendamment de la bague intérieure.
Les roulements à quatre points de contact sont conçus pour supporter essentiellement des charges
axiales. Ils sont montés dans de nombreuses applications comme des butées avec jeu radial dans le
logement. Sur tous les roulements de diamètre extérieur égal ou supérieur à 160 mm, la bague
extérieure comporte deux encoches l’empêchant de tourner.
Les différents types sont caractérisés par le nombre et la position des épaulements.
Les roulements de type NU ont deux épaulements fixes sur la bague intérieure et une bague
extérieure sans épaulements. Ils admettent donc, dans une certaine mesure, un déplacement axial
d’une bague par rapport à l’autre et sont par conséquent comme palier libre.
Les roulements de type N ont deux épaulements sur la bague intérieure et la bague extérieure sans
épaulements.
Les roulements à rouleaux cylindriques NJ ont deux épaulements fixes sur la bague extérieure et un
épaulement sur la bague intérieure ; ils ne peuvent donc guider l’arbre que dans un sens.
Les roulements à rouleaux cylindriques NUP ont également deux épaulements fixes sur la bague
extérieure. La bague intérieure a un épaulement fixe d’un côté et un épaulement rapporté de l’autre.
Ils peuvent donc guider l’arbre dans les deux sens.
Les cages sont en tôle en acier ou en laiton ou encore en polyamide moulé par injection.
Les roulements à rouleaux cylindriques jointifs possèdent un nombre maximal de rouleaux et ont une
très forte capacité de charge. Mais en raison de l’absence de cage, ils n’ont pas les mêmes possibilités
de vitesse que les roulements conventionnels.
Le roulement du type NJC diffère des autres séries en ce qu’il est séparable. La bague extérieure qui
a deux épaulements fixes, et l’ensemble des rouleaux peuvent être retirés de la bague intérieure qui
ne possède qu’un épaulement fixe. Ceci facilite le montage et le démontage.
Il existe plusieurs conceptions de ces roulements. La figure de droite montre un roulement du type
NNF étanche et garnis d’une graisse appropriée.
Le roulement à une rangée autorise un déversement de 2°; le roulement à deux rangées n’admet
aucun déversement.
Les roulements à rotule sur rouleaux comportent deux rangées de rouleaux avec un chemin de
roulement sphérique commun dans la bague extérieure. L’ensemble bague intérieure-cage-éléments
roulants peut donc basculer librement à l’intérieur de la bague extérieure et compenser ainsi, dans
une certaine mesure, un défaut d’alignement ou une flexion de l’arbre.
En plus des charges radiales, le roulement peut également admettre des charges axiales dans les
deux sens.
Les roulements à rotule sur rouleaux sont fabriqués avec alésage cylindrique ou conique. (Ils n’ont
pas tous la même conicité).
Ces roulements admettent par construction un léger déversement de la bague extérieure par rapport
à la bague intérieure. La conception du montage, le type d’étanchéité, etc. déterminent néanmoins si
la capacité d’auto-alignement peut être entièrement utilisée.
Ces roulements peuvent comporter différents types de cages. Des roulements d’une certaine
exécution ont des rouleaux forés ainsi que des épaulements latéraux sur la bague intérieure.
On trouve une large gamme de roulements à une, deux ou quatre rangées de rouleaux coniques.
Les roulements à rouleaux à contact coniques, étant donné leur angle de contact, conviennent
particulièrement aux cas de charge combinée. Ils sont séparables. Les génératrices des chemins et
des rouleaux ne sont pas absolument rectilignes ; le contact linéaire modifié ainsi obtenu permet
d’éviter les charges de bord.
Grâce au contact linéaire modifié, ces roulements admettent un léger déversement de la bague
extérieure par rapport à la bague intérieure. Dans des conditions normales de fonctionnement, la
valeur admissible de l’angle de déversement est de l’ordre de 2°.
Le jeu interne des roulements à une rangée de rouleaux coniques résulte du réglage réalisé au
montage.
Le jeu axial des roulements appariés est déterminé par l’entretoise placée entre les deux bagues
extérieures.
Ces roulements sont assez particuliers. Ils ont une forme très allongée, ce qui leur permet de
supporter de fortes charges radiales dans un encombrement très réduit mais ils n'acceptent aucune
charge axiale. Seuls les roulements combinés, composés d'une butée à aiguilles et d'une cage à
aiguilles, supportent les deux charges à la fois.
Ils sont parfois combinés avec une butée pour supporter des charges
axiales.
roulement à aiguilles avec une extrémité fermée roulement à aiguilles combiné avec une bague
intérieure et une étanchéité extérieure
roulement à aiguilles, double rangée, avec un roulement à aiguilles combiné avec un palier de
trou de lubrification butée à aiguilles, AXW série
2 Butées
Les butées à billes à simple effet sont destinées à supporter des charges axiales et à maintenir l’arbre
dans un seul sens. Elles ne doivent pas être soumises à des charges radiales.
Les butées à billes à simple effet comportent une rondelle-arbre, une rondelle-logement avec surface
d’appui plane ou sphérique et un ensemble de billes maintenues par une cage.
Ces butées sont séparables ; on peut donc monter facilement les deux rondelles indépendamment
l’une de l’autre.
Les butées à billes à double effet peuvent supporter des charges axiales et fixer l’arbre dans les deux
sens. Elles n’admettent pas de charges radiales.
Les butées à billes à surface plane n’acceptent aucun défaut d’alignement entre l’arbre et le logement
ni aucun voile des épaulements d’appui. Les butées à surface sphérique sont généralement munies
d’une contreplaque présentant une sphéricité correspondante et peuvent donc compenser certains
défauts d’alignement entre l’arbre et le logement.
2.1.4 Cages
Les butées à rouleaux cylindriques assurent des montages rigides, capables de supporter de très
fortes charges axiales.
Elles comprennent une rondelle-arbre, une rondelle-logement et une cage à rouleaux. On peut aussi
utiliser uniquement la cage à rouleaux, lorsque les éléments de machine voisins sont susceptibles de
servir de chemins de roulement et qu’ils peuvent être trempés et rectifiés.
Les surfaces d’appui dans le logement et sur l’arbre doivent être orthogonales à l’arbre et soutenir les
rondelles des butées sur toute la zone du chemin de roulement.
2.2.3 Cages
Les cages à rouleaux cylindriques sont généralement centrées sur l’arbre afin d’obtenir des vitesses
de glissement minimales. Les surfaces de guidage doivent être rectifiées.
Les butées à rouleaux coniques présentent les avantages suivants : forte capacité de charge axiale et
possibilité de supporter des charges radiales relativement importantes (jusqu'à la moitié des charges
axiales).
Elle autorise également un désalignement de 0,5° de l'axe de rotation par rapport au reste du
mécanisme.
Dans les butées à rotule sur rouleaux, la ligne d’action de la charge entre chemins et rouleaux forme
un angle avec l’axe de la butée. Contrairement aux autres butées, les butées à rotule sur rouleaux
peuvent admettre des charges radiales. L’autre caractéristique fondamentale de ces butées est leur
capacité d’auto-alignement qui les rend relativement insensibles aux déversements de l’arbre par
rapport au logement provoqués par la flexion de l’arbre.
Les butées à rotule sur rouleaux sont séparables ; l’ensemble rondelle-arbre, cage-rouleaux peut être
monté indépendamment de la rondelle logement.
2.4.1 Lubrification
En raison de leur construction interne, les butées à rotule sur rouleaux doivent être lubrifiées à l’huile.
Dans certains cas exceptionnels seulement et à vitesse réduite, il est possible d’utiliser également la
graisse.
Intensité de la charge
Direction de la charge
Charge radiale
Charge axiale
Vitesse de rotation
Précision
Rigidité
Montage et démontage
Alésage cylindrique
Jeu interne
Le jeu avant montage est toujours plus grand que le jeu de fonctionnement car les bagues intérieure
et extérieure, respectivement, se dilatent ou se contractent sous l’effet du serrage éventuel dû à leur
ajustement et aussi en raison des différences de température des bagues et des éléments voisins.
La valeur du jeu radial revêt une importance primordiale pour le fonctionnement correct d’un
roulement. En règle générale, on peut dire que les roulements à billes doivent avoir un jeu à peu près
nul en fonctionnement ; même une légère précharge n’a généralement aucune suite fâcheuse. En
revanche, les roulements à rouleaux doivent, en principe, toujours conserver en fonctionnement un
certain jeu même très faible. Toutefois, les roulements à rouleaux coniques utilisés pour les montages
particulièrement rigides doivent être montés avec une certaine précharge.
Le jeu dit normal d’un roulement avant montage est calculé de façon que, sous l’effet des
ajustements généralement recommandés et dans des conditions d’utilisation normales, il subsiste
après montage le jeu de fonctionnement requis. Cependant, des conditions particulières (montage
des deux bagues à ajustement serré, températures exceptionnelles) peuvent conduire au choix d’un
jeu radial plus petit ou plus grand que le jeu normal.
Il convient de vérifier le jeu résiduel après montage. La désignation des roulements ayant un jeu
autre que le jeu normal comporte l’un des suffixes C1 à C5.
Matière
Cages
La cage a pour fonction principale d’empêcher le contact direct entre les éléments roulants. Dans de
nombreux types de roulements à rouleaux, elle en assure aussi le guidage. En outre, dans les
roulements à rouleaux du type séparable, elle retient les éléments roulants afin qu’ils ne puissent
tomber lors du montage et du démontage.
Pour les roulements de petites ou moyennes dimensions, la cage normale est en général emboutie en
tôle d’acier ou de laiton. Elle est légère et résistante. Cependant, les cages plastiques moulées par
injection sont de plus en plus utilisées, en particulier dans les roulements rigides à deux rangées de
billes, les roulements à rotule sur billes et les roulements à rouleaux cylindriques. Les propriétés
spécifiques des matières plastiques, notamment leur faible densité, leur grande élasticité, leurs
bonnes caractéristiques de glissement, etc. les rendent particulièrement adaptées à la fabrication des
cages et les techniques de moulage par injection permettent d’obtenir des formes sophistiquées. La
plupart des cages plastiques sont en polyamide renforcé de fibre de verre, stabilisé à la chaleur. Les
cages de ce type peuvent être utilisées sans limite dans une plage de températures comprises entre -
40 et +120°C. Les lubrifiants généralement utilisés pour les roulements n’ont pas d’influence
défavorable sur les propriétés des cages, excepté quelques huiles synthétiques ou graisses à base
d’huile synthétique et divers lubrifiants contenant une forte proportion d’additifs EP.
En général, les roulements de grandes dimensions reçoivent des cages massives, le plus souvent en
laiton, mais parfois aussi en fonte à graphite sphéroïdal ou en alliage léger.
Les roulements à rouleaux jointifs qui n’ont pas de cage sont à envisager lorsqu’une capacité de
charge maximale est nécessaire à vitesse faible ou modérée.
Butée
Roulement à rouleaux
Roulement radial
coniques
5 Butées à billes
NA Roulement à aiguilles
Série de diamètres
Série de dimensions
Série de largeurs
61908
largeur B = 12mm
Le montage d’un élément de machine tournante, un arbre par exemple, nécessite en principe deux
paliers, l’un fixe et l’autre libre qui supportent cet élément et le guident radialement et axialement par
rapport à un élément fixe.
Le palier fixe assure, en plus du guidage radial, le maintien axial dans les deux sens. Il doit donc être
immobilisé latéralement sur l’arbre et dans le logement. On utiliser pour le palier fixe les roulements
radiaux qui admettent des charges combinées notamment les roulements rigides à billes, roulements
à rotule sur rouleaux, roulements à deux rangées de billes à contact oblique ou à une rangée
appariés, roulements à rouleaux coniques.
Un roulement radial conçu pour des charges purement radiales, tel qu’un roulement à rouleaux
cylindriques dépourvu d’épaulement sur une des bagues, peut également être utilisé s’il est associé à
un roulement à quatre points de contact ou à une butée qui maintient l’arbre axialement dans les
deux sens et qui doit être monté avec jeu radial dans le logement.
Le palier libre n’assure qu’un guidage radial ; il doit permettre le déplacement axial de façon à éviter
un coincement des roulements (par suite d’une dilatation longitudinale de l’arbre par exemple). Le
déplacement axial peut s’effectuer soit dans le roulement lui-même (roulements à rouleaux
cylindriques NU et N) soit entre l’une des bagues et l’arbre et le logement.
Dans un « montage en opposition » chacun des deux roulements maintient l’arbre dans un seul sens.
Cette disposition est utilisée pour des arbres courts. Tous les types de roulements à billes ou à
rouleaux admettant des charges axiales au moins dans un sens conviennent dans ce cas : roulements
rigides à billes, à rouleaux coniques, à rotule sur rouleaux, etc.
Les bagues intérieures et extérieures des roulements doivent être fixées radialement sur l’arbre ou
dans le logement afin de les empêcher de tourner sous l’effet de la charge (roulage), ce qui
entrainerait une détérioration du roulement et des pièces voisines. On ne peut obtenir en principe une
fixation radiale satisfaisante qu’en montant les bagues à ajustement serré. De plus, les bagues qui
sont relativement minces sont alors parfaitement soutenues. Il n’est cependant pas toujours possible
d’adopter un ajustement serré, par exemple, lorsqu’on désire faciliter les opérations de montage et de
démontage ou permettre un déplacement axial relatif de l’arbre et du logement.
✓ Conditions de rotation
Il s’agit du mouvement relatif bague/direction de la charge. On dit que la charge est tournante
lorsque la bague étant fixe, la direction de la charge tourne, ou bien lorsque la bague tourne, la
direction de la charge est fixe. Pour éviter le roulage de la bague, il est nécessaire de choisir un
ajustement serré.
La charge est dite fixe lorsque la bague et la direction de la charge sont fixes ou bien
lorsqu’elles tournent à la même vitesse. Un ajustement serré n’est pas indispensable.
✓ Nature et intensité de la charge
Dans un ajustement donné, le serrage peut être modifié à mesure que la charge appliquée
augmente.
✓ Jeu interne du roulement
Un serrage provoque une déformation élastique de la bague et une réduction de jeu interne du
roulement.
On utilise souvent des roulements à alésage conique pour rendre possible ou simplement faciliter le
montage et le démontage.
Ces roulements sont montés soit directement sur une portée conique, soit sur une portée cylindrique
à l’aide d’un manchon conique fendu (manchon de montage ou de démontage).
Pour la bague intérieure, l’ajustement désiré est obtenu par un enfoncement plus ou moins grand du
roulement sur la portée conique.
Le montage des roulements à alésage conique est donc soumis à des prescriptions particulières quant
à la réduction du jeu interne.
Pour la bague extérieure, se conformer aux indications données pour les roulements à alésage
cylindrique.
Un ajustement serré est, à lui seul, insuffisant pour immobiliser axialement une bague de roulement ;
il est donc nécessaire de prévoir dans tous les cas un dispositif de blocage approprié.
Les deux bagues d’un palier fixe doivent être maintenues axialement sur chacune de leurs faces, dans
le cas d’un palier libre avec roulement non séparable, seule la bague montée à ajustement serré sera
maintenue axialement, l’autre pouvant se déplacer librement sur sa portée.
Dans un montage en opposition, il suffira de fixer chaque roulement dans un seul sens.
Modes de fixation
Les bagues montées à ajustement serré prennent généralement appui, d’un côté contre un
épaulement, de l’autre côté par une pièce telle que, couvercle, écrou, entretoise, circlips, etc.
Les dispositifs à une ou plusieurs chicanes, utilisés le plus souvent pour des roulements lubrifiés à la
graisse, sont plus coûteux. Ils sont aussi nettement plus efficaces, surtout si l’on y injecte de temps
en temps de petites quantités d’une graisse insoluble dans l’eau (par exemple graisse au lithium ou à
la chaux) par l’intermédiaire d’un conduit prévu à cet effet (e, f).
Une bonne protection est fournie par des rondelles d’étanchéité (g). Des disques de retenue ou des
déflecteurs renforcent l’effet des dispositifs d’étanchéité (h, i).
Les feutres (a) sont couramment utilisés, surtout dans le cas d’une
lubrification à la graisse. C’est une protection simple et économique,
adaptée à des vitesses périphériques et à des températures n’excédant pas
respectivement 4m/s et 100°C.
Les joints à lèvres procurent une meilleure étanchéité, surtout dans le cas
d’une lubrification à l’huile. Ils se présentent sous forme d’éléments prêts
au montage, constitués du joint proprement dit en caoutchouc synthétique
ou en matière plastique et le plus souvent d’une armature en tôle.
Lorsque la vitesse dépasse 4m/s, la surface d’appui doit être rectifiée ; au-
delà de 8 m/s, elle doit être trempée ou chromée dur, finement rectifiée ou
polie.
Le joint V-Ring (e) est employé pour des roulements lubrifiés à la graisse
ou à l’huile. Il s’agit d’un joint en caoutchouc dont la lèvre s’applique
axialement sur la surface d’appui. Il admet des défauts d’alignement
relativement importants à basse vitesse et peut être utilisé à des vitesses
périphériques élevées s’il est convenablement fixé.
Étanchéités combinées
Le lubrifiant a pour rôle principal d’éviter le contact métallique entre éléments en mouvement : billes
ou rouleaux, bagues, cages ; il protège aussi le roulement contre l’usure et la corrosion.
La quantité de lubrifiant nécessaire à un roulement est en général relativement petite ; elle doit être
suffisante pour assurer une bonne lubrification, sans provoquer d’échauffement gênant. En plus de
ces questions de lubrification proprement dite et de température de fonctionnement, elle dépend
également de considérations relatives à l’étanchéité et à l’évacuation de chaleur.
Le pouvoir lubrifiant d’une graisse ou d’une huile diminue dans le temps en raison des contraintes
mécaniques et du vieillissement. Le lubrifiant consommé ou souillé en fonctionnement doit donc être
remplacé ou complété à des intervalles déterminés par un apport de lubrifiant neuf.
Les roulements peuvent être lubrifiés à la graisse, à l’huile, ou dans certains cas, avec un lubrifiant
solide. Étant donné leur construction, les butées à rotule sur rouleaux doivent être lubrifiées à l’huile,
une lubrification à la graisse est cependant admissible pour des applications particulières, lorsque la
vitesse de rotation est faible.
Le choix d’un lubrifiant se fait surtout en fonction des températures et des vitesses de rotation
auxquelles il doit être utilisé ainsi que de l’environnement.
C’est la graisse qui est le plus couramment employée. Elle présente en effet sur l’huile, l’avantage de
contribuer à l’obturation du palier (meilleure protection contre la pénétration d’humidité et de corps
étrangers, moindres risques de fuite de lubrifiant), en particulier dans le cas de roulements à axe
incliné ou vertical.
En règle générale, les espaces disponibles dans le roulement et le palier ne doivent être que
partiellement garnis (env. 30 à 50 %) afin d’éviter de fortes élévations de température aux grandes
vitesses. La quantité de graisse nécessaire au garnissage initial est donnée dans le catalogue du
constructeur.
Lorsqu’un roulement tournant à faible vitesse doit être protégé efficacement contre la corrosion, on
peut remplir le palier.
Consistance
Il est nécessaire que la consistance ne varie pas trop en fonction des températures d’utilisation ou
sous l’effet du malaxage en fonctionnement. Les graisses qui s’amollissent lorsque la température
augmente risquent de s’échapper du palier, celles qui deviennent trop consistantes aux basses
températures peuvent gêner la rotation du mouvement.
Températures d’utilisation
Les graisses à la chaux peuvent être employées jusqu’à une température maximale de l’ordre de
+60°C.
Les graisses au lithium peuvent généralement être utilisées de -30 à +110°C et même 150°C.
Les graisses avec additifs EP (additifs extrême pression, en général à base de composés de plomb)
ont de propriétés antirouille.
Pour les roulements très chargés, on emploie des graisses avec additifs EP, ces additifs améliorant la
résistance du film lubrifiant.
Miscibilité
Lorsque pour une raison quelconque, on envisage d’utiliser pour la lubrification d’un roulement une
autre graisse que celle employée jusqu’alors, il est indispensable de tenir compte des possibilités de
mélange pour éviter tout risque de détérioration.
Si les conditions de fonctionnement permettent d’effectuer les appoints à des intervalles assez longs,
il suffit que le palier soit bien accessible et qu’il soit facile de l’ouvrir.
Si les appoints doivent être assez rapprochés, on prévoit un moyen plus rapide d’introduction de la
graisse, soit un raccord de graissage dans lequel la graisse sera injectée à l’aide d’une pompe.
La lubrification à l’huile s’impose lorsque les vitesses de rotation ou les températures d’utilisation sont
trop élevées pour permettre l’emploi de graisse avec une sécurité suffisante. Il en est de même
lorsque le lubrifiant doit contribuer au refroidissement du palier lui-même ou d’organes annexes. On
choisit aussi l’huile quand d’autres éléments voisins, des engrenages par exemple, doivent recevoir le
même lubrifiant que les roulements.
La lubrification par bain d’huile est le procédé le plus simple mais elle ne convient qu’aux faibles
vitesses de rotation. L’huile est entrainée par les éléments roulants et se répartit dans le roulement
avant de retourner au bain. Lorsque le roulement est à l’arrêt, le niveau d’huile doit se situer un peu
au-dessous du centre de l’élément roulant le plus bas.
Aux vitesses et aux températures élevées, l’huile vieillit plus vite et doit être renouvelée plus souvent.
Pour éviter les inconvénients de changements d’huile répétés, on utilise un système à circulation, par
exemple au moyen d’une pompe : l’huile est amenée d’un côté du roulement, la traverse et s’écoule
du côté opposé. Elle est ensuite filtrée, éventuellement refroidie, puis remise dans le circuit et
renvoyée au roulement.
Aux vitesses élevées, il faut que l’huile pénètre en quantité suffisante dans le roulement et assure un
bon refroidissement. La lubrification par jet d’huile est un système particulièrement efficace à ce point
de vue. Sous la pression d’une pompe, l’huile est injectée latéralement dans le roulement par un ou
plusieurs gicleurs. La vitesse du jet doit être assez grande (15 m/s) pour qu’une partie au moins de
l’huile projetée traverse le tourbillon d’air provoqué par la rotation du roulement.
La lubrification par brouillard d’huile consiste à amener sous pression un mélange d’air et d’huile
pulvérisée jusqu’au point à lubrifier. Le brouillard d’huile est formé dans un pulvérisateur ou l’air
comprimé sec provenant du réseau central est filtré et détendu. Des canalisations conduisent le
brouillard aux points à lubrifier où il se répand comme un gaz. Toutefois, on dispose en général dans
chacune des canalisations finales un raccord de condensation dans lequel le brouillard se dissocie.
L’huile arrive alors par gouttes tandis que l’air est évacué par les étanchéités après avoir traversé et
refroidi le roulement. Il se crée en outre dans le palier une légère surpression qui s’oppose à la
pénétration d’impuretés. Ce procédé permet une lubrification par petites quantités d’huile, dosées
avec précision. Il en résulte que les frottements dus au lubrifiant ne constituent qu’une infime partie
du frottement total dans le roulement.
Huiles de lubrification
Pour la lubrification des roulements, on utilise presque toujours des huiles minérales pures.
Choix de l’huile
Roulement avec manchon de Roulement avec bague de Roulement avec vis de blocage
serrage blocage
Les paliers Y permettent des montages simples et économiques. Ces ensembles comprennent un
roulement Y-roulement rigide à billes spécial et un corps de palier Y en fonte ou en tôle.
Les roulements et paliers Y sont fabriqués en de nombreuses exécutions et avec une grande variété
de combinaisons.
Les paliers Y peuvent compenser de légers défauts d’alignement de l’arbre au montage, mais
n’admettent aucun déplacement axial. Ils ne peuvent donc faire fonction de paliers libres.
5.7.1 Roulements Y
Les roulements Y sont des roulements rigides à billes protégés des deux côtés et présentant une
surface extérieure sphérique. Ils peuvent être fixés facilement sur l’arbre soit à l’aide d’une bague de
blocage excentrique, soit par deux vis de blocage dans la bague intérieure (large), soit par un
manchon de serrage. Les roulements Y ont une tolérance en plus sur l’alésage, ce qui permet de les
monter facilement sur des arbres étirés ou écroutés avec tolérance h8 à h11.
Tous les roulements Y sont munis, des deux côtés, de joints d’étanchéité à frottement. Dans quelques
séries, les joints eux-mêmes sont protégés par des déflecteurs circulaires en tôles. Les roulements
sont garnis d’une graisse au lithium en quantité appropriée. Ils ne nécessitent généralement pas
d’entretien, mais peuvent, si nécessaire, recevoir des appoints de lubrifiant par les trous prévus à cet
effet dans la bague extérieure.
Les paliers Y ont un alésage sphérique et sont fabriqués selon trois exécutions : paliers à semelle,
palier à appliques ou coulisseaux-tendeurs. Les paliers en fonte sont munis d’un raccord de graissage
et d’une rainure correspondante dans le logement sphérique.
Il est essentiel pour le bon fonctionnement des roulements que leur montage soit réalisé avec
compétence et dans des conditions de propreté rigoureuse ; c’est une garantie contre les
détériorations prématurées.
On choisira donc un lieu de travail convenable, séparé des ateliers d’usinage ou l’air ambiant peut
être chargé de particules métalliques, de poussières ou contenant un pourcentage excessif
d’humidité.
(Image FAG)
Ne pas stocker les roulements de grandes dimensions debout ; ils doivent être stockés à
plat, en appui sur toute leur surface.
Avant de monter les roulements, tous les éléments, outils et équipements nécessaires doivent être
préparés et l’ordre de montage des différentes pièces doit être déterminé en se conformant aux
instructions et aux plans, s’il en existe.
Tous les éléments du montage (logements, arbres, etc.) doivent être minutieusement nettoyés et
ébavurés ; en particulier les surfaces brutes de fonderie à l’intérieur des paliers qui seront
débarrassées de toute trace de sable.
On suppose ici que la forme et les dimensions des pièces voisines ont été vérifiées.
En laissant les roulements dans leur emballage d’origine jusqu’au moment de leur utilisation, on sera
certain de ne pas les souiller par mégarde. En général, le produit antirouille dont ils sont enduits n’a
pas besoin d’être enlevé, sauf sur la surface cylindrique extérieure et dans l’alésage. Cependant, les
roulements qui doivent fonctionner à très haute ou très basse température, en étant lubrifiés à la
graisse, doivent être lavés et séchés avant montage pour éviter tout effet nuisible sur les propriétés
lubrifiantes des graisses utilisées pour ces conditions de température.
Par ailleurs, si un roulement s’est trouvé sali accidentellement, par exemple si son emballage a été
détérioré, il convient également de le laver et de le sécher avant montage.
Les roulements qui, retirés de leur emballage d’origine, présentent une couche relativement épaisse
de produit antirouille ont été protégés par trempage à chaud (procédé encore utilisé surtout pour les
roulements de grande dimension). Ils doivent aussi être lavés et séchés.
Pour le nettoyage, on utilise de préférence du white spirit, du pétrole de bonne qualité, de l’essence
ou du benzol. Après cette opération, les pièces seront immédiatement enduites d’huile pour les
protéger contre l’oxydation.
Les roulements livrés garnis de graisse et protégés des deux côtés par des flasques ou joints ne
doivent jamais être lavés.
Il faut absolument éviter de frapper directement sur le roulement. L’effort montage ne doit en aucun
cas être transmis par les éléments roulants.
Il convient de prendre des précautions pour que la bague se présente correctement dès le début de
l’emmanchement. Ceci peut être vérifié en mesurant en trois points l’écart entre le bout d’arbre et la
face latérale de la bague.
Correct Incorrect
Correct Incorrect
Correct Incorrect
Moyens
Grands
À rouleaux
cylindriques
types NU,
NJ, NUP,
toutes tailles
Moyens
Grands
Moyens
Grands
Moyens
Grands
Plaque de chauffage
Montage d’un roulement à rotule sur rouleaux à alésage conique selon la méthode hydraulique.
(image FAG)
Le jeu interne est facilement mesuré à l’aide de lames calibrées qui le plus souvent sont réunies en
séries d’épaisseurs échelonnées par 0,01 mm à partir de 0,02 ou 0,03 mm.
La mesure est faite en général au-dessus du rouleau supérieur. C’est en effet à cet endroit qu’apparait
le jeu lorsque le roulement, non monté, est posé sur son diamètre extérieur.
Lorsque le roulement est monté, on procède de la même manière en prenant la mesure en dessous
du rouleau inférieur.
Avant qu’un film d’huile n’ait été formé sur toute la surface de contact, placer une butée, par exemple
un écrou de serrage, contre le roulement pour l’empêcher d’être éjecté. Avec un outillage pour
injection d’huile, introduire de l’huile ayant une viscosité d’environ 1000 mm²/s à la température de
fonctionnement entre le roulement et la portée. Lorsqu’un suintement se produit autour de la bague
intérieure, on peut être certain que le roulement est séparé de la portée. Relâcher la pression et
déplacer la butée un peu au-delà de la longueur d’enfoncement axial. Réinjecter de l’huile et le
roulement glissera rapidement de sa portée.
Même si l’on n’a rien remarqué d’anormal pendant le fonctionnement, il faut profiter d’un démontage
éventuel pour examiner les roulements ainsi que les pièces voisines. On a en effet la possibilité
d’enrayer une détérioration avant qu’elle ne s’aggrave, et d’éviter ainsi un démontage ultérieur
susceptible de causer des perturbations.
L’inspection doit être conduite avec méthode. Examiner par exemple successivement, pour chaque
roulement, les surfaces extérieures, les surfaces latérales et les surfaces intérieures de la bague
extérieure. Procéder de même pour la bague intérieure. Passer ensuite à la cage et aux éléments
roulants, dans la mesure où ils sont accessibles. Cette opération est facilitée dans le cas des
roulements à rotule, car on peut faire basculer leur bague extérieure. Vient ensuite le tour des
éléments accessoires, tels que manchons coniques, écrous, rondelles-frein, puis la portée de l’arbre,
le logement et les dispositifs d’étanchéité.
Cet examen a pour but de déceler toutes les avaries et anomalies : taches de rouille, colorations,
ruptures ou fissures, usure exagérée, empreintes, etc.
La rouille est une cause de rebut lorsqu’elle apparaît sur les éléments roulants ou sur les pistes ; de
même, en quel qu’endroit qu’elle se trouve, la rouille profonde, qui peut constituer une amorce de
rupture.
Une légère coloration des pistes ou des éléments roulants ne doit donner lieu à aucune mesure
spéciale. Par contre, une coloration bleue foncée montre que le roulement a certainement chauffé et
perdu sa dureté superficielle, et qu’il doit être rebuté.
Les ruptures ou fissures sont dans tous les cas une cause suffisante de mise au rebut d’un roulement
ou d’un arbre. Un palier peut parfois être réparé.
L’usure d’une portée ou d’un logement, en raison de son influence néfaste sur l’ajustement, nécessite
le remplacement de la partie incriminée, si celle-ci ne peut pas être réparée.
Une usure de la cage ne donne pas lieu à un rebut, sauf si elle est suffisante pour faire craindre sa
rupture.
Les empreintes et les éraflures sur les pistes et les éléments roulants sont dangereuses.
Vérifier également si les dispositifs d’étanchéité ne sont pas détériorés et si les portées sur lesquelles
frottent des joints à lèvres ne sont pas creusés.
La plupart des avaries de roulements sont dues à des erreurs qu’il aurait été facile d’éviter. Aussi est-il
important de pouvoir, par un examen, en déterminer les causes, de manière à y apporter le remède
approprié.
Montage défectueux
Empreintes dans les pistes d’un roulement à Rayures sur le chemin de roulement d’une bague
billes à gorges profondes dues au montage intérieure d’un roulement à rouleaux
défectueux. (image FAG) cylindriques. (image FAG)
Trace de rotation oblique par suite d’un mauvais Ecaillage unilatéral par suite d’un mauvais
alignement de la bague intérieure fixe d’un alignement de la bague intérieure fixe d’un
roulement à billes à gorges profondes. roulement à rouleaux coniques.
(image FAG) (image FAG)
Corrosion sur la bague intérieure d’un roulement Traces d’attaque sur la piste extérieure d’un
à rouleaux coniques. roulement à rotule sur billes.
Cratères dans la piste de la bague extérieure Traces de vibration sur le chemin de roulement
d’un roulement à rotule sur billes produits par la d’une bague intérieure d’un roulement à rouleaux
rouille de contact (faux-brinelling). cylindriques.
(image FAG) (image FAG)
Stries sur les rouleaux d’un roulement à rotule Stries dans la piste extérieure d’un roulement à
sur rouleaux causées par le passage de courant. rotule sur rouleaux produites par le passage de
(image FAG) courant.
(image FAG)
Défaut de lubrification